mercredi 20 août 2014

"C'est plate! Je sais plus quoi faiiire" (et ses variantes)

Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaites pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
On vous invite à partager les vôtres, questions qu'on profite tous de la belle saison, malgré ses imperfections!

Cette semaine: Les "C'est plate! Je sais plus quoi faiiire", "Je m'ennuiiie", "Veux-tu jouer avec moi?" (euh...non!)

Chez les (Z), il y a 5 solutions à ce problème:

1. Distribuer des tâches
Si tu t'ennuies, c'est que tu n'es pas occupé. Alors c'est que tu n'as pas assez de tâches. Selon l'âge (et on peut les adapter pour que ça commence autour de 3 ans): plier du linge, vider le lave-va

2. Sortir un livre d'apprentissage
N'avoir rien à faire semble tout à coup beaucoup plus excitant que de pratiquer ses maths!

3. Faire des listes
Faire la liste de toutes les choses que tu aimerais faire mais que tu ne peux pas faire, puis faire la liste de toutes les choses le fun qu'il a fait dans son été, puis faire la liste de tous les pays du monde qu'il aimerait visiter, puis faire la liste de ses futurs -potentiels- cadeaux de Noël ou de fête... eh ben, ça occupe un ennuyé pour une bonne heure!

4. Aller jouer dehors
On l'oublie parfois mais l'extérieur existe toujours en 2014! En "embarrant" les enfants dehors, on les oblige à se trouver d'aures occupations que tourner en rond (au pire, ils tourneront en rond dehors mais ils prendront de l'air en même temps!)

5. Aller chez un ami
On a bien dit chez. Parce que si l'ami vient à la maison lors d'une journée "d'ennui généralisé", on risque de se retrouver avec un double problème. Vaut mieux aller déposer le problème chez quelqu'un d'autre.

lundi 18 août 2014

iPhone + parents + enfants = bons parents

Ça vous arrive de regarder votre iPhone lorsque vous êtes avec vos enfants? Au parc? À leur cours de natation?

Moi, aussi. Souvent.

Vous savez quoi? C'est ben correct! Et ça ne remet pas en cause ni vos compétences parentales ni votre amour pour vos enfants ni votre implication auprès d'eux. Plus encore: vos enfants ne seront ni traumatisés ni brimés dans leur estime personnelle ni des carencés affectifs si vous les accompagnez au parc et que vous utilisez votre téléphone intelligent. Il faut arrêter de capoter. J'ai été vraiment heureuse de lire cette blogueuse écrire ce texte il y a quelques jours. Elle s'adresse à la maman qui accompagne son enfant au parc et qui ne s'exclame pas à tous les deux minutes (secondes?) sur ses prouesses, qui ne commente pas tous ses gestes et qui ne l'assomment pas de mille et uns «Fais attention!». Elle lui dit que ce qu'elle fait est correct. Elle répond peut-être à une amie qui passe un mauvais moment, elle joue peut-être à un jeu pour mette son cerveau à OFF, elle a peut-être passé toute la journée avec les enfants et c'est son seul moment pour lire le journal, elle règle peut-être une urgence au bureau pour être libre après toute la soirée, elle surveille peut-être la météo en vue du prochain match de soccer, elle achète peut-être des vêtements pour la rentrée en ligne, etc. Elle peut bien faire ce qu'elle veut, elle en a tellement le droit!

Fou pareil qu'on a besoin de se le faire dire Comme si c'était une prescription, une permisson, une bénédiction extérieure. Ça me laisse toujours un peu perplexe.

Quand on était petit et que nos parents nous laissaient aller jouer au parc tout seul (!!), est-ce qu'il se faisait juger? Au fond, c'est la même affaire. Ils faisaient «autre chose» pendant que leurs enfants (nous!) s'amusaient au parc. Sommes-nous des carencés aujourd'hui? Leur en voulons-nous? Même chose avec le téléphone finalement: on fait «autre chose» pendant que nos enfants s'amusent (parce que, entre autres, on ne veut pas les laisser sans surveillance dans un parc où il pourrait arriver quelque chose!).

Les excès et les abus sont déplorables, bien sûr. Un parent qui ne décolle jamais de son iPhone, c'est plate. Mais est-ce si fréquent? Mais pourquoi a-t-on si peur de ne pas être 100% là pour nos enfants? Il y a tellement de façons différentes d'être présents. Il est difficile de trancher ce qui est vraiment mieux. C'est préférable de passer toute la journée du samedi avec ses enfants, mais regarder par-ci par-là son téléphone ou le voir 2 heures non stop avec 100% d'attention parce qu'on a dû aller travailler. Pourquoi on devrait se trouver cheap dans l'une ou l'autre des situations?

Le baromètre, il n'est pas dans les yeux des autres. Il est en nous. On le sait au fond de nous si ce qu'on fait est ok ou non. Pis des fois, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.  Des fois, ce n'est pas l'idéal. Des fois, on se dit qu'on aimerait faire autrement, mais on n'a pas le choix parce qu'on est dans un rush au boulot, par exemple. C'est ok! On se reprendra une autre fois... même si on a besoin d'allumer notre téléphone pour vérifier un ou deux trucs. Faudrait quand même pas virer fou!