Un lundi matin, c'est un bon moment pour partager ses angoisses, non? La mienne est toute petite mais elle réussit quand même à assombrir mes journées quand ça se produit.
Je déteste rater mes «Au revoir» en quittant la maisonnée pour aller au boulot le matin. Je me rends compte que ça m'arrive un peu trop souvent à mon goût alors je m'oblige à l'avouer sur ce blogue aujourd'hui pour me sentir encore plus cheap la prochaine fois que ça se produira.
Parfois, c'est parce que je suis pressée, d'autres, parce que je me suis levée du mauvais pied, d'autres encore parce que les enfants s'obstinent dès le saut du lit et me mettent en furie. D'autres parce que j'ai mal dormi. Bref, toutes les raisons sont bonnes (un peu trop) souvent pour que je dise un «Bye-bye-bonne-journée-amusez-vous-apprenez-bien-bisous-bisous» à la sauvette.
Et ce n'est qu'une fois que j'ai franchi la porte (de l'autobus ou du train) que je me rends compte que j'ai raté ma sortie. Et je me trouve poche. Et j'ai hâte à mon retour pour réussir mon entrée et effacer ma micro-angoisse de la journée.
Voilà, c'est dit. Maintenant que c'est énoncé, ça ne risque plus (ou ça risque moins) de m'arriver.
Et vous? Y a-t-il une petite angoisse que vous aimeriez avouer ou partager pour vous en libérer?
lundi 27 février 2012
vendredi 24 février 2012
Et demain...
Deuxième (et dernière, promis) fois que j'en parle. À Tout le monde en parle, Jacinthe René avouait être une mère extrême qui ne laissait jamais pleurer son bébé. Elle a sorti quelque chose comme c'est angoissant pour un enfant de pleurer sans être consolé.
Elle n'en a jamais eu assez. Vous vous souvenez des cris et des pleurs. Ce n'est pas si loin dans ma mémoire. Et du sentiment d'impuissance parce qu'on a tout essayé pour calmer le bébé en furie et que là, on ferme la porte de notre chambre pour s'y enfermer dix minutes. Pas pour être heureuse de le laisser. Mais pour se sentir à bout de nerfs. Pour pleurer.
Et puis, il y a des fois où on sait que c'est du caprice. Oui, je crois que des enfants ont des caprices. Ils sont même dotés d'un flair incroyable pour trouver nos failles et nos faiblesses pour habilement jouer avec elles. Les pleurs, le chignage et les cris en font partie.
Être toujours là pour son enfant, bien sûr que c'est le souhait de tous les parents. Mais la première chose aussi qu'il faut apprendre c'est que notre enfant doit "vivre" aussi sans nous. Faire confiance à d'autres personnes. Aller vers les autres. Notre devoir, même si c'est étrange, c'est de les amener à pouvoir justement se passer de nous un jour ou l'autre. De les rendre autonome. Tomber, ça fait mal. Ça écorche autant le genou que l'orgueil. Si quelqu'un est toujours là pour nous empêcher de tomber, d'avoir mal, pour nous surprotéger, on n'apprendra jamais à se relever. Et dans la vie, il faut se relever. Toujours. Et une fois de plus que le nombre de fois qu'on a planté.
C'est bien beau le principe de vouloir toujours être là et lui éviter toutes les souffrances. De lui dire qu'il est exceptionnel et que rien ne lui arrivera. Mais un jour, notre enfant aura 26 ans et il aura besoin de se relever. Parce qu'il va tomber. Et un jour, demain, on ne sera pas toujours là.
Elle n'en a jamais eu assez. Vous vous souvenez des cris et des pleurs. Ce n'est pas si loin dans ma mémoire. Et du sentiment d'impuissance parce qu'on a tout essayé pour calmer le bébé en furie et que là, on ferme la porte de notre chambre pour s'y enfermer dix minutes. Pas pour être heureuse de le laisser. Mais pour se sentir à bout de nerfs. Pour pleurer.
Et puis, il y a des fois où on sait que c'est du caprice. Oui, je crois que des enfants ont des caprices. Ils sont même dotés d'un flair incroyable pour trouver nos failles et nos faiblesses pour habilement jouer avec elles. Les pleurs, le chignage et les cris en font partie.
Être toujours là pour son enfant, bien sûr que c'est le souhait de tous les parents. Mais la première chose aussi qu'il faut apprendre c'est que notre enfant doit "vivre" aussi sans nous. Faire confiance à d'autres personnes. Aller vers les autres. Notre devoir, même si c'est étrange, c'est de les amener à pouvoir justement se passer de nous un jour ou l'autre. De les rendre autonome. Tomber, ça fait mal. Ça écorche autant le genou que l'orgueil. Si quelqu'un est toujours là pour nous empêcher de tomber, d'avoir mal, pour nous surprotéger, on n'apprendra jamais à se relever. Et dans la vie, il faut se relever. Toujours. Et une fois de plus que le nombre de fois qu'on a planté.
C'est bien beau le principe de vouloir toujours être là et lui éviter toutes les souffrances. De lui dire qu'il est exceptionnel et que rien ne lui arrivera. Mais un jour, notre enfant aura 26 ans et il aura besoin de se relever. Parce qu'il va tomber. Et un jour, demain, on ne sera pas toujours là.
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Angoisses maternelles
mercredi 22 février 2012
Respirer son bonheur, ça vous dit?
Vous avez entendu Jacinthe René à Tout le monde en parle, l'autre semaine (je sais, ça fait un bout, mais j'avais besoin d'y réfléchir...)
J'ai vécu une succession de malaises (dont entres autres la question suivante: Guy A.: «Penses-tu qu'un enfant dont les deux parents travaillent 40 h puisse être heureux?». Jacinthe: «NON!») jusqu'à mon plus grand quand elle affirme qu'elle nage dans le plus parfait bonheur. Elle est complètement heureuse. Totalement. Son livre s'appelle même «Respirer le bonheur».
En la regardant, je ne voyais pas cela. Je voyais une fille qui essayait fort de convaincre tout le monde qu'elle était heureuse, mais ne l'était pas vraiment. Ça m'a presque fait de la peine. Presque.
Trop de bonheur, c'est comme pas assez: ça n'a rien d'attirant pour moi. Quand tu te dis ultra-malheureuse, tu ne vois peut-être pas ce qui se passe autour. Quand tu te dis ultra-heureuse, tu fais peut-être l'autruche sur ce qui cloche et t'achale un peu. Les extrêmes, je ne suis pas très bien avec cela.
Donc... malaise.
Je la trouvais «fausse». Même ses attaques contre les mères ou les parents qui travaillent, la méthode du 5-10-15 pour endormir l'enfant, ses choix pro-pro-bio, pro-poneys et pro-lapins, ça ne m'atteignait pas. Je la voyais juste un peu déconnectée de la vraie vie... Loin. Heureuse, peut-être. Tant mieux. Mais moi je ne voudrais pas respirer son bonheur. Il n'est pas le mien.
Ça doit être cela un peu, le truc avec le bonheur. On doit respirer le sien, pas celui des autres. Alors non, en écoutant Jacinthe, je ne me suis pas sentie coupable. Je lui laisse sniffer son bonheur. Le mien, je trouve, sens meilleur... nous! J'espère que le vôtre sent ce que vous voulez qu'il sente... vous !
J'ai vécu une succession de malaises (dont entres autres la question suivante: Guy A.: «Penses-tu qu'un enfant dont les deux parents travaillent 40 h puisse être heureux?». Jacinthe: «NON!») jusqu'à mon plus grand quand elle affirme qu'elle nage dans le plus parfait bonheur. Elle est complètement heureuse. Totalement. Son livre s'appelle même «Respirer le bonheur».
En la regardant, je ne voyais pas cela. Je voyais une fille qui essayait fort de convaincre tout le monde qu'elle était heureuse, mais ne l'était pas vraiment. Ça m'a presque fait de la peine. Presque.
Trop de bonheur, c'est comme pas assez: ça n'a rien d'attirant pour moi. Quand tu te dis ultra-malheureuse, tu ne vois peut-être pas ce qui se passe autour. Quand tu te dis ultra-heureuse, tu fais peut-être l'autruche sur ce qui cloche et t'achale un peu. Les extrêmes, je ne suis pas très bien avec cela.
Donc... malaise.
Je la trouvais «fausse». Même ses attaques contre les mères ou les parents qui travaillent, la méthode du 5-10-15 pour endormir l'enfant, ses choix pro-pro-bio, pro-poneys et pro-lapins, ça ne m'atteignait pas. Je la voyais juste un peu déconnectée de la vraie vie... Loin. Heureuse, peut-être. Tant mieux. Mais moi je ne voudrais pas respirer son bonheur. Il n'est pas le mien.
Ça doit être cela un peu, le truc avec le bonheur. On doit respirer le sien, pas celui des autres. Alors non, en écoutant Jacinthe, je ne me suis pas sentie coupable. Je lui laisse sniffer son bonheur. Le mien, je trouve, sens meilleur... nous! J'espère que le vôtre sent ce que vous voulez qu'il sente... vous !
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mardi 21 février 2012
Fières d'être (Z)imparfaites!

Parce qu'on vit notre imperfection au grand jour, sans se cacher, sans - surtout - en avoir honte... : lisez l'article Éloge de l'imperfection dans La Presse aujourd'hui.
Et on va continuer la déparfaitisation, promis! Parce que c'est bien plus l'fun ainsi!
Bonne journée!
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On parle de nous
lundi 20 février 2012
Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 55)
Tu sors la vaisselle du lave-vaisselle et tu commentes la propreté pas du tout immaculée des assiettes quand tu entends Lili dire: «Tu aurais dû utiliser Finish Quantum!»
Tu coupes tes légumes pour une soupe et tu n'en finis plus de couper des légumes quand tu entends Lili dire: «Tu devrais vraiment commander un Cut n Cup, c'est seulement 19,99$ en plus!»
Tu te rends compte que tu as oublié de recharger ta carte Starbucks avant de partir pour le boulot un matin de grand besoin caféiné et tu entends Lili dire: «Tu te prendras un latte chez Tim Horton, ils sont juste 1$!»
Et tu te dis qu'il est vraiment plus que temps, après 6 semaines d'immobilisation, qu'on lui retire son plâtre et qu'elle arrête de regarder la télé!
Tu coupes tes légumes pour une soupe et tu n'en finis plus de couper des légumes quand tu entends Lili dire: «Tu devrais vraiment commander un Cut n Cup, c'est seulement 19,99$ en plus!»
Tu te rends compte que tu as oublié de recharger ta carte Starbucks avant de partir pour le boulot un matin de grand besoin caféiné et tu entends Lili dire: «Tu te prendras un latte chez Tim Horton, ils sont juste 1$!»
Et tu te dis qu'il est vraiment plus que temps, après 6 semaines d'immobilisation, qu'on lui retire son plâtre et qu'elle arrête de regarder la télé!
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Petits (z)imparfaits,
Vraiment trop imparfaite
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