vendredi 7 juillet 2017

12 choses dont les enfants ont besoin cet été


Enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin (je sais, je frôle l'hystérie!), l'été! Tout le monde a hâte aux vacances, mais beaucoup de parents se demandent comment passer un été fantastique avec les enfants. De quoi les enfants ont-ils besoin durant l'été? D'un nouveau module de jeux? D'une hélicoptère téléguidée? Nooo way! Voici la liste des 12 choses dont les enfants ont vraiment besoin cet été.

1) La liberté
C'est le temps d'arrêter d'être mère poule et de les laisser jouer au parc seul avec leurs amis, faire du vélo sans nous, aller au dépanneur à pied, etc. Avouez qu'à leur âge, ça faisait bien 3-4 ans que vous y alliez toute seule...

2) L’ennui
Rien faire est un art qui se perd. Parce qu'on a - comme adulte - beaucoup de mal à ne rien faire, on fatigue quand on voit nos enfants tourner en rond en ne sachant pas quoi faire. On redoute le moment fatidique où ils nous diront «C'est plate! Je ne sais pas quoi faire!!». Résistons et répondons simplement «Cherche, tu vas trouver!» et laissons-les se débrouiller. Ils vont trouver. Souvent, au lieu de les laisser s'ennuyer un brin, on les organise... ça suffit!

3) Le choix
L'ennui amène le choix. En pouvant faire des choix (au lieu de subir les nôtres!), les enfants se (re)découvrent. Ils vont retrouver ce qu'ils aiment vraiment faire. Bon, parce qu'il reste encore des trucs à faire dans la maison, on peut leur faire une liste de leur tâche, mais on les laisse décider de quand ils les feront (et nous, on n'a pas le droit de se/les stresser avec ça, à moins qu'on ait mis une heure limite!).

4) Du temps
Du temps en famille... mais pas nécessairement en train de faire la super sortie combo zoo/manège/randonnée pédestre/musée/visite de ferme/vélo (toute dans une journée!). Parfois, juste faire un feu dans la cour, c'est ben correct! Les enfants n'ont jamais le temps de faire ce qu'ils aiment vraiment, alors, si on leur donnait ce cadeau cet été! 

5) La nature 
Les enfants sont en manque de «dehors»: alors, on les met sur la galerie et on ferme la porte-patio. Bon, on peut sortir nous aussi, mais on n'a pas à tout le temps à être autour d'eux à rôder (et potentiellement les entertainer ou les coacher!). On sort prendre l'air aussi. Pas besoin de faire 6 heures de route pour trouver un bout de nature! Et ce, sans techno!

6) Du plaisir  
Du vrai gros fun! Des jeux niaiseux (ça suffit de sortir les maudits jeux éducatifs à tout prix... la seule règle de l'été devrait être: d'avoir du fun!), des concours de grimaces, des journées qu'on étire parce qu'on sent qu'on décroche, etc.

7)La nouveauté   
Rien d'extravagant, juste des trucs nouveaux qu'on ne s'autorise rarement durant le reste de l'année. On essaie une nouvelle crèmerie, un nouveau parc, une nouvelle recette, un nouveau vin (ahh!! Yé!), un nouveau hamac (pourquoi pas!), etc. La nouveauté, c'est pouvoir emprunter 10 nouveaux livres, bandes dessinées ou revues chaque semaine, c'est faire un switch de jeux de société entre deux familles, c'est coucher dehors dans une tente dans la cour, etc.

8) Du repos
Ça suffit les horaires de fou! Dès qu'on peut, on leur permet de se lever plus tard (et de se coucher plus tard!), de faire des siestes, de fouérrer sans gêne, de s'écraser avec un livre ou même de regarder deux films de suite. Ouain pis? Ils ne feront pas que ça de leur été. Les enfants ont besoin de décrocher, de se vider le cerveau, etc.

9) Du silence
De temps en temps, on habitue les enfants au silence: pas de jeux vidéo en sourdine ni de musique (même pas dans leurs écouteurs) ni la télé ouverte en permanence: juste... rien!

10) Des permissions
C'est tellement le temps de déroger de la routine. De dire «oui» quand, habituellement, on dit non. De faire des folies! D'oublier d'être sérieux. En fait, c'est mettre le plaisir au premier rang! Et cette règle est tout aussi bonne pour nous: on dit «oui» à une 2e bouteille de rosé un mardi soir après avoir commandé une pizza chez des amis où on était arrêté «juste deux minutes» pour déposer le chandail qu'un de leur enfant a oublié chez nous, à un après-midi sur la chaise longue au lieu de repeinturer la galerie comme prévu, à un souper au resto, à une invitation spontanée, etc.

11) De l'espace
On arrête d'être des hélicoptères qui tournent autour des enfants et qui surveillent s'ils font quelque chose. On devrait leur laisser du lousse un peu (beaucoup?). On déclare que leur chambre peut ressembler à ce qu'ils veulent pour l'été. Qu'ils y fassent (ou non) le ménage, on s'en balance. Du coup, ils vont se réapproprier cet espace, s'inventer plus de jeux et nous, on ne s'en fera pas avec l'allure de leur antre.

12) La paix
La sainte paix! Ça ne veut pas dire de ne rien faire avec eux, mais seulement de juste être là pour les écouter et de les regarder aller au lieu d'être au devant à les tirer d'un bord et de l'autre. Faire le plein de souvenirs en les regardant s'amuser, embarquer dans leurs jeux, mais pas prendre le contrôle. Juste être là.

** Ceci est un texte originalement publié en juin 2015. Mais il est toujours aussi pertinent. 

mardi 18 avril 2017

La chasse aux «faucons»: notre (seul) sport préféré

Ahhh la chasse aux faucons! Quelle activité plaisante! En fait, c'est notre (seul) sport préféré.

Aaaaah les listes de choses à faire! Vous en avez, on est certaines. Sans elles, on serait plus que perdues  (désorganisées, Alzheimer, dans un trou noir…) mais le problème, c’est qu’elles ne viennent jamais seules. Non, elles se déclinent en un paquet de listes d’obligations plates... Attendez, prenez une gorgée et lisez. Vous allez comprendre qu’elles sont les listes nocives qu’on doit éliminer de nos vies…

--- Il y a la liste des choses qu’il faut qu’on fasse absolument cette année (généralement, elle contient la moitié des choses qu’on a finies par ne pas faire l’année précédente).
--- Il y a la liste de choses qu’il faut qu’on fasse durant la semaine (faut qu’on aille à la rencontre de parents, faut qu’on aille faire le changement d’huile au garage, faut qu’on emmène le plus petit chez le coiffeur).
--- Celle des choses à faire le weekend (nos deux seuls mini-jours de «congé »!) qui contient toujours quelques transferts de la semaine (faut qu’on aille au cours de natation, faut qu’on aille à la pharmacie, faut qu’on fasse une grosse épicerie avec plein de collations en réserve, faut qu’on aille acheter des nouveaux souliers pour l’édu, faut qu’on passe voir les beaux-parents, faut qu’on emmène vraiment le plus petit chez le dentiste).
On est tellement occupés avec les obligations de gestion de la vie quotidienne qu’on finit par se sentir coupables de faillir à nos obligations de base en tant que parent et là, ça repart : faut qu’on lise plus souvent d’histoires au plus petit, faut qu’on fasse plus de sport avec le plus grand, faut qu’on apprenne à cuisiner aux enfants, faut qu’on arrête d’être trop parents-poules, faut qu’on inscrive les enfants à des cours de skis/danse/théâtre/piano/natation, faut qu’on pratique plus souvent les tables de multiplication, faut qu’on bricole plus avec les enfants (la liste est in-fi-nie!).

Sans compter les obligations domestiques… Faut qu’on lave les fenêtres, faut qu’on repeinture le salon, faut qu’on transfert le plus petit dans un lit, faut qu’on répare la clôture, faut qu’on achète un deuxième frigo, faut qu’on débouche le bain (la liste est encore plus infinie!).
Tous ces «faucons» nous créent des stress inutiles et font spinner notre hamster jour et nuit. On reporte nos tâches imposées de liste en liste et on vit de la frustration à force de ne rien rayer. Faut qu’on passe à travers notre liste! (et un stress de plus!) Mais ce n’est pas tant la liste le problème (sans elle, on n’en finirait plus de se répéter nos «faucons» pour ne rien oublier), le vrai problème, c’est le manque de temps. Celui qu’on se crée nous-mêmes en surchargeant notre agenda à la limite de l’humainement possible. Et puis, quand on dit un «faucon», on est bien loin de «j'ai envie de...». On se crée des obligations, on se rajoute des trucs sur notre liste, on se stresse. Bien sûr, certains faucons sont inévitables. Mais on s'en débarrasse le plus vite possible. On trouve des façons de tourner quelques coins ronds (oui, c'est possible!). On délègue (sans jeter un oeil sur la manière que c'est fait!). On se donne une limite: on fait un blitz de ménage entre 10h et 11h samedi matin et on n'en parle plus après (autrement, on laisse le faucon trainé et il perturbe tout notre weekend! Vaut mieux circonscrire notre faucon dans un temps limité!). On le double d'un bonheur bien mérité («On va à ce rendez-vous à la banque qui ne nous tente pas, mais au retour, on arrête se chercher un bon café!». Eh oui, les récompenses, ça marche aussi pour nous!!). 
On se crée des obligations: faut qu’on mange deux sortes de légumes à chaque repas, faut qu’on fasse des purées maison, faut qu’on joue à des jeux éducatifs avec les enfants, faut qu’on fasse une longue promenade chaque jour en poussette, faut qu’on habille les enfants avec des kits différents ET qui matchent chaque jour pour la garderie… Mais tout ça, est-ce vraiment indispensable quand ça déborde de tous bords tous côtés? On voudrait tout faire alors qu’au contraire il faudrait chercher à éliminer le superflu (et c’était une belle liste de superflu ça!).
On a des enfants, normal qu’on n’arrive plus à tout faire aussi bien, rapidement, parfaitement qu’avant. Mais c’est désormais ça notre plus grande obligation. Le reste, c’est… le reste! Concentrons-nous sur l’essentiel et rayons définitivement de la liste ce qu’on n’arrive jamais à faire (c’est  la technique dite du blocage mental. Ça existe? Non? Inventons-la!).
On se met tellement de pression! Ce n’est pas pour rien qu’il faut qu’on pense à soi, faut qu’on se trouve une gardienne fiable, faut qu’on passe plus de temps en couple, faut qu’on trouve le moyen de décrocher, faut qu’on inscrive déjà les enfants au camp de jour, faut qu’on réserve les vacances d’été !
Ah oui, des vacances… parce qu’il faut qu’on relaxe, un jour!

(Z)e liste des oiseaux de malheur à chasser :
Faut qu’on stimule son enfant à chaque seconde.
Faut qu’on fasse du jogging, tout le monde en fait.
Faut qu’on soit des parents patients qui ne perdent jamais leur calme.
Faut qu’on regarde moins la télé.
Faut qu’on soit des amants passionnés tous les jours avec une vie sexuelle torride.
Faut qu’on soit toujours disponibles pour le travail.
Faut qu’on cuisine des repas sains et équilibrés chaque jour.
Faut qu’on visite la famille plus souvent.
Faut qu’on lave le frigo/le four/les fenêtres/les draps…
Faut qu’on coupe le gazon/les fleurs/les cheveux des enfants…
Faut qu’on ramasse le garage.
Faut qu’on organise une fête pour la simili-ado avec ses 8 amies.
Faut qu’on court les « spéciaux » à l’épicerie.
Faut qu’on essaie une nouvelle recette chaque semaine.
Faut qu’on redécore la cour.

mercredi 12 avril 2017

Comment être des parents ordinaires?

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On ne veut pas péter votre bulle, mais les enfants (les vôtres et les nôtres!) sont extraordinaires! (et c’est tant mieux!)

Pourtant, vous en êtes certaine d'avoir accouché d’un génie! Vous en êtes persuadée. Plus le temps file, plus vous en êtes certaine. Vous étalez ses prouesses (des plus insignifiantes aux plus étonnantes) partout : vous compilez des données dans le livre de bébé, vous inondez votre mur Facebook de chacune de ses expériences et étalez son savoir, vous l’inscrivez à 8 cours différents par année pour le stimuler sans relâche, vous faites avec lui d’innombrables bricolages compliqués (votre armoire ressemble à l’entrepôt brico du Dollorama), vous le félicitez pour tout (et sûrement pour rien!). Vous pensez avoir un enfant exceptionnel, c’est normal : vous êtes sa mère. Mais sachez-le bien : votre enfant est ordinaire.

Oh! Ordinaire : le mot vous choque peut-être. Vous avez fait un énorme «pppffft» en disant «Ben, voyons, elles ne connaissent pas MON enfant!» (avec un p’tit air plein de dédain envers nous et notre analyse de bas étage!). Détrompez-vous : c’est génial d’avoir des enfants ordinaires. On ne nivèle pas du tout vers le bas. On vit juste chaque chose en son temps. Et c’est ce qui cloche justement dans la parentalité de nos jours : on veut tout vivre vite, prévoir pour plus tard et s’inquiéter de demain. On a donc besoin de se calmer le gros nerf.

Tous les parents veulent le mieux pour leur enfant, c’est bien normal. Mais est-ce une raison de virer complètement fou avec l’obsession du génie? Il y a des enfants de trois qui apprennent trois langues, sont inscrits à des cours de chant privé à trois ans (riez pas, on a déjà eu à subir le numéro de l’enfant supposément prodige dans un spectacle de fin d’année d’un école de danse-théâtre-musique), sont poussés à patiner… avec leur couche et qui savent écrire tout leur alphabet (et le récite dans les trois langues, évidemment!).

Nos enfants, à trois ans, ils jouaient avec une fausse cuisinière, nous faisaient goûter des fausses pizzas, improvisaient un spectacle de marionnettes, jouaient aux parents avec une flopée de poupées et créaient des bonhommes en pâte à modeler.  Ils s'amusaient comme des enfants de 3 ans. Aujourd'hui, ils savent tous lire, écrire, additionner, multiplier, etc. Ils ne sont pas extraordinaires, mais ils sont eux. Et ça, ça veut dire beaucoup aussi. Ils sont ce qu’ils veulent être. Pas ce qu’on veut qu’ils soient.

L’obsession du génie est d’abord une obsession parentale, un désir qu’on avoue pas de réparer ce qu’on a vécu, colmater un manque ou offrir qu’on n’a jamais eu. Un professeur américain – David McCullough Jr – a écrit un véritable plaidoyer anti-performance. Le titre de son livre : You Are NOT Special. Il s’est inspiré d’un discours qu’il a prononcé à la remise des diplômes de ses étudiants en 2012 dans lequel il les encourage à oser vivre des expériences par eux-mêmes, de suivre leurs intérêts sans rechercher la récompense matérielle, la reconnaissance des pairs, une note sur un examen ou une médaille, non juste pour le feeling que ça procure de faire quelque chose par réelle passion. Le plaisir avant le résultat? C’est un bon principe non?

Pousser nos enfants à devenir des êtres d'exception? Non merci! On clame le retour des enfants-enfants! Ceux qui jouent, qui essaient, qui brisent des trucs, qui osent, qui inventent et qui s’ennuient. Parce que s’ennuyer, c’est avoir de l’espace pour rêver! À vouloir qu’ils soient extraordinaires, on les empêche d’avoir tout simplement du fun. Dépoussiérez vos souvenirs : vous aimiez jouer au ballon-chasseur à l’école, vous vous rappelez le plaisir que vous aviez à jouer, mais vous vous rappelez vraiment des résultats?  Vous vous souvenez du plaisir à monter une pièce de théâtre avec votre classe en 5e année, mais vous rappelez-vous de votre note reçue? 

À bas la pression à exceller, à performer, à se démarquer, à sortir du lot, à être exceptionnel ou «spécial» à tout prix. Elle empêche les jeunes de prendre des chances, des risques, d'oser, de penser et d'agir par eux-même, etc. Et si on redonnait un peu de liberté aux enfants avant  de suivre ses rêves, de faire quelque chose qui le fasse vibrer, de faire des choses petites, mais qui l'aident à se trouver, à se connaître, à s'aimer, à aimer, etc.   

Les enfants ordinaires ont du plaisir et des souvenirs tandis que les enfants extraordinaires ont des «satisfactions» et des résultats.


Comment être des parents ordinaires?
  • Dire «oui» quand notre enfant veut essayer de faire un gâteau tout seul.
  • Laisser ses enfants s’ennuyer en répondant «je ne sais pas moi non plus » à un «Qu’est-ce que je pourrais bien faire?».
  • Arrêter les cours parascolaires pour 6 mois… un an… toujours?
  • Laisser les enfants jouer dehors

vendredi 31 mars 2017

La parentification... ou être l'amie de ses enfants

Non, je ne suis pas l'amie de mes enfants.
Je suis leur mère.

Mais, ça ne m'empêche pas d'avoir du plaisir avec eux, de faire des blagues, d'avoir un paquet d'«insides», de leur parler de mes journées, d'écouter les leurs, de se taquiner, de discuter fort, d'être ironique , de faire des sorties avec eux (sans qu'ils aient honte!), de rire, bref d'avoir du fun (et eux aussi!).

Je n'ai pas besoin de sentir que je suis leur amie. Je n'ai pas besoin d'eux en tant qu'amis. Et c'est très bien ainsi. Surtout, je ne veux pas que mes enfants reçoivent mes confidences au quotidien. Bien sûr, ils savent une grande partie de ma vie, de mon travail, de mes doutes, des hauts et des bas du quotidien ou du boulot, ils prennent part à plusieurs décisions, ils savent ce que j'aime et ce qui me fait dresser le poil sur les bras, etc. Mais ils ne sont pas au centre de tout. Ils ne sont pas les receveurs de toutes mes confidences ni de tous mes questionnements. Ils ne sont pas mes sauveurs.

Selon un article de Slate.fr, la parentification est «le fait de se confier à outrance à son enfant». Un spécialiste explique qu'il y aurait une certaine inversion des rôles et que l'enfant est amené - malgré lui - à devenir responsable d'être là pour ses parents. Et ce serait cette tendance à vouloir être l'ami de nos enfants qui contribuerait à l'apparition de ce nouveau concept.
  
Le débat «oui ou non: être l'amie de ses enfants » se pose encore aujourd'hui. Étonnant, quand même! Pourquoi aurions-nous besoin que nos enfants soient nos amis? On en a déjà des centaines (de trop?) sur Facebook en plus des dizaines (de superflus) sur Instagram. Est-ce parce que «être leur mère» et «avoir du fun avec eux» sont des idées qui, selon nous, ne peuvent coexister? A-t-on encore «peur» que faire de la discipline fait en sorte que nos enfants nous aiment moins?

Peut-on faire, à 17h35,  un speech sur leurs tâches de la maison ou leur attitude de %&?%?&$*& d'ados  (avec des bouts de phrases comme «Tu ramasses ta chambre un point, c'est tout!», «C'est ta tâche, débrouille-toi!» ou «Arrête d'achaler ta soeur tout de suite!») et ensuite se taper sur les cuisses avec eux en écoutant Like moi, à 19h20? Bien sûr! Bien sûr! Non?

Et vous, arrivez-vous à avoir du plaisir avec vos enfants sans pour autant les considérer comme vos amis?



mardi 28 mars 2017

Le ménage? Quel ménage?

Dans chaque maison où vit une famille, on devrait accrocher à l'entrée un petit écriteau sur lequel il serait écrit : « Excusez le bordel, mais, ici, on est occupé à se créer des souvenirs! »(traduction libre de « Excuse the mess, my children are busy making memories here »). Ainsi, tout est clair. Si un invité à envie de passer un commentaire sur le ménage, il peut bien s'étouffer avec.

Fini de s'excuser pour la salle de bain non nettoyée avec une brosse à dents et le top dernier des produits écolos.

Fini de dire « Ah, regarde pas mon plancher, je n'ai pas eu le temps de le laver... »

Fini de s’autocommenter négativement notre chez-soi « Ouin, on n'a pas eu le temps de tout repeindre, mais ça s'en vient! »

Fini l'habitude (néfaste!) de ne pas inviter ses amis parce que notre maison ne rivalise pas avec celles qu'on voit dans les magazines (et qu'on tente de nous faire passer pour la norme!!! Euhhhh?!?!??)

Avec ce petit mémo, on viendrait de chasser tout le stress qu'on se met sur les épaules avec le ménage et le fait que les jouets des enfants envahissent chaque espace de notre maison. Pourquoi a-t-on tant de mal à accepter que le bordel fasse partie de nos vies? Pourquoi lutte-t-on tant pour que tout soit toujours en ordre? Faire du ménage avec des enfants, c'est un peu comme se brosser les dents en mangeant un biscuit Oreo. Réduisez vos standards (au plus sacrant!!) sinon, vous allez manquer de temps. Parce que non, vous ne pourrez pas tout faire. Et vraiment, aimez-vous mieux jouer avec votre enfant, lui lire une histoire, sortir dehors avec lui, écouter un film collé sur lui ou passer la balayeuse?

En devenant parent, on doit accepter les coins ronds, les minous qui vivent sous notre lit aient une espérance plus longue que ceux qui vivent chez nos parents, que des Lego se retrouvent dans votre salle de bain, que votre table de cuisine abrite un zoo, que des livres poussent dans les craques du divan, que votre sacoche soit assez grande pour trimballer 8 petites autos (en plus de tout le reste), que vos bibliothèques soient ultra bourrées de livres de dinosaures entremêlés de bouteilles de gouache et de 3-4 couronnes de princesses, etc.

Bien sûr, vous pouvez essayer plein de trucs pour gérer au minimum le bordel (le mot clé ici est « minimum »!). Allez-y pratico-pratique.
  • Un bac dans chaque pièce pour remettre les jouets qui traînent ( et on fait croire le plus longtemps possible à nos enfants que ramasser, c'est l'fuuuuuuun!)
  • Une tournée familiale 5 minutes avant les bains pour un blitz de ramassage... Au rythme d'une musique entraînante qu'on aime (question de jumeler une tâche plate à une tâche plus plaisante!)
  • Quelques pish-pish de Windex en surface sur les endroits stratégiques suffisent pour créer l’illusion d’une maison propre. Misez sur les odeurs citronnées pour amplifier l’effet de propreté.
  • Les graines sous la table vous exaspèrent? Adoptez un chien gourmand qui ne perd pas son poil (sinon, vous échangerez 4 trente sous pour une piasse).
Et n'oubliez jamais qu'un trip de ménage devrait durer entre 5 et 60 minutes. Après ça, faites autre chose.
Finalement, il reste toujours l'option d'engager quelqu'un qui le fera à votre place! Mais une profonde désensibilisation au ménage est tout de même nécessaire. Parce que vous auriez beau avoir la plus efficace des femmes de ménage, elle ne sera pas là tous les jours et vos enfants n’attendront pas le jour de sa venue pour mettre des miettes sur le plancher. Donc, le programme de désensibilisation comprend des cours et des ateliers comme :

  • Apprendre à marcher de jour comme de nuit sur un plancher potentiellement dangereux (Lire avec des blocs Lego, des micro-objets qui se plantent sous nos pieds, etc.)
  • Comprendre la VRAIE utilité d'une salle de jeux (soit de domper/pousser/garocher les jouets dedans à 20h30 et non, d'en faire un diaporama de photos parfaites sur Instagram) 
  • Récitation commune du mantra « Le ménage du printemps est une pure invention. » 
(Z)e liste des choses qu’on peut faire au lieu du ménage… 
- Rien
- RIEN
- R.I.E.N. 

(avouez que ça ne vous arrive jamais !)

jeudi 9 mars 2017

À boutte... du monde à boutte!

On est en mars. Peut-être que c’est la météo qui joue contre notre humeur, mais là, on vous le dit, on est à veille de pogner les nerfs.

Vous êtes averties.

On est à boutte.

Contre qui? Contre le monde à boutte! Vous avez besoin d’exemples? L’amie qui se plaint tout le temps, la collègue qui peste jour après jour après le trafic (change de job/déménage!), l’autre qui se dit toujours cassé, la belle-mère frustrée par la météo et/ou les bobos (on.ne.peut.rien.y.faire!), le prof qui a l’air bête à chaque matin, l’éducatrice qui a les pieds mouillés et qui a froid, la voisine qui s’insurge contre la ville qui ne ramasse pas les vidanges assez tôt (non, mais on s’en fout!), la madame dans la file à l’épicerie qui chiale contre la caissière qui fait son possible, la copine qui râle contre son chum qui ne fait rien (mais c’est juste pas fait à son goût!), la maman au service de garde qui ne sourit jamais et qui se plaint toujours de ses enfants, le collègue célibataire qui se dit (toujours) si fatigué et qui a donc toujours des mauvaises nuits (euh…?), l’inconnu dans le métro qui essaie d’entamer une conversation avec des « C’est-tu pas effrayant... », la belle-sœur qui chigne contre tout ce qu’elle lu/vu/entendu dans les médias,  etc.

Ok! On peut être à boutte. Ça arrive, c’est sain et il faut en parler. Mais il faut aussi en revenir. Une fois, on est une oreille attentive, on écoute, on remonte le moral. Deux fois, ça passe encore. On compatit même (oui, on est capable!). Trois fois, on commence à se poser des questions, mais on comprend qu’il faut parfois vider notre caca. Mais continuellement, jour après jour? O.N. N’E.N. P.E.U.T. P.U. Pu capable! Pu d’énergie! Pu d’oreilles!

Et ce n’est pas de vivre avec des œillères et refuser de voir la vie telle qu’elle est. Mais on refuse de la voir aussi PIRE qu’elle est.

À trop côtoyer les gens constamment à boutte et négatifs, ça vient évidemment jouer sur notre propre taux d’à bouttisme personnel. Et ça ne nous intéresse pas.

Désolées, mais on s’est fait des barricades. On ne se laisse plus drainer notre énergie avec cela. Mieux encore, nous aussi on a « THE Secret » (Hollywood, on peut vendre nos droits d’adaptation pour un film?) pour combattre l’à bouttisme ambiant! La solution? Un joyeux pied de nez. On déstabilise les as de la baboune et des sourcils froncés par une perspective positive. On leur montre que ça ne nous dérange pas. Il y a toujours une autre façon de voir les choses. Voir le positif avant le négatif.

Oui, il nous arrive d’être à boutte, de chialer, de taper du pied et de pester, mais notre crise finit par passer. Elle est momentanée. Et puis, il y a un paquet de trucs sur lesquels on n’a pas de contrôle. Donc c’est inutile de dépenser de l’énergie à chialer là-dessus.

De plus, il est prouvé que c’est l’influence des parents et leur capacité à être optimiste qui aident les enfants à développer une vision positive dans la vie. Devant un coup dur, une embûche ou un problème, les enfants vont réagir en suivant l’exemple de leurs parents. Si les parents pestent, les enfants vont pester. Si les parents mettent constamment la faute sur les autres, les enfants vont faire comme eux. 

C’est vraiment ce qu’on veut? Pas nous! On a pris le pari de s’amuser! D’avoir du plaisir! De passer par-dessus. De focusser sur tout ce qui va bien dans notre vie. Et d’en profiter... au maximum!!

  • On fait la file à l’épicerie. C’est long? Ouin, pis? On feuillette un magazine ou en planifie dans notre tête notre voyage de rêve.
  • La collègue râle contre le trafic? On lui dit qu’on a découvert un nouvel album de musique formidable. Ça lui aiderait à profiter de ce temps libre.
  • Trop de factures? Ça doit quand même vouloir dire qu’on a les moyens de se gâter (y’a personne qui nous oblige à avoir deux enregistreurs numériques dans la maison!).
  • Notre patron nous énerve? Ça arrive (mais il reste au bureau!) Mais avec notre salaire, on sait qu’on part en vacances chaque été et qu’on peut l’oublier tous les weekends.

 

mercredi 8 mars 2017

Bonne journée de la femme...(Z)imparfaite!




À toutes celles qui ont «crissé» la culpabilité à la poubelle 
 À toutes celles qui sont capables de se dire «à boutte»
À toutes celles qui ne prennent pas le chemin habituel
À toutes celles qui ont pris des détours pour se trouver
À toutes celles qui vont à contre-courant
À toutes celles qui tournent les coins ronds pour avoir plus de temps pour elle
À toutes celles qui refusent de faire pitié
À toutes celles qui avancent
À toutes celles qui ont une repousse, des cernes, mais un sourire
À toutes celles qui ont des rêves
À toutes celles qui font quelque chose pour les réaliser
À toutes celles qui mettent leur switch à off parfois
À toutes celles qui parlent sans gêne
À toutes celles qui gueulent fort des fois
À toutes celles qui pensent tout bas aussi  
À toutes celles qui ont décidé de ranger la balance dans le fin fond du garage pour ne plus qu’un chiffre leur dise si elles sont belles
À toutes celles qui osent
À toutes celles qui se trompent

À toutes elles qui recommencent
À toutes celles qui  tombent, mais qui se relèvent
À toutes celles qui ont décidé de lâcher prise sur un aspect de leur vie
À toutes celles qui ont du «guts», du chien et du caractère (et qui ne s'en excusent pas!)
À toutes celles qui nous bottent le cul quand on est un peu à terre
À toutes celles qui délèguent
À toutes celles qui ne se croient pas indispensables
À toutes celles qui ne sont pas dupes et savent allumer leur détecteur de bullshit
À toutes celles qui ont arrêté d’être gentilles envers tout le monde parce qu’un moment donné, ça va faire!
À toutes celles qui agissent (et non pas besoin de l’avis de 12 personnes différentes avant de prendre une décision)
À toutes celles qui ont comme nouveau mantra « Fuck le ménage, vive la vie»
À toutes celles qui n’ont pas de temps, mais qui en trouvent quand même
À toutes celles qui suivent le gros bon sens plus que les théories trouvées dans les livres
À toutes celles qui se font confiance
À toutes celles qui s’assument (et ne recherchent pas nécessairement les félicitations!)
À toutes celles qui dédramatisent à coups de «Ouain, pis?», «Tant pis» ou de «Pis après?»
À toutes celles qui rient d’elles-mêmes
À toutes celles  qui n'acceptent pas n'importe quoi!  
À toutes celles qui se foutent du jugement des autres (au final, l’essentiel se passe entre nous, notre conscience et notre reflet dans le miroir chaque matin!)
À toutes celles qui ont une longue liste de choses dont elles se contre-foutent
À toutes celles qui savent qu’un verre de vin ne règle pas tout (le lait et l’eau non plus!), mais que ça aide par bout! 
À toutes celles qui disent «non» (sans rien ajouter au bout).
À toutes celles qui se choisissent et qui s'aiment avec douceur...
À toutes celles qui ne lâchent pas.
Mais aussi à celles qui lâchent, parce que... (
complétez avec le titre d'une chanson de Lisa Leblanc ou ce que vous voulez)

Bref à toutes celles qui nous aident à être des (Z)imparfaites assumées et heureuses: merci!

lundi 6 mars 2017

La compétition parentale du «Qui en a fait le plus durant la relâche?»

- Qu'est-ce que vous avez fait durant la relâche?

C'est la question qui sera sur toutes les lèvres ce matin (ou lundi prochain pour ceux qui viennent de débuter la relâche!). Et pas seulement à l'école, mais (surtout) au bureau!

Étonnament, c'est souvent plus les adultes qui ont hâte de pouvoir exhiber ce qu'ils ont fait durant cette semaine de congé. Leur relâche de rêve, leur relâche ultra-pleine, leur relâche productive, leur relâche bien occupée!

  • Qui aura le courage de dire qu'ils n'ont rien fait?
  • Que les enfants ont dormi tard (et qu'eux aussi!). 
  • Qu'on est restés en pyjama au moins pendant 2 jours sans même prendre de douche? 
  • Qu'on a regardé film après film en mangeant des chips? 
  • Qu'on a joué à des jeux niaiseux non éducatifs? 
  • Qu'on a laissé le sac d'école loin de notre vue (et les boîtes à lunch, donc!)? 
  • Qu'on est allé au restaurant parce qu'on n'avait pas envie de cuisiner les 10 plats les plus réconfortants pour la relâche? 
  • Qu'on a même poussé l'audace jusqu'à manger dans des assiettes jetables pour limiter la corvée de vaisselle? 
  • Qu'on n'a pas dépensé un sou parce qu'on a emprunté un tas de livres à la bibli et qu'on s'est échangé des films entre amis? 
  • Qu'on a volontairement refusé des invitations parce que la perspective de se bouger ne nous tentait pas? 
  • Qu'on n'a même pas joué dehors et qu'on n'a pas forcé les enfants à le faire non plus parce que justement, ça ne leur tentait pas! 
  • Qu'on a levé les interdictions? 
  • Qu'on a dit «oui» à un paquet de choses auxquelles on dirait non habituellement? 
  • Qu'on a ouvert une deuxième bouteille de vin le mercredi soir? 
  • Qu'on a versé de la grenadine au fond d'une limonade pour faire des cocktails aux enfants et qu'avec un plat de natchos, on s'est fait croire qu'on était au Mexique (surtout qu'on les dégustait dans un rayon de soleil qui plombait à travers la porte-patio)?

Qui va dire «Bahh! On n'a pas fait grand chose, la semaine passée!» sans éprouver une once d'honte ou de malaise?

Nous!

Et vous, qu'avez-vous fait de votre relâche? Ou plutôt qu'est-ce que vous n'avez PAS fait durant la relâche?



mardi 28 février 2017

Les défis (Z)imparfaits durant la relâche



  • Faire une loooooongue liste, sans vous  censurer, de tout ce que VOUS feriez dans votre relâche toute personnelle.
  • S'arranger pour réaliser au moins 2 items de la dite liste. 
  • Louer trois films aux enfants... pour pouvoir lire au moins un roman, prendre un bain, faire une sieste, etc. 
  • Ne pas cuisiner pendant une journée entière (deux, si possible!) et même si cela implique de dire «hummm, ils sont délicieux vos grilled cheese» ou de faire livrer deux fois du même resto. 
  • Ne fréquenter AUCUN lieu public susceptible d'être remplis d'enfants. 
  • Filtrer les appels (pour ne pas vous retrouver comme le camp de jour de service!)

Et pour vous, une sélection de nos textes, au fil des ans, sur la reâche!

 «Je panique!» : 
Cinq idées pour une journée tranquille à la maison
Une relâche de rêêêêêve!
Tout ce dont je ne veux pas entendre parler pendant la relâche
Toute la vérité sur la relâche!

Cinq suggestions pour se remettre de la relâche


«Je ne sais pas quoi faire!» :
 Cinq idées pour sortir avec les enfants sans se ruiner
 Merci la relâche!

«Je veux rien faire!» : 
Cinq endroits où on n'ira absolument pas durant la relâche
Vivement la relâche... des lunchs!
«Qu’est-ce qu’on fait?»: RIEN!

(dés)organiser la relâche!





     

lundi 27 février 2017

10 signes que vous avez besoin d’une relâche... pour adultes

  • Vous fredonnez le thème d'une émission d'enfants au travail.
  • Vous vous endormez avant les enfants.
  • Vous avez envie de tout jeter dans la maison pour faire un ménage rapide. 
  • Vous ne vous rappelez plus de votre dernière nuit complète de sommeil (on parle plus que 4 heures... consécutives!).
  • Vous pouvez louer TOUS les films dans la section «nouveautés».... vous n'avez rien vu depuis deux ans!
  • Vous vous sentez dans un SPM constant (et fulgurant!).
  • Vous avez des boutons/mal de tête/démangeaisons/mal partout...
  • Votre fond d'écran comprend soit un palmier, un coucher de soleil ou une plage (ou l'ensemble de ces réponses!)
  • Vous appliquez du cache-cerne... jusque sur votre menton! 
  • 95% des gens vous tapent sur les nerfs (ou plus!) 

samedi 18 février 2017

Le plaisir d'être parent

Le plaisir. Savoir ce qu'on veut. Le trouver. Le faire. Le vivre. On entend peu ce discours quand vient le temps d'aborder la parentalité.

Puis, on tombe sur un extrait qu'on aime dans un article. On se dit «Et voilà!». Mon dernier coup de coeur trouvé sur Slate.fr dans le texte Les enfants sont intelligents, et c'est génial d'être parent:

«Il est bon de s'en rappeler lorsque on est pris dans le tourbillon des doubles journées. Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas fait des enfants pour savoir si je pouvais me faire obéir/comprendre et tester ma capacité à encaisser l'absence de sommeil (mauvaise)... Pas plus que pour m’interroger sur l’allaitement, le biberon ou la nourriture équilibrée (mais j’ai passé du temps à m’interroger) car, au fond, ce n'est le plus intéressant. J’ai fait des enfants portée par cet obscur besoin de me reproduire, par amour (oui, comme beaucoup de gens) mais aussi parce que je pense que les enfants sont des vraiment gens intéressants. Et les éduquer, c'est stimulant.»

Oui, les enfants sont des gens intéressants. C'est ça qu'il faut dire et répéter. Oui, les voir grandir (et les accompagner!), c'est stimulant! Déstabilisant, souvent, mais vraiment plaisant! C'est loin d'être plate même si ce n'est pas jojo tous les jours. C'est tisser quelque chose qui enveloppe quelque chose de plus grand que nous. 

Non, je n'ai pas fait des enfants pour me faire de nouveaux amis en allant les chercher à la garderie ou à l'école / pour jeter mon contrôle sur quelqu'un / me faire aimer inconditionnellement (quoiqu'à l'adolescence, on oublie ça!... et c'est très bien ainsi!)  / faire de belles photos sur Instagram / éplucher des manuels sur l'alimentation et m'imposer des règles folles / faire comme les autres / etc. J'ai eu envie d'avoir des enfants parce que  je savais que ce serait l'fun. Je n'ai jamais pensé que ce serait facile, mais je n'ai jamais pensé que ce serait insurmontable.

Il n'y a rien de banal à éduquer et stimuler un enfant. Oui, élever un enfant et lui faire découvrir le monde (pas des voyages, nécessairement, mais aussi des connaissances) réveille notre propre cerveau. Ils ont des choses à dire. Ils veulent apprendre. Ils confrontent nos idées. Ils exposent les leurs. Et surtout avec des ados. Parfois, comme tous les parents, j'aurais envie de trouver l'interrupteur pour mettre le don de paroles à off de ma grande ado. Il y a des soirs où c'est étourdissant, mais chaque fois, j'essaie de me rappeler que j'aime mieux avoir des discussions (des prises de bec, aussi!) qu'avoir un ado qui refuse de discuter, qui s'enferme dans sa tanière, qui ne s'intéresse à rien et qui nous tourne le dos. Évidemment que c'est plus confrontant, mais c'est pas mal plus intéressant. Il y a du challenge! Comme on le dit dans l'article de Slate.fr, «il faut cesser de négliger le temps de la conversation».  C'est de l'ouvrage... c'est vrai! Mais j'ai dit «oui» à tout ça et, pour moi, ça fait partie du plaisir.

dimanche 12 février 2017

L'imperfection est encore nécessaire

Il y a quelques semaines, dans Châtelaine, Manal Drissi s'interrogeait sur la pertinence, en 2017, des mères imparfaites. Le documentaire Pas facile d'être une mère diffusé sur Canal Vie a fait apparaître de nombreuses prises de position (dont la nôtre!). Voilà qu'hier, LaPresse publiait un dossier intitué «Manifeste de la femme imparfaite».



L'imperfection semble encore nécessaire. Pour mille et une raisons. Pour la mère comme pour la femme.

- Parce qu'on a envie d'être réaliste. D'être vraie. Pas une pâlotte imitation d'un modèle (souvent tout le temps) inatteignable (peu importe qui est ce maudit modèle!).

- Parce que le discours entourant «la mère parfaite» et la «femme parfaite» est teinté et qu'on a besoin d'avoir la version honnête qui dit l'heure juste au lieu de tout embellir, façon photos Pinterestiennes, comptes Instagram léchés et mouvements de bien-être possibles pour personnes qui ont 42 heures dans leur journée (au choix selon!).

- Dans LaPresse, on apprend que la femme imparfaite est (et on est bien d'accord!)
...  faite forte (elle trouve des solutions nouvelles parfois bien loin des chemins dictés dans les livres pour faire face aux coups durs!)
... affranchie (le regard des autres: tant pis! )
... assumée (elle a fini de s'expliquer/se justifier/s'excuser pour ce qu'elle est/son succès/ses échecs/ses questionnements/son choix de couleur de cheveux/son besoin d'aller travailler quand son bébé a 6 mois/son envie de rester à la maison/ses décisions/etc)
... authentique (elle n'est pas multiple personnalité: elle n'a pas le temps de se créer une image parfaite pour son compte Instagram. Elle est toujours la même et ne tient pas de discours fake.)
... sans tabou (elle prend la parole et dit ce qui se passe pour vrai, pas pour faire pitié. Juste pour le dire, s'en défaire et passer à autre chose!)


Des raisons, il y en a plein. Parce qu'être «imparfait», c'est souvent simplement être soi et s'accepter. Arrêter de s'enfarger dans les fleurs du tapis et assumer qui on est. 

En créant le blogue, il y a 8 ans, on a ajouté un «Z» bien important pour nous. À cette époque (hahaha! On parle comme si ça fait 150 ans, mais en temps «web», c'est presque l'équivalent! Pour vous dire, Facebook n'était même pas populaire et Instagram n'existait même pas!!), le mot «imperfection» n'était pas synonyme d'authenticité. On le rattachait à «négligence», «indignité immonde», «déchéance», etc. D'où l'importance d'accoler un (Z) à ce mot qui faisait peur. Qui voulait se dire «imparfaite»?

Et puis, on l'a mis parce qu'on voulait faire un pied-de-nez, en quelque sorte. On n'est pas parfaite, on n'est pas imparfaite, on est... juste normale! Depuis tout ce temps, c'est ce qu'on essaie de dire et répéter. Jamais on s'est sentie inférieure  ou incapable. Notre discours n'a jamais été de louanger nos difficultés et s'y complaire dedans. Nous, on avait du fun avec nos enfants. On aimait (et aime encore!) être mère. On faisait les choses à notre manière, on sentait qu'on sortait du moule, on se foutait un peu de ne pas suivre toutes les règles de la supposée-maternité-parfaite, on avait du plaisir et c'était ça l'important. Ça et le fait que nos enfants étaient bien. On voulait se débarrasser du carcan, de la maternité obligé, retrouver notre gros bon sens. On l'a retrouvé le gros bon sens. Et de plus en plus, on sent que la maternité n'étouffe plus autant les mères... mais pas tant que ça quand on voit le clash que vivent les nouvelles mères (notamment dans le documentaire, mais aussi tout autour!). Le courant de la maternité facile dont tous les pépins se règlent en suivant 3 étapes faciles est encore fort. On entretient une image dorée de tout. En fait, être imparfait, c'est accepter la vie. La vraie vie.  Parce que s'il y a quelque chose qui ne suit aucune règle et qui se fout de toutes les prédictions, c'est bien ça! 

Alors, on est curieuses. L'imperfection est encore nécessaire? Qu'est-ce qu'être imparfaite? Pourquoi aimez-vous (ou détestez-vous) le discours sur les femmes/mères imparfaites?

lundi 6 février 2017

Penelope, Marcel, Remix et Agador: mes précieux amis Instagram

Le weekend dernier, après une semaine désespérante à plusieurs points de vue, je me suis surprise à dire le plus sérieusement du monde: "Faudrait bien que je me trouve un cochon d'Inde à suivre sur Instagram".
Instagram est le seul réseau social auquel j'ai consenti à me soumettre (eh oui, je considère ça de la soumission) car je peux y suivre... le moins d'humains possible!

Mon compte ressemble pas mal à ça (merci @buzzfeedanimals, je me sens moins seule!):


Mais la part des Meme Accounts, dans mon cas, est remplacée par toutes les villes et endroits où je me suis déjà posée dans le monde et où mon Instagram me ramène quotidiennement (+ mes restos préférés ou sur ma bucket list).

Mon compte Instagram, c'est du bonheur assuré. Mon plaisir (non) coupable. Mon évasion instantanée. Un 10 minutes avec un sourire étampé dans la face.

Petits animaux, écorniflage de vedettes, bouffe qui fait saliver, endroits de rêve et nouvelles (brèves!) des amis: quoi demander de plus? 



Sincèrement, pourquoi suivre un humain qui se plaint quand on peut suivre un chien comme Agador (@poochofnyc) ?
Ou @marcel.lecorgi, @remi_the_teddy, @cotton.crush et @remixthedog ?

Je l'avoue, j'aimerais faire partie du squad new-yorkais de @minniedoodle:
Mais y'a pas que les chiens (mais qu'un seul chat, le célèbre @realgrumpycat... désolée, j'suis pas tellement féline)! Y'a les hérissons (@ernest_hedgingway et @atticusthehedgie sont trop chous!) et les moutons! Mon affection pour les moutons noir et blanc de @whitehall_farms m'ont d'ailleurs menée jusqu'à les contacter et aller les visiter pendant mes vacances en Écosse (je les connaissais par leurs prénoms!). Folle de même!

Et, depuis samedi, j'ai une nouvelle source de joie: Penelope (@guineapigma) !
 Et je sens déjà qu'on va bien s'entendre! :-)

jeudi 2 février 2017

« Je n'ai pas le temps »

Cette phrase, on la dit souvent. Elle sert aussi à se «justifier». Besoin d'un exemple? «Je n'ai pas le temps d'aller au gym.», «Prendre du temps pour moi? Je n'ai pas le temps avec tout ce que j'ai à faire!», « Je n'ai pas lu un livre depuis des années, je n'ai pas le temps pour ça!», etc. Vous voyez le genre?

Au fond, quand on s'entend dire «Je n'ai pas le temps», il faut réaliser qu'en fait «Je ne prends pas le temps». Ce n'est pas la même chose. Parce que notre banque de temps (ou notre «budget temps» comme on en a déjà parlé) , même si elle est maigre maigre maigre, on a le choix de l'aménager comme on veut. Chaque fois qu'on utilise le temps comme «excuse» pour avouer ne pas faire telle ou telle chose, on a un indicateur qu'on aime cette activité et qu'on souhaiterait la faire plus souvent. Autrement, on ne dirait pas qu'on n'a pas le temps, on déclarerait simplement qu'on n'aime pas la pratiquer. Je n'ai aucun problème à dire «Je ne fais pas de jogging, je n'aime pas ça», mais je sourcille en m'entendant dire «Je n'ai pas le temps de faire du yoga». Parce que j'aime en faire, pour vrai.

Évidemment, dire «Je ne prends pas le temps de...» ne règle pas tous les problèmes d'un coup. Ce serait trop beau. Mais c'est tout de même une mini-amorce en vue d'un changement. On en profite pour examiner ce qu'on pourrait tasser pour retrouver du temps pour ce qui compte vraiment. Il est toujours mieux de ne pas escompter pouvoir avoir une semaine totalement libre (dans six mois, genre!) pour enfin se plonger dans les huit romans qui trônent sur notre table de chevet. Un simple 10 minutes par jour serait bien plus satisfaisant. On vivrait un petit plaisir au quotidien au lieu d'attendre/espérer/projeter/fantasmer sur un potentiel plus gros plaisir en différé...

Pas convaincu? Il parait que le temps passé sur les réseaux sociaux nous empêcherait de lire 200 livres par an. Fou, non? Et dire qu'on dit qu'on n'a pas le temps...

jeudi 12 janvier 2017

Une truite pour me parler d'alcool ?

 

Bon, ce n'est peut-être pas une truite, mais un poisson. De toutes façons, c'est assez ridicule, merci!
Un poisson à la voix de femme qui me dit pourquoi elle a modéré sa consommation d'alcool et qui m'incite à faire pareil. Et là, elle énumère les bénéfices d'une consommation modérée. Franchement!

La première fois que j'ai vu l'annonce, je ne l'ai même pas écouté. Je pensais que c'était une pub pour un mauvais film d'animation. On dirait que l'univers graphique est le même que les vieux Démétan de mon enfance. Même couleurs fades et faces de déprimés!


La deuxième fois, j'ai pensé que c'était une farce. Quelqu'un ne pouvait pas vraiment avoir pensé faire parler un poisson était l'idée la plus géniale pour nous convaincre que boire modérément était la bonne solution. Pire, ça ne se pouvait pas que d'autres (autour de la même table de travail ou dans le même bureau!) ait dit «Ah oui! Wow! Vraiment une bonne idée! C'est la meilleure!». Voyons donc!? La meilleure idée? En tout cas de toutes celles qu'ils ont eues? Pourtant Éduc'alcool a eu leur lot de pubs percutantes, marquantes et efficaces. Qu'est-ce qui s'est passé? Là, j'ai cru qu'on les parodiait.

Faut dire que je suis un peu tannée qu'on nous dise de se modérer tout le temps. Je n'ai pas vraiment envie de me sentir coupable si je me ressers un deuxième verre un mardi soir. Je sais qu'il ne faut pas exagérer. Je suis capable de comprendre qu'il y a des conséquences, que ce n'est pas optimum pour la santé (comme ma poignée de chips, aussi!), mais ça se peut que je choisisse de le faire pareil. Pas tout le temps. Pas tous les soirs. Des fois. Et ça se peut aussi que je me mange pas du brocoli chaque soir parce que ça ne me tente pas. Même si ce serait bien meilleur pour ma santé.

En janvier, les défis, les résolutions, les combats, les nouvelles bonnes habitudes et les intentions nobles ne manquent pas. «Il faut » donc se prendre en main...  Faire comme les autres! Suivre le courant... comme un poisson? Cette année, je débarque. Je n'ai pas envie. En fait, oui. J'ai juste envie d'être bien et chaque fois, j'agirai en conséquence en choisissant ce qui fait du sens.



lundi 9 janvier 2017

Eh oui, crier après ses enfants... ça arrive!

«Reese, on est pas mal d'accord avec toi! »


Trouvé dans le Star Système du 13 janvier



samedi 7 janvier 2017

Pas facile d'être une mère... mais c'est l'fun en maudit, aussi!

 
Vous avez vu le documentaire Pas facile d'être une mère sur Canalvie.com ? Vous pouvez le visionner en entier ici.
 
Oui, il y a des bouts «pas faciles»! 
Oui, par bout, on peut être découragées! 
Oui, on se sent tiraillées. 
Oui, on se sent parfois coupables (pour tout et pour rien!). 
On ne se fera pas croire que tout est facile, que ça va de soi et que tous les jours sont des parties de gros fun (ou des images pinterestiennes!).  
 
Mais, au final, c'est l'fun d'être une mère! Pour vrai! On aime être mère.

Qu'est-ce que vous avez trouvé «difficile» en devenant maman?
 
Et surtout: qu'est-ce qui vous a aidé ? (ou qui vous a aidé?) Parce que c'est bien beau de dire tout ce qui va tout croche, faut aussi focusser sur ce qui fait que ça va mieux/bien.