vendredi 18 septembre 2009

Fausse imparfaite

À la première rencontre d'école, j'ai fait la connaissance (désastreuse!) des parents des enfants de la classe de MissLulus. Vous le savez, je n'ai pas été piquée par l'aiguille de la sociabilité à outrance. Mais apparemment, ma voisine de pupitre, oui! Bref, contorsionnée sur la minuscule chaise de ma fille, cette autre mère a décidé de me prendre pour sa nouvelle confidente (j'en veux pas!).

Tout de suite, elle m'a énervée. Non, énAAARvée. Une "fausse imparfaite". Et cela, ça se détecte au premier coup d'oeil et au premier échange (pratiquement unidirectionnel tellement Medame a quelque chose à dire).

LA FAUSSE IMPARFAITE (sa bouteille en acier rempli d'eau fraîche) - "Je viens chercher Capucine-Flavie (j'exagère, mais si peu!) tous les midis et tous les soirs et j'ai rencontré MissLulus. Elle semble s'être bien adaptée à sa nouvelle école. Vous avez sûrement instauré comme moi des routines sans trop en faire quand même?"

MOI (en m'étouffant avec mon café - dans un gobelet jetable ô outrance! - en songeant à mon rituel pré-rentrée): "Mouiii, mouii!"

LA FAUSSE IMPARFAITE (startée par ma réponse pourtant évasive... poursuit sa lancée): "Moi, j'ai organisé une fausse rentrée. Une genre de simulation, quelques jours avant. "

MOI (réprimant une envie de recracher mon café): "euhhh une si-mu-la-tion? Genre... une journée où il faisait ultra beau?"

LA FAUSSE IMPARFAITE (pensant que j'allais louanger sa méthode prochainement homologuée): "Ouiiii! Mais on n'est pas maître de tout, surtout pas de la météo! J'essaie vraiment de ne pas en faire trop. La perfection, c'est plus à la mode! Toi, tu as fait pareil?"

MOI (hal-lu-ci-née et me remémorant dansant et m'époumonant sur "Tout ceux qui sont tristes ou qui s'ennuient trop devraient parfois visiter la boîte à Broco!"): "Non, pas vraiment! Pas du tout!"

Je me suis levée subito presto pour aller voir le professeur de ma fille pour lui demander de la changer de place. Pas question que ma fille socialise avec Capucine-Chose... Mais, connaissant MissLulus, elle doit déjà lui taper sur les nerfs!

***

C'est étrange, mais devant les fausses-imparfaites, je bloque. Elles m'énarvent trop! Quoi leur répondre? Elle se croit "imparfaite" et moi je la trouve ultra-parfaite... J'ai juste envie de me pousser tellement j'ai l'air hébété. Faut que je m'entraîne. Mais habituellement, c'est peine perdue de discuter avec elles... non?

jeudi 17 septembre 2009

Le syndrome du lama et autres plaisirs gastronomiques

Faire manger son bébé, ce n'est pas de tout repos.

Je vis avec ma fille de neuf mois mon lot de difficultés.

D'abord, sachez qu'elle est atteinte du syndrome du lama et que ça commence à mettre ma patience à rude épreuve.

Ça a commencé tout doucement, mais maintenant c'est rendu critique. Au début, le syndrome se traduisait par de petits «pffff» tout doux, qui se sont intensifiés.

Ma fille venait de découvrir qu'elle peut cracher sa nourriture.

Je venais de découvrir que ma patience a des limites.

Voir un bébé cracher de la nourriture, c'est cute au début, ou quand ce n'est pas le nôtre. Après deux ou trois repas à me faire asperger de maïs et de poulet, quand ce n'était pas de céréales, j'ai décidé de mettre mon autorité à l'oeuvre.

J'ai sorti le «NON» bien ferme.

Résultat: ça ne marche pas, je dirais même que ça empire la situation.

Je vis maintenant avec la peur constante que tout ce qui entre dans la bouche en ressorte. Je tiens la cuillère à bout de bras, je me recule au possible avant de mettre la nourriture dans la bouche. J'ai également oublié l'idée de rester propre, et j'accepte peu à peu de sortir en public avec de la courge sur la robe ou des carottes sur les sourcils.

Mais ce n'est là que la pointe de l'iceberg. J'ai appris qu'un bébé qui mange = un plancher sale en permanence. Que la visite se le tienne pour dit: plus besoin d'enlever ses chaussures pour venir dans ma cuisine. Le plancher est plus souvent qu'autrement parsemé de bananes, de petits bouts de pain détrempés, de couscous.

J'en suis presque rendue nostalgique de l'époque où j'allaitais aux trois heures. C'était si simple et surtout, beaucoup moins salissant.

mercredi 16 septembre 2009

«Je peux aller dormir chez toi?»

C'est la nouvelle lubie de Momo: elle veut aller dormir chez les gens. Elle pose systématiquement la question à tous nos parents et amis si bien que je commence à le prendre personnel...

Pourquoi diable veut-elle à ce point aller dormir ailleurs? Elle n'a pourtant pas une longue feuille de route de découchage, elle n'a dormi que deux fois chez MissLulus. Et une fois, seule, chez mamie.

Seule.

En 6 ans de vie, Momo n'a pratiquement jamais été seule. En sa qualité de triplée, Momo a un frère et une soeur quasiment greffés à elle depuis sa naissance. Elle pose une question, sa soeur en pose une à son tour. Elle fait une prouesse, son frère lui vole l'attention avec ses beaux yeux.

De plus en plus, je me rends compte qu'elle a besoin de se retrouver en tête à tête avec les gens qu'elle aime. De se consacrer entièrement à une personne qui se consacre entièrement à elle. Pas facile de garder les projecteurs sur soi, d'installer et de poursuivre une conversation quand on a un frère et une soeur qui rappliquent à la moindre occasion.

Alors, le week-end dernier, elle a découché deux nuits chez mamie. Une, ce n'était pas assez... Je lui laisse donc profiter de ses moments privilégiés en tête-à-tête en sachant qu'ils sont extrêmement chers à ses yeux.

Même si moi je m'ennuie un peu...

mardi 15 septembre 2009

Occupés et heureux

Non, je ne parle pas de nous (le titre aurait plutôt été: Occupées et fatiguées!)... Mais la publication d'une étude non culpabilisante méritait qu'on en parle.

En effet, parait-il que malgré leur horaire chargé, les changements de journées de garde, les heures à la garderie, les activités parascolaires, les sports et les sorties culturelles, bref tout ce qui fait que l'agenda des petits est ultra bookée, eh bien ils ne sont pas plus stressés pour autant. Il est possible d'être occupés et heureux.

Pour une rare fois, on dit que ces enfants qui suivent le même modèle que nous (il faut voir nos calendrier... qui veut vraiment mettre cela sur son frigo tellement c'est essoufflant juste à lire!) sont même socialement plus matures.

Bien sûr, ce n'est pas une raison de ne pas lâcher prise parfois sur les activités à faire et de se décréter des journées pyjama familiales, mais au moins, on sait qu'on n'en fera pas non plus des boules de nerf prêtes à exploser à tout moment.

Les (Z) aiment La Galère...


Et les répliques comme:

- "Comment vous faites pour travailler pis élever vos enfants?" (Isabelle)
- "On fait pas cela! On ne les élève pas, voyons. On laisse ça à l'école et au CPE!" (Claude)

Et que dire... vous avez vu: les filles de La Galère aiment aussi le rosé...!! On serait prêtes à aller "trinquer" avec elles.


Vous avez écouté? Qu'avec-vous aimé?

lundi 14 septembre 2009

Invitation officielle... à notre lancement!


Ce n'est plus qu'un vague projet, c'est vrai!

Dans un mois, le 14 octobre, notre premier livre, le Guide de survie des (Z)imparfaites envahira toutes les bonnes librairies du Québec.

Et le 14 octobre, on va fêter ça... avec vous!

Lieu: au Lobby Bar, 4538, ave Papineau (coin Mont-Royal), à Montréal.

Heure: Dès 17h (ou vers 18h si vous devez d'abord passer au service de garde)

Indications routières: Nous vous suggérons d'emprunter le pont Jacques-Cartier à partir de la rive-sud pour admirer notre magnifique panneau promotionnel aux abords du pont! (du 5 au 19 octobre inclusivement)

Autres: Le bar est rattaché à un resto sympathique qui préparera une carte spéciale pour notre soirée. À vous de commander de quoi pouvoir veiller tard avec nous! Ben quoi? Un lancement, ça n'arrivera pas tous les jours!


Pour recevoir une (Z)invitation officielle, envoyez-nous un courriel (lesimparfaites@hotmail.com) sans tarder (si vous l'aviez déjà fait il y a quelques semaines, vous être déjà sur notre liste).

Au plaisir de vous comptez parmi nous pour cette soirée des plus (Z)imparfaites!

dimanche 13 septembre 2009

Morceaux choisis

Tu sais qu'il va falloir que tu jettes un coup d'oeil sur bébé avant qu'il parte à la garderie quand...

...papa habille ta fille avec ces deux morceaux et te regardes d'un air franchement surpris quand, devant la profusion de motifs, tu lui dis que «ça matche pas».



(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

samedi 12 septembre 2009

Pétage de coche post-rentrée

Quand ça fait trois jours que tu échanges 15 Ziplocs avec la prof de ta fille parce qu'ils ne sont jamais du bon format (Jour 1: Il faut des Ziplocs qui zippent: j'en mets des grands qui zippent... Jour 2: Il ne faut pas des grands, il faut des petits: J'en mets des petits à sandwich... Jour 3: Il ne faut pas des petits à sandwich, il faut des moyens qui zippent... Aaahh! Fallait le dire!), ça fait du bien!

Merci de virer fou pour nous M. Mongrain!

vendredi 11 septembre 2009

Un bébé du 11 septembre 2001

Chaque 11 septembre, je me rappelle avec précision où j'étais en 2001. Ce jour-là, je n'ai pas perdu une personne chère. Mais j'ai perdu mes illusions. Ce jour-là, j'ai décidé que l'actualité quotidienne: plus jamais! Le travail de terrain: non merci! J'ai commencé à me chercher une nouvelle job la semaine suivante, je pense...

J'ai aussi pris conscience de la fragilité des équilibres. Tout peut tellement basculer. Chaque 11 septembre depuis, j'y songe encore. Tout peut voler en éclat.

Mais je me rends compte que c'est une réflexion presqu'égoïste quand je lis cette histoire touchante de cette femme enceinte de 7 mois quand elle a vu s'effondrer les tours... où était son mari. Son garçon est né quelques semaines plus tard. Il est un enfant endeuillé avant de naître. Cet enfant de 8 ans tout souriant et sa mère aussi nous donne une belle leçon...

Une histoire touchante à lire ici.

jeudi 10 septembre 2009

Voix de transmission

Momo est une mini-me sur plusieurs aspects. Physiques d'abord (quand elle me voit à son âge, elle trouve donc qu'elle est mal habillée sur la photo!) et surtout expressifs. Elle parle comme moi, utilise mes expressions sans me verser de droits d'auteur et, depuis quelque temps, formule tout haut les messages que je n'ose même pas dire tout bas lorsqu'elle parle au téléphone avec ma mère.

Ainsi, alors que ma mère - retraitée et maniaque du ménage (pour faire ça court!) - lui expliquait qu'elle ne viendrait pas souper à la maison par manque de temps, Momo lui a balancé directement: «Ben voyons, tu ne travailles même pas! Pis t'es tout le temps en train de faire ton ménage! Si tu frottais moins, tu aurais le temps de faire autre chose!»

Et vlan!

Ma mère est partie à rire devant tant de franchise bien placée (pas sûre qu'elle aurait autant ri si c'était sorti de ma bouche...)

Et quand ma mère a tenté un reproche en disant: «Il faut que j'aille tondre mon gazon. Je ne suis pas comme ton père qui le fait juste une semaine sur deux»; elle a répondu avant nous: «C'est parce qu'il travaille et qu'il a trois enfants à s'occuper, lui!»

Jouissif!

Et ce n'est que le début, j'imagine!

J'aurai bien le temps de lui apprendre les rudiments de la politesse. Pour l'instant, je suis encore à l'étape d'en profiter malicieusement!

mercredi 9 septembre 2009

Trop raisonnable...

Parfois, je regarde MissLulus et je la trouve non pas raisonnable, mais bien effroyablement raisonnable.

Docteur, est-ce une cause perdue?

Devant les épreuves, elle brave la tempête. Devant la peine, elle érige une barricade pour tenir le coup. Devant le stress, elle se remémore ses trucs de relaxation appris à la maternelle. Devant le chagrin des autres, elle ouvre son coeur et refléchit aux manières de les aider. Devant un problème, avant même de paniquer, elle pense à foncer. La tête haute. Devant de grands bonheurs, elle rayonne surtout quand les autres y goûtent aussi. Devant un mince bol de chip, elle partage instantanément.

Parfois, j'ai peur qu'elle s'égare. Qu'elle se perde de vue. Qu'elle oublie de vivre pour elle au lieu de simplement pour les autres. Je ne dis aucunement qu'il faut qu'elle soit égoïste, mais elle doit songer à vivre ce qu'elle a à vivre sans se brimer pour "bien paraître".

Nous, comme adultes, on a chacun développé une façon de laisser passer nos émotions. Certaines se défoncent dans un sport, d'autres norcissent des pages et des pages dans un cahier, d'autres se défoulent en placotant avec une amie, d'autres empriffrent des litres de crème glacée... peu importe notre façon de faire face à nos journées "moche&poche". Mais MissLulus, à 6 ans, que peut-elle faire? Je dois, à mon tour, lui laisser une place pour qu'elle évacue son trop-plein. Pour ne pas qu'elle craquèle par en-dedans. Je dois donc lui apprendre à être déraisonnable, à laisser couler ses émotions, etc. Mais quand on a un enfant raisonnable, on a tendance à vouloir qu'il le soit toujours et en tout temps. On dirait que je ne lui laisse pas la chance d'exploser. J'ai mon bout de chemin à faire.

Et si MissLulus, on était déraisonnable ensemble? Je te fais la promesse de t'aider à devenir... (Z)imparfaite. Je te jure, c'est la voie pour ne pas sombrer. Suis-moi...

mardi 8 septembre 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 22)

... tu demandes à ta fille ce qu'elle a fait dans son cours de musique et qu'elle te répond qu'elle s'est proposée, avec 3 autres amis, pour chanter une chanson devant sa classe.

- Laurent a chanté Il était un petit navire. Maïka a chanté Ça fait rire les oiseaux et Charles a chanté la chanson de Star Académie.

Et toi?

- J'ai chanté Love Game de Lady Gaga!

(...)

- Pis la prof de musique connaissait même pas ça!, ajoute-t-elle outrée.

I wanna take a ride on your disco stick... Compte-toi chanceuse qu'elle ne connaisse pas ça en effet! Et que ton anglais ne soit pas au point!

... et TriplePapa qui s'entête à lui faire écouter du Brel!

lundi 7 septembre 2009

Bon débarras!

Depuis le début de l'été, je ne ramasse plus les jouets dans la chambre des filles. J'en avais ma claque de ranger chaque semaine leur 52 accessoires de Polly Pockets, leurs 28 Barbie, leurs 34 colliers et leurs 4 boas à plumes. J'ai même cessé de leur parler de ménage. Je n'employais même plus le mot bordel, que j'échappais plus souvent qu'à mon tour en entrant dans leur chambre.

Tout l'été, je les ai laissées vivre dans leur foutoir. Je tassais ce qui traînait en-dessous de leurs lits et quand ça s'est mis à ressortir par l'autre côté, j'ai fait des tas contre les murs.

Car engueuler, punir et menacer ne donnait rien. Alors j'ai choisi une autre voie. J'ai laissé les choses empirer. Et...

Les filles se sont écoeurées par elles-mêmes de leur bordel!

Si bien qu'en fin de semaine, elles ont décidé par elles-mêmes de tout ranger. Par ici, les bacs, par là les Ziploc grand format! Elles ont mis les petites boîtes dans les grandes et ont tout réorganisé leur chambre. Si bien qu'elle est maintenant im-pec-ca-ble! Et elles ont tellement travaillé que j'ai l'impression qu'elles vont la tenir en ordre à partir de maintenant!

- « Maman, ne va pas raconter ça dans ton blogue, tu vas nous faire honte !», ont-elles pris la peine de me dire.

C'était un peu ça l'idée, les filles! Et ça a marché! héhé

dimanche 6 septembre 2009

Les (Z) dans le Elle Québec d'octobre

Eh oui! Encore nous!!

Dans l'article « Au secours, je n’en peux plus » de Caroline Duval dans le tout dernier Elle Québec (octobre), on présente comme moyen de se déculpabiliser de lire... Les (Z)imparfaites!
Voici ce qu'on dit:

« Les (Z)imparfaites : Un véritable coming-out de 2 mères imparfaites qui en ont assez des diktats culpabilisants et étouffants de la société sur les bonnes mères. À la fois rafraichissant, rigolo et truffé d’infos intéressantes. »

Bientôt, une (Z)imparfaitesmania?

hahaha

samedi 5 septembre 2009

Un automne à cours réduits

Premier samedi matin post-rentrée.

On traîne au lit, on relaxe. Qu'est-ce qu'on pourrait bien faire aujourd'hui?

C'est pour se répéter cette question chaque semaine que cet automne nous avons choisi d'abandonner tous les cours du samedi.

Congé de théâtre pour Momo. Congé d'équitation thérapeutique pour Lili. Congé de théâtre pour Lolo. Pas de Gymn-Eau pour lui non plus (même si c'est génial).

Seul le cours de natation combiné de Momo et Lolo (durée: 25 minutes; Lieu: à deux coins de rue de la maison) du dimanche matin a survécu.

Cet automne, au lieu de courir d'un cours à l'autre, on va se chercher quoi à faire les week-ends.

Et j'ai le vague pressentiment qu'on n'aura pas besoin de chercher fort fort! Mais au moins, on sera libre (un peu).

J'adore quand mes enfants veulent suivre des cours, j'adore assister à leurs spectacles de fin d'année, j'adore le fait qu'ils aient du temps juste pour eux pendant une heure par semaine. Mais, à la demande générale, on prend un break de tout ça cet automne. On ira voir des spectacles, on ira plus souvent à la bibliothèque, on prendra le temps de jouer à des jeux en famille, de prendre des marches dans le boisé.

Et, à la demande générale, on reprendra quelques cours cet hiver. Momo voudra faire de la danse, Lolo voudra apprendre à jouer de la guitare, Lili voudra retrouver Pirate, son cheval préféré. Et l'hiver passera très vite! Jusqu'à la prochaine pause!

vendredi 4 septembre 2009

Baby-boom d'automne à prévoir l'an prochain?

Les bébés nés au printemps seraient discriminés pour leur entrée en CPE...

Les sacro-saints CPE font encore la manchette cette semaine. Une règle administrative qui fait que, pour les enfants de plus de 2 ans, les subventions du gouvernement sont moins élevées, et ce même s'ils occupent une place en pouponnière. Alors comme les enfants nés au printemps ont leur 2 ans avant la fin d'année et les changements de groupes, ils demeurent en pouponnière plus longtemps et les CPE auraient semble-t-il davantage tendance à "passer par dessus" ces enfants dans les listes d'attente ou à les refuser, puisqu'ils ne sont pas rentables. Comme si c'était déjà pas assez compliqué comme ça d'avoir une place en CPE...

Autre dilemme, pour les bébés de printemps, que j'ai moi-même vécu deux fois plutôt qu'une... L'entrée en garderie. On vous appelle (avec le ton de quelqu'un qui vous annonce que vous avez gagné à la loterie bien sûr!) pour vous aviser qu'on a une place pour l'automne alors que votre bébé n'a que quelques mois, que vous allaitez aux 2 heures jour et nuit, que vous vous remettez à peine d'un babyblues d'enfer parce que vous n'avez pas osé vous pointer sur une plage durant l'été autrement que couverte des pieds à la tête.

Vous avez deux choix:

1) Vous prenez la place et vous y laissez votre enfant durant le congé de maternité que vous aviez pensé passer avec lui.

2) Vous refusez la place et le remettez sur la liste d'attente pour l'année suivante. Il vous faudra alors prendre un congé sans solde de 6 mois pour vous rendre jusqu'à l'automne - date butoire des entrées en CPE - et ce sans être certaine d'avoir une dite place en CPE l'année suivante.

Et il y a bien sûr un troisième choix non officiel - parce qu'en principe non-conforme aux règles du Ministère - celui de payer pour une place que votre enfant n'occupe pas ou n'occupe que partiellement (C'est ce que j'ai fait... chuuuuuuuuut!).

Non, mais quel dilemme intéressant à avoir dans l'expérience la plus enrichissante d'une vie, soit celle de la maternité! N'est-ce pas?

Alors, va-t-il falloir calculer la conception de nos bébés en fonction des politiques gouvernementales maintenant? Baby-boom d'automne à prévoir en 2010?
À suivre...

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 2 septembre 2009

Party de picotte: oui ou non?

Jamais une rentrée se sera déroulée autant sous le signe de la santé. L'an passé, on jasait "jambon potentiellement contaminé", là, on redoute la propagation de la grippe A. Alors tant qu'à mettre les maladites sur la table, jasons donc picotte!

Vous l'avez eu, vous, la varicelle? Moi, oui. À 14 ans. L'horreur. Une face de pizza boursoufflée et dégueu. Pas d'espace à mettre un dix sous sur ma peau sans toucher à au moins 2 boutons. Sans compter les boutons entre les orteils, dans les oreilles, dans la gorge, alouette! Une vision d'horreur. Je suis restée tout l'été enfermée dans le sous-sol...

Quand MissLulus était petite, le vaccin faisait son apparition. J'étais sceptique. Puis, elle l'a attrapée. Je me disais que c'était mieux qu'elle l'ait jeune et non comme moi à l'adolescence. Autre vision d'horreur. Une petite poulette de 2 ans bourrée de boutons, fiévreuse en quasi-permanence et ultra-fatiguée. Mais une semaine et demi plus tard: tout n'était que du passé.

JeuneHomme n'a pas eu la varicelle, ni son vaccin. Mon médecin n'étant pas très chaud à l'idée et moi, je me suis laissée convaincre. L'immunité ne serait que, pour l'instant, de dix ans. Donc il ne serait protégé que jusqu'à 13 ans... ce qui fait qu'il pourrait l'attraper et vivre le même calvaire que moi... nooooo!! Quand on a passé par là, on ne souhaite pas cela à personne.

Je ne pense pas organiser un party de picotte, quoique... j'espère qu'il sera rapidement en contact avec un autre petit "picoteux" pour qu'il fasse sa réserve d'anticorps. Ce sera une semaine difficile, mais au moins, ensuite c'est fini...

Alors, quand JeuneHomme aura ses premiers "picots", je vous envoie (ou non) une invitation?

mardi 1 septembre 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand.... (prise 21)

... Tu découvres ta fille de 6 ans -qui a reçu un beau 5$ remis par la fée des dents- en train de vider complètement sa banque pour aller placer son billet neuf tout au fond de celle-ci.

Puis, alors qu'elle entreprend de remettre les pièces de monnaie à leur place, elle te dit, l'air sérieux et vaguement préoccupé:

- J'sais pas ce qui arrive avec les billets, ils doivent s'envoler quand ils sont trop proche de l'ouverture parce qu'ils disparaissent de ma banque. C'est peut-être une fée cheap qui veut les ravoir!

Euh...

La fée cheap, tu l'as dans la face, chérie!

Quoi? Ça ne vous arrive pas de vous servir subtilement? Cinq cochonneries au Dollorama ou un mezzo latte? Quand on y pense...

lundi 31 août 2009

Pré-rentrée? Pfft!

Hier soir, on a pris nos bains avant le souper. On a tiré les rideaux très très tôt et on a fermé les lumières et les fenêtres! Pas pris de chance!

Stratégie pré-rentrée, pensez-vous?

Bien sûr! Mais à la sauce imparfaite. Qu'est-ce que je faisais avec les enfants?

...


...


...

un party pré-rentrée! Musique dans le tapis (il fallait fermer les fenêtres!), déhanchements bizarres (il fallait fermer les rideaux!) et lumières dynamo avec lampes de poche (il fallait fermer les lumières!), on a dansé pour chasser les peurs de la rentrée, pour conclure un été en montagnes russes et entamer du bon pied la nouvelle aventure!

Dire combien du Annie Brocoli avec son Broco-Show peut nous faire du bien!

Vous avez fait quoi hier?

vendredi 28 août 2009

Juste à temps pour la rentrée

Moins d'une semaine avant le retour de la discipline militaire (oups... la routine scolaire!), des soupers faits à toute vitesse entre deux supervisions de devoirs, des vérifications quotidiennes de poux et autres joies de la rentrée!

À partir de demain (dans mon cas), les 5 à 7 prendront une nouvelle signification, et ce pour les 10 prochains mois. Mes triplés prennent le chemin de la première année... dans trois écoles différentes - troubles et/ou handicaps obligent! Lolo et Lili auront besoin de toute mon attention pour les aider dans leurs devoirs et je ne devrai pas négliger Momo l'intello et ses projets.

Alors, entre 5 et 7, qu'est-ce qui va écoper cette année? Les soupers!

La mijoteuse a déjà commencé à se faire aller et le congélo se remplit dignement! Mais pour les jours de gros rush scolaire, je me réserve ceci: 50 recettes avec des nouilles Ramen.

Après les pâtes au pesto, les grilled cheese et les omelettes, les nouilles Ramen seront au menu des (Z)imparfaites cet automne. Dites, ils en ont des caisses au Costco?

jeudi 27 août 2009

Changement de fuseau horaire

Mes enfants sont depuis toujours des lève-tôt. À 5h30. il n'était pas rare d'en voir un débarquer derrière le rideau de douche alors que je me préparais à aller au boulot. Et le week-end, on pouvait se vanter d'avoir fait la grasse matinée quand le dernier des trois se levait à 7h15. Bref, ici, le coq avait eu son 4% depuis fort longtemps!

Mais tout a changé l'espace d'un été.

Pas de garderie, par de camp de jour, pas d'école pendant deux mois. Ils ont eu le luxe de se faire garder à la maison par mamie et tatie quand nous n'étions pas en vacances. Et comme on souhaitait avoir des grasses matinées dignes de ce nom lors des jours de congé, on a entrepris au début de l'été de modifier leur horloge interne. Le processus a duré 3 semaines. Au début, ils avaient beau se coucher plus tard, ils se levaient toujours aussi tôt. Mais épuisement oblige - j'imagine!- ils ont commencé par franchir la barre des 8h, puis des 9h... et même des 9h30!

Et là, même s'ils se couchent à une heure d'été plus que raisonnable pour leur 6 ans (21h), ils ne se montrent pas le but du nez avec 8h-8h30! Un exploit familial!

Mais alors que les enfants vivent depuis 2 mois dans un autre fuseau horaire, voilà que je dois reculer l'horloge de deux heures et les ramener à l'heure de Montréal. Et, si possible, la semaine seulement car pour les week-ends, j'y ai pris goût!

Car depuis ce matin, Lili doit attraper son autobus adapté à... 6h40 pour se rendre à son école montréalaise. Tandis que Lolo et Momo vivent encore à l'heure du 450 et ne commencent pas l'école avant le 1er septembre, nous devons la tirer de son lit (l'extirper, la décoller!) et - même avec l'excitation de la première journée d'école- ça s'annonce mal. Pleurs, crises, chignage et pognage de nerfs collectif, voilà ce qui nous attend pour les prochaines semaines.

Des trucs pour nous rendre la tâche plus facile?

Reculer l'heure sur tous les appareils électroniques de la maison pour qu'ils se couchent plus tôt?

Dormir avec les stores ouverts en semaine et fermés les week-ends?

Allez-y! Je suis prête à tout!

mercredi 26 août 2009

Comme si les lunchs n'étaient pas assez compliqués comme ça...

Rentrée scolaire = la joie des lunchs quotidiens qui recommence.

Avec en prime, un problème de plus sur la conscience.

Comme si ce n'était pas assez compliqué comme cela de faire des lunchs santé, variés, sans noix, arachides, sans emballage inutile, froids trois jours par semaine, avec une capricieuse Choupinette, alouette! Voilà qu'on nous recommande maintenant d'éliminer les charcuteries pour les petits.

Je veux bien nourrir ma fille "santé"...autant que possible en tous cas. Et non, je ne veux surtout pas qu'elle ait le cancer colorectal. Mais il me semble, et ce n'est pas la première fois qu'on en parle ici, que trop d'information, c'est comme pas assez.

On nous met en garde face à tellement de choses avec les tout-petits qu'on en devient paranoïaques. Tout est rendu cancérigène: les crèmes solaires, les biberons, les contenants et bouteilles de plastique et bien sûr ce qu'on ingurgite aussi. Il n'y a pas une semaine qui passe sans qu'une étude quelconque vienne remettre en question l'une de nos habitudes de vie. Et que Santé Canada émette une recommandation.

Oui, on mange du jambon ici. Je n'en ai pas mangé durant les dix années précédant l'arrivée des enfants, mais quand les mousses ont commencé à manger, après avoir essayé toutes les sortes de viandes et autres sources de protéines possibles, ils sont tombés par hasard sur un morceau de jambon à déjeuner au resto qu'ils ont avalé sans rechigner. Alors j'ai recommencé à en servir occasionnellement. Devrais-je arrêter? Expliquer à mes enfants que ce n'est pas bon pour la santé? Ils savent déjà que c'est le genre d'aliment qu'on ne mange pas à tous les jours, et je considère que pour leur âge, c'est bien suffisant. Il me semble qu'il y a moyen de doser, dans cela comme dans tout.

Et vous, que faites-vous de toutes les recommandations de Santé Canada? Appliquées à la lettre ou selon le gros bon sens?

(Z) Imparfaite invitée: So

mardi 25 août 2009

Petite panique de la fin août

À ce temps-ci de l'année, j'angoisse. C'est incontournable.

L'été est (déjà!) fini et je n'ai pas eu l'impression d'en profiter au maximum.

La maison est en mode vacances (jeux, maillots, crème solaire, serviettes de plage dans tous les coins) et je dois tout réorganiser (à contre-coeur, je l'avoue...) pour la faire passer en mode école.

Je croule sous les listes (effets scolaires et vêtements à acheter, idées pour les lunchs, repas à préparer d'avance et à congeler, trucs à faire avant l'automne...) et les trois faces de mon frigo ne sont pas assez vastes pour les afficher en plus des trois calendriers scolaires et de tous les feuillets d'info sur la rentrée que m'envoient compulsivement les trois écoles des enfants et que je dois garder bien en vue si je ne veux pas m'y perdre.

Bref, pour un mois, je suis tout près d'appuyer sur le bouton «Panique». Je ne suis pas la seule, n'est-ce pas? Et c'est ce qui me console! On est tous dans le même bateau et dans un mois, savez-vous quoi? On aura repris le dessus.

Et si, pour une trentaine de jours, on se mettait moins de pression? Fiston a les jeans qui lui arrivent en haut des chevilles? On n'a pas trouvé le fichu crayon marqueur à encre sèche Sanford Expo 2 effaçable de couleur rouge? On a mis les duo-tangs vert et bleu dans le mauvais sac à dos? Pas grave, en octobre, la machine sera bien huilée et roulera comme une neuve.

En attendant, on respire!

On installe un tableau aimanté à côté du frigo pour faire plus de place pour les listes...

On met des shorts à Fiston jusqu'à ce qu'on ait le temps de magasiner...

On achète n'importe quel maudit crayon marqueur effaçable rouge...

... et on se procure une étiqueteuse P-Touch, ce précieux gadget à qui l'on doit ce qu'il nous reste de qualité de vie en cette période d'étiquetage acharné pré-rentrée scolaire. Car après avoir identifié 3 x 48 crayons de couleur en bois, 3 x 4 crayons à mine HB, 3 x 3 effaces Staedler blanches, 3 règles, 3 x 8 duo-tangs, 3 x 3 bâton de colle, 3 x 4 marqueurs jaune et 3 x des jetons de bingo (la boîte, pas les jetons individuellement, quoique... c'est peut-être ça qu'ils demandaient, on ne sait jamais!), il nous restait encore du temps et de l'énergie pour classer la paperasse accumulée de l'année scolaire 2008-2009 qui traînait encore partout dans la maison!

lundi 24 août 2009

Qui s'occupera des enfants cette semaine?

Je ne sais pas si vous êtes comme moi et bien d'autres parents mais le camp de jour est terminé et...l'école ne commence que jeudi!

Il nous reste donc un beau casse-tête de trois jours entiers où on doit malheureusement essayer de "caser" nos enfants d'âge scolaire quelque part. C'est la première année que je vis cela, ma fille était en CPE jusqu'à la veille de son entrée à l'école l'an dernier, heureuse de passer ces derniers moments avec ses copains des dernières années et son éducatrice.

Que faire pour ces trois jours? Prendre une semaine de vacances? Pas possible ici. Car après deux mois de vacances estivales, pas certaine que mon employeur apprécierait que je manque la rentrée de mes étudiants ce matin (Tiens, tiens! Voilà pourquoi ces charmants étudiants du collégial ne sont plus disponibles pour animer les camps de jour, ils dorment... euh... ils écoutent attentivement leur professeur en classe!).

Grand-maman ne peut plus prendre la relève non plus cette année parce qu'elle est loin. Quant à mes voisines et amies, eh bien, elles sont dans la même situation que moi, à jongler avec l'organisation d'un horaire pas du tout adapté à leur réalité familiale.

Pour cette année, on s'est organisé du mieux qu'on a pu. Avec une petite gardienne à la maison lundi et mardi - à 25$ par jour! - et avec un arrangement digne de ce qu'on est supposé appeler la conciliation travail-famille mercredi.

Mais je ne peux pas croire que je vais passer les 6 ou 7 prochaines années à me demander ce que je vais faire de ce "trou" de services pré-début d'année scolaire! Il me semble qu'à la quantité de parents pris avec ce casse-tête, ça devrait être suffisant pour faire pression sur les commissions scolaires afin que leurs services de garde soit ouvert dès le lundi, non? Allez, on se part une pétition?

Et chez vous...qui s'occupera des enfants cette semaine?

(Z) Imparfaite invitée: So

dimanche 23 août 2009

La rentrée sans stress selon les (Z)imparfaites

On va jaser en long et en large de la rentrée sur le blogue dans les semaines venir mais pour avoir un avant-goût, lisez ceci.

On s'en reparle dès demain!


Bon dimanche!


vendredi 21 août 2009

Jour férié familial


Je devrais être en congé aujourd'hui.

En fait, c'est la première fois en 6 ans que nous ne passons pas le 21 août en famille - nouveau boulot et deadline obligent!

En 2003, cette journée a pourtant été décrétée «jour férié familial». Vous n'en aviez jamais entendu parlé? Normal! Cet amendement à la constitution concerne seulement notre famille et s'est fait discrètement dans notre auto sur le chemin du retour de l'hôpital.

Nos triplés avaient vu le jour le 19 juin mais ce n'est que deux mois plus tard -le 21 août précisément- que notre petite famille se trouvait finalement réunie à la maison. Né à 813 grammes, Lolo avait (enfin!) atteint les 2 kilos magiques qui lui assuraient son congé de l'hôpital et il avait pu rejoindre ses soeurs sorties 2 et 4 semaines plus tôt.

Après trois ans de traitements de fertilité, une grossesse éprouvante et deux mois d'aller-retours quotidien entre la maison et le service de néonatalogie de l'Hôpital Sainte-Justine, on commençait enfin notre vraie de vraie vie de famille. On attendait ce moment précis depuis si longtemps. On avait eu le temps d'espérer, de désespérer, d'échouer, de recommencer, de désirer, de supplier, de s'endetter... Et là, c'était fait. On allait franchir la porte de notre maison avec nos 3 bébés. On allait enfin commencer notre nouvelle vie de parents. Et oublier (ou presque) tout ce qui s'était passé avant pour se concentrer sur ce qui s'en venait ensuite.

Six ans plus tard, on a encore le goût de fêter. Et pas seulement les grands! Car cette année, les enfants ont réalisé comme c'est long, très long même entre leur anniversaire en juin et le «jour de la famille» en août. «Tout l'été a passé, maman!», a constaté Lolo. Eh oui mon grand, ça passe vite mais c'est long un été!

Alors, même si on n'a pas pu prendre congé cette année, nous allons fêter dignement ce soir cette date qui nous est chère et qui nous appartient juste à nous.

Et j'espère que se retrouvera encore tous ensemble tous les 21 août jusqu'à ce qu'on soit très très très vieux!

jeudi 20 août 2009

Zut, mes enfants n'ont pas (assez) grandi!

Bon, ça y est, on a fait le tri de tous les vêtements de l'hiver dernier des enfants, question de savoir ce qu'on donne, ce qu'on garde et évaluer ce dont on aura besoin pour la rentrée. Résultat: Un tout petit sac de rien du tout a éliminer.

Mes enfants ont grandi un peu durant l'été, mais pas assez pour les vêtements ne fassent plus. Le sac d'école et la boîte à lunch de Choupinette sont encore en très bon état, le sac de garderie de PetitLoup aussi, ce qui fait qu'à part les fournitures scolaires, notre magasinage de la rentrée est presque réduit à néant. Zut! Et moi qui avait déjà hâte à la rentrée, juste pour me taper une bonne journée de magasinage!

N'en déplaise aux adeptes de la simplicité volontaire, il me semble que la rentrée, c'est aussi le plaisir d'étrenner un nouveau vêtement qu'on a choisi, de porter avec fierté un sac à dos qui sent tout neuf. En tous cas, ce sont les souvenirs que j'en ai de mon enfance. C'est un cycle nouveau qui commence, et on a envie de le faire avec du beau et du nouveau!
Je pourrais bien sûr me vanter à qui veut l'entendre que la rentrée ne m'a pas coûter un rond mais je pense que je vais tout de même aller magasiner un ou deux ensembles à leur goût avec eux. Après tout, quel plaisir a-t-on a d'être toujours raisonnable?

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 19 août 2009

Dégénération

Bon, il faut que je passe (encore!) aux aveux? Alors voilà: on ne prend pas tous nos soupers en famille.

Les déjeuners se prennent sur 3 chiffres différents: d'abord le mien, archi-tôt en travaillant dans une maison encore endormie, puis celui de papa et des enfants. Souvent, les petits mangent leur bol de céréales devant Zoobomafoo (ou autres émissions) en tentant de s'ouvrir tranquillement les yeux!

Le dîner se passe souvent divisé: papa étant au boulot, JeuneHomme à la garderie, MissLulus et moi à la maison.

Et puis, les soupers sont parfois écourtés, parfois étirés selon l'humeur du moment. Et si on a envie de placoter, eh bien pour le faire en paix, on laisse les enfants libres de quitter la table.

Quand on reçoit des amis, il n'est pas rare qu'on installe une table au salon pour que les petits y mangent à leur rythme et à leur gré, avec la télé!

Mais ce qui fait mon plus grand bonheur c'est quand je vois mes enfants assis à une table où sont mêlés jusqu'à quatre générations. J'aime les voir côtoyer tantôt les oncles de ma mère, tantôt leur arrière-grands-parents. Ces soupers - et pas qu'à Noël ou au Jour de l'an - où s'entremêlent passé et technologie, "tu" et "vous" et pourtant partageant les mêmes étincelles au fond des yeux me font sourire béatement. Plus que n'importe quoi! Et tant pis pour ceux qui se targuent de ne jamais ouvrir la télé en mangeant! Sans en faire une habitude, c'est le plaisir qui prime! Des milliers de repas partagés sans télé "juste parce que ça sonne mieux!" ou un mélange de tout avec en prime de précieux soupers improvisés où fusent des rires intergénérationnels? Je prends la deuxième option sans hésiter!

mardi 18 août 2009

Jamais eu aussi hâte...

... à l'automne!

Pas pour la rentrée (quoiqu'on est un peu tannée de jouer à la G.O. familiale!), pas pour les pommes (quoique c'est moins pire que les courges) ni pour les nouvelles émissions de télé (quoique La Galère est bientôt de retour!) ni parce qu'on a le vague espoir que septembre et octobre seront plus ensoleillés que mai-juin et juillet réunis (quoique, même s'il neigeait, on ne serait même pas surprises!)...

Non, on n'a jamais eu si hâte à l'automne car... nous lançons notre premier livre aux Intouchables, rien de moins! Le Guide de survie des (Z)imparfaites sera en librairie le 14 octobre.

Vous pourrez enfin mettre un visage sur vos personnages (z)imparfaits préférés: Miss Lulus, Momo, Lolo, Jeune Homme, Lili, Triple Papa et Papa(im)parfait prendront vie en personnages animés à travers les pages de ce livre, qui deviendra -on l'espère!- la nouvelle Bible de toutes les mamans (z)imparfaites!

Plein de surprises, de moments embarrassants, de coups de gueule et de fous rires totalement (z)imparfaits.

Alors, vous allez nous suivre dans cette nouvelle aventure?

lundi 17 août 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 20)

Au zoo de Granby, tu es en train de jouer dans les jeux d'eau avec tes filles quand tu t'aperçois que ton gars est sorti de l'eau et s'affaire à faire pipi sur un mini-arbuste en plein milieu de tout le monde...

Puis, il revient, tout joyeux, en criant très fort pour que tout le monde l'entende: «Maman, j'ai fait pipi comme Papa!»

vendredi 14 août 2009

Gadgets inutiles, mais rigolos!

C'est l'été! On a droit d'être futiles!

Dans les boutiques de musée et un peu partout sur le web, on trouve souvent des trucs archi inutiles, mais complètement rigolos. Le meilleur truc? En acheter incognito pour garnir le futur bas de Noël un peu trop drabe en décembre prochain!

Un labyrinthe de paille à construire... (jus de raisin interdit!!)

Trouvé ici.



Des crayons "juicy" pour créer des t-shirts

Pour voir des œuvres visiblement pas réalisées par nous avec ses crayons, cliquez ici.


Moules pour plaisirs glacésPour faire ses "Mister Freeze" maison. On les trouve ici.


Vous en trouvez d'autres, n'hésitez pas à partager vos trouvailles!

jeudi 13 août 2009

Collection ou compulsion?

Dans mon temps (Mon Dieu, je parle comme ma mère!), tous les enfants avaient une collection. Macarons, timbres, gommes à effacer, épinglettes, porte-clés... allez savoir pourquoi mais chacun de mes amis avait sa collection et était fier de la montrer à quiconque franchissait sa porte d'entrée.

J'en conviens, ce n'est pas plus utile maintenant que dans ce temps-là. Ça encourage à la surconsommation et ça frôle parfois la compulsion, mais ça ne m'a pas empêché, le printemps dernier, d'inciter les enfants à commencer une collection.

Je m'entends encore:

«Choisissez quelque chose de significatif, utile et amusant et -très important- qui ne coûte pas trop cher et qui se vend à l'unité. Comme ça, quand vous voudrez vous acheter un maudit toutou comme souvenir de vacances, vous vous raviserez et vous choisirez plutôt un truc pour votre collection.»

Lolo a tout de suite allumé, super enthousiasmé par ma nouvelle idée: «Je vais faire une collection de roches! J'ai déjà deux belles roches précieuses que j'avais trouvé à la mer!»

Bon.
Depuis quelques mois, on ne peut plus aller nulle part sans que Lolo farfouille le sol de ses mains. Curieusement, il en a trouvé, lavé, frotté des dizaines depuis mais sa collection ne contient que trois roches. «J'en veux juste trois!» Wow! Su-per collection...! Monsieur s'entête à remplacer les moins belles à chaque fois qu'il en trouve une nouvelle qui surpasse les autres. Si bien qu'on se retrouve maintenant avec une cimetière de roches moches dans le fond du jardin...

Lili, pour sa part, a naturellement choisi de collectionner les porte-clés. Souvenir d'enfance, je présume. Car en plein terrible two, elle ne faisait aucun trajet en auto sans «ses clés» alors nous lui en avons fourni de toutes sortes pour être sûrs d'éviter les crises intravéhiculaires (les pires d'entre toutes, non?) Si bien qu'elle se retrouve maintenant avec des dizaines de porte-clés et ne sait plus quoi en faire. Une collection, ça ne pouvait pas mieux tomber!

Ne restait plus que Momo qui tergiversait jusqu'à la semaine dernière sur le thème de sa collection. Elle n'arrivait pas à se décider, hésitant entre les Barbies (non, trop cher!), les sacoches (non, ça viendra bien assez vite!) et les gougounes (hein?! les gougounes?!). Jusqu'à ce qu'elle ait la révélation suprême chez Jean Coutu. Devant l'étalage coloré, elle a crié à plein poumons, comme si elle venait d'avoir une apparition divine: «Maman, j'ai trouvé!!!! Je vais collectionner les vernis à ongles!!!!!!!»
(...!)
La monnaie étrangère, ça ne te tenterait pas, cocotte?

mercredi 12 août 2009

Encore plus parfaite

Vous allez tomber sur le c**.

Allez voir ce vidéo. Perso, jusqu'à la toute fin, je croyais que c'était un mauvais drôle de vidéo, que la mère allait éclater de rire en nous disant "Bande de malades! Voyons donc! Jamais je ne ferais cela!". Mais non...

Troublant.

Comment peut-on vouloir que notre enfant soit encore plus parfait? Et, surtout pourquoi exiger cela? Parce que nous, les parents, on n'a pas réussi? On n'a pas eu cette chance?

Là, on parle de beauté et de chirurgie, mais cela pourrait être pour un petit qui joue au hockey et que son père "pousse" à outrance, un musicien amateur que ses parents voient comme un nouveau prodige?

Où est la ligne qui délimite la folie de la raison? De l'encouragement et de l'enlisement? Et quand, devons-nous, en tant que parent apposer notre droit de veto?

mardi 11 août 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand (prise 19)


en visite chez une tante un peu éloignée, JeuneHomme dit (exige?) : "Je veux du laaaaaaaaaiiiiit!". Voulant faire bonne figure et montrer que mes enfants étaient bien élevés, je dis "On demande cela comment JeuneHomme? Le petit mot magique?".

Et lui de hurler "Tout de suite!".


Ça m'apprendra à vouloir me faire du capital sympathie sur le dos de mes enfants. Y a quelqu'un qui a une pelle pour que je creuse un trou pour me cacher?

lundi 10 août 2009

Se reposer... du désordre!

Ce que j'apprécie le plus dans ces vacances annuelles à la mer? Le soleil? La farniente à la plage? Le homard à volonté? Les enfants qui se couchent à 21h super claqués?

Non. Vous n'y êtes pas du tout.

Ce que je remarque plus que tout et que j'apprécie intensément durant ces semaines loin de la maison, c'est le nombre infiniment petit de jouets, de vêtements et d'objets personnels qui nous entourent. Ce que j'apprécie le plus, c'est le vide, l'espace, l'ordre. Depuis le temps qu'il a déserté la maison familiale, c'est un plaisir de le retrouver dans ce chalet loué!

Oui, cette année, on a tenté l'impossible avec trois enfants: on a essayé de voyager léger! Si bien qu'il reste plein d'espace, de coins, de placards, d'armoires et de dessous de lits vides dans ce chalet. Alors qu'à la maison on ne peut circuler sans risquer de s'entailler la plante du pied sur l'épée d'une figurine de pirate, ici les jouets sont trop peu nombreux pour traîner. On n'a pas peur de crouler sous les vêtements qui déboulent à chaque fois qu'on ouvre la porte d'un garde-robe. Il n'y a pas trois sortes de biscuits ni cinq sortes de céréales dans le garde-manger. Pour deux semaines, on est libérés de tout le superflu et on vit avec le strict nécessaire. Simplicité obligée.

Et ça fait du bien!

Cette trève annuelle nous permet de faire le vide et de revenir à la maison l'esprit plus léger... et d'être à même d'apprécier nos traîneries dans lesquelles on se sent si bien le reste de l'année!

vendredi 7 août 2009

Amuser les enfants dans l'auto

Pour un long voyage en auto, les (Z) ne partent pas sans...

- figurines d'animaux (idéalement que vous avez cachées pendant au moins une semaine avant!)

- des CD d'histoires (parfait pour dire "On se tait un peu et on écoute")...

- le jeu "Quand est-ce qu'on arrive?"

- deux slinky

- deux suçons maxi (Oui, ça colle! Mais on ne les entend plus pour au moins 40 kilomètres)

- des cahiers d'activités et des crayons (et accessoirement une tablette solide)

- un journal de bord (pour le voyage du retour)

- le nouveau Cube Rubik 360 qui ne ressemble plus du tout à l'ancien car le cube est... rond (qui amuse autant papa...!)

- une vieille carte routière pour faire croire à JeuneHomme qu'il suit l'itinéraire à la lettre et une bonne pour MissLulus qui pourra s'exercer à lire les pancartes et retrouver les bonnes infos sur sa carte

- un paquet de livres divers

- des bébelles achetées aux magasins 1$ et qu'on sort à intervalle de 100 kilomètres


Quelques règles:

- À 3 et 6 ans, il faut obligatoirement que les bébelles soient presqu'identiques pour éviter d'expliquer au plus jeune (et parfois à la grande) le pourquoi du comment de la différence pendant au moins 20 kilomètres.

- Avoir un lot de crayons de secours à la portée de la main.

- Mettre une pile de choses entre les deux bancs des enfants pour ne pas qu'ils se touchent et en cas de catastrophe, avoir dans la valise (et pas dans le fond) 2 oreillers et une glacière avec lesquelles on peut ériger une muraille en deux temps trois mouvements.

D'autres suggestions? Vite, on part....

jeudi 6 août 2009

Le bonheur vient en jasant

6 ans. De tous les âges, je dois avouer que c'est mon préféré (jusqu'à maintenant!)

Les crises se font plus rares, les rires fusent de toutes parts, la curiosité est à son comble, les intérêts sont diversifiés. Et surtout, à 6 ans, on peut enfin s'adonner à une nouvelle activité familiale: jaser!

Autour de la table, on traîne désormais après les repas et on jase. Dans le grand lit, on fait la grasse matinée en discutant de ci de ça. Dans l'auto, sur le sofa, sur des chaises longues ou un banc de parc, couchés dans l'herbe ou réunis au resto, on parle, parle, jase, jase!

Les enfants sont intarissables! Ils se remémorent des souvenirs d'enfance (!), ils partagent ce qu'ils aiment et ce qu'ils n'aiment pas, ils discutent de ce qu'ils feront plus tard, ils trouvent eux-mêmes des réponses à leurs grandes questions existentielles...

Et contrairement à l'an dernier, ici en vacances à la mer, on creuse un peu moins dans le sable et on s'éternise un peu moins dans l'eau car on prend plaisir à jaser face au soleil et nez au vent. Et c'est un pur bonheur!

Six ans plus tard, je dois avouer que c'est un des premiers avantages que je constate dans le fait d'avoir trois enfants du même âge. Alors j'en profite pleinement... avant que l'adolescence ne les rattrape et vienne leur fermer le clapet!

mercredi 5 août 2009

Conduire vers la désillusion... à 7 ans

Je ne voulais pas en parler. Je ne vous mettrai même pas le lien vers le vidéo; je trouve cela trop exagéré. Et puis, vous devez l'avoir vu un peu partout à la télé ou sur le web, à moins d'être parti en camping au fond d'un bois ou d'être sur le bord de la mer...

Faire conduire son garçon à 7 ans... Bon, quand j'ai entendu parler de ce vidéo pour la pour la première fois, je me suis dit que le père l'avait filmé incognito et que le vidéo s'était retrouvé sur Internet par mégarde. À la limite, je pourrais "comprendre" de laisser un enfant conduire alors qu'il est assis sur toi (et que c'est l'adulte qui a le contrôle des pédales!!) dans une route déserte, une montée vers le chalet ou quelque chose du genre.

Mais le laisser conduire pendant qu'on le filme en l'encensant de compliments ("Mon petit bonhomme qui mâche sa gomme", "Fais un beau sourire", "Garçon, je t'aime, mon petit conducteur en herbe",etc.) et en dénigrant les propos de la mère qui a eu quelques éclairs momentanées de lucidité ("Bon, on entend maman poule en arrière!"). Euhhh c'est parce que MamanPoule avait peut-être de quoi s'énerver! Le petit chauffe son CRV à 70km/h sur le bord de fossé avec un père qui l'idolâtre!! Allo l'inconscience! "Je ne regarde même pas ce qu'il fait, je lui fais totalement confiance": pour moi, c'est la PHRASE qui m'a tuée.

C'est quoi? Si à 7 ans, on lui montre qu'on peut enfreindre plusieurs lois (conduire, avoir plusieurs personnes dans l'auto visiblement pas attachées, etc.), c'est correct! Et en plus, le filmer pour pavaner ses prouesses devant la famille et les amis, ce sera quoi son "trill" à ce petit Samuel à 16 ans, alors qu'il aurait l'âge légal pour le faire.

Est-ce que le petit désirait vraiment conduire? Et même si c'est le cas, ce n'est pas aux parents de faire preuve de lucidité et de modérer ses désirs en lui expliquant que TOUT ne lui est pas destiné. C'est ben d'valeur, mon grand, mais conduire, tu vas attendre encore AU MOINS 9 ans! That's it!

Est-ce que ce ne serait pas les parents qui sont pressés de voir grandir leurs enfants? Moi, comprise! (mais pas pour l'auto, ne vous inquiétez pas!). C'est d'une désolation. Surtout quand je pense que cet enfant - et bien d'autres - qui franchissent sans le savoir de nombreux interdits et vivent prématurément diverses expériences ne connaîtront jamais ce qu'est que désirer quelque chose. Les parents pensent sûrement ainsi leur éviter l'attente et supprimer les frustrations qu'engendrent nécessairement l'envie et ledésir. En leur procurant un bonheur immédiat (mais passager en leur faisant volontairement sauter des étapes, des passages, des rites et des lois, ils pensent gagner leur estime? Être nommé le parent top qui dit "oui" tout le temps? Vraiment, je ne vois pas... Ça me dépasse! Pour moi, c'est cela être un parent irresponsable, autant dans le geste que dans la transmission bafouée des valeurs.

Dernier coup: quand ce petit Samuel aura à raconter son plus beau moment de l'été à ses copains les premiers jours de la rentrée, il dira quoi? Quand j'ai conduit l'auto de mes parents? Quand mes parents et moi avons passé dans tous les médias de la province? Sera-t-il vraiment plus heureux que les amis de sa classe qui seront allés pêché avec leurs grands-parents ou ceux qui auront enjamber sans tomber un parcours d'arbre-en-arbre?

Réellement, ça me désole... Vous?

Tadammmmm! Les gagnants sont....

Qui ira se promener à La Ronde? Qui ira se perdre joyeusement dans le Labyrinthe? Qui? Qui? Qui? Tout le monde ne parle que de cela ce matin, non?

Alors, la firme (Z)&(Z) inc a procédé dignement au tirage ce matin aux aurores munie de sa célèbre boîte à tirage:


Alors, les gagnantes sont.....


- Anne-Marie ira s'époumoner dans tous les manèges de La Ronde avec ses deux enfants et une personne mystère....
- Julie et Grabrielle devront se trouver une boussole (ou réveiller leur sens d'orientation) pour ne pas passer le reste de l'été dans un champ de blé d'Inde!

Vite, les heureuses gagnantes hystériques, courriellez-moi votre adresse postale pour que je puisse vous envoyer vos billets rapido. Les autres - déçues et éplorées - n'ayez crainte, la "tombola" des (Z) reprendra cet automne!

mardi 4 août 2009

La mer, notre rituel estival


Pour certains c'est le camping, pour nous c'est la mer.

Cet été encore, elle nous attire comme un aimant et nous voilà en vacances à Cape Cod. Pas à Virginia Beach, pas à Wildwood ni à Ogunquit. Nous, c'est Cape Cod. Parce que c'est à seulement 7 heures de route (détail non négligeable!) mais surtout parce qu'on s'y est sentis bien dès la première vague alors qu'on initiait les enfants à la mer.

Et parce qu'on croit aux rituels, on compte y revenir encore et encore année après année. Pas par manque d'originalité mais pour ancrer solidement ces souvenirs estivaux dans la tête de nos trois petits vacanciers. Pourquoi changer de «mer» quand on s'y plaît? Et pourquoi les emmener plus loin quand ils en redemandent? Quand ils en auront marre de Cape Cod et du homard, ils auront l'âge de voyager outremer et d'en apprécier la valeur.

Alors d'ici là, on répètera notre rituel estival, ajoutant chaque année un souvenir de plus dans notre précieuse mémoire familiale.

lundi 3 août 2009

Profiter de l'été? Yeah right!

Enfiiiiin août! Enfin de réelles promesse de soleil! Ben oui, les (Z) jasent pluie et beau temps aussi. Bordel, avec l'été de merde qu'on a eu, on a bien le droit de râler nous aussi! Et chez moi, la série de journées pluvieuses moche&poche a eu des effets dévastateurs. Sérieux! Mon moral a atteint les bas fond, mon teint a verdi et ma patience s'est envolé sous une bourrasque de fin d'orage. Et les enfants pareil! Si en juin, j'avais des anges (ou presque... ou disons des anges avec des cornes), en juillet j'avais des diablotins (sans aucune illusion d'auréoles). Ils ne se sont jamais autant chamaillé et disputé. J'ai eu droit au summum des obstinations pour des niaiseries, des rouspétages pour des pacotilles et des chialages en règlepour tout et pour rien. Le mauvais temps a frappé MissLulus dans son pic d'hormones de 6 ans et demi. Elle a découvert le «plaisir» de dire exactement le contraire juste pour nous contrarier et celui (tout aussi désagréable) de re-tester nos limites en adoptant des comportements de bébés (genre crise de drama queen qui essaie de donner des claques sur le plancher pour démontrer sa contrariété tout en prenant soin, tout de même, à ne pas se faire mal... un beau numéro!). Pendant ce temps, JeuneHomme entamait sa 2e année de TerribleTwo (parait que cette période est ainsi nommée non pas pour l'âge à laquelle cela frappe, mais bien pour la durée qu'elle dure... a-u-s-e-c-o-u-r-s!!). Crises par-dessus cris, par-dessus essai de taper sa soeur par-dessus visites consécutives sur le tapis de punition, par-dessus ambivalence et changements brusques d'idées, etc. Vous voyez le portrait...

Et moi, là-dedans qui avais choisi de ne pas prendre trop de contrat pour pouvoir être avec eux pour profiter de l'été! Pfffft! Je me suis souvent endormie en espérant me réveiller en septembre... J'ai prié pour retrouver le goûtde faire des activités plaisantes avec eux... J'ai rêvé d'aller cogné à la porte du camp de jour pour supplier les organisateurs de prendre MissLulus... J'ai essayé de chasser ces démons pour retrouver ma patience et leur bon caractère... J'essayais de me convaincre que me délecter de ma journée de travail à l'extérieur de la maison (Quelle délivrance!) n'était pas péché!

Aussi, je me suis trouvée très poche de penser un peu tout cela! J'aurais tant voulu faire tout plein de choses avec eux dans une ambiance frôlant l'euphorie perpétuelle et le bonheur suprême. Ma liste de mille et une choses qu'on voulait faire me nargait sur frigo. Je ruais dans les brancarts (et eux aussi!). Bref, on a passé le mois de juillet à cran! Le poils "drette" sur les bras! Et plus d'une fois - malheureusement - je leur ai lancé par la tête que passer l'été avec eux avec leur air blasé, leurs commentaires négatifs (du genre «Ahh c'est plate! On n'a pas mangé de muffins» après une journée à enfiler des activités pour eux...) et leur mantra préféré «C'est plaaaaaaaaaaaaaaate!», c'était loin d'êtreamusant! Et que j'en avais ras-le-pompon! Technique assurément non homologuée par les spécialistes de la petite enfance (que je mets au défi de survivre à un mois d'été aussi horrible), mais une maman n'en peut plus! Tu t'égosilles, tu te démènes, tu tords ton imagination pour les amuser et la litanie se poursuit! J'ai (re)compris qu'être maman à la maison est un art que je ne possède pas. Surtout pas en cas de météo poche. Et plus d'une fois, j'ai eu une pensée pour toutes les mamans qui le font... Chapeau!

Puis... août est arrivé. Il faisait un soleil resplendissant pour la première journée du mois. Vous en avez profité? Moi, oui! J'ai fait la paix avec juillet. Fini. Derrière. Terminé. Oublié. Même s'il a plu hier, j'ai tenu le coup! On a «enterré» symboliquement juillet et tous ses projets à l'eau, la mauvaise humeur ambiante, les attitudes désagréables et les grincements de dents. Les enfants ont adoré l'idée. D'autant plus qu'août s'annonce plus clément. Je ne demande pas grand chose. Du soleil et des sourires, des coeurs plus légers et un entrain nouveau! À commencer par moi...

Tout le monde après moi, recitez mon mantra «Aaaaaaaaaaaaaaaoûûûûûûût! Aaaaaaaaaaaaaaaoûûûûûûût!!»!

vendredi 31 juillet 2009

Gérer son portefeuille à 6 ans

Nous partons pour 15 jours à la mer en famille. Deux semaines au soleil (on se croise les doigts!!) à humer la brise marine. Deux semaines pour faire comprendre aux enfants la valeur de l'argent.

Oui, vous avez bien lu. Ces vacances purement récréatives comporteront cette année un volet éducatif.

Après avoir subi les plaintes démesurées l'an dernier pour mettre la main sur le moindre toutou ou cossins dans les magasins de souvenirs, nous avons pris cette résolution: plus de vacances sans budget (pour les enfants, s'entend!)

Pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et profiter de ce séjour chez nos cassés voisins du sud pour expliquer aux enfants les 5 principes de base du capitalisme?

À 6 ans, ça va comme suit:



1. Chaque chose que tu désires coûte des sous.

2. Cette chose, aussi désirable soit-elle, vaut-elle la peine de donner tous ces sous?

3. Tu veux cette chose magnifique mais tu n'as plus de sous: tant pis pour toi!

4. Tu veux encore aller au restaurant? Est-ce qu'il te reste assez de sous?

5. Sois prudent et évite les blessures: ça coûte cher de se faire soigner aux États-Unis

Alors pour réussir à leur inculquer ces notions de base de l'économie de marché, chacun des enfants devra traîner en tout temps son portefeuille qui sera garni de 20$ par semaine à dépenser pour des biens essentiels (souvenirs, jouets, crayons) et denrées alimentaires de première nécessité (crème glacée du soir, bonbons, slush, gâteries glacées sur la plage) pour des enfants de leur âge.

Et en plus des notions mathématiques qu'implique la gestion d'un budget, les enfants apprendront la signification de nouveaux verbes comme résister, soustraire, analyser, soupeser, dépenser, économiser, fructifier, apprécier.

Puissant, hein?

À bien y penser, je devrais peut-être suivre la leçon moi aussi... et laisser mes cartes de crédit à la maison!

jeudi 30 juillet 2009

La fin de l'innocence

Je le sens, ça s'en vient. Dans moins d'un mois ma Choupinette entre en première année et avec cela viendra irrémédiablement la fin de son innocence...

La première année pour moi, c'est l'âge où on commence à remettre en question ce que nos parents nous disent et où l'opinion des copains commence à prendre beaucoup d'importance ("Ce n'est pas ce que disent mes amis en tous cas!" ou encore "Amélie, sa mère elle veut, elle!"). C'est l'âge où d'un seul regard, nos enfants peuvent nous faire sentir qu'on est complètement dépassés. Exit le temps où nos enfants nous voyaient comme des héros.

C'est aussi l'âge où on apprend comme enfant, par le biais des commentaires des autres, que notre dessin ou notre bricolage n'est pas si extraordinaire que cela. C'est la période de vie où les enfants se comparent entre eux, autant physiquement que dans leurs réalisations. C'est le temps où ils perdent ce regard naïf, pur et totalement subjectif sur leurs oeuvres et sur eux-mêmes. Côté estime de soi, c'est souvent à ce moment que "ça passe ou ça casse"...malheureusement.

C'est aussi bien souvent le moment où on apprend que le Père Noël et la fée des dents n'existent que dans le coeur de nos parents. Certains enfants y croient plus longtemps bien sûr, mais en première année, c'est certain qu'il y aura plus d'un enfant pour dire à ma fille qu'elle n'est pas dans le coup de croire encore à toutes ces histoires.

Je n'ai jamais été une maman nostalgique. J'ai toujours apprécié chacun des moments de vie de mes enfants. Quand ils étaient petits, je trippais à les avoir tout contre moi et maintenant, j'aime bien les voir prendre peu à peu leur autonomie d'enfants. Mais j'avoue que pour moi la première année, encore plus que la maternelle je crois, c'est la fin de la petite enfance et l'entrée dans la "cour des grands". Et pour la première fois depuis ma vie de maman, j'ai un réel pincement au coeur de voir grandir ma Choupinette...

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 29 juillet 2009

Nature sauvage

«Fais attention à mes fleurs!», «N'accroche pas mes framboisiers!», «Ouste! Allez jouer plus loin, vous risquez de piller mon jardin!».


Quand je m'arrête pour y penser, ma cour n'est pas hyper fonctionnelle! Il y a...

- le patio (rempli de mini table à pique-nique, petit poteau de basket-ball, le filet de hockey, le bac à sable sur pied, le tableau peinture-craie et le mini-établi);
- la piscine (zone assez peu utilisée cet été!);
- la terrasse (avec le BBQ, la table, les 6 chaises et ma chaise-longue);
- un jardin (zone délicate si on veut manger un ou deux piments d'ici octobre!);
- un coin de terrain à ne pas piloter car on tente de faire pousser (et non noyer!) de la tourbe neuve;
- le cabanon et le composteur constant!(zone en bordel);
- le petit coin rosé (surface avec des dalles en pierre suffisamment grande pour avoir table bistro pour boire un rosé... entre deux averses!);
- un coin de cour avec des framboisiers (donc zone sinistrée à moins de jouer au fackir!);
- au moins 15 ballons (soccer, basket, football, de plage, balles, etc), des jouets de sable et des cordes à sauter (assez pour ligoter un groupe de camp de jour!).


Bref, je me rends compte que les enfants jouent finalement sur une surface microscopique! Poche! Et pourtant chez nous aucune délimitation de territoire: il y a de leurs bébelles partout. Même dans mon jardin! Mais reste que leur contact avec la nature - un des plaisirs de l'été! - est plutôt limité.


Alors, c'est décidé: fini les innombrables jouets d'extérieur! J'ai pris le taureau par les cornes et j'ai éliminé des jouets. Discrètement. Pendant une sieste, j'ai fait disparaître des jeux inutiles qui embarassent. Et ce matin, jour des vidanges, j'en mettrai d'autres à la rue.

MissLulus et JeuneHomme pourront reprendre possession du petit coin de terrain pour eux. Bon, ils ne sont pas à plaindre! Ils prennent chaque weekend ou presque... le dehors! Le grand! Pas notre cour: le bois, au chalet! C'est là que mon déclic s'est produit. Je les regardais jouer avec trois bouts de branches, un pot de margarine vide, 28 roches et un filet à papillons (un jouet, je sais! Mais je ne les ai pas tous éliminés.... juste les plus gros qui sont toujours plein d'eau et donc conséquemment de bébittes!). Juste jouer dehors sans trop de contraintes d'espace, c'est assez formidable! On inonde les petits de toutes sortes de jeux. On garnit nos cours, les décore avec presque plus de soin que notre salon, les bourre de meubles et pourtant on ne gagne pas un pouce de verdure!


Je pars ma révolution verte: envahissons les parcs, les espaces verts, les bois, les sentiers pédestres, les bords de lac et bientôt la plage! Avec le strict minimum. Ohhh vite! J'entends le gros camion de vidanges, je me sauve!

mardi 28 juillet 2009

Le meilleur moniteur du camp de jour (ce n'est pas moi!)

Bon, je l'admets. Il ne m'a pas forcée et je n'ai reçu aucun pot-de-vin. Même pas un petit incitatif coquin...

Mais après 6 ans, je rends les armes.

Je suis la meilleure pour consoler, nourrir et organiser ma marmaille mais pour la divertir et l'animer, devant TriplePapa, je dois m'incliner.

Je ne sais pas quel est son truc mais pour motiver un trio d'enfants un peu paresseux, il n'a pas son pareil! En moins de deux, il lance une compétition d'habillage ou un remue-méninges d'idées et les voilà qui s'activent dans la joie. Et si j'essaie de faire de même, j'échoue lamentablement. Pire: je ne suis même pas prise au sérieux!

Et la plupart du temps, j'arrive tout juste à leur tirer un sourire avec mon cabotinage alors qu'il parvient à déclencher des fous rires prolongés en se mettant deux mini-carottes dans les narines!

Il a donc passé une semaine de vacances extraordinaire seul avec les enfants. Ils ont multiplié les petits-déjeuners au restaurant, sont allés au cinéma, au Musée de la Pointe-à-Callière, sur le mont Royal et ils ont passé deux journées ensoleillées dans la piscine.

Et je dois avouer je suis un peu jalouse, ayant eu une expérience désastreuse de «monitrice monoparentale» l'an dernier... J'ai eu beau leur faire faire la tournée des grands ducs des cinq plus beaux modules de jeux des parcs de Longueuil (une merveilleuse sortie pourtant réclamée à cor et à cri!), je n'ai eu droit qu'à une série de crises et de babounes de première catégorie. Une semaine éprouvante que j'essaie depuis de larguer aux oubliettes.

Chacun ses forces? Euh... très peu pour moi! L'été prochain, je vous le jure, j'aurai ma revanche! Et c'est avec moi que les enfants vont s'éclater! Le défi est lancé, TriplePapa!

lundi 27 juillet 2009

Tu enfanteras dans la douleur... version 2009

On s'en croyait sorti. La malédiction de la bible semblait éteinte depuis l'arrivée de l'épidurale et des autres méthodes médicales de soulagement de la douleur. Et voilà qu'on nous dit que la douleur aurait un sens et qu'accoucher naturellement serait bon pour les femmes. Qu'au lieu d'une injection dans le dos, on devrait se tourner vers le ballon de naissance, le yoga, l'acupuncture et les bains...

À quand la dérive de cette idéologie vers les extrêmes comme l'est présentement l'allaitement? Selon mes prophéties, ça devrait être bientôt.

Un accouchement à la carte: ça existe? Quelque chose qui ressemble à chacune et où on a une panoplie de choix parmi lesquels on choisit... Près de moi, il y a...

- AmieM qui n'attendait que la 1ere contraction pour accrocher par le collet l'anesthésiste de garde

- AmieJ qui s'est présentée à l'hôpital avec son iPod garni d'un enregistrement d'auto-hypnose dans une main, ses huiles de massages de l'autre tandis que son chum trimballait la valise, le ballon de naissance et deux sacs magiques;

- AmieB qui jubilait de savoir qu'elle accoucherait le 8 du 8 à 7h45 (ou à peu près!) en césarienne planifiée;

- AmieC qui braillait comme une Madeleine en se rendant à sa césarienne planifiée car BébéC ne s'étant jamais retourné à temps;

- AmieF avait tout lu les livres sur l'accouchement;

- AmieL n'en avait lu aucun (mais son chum, si! Allez comprendre!)

- AmieN se disait "Ça ira comme ça ira!";

- AmieV avait écrit un plan de naissance de 4 pages simple interligne, plus détaillé qu'un mode d'emploi de bébelle high-tech (bref, à faire hurler les infirmières de garde!)

- AmieMF qui aurait souhaité ne jamais avoir à accoucher et se retrouver du jour au lendemain avec BébéMF dans les bras sans passer par la case «accouchement»

Au bout du compte, le même résultat: un bébé!

L'épidurale a été présentée comme THE miracle. Comme le lait maternisé. On l'a vantée hier et on la démonise aujourd'hui. Avouez que les scénarios présentent des similitudes. C'était LA solution jusqu'à ce que la tendance se renverse. Puis, maintenant, il ne faudrait plus la prendre... Des tas de filles prennent l'épidurale! Comme des tas de filles donnent du lait maternisé aussi. À chacune ses choix! Dites-moi pas qu'on va repartir la machine à créer des débats pour/contre l'épidurale...

Et puis, même si les bien-pensants de la maternité estiment que toutes les femmes devraient accoucher sans douleur mais sans épidurale, il faudra redoubler le nombre d'infirmières dans les unités d'obstétrique et greyer les chambres d'accouchement de bains, de ballons et de lecteurs CD avec CD d'hypnose sur le coin de la table. La révolution va jusque là... Et visiblement les hôpitaux ne sont pas prêts à aller jusque là! Pas tout de suite en tout cas! Alors, on ne s'y rendra pas avant eux quand même! À chacun son bout de chemin!

vendredi 24 juillet 2009

En route vers 4 ans

Tiens, pourquoi pas une confession.

JeuneHomme a eu 3 ans il y a quelques semaines. Et... il est toujours dans sa bassinette! Et en route vers 4 ans!

C't'une farce!

Mais pas vraiment, en fait. Si on était l'hiver, il y serait encore. Si c'était pas qu'on va en camping et que dans la roulotte qu'il dorme dans un vrai lit, il serait toujours dans sa bassinette.

Combien de fois ai-je répondu - en créant tout un émoi - "non, je ne vends pas sa bassinette. Il est encore dedans"? Ça a été la même chose avec la chaise haute pour MissLulus. Elle adorait. Elle y grimpait toute seule, pouvait même mettre le plateau elle-même, mais ne chignait pas. Elle aimait voir le monde de haut faut croire. Lui, JeuneHomme aimait la tranquillité de son lit de bébé. C'était son moment à lui. Il y amenait une ou deux voitures, trois ou quatre figurines et une doudou et il semblait vraiment le plus heureux des hommes. Il écoutait sa musique, tranquille. Seul. Son besoin de calme, faut croire après sa journée bien entourée! Il ne voulait pas en sortir, ne grimpait pas ni même sautait sur son matelas. Dites-moi pourquoi je l'aurais sorti de là avant? Juste parce que d'autres mamans semblaient "horrifiées" que JeuneHomme y fasse ses dodos, comme si je l'infantilisais? Euhhh, c'est qu'il est un enfant... C'est parce que je ne le mets pas là de force? Et c'est parce que je ne fais pas systématiquement tout comme ce qui devrait être... En farce, à ceux qui me disaient :"Hein! Il est encore dans sa bassinette? Moi, Merveille-Merveilleuse dort dans son lit de grand depuis ses 19 mois", je leur répondais "Bouaff! Moi, juste avant la maternelle, je vais faire le switch, c'est sûr!".

Bref, tout cela pour dire que les petites manies de nos tout-petits, leurs petits plaisirs... pourquoi les leur enlever juste pour faire comme les autres... et surtout que moi la sortie bassinette va aussi vouloir dire dodo plus compliqué, levers fréquents et dodos dans mon lit... j'aurais été folle de devancer ce jour... Sur ce, où est mon tournevis que je défasse en braillant cette bassinette!

jeudi 23 juillet 2009

Sophie a tout compris (enfin!)

«Oh boy! Elle va nous ramasser!», me suis-je en voyant la chronique de Sophie Durocher publiée dans le nouveau numéro du magazine Châtelaine.

Eh bien non!

Elle trace un portrait très juste de l'état actuel de la maternité et félicite au passage toutes les mères imparfaites pour leur bon travail!

Extrait:

«Mais ce que font ces délinquantes de la maternité est un formidable pied de nez à tous ceux qui pensent qu'il n'y a qu'une seule façon de faire les choses. «Pukapab!» des donneurs de leçons, des diktats de la rectitude politique nataliste. Elles nous rappellent avec humour - et amour - que la maternité devrait être une période d'expérimentation. Nous avançons à tâtons, faisons des essais et des erreurs et gardons ce qui fonctionne pour nous, ce qui correspond à nos valeurs et nous ressemble. Et ce qu'en pensent les autres? Pffft! On s'en fout!»

Pile dans le mille, hein?

Après nous avoir vanté les mérites du manger rigolo l'hiver dernier, Sophie Durocher s'avouerait-elle vaincue dans sa dernière chronique? L'aurait-elle finalement eu sa première bouchée de chou-fleur au visage? Serait-elle passée du côté obscure de la force? Aurait-elle un (Z) tatoué entre deux vergetures?

Alors après les blogues, les livres et les chroniques, il ne manque plus qu'un congrès sur la maternité déjantée! Ou un Salon post-maternité/paternité pour réunir tous celles et ceux dont la balloune a dégonflé après de trop nombreuses nuits blanches. Avec Sophie comme porte-parole, bien sûr! Maintenant qu'on est copines (on l'a lu dans sa chronique!), elle nous doit bien ça...

mercredi 22 juillet 2009

J'ai 361 mois

Je pense que dorénavant, quand les gens vont me demander mon âge, c'est ce que je vais répondre. Mis comme ça, je ne sens pas trop le poids de la trentaine. 361 mois, c'est pas très vieux.

Je suis inspirée par les parents que je rencontre et qui, à la question «quel âge a votre enfant», me répondent en mois.

En bas d'un an, je ne tique pas.

Mais rendu à 17 mois, je me dis: ton bébé n'a pas 17 mois, il a un an et demi.

Et 25 mois, j'appelle ça deux ans. Le mois supplémentaire ne change pas grand chose à la donne.

Je ne sais pas ce qui pousse les parents à continuer de compter l'âge de leur enfant en mois, sinon une sorte de nostalgie du bébé, une sorte de refus de voir son enfant grandir. Comme si les mois gardaient un enfant plus petit.

C'est vrai qu'un bébé, ça ne reste pas bébé longtemps. À l'hôpital, on regarde son enfant en s'étonnant qu'il n'ait pas encore une journée. La visite arrive, on dit «il est né il y a 12 heures».

Puis, une semaine après sa naissance, on se dit qu'il n'y a pas longtemps on comptait sa vie en heures.

Au bout d'un moment, on abandonne le décompte en semaines pour passer aux mois. C'est là que certaines personnes ne décrochent pas.

Ont-elles peur de faire vieillir leur bébé trop vite?

(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

mardi 21 juillet 2009

Un enfant laid est-il plus difficile à aimer?


La laideur.

Après la maladie, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus injuste dans la vie d'un enfant?

Le petit n'a rien demandé. Il est débrouillard, gentil, hyper futé mais... il est laid. Et pas rien qu'un peu: le nez trop long et pointu, des oreilles de gnome, des yeux creux, les cheveux fourchus, une dentition qui implore l'appareil dentaire...

Et quand l'enfant en question a sa photo accrochée dans le bureau de son papa -qui s'avère être un collègue de travail- imaginez le malaise...

Heureusement, même si mes yeux ne pouvaient manquer de s'arrêter sur la photo à chaque fois que je passais devant le bureau du fier papa, je n'ai jamais été en contact avec lui directement (et heureusement, ça n'arrivera jamais car j'ai changé d'emploi!). Mais ça ne m'empêchait pas d'imaginer les pires scénarios:

- C'est votre fils? Aaaaah... Il tient ça de sa mère? (oups!)

- Vous n'aviez vraiment pas d'autres photos plus réussies pour mettre à la place de celle-ci? (re-oups!)

Sérieusement, sa face me rendait mal à l'aise! Et je souhaitais qu'en chair et en os, il ait un «charme naturel» assez puissant pour réussir à camoufler ses défauts physiques.

Quand on y pense, la beauté n'est-elle pas le plus grand atout d'un enfant? Elle attire naturellement le regard et l'attention et le rend immédiatement attachant. Il suffit qu'un bel enfant monte dans un autobus pour que les passagers soient gagas. Pourtant, c'est tout le contraire qui se produit quand le petit n'est pas gâté par la nature. Quand il ne suscite pas l'indifférence, il fait détourner le regard des autres mais pas pour les bonnes raisons... Et je serais prête à parier qu'un mignon petit tannant se fait moins réprimander en classe qu'un p'tit morveux pas cute.

«Tous les enfants sont beaux aux yeux de leurs parents!», direz-vous. Eh bien non, c'est un mythe! Le Time révélait récemment que les parents ne seraient pas du tout insensibles à la laideur de leur enfant. Pire encore, l'amour «inconditionnel» de la mère serait directement lié à la beauté de l'enfant. Plus un bébé est beau à la naissance, plus l'amour maternel serait puissant. Mais cela s'applique aussi à l'inverse. Plus l'enfant est laid, plus l'attachement serait difficile.

Qu'en pensez-vous? Est-ce possible de trouver son enfant laid?

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Sur la photo: Cher et Eric Stoltz dans une scène du film Mask.

lundi 20 juillet 2009

Surnoms : la catastrophe ou pas?

Vous appelez votre enfant Juju, "Ma petite fouine", mon petit ange, mon beau trésor, Schtroumpf grognon, Mini-Monsieur Craque-Poutte, ma poulette, ma puce, mon ouistiti ou un surnom totalement inventé par vous en une suite bizarre d'onomatopée dont vous êtes parfois un peu gênée de répéter en public? Bref, on donne tous à nos enfants de jolis... et d'affreux surnoms. Sans compter tous ceux qu'il recevra à l'école aussi!

Envie de passer chez la psy? Il parait que tous les surnoms que l'on donne ont une signification. Exagéré? Je ne sais pas. Quand on donne un surnom pseudo-méchant (Mini-Monsieur Craque-Poutte, disons), on essaie en fait de conjurer le mauvais sort, un peu comme la dernière fée dans La Belle au bois dormant qui tente de revirer de bord le souhait de la méchante sorcière. En fait, on l'appelle Monsieur Craque-Poutte, mais on veut qu'il soit tout le contraire. Espoir vain... trop souvent.

Bref, étendez-vous avec la liste des surnoms que vous donnez à vos enfants et lisez ceci. Sois vous changez de surnoms... ou vous intensifiez le tout!