jeudi 13 mai 2010

"Ze" ruelle Club...

Contrairement à mes deux (Z) amies totalement "450", moi je fais partie du "514" et c'est aussi intensément assumé qu'elles. Pour le pire parfois j'en conviens, mais aussi pour le meilleur...

Et en ce moment mon petit bonheur citadin, c'est qu'il n'y a pas que les bourgeons des arbres qui reprennent vie avec la chaleur qui s'installe...

Il y a aussi mes enfants et ceux du voisinage qu'on voit tout à coup sortir de leurs maisons comme d'une longue hibernation, et qui redonnent vie à la ruelle... Des parties de hockey cosom, des ballons qui rebondissent, des petits coups de pédales maladroits, des cris et des rires d'enfants, des "Maman! Est-ce qu'on pourrait avoir des popsicles pour tout le monde?"

Oui, la ville a bien des mauvais côtés, mais j'avoue que ce terrain de jeu improvisé - qui donne l'occasion à mes enfants de socialiser avec des enfants de tous âges tout en me permettant de les avoir à l'oeil de mon balcon - est rassurant...

C'était d'ailleurs une des raisons qui m'avait fait choisir l'école de quartier il y a deux ans... Pour que mes mousses connaissent les petits enfants qu'ils côtoient dans la ruelle, pour qu'ils revoient des visages connus à l'école aussi. Des grands qui prendront plus facilement leur défense dans la "jungle" de l'école, des petits qu'ils auront envie de protéger quand ils entreront à l'école à leur tour. Bref, des amitiés complices qui se développent juste là, sous mes yeux, dans la ruelle derrière chez nous.

Voici d'ailleurs une magnifique petite vidéo de Patrick Sanfaçon, photographe à la Presse, sur la ruelle de sa fille Estelle... Difficile de dire que la grande ville n'est qu'imparfaite vue de cette façon n'est-ce pas?

(Z) Imparfaite invitée: So

8 commentaires:

Dodinette a dit…

aaah, tellement contente de voir qu'il n'y a pas que des 450 chez les Z !! ça me redonne confiance dans le genre... ;)
merci pour cette déclaration d'amour, que je partage de bout en bout... et même plus !

Mawie a dit…

Moi aussi, j'adore ma ruelle et tous ses enfants, et je ne peux m'empêcher de penser aux mauvais coups qu'ils y feront quand ils seront ados et qu'ils se connaîtront depuis la petite enfance, pendant que nous, leurs parents, on prendra un dernier petit verre de vin sur la terrasse entre voisins...

Les ruelles, ça fait de belles communautés! Même les "voisins d'en haut", souvent sans enfants, adorent y voir jouer les nôtres.

Lady a dit…

Ce n'est jamais tout rose non plus , autant dans le 514 que le 450 !

Ici , je suis dans le 450 et mes enfants jouent dans la rue plutôt que dans la ruelle ;)

Iseult a dit…

Ça me réconcilie avec la vie de famille en ville de te lire ce matin!

Malgré tout je n'échangerais pas mon immense cour clôturée pour ta ruelle. C'est trop adorable de voir Fiston fraternisé avec la voisine plus jeune d'un an que lui du haut de leur module de jeu respectif et de s'amuser à se lancer la balle par-dessus la clôture :-D Il ne me reste plus qu'à fraterniser avec mes voisins maintenant pour que les mamans prennent un verre de sangria pendant que les enfants visiteront la cour de l'une et de l'autre ;)

Anonyme a dit…

@Iseult:on dirait que c'est plus difficile de fraterniser en banlieue, j'y vis et je trouve que c'Est bcp du chacun pour soi...contrairement à montréal ou les ens sont un peu plus ouverts...est ce que je me trompe???
@Lady :La banlieue ou la ville ce n'est pas tout rose.J'adore voir les petits comme les grands jouer ensembles...mais pourquoi il y en a toujours(souvent )un qui sème la pagaille et que le parent bien présent ne le rentre pas et ne lui apprend pas à jouer gentillement et lui apprend à ne pas se plaindre à tout bout de champ???
Suis je la seule à voir ce genre de situation?
Elyse

Julie a dit…

J'aime bien ma cour clôturée et le voisinage très jeune qui commence à pousser derrière chez moi. Sans compter le parc qui devrait s'y installer d'ici quelques temps. Là, je vais être au paradis.
Je mourrais de ne pas avoir de gazon à tondre, de fleurs à entretenir, d'espace pour une piscine, un patio et pour courir surtout!

So a dit…

C'est certain qu'on a choisi notre coin en fonction de ce qu'on voulait. Une cour, petite, mais tout de même assez grande pour y faire pousser des fleurs (et même des légumes!), un barbecue, un coin terasse où manger dehors. Et pour courir et se saucer dans l'eau on va dans le magnifique parc sur le bord du fleuve qui est à 5 minutes à pied de la maison. On voyage en transport en commun tous les deux (non, mais qui peut se vanter comme parent d'avoir une heure de lecture tranquille par jour? On ne peut pas faire ça en traversant un pont!

Bref, non, ce n'est pas tout rose, mais on y est bien et heureux et les enfants aussi! C'est ça l'important!

Iseult a dit…

Anonyme : Je ne suis pas d'avis que c'est plus difficile de fraterniser en ville ou en banlieue. Je crois que ça dépend de qui tu es comme individu et de qui sont tes voisins tout simplement! Je suis arrivée dans mon nouveau quartier depuis novembre et là avec le beau temps je commence à saluer mes voisins. Faut se donner le temps d'apprendre à se connaître tout simplement :)

So : effectivement, si on mène la vie que l'on aime alors tout est pour le mieux! Comme j'ai été élevée en campagne sur une ferme, il m'est très difficile de concevoir la vie de famille en ville ... Pour moi, c'était réellement un passage de la vie adulte : l'accession à l'indépendance avec l'université :D