mardi 28 mars 2017

Le ménage? Quel ménage?

Dans chaque maison où vit une famille, on devrait accrocher à l'entrée un petit écriteau sur lequel il serait écrit : « Excusez le bordel, mais, ici, on est occupé à se créer des souvenirs! »(traduction libre de « Excuse the mess, my children are busy making memories here »). Ainsi, tout est clair. Si un invité à envie de passer un commentaire sur le ménage, il peut bien s'étouffer avec.

Fini de s'excuser pour la salle de bain non nettoyée avec une brosse à dents et le top dernier des produits écolos.

Fini de dire « Ah, regarde pas mon plancher, je n'ai pas eu le temps de le laver... »

Fini de s’autocommenter négativement notre chez-soi « Ouin, on n'a pas eu le temps de tout repeindre, mais ça s'en vient! »

Fini l'habitude (néfaste!) de ne pas inviter ses amis parce que notre maison ne rivalise pas avec celles qu'on voit dans les magazines (et qu'on tente de nous faire passer pour la norme!!! Euhhhh?!?!??)

Avec ce petit mémo, on viendrait de chasser tout le stress qu'on se met sur les épaules avec le ménage et le fait que les jouets des enfants envahissent chaque espace de notre maison. Pourquoi a-t-on tant de mal à accepter que le bordel fasse partie de nos vies? Pourquoi lutte-t-on tant pour que tout soit toujours en ordre? Faire du ménage avec des enfants, c'est un peu comme se brosser les dents en mangeant un biscuit Oreo. Réduisez vos standards (au plus sacrant!!) sinon, vous allez manquer de temps. Parce que non, vous ne pourrez pas tout faire. Et vraiment, aimez-vous mieux jouer avec votre enfant, lui lire une histoire, sortir dehors avec lui, écouter un film collé sur lui ou passer la balayeuse?

En devenant parent, on doit accepter les coins ronds, les minous qui vivent sous notre lit aient une espérance plus longue que ceux qui vivent chez nos parents, que des Lego se retrouvent dans votre salle de bain, que votre table de cuisine abrite un zoo, que des livres poussent dans les craques du divan, que votre sacoche soit assez grande pour trimballer 8 petites autos (en plus de tout le reste), que vos bibliothèques soient ultra bourrées de livres de dinosaures entremêlés de bouteilles de gouache et de 3-4 couronnes de princesses, etc.

Bien sûr, vous pouvez essayer plein de trucs pour gérer au minimum le bordel (le mot clé ici est « minimum »!). Allez-y pratico-pratique.
  • Un bac dans chaque pièce pour remettre les jouets qui traînent ( et on fait croire le plus longtemps possible à nos enfants que ramasser, c'est l'fuuuuuuun!)
  • Une tournée familiale 5 minutes avant les bains pour un blitz de ramassage... Au rythme d'une musique entraînante qu'on aime (question de jumeler une tâche plate à une tâche plus plaisante!)
  • Quelques pish-pish de Windex en surface sur les endroits stratégiques suffisent pour créer l’illusion d’une maison propre. Misez sur les odeurs citronnées pour amplifier l’effet de propreté.
  • Les graines sous la table vous exaspèrent? Adoptez un chien gourmand qui ne perd pas son poil (sinon, vous échangerez 4 trente sous pour une piasse).
Et n'oubliez jamais qu'un trip de ménage devrait durer entre 5 et 60 minutes. Après ça, faites autre chose.
Finalement, il reste toujours l'option d'engager quelqu'un qui le fera à votre place! Mais une profonde désensibilisation au ménage est tout de même nécessaire. Parce que vous auriez beau avoir la plus efficace des femmes de ménage, elle ne sera pas là tous les jours et vos enfants n’attendront pas le jour de sa venue pour mettre des miettes sur le plancher. Donc, le programme de désensibilisation comprend des cours et des ateliers comme :

  • Apprendre à marcher de jour comme de nuit sur un plancher potentiellement dangereux (Lire avec des blocs Lego, des micro-objets qui se plantent sous nos pieds, etc.)
  • Comprendre la VRAIE utilité d'une salle de jeux (soit de domper/pousser/garocher les jouets dedans à 20h30 et non, d'en faire un diaporama de photos parfaites sur Instagram) 
  • Récitation commune du mantra « Le ménage du printemps est une pure invention. » 
(Z)e liste des choses qu’on peut faire au lieu du ménage… 
- Rien
- RIEN
- R.I.E.N. 

(avouez que ça ne vous arrive jamais !)

jeudi 9 mars 2017

À boutte... du monde à boutte!

On est en mars. Peut-être que c’est la météo qui joue contre notre humeur, mais là, on vous le dit, on est à veille de pogner les nerfs.

Vous êtes averties.

On est à boutte.

Contre qui? Contre le monde à boutte! Vous avez besoin d’exemples? L’amie qui se plaint tout le temps, la collègue qui peste jour après jour après le trafic (change de job/déménage!), l’autre qui se dit toujours cassé, la belle-mère frustrée par la météo et/ou les bobos (on.ne.peut.rien.y.faire!), le prof qui a l’air bête à chaque matin, l’éducatrice qui a les pieds mouillés et qui a froid, la voisine qui s’insurge contre la ville qui ne ramasse pas les vidanges assez tôt (non, mais on s’en fout!), la madame dans la file à l’épicerie qui chiale contre la caissière qui fait son possible, la copine qui râle contre son chum qui ne fait rien (mais c’est juste pas fait à son goût!), la maman au service de garde qui ne sourit jamais et qui se plaint toujours de ses enfants, le collègue célibataire qui se dit (toujours) si fatigué et qui a donc toujours des mauvaises nuits (euh…?), l’inconnu dans le métro qui essaie d’entamer une conversation avec des « C’est-tu pas effrayant... », la belle-sœur qui chigne contre tout ce qu’elle lu/vu/entendu dans les médias,  etc.

Ok! On peut être à boutte. Ça arrive, c’est sain et il faut en parler. Mais il faut aussi en revenir. Une fois, on est une oreille attentive, on écoute, on remonte le moral. Deux fois, ça passe encore. On compatit même (oui, on est capable!). Trois fois, on commence à se poser des questions, mais on comprend qu’il faut parfois vider notre caca. Mais continuellement, jour après jour? O.N. N’E.N. P.E.U.T. P.U. Pu capable! Pu d’énergie! Pu d’oreilles!

Et ce n’est pas de vivre avec des œillères et refuser de voir la vie telle qu’elle est. Mais on refuse de la voir aussi PIRE qu’elle est.

À trop côtoyer les gens constamment à boutte et négatifs, ça vient évidemment jouer sur notre propre taux d’à bouttisme personnel. Et ça ne nous intéresse pas.

Désolées, mais on s’est fait des barricades. On ne se laisse plus drainer notre énergie avec cela. Mieux encore, nous aussi on a « THE Secret » (Hollywood, on peut vendre nos droits d’adaptation pour un film?) pour combattre l’à bouttisme ambiant! La solution? Un joyeux pied de nez. On déstabilise les as de la baboune et des sourcils froncés par une perspective positive. On leur montre que ça ne nous dérange pas. Il y a toujours une autre façon de voir les choses. Voir le positif avant le négatif.

Oui, il nous arrive d’être à boutte, de chialer, de taper du pied et de pester, mais notre crise finit par passer. Elle est momentanée. Et puis, il y a un paquet de trucs sur lesquels on n’a pas de contrôle. Donc c’est inutile de dépenser de l’énergie à chialer là-dessus.

De plus, il est prouvé que c’est l’influence des parents et leur capacité à être optimiste qui aident les enfants à développer une vision positive dans la vie. Devant un coup dur, une embûche ou un problème, les enfants vont réagir en suivant l’exemple de leurs parents. Si les parents pestent, les enfants vont pester. Si les parents mettent constamment la faute sur les autres, les enfants vont faire comme eux. 

C’est vraiment ce qu’on veut? Pas nous! On a pris le pari de s’amuser! D’avoir du plaisir! De passer par-dessus. De focusser sur tout ce qui va bien dans notre vie. Et d’en profiter... au maximum!!

  • On fait la file à l’épicerie. C’est long? Ouin, pis? On feuillette un magazine ou en planifie dans notre tête notre voyage de rêve.
  • La collègue râle contre le trafic? On lui dit qu’on a découvert un nouvel album de musique formidable. Ça lui aiderait à profiter de ce temps libre.
  • Trop de factures? Ça doit quand même vouloir dire qu’on a les moyens de se gâter (y’a personne qui nous oblige à avoir deux enregistreurs numériques dans la maison!).
  • Notre patron nous énerve? Ça arrive (mais il reste au bureau!) Mais avec notre salaire, on sait qu’on part en vacances chaque été et qu’on peut l’oublier tous les weekends.