jeudi 14 septembre 2017

Black Mirror : inquiétant parce que trop vrai

Avez-vous vu des épisodes de la série Black Mirror, la série sur Netflix? On le sait, on est en retard dans les émissions, mais bon, il est toujours temps d'en parler.

C'est vraiment une série captivante... mais hallucinante. Ce n'est pas de l'horreur, mais c'est ce qui m'a fait le plus peur dernièrement (même le clown du film Ça n'y était pas arrivé au même diapason!).

Ça fait peur parce que ça ouvre une porte sur ce que le futur pourrait ressembler. Le futur proche. Ben, ben proche.  Tant mieux si cette série agit comme un électrochoc un brin. Je pense qu'on en a bien besoin.

J'ai adoré l'épisode 1 de la troisième saison. Il s'intitule «La chute libre» et met en scène un monde où tout est régit par les réseaux sociaux. Pour avoir accès à un emploi, pour louer une voiture, pour acheter une maison, etc. Vous devez accumuler des points et maintenir une bonne moyenne. Résultat: tout le monde est faux avec tout le monde. Jusqu'à temps que quelqu'un pète les plombs solide.

Dans ce vrai monde où tout est faux, tout est en pastel : bleu ciel, rose tendre, jaune doux, blanc immaculé, etc. Tout ce qu'on voit partout dans les magazines de pseudo bien-être (on reviendra sur les couleurs bientôt!). Cela permet d'accentuer l'importance du «paraître».

Chaque geste est analysé, prévu, arrangé, mis en scène et calculé pour obtenir une cote favorable des personnes rencontrées. Tout. Tout le temps.

Résultats de recherche d'images pour « black mirror la chute libre »Tu ne peux pas juste croquer dans un biscuit. Tu prends la photo, tu disposes le tout correctement, tu prends une bouchée savamment orchestré et tu finis... par ne même pas manger le foutu biscuit.

Impossible de regarder cet épisode sans penser à la course aux J'aime sur Facebook et Instagram. À ceux que l'on voit toujours pencher sur leur téléphone au lieu de profiter de ce qui se passe. À ceux dont on voit les trop nombreuses photos sur nos réseaux sociaux. À nous et notre propre propension à trop accorder d'importance à ces mondes virtuels.

On rit... jaune.  Ça fait vraiment peur.

Mais... (parce qu'il y en a un) : on a toujours le choix! On peut décider de mettre des limites (les nôtres), de ne pas se sentir obligée de documenter toutes les actions de notre journée, de ne pas parler (ou avoir une opinion) sur tout, de ne pas suivre les autres (ahhh les autres!). Bref, on est encore l'humain derrière le téléphone, l'écran, le clavier. Tant mieux, si l'épisode nous force à se repositionner et se demander si on ne se laisse pas l'opinion des autres gérer notre vie.





mercredi 13 septembre 2017

Être heureuse au travail grâce à Marcel et Huguette!

Aujourd'hui, sur Facebook, on a partagé l'article de Coup de Pouce nous indiquant les 10 ingrédients pour être heureuse au boulot. Beaucoup ont semblé lire l'article, mais personne n'a rajouté SON ingrédient personnel.

Nous, on vous le présente!



Accueillez Marcel (ou Huguette! C'est comme vous voulez!) ! C'est notre plante bouc émissaire. Ainsi, on se défoule sur elle et on revient à la maison l'esprit plus calme (pas totalement, mais c'est un début!) et libre de quelques tensions dans le cou. Quoi? Déverser son trop-plein et ses frustrations à une plante permet de ne pas etre crispée toute la journée à force de tout garder à l'intérieur!

Il serait toutefois préférable de parler dans sa tête si vous avez un bureau ouvert, mais lâchez-vous lousse si vous pouvez fermer la porte et lui crier dessus (encore mieux si vous travaillez de la maison!!).

Choisissez une plante avec des feuilles molles, mais résistantes (et pas piquantes) que vous pouvez snaper solide en cas de besoin.


(On vous avait déjà parlé de Marcel au début de 2014, mais c'est loin et vous l'aviez peut-être oublié!) 

mercredi 6 septembre 2017

Du bonheur avec une to-do list

Prenez 30 secondes pour regarder votre to-do list du jour. Prenez 10 secondes pour choisir quelle tâche vous éliminez (sans la faire!) parce que


a) ça n'avait juste pas de bon sens de l'avoir même écrite  
b) ça ne vous tente pas pantoute
c) ce n’est pas si grave si elle n'est pas faite aujourd'hui
d) vous la délèguerez à quelqu’un d’autre plus tard
e) toutes ces réponses.

Prenez 20 secondes pour sentir que vous en avez un peu moins sur les épaules (vous pouvez même choisir de biffer 2 ou 3 trucs!) et que vous respirez un peu mieux.


Une minute vraiment productive.

vendredi 1 septembre 2017

Vendredi de la «lazy mom»

Je ne sais pas qui a inventé que le premier vendredi de septembre était la «Lazy Mom National Day», mais c'est une fichue de bonne idée.

Non pas que j'ai vraiment besoin d'une journée spéciale ou annuelle pour me dire de me calmer le pompon (quoique des fois, oui j'en ai besoin!), mais c'est un joyeux rappel en ces temps de rentrer où tout le monde semble sur le gros nerfs. La transition entre la fin des vacances et le début de l'école se fait sans zone tampon, sans moment où on prend vraiment son temps (on court plutôt, avouez!). Comme cette année, cette journée de la «lazy mom» tombe juste avant le long week-end, c'est encore mieux.

Parce que non, un long week-end au début de la rentrée, ça ne sert pas juste à faire une provision folle de repas (on finit toutes par oublier - ou ne plus vouloir manger - ces plats qui s'entassent dans notre congélo...jusqu'au printemps!), de lunchs, de soupers, de conserves, etc. Ça ne sert pas non plus qu'à faire une tonne (et demie!) de lavage ou à râcler le jardin. Non, un long week-end, c'est aussi pour se ressourcer un brin, faire des provisions d'énergie pour tenir jusqu'au prochain (yé! l'Action de Grâces!), pour prendre le temps, se faire croire que c'est encore les vacances (quoi!?), faire quelqu'on chose qu'on aime et qu'on a envie et non juste une enfilade de «faucons» (il faut qu'on coupe les fleurs, faut qu'on sorte le linge d'automne, faut qu'on ci, faut qu'on ça!).

Malheureusement, le « Lazy Mom Day» n'est pas un congé férié (bouhouuuuu!), mais être «lazy» c'est aussi dans la tête, dans le mood. S'en faire moins, prendre un peu plus son temps (anyway vous êtes toujours à  votre 120% quand bien même vous descendriez à 90% pour aujourd'hui... vous seriez encore plus efficace que la moyenne des gens, c'est pas mal certain. Non?), sortir dîner au resto même si vous aviez prévu être rigoureuse avec vos lunchs, demander de la crème fouettée sur votre café ce matin (eh non, vous ne l'avez  même pas fait à la maison!), acheter un livre pour vous (et non un 8e sur les dinosaures pour votre fils!), commencer votre 5 à 8h du retour à la maison par «je vais faire une petite sieste», glisser une pizza au four pour souper, dire «oui» à ce que vous diriez «non» d'habitude, laisser trainer la vaisselle (ou le lavage), reporter une tâche plate (déléguer serait encore mieux!), rayer trois trucs de votre to-do list (ne pas avoir de to-do list aujourd'hui?), prendre le temps de rêvasser (aux prochaines vacances, aux prochains projets, à vos envies, etc.), verrouiller la porte de la salle de bain ce soir pour avoir le temps de finir un chapitre, inviter des amis à souper même si vous n'avez rien de prêt, etc.

Et «lazy mom» ne veut surtout pas « bad mom». Pantoute. Aucun lien. Aucun. A.u.c.u.n.

Aujourd'hui, on devrait briser une seule fois (ou plus!!) notre routine. Osez faire un truc que vous ne faites pas d'habitude (jamais, ou jamais un vendredi, ou jamais un jour de semaine, etc.). Je vais le faire aussi. Je me promets d'aller «perdre mon temps» dehors. Même ma première formulation est négative. «perdre»! J'aurais du dire «prendre mon temps». On a toute cette tendance à juger négativement tout ce qui n'est pas à première vue productif! Je vais aller me promener, peut-être m'asseoir sur un banc ou directement dans le gazon, peut-être salir mes jeans et juste... penser. À rien si possible. Ou à ce qui me tente, ce qui donnerait de la drive à mon automne (je suis encore en blues post-vacances-retour de voyage... j'ai la déprimette prolongée, cette année!). J'ai besoin de trouver un élan. Rien de précis. Juste un petit indice. Mais je sais bien que ce n'est pas en arpentant le Bureau en gros à la recherche d'un cahier quadrillé 1cm de 32 pages que je le trouverai. Cette pause que je m'impose sera pour ça. Pour moi.

Peut-être que vous et moi, on y prendra tellement goût qu'on voudra recommencer. Être un peu «lazy» nous serait bénéfique. À nous. À notre chum. À nos enfants. À nos collègues. On en connait tous une hyperstressée qui nous pompe l'air ou qui semble ne jamais s'arrêter, mais qui n'a plus vraiment d'étincelles au fond des yeux. Souvent, on la plaint un peu. Oh elle a beau être 100% (ou sembler l'être), on dénote dans ses yeux un mal-être qui nous fait peur et nous rend mal à l'aise. Pourquoi? On sait que des fois, on est sur le bord d'être comme elle. On a des tendances, des manies, des réflexes trop axés sur une productivité extrême dans toutes les sphères de notre vie. Wooo! Que cette journée de lâcher-prise soit un moment de réflexion pour savoir ce qu'on veut, ce qu'on ne veut plus et ce qu'on est prêt à changer pour revoir nos yeux briller.


Et vous, que ferez-vous pour VOUS en cette «Lazy Mom National Day» ?

jeudi 31 août 2017

Courrier des (Z)angoissées: le coût de la rentrée!


vendredi 25 août 2017

Rentrée: les mots et expressions qui écorchent les yeux et les oreilles



L'an passé, on avait débuté une liste et vous avez été nombreuuuuuuuuuuuuse à nous écrire pour nous suggérer des ajouts. Voici la liste des mots qu'on essaie de ni voir ni entendre, question de se faire croire que l'été n'est pas terminé.

- C'est la rentrée (euhhh non, c'est l'été!!!
- Savourer les récoltes (oh ! Récolte reste un synonyme de provision qui lui se rattache à l'idée de rester enfermé dans la maison!)
- Les plus bas prix de la rentrée des classes
- L'arrêt obligatoire de la rentrée (regardez-nous passer tout droit!)
- Sac à dos (tiens, on l'avait oublié!)
- Guide anti-poux
- Rôti de palette braisé aux pommes (ça sent bien trop l'automne, tous ces mots!)
- Soyez prêts pour la rentrée (il y a vraiment quelqu'un qui a déjà passé tout droit et qui s'est réveillé à la mi-septembre en disant "oh! J'ai oublié d'envoyer mon enfant à l'école!")
- Fournitures scolaires
- Rendez-vous
- Routine
- Automne (euhh non, théoriquement pas avant le 22 septembre et on va suivre cette idée, d'accord?)
- Activités parascolaires
- Graduation
- Collation
- Halloween (ben oui, tant qu'à nous gosser avec la rentrée, aussi bien nous achever avec l'Halloween!!)
- Manteau
- Bottes
- Réveil-matin
- Habit de neige (noooooon! Faut etre fort pour vivre dans le déni quand on les aperçoit du coin de l'oeil au Costco quand on est en gougoune et que nos cheveux sont mouillés par l'après-midi dans la piscine)


Mention spéciale: duo-tang (avouez qu'on dit ce mot qu'à la rentrée!)

Et le pire des pires: LUNCH (Aarrrrrrkkkkkkkkkkkkkkkkk)

D'autres idées? 

vendredi 7 juillet 2017

12 choses dont les enfants ont besoin cet été


Enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin (je sais, je frôle l'hystérie!), l'été! Tout le monde a hâte aux vacances, mais beaucoup de parents se demandent comment passer un été fantastique avec les enfants. De quoi les enfants ont-ils besoin durant l'été? D'un nouveau module de jeux? D'une hélicoptère téléguidée? Nooo way! Voici la liste des 12 choses dont les enfants ont vraiment besoin cet été.

1) La liberté
C'est le temps d'arrêter d'être mère poule et de les laisser jouer au parc seul avec leurs amis, faire du vélo sans nous, aller au dépanneur à pied, etc. Avouez qu'à leur âge, ça faisait bien 3-4 ans que vous y alliez toute seule...

2) L’ennui
Rien faire est un art qui se perd. Parce qu'on a - comme adulte - beaucoup de mal à ne rien faire, on fatigue quand on voit nos enfants tourner en rond en ne sachant pas quoi faire. On redoute le moment fatidique où ils nous diront «C'est plate! Je ne sais pas quoi faire!!». Résistons et répondons simplement «Cherche, tu vas trouver!» et laissons-les se débrouiller. Ils vont trouver. Souvent, au lieu de les laisser s'ennuyer un brin, on les organise... ça suffit!

3) Le choix
L'ennui amène le choix. En pouvant faire des choix (au lieu de subir les nôtres!), les enfants se (re)découvrent. Ils vont retrouver ce qu'ils aiment vraiment faire. Bon, parce qu'il reste encore des trucs à faire dans la maison, on peut leur faire une liste de leur tâche, mais on les laisse décider de quand ils les feront (et nous, on n'a pas le droit de se/les stresser avec ça, à moins qu'on ait mis une heure limite!).

4) Du temps
Du temps en famille... mais pas nécessairement en train de faire la super sortie combo zoo/manège/randonnée pédestre/musée/visite de ferme/vélo (toute dans une journée!). Parfois, juste faire un feu dans la cour, c'est ben correct! Les enfants n'ont jamais le temps de faire ce qu'ils aiment vraiment, alors, si on leur donnait ce cadeau cet été! 

5) La nature 
Les enfants sont en manque de «dehors»: alors, on les met sur la galerie et on ferme la porte-patio. Bon, on peut sortir nous aussi, mais on n'a pas à tout le temps à être autour d'eux à rôder (et potentiellement les entertainer ou les coacher!). On sort prendre l'air aussi. Pas besoin de faire 6 heures de route pour trouver un bout de nature! Et ce, sans techno!

6) Du plaisir  
Du vrai gros fun! Des jeux niaiseux (ça suffit de sortir les maudits jeux éducatifs à tout prix... la seule règle de l'été devrait être: d'avoir du fun!), des concours de grimaces, des journées qu'on étire parce qu'on sent qu'on décroche, etc.

7) La nouveauté   
Rien d'extravagant, juste des trucs nouveaux qu'on ne s'autorise rarement durant le reste de l'année. On essaie une nouvelle crèmerie, un nouveau parc, une nouvelle recette, un nouveau vin (ahh!! Yé!), un nouveau hamac (pourquoi pas!), etc. La nouveauté, c'est pouvoir emprunter 10 nouveaux livres, bandes dessinées ou revues chaque semaine, c'est faire un switch de jeux de société entre deux familles, c'est coucher dehors dans une tente dans la cour, etc.

8) Du repos
Ça suffit les horaires de fou! Dès qu'on peut, on leur permet de se lever plus tard (et de se coucher plus tard!), de faire des siestes, de fouérrer sans gêne, de s'écraser avec un livre ou même de regarder deux films de suite. Ouain pis? Ils ne feront pas que ça de leur été. Les enfants ont besoin de décrocher, de se vider le cerveau, etc.

9) Du silence
De temps en temps, on habitue les enfants au silence: pas de jeux vidéo en sourdine ni de musique (même pas dans leurs écouteurs) ni la télé ouverte en permanence: juste... rien!

10) Des permissions
C'est tellement le temps de déroger de la routine. De dire «oui» quand, habituellement, on dit non. De faire des folies! D'oublier d'être sérieux. En fait, c'est mettre le plaisir au premier rang! Et cette règle est tout aussi bonne pour nous: on dit «oui» à une 2e bouteille de rosé un mardi soir après avoir commandé une pizza chez des amis où on était arrêté «juste deux minutes» pour déposer le chandail qu'un de leur enfant a oublié chez nous, à un après-midi sur la chaise longue au lieu de repeinturer la galerie comme prévu, à un souper au resto, à une invitation spontanée, etc.

11) De l'espace
On arrête d'être des hélicoptères qui tournent autour des enfants et qui surveillent s'ils font quelque chose. On devrait leur laisser du lousse un peu (beaucoup?). On déclare que leur chambre peut ressembler à ce qu'ils veulent pour l'été. Qu'ils y fassent (ou non) le ménage, on s'en balance. Du coup, ils vont se réapproprier cet espace, s'inventer plus de jeux et nous, on ne s'en fera pas avec l'allure de leur antre.

12) La paix
La sainte paix! Ça ne veut pas dire de ne rien faire avec eux, mais seulement de juste être là pour les écouter et de les regarder aller au lieu d'être au devant à les tirer d'un bord et de l'autre. Faire le plein de souvenirs en les regardant s'amuser, embarquer dans leurs jeux, mais pas prendre le contrôle. Juste être là.

** Ceci est un texte originalement publié en juin 2015. Mais il est toujours aussi pertinent. 

mardi 18 avril 2017

La chasse aux «faucons»: notre (seul) sport préféré

Ahhh la chasse aux faucons! Quelle activité plaisante! En fait, c'est notre (seul) sport préféré.

Aaaaah les listes de choses à faire! Vous en avez, on est certaines. Sans elles, on serait plus que perdues  (désorganisées, Alzheimer, dans un trou noir…) mais le problème, c’est qu’elles ne viennent jamais seules. Non, elles se déclinent en un paquet de listes d’obligations plates... Attendez, prenez une gorgée et lisez. Vous allez comprendre qu’elles sont les listes nocives qu’on doit éliminer de nos vies…

--- Il y a la liste des choses qu’il faut qu’on fasse absolument cette année (généralement, elle contient la moitié des choses qu’on a finies par ne pas faire l’année précédente).
--- Il y a la liste de choses qu’il faut qu’on fasse durant la semaine (faut qu’on aille à la rencontre de parents, faut qu’on aille faire le changement d’huile au garage, faut qu’on emmène le plus petit chez le coiffeur).
--- Celle des choses à faire le weekend (nos deux seuls mini-jours de «congé »!) qui contient toujours quelques transferts de la semaine (faut qu’on aille au cours de natation, faut qu’on aille à la pharmacie, faut qu’on fasse une grosse épicerie avec plein de collations en réserve, faut qu’on aille acheter des nouveaux souliers pour l’édu, faut qu’on passe voir les beaux-parents, faut qu’on emmène vraiment le plus petit chez le dentiste).
On est tellement occupés avec les obligations de gestion de la vie quotidienne qu’on finit par se sentir coupables de faillir à nos obligations de base en tant que parent et là, ça repart : faut qu’on lise plus souvent d’histoires au plus petit, faut qu’on fasse plus de sport avec le plus grand, faut qu’on apprenne à cuisiner aux enfants, faut qu’on arrête d’être trop parents-poules, faut qu’on inscrive les enfants à des cours de skis/danse/théâtre/piano/natation, faut qu’on pratique plus souvent les tables de multiplication, faut qu’on bricole plus avec les enfants (la liste est in-fi-nie!).

Sans compter les obligations domestiques… Faut qu’on lave les fenêtres, faut qu’on repeinture le salon, faut qu’on transfert le plus petit dans un lit, faut qu’on répare la clôture, faut qu’on achète un deuxième frigo, faut qu’on débouche le bain (la liste est encore plus infinie!).
Tous ces «faucons» nous créent des stress inutiles et font spinner notre hamster jour et nuit. On reporte nos tâches imposées de liste en liste et on vit de la frustration à force de ne rien rayer. Faut qu’on passe à travers notre liste! (et un stress de plus!) Mais ce n’est pas tant la liste le problème (sans elle, on n’en finirait plus de se répéter nos «faucons» pour ne rien oublier), le vrai problème, c’est le manque de temps. Celui qu’on se crée nous-mêmes en surchargeant notre agenda à la limite de l’humainement possible. Et puis, quand on dit un «faucon», on est bien loin de «j'ai envie de...». On se crée des obligations, on se rajoute des trucs sur notre liste, on se stresse. Bien sûr, certains faucons sont inévitables. Mais on s'en débarrasse le plus vite possible. On trouve des façons de tourner quelques coins ronds (oui, c'est possible!). On délègue (sans jeter un oeil sur la manière que c'est fait!). On se donne une limite: on fait un blitz de ménage entre 10h et 11h samedi matin et on n'en parle plus après (autrement, on laisse le faucon trainé et il perturbe tout notre weekend! Vaut mieux circonscrire notre faucon dans un temps limité!). On le double d'un bonheur bien mérité («On va à ce rendez-vous à la banque qui ne nous tente pas, mais au retour, on arrête se chercher un bon café!». Eh oui, les récompenses, ça marche aussi pour nous!!). 
On se crée des obligations: faut qu’on mange deux sortes de légumes à chaque repas, faut qu’on fasse des purées maison, faut qu’on joue à des jeux éducatifs avec les enfants, faut qu’on fasse une longue promenade chaque jour en poussette, faut qu’on habille les enfants avec des kits différents ET qui matchent chaque jour pour la garderie… Mais tout ça, est-ce vraiment indispensable quand ça déborde de tous bords tous côtés? On voudrait tout faire alors qu’au contraire il faudrait chercher à éliminer le superflu (et c’était une belle liste de superflu ça!).
On a des enfants, normal qu’on n’arrive plus à tout faire aussi bien, rapidement, parfaitement qu’avant. Mais c’est désormais ça notre plus grande obligation. Le reste, c’est… le reste! Concentrons-nous sur l’essentiel et rayons définitivement de la liste ce qu’on n’arrive jamais à faire (c’est  la technique dite du blocage mental. Ça existe? Non? Inventons-la!).
On se met tellement de pression! Ce n’est pas pour rien qu’il faut qu’on pense à soi, faut qu’on se trouve une gardienne fiable, faut qu’on passe plus de temps en couple, faut qu’on trouve le moyen de décrocher, faut qu’on inscrive déjà les enfants au camp de jour, faut qu’on réserve les vacances d’été !
Ah oui, des vacances… parce qu’il faut qu’on relaxe, un jour!

(Z)e liste des oiseaux de malheur à chasser :
Faut qu’on stimule son enfant à chaque seconde.
Faut qu’on fasse du jogging, tout le monde en fait.
Faut qu’on soit des parents patients qui ne perdent jamais leur calme.
Faut qu’on regarde moins la télé.
Faut qu’on soit des amants passionnés tous les jours avec une vie sexuelle torride.
Faut qu’on soit toujours disponibles pour le travail.
Faut qu’on cuisine des repas sains et équilibrés chaque jour.
Faut qu’on visite la famille plus souvent.
Faut qu’on lave le frigo/le four/les fenêtres/les draps…
Faut qu’on coupe le gazon/les fleurs/les cheveux des enfants…
Faut qu’on ramasse le garage.
Faut qu’on organise une fête pour la simili-ado avec ses 8 amies.
Faut qu’on court les « spéciaux » à l’épicerie.
Faut qu’on essaie une nouvelle recette chaque semaine.
Faut qu’on redécore la cour.

mercredi 12 avril 2017

Comment être des parents ordinaires?

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On ne veut pas péter votre bulle, mais les enfants (les vôtres et les nôtres!) sont extraordinaires! (et c’est tant mieux!)

Pourtant, vous en êtes certaine d'avoir accouché d’un génie! Vous en êtes persuadée. Plus le temps file, plus vous en êtes certaine. Vous étalez ses prouesses (des plus insignifiantes aux plus étonnantes) partout : vous compilez des données dans le livre de bébé, vous inondez votre mur Facebook de chacune de ses expériences et étalez son savoir, vous l’inscrivez à 8 cours différents par année pour le stimuler sans relâche, vous faites avec lui d’innombrables bricolages compliqués (votre armoire ressemble à l’entrepôt brico du Dollorama), vous le félicitez pour tout (et sûrement pour rien!). Vous pensez avoir un enfant exceptionnel, c’est normal : vous êtes sa mère. Mais sachez-le bien : votre enfant est ordinaire.

Oh! Ordinaire : le mot vous choque peut-être. Vous avez fait un énorme «pppffft» en disant «Ben, voyons, elles ne connaissent pas MON enfant!» (avec un p’tit air plein de dédain envers nous et notre analyse de bas étage!). Détrompez-vous : c’est génial d’avoir des enfants ordinaires. On ne nivèle pas du tout vers le bas. On vit juste chaque chose en son temps. Et c’est ce qui cloche justement dans la parentalité de nos jours : on veut tout vivre vite, prévoir pour plus tard et s’inquiéter de demain. On a donc besoin de se calmer le gros nerf.

Tous les parents veulent le mieux pour leur enfant, c’est bien normal. Mais est-ce une raison de virer complètement fou avec l’obsession du génie? Il y a des enfants de trois qui apprennent trois langues, sont inscrits à des cours de chant privé à trois ans (riez pas, on a déjà eu à subir le numéro de l’enfant supposément prodige dans un spectacle de fin d’année d’un école de danse-théâtre-musique), sont poussés à patiner… avec leur couche et qui savent écrire tout leur alphabet (et le récite dans les trois langues, évidemment!).

Nos enfants, à trois ans, ils jouaient avec une fausse cuisinière, nous faisaient goûter des fausses pizzas, improvisaient un spectacle de marionnettes, jouaient aux parents avec une flopée de poupées et créaient des bonhommes en pâte à modeler.  Ils s'amusaient comme des enfants de 3 ans. Aujourd'hui, ils savent tous lire, écrire, additionner, multiplier, etc. Ils ne sont pas extraordinaires, mais ils sont eux. Et ça, ça veut dire beaucoup aussi. Ils sont ce qu’ils veulent être. Pas ce qu’on veut qu’ils soient.

L’obsession du génie est d’abord une obsession parentale, un désir qu’on avoue pas de réparer ce qu’on a vécu, colmater un manque ou offrir qu’on n’a jamais eu. Un professeur américain – David McCullough Jr – a écrit un véritable plaidoyer anti-performance. Le titre de son livre : You Are NOT Special. Il s’est inspiré d’un discours qu’il a prononcé à la remise des diplômes de ses étudiants en 2012 dans lequel il les encourage à oser vivre des expériences par eux-mêmes, de suivre leurs intérêts sans rechercher la récompense matérielle, la reconnaissance des pairs, une note sur un examen ou une médaille, non juste pour le feeling que ça procure de faire quelque chose par réelle passion. Le plaisir avant le résultat? C’est un bon principe non?

Pousser nos enfants à devenir des êtres d'exception? Non merci! On clame le retour des enfants-enfants! Ceux qui jouent, qui essaient, qui brisent des trucs, qui osent, qui inventent et qui s’ennuient. Parce que s’ennuyer, c’est avoir de l’espace pour rêver! À vouloir qu’ils soient extraordinaires, on les empêche d’avoir tout simplement du fun. Dépoussiérez vos souvenirs : vous aimiez jouer au ballon-chasseur à l’école, vous vous rappelez le plaisir que vous aviez à jouer, mais vous vous rappelez vraiment des résultats?  Vous vous souvenez du plaisir à monter une pièce de théâtre avec votre classe en 5e année, mais vous rappelez-vous de votre note reçue? 

À bas la pression à exceller, à performer, à se démarquer, à sortir du lot, à être exceptionnel ou «spécial» à tout prix. Elle empêche les jeunes de prendre des chances, des risques, d'oser, de penser et d'agir par eux-même, etc. Et si on redonnait un peu de liberté aux enfants avant  de suivre ses rêves, de faire quelque chose qui le fasse vibrer, de faire des choses petites, mais qui l'aident à se trouver, à se connaître, à s'aimer, à aimer, etc.   

Les enfants ordinaires ont du plaisir et des souvenirs tandis que les enfants extraordinaires ont des «satisfactions» et des résultats.


Comment être des parents ordinaires?
  • Dire «oui» quand notre enfant veut essayer de faire un gâteau tout seul.
  • Laisser ses enfants s’ennuyer en répondant «je ne sais pas moi non plus » à un «Qu’est-ce que je pourrais bien faire?».
  • Arrêter les cours parascolaires pour 6 mois… un an… toujours?
  • Laisser les enfants jouer dehors

vendredi 31 mars 2017

La parentification... ou être l'amie de ses enfants

Non, je ne suis pas l'amie de mes enfants.
Je suis leur mère.

Mais, ça ne m'empêche pas d'avoir du plaisir avec eux, de faire des blagues, d'avoir un paquet d'«insides», de leur parler de mes journées, d'écouter les leurs, de se taquiner, de discuter fort, d'être ironique , de faire des sorties avec eux (sans qu'ils aient honte!), de rire, bref d'avoir du fun (et eux aussi!).

Je n'ai pas besoin de sentir que je suis leur amie. Je n'ai pas besoin d'eux en tant qu'amis. Et c'est très bien ainsi. Surtout, je ne veux pas que mes enfants reçoivent mes confidences au quotidien. Bien sûr, ils savent une grande partie de ma vie, de mon travail, de mes doutes, des hauts et des bas du quotidien ou du boulot, ils prennent part à plusieurs décisions, ils savent ce que j'aime et ce qui me fait dresser le poil sur les bras, etc. Mais ils ne sont pas au centre de tout. Ils ne sont pas les receveurs de toutes mes confidences ni de tous mes questionnements. Ils ne sont pas mes sauveurs.

Selon un article de Slate.fr, la parentification est «le fait de se confier à outrance à son enfant». Un spécialiste explique qu'il y aurait une certaine inversion des rôles et que l'enfant est amené - malgré lui - à devenir responsable d'être là pour ses parents. Et ce serait cette tendance à vouloir être l'ami de nos enfants qui contribuerait à l'apparition de ce nouveau concept.
  
Le débat «oui ou non: être l'amie de ses enfants » se pose encore aujourd'hui. Étonnant, quand même! Pourquoi aurions-nous besoin que nos enfants soient nos amis? On en a déjà des centaines (de trop?) sur Facebook en plus des dizaines (de superflus) sur Instagram. Est-ce parce que «être leur mère» et «avoir du fun avec eux» sont des idées qui, selon nous, ne peuvent coexister? A-t-on encore «peur» que faire de la discipline fait en sorte que nos enfants nous aiment moins?

Peut-on faire, à 17h35,  un speech sur leurs tâches de la maison ou leur attitude de %&?%?&$*& d'ados  (avec des bouts de phrases comme «Tu ramasses ta chambre un point, c'est tout!», «C'est ta tâche, débrouille-toi!» ou «Arrête d'achaler ta soeur tout de suite!») et ensuite se taper sur les cuisses avec eux en écoutant Like moi, à 19h20? Bien sûr! Bien sûr! Non?

Et vous, arrivez-vous à avoir du plaisir avec vos enfants sans pour autant les considérer comme vos amis?



mardi 28 mars 2017

Le ménage? Quel ménage?

Dans chaque maison où vit une famille, on devrait accrocher à l'entrée un petit écriteau sur lequel il serait écrit : « Excusez le bordel, mais, ici, on est occupé à se créer des souvenirs! »(traduction libre de « Excuse the mess, my children are busy making memories here »). Ainsi, tout est clair. Si un invité à envie de passer un commentaire sur le ménage, il peut bien s'étouffer avec.

Fini de s'excuser pour la salle de bain non nettoyée avec une brosse à dents et le top dernier des produits écolos.

Fini de dire « Ah, regarde pas mon plancher, je n'ai pas eu le temps de le laver... »

Fini de s’autocommenter négativement notre chez-soi « Ouin, on n'a pas eu le temps de tout repeindre, mais ça s'en vient! »

Fini l'habitude (néfaste!) de ne pas inviter ses amis parce que notre maison ne rivalise pas avec celles qu'on voit dans les magazines (et qu'on tente de nous faire passer pour la norme!!! Euhhhh?!?!??)

Avec ce petit mémo, on viendrait de chasser tout le stress qu'on se met sur les épaules avec le ménage et le fait que les jouets des enfants envahissent chaque espace de notre maison. Pourquoi a-t-on tant de mal à accepter que le bordel fasse partie de nos vies? Pourquoi lutte-t-on tant pour que tout soit toujours en ordre? Faire du ménage avec des enfants, c'est un peu comme se brosser les dents en mangeant un biscuit Oreo. Réduisez vos standards (au plus sacrant!!) sinon, vous allez manquer de temps. Parce que non, vous ne pourrez pas tout faire. Et vraiment, aimez-vous mieux jouer avec votre enfant, lui lire une histoire, sortir dehors avec lui, écouter un film collé sur lui ou passer la balayeuse?

En devenant parent, on doit accepter les coins ronds, les minous qui vivent sous notre lit aient une espérance plus longue que ceux qui vivent chez nos parents, que des Lego se retrouvent dans votre salle de bain, que votre table de cuisine abrite un zoo, que des livres poussent dans les craques du divan, que votre sacoche soit assez grande pour trimballer 8 petites autos (en plus de tout le reste), que vos bibliothèques soient ultra bourrées de livres de dinosaures entremêlés de bouteilles de gouache et de 3-4 couronnes de princesses, etc.

Bien sûr, vous pouvez essayer plein de trucs pour gérer au minimum le bordel (le mot clé ici est « minimum »!). Allez-y pratico-pratique.
  • Un bac dans chaque pièce pour remettre les jouets qui traînent ( et on fait croire le plus longtemps possible à nos enfants que ramasser, c'est l'fuuuuuuun!)
  • Une tournée familiale 5 minutes avant les bains pour un blitz de ramassage... Au rythme d'une musique entraînante qu'on aime (question de jumeler une tâche plate à une tâche plus plaisante!)
  • Quelques pish-pish de Windex en surface sur les endroits stratégiques suffisent pour créer l’illusion d’une maison propre. Misez sur les odeurs citronnées pour amplifier l’effet de propreté.
  • Les graines sous la table vous exaspèrent? Adoptez un chien gourmand qui ne perd pas son poil (sinon, vous échangerez 4 trente sous pour une piasse).
Et n'oubliez jamais qu'un trip de ménage devrait durer entre 5 et 60 minutes. Après ça, faites autre chose.
Finalement, il reste toujours l'option d'engager quelqu'un qui le fera à votre place! Mais une profonde désensibilisation au ménage est tout de même nécessaire. Parce que vous auriez beau avoir la plus efficace des femmes de ménage, elle ne sera pas là tous les jours et vos enfants n’attendront pas le jour de sa venue pour mettre des miettes sur le plancher. Donc, le programme de désensibilisation comprend des cours et des ateliers comme :

  • Apprendre à marcher de jour comme de nuit sur un plancher potentiellement dangereux (Lire avec des blocs Lego, des micro-objets qui se plantent sous nos pieds, etc.)
  • Comprendre la VRAIE utilité d'une salle de jeux (soit de domper/pousser/garocher les jouets dedans à 20h30 et non, d'en faire un diaporama de photos parfaites sur Instagram) 
  • Récitation commune du mantra « Le ménage du printemps est une pure invention. » 
(Z)e liste des choses qu’on peut faire au lieu du ménage… 
- Rien
- RIEN
- R.I.E.N. 

(avouez que ça ne vous arrive jamais !)

jeudi 9 mars 2017

À boutte... du monde à boutte!

On est en mars. Peut-être que c’est la météo qui joue contre notre humeur, mais là, on vous le dit, on est à veille de pogner les nerfs.

Vous êtes averties.

On est à boutte.

Contre qui? Contre le monde à boutte! Vous avez besoin d’exemples? L’amie qui se plaint tout le temps, la collègue qui peste jour après jour après le trafic (change de job/déménage!), l’autre qui se dit toujours cassé, la belle-mère frustrée par la météo et/ou les bobos (on.ne.peut.rien.y.faire!), le prof qui a l’air bête à chaque matin, l’éducatrice qui a les pieds mouillés et qui a froid, la voisine qui s’insurge contre la ville qui ne ramasse pas les vidanges assez tôt (non, mais on s’en fout!), la madame dans la file à l’épicerie qui chiale contre la caissière qui fait son possible, la copine qui râle contre son chum qui ne fait rien (mais c’est juste pas fait à son goût!), la maman au service de garde qui ne sourit jamais et qui se plaint toujours de ses enfants, le collègue célibataire qui se dit (toujours) si fatigué et qui a donc toujours des mauvaises nuits (euh…?), l’inconnu dans le métro qui essaie d’entamer une conversation avec des « C’est-tu pas effrayant... », la belle-sœur qui chigne contre tout ce qu’elle lu/vu/entendu dans les médias,  etc.

Ok! On peut être à boutte. Ça arrive, c’est sain et il faut en parler. Mais il faut aussi en revenir. Une fois, on est une oreille attentive, on écoute, on remonte le moral. Deux fois, ça passe encore. On compatit même (oui, on est capable!). Trois fois, on commence à se poser des questions, mais on comprend qu’il faut parfois vider notre caca. Mais continuellement, jour après jour? O.N. N’E.N. P.E.U.T. P.U. Pu capable! Pu d’énergie! Pu d’oreilles!

Et ce n’est pas de vivre avec des œillères et refuser de voir la vie telle qu’elle est. Mais on refuse de la voir aussi PIRE qu’elle est.

À trop côtoyer les gens constamment à boutte et négatifs, ça vient évidemment jouer sur notre propre taux d’à bouttisme personnel. Et ça ne nous intéresse pas.

Désolées, mais on s’est fait des barricades. On ne se laisse plus drainer notre énergie avec cela. Mieux encore, nous aussi on a « THE Secret » (Hollywood, on peut vendre nos droits d’adaptation pour un film?) pour combattre l’à bouttisme ambiant! La solution? Un joyeux pied de nez. On déstabilise les as de la baboune et des sourcils froncés par une perspective positive. On leur montre que ça ne nous dérange pas. Il y a toujours une autre façon de voir les choses. Voir le positif avant le négatif.

Oui, il nous arrive d’être à boutte, de chialer, de taper du pied et de pester, mais notre crise finit par passer. Elle est momentanée. Et puis, il y a un paquet de trucs sur lesquels on n’a pas de contrôle. Donc c’est inutile de dépenser de l’énergie à chialer là-dessus.

De plus, il est prouvé que c’est l’influence des parents et leur capacité à être optimiste qui aident les enfants à développer une vision positive dans la vie. Devant un coup dur, une embûche ou un problème, les enfants vont réagir en suivant l’exemple de leurs parents. Si les parents pestent, les enfants vont pester. Si les parents mettent constamment la faute sur les autres, les enfants vont faire comme eux. 

C’est vraiment ce qu’on veut? Pas nous! On a pris le pari de s’amuser! D’avoir du plaisir! De passer par-dessus. De focusser sur tout ce qui va bien dans notre vie. Et d’en profiter... au maximum!!

  • On fait la file à l’épicerie. C’est long? Ouin, pis? On feuillette un magazine ou en planifie dans notre tête notre voyage de rêve.
  • La collègue râle contre le trafic? On lui dit qu’on a découvert un nouvel album de musique formidable. Ça lui aiderait à profiter de ce temps libre.
  • Trop de factures? Ça doit quand même vouloir dire qu’on a les moyens de se gâter (y’a personne qui nous oblige à avoir deux enregistreurs numériques dans la maison!).
  • Notre patron nous énerve? Ça arrive (mais il reste au bureau!) Mais avec notre salaire, on sait qu’on part en vacances chaque été et qu’on peut l’oublier tous les weekends.

 

mercredi 8 mars 2017

Bonne journée de la femme...(Z)imparfaite!




À toutes celles qui ont «crissé» la culpabilité à la poubelle 
 À toutes celles qui sont capables de se dire «à boutte»
À toutes celles qui ne prennent pas le chemin habituel
À toutes celles qui ont pris des détours pour se trouver
À toutes celles qui vont à contre-courant
À toutes celles qui tournent les coins ronds pour avoir plus de temps pour elle
À toutes celles qui refusent de faire pitié
À toutes celles qui avancent
À toutes celles qui ont une repousse, des cernes, mais un sourire
À toutes celles qui ont des rêves
À toutes celles qui font quelque chose pour les réaliser
À toutes celles qui mettent leur switch à off parfois
À toutes celles qui parlent sans gêne
À toutes celles qui gueulent fort des fois
À toutes celles qui pensent tout bas aussi  
À toutes celles qui ont décidé de ranger la balance dans le fin fond du garage pour ne plus qu’un chiffre leur dise si elles sont belles
À toutes celles qui osent
À toutes celles qui se trompent

À toutes elles qui recommencent
À toutes celles qui  tombent, mais qui se relèvent
À toutes celles qui ont décidé de lâcher prise sur un aspect de leur vie
À toutes celles qui ont du «guts», du chien et du caractère (et qui ne s'en excusent pas!)
À toutes celles qui nous bottent le cul quand on est un peu à terre
À toutes celles qui délèguent
À toutes celles qui ne se croient pas indispensables
À toutes celles qui ne sont pas dupes et savent allumer leur détecteur de bullshit
À toutes celles qui ont arrêté d’être gentilles envers tout le monde parce qu’un moment donné, ça va faire!
À toutes celles qui agissent (et non pas besoin de l’avis de 12 personnes différentes avant de prendre une décision)
À toutes celles qui ont comme nouveau mantra « Fuck le ménage, vive la vie»
À toutes celles qui n’ont pas de temps, mais qui en trouvent quand même
À toutes celles qui suivent le gros bon sens plus que les théories trouvées dans les livres
À toutes celles qui se font confiance
À toutes celles qui s’assument (et ne recherchent pas nécessairement les félicitations!)
À toutes celles qui dédramatisent à coups de «Ouain, pis?», «Tant pis» ou de «Pis après?»
À toutes celles qui rient d’elles-mêmes
À toutes celles  qui n'acceptent pas n'importe quoi!  
À toutes celles qui se foutent du jugement des autres (au final, l’essentiel se passe entre nous, notre conscience et notre reflet dans le miroir chaque matin!)
À toutes celles qui ont une longue liste de choses dont elles se contre-foutent
À toutes celles qui savent qu’un verre de vin ne règle pas tout (le lait et l’eau non plus!), mais que ça aide par bout! 
À toutes celles qui disent «non» (sans rien ajouter au bout).
À toutes celles qui se choisissent et qui s'aiment avec douceur...
À toutes celles qui ne lâchent pas.
Mais aussi à celles qui lâchent, parce que... (
complétez avec le titre d'une chanson de Lisa Leblanc ou ce que vous voulez)

Bref à toutes celles qui nous aident à être des (Z)imparfaites assumées et heureuses: merci!

lundi 6 mars 2017

La compétition parentale du «Qui en a fait le plus durant la relâche?»

- Qu'est-ce que vous avez fait durant la relâche?

C'est la question qui sera sur toutes les lèvres ce matin (ou lundi prochain pour ceux qui viennent de débuter la relâche!). Et pas seulement à l'école, mais (surtout) au bureau!

Étonnament, c'est souvent plus les adultes qui ont hâte de pouvoir exhiber ce qu'ils ont fait durant cette semaine de congé. Leur relâche de rêve, leur relâche ultra-pleine, leur relâche productive, leur relâche bien occupée!

  • Qui aura le courage de dire qu'ils n'ont rien fait?
  • Que les enfants ont dormi tard (et qu'eux aussi!). 
  • Qu'on est restés en pyjama au moins pendant 2 jours sans même prendre de douche? 
  • Qu'on a regardé film après film en mangeant des chips? 
  • Qu'on a joué à des jeux niaiseux non éducatifs? 
  • Qu'on a laissé le sac d'école loin de notre vue (et les boîtes à lunch, donc!)? 
  • Qu'on est allé au restaurant parce qu'on n'avait pas envie de cuisiner les 10 plats les plus réconfortants pour la relâche? 
  • Qu'on a même poussé l'audace jusqu'à manger dans des assiettes jetables pour limiter la corvée de vaisselle? 
  • Qu'on n'a pas dépensé un sou parce qu'on a emprunté un tas de livres à la bibli et qu'on s'est échangé des films entre amis? 
  • Qu'on a volontairement refusé des invitations parce que la perspective de se bouger ne nous tentait pas? 
  • Qu'on n'a même pas joué dehors et qu'on n'a pas forcé les enfants à le faire non plus parce que justement, ça ne leur tentait pas! 
  • Qu'on a levé les interdictions? 
  • Qu'on a dit «oui» à un paquet de choses auxquelles on dirait non habituellement? 
  • Qu'on a ouvert une deuxième bouteille de vin le mercredi soir? 
  • Qu'on a versé de la grenadine au fond d'une limonade pour faire des cocktails aux enfants et qu'avec un plat de natchos, on s'est fait croire qu'on était au Mexique (surtout qu'on les dégustait dans un rayon de soleil qui plombait à travers la porte-patio)?

Qui va dire «Bahh! On n'a pas fait grand chose, la semaine passée!» sans éprouver une once d'honte ou de malaise?

Nous!

Et vous, qu'avez-vous fait de votre relâche? Ou plutôt qu'est-ce que vous n'avez PAS fait durant la relâche?



mardi 28 février 2017

Les défis (Z)imparfaits durant la relâche



  • Faire une loooooongue liste, sans vous  censurer, de tout ce que VOUS feriez dans votre relâche toute personnelle.
  • S'arranger pour réaliser au moins 2 items de la dite liste. 
  • Louer trois films aux enfants... pour pouvoir lire au moins un roman, prendre un bain, faire une sieste, etc. 
  • Ne pas cuisiner pendant une journée entière (deux, si possible!) et même si cela implique de dire «hummm, ils sont délicieux vos grilled cheese» ou de faire livrer deux fois du même resto. 
  • Ne fréquenter AUCUN lieu public susceptible d'être remplis d'enfants. 
  • Filtrer les appels (pour ne pas vous retrouver comme le camp de jour de service!)

Et pour vous, une sélection de nos textes, au fil des ans, sur la reâche!

 «Je panique!» : 
Cinq idées pour une journée tranquille à la maison
Une relâche de rêêêêêve!
Tout ce dont je ne veux pas entendre parler pendant la relâche
Toute la vérité sur la relâche!

Cinq suggestions pour se remettre de la relâche


«Je ne sais pas quoi faire!» :
 Cinq idées pour sortir avec les enfants sans se ruiner
 Merci la relâche!

«Je veux rien faire!» : 
Cinq endroits où on n'ira absolument pas durant la relâche
Vivement la relâche... des lunchs!
«Qu’est-ce qu’on fait?»: RIEN!

(dés)organiser la relâche!