lundi 6 septembre 2010

Vive Les Chefs!

Le soleil (la piscine) la chaleur (l'air climatisé) et bien d'autres petites choses auront marqué l'été 2010 chez nous dont la série télé Les Chefs!, qui a littéralement fasciné mes enfants (qui vont d'ailleurs se coucher plus tard ce soir pour écouter la grande finale.)

On a regardé ça d'un coin de l'oeil au début de l'été mais, rendu en août, c'était devenu un incontournable familial chez nous.

Ce qui les a fasciné: la bouffe. Ils ont découvert plein d'aliments qu'ils n'avaient jamais vus (et moi de même!). Ils ont compris qu'il fallait tuer le crabe pour le manger (ben oui, rien ne sert de brailler pour la tite-bête!) et qu'en faire un plat pouvait devenir une véritable oeuvre d'art. Ils ont vu les aspirants-chefs goûter, couper, fouetter, monter des plats colorés et... subir la critique sans broncher, sans bouder, sans se décourager.

Étonnamment, Les Chefs! a éveillé un intérêt pour la cuisine chez mes enfants. Je ne fais pas de tartes ni tourtières, je n'ai pas de recettes transmises de mère en fille. Les miennes viennent en majorité de mes Coup de pouce des 10 dernières années ou de recettes.qc.ca! Et, jusqu'à maintenant, me voir cuisiner ou m'aider à la préparation des repas semblait les ennuyer au plus haut point. Mais, grâce à cette émission, ils me regardent d'un autre oeil. Et ils s'invitent avec joie. Alors j'en profite en leur lançant des : ''Aspirants-chefs, coupez les p'tits bouts des haricots! Vous avez 5 minutes à partir de... MAINTENANT!'' Et les voilà à l'oeuvre. Je fais ensuite l'inspection du travail et je leur donne ma critique.

Ce qui m'a fasciné dans cette émission? L'effort et l'humilité des candidats. Semaine après semaine, ils ont accepté la critique sans se démonter, sans courber l'échine. Ils ont admis leurs fautes avec humilité, sans arrogance. Pas de bitchage, juste de la camaraderie et de l'apprentissage à l'état pur. De l'effort, du travail, de la sueur et des résultats, parfois bons, parfois moyens. Parce qu'on ne peut pas toujours être le meilleur.

En quelques épisodes, mes enfants ont eu la démonstration que cet art -comme tout autre!- ne se maîtrisait pas sans efforts. Alors que les téléréalités valorisent la célébrité facile, c'est assez rafraîchissant, non?

vendredi 3 septembre 2010

Vivre avec son miroir

À la maison, on s'amuse souvent à dire qu'on a engendré des petits clônes de nous-mêmes.

Petit Loup a hérité du côté "bon vivant" et de la zénitude légendaire de son papa, mais aussi de sa personnalité susceptible et mauvais perdant. Paraîtraît qu'il a hérité aussi de mon côté "quand j'ai une idée dans la tête, je ne l'ai pas dans les pieds", mais c'est vraiment et majoritairement le portrait tout craché de son papa qu'on voit en le regardant aller dans la vie.

De son côté, Choupinette a hérité de ma personnalité intense "mille idées, mille projets à la fois", de ma nature "bordélique organisée", de mon côté "sensible et sauveuse du monde" et de ma nature angoisée. Elle a bien sûr aussi hérité de quelques traits de son papa (Gaston la gaffe par exemple!) mais c'est surtout beaucoup de moi-même que je retrouve en regardant ma fille.

Parfois on trouve ça bien rigolo de se retrouver face à notre propre miroir, d'autres fois, j'avoue, ça représente tout un défi. Sommes-nous mieux outillés pour aider nos enfants quand on partage les mêmes travers? C'est ce que je me demande... Je me rappelle être entrée dans la maison une fois en disant à mon chum: "Bon, j'abandonne, TU vas gérer la crise de TON gars qui vient de perdre au hockey de ruelle, ce sont TES gênes ça, moi je ne sais pas comment "dealer" avec ça!" Eh oui, en effet, son intervention a été beaucoup plus constructive que la mienne.

D'autres fois, j'en suis moins convaincue... J'ai parfois l'impression que c'est d'autant plus difficile d'aider ma fille à trouver des solutions du fait que malgré bien des efforts, 40 ans plus tard, moi, j'ai toujours les mêmes travers... Comment puis-je trouver les bons mots pour rassurer Choupinette quand elle anticipe avec angoisse les événements alors que moi je commence à peine à me sentir outillée pour faire face aux miennes? Comment lui demander de ramasser son bordel quand mon bureau croule sous les papiers, livres, listes de tout acabit et post-it pour m'y retrouver?

Vaut-il mieux abandonner la partie? Les laisser être tout simplement ce qu'ils sont?
Avons-nous tendance à trop vouloir "guérir" nos enfants des travers que nous avons de la difficulté à accepter de nous-mêmes?
Sommes-nous plus ou moins tolérants face à notre progéniture qui nous ressemblent trop?

Que de questions existentielles ce matin! Ouf! Des réponses?

(Z) imparfaite invitée: So

mercredi 1 septembre 2010

Riches, mais sans cervelle


Les Américains préfèreraient être plus riche qu'être plus intelligent.

Eh bien... Au mieux, j'aurais pensé qu'ils auraient aimé être plus mince. Non, plus riche!

Ça me fait réfléchir... Marie-France Bazzo, Paul Arcand et Mario Dumont discutaient d'éducation hier sur les ondes du 98,5 FM. Leurs propos étaient plein de sens. Est-ce que le savoir a encore une valeur chez les enfants? Comprennent-ils la chance - le privilège, peut-être même - d'aller à l'école? Sont-ils conscients que c'est de "l'ouvrage", oui, mais qu'un jour, ils récolteront tellement plus parce qu'ils se seront appliqués sur les bancs d'école? Réalisent-ils qu'une vie meilleure les attend au détour de toutes ces heures de cours, de leçons, de devoirs, de projets spéciaux et de recherches?

Non. Ils n'en sont pas conscients. Mais ce n'est pas cela qui est vraiment important. C'est plus à nous de leur inculquer cette soif d'apprendre, de faire des efforts, de se surpasser, etc. C'est à nous de donner une plus grande valeur au savoir qu'à la richesse ou qu'à la beauté ou le superficiel. C'est à nous de choisir de les reprendre chaque fois - même si c'est fatiguant, même s'ils en ont assez, même si on a autres choses à faire, même si c'est plus facile de ne rien dire - qu'ils disent "j'ai li", "viens t'assire", "si je ferais..." ou autres fautes. C'est reprendre mille fois l'explication du devoir de maths sans se mettre soi-même à maudire tout haut l'école et les heures de devoir. C'est être positif devant des devoirs qui nous mettent plus souvent les nerfs en boule (autrement, c'est clair que nos éponges vont répéter le même discours et entreprendre les devoirs avec une crise d'urticaire... et puisqu'on n'est qu'en septembre - et qu'on souhaite survivre jusqu'en juin - on est mieux de partir du bon pied et râler sur les devoirs avec les copines! Et puis, ça sert vraiment à quelque chose de rouspéter ainsi. Les devoirs existent, c'est ainsi! Vaut mieux faire avec, non? ). C'est inventer des dictées, montrer comment chercher dans un dictionnaire plutôt que de lui balancer comment s'écrit le mot "girafe", etc. C'est lire une 2e histoire avant le dodo même si nos yeux se ferment tout seuls. C'est à nous de donner un sens au savoir et à la connaissance. Pas aux enfants. C'est notre "job". Et ça en est toute une... mais je vais être riche et mes enfants aussi!

lundi 30 août 2010

Rater sa vocation (et nous le faire payer)

En vacances, j'ai eu droit à un supplice sans nom. Non, ce n'est pas une crise mémorable de JeuneHomme (non, enfin à 4 ans, il a arrêté de se croire le dernier dinosaure vivant!) ni un bla-bla-bla intensif de MissLulus (elle a découvert la vie avec un iPod sur les oreilles donc un arrêt momentané de sa mâchoire!). Non! C'est une autre mère qui m'a fait r'lever le poil sur les bras!
À Exploramer, pendant la présentation des espèces du bassin d'expériences tactiles (Oui! Oui! Après avoir vaincu sa peur des mascottes, MissLulus a surmonté sa crainte des bébittes et autres bêtes en prenant dans ses mains un oursin, un crabe, un homard, une étoile de mer et un escargot!), nous étions postés à côté de la-mère-qui-sait-tout sur les mollusques et autres bestioles aquatiques. Devant une question du guide, elle s'exclamait, toujours haut et bien fort, avec une moue laissant voir que c'était d'une évidence tellement flagrante: "Ah! Non! Les gastéropodes ne font pas cela!", "Facile de distinguer une femelle homard d'un mâle!", "Ça, c'est une patelle! Ça, c'est le buccin!", etc.

&?*%#!!!!! Un seul mantra dans ma tête: "Arrête de te penser bonne!" Non! Mais! C'était évident qu'elle n'était pas une biologiste marine. Elle l'a sûrement souhaité mais ne l'est jamais devenue! Elle avait raté sa vocation, mais nous le faisait chèrement payer en nous étalant son savoir à la figure! C'est un jeu pour les enfants et pour tout ceux qui se prêtent au jeu même rendus grands! Si tu sais toutes les maudites réponses, va visiter les Jardins de Métis, le musée des Acadiens, je le sais-tu moi, mais vient pas nous casser les oreilles!

J'en reviens pas de ceux et celles qui ont besoin de montrer qu'ils en savent plus que les autres. Qui ont besoin de parler et de se mettre en valeur! Je m'en sacre que tu saches reconnaître un buccin d'une patelle! Je veux profiter de ma visite et n'avoir qu'un guide (pas toi, l'autre!). Je ne veux pas d'une frustrée qui vient gâcher notre plaisir de découvrir les fonds marins!

Le plus drôle, c'est que son mari se tenait à 10 pieds d'elle, peut-être un peu gêné par son manège évident! Et notre guide - futé! - a saisi son astuce et a pris un malin plaisir à la remettre à sa place sur des mini détails! Un bonheur! Finalement, voyant qu'elle n'obtenait pas un public sensible, elle est allée observer les crevettes plus loin... Hourra!

J'ai rien contre les gens qui en savent plus que moi. Il y en a un paquet. Mais les gens qui reprennent les autres juste pour se "remonter", ceux qui bousille notre plaisir d'en apprendre plus par nous-mêmes, ceux qui disent trop souvent "facile!" ou "tu ne sais pas ceci ou cela!" pour me faire comprendre que je suis la plus nulle de ne pas savoir cela, je n'aime pas. J'aime ceux qui me poussent à en savoir plus, qui m'apprennent doucement et qui attisent ma curiosité. Heureusement, j'en ai un paquet autour de moi.

vendredi 27 août 2010

Fini la garderie!

Depuis presque 6 ans, elle a fait partie de nos vies, presque de notre quotidien...

Mon coeur de maman y a laissé avec confiance ses deux rejetons, et elle de son côté a laissé à mes enfants des souvenirs impérissables de câlins d'éducatrices passionnées par leur travail, d'amitiés précieuses, de fous rires et d'apprentissages dans le plaisir.

Nos murs (et quelques grosses boîtes aussi!) sont parsemés de dessins qui y ont été réalisés au fil du temps et soigneusement datés. Les enfants les regardent souvent en disant: "J'étais dans le local de Hélène hein quand j'ai fait ça, hein maman?", "Moi j'étais avec Caro et les Pirates cette année, c'est le groupe des grands!"

Choupinette y a grandi en beauté, y a acquis de belles habiletés qui l'ont aidé à prendre sa place et à éventuellement se faire une place à l'école.

C'est au tour de PetitLoup de terminer cette belle aventure cette semaine, avec le même constat. Il est fin prêt pour l'école.

Par contre, contrairement à la fin de garderie de Ariane, c'est une page qui se tourne sur une étape de la vie de mes enfants... Quand Choupinette a quitté la garderie, elle y retournait presque tous les jours faire un coucou à ses anciennes éducatrices en allant reconduire son frère avec moi. On a tous continué de participer aux fêtes et événements de la garderie. Mais pour PetitLoup - et pour moi aussi, parce que j'y ai siégé sur le Conseil d'administration -c'est vraiment une aventure qui s'achève. Un endroit qui ne fera plus partie de notre quotidien.

Je suis bien fière de voir mon PetitLoup entrer à l'école la semaine prochaine (et surtout de ne plus avoir à courir à deux endroits le matin!), mais y'a aussi une grosse pointe de nostalgie dans mon coeur...

J'en profite donc pour dire MERCI à la belle gang du CPE de mes enfants et à toutes celles (et ceux!) qui font ce travail quotidien auprès de nos mousses. Vous avez une place de choix dans nos coeurs!

(Z) Imparfaite invitée: So