mardi 9 février 2010

Puissant système anti-vol d'auto


Juste avant une série de conférences, l'autre matin (oui oui, la même que pour mon crayon de Diego!), je sirote doucement un café chaud et grignote une brioche. Tranquillement. Dans un brouhaha inhabituel d'adultes au lieu de cris d'enfants et de background de Toc Toc Toc. Moi, sérieux, je suis bien. Je ne pense à rien d'autre qu'à moi.

Arrive ma collègue. Elle trimballe son sac d'ordi, sa sacoche déborde avec son GPS, son iPod et autres paperasses.

???

Mon air perplexe la pousse à m'expliquer.

- J'ai du laisser mes clés en bas pour le stationnement. Je ne voulais rien laisser dans l'auto.... au cas où...

- Au cas où?

- Ben, un vol?


Ah oui!!! Un vol! Je n'y avais jamais pensé. Même pas une seconde. Moi, j'ai un puissant système anti-vol. Ultra-puissant. Et gratisssssss.

J'imagine trop bien un voleur zyeuter rapidement par la fenêtre de ma voiture. Le spectacle ferait fuir même le plus minable des bandits.

Deux sièges d'auto peu reluisant, assez déglingés et sales (ben quoi de la neige mêlée à du sable, du sel et autres cochonneries... ça laisse des traces!). Des morceaux de chips, des Cheerios par dizaine sur le sol et d'autres "croûtés" sur le siège, des morceaux de vieilles barres tendres raides comme des balais (perdre mon balai à neige, je pourrais les utiliser sans problème!), des empreintes chocolatées, un coeur de pomme qui se fossilise entre le banc d'appoint et le siège, deux revues déchiquetées, 4 sacs réutilisables avec des cernes de saletés, une carte routière détruite où Ottawa est étonnament la voisine immédiate de... Matane (rien de moins!), une mitaine orpheline, deux parapluies, des enveloppes vides (et des pleines), une collection impressionnante de coupons de stationnement, des CD éparpillés (et scrappées, of course!), des collants de Winnie L'Ourson dans les vitres, un drapeau du Canadien en berne (au fond de l'auto), une doudou, 3 jouets du McDo (identiques), 4 voitures miniatures, 2 paquets de gommes (vides) et j'en passe...

Puissant anti-vol!

Vraiment, j'imagine le pauvre voleur désespéré qui apercevrait tout cela. Quand bien même que mon iPod (rempli de tounes de Annie Brocoli, entre autres) ou mon portable serait bien en vue, le filou serait vraiment intéressé à se retrouver au volant de ma voiture? Alors verrouillée ou non, clés remises au préposé d'un stationnement ou pas, je n'ai aucune crainte.

Et pendant que je déguste mon café, je me mets à rêver. Tant qu'à y être, chers potentiels voleurs ben découragés qui auraient un oeil sur ma voiture, je pourrais peut-être vous laisser les clés et le billet de stationnement.... vous pourriez le payer avant de partir!

lundi 8 février 2010

Appelez-moi Madame... mais par mon vrai nom!


Y'a-tu quelque chose qui me fâche plus qu'un appel pour un sondage à 18h alors que je termine la dernière leçon de Lili tout en remuant le souper du bout de l'autre main?

Oui!

Un appel pour Madame L.N.! Y'en n'a pas de Madame L.N. sous mon toit, y'a juste un Monsieur L.N. Moi, c'est Coulombe. C.O.U.L.O.M.B.E.

COU-LOM-BE

OK???????

Bon, le bottin téléphonique, c'est une chose. Mais je n'en reviens toujours pas que nos consoeurs canadiennes, américaines ou françaises changent encore de nom de famille lors qu'elle prononcent leurs voeux de mariage. Gros débat à ce sujet d'ailleurs ici, sur le blogue Famille du MSN canadian. La blogueuse revendique simplement son droit à conserver son nom après le mariage mais -oh! scandale!- elle s'est attirée les foudres des électeurs de Stephen Harper... euh... de ses lecteurs.

J'ai également causé une commotion dans la famille de TriplePapa en France, où nous étions allés convoler il y a de cela plusieurs années (déjà!). J'avais refusé que le nom de TriplePapa soit ajouté à la suite du mien dans notre Livret de famille (un petit registre familial qu'on nous remet en France lors du mariage et qu'on fait mettre à jour à la naissance de chaque enfant).

Surprise d'abord puis quelque peu indignée par la suite, la belle-famille française ne se lassait pas de m'envoyer des flèches bien aiguisées déguisées en humour à la sauce Roland Magdane (i.e. pas drôle) ''T'avais juste à pas le marier si t'en as honte!'' ''C'est sûr qu'avec ton prénom américain, ça fait décalé!'' Même la jeune cousine d'à peine 20 ans était éberluée par mon choix.

Je suis loin d'être une pro-mariage (je suis pro-choix!) mais je n'ai jamais compris pourquoi les femmes devaient perdre leur identité en se mariant. J'avais 5 ans et je sursautais à chaque fois que ma grand-mère se nommait ''Madame Adrien Dubé'' en public! ''Ben voyons, grand-maman, tu t'appelles Cécile!?!''

Autre temps, autres moeurs... d'accord! Mais nous sommes en 2010, doit-on le rappeler! Qu'une blogueuse se fasse ramasser parce qu'elle revendique le droit de conserver sa propre identité me déprime. On ne cesse pas d'être soi parce qu'on a trouvé sa douce moitié (ça le dit ''moitié'', pas ''part entière'').

Et mes enfants ne sont pas moins les miens parce qu'ils ne portent que le nom de TriplePapa (Est-ce que je viens de lancer un autre débat? Hola! Je suis pro-choix pour ça aussi, et ça, c'est le mien). C'est LEUR identité. Pour le reste de leurs jours. Et c'est très bien comme ça!

dimanche 7 février 2010

Pourquoi souffrir?


Entendu à l'émission «Guide restos Voir», Sophie Faucher qui s'extasie sur les bienfaits de l'huile d'olive.

«Les vertus de l'huile d'olive sont infinies. J'en ai pris une cuillerée chaque jour pendant ma grossesse, et je n'ai pas eu de vergetures...»

Jusque là ça va, si l'effet placebo a fonctionné pour elle, je n'ai rien contre. C'est après que ça se gâte.

«...et le bébé est venu au monde comme une lettre à la poste!»

Enfin! La voilà la solution aux douleurs endurées par les femmes depuis des milliers d'années: l'huile d'olive.

C'est simple, le bébé glisse! La margarine, ça fera aussi?

samedi 6 février 2010

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 32)

tu assistes à une série de conférences sérieuses pour le boulot et que le seul crayon que tu trouves au fond de ta sacoche est... un stylo de Diego!

vendredi 5 février 2010

Sentir venir la gastro...

Avant d'être maman, ma dernière gastro remontait à mes 8 ans. Maintenant, je suis la spécialiste pour "sentir venir" ce foutu virus! Sérieusement, j'ai développé une tactique infaillible, appelez cela un super don (quoique j'en prendrais bien un autre que celui-là!). Mais il n'est applicable qu'à moi, en tant qu'adulte. Car les petits, on ne se le cache pas: on dirait que la gastro leur saute dessus sans avertir. Ça mange 3 Tube, 2 Minigo, une grappe énorme de raisins verts, une pomme et des tartines de beurre de peanut (en collation!) et rien ne leur laisse paraître qu'ils seront malades dans quelques heures.

Moi? Je détecte le tout rapido. Le virus doit encore que me rôder autour et je sais dès ma première bouchée, au repas, que je risque d'être malade. Des fois, je me dis "Bah!! Un bon rôti de palette! Quoi de mieux pour "écraser" une gastro-naissante!" Je me dis autant essayer de la refouler et qu'au pire, je vais être quitte pour ne plus refaire du dit rôti de palette pour un bon bout (préférablement, il vaut mieux se trouver un repas qu'on ne veut pas refaire ou qu'on déteste particulièrement à préparer quand le virus danse autour de nous! Ainsi, on élimine à vie - ou presque - ce menu de nos planifications!.

Aussi, entre le temps de manger et le moment où on discute avec le bol de toilette, on trouve même assez d'énergie pour se rendre à la pharmacie. Pour contaminer la population? Entre autres, mais surtout pour faire le plein: pédyalite pas buvable, Gatorade (oui oui c'est pas vraiment recommandé, mais ça nous redonne de l'énergie), du bon vieux Ginger Ale, du Bio-K, des biscuits soda salés (les autres ne sont pas mangeables!) et les dernières revues à potins ( un lendemain de veille de bol, ça nous scrappe assez qu'on n'a l'énergie que pour savoir les derniers changements de carrière de Suzie Villeneuve qui troque la chanson pour les plats Tupperware!).

Ainsi, la gastro peut arriver. Je suis à velle de pouvoir prédire l'heure à laquelle elle va frapper. Je suis tellement bonne dans mes prédictions que j'ai le temps d'économiser mes énergies et de coucher les petits mousses avant de m'installer dans mon lit... pour l'attendre. Un bol à côté de moi, une serviette et mon verre de Ginger Ale.

Et elle arrive... Mais avec mon kit de survie, je vais mieux plus rapidement. Vraiment. Ou c'est quand qu'on sait que le malheur va nous frapper, on l'affrontes mieux en étant préparé.

Dites-moi: il y a des trucs que j'aurais oublié pour vivre mieux ma prochaine gastro? Des signes que j'ai oublié?