lundi 14 mars 2011

Bébé.com

Avez-vous réservé un nom de domaine pour votre bébé? Noooon??!!!! Tssst, tssst! Mais à quoi pensez-vous donc?! C'est la dernière tendance et les mères canadiennes seraient (semble-t-il) fort pressées de le faire. Avant même la naissance de bébé, il faut préparer sa vie numérique.

Il n'y a pas si longtemps, on pensait à aménager sa chambre, à magasiner les cache-couches et les pyjamas à pattes, à trouver un prénom au bébé à venir et à l'inscrire sur des dizaines de listes d'attente en garderies. On anticipait la naissance, on s'y préparait et on se consacrait à l'essentiel: la vie. La vraie, en chair et en os, en pleurs et en nuits blanches, en chatouilles et en bisous esquimaux.

Maintenant, on pense aussi à réserver l'adresse hotmail de son foetus, à créer son compte Twitter et à acheter son .com.

La ''vie moderne'' et ses ''priorités'' me dépriment parfois (souvent)...

vendredi 11 mars 2011

Le dire



Probablement que vous avez déjà toutes eu des mots pris dans la gorge. Des chagrins, des peines, du ressentiment, de la colère, de la honte, une peur, un drame, un lourd secret.

Et c'est difficile. On n'ose pas souvent dire ce qui se passe. On a mille excuses, on ne trouve pas les mots, on ne sait plus comment s'y prendre ni par où commencer. On le sait bien que ça nous ferait du bien de ventiler, mais on n'y arrive juste pas.

Puis, un jour, on a trop besoin de dire et on laisse finalement couler les mots. Ça sortira comme ça sortira et tant pis! C'est plus fort que tout, il faut DIRE. Parfois, c'est pour se libérer, pour que ça sorte. D'autres fois, c'est pour faire un pas vers l'avant, pour enfin pouvoir passer à autre chose. Parfois, c'est un désir d'authenticité. D'autre fois, c'est pour arriver à faire la paix avec un bout de soi.

Chez les (Z), on a souvent raconté des bouts de notre vie (tout le temps, en fait!). Avec ses hauts et ses bas. Nos convictions et nos doutes. Nos bonheurs et nos peurs. Franchement. Honnêtement. Il y a quelques jours, on a réexpliqué à des gens les débuts du blogue et pourquoi on a voulu bloguer. La seule réponse qui nous vient et celle en fait qui résume le tout: pour dire les vraies affaires. Les dire simplement. On a montré notre vie, ouvert les portes de nos maisons. Et parce qu'on «disait», plusieurs se sont mis à nous écrire ou commenter nos messages simplement pour se raconter aussi. Pour se soulager. Pour dire... finalement.

Ces jours-ci - c'est un drôle d'hasard - sur des textes très très bouleversants écrits par des filles qui ont eu besoin de dire. Des filles que je connais presqu'exclusivement que par les mots qu'elles signent dans les magazines ou sur les pages de leur blogue.

Un premier texte: celui de Mamanbooh! qui, un lundi soir, vient décharger sa peine en nous confiant J'ai mal à ma mère. Une maman si positive qui, un soir, en a trop et qui le dit. Mais qui trouve le moyen de tourner le tout en quelque chose de lumineux...

Le deuxième: celui de Marâtre joyeuse qui nous raconte qu'elle est en pleine dépression post-partum, un sujet ultra tabou encore en 2011. Avec franchise. Pas un texte où elle s'apitoie sur son sort, un texte qui dit simplement ce qui en est et comment elle va.

Le troisième texte: celui d'Anne-Marie Lecompte dans le dernier Châtelaine (avril 2011) qui s'intitule Parti sans bruit. Disons que c'est un texte que tu lis, totalement captive. Bouleversant, touchant, renversant. D'un côté, celle qui écrit depuis 7 ans dans le Châtelaine - et qui habituellement rigolote avec son Raoul et les deux enfants - a ouvert encore un peu plus grand sa vie. Et on sent devant l'histoire du suicide de son garçon de 16 ans toute sa peine, mais aussi son désir d'être une bonne maman. «Mon coeur fou persiste à croire que j'aurais pu mieux m'y prendre avec lui. Et plutôt que de culpabilité, je parlerai de responsabilité.» Elle a pris parole pour l'espoir aussi. L'espoir à donner aux jeunes que personne ne refera plus ce geste. Aussi, elle termine en nous implorant de consolez nos enfants avant de les punir et de les regarder avec attention chaque jour. D'arrêter ce qu'on faire et de les observer simplement. Pour nous, pour eux, pour elle.

Et vous en avez probablement d'autres en tête (lesquels, dites-nous!!). J'en oublie sûrement moi-aussi. Toutes ces prises de paroles ont le même effet et c'est tant mieux. Elles nous font réfléchir et nous incitent, sans le savoir vraiment, à dire nous aussi. À ne plus cacher nos mots. À ne plus rester emprisonnée avec ces petits poids de lettres sur le coeur... Alors, allez mesdames! La parole est à vous!

mercredi 9 mars 2011

Moi et la testostérone...

Tu ressens un élan de fierté maternel quand, lors d'une journée supplémentaire de relâche (maudite tempête!), tu entends ton fils hurler dans le salon un «J’ai réussiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!» venant vraiment de son fond.

«Il a réussi quoi?», que tu demandes en te dirigeant vers le salon le pas léger...

- Terminer la lecture de son premier Géronimo Stilton?
- Un niveau difficile sur son DS?
- Plier tout le linge des trois brassées qui traînent dans un bac dans le salon? (on peut bien rêver!)

Ne-non!


Il a réussi à coincer un petit maïs soufflé entre son annulaire et son auriculaire et à le porter à sa bouche tout en continuant à jouer avec les deux manettes de Wii attachées ensemble dans les mains.

C’est tout. Et ça a fait sa journée en maudit! (Et TriplePapa était vraiment fier de lui!)

Quand je vous parlais de ces comportements typiquement masculins que je dois apprivoiser...!

lundi 7 mars 2011

Minute! Je me poupoune!


L'autre jour, à la bibliothèque de l'école où je suis bénévole, une petite fille faisait tout sauf ce qu'elle devait faire soit choisir et lire un livre! Sa préoccupation? Camoufler un «énorme» bouton qui poussait sur son nez. Elle était occupée à mettre une main devant son nez et de l'autre, elle faisait signe à ses camarades d'arrêter de la regarder (croyez-moi, ça avait l'effet contraire!). Pendant ce temps, son amie (sûrement sa «best»!) lui flattait le dos pour la consoler de ce drame épouvantable... ne choisissant pas non plus son livre! Elles sont en 4e année. Du primaire.

Une autre fois, une autre fillette flânait entre les rangées et perdait son temps. Elle s'assoit finalement à une table... sans livre! «Tu ne te choisis pas un livre?», que je lui demande. «Ouais... minute! Faut que je me mette du gloss!», qu'elle ne lance sur un ton nonchalant. Je croyais qu'elle sortirait un magnifique lipsil à la cerise acheté au dollorama (ce que j'ai!). Mais non! Elle a sorti une pochette de maquillage! Elle a choisi parmi au moins 3 gloss et avec son miroir de poche s'est appliqué du gloss minutieusement sur les babines pendant au moins une minute. C'est une éternité pour se beurrer les lèvres!! Elle est en 3e année.

Je ne savais plus quoi penser. J'ai louché vers ma sacoche. J'ai un lipsil aux cerises avec une princesse dessus (tellement «out»), un tube de crème à main (qui peut parfois servir de déodo en cas d'urgence), un vieux mascara tout séché et un crayon eyeliner... à la pointe cassée.

Je suis vieille ou c'est les petites qui vieillissent vite?

vendredi 4 mars 2011

10 secrets d'homme pour élever un garçon

Je m'adresse aujourd'hui à ceux et celles qui ont un garçon (ou qui en auront un bientôt ou... un jour!)

Avez-vous parfois la mèche plus courte avec vos gars qu'avec vos filles? Moi oui! Lolo a beau avoir un trouble envahissant du développement, ce n'est pas son TED qui m'exaspère parfois, ce sont ses réactions de gars. La testostérone que je ne partage pas avec lui me fait souvent sentir à des kilomètres de sa façon de penser. Ses réactions physiques pour exprimer son excitation ou sa joie, ses comportements typiquement masculins (sa façon d'enlever ses vêtements - en tirant dessus tout en faisant autre chose), sa façon de gérer ses querelles avec ses soeurs (en quittant les lieux en haussant les épaules), ses envies soudaines de jouer à la guerre (avec toujours un bon et un méchant), ses pouvoirs imaginaires de super héros sont pour moi des mystères que je dois apprivoiser sans cesse.

C'est pourquoi j'ai lu avec intérêt les conseils fort judicieux d'un père qui révèle aux mères ses 10 secrets pour élever les garçons... comme des garçons! Je vous les résume très brièvement ici:

1. Pensez comme un homme des cavernes - Les garçons ont 3 sentiments: ils sont fâchés, tristes ou contents. Ne projetez pas votre complexité émotionnelle sur eux.

2. Observez sa gestuelle - Le langage corporel vaut mille fois le langage verbal chez les garçons. Il saute partout, il est content. Il est silencieux, il a besoin d'attention.

3. En cas de doute, faites un câlin - Les garçons ont de la difficulté à verbaliser leurs problèmes, mais ça ne veut pas dire qu'ils n'en ont pas. Ne ménagez pas les câlins, même sans raison.

4. Oui, ils veulent parler de leur caca - L'entraînement à la propreté les intéresse si on parle des vraies affaires. Un tête-à-tête informatif à la toilette, c'est aussi du temps de qualité!

5. Ils sont obsédés par les super héros - Les garçons bâtissent leur identité en fonction des pouvoirs de leurs super héros préférés. C'est de même!

6. Se dépenser physiquement sans utilité - Les gars aiment déplacer des roches, les empiler et faire des constructions. Ça ne sert à rien mais ils sont satisfaits du travail accompli.

7. Gagner c'est bien (mais pas tant que ça) - Les mères croient à tort que les gars veulent gagner à tout prix et être les meilleurs. Être gentil, ça compte aussi!

8. Les vêtements ont de l'importance - Il n'y a pas que les filles qui veulent avoir du style! Un jean et un t-shirt, ok... mais un jean confortable et un t-shirt cool!

9. Les foules, non merci! - Les filles s'allument quand elles font leur entrée dans une foule ou arrivent devant un groupe, les gars s'éteignent. Ce n'est pas leur truc!

10. Aller au lit, c'est sacré! - Le meilleur moment de la journée d'un gars: les 10 minutes qui précèdent le coucher. C'est le seul moment de la journée où le niveau d'activité baisse. Profitez-en pour lire avec lui dans son lit, lui faire un massage, etc.

Évidemment, cela ne s'applique pas à tous les gars mais je reconnais beaucoup (vraiment beaucoup!) de Lolo là-dedans. Intéressant, non?

mercredi 2 mars 2011

Sourires forcés, dentelles et prothèses dentaires


C'est la relâche. Pour moi aussi. Pendant que les enfants que les enfants jouent aux espions - leur nouveau jeu préféré et le mien aussi car j'ai droit à des avertissements comme «On est invisibles; tu ne nous vois pas!» (super les chéris, moi non plus vous ne me voyez pas!!) - je peux avoir le contrôle de la manette de télé et regarder des trucs que je n'ai jamais le temps de faire avant.

Un après-midi, j'arrête sur TLC, LE poste par excellence des trucs bizarres! - et j'ai bien cru m'évanouir. Ces émissions qu'on y présente, du genre témoignages, reportages et images bouleversantes, retiennent notre attention et il est même difficile de changer de poste. Cette fois-ci, j'étais hypnotisée. L'émission en question: Toddlers&Tiaras, un espèce de reportage sur les concours de beauté pour les tout-petits. Et quand je dis tout-petits, il y avait une catégorie pour les moins de 18 mois où c'était les parents qui poussaient les enfants sur une auto-jouet, les tiraient dans un charriot décoré ou encore les faisaient péniblement marcher en tirant sur leurs minuscules petits bras. Puis, on a suivi 3 familles à travers leur préparation au concours jusqu'à la remise des prix... ouffffffff! On voyait les mères leur faire répéter des chorégraphies, nous montrer toutes les récompenses reçues, nous faire visiter la garde-robe (ou plus souvent LA pièce de la maison consacrée aux concours de beauté!), etc.

J'ai vu des enfants aux sourires figés et aux yeux blasés, des airs préfabriqués, des émotions «stagées», des démarches pas du tout de leur âge, des poses limite vulgaires pour une fillette de 5 ans, des déhanchements déplacés, des tenues ridicules, etc. J'ai vu des crises de vedettes à 3 ans. Des enfants qui insultent leur père ou leur mère car ceux-ci prennent plus de 10 secondes à leur enfiler un bas collant (ultra moulant, bien sûr) à dentelles. J'ai vu une mère mettre une prothèse dentaire à sa fille de 3 ans pour que son sourire soit plus équilibré et plus blanc. J'ai entendu des fillettes dire «Je suis certaine de gagner, car les autres ne le méritent pas!». J'ai vu une mère appliqué un bronzage en spray sur le corps de sa fille de 7 ans en plein milieu de sa cuisine. J'ai vu de fort jolies fillettes se faire transformer pour devenir des poupées au teint parfait, se faire remodeler les lèvres sous les mains agiles de leur mère qui les maquille outrageusement. Et plus encore, j'ai perdu le fil de tout les noter... Bref, j'ai vu comment transformer un enfant en un adulte. Ça m'a profondément choquée. Et je ne suis pas la seule. Un groupe Facebook a même rebaptisé l'émission Bitches in the making et se demande si cette émission ne devrait pas être bannie.

Mais ensuite, je me suis sentie profondément triste. Pauvres petites filles! J'ai ragé contre les mères aussi. Puis enfin, quelqu'un leur a posé la question qui me brûlait les lèvres. «Les autres me jugent-ils pour ce que je fais? Probablement, oui. Pour moi, ce n'est pas pire que suivre mon gars au hockey. Et est-ce que ça change quelque chose pour moi leurs jugements? Non....». Alors, ces mères sont un peu conscientes que les autres les trouvent folles, mais ne s'en font pas avec leurs commentaires. Elles continuent. Persuadées que leurs enfants sont bien là-dedans.... Pourtant, on voit bien , de l'extérieur en tout cas, que certaines de ces petites filles avaient encore des élans de fillettes de 4-5 ans (dieu merci!): elles courraient partout, traînaient une poupée ou trépignaient pour un bonbon. Moi de l'extérieur, je voyais tout cela, mais leur mère, non. Elles ne voyaient plus rien. Plus rien. Obnubilées par la poursuite d'un de leur propre rêve, vivant par procuration à travers leurs enfants. Aucune d'elles pensaient mal faire. Le font-elles vraiment? Je n'étais plus autant certaine. Non ce n'est pas sain ce qu'elles font faire à leurs petites, non ce n'est pas de saine compétition. Oui c'est leur montrer que l'apparence est ce qui prime. Oui c'est leur inculquer des valeurs superficielles. Mais ces mères avaient aussi besoin de se faire secouer pour se réveiller que d'un câlin, je pense. Car on voyait qu'elles savaient que ce qu'elles faisaient était plus ou moins bien. Mais ne savaient plus quoi faire pour en sortir. Parce que c'était important pour ELLES. Pas pour leurs petites, mais pour elles. Pour se valoriser. Pour montrer qu'elles avaient réussi. Pour accumuler des prix. Pour épater les autres. Pour avoir un but dans la vie. Pour exister. Tout simplement. Et ça aussi, c'est d'une tristesse...

lundi 28 février 2011

Au boulot avec Bébé

C'est la relâche et pour plusieurs ce joyeux concept rime avec joyeux bordel. Qui s'occupera des enfants lundi? Iront-ils chez mamie mardi? Papa va rester à la maison mercredi, maman jeudi. Il faudrait bien faire une activité familiale vendredi...

Combien emmèneront leurs enfants au boulot? C'est une solution d'ultime dernier recours qui tape généralement sur les nerfs des collègues (moi y compris! Je travaille entre autres pour prendre un break mental de mes enfants -même si je les adore et que je leur accorde toute mon attention hors du boulot-, pas pour endurer ceux des autres!)

La relâche demeure une situation exceptionnelle, la tolérance est donc de mise. Mais imaginez-vous qu'à New York une entreprise accepte que les nouvelles mamans emmènent leur bébé au bureau pendant les 6 premiers mois suivant la naissance.

Est-ce une bonne initiative selon vous? Je suis sceptique. Il me semble que le meilleur endroit pour un bébé n'est pas dans l'air vicié d'une tour à bureaux, à bronzer sous les néons... L'entreprise se dit ouverte... Pourrait-elle alors accorder 6 mois de congé à la maman ou 6 mois de télétravail... à temps partiel si possible?

Et puis, vous imaginez travailler à côté d'un bébé qui hurle aux trois heures? Aaaaaaaaahhhhhhh!

jeudi 24 février 2011

Le bonheur à 6 mois, la terreur à 3 ans

À quel moment de la maternité est-on le plus heureuse?

Est-ce pendant les premiers jours après la naissance de bébé quand on est dans un espèce de flottement irréel? Lors de ses premiers pas? Lorsqu'on commence à communiquer avec son enfant ou lorsqu'il a acquis une totale autonomie?

Selon un sondage mené auprès de 60 000 mères norvégiennes, le pic de bonheur surviendrait lors que bébé a autour de 6 mois.

Et le pire moment? Toujours selon le même sondage, ce serait vers l'âge de 3 ans, quand le Terrible Two s'éternise.

Personnellement, j'ai eu high de joie quand je suis retournée au travail après un congé de 1 an et demi avec mes triplés. J'ai bien eu quelques moments de bonheur avant ce moment-charnière mais la réalité me rattrapait plus vite qu'elle me donnait le temps de profiter de ce ''congé''. Je dois avouer que j'ai véritablement commencé à tripper avec mes enfants quand ils ont eu 4 ans avec l'apparition de l'autonomie et de la communication bidirectionnelle! Et, depuis, je trouve la maternité toujours plus agréable d'année en année (pour les mêmes raisons qui évoluent avec l'âge!) Peut-être vais-je changer d'idée à l'adolescence... mais pour l'instant, il me reste encore 5 bonnes années de bonheur assuré!

Et vous? Quelle est votre période rose et votre période noire?

lundi 21 février 2011

Liste culturelle des (Z)

- À lire: Le nouveau (et premier en solo!) livre de Solène: Allégories pour petits et grands défis de la vie. Des histoires tendres et simples avec des mots justes qui aident les enfants à mieux comprendre ou du moins à extérioriser leurs émotions quand ils font face à diverses situations.

- À voir: La pièce Insomnie (de Daniel Brooks) qui met en scène un homme tourmenté, nouvellement papa et en manque cruel de sommeil qui cumule aussi un mariage qui bat de l'aile et une carrière qui ne va pas bien. (tiens, tiens, c'est pas si éloigné de notre réalité!)Exploration de nombreuses contradictions... à la Cinquième salle de la Place des Arts du 2 au 10 mars (oui, oui! Ça vous fait une sortie en duo durant la relâche!!!)

- A lu (dans un Journal de Montréal non acheté!): Éric Lapointe parlant du choix de prénom de son gars: «Son nom, Christophe-Arthur, s’explique par le fait que mon arrière- grand-père s’appelait Arthur et Christophe, c’est pour le petit christ… et toff. J’ai déjà pensé appeler mon fils Lancelot, mais j’avais peur qu’on le nomme « le slow ». Et «J’ai sa petite photo sur mon téléphone. Je vais le montrer un jour, faut prendre le temps de le laver un peu.»

- À lire: notre entrevue un peu délirante publiée sur Urbania.

Autres choses à ajouter à notre liste de trucs à ne pas manquer ou des perles entendues ou lues dans les derniers jours ?

vendredi 18 février 2011

Disparitions mystérieuses


Je ne sais pas chez vous, mais ici il y a des rondes de disparitions mystérieuses. Bien sûr, les éternels bas qui se retrouvent orphelins. C'est une épidémie dans chaque famille (ou presque!). Mais il y a autres trucs qui s'évaporent dans la nature et qui - bizarrement - à la base faisaient tous partie du coffre à crayons...

On dit à tous les parents au début de l'année scolaire dans les listes des trucs pour une saine gestion des devoirs de monter un étui rempli de tout ce dont l'enfant et de la laisser dans le coin devoir. Je l'ai fait... mais ça ne marche pas.

Chaque soir, tour à tour, c'est l'efface, un crayon à mine convenable («Je peux-tu écrire en bleu d'abord, maman?» euhh non!), le bâton de colle ou les ciseaux qui disparaissent. Que fait-on? On en rachète! Et puis tout à coup, je me retrouve avec un régiment de bâtons de colle et huit paires de ciseaux dans la cuisine!! Qu'est-ce qui disparait chez vous?

Mais ce qui me fait rager parce que ses disparitions sont répétitives, c'est le maudit aiguisoir. Parce que non seulement, sa disparition nous freine dans notre course aux devoirs, mais qu'elle nous pénalise aussi les fois où on a tous nos crayons...mais à la mine cassée! Le bordel! Et il n'y a pas un aiguisoir efficace de la même façon. Plus souvent qu'autrement, on achète d'abord l'efficace à 3,49$, mais quand ça fait 5 fois que t'en achètes, ça revient cher pour aiguiser des crayons. Tu essaies donc celui qui a l'air pas si pire au Dollorama... et résultat? Ils brisent plus les crayons qu'ils ne les aiguisent. Retour à la case départ... Achat d'un autre aiguisoir de luxe? Pas nécessairement.
- MissLulus, tu voudrais des pousse-mine ? (moi dans ma tête: 8 pousse-mine Bic pour 2$. Une vraie aubaine!!)
- On n'a pas le droit à l'école!
- Ahhhhh! Mais ici, on peut! C'est parce que c'est trop spécial pour que toute ta classe en ait!
- Ouiiiiiiiiiii!!!!

Adieu aiguisoir!

mercredi 16 février 2011

Attention arbres dangereux!

Une école du New Jersey, qui avait sans doute déjà éliminé tous les dangers potentiels de sa cour de récréation (structures de jeux, ballons trop durs et autres armes potentiellement destructrices) s'est vue imposer un nouveau règlement municipal qui interdit désormais la végétation située à proximité des lieux de s'élever à plus de deux mètres du sol.

Résultat: les arbres situés en bordure de la cour d'école devront être rasés ou encore fortement amputés pour prévenir de potentielles blessures aux yeux des élèves.

Oui, vous avez bien lu! Les branches des arbres retombent vers le sol et pourraient blesser les élèves. Au lieu d'apprendre aux élèves à cohabiter avec les arbres ''dangereux'', on propose de suivre le règlement à la lettre et d'enrayer la source du ''danger''.

La directrice de l'école (privée, soit dit en passant) est dans tous ses états. Mais, malgré ses protestations et ses arguments tout à fait sensés, j'ai comme l'impression qu'elle va perdre sa cause et devoir raser les arbres. Le pouvoir des parents -surtout quand ils se battent pour la sécurité de la prunelle de leurs yeux- est infini! Et aux États-Unis, où une poursuite est si vite arrivée, qui voudrait vivre ''dangereusement'' et risquer de devoir verser des millions à des familles en mal d'attention?

Alors quand les arbres auront disparu des terrains des écoles, ils disparaîtront sans doute de ceux des parcs (sécurité des enfants oblige!). Et puis quoi encore? Devrons-nous couper les arbres de nos cours pour rassurer les parents des amis de nos enfants qui viennent jouer à la maison?

Les enfants ont des casques, des protèges-genoux, des protèges-coudes pour les protéger de toutes leurs activités ''mobiles''. Pas étonnant qu'ils ne sont plus motivés à aller jouer dehors. Qui a le goût de s'équiper pendant 20 minutes pour aller jouer en version hypersécurisée pendant 10 minutes?

La faute aux parents? Je ne suis pas mieux que tous les autres! Moi aussi, j'ai des réflexes de mère poule. Je dois me parler pour laisser Lolo faire du skate en shorts au parc sans protège-genoux. Alors je lui mets une couple de gros pansements carrés dans ses poches et je me croise les doigts (mais il finit toujours par tomber).

Et si on entraînait nos enfants à faire face aux dangers plutôt qu'à les en préserver à tout prix? Il me semble qu'un couper un arbre, c'est un trop gros prix à payer au nom de l'hypersécurité (ou de l'hyperinsécurité des parents, tout dépendant du point de vue...)

lundi 14 février 2011

Besoin d'amour


Vous en connaissez au moins. Un petit ami de la garderie, une fillette connue à l'école, un enfant aux yeux sombres, immensément tristes. Un enfant seul. Un enfant qui durant la visite des parents dans la classe n'a pas personne à qui tenir la main. Ses parents ne sont pas au travail, nécessairement. Ils ne sont juste pas là. Un enfant qui vous tourne autour pendant que vous attendez que le vôtre s'habille pour partir le vendredi soir à l'école. Un enfant qui a des yeux d'envie quand il regarde votre petit. Un enfant qui passe des remarques empreintes d'une jalousie bien mal camouflée. Un enfant qui manque terriblement de simples attentions: une main dans les cheveux, un baiser volé, un câlin du matin, un bisou de bonne nuit, un compliment gentil, etc. Ça me brise le coeur, chaque fois (et malheureusement, ça arrive assez souvent!!) Et quand on sait que l'amour maternel a de puissants effets à long terme, tu ne peux pas t'empêcher de penser que ces parents auraient tout intérêt à s'ouvrir les yeux (et tu penses secrètement qu'ils n'auraient peut-être pas dû en avoir si c'est pour rien faire face à ce mur de tristesse!!)

Aujourd'hui, à la St-Valentin, c'est à eux que je pense. Parce que l'amour, ce n'est pas juste entre amoureux. C'est pour ces petits enfants qui aimeraient donc que cette journée de l'amour réveille leurs parents pour que cette journée soit un peu spéciale.

Et oui, je rage un peu contre ceux qui, pendant ce temps, pestent contre la St-Valentin et qui clament que c'est une fête superflue, commerciale et «obligée» et qui refusent nette de la fêter. Offrez votre amour en bénévolant quelque part, dans une école, juste pour mettre un peu de brillant dans les yeux d'un enfant qui en a terriblement besoin... Y'a sûrement un enfant qui aimerait vivre une St-Valentin, même si c'est commercial et une journée obligée pour se faire dire qu'on est aimé... parce pour eux, c'est pas du tout superflu!!

vendredi 11 février 2011

Le film que je n'irai pas voir...

C'est peut-être un très bon film mais je n'irai pas voir Rabbit Hole, ce film où Nicole Kidman et Aaron Eckhart interprètent des parents en deuil de leur enfant de 4 ans, qui relate leur descente aux enfers. J'ai vu la bande-annonce et ce fut assez. Non merci. On a beau dire que c'est un feel good movie. Euh... sans moi!

Je ne sais pas pour vous mais moi, il y a des sujets que je ne suis plus capable d'aborder depuis que je suis mère. Mes sorties au cinéma sont devenues rares en même temps que suis devenue mère et, la dernière chose dont j'ai envie quand -enfin!- je mets le grappin sur une gardienne, c'est bien de me faire raconter ce genre d'histoire déprimante.

Tout comme je n'ai pas pu lire plus de 50 pages de La Nostalgie de l'Ange tellement j'imaginais ma fille vivre cette situation (pas vu le film non plus, il va s'en dire!). Pas été capable de finir Il faut qu'on parle de Kevin, tant le sujet me bouleversait.

J'ai lu Les Sept jours du Talion avant d'être mère et oubliez-moi pour le film! J'ai l'épiderme 1000 fois plus sensible depuis que je suis mère. Les histoires qui maganent les enfants me bouleversent (même celles qui maganent ceux qui maganent les enfants!), et les faits divers mettant en scène des enfants maltraités et négligés par des parents irresponsables ou carrément fous (le bébé rendu légume parce qu'entortillé trop fort dans une couverture pour l'arrêter de pleurer; le bébé de 18 mois qui a servi d'objet sexuel pour ses parents déviants...) me font rager. Avant, je pouvais subir tout cela sans broncher, désormais je ne supporte pas une seconde de ces histoires d'horreur.

Je ne suis pas une mère poule paranoïaque mais je ne peux me détacher de ces histoires et prendre le recul normal du spectateur. Je me mets à la place de et ça ne me tente pas du tout de vivre cela par procuration.

Et vous, ça vous arrive? Y a-t-il un film ou un livre que vous avez refusé ou arrêté de visionner ou de lire pour cause de grand coeur maternel trop sensible?

mercredi 9 février 2011

Lubie de nouvelle maman

Un soir, les enfants - entre un jeu d'espionnage, la reproduction d'une scène d'Histoire de Jouets et une partie de Mario Kart à la Wii - tombent sur un album photos d'eux bébés.

- Ishhhhhhhhhhhh, lance (subtilement!) MissLulus.

Ça attire mon attention. Qu'a-t-elle vu pour pousser un cri si dégoûté?

- Franchement, c'est ben laid!, continue-t-elle, dégoûtée.

Coudonc! Sur quoi est-elle tombée? Je lâche l'essuyage de vaisselle et je m'approche pendant que MissLulus questionne son frère: «C'est qui cette personne sur la photo? Hein? Tu la reconnais-tu?». JeuneHomme, mystifié, se penche vers l'album, tourne la tête d'un sens puis dans l'autre, fronce les sourcils, se recule, fait une grimace, s'avance encore assez que son nez touche presqu'à l'album. «Sais pas!», conclue-t-il l'air complètement dépassé.

Je me penche à mon tour pour aider JeuneHomme à mettre un nom sur un visage probablement peu familier pour lui pour finalement m'apercevoir que.... c'est MOI !! Moi, avec une espèce de coupe de cheveux laide (j'avoue!), la tignasse ultra courte, des mèches trop blondes, trop larges, les pointes effilochées et relevées dans les airs... Moi, avec MissLulus minuscule bébé! ARK! Mauvais souvenirs.

- C'est moi, JeuneHomme!, que je lui dis, espérant sans me l'avouer qu'il s'exclame «ben oui» sur un air taquin.

Mais non, toujours rien qui se passe dans ses yeux. Enfin, non. C'est le contraire. On voit que ça spinne trop. Il me dévisage ayant l'air de dire que non ça ne se peut pas!

- C'était quoi, l'idée de te faire couper les cheveux de même, maman?, s'indigne MissLulus. En tout cas, c'est laid!! (merci!) Pis en plus t'as l'air teeeelllllement vieille. (merci encore!). Même aujourd'hui, tu as l'air un peu moins vieille que là-dessus! (ah... ça ressemble plus à un compliment, je pense!)

L'idée? Je la cherche encore. Vraiment. Une lubie de nouvelle maman, qui post-accouchement et après quelques semaines de nuits blanches, s'imagine que de se faire couper les cheveux - avec une petite coupe à la mode comme telle actrice dans un film à la mode - est la plus merveilleuse idée du monde. «Je vais me faire couper les cheveux courts» qu'on lance croyant qu'ainsi, on va sauver du temps (précieux!) le matin. Que ça va être facile à coiffer! On laisse tomber nos cheveux longs (et la si facile queue de cheval!) pour une coupe pas possible qu'on passe les six prochains mois à regretter! Et en plus, les coupes «courts», ça ne nous va pas terrible habituellement... Bref! Post-mortem, je réalise que «essayer une nouvelle coupe» dans les trois mois suivants un accouchement, c'est une ben ben mauvaise idée! Alors si jamais une amie qui vient d'accoucher vous parle de salon de coiffure, encouragez-la à rester chez elle et à garder ses cheveux comme avant au moins quelques mois encore... Svp!

(Ça vous est arrivé, à vous?)

lundi 7 février 2011

Une perruque à 6 mois, un antirides à 8 ans... et quoi encore!

Incroyable mais vrai! Ce sont deux nouveautés dans le merveilleux monde de la beauté pour jeunes filles!

La perruque -du plus belle effet! (ironie)- permet de transformer n'importe quel bébé chauve de sexe féminin en une jolie princesse.

Objection No1: Un bébé, ça peut avoir le coco pas trop garni pendant quelques mois, c'est normal, c'est un BÉBÉ!

Objection No2: Ses cheveux sont justement en train de pousser, soyez patients chers parents, un jour elle aura la tignasse dont VOUS avez toujours rêvé.

Objection No3: C'est laiiiiiiid!!!!!

***

Les 70 produits de beauté de la gamme GeoGirl -bientôt disponibles chez Wal-Mart (pas d'ironie)- sont 100% naturels (hum, hum) et partiellement anti-âge.

Objection No1: Mets-en pas de mascara à 8 ans et tu n'auras pas l'air plus vieille que ton âge (et tu n'auras pas besoin de combattre le vieillissement!)

Objection No2: Les noms des produits sont tous inspirés de textos anglos insignifiants (ex: QTPi - lire Cutie Pie- Belle tarte, oui!)

Objection No3: C'est coooooon!!!!!

À quoi peut-on s'attendre dans les prochaines années? À un gel pré-rasage favorisant l'apparition d'une barbe touffue pour les garçons de 4 ans? À un shampoing anti-calvitie pour les bébé de 3 mois? À une crème préventive pour les craques de sein fripées à appliquer dès la maternelle? D'autres ''bonnes'' idées?

Avis aux manufacturiers: Ne vous exclamez pas: ''Quelles idées de génie!'' C'est justement pas ça l'idée...!

vendredi 4 février 2011

Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite

Avez-vous l'impression de devoir vivre vite pour pouvoir tout vivre ce que vous voulez? Sentez-vous une certaine «urgence» en vous? Comme un feu qui brûle en vous. On ne veut rien rater, tout voir, tout faire... puis parfois, on a l'impression qu'on y arrive pas du tout. On roule dans un bolide qui fonce, mais on ne voit rien du paysage et de ce qui nous entoure. Pire qu'on manque les meilleurs bouts?

Avec les enfants, c'est pire. «Pire pire» depuis que je ne les ai avec moi qu'une semaine sur deux. Quand ils sont là, je voudrais faire mille choses avec eux et - jusqu'à ce qu'il n'y a pas si longtemps - je sentais qu'il fallait que je rattrape le temps que je n'avais pas eu avec eux. En une semaine, je voulais faire deux semaines. Défi plutôt idiot quand on y pense. Mais il y avait en moi cette urgence de faire plein de choses. Je dis bien «en moi» car eux, tout ce qu'ils demandaient (je l'ai finalement saisi!), c'est de profiter de cette semaine rien de plus! Il n'avait rien à rattraper! Pas de retard ni rien! Ils sont rendu là, un point c'est tout.

Dans notre vie perso, c'est souvent la même chose. Moi, en tout cas. Je fais dix choses à la fois. Preuve de productivité? Il parait que non. Même que le multitasking, qu'on croyait le summum de la performance, serait contre-productif. Il nous rendrait idiot, même. Alors, il faut travailler (dur!) pour défaire un peu cette tendance. On s'entend que faire une seule tâche à la fois est plutôt utopique. Je ne suis pas rendue là. Mais au lieu d'en faire dix, je pourrais en faire que 2 ou 3 (ok, pas plus de 4 promis!). Apprendre à délaisser la vitesse au profit d'une certaine épuration aussi. Pourquoi ne pas choisir ce qui est vraiment utile, nécessaire ou plaisant. À ce sujet, vous lirez l'excellent billet de Mélanie Thivierge, rédactrice en chef de Coup de Pouce, dans le dernier magazine sorti en kiosque (celui avec les crevettes qui semblent délicieuses et qui, parait-il selon des sources très très sûres, sont archi faciles à faire!). Elle nous explique comment on peut arriver à calmer ce sentiment d'urgence en faisant le tri dans notre emploi du temps...

Je n'ai rien à rattraper. Je n'ai pas besoin de vivre vite. Il faut que je le comprenne. J'ai des choix à faire. Mais surtout, il faut que je me débarrasse de ce sentiment d'urgence. Je n'ai pas à tout faire. Je peux ralentir. Prendre un petit chemin plutôt que l'autoroute. Prendre un bazou plutôt qu'un bolide. Moins joli, moins «flash», mais tellement plus agréable pour ce qui me permet de voir... C'est ça aussi accepter d'être (Z)!

mercredi 2 février 2011

On ne peut pas tous être numéro un!

Vendredi dernier, Lolo revient de l'école avec un certificat de mérite pour divers défis accomplis.

Momo en est à son 3e certificat pour ses 30 livres lus depuis l'Halloween.

Lili, elle, n'en a aucun. Ce n'est pas parce qu'elle n'a pas réalisé des défis ni lu tout plein de livres mais à son école, on ne fonctionne pas avec des certificats. TriplePapa me suggère: ''On devrait peut-être lui en faire un à l'ordi?''

Ben... non!

C'est plate comme réponse mais c'est comme ça. Ça ne voudrait rien dire. Parfois, même si on déploie les mêmes efforts, on n'arrive pas aux mêmes résultats ou on ne reçoit pas les mêmes honneurs. La vie est ainsi faite.

Un parent disait l'autre jour à la radio que sa fille était presque gênée d'avoir terminée première lors d'une compétition de gymnastique. Et que, devant le mécontentement des autres enfants (et surtout des autres parents!), on avait finalement remis des médailles à tout le groupe. On veut tellement préserver l'estime de soi de nos enfants qu'on est prêts à leur faire croire à de fausses victoires pour qu'ils se croient au top. Il y a juste une place au sommet. De tous les temps, ça a fonctionné comme ça, mais de nos jours -au nom du sacrosaint estime de soi des enfants- tout le monde doit être bon et égal. Peu importe si tu y as mis des efforts ou non, tu mérites de gagner. Bof...

S'il y a du bon dans le bouquin controversé de Amy Chua, cette mère d'origine chinoise pro-performance dont les propos font réagir tous les parents depuis quelques semaines à travers l'Amérique, c'est la valorisation de l'effort (son problème, c'est qu'elle le fait au détriment du plaisir, mais ça, c'est une autre histoire!).

Mais si on est rendu à créer de fausses égalités pour que tous les enfants (et leurs parents) soient contents, c'est qu'on est rendu obsédé par la performance. C'est quoi cette obsession de toujours vouloir être au top? Plusieurs prétendent qu'avec la société de performance que nous avons érigé, il faut préparer les enfants à gagner la guerre en les forçant à se surpasser et à devenir numéro un dans tout (ou presque). Être numéro deux, c'est un échec. Belle mentalité!

Ma question: doit-on être déçu si on n'est pas numéro un? Si on a fait tous les efforts, si on est allé au bout de nous-même eh bien... on doit être fier. Point. On n'a pas besoin d'une médaille, d'un certificat et quoi encore pour nous confirmer qu'on est le meilleur. On a fait des efforts. On a réussi. Ça s'arrête là. Elle est là, la récompense, dans l'accomplissement. Pas besoin d'artifices!

Devrait-on remettre un certificat à chaque fois qu'un élève a lu 10 livres? Bof... N'est-ce pas un peu normal de lire un minimum de 10 livres par mois en 2e année?

Je ne suis pas catégoriquement contre l'idée de motiver les enfants avec des certificats et des médailles mais je suis pour la rareté. Car, quand le mérite revient à toutes les deux semaines, ça devient de moins en moins excitant!

AJOUT: Je viens d'entendre une psy dire à la radio qu'il faudrait plutôt dire ''Se donner la joie'' au lieu de ''Se donner la peine de faire quelque chose'' devant nos enfants. Pour ne pas brimer leur confiance et leur donner un sentiment d'échec... Ouf-fe!!! Fallait que je partage! ;-)

lundi 31 janvier 2011

«C'est pas grave!»

C'est ma nouvelle phrase!

C'est vrai! Parfois, on a trop tendance à trouver un petit rien absolument terrible. On érige en catastrophe un mini dégât. On fait tout un plat avec une difficulté, une maladresse, un oubli, etc.

Nouvelle philosophie: me demander si le tout aura de l'importance dans 3 jours, 3 semaines ou 3 mois. Non? Pas de dommage à prévoir à long terme. Alors «Ce n'est pas grave!». Ça vaut autant pour une mauvaise note («Maman, j'ai eu un C+ à mon examen de maths» dixit MissLulus) que devant une bonne intention qui a mal tourné («Je voulais juste du lait....» dixit JeuneHomme les pieds dans une immense flaque blanche!). Je ne veux pas banaliser le tout. Je leur apprends comment se «rattraper», mais on n'écrira pas le prochain drame sur grand écran avec cela.

Aussi, si on essayait d'en rire un peu... au lieu de «pogner» les nerfs? Pour y parvenir je vais vous aider, voici un exercice. Visionnez les «catastrophes» vécues par d'autres parents. Rire de ce qui se passe chez les autres, ça aide (c'est comme rire devant des drôles de vidéos où les gens se pètent la gueule partout!)! Ensuite, ce sera plus facile de rire à votre tour quand vous ferez face à ces mini-catastrophes qui arrivent tout le temps dans nos vies.... (pensez à prendre une photo!!)

vendredi 28 janvier 2011

Parlez-vous (z)anglais?

Ici, on le parlait un peu chaque jour jusqu'à tout récemment quand TriplePapa et moi avions quelques infos à partager avec discrétion, loin des antennes à grande portée que nos enfants ont à la place des oreilles.

Tous les parents le font, c'est un classique! Mais le problème, c'est que les enfants sont désormais capables de saisir des mots et, plus souvent, qu'autrement, il s'agit de mots clés.

Un cas vécu lundi dernier:

Lili: «Tu as dit Birthday! J'ai entendu Birthday

Momo: «J'ai entendu Show

Lolo: «J'ai entendu Bell Center! C'est le Centre Bell dans les annonces du poste anglais!»

En choeur dans un cri frisant l'hystérie: «Vous nous avez acheté des billets pour le show de Katy Perry au Centre Bell pour notre fête?!!!»

...

Coudonc!!!!

Et moi qui voulais leur faire une surprise à leur fête... en juin!

B.R.A.V.O.

Alors, TriplePapa, on se met à l'allemand ou au finnois? (Et on interdit aux enfants d'écouter la radio FM dans leur chambre?)

mercredi 26 janvier 2011

Notre mort est proche?

Eh bien, en lisant ceci, on est resté un peu surprises. La tendance est à la perfection?

Euhhhhh... non!

Il me semble ce qui est énoncé, rapido: c'est tout faux. Ou tout croche, du moins.

On ment? Mais bien sûr qu'on ment! Tous les parents mentent un moment donné. Et dans un foutu sondage - qui téléphone, bien sûr à 18h14 quand on gère les devoirs, le souper, les crises, les «J'ai faim, c'est-tu prêt?», les lunchs du lendemain et on envoie un courriel urgent au bureau - c'est encore plus clair qu'on ment. Pour avoir la paix, entre autres et raccrocher au plus vite (on aurait du le faire dès le départ, on l'avoue!).

Depuis le tout début des (Z), on n'a jamais dit qu'on visait le bas de l'échelle des compétences parentales, on n'a jamais dit qu'on s'en demandait peu, on n'a jamais dit que patauger dans les fonds nous satisfaisait. On a TOUJOURS dit qu'on faisait simplement les choses à notre façon en tassant les «il faut que...». On a avoué qu'on ne prenait juste pas le même chemin que celui qu'on nous trace dans les livres ou les sondages. On a dit haut et fort ce que beaucoup pensent tout bas (ou s'évertue à faire semblant que ça n'existe pas!). Et on l'a fait la tête haute sachant bien que des fois, on avait l'air «parfaites» aux yeux de certains alors que d'autres fois, on était très (Z)imparfaites.

Ce sondage montre justement que si les parents sentent encore le besoin de mentir sur leurs réalités familiales pour «avoir l'air d'une bonne famille», eh bien l'affranchissement au regard des autres et la confiance en leur instinct de base vacille encore devant les livres des bien-penseurs de la maternité.

Ce n'est pas humiliant d'être (Z)imparfaites, ce n'est pas «ne pas chercher à s'améliorer»,
c'est être lucide et capable de le dire. Capable de bien vivre avec toutes les contraintes et tous les plaisirs de la vie. C'est de reconnaître nos lacunes autant que nos points forts, en rire, en pleurer parfois, mais surtout les utiliser comme bon il nous semble (au diable les autres qui clament viser la perfection!) pour continuer à aimer profondément chaque jour notre vie. Chez les (Z), on aime beaucoup mieux viser le plaisir que la perfection. Et tant pis si on prédit notre mort... Nous, on vous le dit: on ne l'est pas!

lundi 24 janvier 2011

Les p'tites phrases assassines...

Une amie a vécu ce que toute nouvelle maman redoute... Je vous raconte l'histoire (avec sa bénédiction):

Elle suivait (notez le temps du verbe!) un cours d'aquabambin avec son fiston de 3 mois pour plusieurs raisons: sortir de chez elle, se remettre en forme, donner le goût de l'eau à bébé, bref, tout sauf pour socialiser avec d'autres mères. Là n'était pas son intention première. Et pourtant...

Après un cours d'une heure particulièrement éprouvant pour fiston, une fausse-sympathique-nouvelle-maman-totalement-inconnue vient la rejoindre devant la table à langer où elle le rhabille et lui lance, comme ça, à la volée:

«Je regardais ton fils dans le cours pis... y'a comme les yeux morts, je trouve.»

(...)

(!!!)

(?!?!?)

Quelle a été la réaction de mon amie?

Elle est restée bouché bée. Complètement. Elle était tellement abasourdie de l'insolence, de l'arrogance et de la véhémence de la phrase assassine lancée gratuitement par l'autre qu'elle n'a pas réagi, elle qui a pourtant la langue bien pendue en d'autres circonstances.

C'est comme recevoir un uppercut en pleine face alors qu'on n'a pas encore mis ses gants de boxe.

Si bien qu'après avoir braillé tout le long du retour à la maison, elle s'est mise à douter (pendant 1 minute mais 1 minute de trop quand même!). Et à multiplier les réponses parfaites qu'elle aurait pu lui balancer à la figure! Et elle s'est mise à observer les yeux et les réactions de fiston au moindre stimuli pour se rendre compte qu'il réagissait absolument normalement (je peux le confirmer hors de tous doutes!).

Alors, comment interpréter la phrase exprimée par l'autre nouvelle maman? Une bonne intention? Un esprit de compétition mal placé? De la jalousie? De la méchanceté?

On cherche encore le pourquoi de la chose et, bien franchement, on n'a pas encore trouvé... Des idées?

P.S.: Ça vous est déjà arrivé?

vendredi 21 janvier 2011

Cette année, vous m'aidez!

Au début de 2011, j'ai réuni les enfants et leur ai annoncé «Cette année, vous allez m'aider». Je veux bien encourager, supporter et tout, mais un moment donné, j'ai senti que même si je m'époumonais, ça n'avançait pas plus vite. Et que surtout, ça finissait par me gruger l'énergie et de la bonne humeur.

Tes devoirs? Tu arrives de l'école, tu joues un peu et tu t'assois pour les faire. Autrement, pas de télé, pas de Wii et pas de jeux. Tu les fais dans ta chambre et tu viens me les montrer après. Tu as une question, pas de problème, viens me voir. C'est SA job. Fini de prendre tout sur mon dos. (ça marche!!)

Tes 1001 superhéros? Tu les ranges chaque soir. Autrement, par un pouvoir inexpliqué, ils disparaissent...

La vaisselle? Vous terminez de manger? Vous ramassez vos assiettes. Le lave-vaisselle est l'ami de tous!

Votre linge? Il existe un panier de lavage pour tous!

Votre lit? Chaque matin, vous le faites. Mal, peut-être, mais vous tirez vos couvertures et vous vous arrangez pour qu'il ait l'air fait (un peu du moins!).

Vos habits de neige? Chacun un crochet et vous vous accrochez vos épelures! Voilà tout!

Fini! plus de discussions sur ces points. Et en-dessous de cela, je veux surtout leur faire comprendre que plus on fait nos tâches, moins on perd notre temps pour les faire (difficile concept!), plus on peut faire des trucs qu'on aime tous ensemble après (ou en solo!).

J'aimerais que les enfants comprennent qu'il y a un paquet de tâches plates dans la vie qu'on doit faire parce que c'est nécessaire. Mais qu'elles ne prennent pas tant de temps que cela à faire si on y met du sien. J'aimerais surtout qu'ils comprennent qu'à côté de tout cela, il y a un million de trucs plaisants qu'on peut faire pour se faire plaisir... Tranquillement, je pense qu'ils comprennent! Tranquillement... Je sais, je suis parfois tentée de le faire à leur place (que c'est long un JeuneHomme de 4 ans qui s'habille tout seul...), ça irait bien plus vite, mais ça ne serait pas vraiment les aider. Alors, j'ai moi-aussi un exercice de lâcher-prise à faire...

Et vous, ça marche comment chez vous?

mercredi 19 janvier 2011

Journée internationale de l'à-bouttisme

Après la Journée la plus déprimante de l'année (c'était lundi dernier, avis à ceux qui étaient de bonne humeur!), les (Z)imparfaites proclame le 19 janvier la Journée internationale de l'à-bouttisme!

Voici donc ce qui me met à boutte ces temps-ci (je serai brève... mais je n'en pense pas moins!):

- Cette petite fille qui se fait épiler les sourcils... (et les concours de Mini-Miss en général!)

- La ville de Victoria, en Colombie-Britannique, qui a dû passer une loi pour interdire les cabines de bronzage aux mineurs (aie! il faut passer une loi tellement les parents n'ont pas de jugement!)

- Jacynthe René qui danse avec son bébé dans les bras dans son DVD Tonus et Vitalité Danse suave (désolée, j'me sens pas suave avec un bébé dans les bras...) Et, au fait, bébé ne pourrait pas profiter du break que lui offre sa maman en apprenant à bouger par lui-même? Motricité 101?! Et si maman a besoin d'un poids pour un meilleur rendement énergétique eh bien... qu'elle tienne un sac de patates pendant que bébé s'amuse par terre ou qu'elle mette le DVD à Fast Forward pour danser et suer plus vite!

- Les mères chinoises qui se pensent supérieures parce qu'elles ont engendré de petits prodiges ultra parfaits (On a hâte de voir arriver la nuée de bibittes à l'âge adulte! Et de les voir craquer devant leur premier échec, ces petits génies!)

- Les mères qui allaitent encore leur ''bébé'' de 34 mois (c'est trop gênant de dire 3 ans?!) et s'en vantent sur Twitter pour culpabiliser toutes celles qui ont lâché avant cela (!) alors qu'une étude sérieuse affirme qu'au-delà de 6 mois, ça ne sert plus à grand chose...

- Ceux qui continuent d'affirmer que l'autisme est une conséquence du vaccin RRO alors que le débat est désormais clos. Alloooo? C'était n'importe quoi depuis 12 ans!

- Les pédophiles québécois qui se pensent au-dessus des lois parce qu'ils couchent avec des mineures en République dominicaine (et leur pendant féminin qui se tapent des boy-toy -pas majeurs et pas vaccinés!- mais elles ont le droit... Aie! elles sont en vacances! Ben oui!)

Et vous, qu'est-ce qui vous pompe l'air? Profitez-en! C'est la journée parfaite pour vous vider le coeur en toute impunité!

lundi 17 janvier 2011

Vive notre désordre!


Ces jours-ci dans le Journal de Montréal (lu sur la table du Tim Horton lors d'une virée «rage de sucre» avec les enfants qui n'en finissaient plus de boire leur chocolat-trop-chaud!), il y a le concours de la pire chambre d'ado. On parle ici d'une chambre ultra bordélique où on peine à distinguer le plancher du plafond. où on se demande s'il y a des murs sous les posters et les traîneries et où on retrouve au moins deux sets complets de vaisselle. Vous voyez le genre?

Je ne sais pas ce que l'ado chanceux (!) gagne (ou ses parents!), mais avec les photos à l'appui et la description de la chambre et de l'ado, on peut se poser des questions. «Le désordre aurait-il des bons côtés?» Dans l'édition que j'ai lu, il y avait deux chambres épouvantablement en bordel, mais les propriétaires étaient... une athlète de haut niveau et une étudiante au cégep acceptée en médecine.

Et si le chaos n'était pas si pire que cela? Et si c'était notre façon de laisser notre trace? Notre manière d'arranger le monde à notre manière? Une expression de notre créativité?
Un article intéressant publié dans Babble nous pousse à se demander: «l'ordre, c'est vraiment mieux?».

Mon espace de travail est bordélique, mais je m'y retrouve. On dit toutes cela, non? On a besoin d'arranger nos choses à notre manière. Et malgré l'apparence de désordre total, on évolue bien dedans... même que le problème survient lorsque l'on vient de classer et de ranger, on s'y perd (Vous êtes comme moi?). Et perso, un espace trop propret, je trouve cela... vide voire presque ennuyeux (juste pour rire, voyez la photo du même bureau que dans le lien précédent, mais en désordre .. NB: si ça c'est à l'envers, je ne trouve pas d'adjectif pour décrire le mien!!!) Je n'aurais pas d'idées dans un endroit trop rangé, c'est certain. Le chaos secoue mon imagination.

Alors, ce matin, célébrons nos bordels au lieu de se prendre la tête avec! Bonne semaine!

vendredi 14 janvier 2011

Le trophée du "Faire garder bébé"


Je n'y pensais plus. En fait, je n'y avais jamais pensé, mais il existe un autre moyen, entre mères, de se juger. C'est à qui n'aurait pas fait garder son enfant le plus tard possible...

Des amies, nouvellement mamans et présentement en congé de maternité, se sont fait faire de gros yeux (accompagnés habituellement d'un cri d'étonnement!) quand elles ont dit à leurs nouvelles copines aussi nouvellement mamans (lire connues dans les cours d'aqua-bambins ou de yoga post-natal!) qu'elles avaient fait garder leur bébé. Et on s'entend, c'est souvent par un membre de la famille (grand-mère, tante, cousine, soeur, etc.) qui gâte (euhh garde!) l'enfant.

Ça m'est revenu en tête.
Amie: As-tu déjà fait garder ton bébé?
Moi: Euh, oui... (pensant que c'était une évidence!)
Amie: MON DIIIIEU! Comment t'as fait?
Moi: J'ai appelé mes parents, qui étaient fous de joie de ma proposition, et je suis allée déposée MissLulus chez eux. Je suis revenue deux heures plus tard et ils m'ont même fait à souper!

Voyons? Il y a un trophée pour celle qui aura fait garder le plus tard possible son enfant? On s'en mets-tu de la pression des fois au lieu de sauter sur les offres de notre entourage pour nous aider. On refuse pour passer le plus de temps possible? Pour ne rien manquer? Parce que personne ne s'occupe de notre bébé comme nous? Parce qu'on n'est pas capable d'être loin de lui? C'est quoi la vraie raison. J'ai toujours pris cela comme une pratique pour plus tard (j'ai bien fait!). Parce que plus ils vieillissent, plus on doit les laisser aller vers les autres. Ainsi, ce fut moins difficile pour eux et pour moi...

Et je ne parle pas ici de confier nos héritiers à des inconnus... Mais très souvent, on a des propositions de notre famille sur lesquelles on lève le nez tandis que plein d'autres nouvelles mamans, dont la famille est éloignée, rêverait que ça leur arrive! Profitons de notre chance si on a des offres!! Il y en a trop qui nous envient! Et promis, vous ne ratez aucun trophée à la fin de la course... ;-)

mercredi 12 janvier 2011

Première visite de... mon gendre?

Depuis la rentrée, Momo est tombée sous le charme d'un certain X. (et du prince Caspian dans les Chroniques de Narnia, mais ça, c'est une autre histoire...)

Comment je le sais? Une mère sait ce genre de chose, voyons...

Bon, ok, j'ai trouvé des dizaines de pages sous son lit où elle multiplie les phrases du type:

«X. est toujours gentil avec moi.»

«X. m'attend pour aller jouer dehors à la récré.»

«J'ai trouvé une liste de prénoms des filles de ma classe dans l'agenda de X. et mon prénom est en premier. Youpi!»

Ou bien elle me bombarde de questions tel que: «Comment tu te sentais quand tu as rencontré TriplePapa?» ou «Comment tu savais que tu étais amoureuse dans ton coeur?» (et moi de chercher plutôt la réponse à cette question dans ma tête: «Comment ne pas la décevoir/la désillusionner?»)

Si bien que j'étais quasiment aussi excitée qu'elle quand, juste avant les vacances des Fêtes, elle est revenue à la maison avec le tant convoité NUMÉRO DE TÉLÉPHONE que X. lui a écrit au verso d'un billet de 500$ de Monopoly!! (iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!)

Et que j'étais quasiment aussi nerveuse qu'elle quand elle l'a composé pour la première fois et, au lieu de suivre mes conseils et de l'approcher en douceur, elle y est allée directement d'un: «Tu peux venir jouer chez moi demain?» fort peu subtil.

Et j'étais quasiment aussi surprise qu'elle quand il a répondu qu'il serait là à 13h... la journée même! (il était 11h30, on n'avait pas déjeuné, on était en pyjama et c'était le bordel dans la maison)

Et j'étais quasiment aussi déçue qu'elle quand je me suis rendue compte qu'il jouait pas mal plus avec Lolo, son frère, qu'avec elle.

Car, à 7-8 ans, les filles et les gars n'ont pas la même définition de l'amour (avec un très petit a!). Alors que Momo est envoûtée par les livres de la collection Biblio Romance, X. se passionne pour les jeux vidéo. Alors que Momo rigole comme une nunuche à ses côtés, X. veut juste battre son frère à Mario Kart. Ainsi va la vie en 2e année!

Malgré tout, cet épisode m'a fait réaliser que je ne suis plus si loin de rencontrer un premier vrai gendre. Ni de sécher les pleurs de ma romantique Momo, en recollant un à un pour la énième fois les morceaux de son petit coeur brisé...

lundi 10 janvier 2011

Résolutions (Z)imparfaites


Janvier est le mois des résolutions. Et si on (Z)imparfaitisait cette tradition... Voici des résolutions revues et corrigées. Et on est bien curieuses de connaître les vôtres!

1. Je ferai le ménage au jour le jour et rangerai tout au fur et à mesure. Finies les traîneries.

Réalité: on ne tiendra pas le coup. Nous aussi on haït cela faire du ménage. On achète des bacs de couleurs différentes pour chaque enfant (d'autres pour les adultes aussi tien...) et chacun dépose les traîneries des autres (et les siennes) dans le bac approprié. Le soir, chacun fait le tri de son bac. Merci bonsoir!

2. Je ferai de l'exercice. Promis!
Réalité: ça ne dure jamais longtemps les allers-retours au gym et ça coûte une fortune. J'investis plutôt dans un excellent jeu vidéo qui me fera bouger même une fois les enfants au lit. J'irai plutôt prendre une marche avec mes tounes préférées dans les oreilles en empruntant le iPod de ma fille.

3. On mangera plus santé!
Réalité: après 2 ou 3 soupers à couper différentes sortes de légumes (on oublie les courges, on n'est pas viré si folles!), on va laisser tomber et «caller» du Benny.
Je ferai le plein de légumes surgelés à l'épicerie. Déjà lavés, coupés et parés. J'adore! Ce sont mes nouveaux amis en 2011! Et je me trouve des restos à essayer avec les enfants avec des menus comportant autres choses que des croquettes de poulet. De l'asiatique? Miam...

4. Cette année, on sort en famille souvent! Réalité: ça vire souvent souvent en lourdes expéditions qui nous épuisent.
Nouveau crédo: moins, mais mieux! Je continue nos sorties, mais sans obligation! J'y vais au gré de nos envies. On retrouve le plaisir à la maison: soirée de jeux vidéos, de jeux de société, chocolat chaud et livres, activités créatives, etc. Sans pour autant avoir l'impression d'être obligé de «faire» quelque chose, mais retrouver le simple plaisir d'«être» ensemble. Aussi, parait-il que c'est bon de les laisser s'ennuyer un peu. Good!

5. J'aimerais avoir plus de temps pour (compléter avec ce que vous voulez!)
Réalité: ça ne s'achète pas. (non, vraiment?)
Je serai encore plus (Z)imparfaite. Je vais choisir. Prioriser. Faire des listes. Arrêter de m'en faire avec des trucs qui n'en valent pas la peine. Ainsi, peu à peu, je vais récupérer du temps. Parce qu'en faisant des choix, en ne disant plus «oui» quand j'ai envie de dire «non», en me faisant des listes de commandements comme Mamanbooh l'a fait durant les Fêtes, je ne m'impose plus des trucs qui grugent et mon énergie et mon temps. Aussi, puisque je ne peux pas gagner du temps, je vais miser sur la qualité plutôt que la quantité... et expliquer ce principe aux enfants...


Et vous? C'est le temps de démolir quelques résolutions à grand coup de (Z)imparfaititude!

vendredi 7 janvier 2011

Fini les films de princesses!

Disney a annoncé cette semaine que le studio ne produira plus de films de princesses ni de contes de fées. Courez voir Tangled au cinéma car c'est le dernier du genre de l'histoire du cher Walt!

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle?

Pour les petites de 3-4 ans, c'est un fantasme de petite fille qui disparaît. Qui n'a jamais rêvé au prince charmant? Le style ''fable vieillotte à la morale simplissime'' des films de princesses vient toucher un p'tit fond de nostalgie qui ne me déplaît pas. Et puis, l'histoire s'y déroule doucement, à mille lieues des productions hyperactives qui me donnent le tournis plus souvent qu'autrement.

Mais à voir les petites filles qui s'étaient faites offrir un Princess Makeover (à un prix ridiculement élevé!) par leurs parents à Disney World, je me dis qu'il y a du bon dans l'abandon des films de princesses. Car qui dis superproduction, dis surcommercialisation. Et la folie des princesses a atteint son comble quant à moi et se mesure au nombre de produits dérivés (que même le château de Cendrillon ne pourrait contenir!)

Bref, on pourra éviter tout le superflu en se rabattant sur les bons vieux contes des frères Grimm ou de Charles Perreault pour éveiller nos fillettes aux contes de fées. Fini les doubles DVD Disney (avec un making of de la restauration du film original que personne ne regarde mais qui est inclus avec le film pour pouvoir le vendre 30$)! Ouste les robes en tissus synthétique qui pique, on se déguise en princesses avec les robes et les talons hauts de maman (comme dans le bon vieux temps!)

Et puis... nos 14 DVD de Cendrillon (1, 2 et 3), de la Belle et la Bête (1 et 2), de la Belle au Bois dormant, de Blanche-Neige, des Princesses qui chantent, des Princesses qui fêtent Noël, de la Princesse et la Grenouille, de la Petite sirène (1, 2 et 3) et d'Aladin vont peut-être prendre de la valeur sur le marché noir de la vente de garage!

Afin de faire notre deuil, un petit sondage: quel est votre film de princesses préféré (et détesté)?

Mon préféré: Enchanted (peut-être parce que le prince charmant y est en chair et en os... et en forme de Patrick Dempsey!).

Les plus insupportables: Cendrillon 2 et 3, ex-aequo avec La Belle et la Bête 2 (au moins, on est assuré de ne pas avoir un Tangled 2, 3 et 4!).

mercredi 5 janvier 2011

Partir... sans le chum et les enfants!

Ça sera ma deuxième fois à vie. Partir en vacances, sans le chum, sans les enfants.

La première, en mai dernier. Quatre jours à New York avec une amie, et qui m'ont franchement donné le goût de récidiver.

Cette fois, c'est Cuba. Une semaine, avec une autre copine, aussi maman (de trois enfants dans son cas!).
Une semaine à vivre au rythme dont on a envie, à ne pas s'en faire avec les petits pas levés trop tôt, le casse-tête des repas et des lunchs, les "Mamaaaaan, il ne me lâche pas!".
Une semaine de farniente à faire les touristes sans petits mousses à surveiller, bien manger (et bien boire!), placoter entre amies, faire la fête, lire et faire des siestas d'après-midi sur la plage, marcher les pieds dans l'eau de la mer, bref, profiter de la vie!

Et les enfants de leur côté y trouveront certainement leur compte avec Papa(trop) zen, moins à cheval sur les principes de "pas plus de deux biscuits comme dessert" et "faut que les vêtements "matchent" pour être beaux pour l'école" que Maman.

Finalement, la pause sera bénéfique pour tous, j'en suis convaincue!

Et vous, que vous permettez-vous, pour vous seule, pour vous faire plaisir? (et pas besoin d'être un voyage dans le Sud, ça peut juste être un café avec une amie, un massage, une sieste d'après-midi, un bon bain, etc.)


(Z)Imparfaite invitée: So

lundi 3 janvier 2011

Revue de l'année des (Z)


Et voilà! Ces temps-ci, c'est l'heure des bilans et des revues de l'année. Voici la nôtre! Relisez les moments forts de l'année des (Z).

Janvier

Les (Z) ont milité pour le retour de la bonne vieille excuse humiliante (qui réglerait bien des problèmes dans les écoles plus rapidement) et ont redoré le blason des chaises hautes. En plus, les (Z) vous ont dit comment gérer n'importe quelle crise. Gros mois!

Février
Les (Z) ont expliqué comment choisir un film en famille, commentl'huile d'olive remplacera l'épidurale, comment les enfants sont le meilleur système anti-vol d'auto, comment la bible sera adaptée pour les mères (!!!) et comment faire paniquer un dentiste solide. Attention, on se prend pour Charles Tisseyre à Découvertes.

Mars
Mois de flânerie et de détente: les (Z) ont réclamé le retour du pantalon mou, les 10 minutes de câlins obligatoires par jour, plus de souplesse à l'heure des devoirs et la tenue du premier bed-in du 8 mars. De plus, elles ont pogné les nerfs devant les parents morts-vivants et ceux qui croient systématiquement avoir engendré un génie en puissance.

Avril
Les (Z) ont demandé de désintégrer les enfants, de ne pas mettre Ronald au chômage et de fractionner les trips de ménage. Elles ont pris position sur la délicate question To bikini or not bikini? Enfin, elles ont aussi proposé aux célibataires de s'inventer une fausse famille et aux enfants d'arrêter de se penser bon. Bonus! Les (Z) ont révélé au grand jour que les enfants ont autant besoin de gâteau double-crémage que d'haricot.

Mai
Les (Z) aiment les soeurs, les pissenlits, les biscuits au vin (!!!) et la ruelle. En prime, les (Z) vous ont dévoilé un extrait d'un chapitre du Petit manuel personnel de la parentalité portant sur les champs de compétences parentales. Du coup, les (Z) prennent un coup de vieux en se rendant compte qu'elles perdent un peu la mémoire et se demandent si elles ont été enceintes...

Juin
Les (Z) n'en peuvent plus des écolos frustrés, demandent 15 fois par heure «Il est où le chien?», organisent une fête avec trois fois plus de trouble et trouvent (ENFIN!) une utilité aux spectacles de fin d'année. Mais, pour se récompenser, elles se donnent un cadeau de fin d'année scolaire, s'offrent un rosier très pratique et rigolent des pires parents du monde. Et au passage, les (Z) remercient les poupées.

Juillet
Les (Z) sont jalouses de leurs enfants, mais ces derniers se comparent toujours aux autres. Les (Z) ont fait des plans pour le futur pour leurs enfants, mais ceux-ci nous montrent bien qu'ils sont encore des enfants (fiou!). Les (Z) ont souhaité désorganiser encore plus leur vie (si c'est possible!) tout en faisant face aux secrets de filles de leurs petites. Entre tout cela, elles se sont questionnées sur le fait de savoir si elles pourraient redevenir mère à 48 ans?

Août
Les (Z) ont survécu à l'été (et aux personnes exaspérantes rencontrées en vacances) en optant pour savourer des petits plaisirs plutôt que de viser de grandes choses. Dès la rentrée, les (Z) ont fait face aux petits terroristes de la rentrée en plus d'affronter la première déception de la cabine d'essayage. Plus philosophies, les (Z) se demandent comme éduquer sans transmettre la peur. Grandes âmes, elles partagent avec vous des trucs (Z)en pour la rentrée.

Septembre
Gros mois de réflexion! Les (Z) déclarent trouver dégoûtant les parents qui embrassent leurs enfants sur la bouche, hallucinant le sondage qui dit que les Américains aimeraient être plus riches qu'être plus intelligents et totalement aberrante la nouvelle d'un chercheur ayant découvert un gêne présent sur un infime portion d'enfants autistes et qui permettrait aux couples de décider d'avorter les bébés qui en sont porteurs . Elles se demandent ce qu'elles attendent pour être heureuses, quels souvenirs leurs petits garderont de leur enfance et si leurs enfants n'ont pas trop de tout dans leur vie... Le tout pendant qu'elles vivent devant leur propre miroir et qu'elles voient se multiplier autour d'elles leur face d'imparfaite!

Octobre
Hourra! Les (Z) vous ont appris qu'on pouvait travailler tranquille, qu'on peut lever notre verre même durant la grossesse et que la discipline existe pour contrer l'invasion des enfants roi (et des parents mous). Malheureusement, elles vous avouent qu'elles ne savent pas si l'Oedipe se finit un jour, qu'une séparation n'est pas moins dure un an plus tard et que l'Halloween est devenue une fête pleine d'interdits idiots. Les (Z) suscitent la réflexion sur trois sujets chauds: que feriez-vous avec 17 000$?, oui ou non à la chirurgie esthétique après une première grossesse et que pensez-vous de la création d'une banque de lait maternel?

Novembre
Les (Z) tiennent leurs promesses, apprennent à s'excuser, font confiance à la hohohothérapie et donnent un cours de pub101 à leurs enfants. Elles démontrent aussi à leurs enfants qu'elles viennent d'un autre monde en leur présentant les objets de leur jeunesse (coup de vieux assuré!).

Décembre
Les (Z) avouent aimer intensément Noël (notamment, car elles lâchent prise un peu!) et publient à nouveau leur célèbre charte. Entre les festivités, le Baileys, les cadeaux et leur grand concours, elles prennent le temps de réfléchir sur les raisons qui poussent certains à autant glorifier leurs enfants et se demandent comment leurs propres enfants résumeraient leur rôle de mère. Elles publient leur célèbre et tant attendu palmarès des prénoms 2010 (après les éditions de 2009 et 2008)!

Sans oublier la chronique inédite des (Z)imparfaites publiée dans chaque numéro du magazine Yoopa!

Au plaisir de vous amuser/détendre/choquer à nouveau en 2011!