lundi 20 septembre 2010

L'aide ménagère, ça se paye?

À 7 ans, mes enfants sont mûrs pour avoir de l'argent de poche (lire: j'ai fini de payer pour de la gomme, des bonbons, des jouets du Dollarama...).

Mais pas question de leur verser un sou sans effort! (j'en ai, moi, de l'argent qui tombe du ciel?! Noooooo!) Et, puisqu'il commence à être temps qu'ils participent aux tâches domestiques, je me suis dit qu'une petite source de motivation serait la bienvenue.

La solution s'est concrétisée en un beau tableau de tâches désormais aimanté sur le frigo. Depuis la rentrée, s'ils aident à la préparation des repas, font du ménage, vident le lave-vaisselle, font leur lunch, aident aux travaux extérieurs ou plient les brassées de lavage, ils méritent un X. Évidemment, pas question de verser des sous pour chaque tâche. L'idée est venue de Momo: ''On a 7 ans, donc il faut faire 7 tâches pour avoir 1$''. Idée que j'ai acceptée sans discuter car j'imaginais déjà le profit anticipé dans les années à venir!

Bref, voilà que le tout tourne rondement. Qu'on se précipite pour plier du linge et mettre la table et que je distribue les 1$ ici et là, bref voilà que je suis fière de mon coup quand ma mère vient péter ma balloune. ''Pffft, belle façon de leur faire voir la vie! Tu es en train de leur apprendre que tout se paye.''

Ouain. Mais à quelque part tout se paye pour vrai, non? Et quand mes parents me donnait 5$ par semaine d'argent de poche à 10 ans et que tout ce que je faisais dans la maison c'était mon lit, ce n'était pas très gagnant-gagnant pour eux ils me semble... Tandis que là... disons que je ne me sens pas encore flouée!

Alors comment faire pour leur donner de l'argent de poche tout en les motivant à faire des corvées ménagères tout en évitant d'en faire de sales petits capitalistes? Éclairez-moi car je pensais être sur le droit chemin!

PS: Ce week-end, j'ai eu droit à mon premier: ''J'ai fait le ménage de mes dessins et j'ai tout mis dans la récup'. Pas besoin de me mettre un X, je l'ai fait par amour!'' Pas trop pire pour une petite capitaliste, hein? ;-)

vendredi 17 septembre 2010

La "parfaite" parfaite à détester...

Avouez que vous en connaissez au moins une ou deux dans votre entourage, une de ces filles qui commence invariablement toutes ses phrases par "Moi, je...", une qui nous tape sur les nerfs, une dont on arrive pas à mettre la switch à «off» et qu'on trouve p.é.n.i.b.le. Voici donc la «parfaite» parfaite à détester. C'est drôle, nous, on a déjà des noms en tête... Bon weekend!

jeudi 16 septembre 2010

Avortons les autistes (et quoi encore?!)


Un reportage plutôt bâclé sur l'autisme (pas d'avis de médecin outre le chercheur trop content de sa découverte, pas d'avis d'associations de personnes concernées) a été diffusé hier soir en seconde manchette du Téléjournal.

Céline Galipeau l'a même annoncé ainsi: ''Voilà une nouvelle qui va réjouir les parents d'enfants autistes''.

Je m'attendais donc à une bonne nouvelle mais voilà que le reportage parle plutôt d'un chercheur de Toronto qui a découvert un gène présent sur un infime portion d'enfants autistes et qui permettra aux couples de décider d'avorter les bébés qui en sont porteurs.

''On va avorter les autistes, maintenant?!'', s'est exclamé TriplePapa qui s'est couché en furie. C'est que nous sommes les fiers parents d'un petit autiste (TED) qui fonctionne bien en société. Qui nous cause très peu de problèmes. Son trouble envahissant du développement est modéré et, c'est la beauté de cet état puisqu'il se décline en un vaste spectre, allant du léger au sévère. Plusieurs de ces enfants se débrouillent très bien et -permettez-moi!- méritent de vivre. (Alloooo? Bill Gates, ça vous dit quelque chose?!)

Le reportage précise qu'un garçon sur 80 qui naît au Canada est atteint d'une forme ou d'une autre d'autisme. Ça en fait du monde, hein? À mes yeux, c'est un mini-génocide (oh le gros mot qu'il ne faut pas prononcer!)

Quel message envoie-t-on aux enfants (ados, adultes) autistes? (ils ne sont pas assez stupides pour ne pas comprendre le message, détrompez-vous et éliminez les clichés que vous entretenez depuis Rain Man) Qu'ils sont une nuisance pour notre société? Qu'avoir su, on les aurait rayé de la carte? (C'était ça, la bonne nouvelle selon madame Galipeau?)

Quel genre de société voulons-nous? Un monde remplis d'enfants parfaits, une vie lisse, lisse, lisse sans aspérités? Ça me fait penser aux mères parfaites qui planifient leur grossesse, leur date d'accouchement, leur seconde grossesse et leur second accouchement 5 ans d'avance. Aie les filles! Ça ne marche pas toujours comme vous le voulez. Vous ne pourrez pas toujours tout contrôler! Au fait, avez-vous planifié la date de votre séparation? Parce qu'un moment donné, votre chéri va se tanner!

Et on a beau mettre au monde un enfant parfait (et se cacher la tête dans le sable), ce petit génie peut faire une mauvaise chute, se faire percuter en vélo et finir quadraplégique et devoir se faire gaver pour le reste de ses jours (c'est plate à dire, mais c'est ça!)

Qu'est-ce qui a changé dans le monde pour qu'on tente maintenant par tous les moyens d'éviter les épreuves? D'avoir peur de ne pas être capable de..., d'avoir peur de ne pas pouvoir vivre avec...? Non, je n'étais pas plus prête que vous à vivre avec un enfant TED mais c'est arrivé, c'est la vie, je me suis adaptée et tout va bien.

Et quoi encore? Dans 10 ans, on aura découvert le gène des oreilles décollées et on avortera les petits pas cute parce qu'ils ne correspondent pas au modèle de perfection qu'on se sera imposé?

Le débat a déjà eu lieu pour la trisomie 21. Mais ça m'apparait nécessaire de le faire aussi sur l'autisme. Je vais lire vos commentaires avec intérêt!

Mais avant, je vous laisse sur les paroles du médecin qui nous a expliqué le diagnostic de Lolo: ''la majorité des gens voient le monde de la façon dont vous et moi le voyons. Les autistes le perçoivent d'une autre façon. S'ils étaient en majorité, c'est nous qui serions autistes''.
À méditer...

mercredi 15 septembre 2010

Sortez vos agendas les petits!

Deux demi-journées d'école, seulement deux. Même pas une journée complète.

C'est ce que ça aura pris à PetitLoup pour recevoir sa première invitation à une fête d'anniversaire d'un petit copain de classe.

Ouf! Re-ouf!

Je ne suis même pas remise du tourbillon de la rentrée que je dois déjà penser à acheter un petit cadeau pour un enfant que je n'ai croisé sur le pas de la cour d'école... que deux fois.

Oui, bien entendu, je pourrais dire à PetitLoup que les fêtes peuvent attendre, mais après un départ de la garderie émotif la semaine dernière (aucun ami qui le suivra dans sa nouvelle école), lui il est heureux comme tout et bien fier d'avoir déjà un ami pour qui il est important.

Mais j'avoue qu'avec les rencontres de parents à l'école (c'est déjà commencé!), les rendez-vous médicaux, le suivi chez l'orthophoniste, les cours de cirque la fin de semaine et les invitations d'enfants qui commencent déjà à pleuvoir, je trouve mon calendrier familial déjà bien rempli... de choses qui ne concernent que mes enfants! Cette année, on peut aussi y trouver le cours de Pilates et celui de Zumba que je me suis enfin permis de prendre pour MOI, mais je trouve que ça prend peu de place en comparaison avec tout le reste! Et je résiste à l'envie de ne faire un agenda que pour mes enfants, ne serait-ce que pour me donner l'illusion que tout le monde a un petit coin à lui dans les cases de ce magnifique calendrier FAMILIAL qui orne mon frigo!

(Z) Imparfaite invitée: So

lundi 13 septembre 2010

En ont-ils vraiment besoin?

L'ordinateur familial est devenu source de conflit depuis quelque temps. Tout semble graviter autour de lui et la voie d'accès est constamment congestionnée.

Lolo veut regarder des vieux Mickey sur le site de Disney...

Lili veut jouer en ligne sur le site de Barbie...

Momo veut chatter avec sa cousine sur Messenger...

TriplePapa fafouine sur LinkedIn...

Maman voudrait bien écrire un post pour son blogue...

Heureusement, l'arrivée d'un NetBook a permis de diviser le trafic mais pas assez au goût de Momo qui a suggéré bien naïvement d'en ''acheter un par enfant''. Euh... pardon? À 7 ans?!

Cette suggestion m'a fait réfléchir... Nos petits (z)imparfaits ont-ils trop de tout? Un DS ou un PSP par enfant, bon. Mais j'ai aussi vu des enfants d'âge préscolaire sur la banquette arrière d'une voiture avec chacun leur lecteur DVD portatif pour regarder leur film préféré. (Partage? Compromis?)

Momo m'a même dit qu'elle avait ''honte'' d'apporter son petit lecteur MP3 chez des amis car ''eux, ils ont des iPod''... Ce qui me ramène à mon interrogation: ont-ils trop de tout? Est-ce nécessaire d'avoir le top iPod à 6 ans alors qu'un lecteur MP3 à 15$ fait plus que l'affaire?

C'est donc avec amusement (et intérêt) que j'ai parcouru ce top 7 des choses que vos enfants n'ont pas besoin.

Je vous le résume:

1. Des vêtements de designers (est-ce vraiment l'enfant qui les veut?)
2. Un cellulaire (encore moins un iPhone ou un Blackberry!)
3. Une voiture (quoi?! et l'autobus?!)
4. Un nouveau iPod (le vieux ne fait plus l'affaire?!)
5. Une Xbox, une Wii ET un PS3 (une seule console, c'est pas assez?!)
6. Une télé dans leur chambre (y'en a partout dans la maison, servez-vous!)
7. Une tablette de lecture comme le Kindle (un livre, ce n'est plus assez bien?!)

Personnellement, j'ajouterais à cette liste (en plus du NetBook!): un vélo en titane, des chaussures Geox de taille 8 pour petits, un Nintendo DSi (tu as déjà un DS, as-tu vraiment besoin d'un DSi?!), un iPad, un appareil photo numérique de meilleure qualité que le mien.

Qu'en pensez-vous? Y a-t-il des indispensables dans cette liste? Suis-je la seule extraterrestre d'une autre époque à trouver tout cela superflu pour un enfant qui n'a pas encore vu apparaître ses premiers boutons d'acné?

vendredi 10 septembre 2010

Quels souvenirs?


La rentrée est passée! Youpi! On peut enfin respirer. Et voilà qu'on reçoit le catalogue Sears de Noël. Déjà? Eh oui!

Je me rappelle clairement, petite, avoir longuement feuilleté le catalogue Sears et surtout celui de Distribution aux consommateurs. Je prenais plaisir à regarder TOUTES les pages. Un petit manège dans ma tête : je devais choisir UN objet par page que j'achèterais si j'avais des tonnes de sous. Genre: la plus belle bague, la robe de madame que je prendrais, la tente la plus grande, le jeu de société, le vélo, le cossin-bibelot, etc. J'ai des souvenirs de moi en train de découper ce que je voulais ou de recopier minutieusement le code sur un bout de papier.

Toutefois de mes cadeaux, je ne me souviens pas précisément. Je me rappelle en vrac tout ce que j'ai eu. J'ai plein de photos aussi pour me rafraîchir la mémoire. Mais je me rappelle des Noël chez nous, de la visite, mes longues minutes à guetter les invités par la fenêtre, de mes fêtes avec ma famille ou mes amis, de la sonnette qui retentit enfin, des odeurs dans la maison, une fête surprise qui m'a émue, l'odeur de la fondue, etc.

Et au fond, c'est pareil pour une foule de mes souvenirs. Chaque jour de notre vie de maman, on essaie de capturer des moments précis. Le première rentrée. Le premier cours de natation. La première fois à vélo. En vacances, on multiplie les photos et on dépense une fortune en souvenirs. J'ai visité plein de villes américaines au cours de mon enfance. Je ne me souviens pas du tout - ou si peu grâce aux photos - de ce qu'on m'a acheté. Je me rappelle par contre que j'ai ramassé des Sand Dollar (des coquillages) sur une plage avec mon père, que j'ai visité un zoo fabuleux avec ma mère, que j'ai fait des folies
avec des cousines dans une chambre d'hôtel, etc. Même chose pour ma rentrée: je ne me rappelle pas ce que j'ai fait ma première journée d'école, mais je me rappelle avoir eu hâte de revenir à la maison pour tout raconter, parce que je savais que quelqu'un était là pour m'écouter.

On passe nos vies à accumuler des souvenirs tangibles (photos, cadeaux, toutous, cailloux ou autres) pour les enfants. On veut qu'ils se souviennent, qu'ils aient des repères, qu'ils se rappellent et surtout qu'ils n'oublient pas. Pourtant, la mémoire invisible est tout aussi puissante. Nos enfants vont se rappeler de petites choses, des petits bouts de leur vie qui les ont fait frémir d'émotion, des trucs qu'on aura nous-mêmes oubliés, qui sait. Mais pour eux, tout cela sera plus vif que les souvenirs tangibles. Attraper les vagues un soir doux et clair à Percé, l'odeur de la maison au retour de l'école, des autos tamponneuses dans l'eau à Cape Cod, une expédition dans la maison en lampe de poche, l'odeur et le bruit d'un feu qui crépite au chalet, un souper complètement fou en famille, une décoration faite en famille pour l'arbre de Noël, etc. Et plus que tout... la mémoire parfaite de s'être senti terriblement aimé pendant toutes ces années par plusieurs personnes. Parce que c'est cela que je me rappelle et qui me tient au chaud. Bien plus que tout le reste...

mercredi 8 septembre 2010

Passe-Partout, les papillons et moi


JeuneHomme entrera à la pré-maternelle Passe-Partout la semaine prochaine. Il a hâte. En fait, je pense surtout que depuis 2 ans, il entend sa soeur parler «d'école» et qu'il a hâte de faire pareil. En visitant donc «son» école et «sa» classe (et celle d'une dizaine d'autres enfants!), il était tellement heureux. Et c'est quand même rare de voir JeuneHomme dans un état d'émerveillement et de grande grande fierté.

Tout s'est bien passé.

En soirée, on est allé acheter un sac à dos. «Le» sien qu'il a choisit avec attention hésitant entre SpiderMan, Flash et Buzz (qu'il a choisi finalement!). La nuit suivante, il n'arrivait pas à s'endormir. Deux heures après l'avoir couché, il jacassait encore dans son lit et se promenait doucement dans sa chambre. Trop excité. Une fois endormi, il s'est réveillé à 3h du matin en déclarant haut et fort qu'il avait faim. Un Danactive plus tard, il dormait... pour se réveiller à 5h30! Trop d'émotions sûrement.

Bref, il a hâte! Très hâte. C'est bon signe, non? Je n'avais jamais vu JeuneHomme encore bien attiré par l'école.

Reste que moi aussi, je n'ai pas très bien dormi. J'ai tourné dans mon lit. Bien sûr, il y a le fait que mon «bébé» débute sa vie de grand. Quoiqu'on en dise, c'est quand ils partent pour l'école qu'on réalise qu'ils ont grandi... Mais non, ce n'est pas cela qui me tourmentait le plus. À l'école Passe-Partout, l'éducatrice l'a bien précisé: les parents doivent s'impliquer. Aller lire une histoire, animer une activité, aider les petits dans un bricolage, faire des colliers, même les accompagner aux pommes: je n'ai pas de problème avec cela. Mais ce n'est pas que cela Passe-Partout: on a 8 périodes de rencontres «entre parents» pour échanger sur notre rôle de parents, nos défis, nos interrogations, etc.

Euhhh? Il faudra que je parle? Que je raconte mon expérience de maman? Que j'explique mes méthodes de discipline? Ouf! Cela, je vous le dis, ce sera mon pire bout! Je ne suis pas très bavarde, peu encline à jaser de «comment on fait chez nous?» et surtout il y a comme quelque chose qui me dit que mes un peu plus de deux ans d'imparfaititudes ont fait de moi quelqu'un qui ne cadre pas trop dans un groupe de discussion sur l'art d'être parent. C'est plus fort que moi, je doute. Et j'ai bien peur que la première vraie de vraie journée de JeuneHomme, ce ne sera pas lui qui aura les plus gros papillons dans l'estomac, mais bien moi!

lundi 6 septembre 2010

Vive Les Chefs!

Le soleil (la piscine) la chaleur (l'air climatisé) et bien d'autres petites choses auront marqué l'été 2010 chez nous dont la série télé Les Chefs!, qui a littéralement fasciné mes enfants (qui vont d'ailleurs se coucher plus tard ce soir pour écouter la grande finale.)

On a regardé ça d'un coin de l'oeil au début de l'été mais, rendu en août, c'était devenu un incontournable familial chez nous.

Ce qui les a fasciné: la bouffe. Ils ont découvert plein d'aliments qu'ils n'avaient jamais vus (et moi de même!). Ils ont compris qu'il fallait tuer le crabe pour le manger (ben oui, rien ne sert de brailler pour la tite-bête!) et qu'en faire un plat pouvait devenir une véritable oeuvre d'art. Ils ont vu les aspirants-chefs goûter, couper, fouetter, monter des plats colorés et... subir la critique sans broncher, sans bouder, sans se décourager.

Étonnamment, Les Chefs! a éveillé un intérêt pour la cuisine chez mes enfants. Je ne fais pas de tartes ni tourtières, je n'ai pas de recettes transmises de mère en fille. Les miennes viennent en majorité de mes Coup de pouce des 10 dernières années ou de recettes.qc.ca! Et, jusqu'à maintenant, me voir cuisiner ou m'aider à la préparation des repas semblait les ennuyer au plus haut point. Mais, grâce à cette émission, ils me regardent d'un autre oeil. Et ils s'invitent avec joie. Alors j'en profite en leur lançant des : ''Aspirants-chefs, coupez les p'tits bouts des haricots! Vous avez 5 minutes à partir de... MAINTENANT!'' Et les voilà à l'oeuvre. Je fais ensuite l'inspection du travail et je leur donne ma critique.

Ce qui m'a fasciné dans cette émission? L'effort et l'humilité des candidats. Semaine après semaine, ils ont accepté la critique sans se démonter, sans courber l'échine. Ils ont admis leurs fautes avec humilité, sans arrogance. Pas de bitchage, juste de la camaraderie et de l'apprentissage à l'état pur. De l'effort, du travail, de la sueur et des résultats, parfois bons, parfois moyens. Parce qu'on ne peut pas toujours être le meilleur.

En quelques épisodes, mes enfants ont eu la démonstration que cet art -comme tout autre!- ne se maîtrisait pas sans efforts. Alors que les téléréalités valorisent la célébrité facile, c'est assez rafraîchissant, non?

vendredi 3 septembre 2010

Vivre avec son miroir

À la maison, on s'amuse souvent à dire qu'on a engendré des petits clônes de nous-mêmes.

Petit Loup a hérité du côté "bon vivant" et de la zénitude légendaire de son papa, mais aussi de sa personnalité susceptible et mauvais perdant. Paraîtraît qu'il a hérité aussi de mon côté "quand j'ai une idée dans la tête, je ne l'ai pas dans les pieds", mais c'est vraiment et majoritairement le portrait tout craché de son papa qu'on voit en le regardant aller dans la vie.

De son côté, Choupinette a hérité de ma personnalité intense "mille idées, mille projets à la fois", de ma nature "bordélique organisée", de mon côté "sensible et sauveuse du monde" et de ma nature angoisée. Elle a bien sûr aussi hérité de quelques traits de son papa (Gaston la gaffe par exemple!) mais c'est surtout beaucoup de moi-même que je retrouve en regardant ma fille.

Parfois on trouve ça bien rigolo de se retrouver face à notre propre miroir, d'autres fois, j'avoue, ça représente tout un défi. Sommes-nous mieux outillés pour aider nos enfants quand on partage les mêmes travers? C'est ce que je me demande... Je me rappelle être entrée dans la maison une fois en disant à mon chum: "Bon, j'abandonne, TU vas gérer la crise de TON gars qui vient de perdre au hockey de ruelle, ce sont TES gênes ça, moi je ne sais pas comment "dealer" avec ça!" Eh oui, en effet, son intervention a été beaucoup plus constructive que la mienne.

D'autres fois, j'en suis moins convaincue... J'ai parfois l'impression que c'est d'autant plus difficile d'aider ma fille à trouver des solutions du fait que malgré bien des efforts, 40 ans plus tard, moi, j'ai toujours les mêmes travers... Comment puis-je trouver les bons mots pour rassurer Choupinette quand elle anticipe avec angoisse les événements alors que moi je commence à peine à me sentir outillée pour faire face aux miennes? Comment lui demander de ramasser son bordel quand mon bureau croule sous les papiers, livres, listes de tout acabit et post-it pour m'y retrouver?

Vaut-il mieux abandonner la partie? Les laisser être tout simplement ce qu'ils sont?
Avons-nous tendance à trop vouloir "guérir" nos enfants des travers que nous avons de la difficulté à accepter de nous-mêmes?
Sommes-nous plus ou moins tolérants face à notre progéniture qui nous ressemblent trop?

Que de questions existentielles ce matin! Ouf! Des réponses?

(Z) imparfaite invitée: So

mercredi 1 septembre 2010

Riches, mais sans cervelle


Les Américains préfèreraient être plus riche qu'être plus intelligent.

Eh bien... Au mieux, j'aurais pensé qu'ils auraient aimé être plus mince. Non, plus riche!

Ça me fait réfléchir... Marie-France Bazzo, Paul Arcand et Mario Dumont discutaient d'éducation hier sur les ondes du 98,5 FM. Leurs propos étaient plein de sens. Est-ce que le savoir a encore une valeur chez les enfants? Comprennent-ils la chance - le privilège, peut-être même - d'aller à l'école? Sont-ils conscients que c'est de "l'ouvrage", oui, mais qu'un jour, ils récolteront tellement plus parce qu'ils se seront appliqués sur les bancs d'école? Réalisent-ils qu'une vie meilleure les attend au détour de toutes ces heures de cours, de leçons, de devoirs, de projets spéciaux et de recherches?

Non. Ils n'en sont pas conscients. Mais ce n'est pas cela qui est vraiment important. C'est plus à nous de leur inculquer cette soif d'apprendre, de faire des efforts, de se surpasser, etc. C'est à nous de donner une plus grande valeur au savoir qu'à la richesse ou qu'à la beauté ou le superficiel. C'est à nous de choisir de les reprendre chaque fois - même si c'est fatiguant, même s'ils en ont assez, même si on a autres choses à faire, même si c'est plus facile de ne rien dire - qu'ils disent "j'ai li", "viens t'assire", "si je ferais..." ou autres fautes. C'est reprendre mille fois l'explication du devoir de maths sans se mettre soi-même à maudire tout haut l'école et les heures de devoir. C'est être positif devant des devoirs qui nous mettent plus souvent les nerfs en boule (autrement, c'est clair que nos éponges vont répéter le même discours et entreprendre les devoirs avec une crise d'urticaire... et puisqu'on n'est qu'en septembre - et qu'on souhaite survivre jusqu'en juin - on est mieux de partir du bon pied et râler sur les devoirs avec les copines! Et puis, ça sert vraiment à quelque chose de rouspéter ainsi. Les devoirs existent, c'est ainsi! Vaut mieux faire avec, non? ). C'est inventer des dictées, montrer comment chercher dans un dictionnaire plutôt que de lui balancer comment s'écrit le mot "girafe", etc. C'est lire une 2e histoire avant le dodo même si nos yeux se ferment tout seuls. C'est à nous de donner un sens au savoir et à la connaissance. Pas aux enfants. C'est notre "job". Et ça en est toute une... mais je vais être riche et mes enfants aussi!

lundi 30 août 2010

Rater sa vocation (et nous le faire payer)

En vacances, j'ai eu droit à un supplice sans nom. Non, ce n'est pas une crise mémorable de JeuneHomme (non, enfin à 4 ans, il a arrêté de se croire le dernier dinosaure vivant!) ni un bla-bla-bla intensif de MissLulus (elle a découvert la vie avec un iPod sur les oreilles donc un arrêt momentané de sa mâchoire!). Non! C'est une autre mère qui m'a fait r'lever le poil sur les bras!
À Exploramer, pendant la présentation des espèces du bassin d'expériences tactiles (Oui! Oui! Après avoir vaincu sa peur des mascottes, MissLulus a surmonté sa crainte des bébittes et autres bêtes en prenant dans ses mains un oursin, un crabe, un homard, une étoile de mer et un escargot!), nous étions postés à côté de la-mère-qui-sait-tout sur les mollusques et autres bestioles aquatiques. Devant une question du guide, elle s'exclamait, toujours haut et bien fort, avec une moue laissant voir que c'était d'une évidence tellement flagrante: "Ah! Non! Les gastéropodes ne font pas cela!", "Facile de distinguer une femelle homard d'un mâle!", "Ça, c'est une patelle! Ça, c'est le buccin!", etc.

&?*%#!!!!! Un seul mantra dans ma tête: "Arrête de te penser bonne!" Non! Mais! C'était évident qu'elle n'était pas une biologiste marine. Elle l'a sûrement souhaité mais ne l'est jamais devenue! Elle avait raté sa vocation, mais nous le faisait chèrement payer en nous étalant son savoir à la figure! C'est un jeu pour les enfants et pour tout ceux qui se prêtent au jeu même rendus grands! Si tu sais toutes les maudites réponses, va visiter les Jardins de Métis, le musée des Acadiens, je le sais-tu moi, mais vient pas nous casser les oreilles!

J'en reviens pas de ceux et celles qui ont besoin de montrer qu'ils en savent plus que les autres. Qui ont besoin de parler et de se mettre en valeur! Je m'en sacre que tu saches reconnaître un buccin d'une patelle! Je veux profiter de ma visite et n'avoir qu'un guide (pas toi, l'autre!). Je ne veux pas d'une frustrée qui vient gâcher notre plaisir de découvrir les fonds marins!

Le plus drôle, c'est que son mari se tenait à 10 pieds d'elle, peut-être un peu gêné par son manège évident! Et notre guide - futé! - a saisi son astuce et a pris un malin plaisir à la remettre à sa place sur des mini détails! Un bonheur! Finalement, voyant qu'elle n'obtenait pas un public sensible, elle est allée observer les crevettes plus loin... Hourra!

J'ai rien contre les gens qui en savent plus que moi. Il y en a un paquet. Mais les gens qui reprennent les autres juste pour se "remonter", ceux qui bousille notre plaisir d'en apprendre plus par nous-mêmes, ceux qui disent trop souvent "facile!" ou "tu ne sais pas ceci ou cela!" pour me faire comprendre que je suis la plus nulle de ne pas savoir cela, je n'aime pas. J'aime ceux qui me poussent à en savoir plus, qui m'apprennent doucement et qui attisent ma curiosité. Heureusement, j'en ai un paquet autour de moi.

vendredi 27 août 2010

Fini la garderie!

Depuis presque 6 ans, elle a fait partie de nos vies, presque de notre quotidien...

Mon coeur de maman y a laissé avec confiance ses deux rejetons, et elle de son côté a laissé à mes enfants des souvenirs impérissables de câlins d'éducatrices passionnées par leur travail, d'amitiés précieuses, de fous rires et d'apprentissages dans le plaisir.

Nos murs (et quelques grosses boîtes aussi!) sont parsemés de dessins qui y ont été réalisés au fil du temps et soigneusement datés. Les enfants les regardent souvent en disant: "J'étais dans le local de Hélène hein quand j'ai fait ça, hein maman?", "Moi j'étais avec Caro et les Pirates cette année, c'est le groupe des grands!"

Choupinette y a grandi en beauté, y a acquis de belles habiletés qui l'ont aidé à prendre sa place et à éventuellement se faire une place à l'école.

C'est au tour de PetitLoup de terminer cette belle aventure cette semaine, avec le même constat. Il est fin prêt pour l'école.

Par contre, contrairement à la fin de garderie de Ariane, c'est une page qui se tourne sur une étape de la vie de mes enfants... Quand Choupinette a quitté la garderie, elle y retournait presque tous les jours faire un coucou à ses anciennes éducatrices en allant reconduire son frère avec moi. On a tous continué de participer aux fêtes et événements de la garderie. Mais pour PetitLoup - et pour moi aussi, parce que j'y ai siégé sur le Conseil d'administration -c'est vraiment une aventure qui s'achève. Un endroit qui ne fera plus partie de notre quotidien.

Je suis bien fière de voir mon PetitLoup entrer à l'école la semaine prochaine (et surtout de ne plus avoir à courir à deux endroits le matin!), mais y'a aussi une grosse pointe de nostalgie dans mon coeur...

J'en profite donc pour dire MERCI à la belle gang du CPE de mes enfants et à toutes celles (et ceux!) qui font ce travail quotidien auprès de nos mousses. Vous avez une place de choix dans nos coeurs!

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 25 août 2010

On a survécu à l'été!

Ça n'a pas été facile car, même si on avait tout planifié depuis la fin de l'hiver, rien n'a fonctionné comme prévu (la gardienne qu'on avait trouvée pour l'été a fait un accident d'auto et a dû être remplacée, son remplaçant -à 3 jours d'avis- a préféré rester sur le chômage et on a congédié la 2e gardienne -qu'on avait trouvé pour remplacer les 2 premiers- après une semaine pour cause de ''faute professionnelle'') alors on a dû improviser! Mais on s'en est sorti une fois de plus!

L'organisation estivale aura été un casse-tête jusqu'à la toute fin mais ça aura valu la peine! Les enfants, qui vont dans 3 écoles différentes durant l'année scolaire, sont devenus plus complices. Ils se sont levés tard tous les matins et... ils ont commencé à s'ennuyer au cours des dernières semaines. La piscine leur semblait moins attirante, ils ont relâché le bricolage frénétique de mosaïques, bref, ils étaient prêts à passer à autre chose et à reprendre le rythme ''4e vitesse'' de l'année scolaire.

Ça m'a rassurée car chaque printemps, c'est un dilemme. Seraient-plus stimulés au camp de jour? Se feraient-ils de nouveaux amis? Ou est-ce mieux de les réunir tous à la maison durant l'été, qu'ils profitent de la cour et de la piscine? Et qu'ils n'aient pas d'horaire.

C'est toujours ce point qui me fait pencher en faveur du casse-tête. Leur donner des vacances, une liberté. Prendre une pause de la routine réglée au quart de tour.

Alors que je réfléchissais à tout cela et que je me demandais si c'était leur dernier été de liberté, j'ai entendu ce commentaire d'une maman dans l'autobus: ''Rendu à la fin de l'été, mon fils n'est plus capable de se lever à 6h30 pour aller au camp de jour.''

Et il commence l'école dans une semaine?!

Je n'ai pas eu à réfléchir plus longtemps. Tant que je pourrai résoudre mon casse-tête estival, je vais continuer à leur offrir du bon temps, ensemble, sans réveil-matin.

lundi 23 août 2010

Vos meilleurs trucs pour une rentrée (z)en

On en a reçu tellement que ça n'aurait pas été très efficace de vous les copier/coller ici. Avec les 128 crayons de couleurs à étiqueter, on ne vous aurait pas aidé à optimiser votre temps. Mais nous a tout lu et nous avons trouvé vos trucs pas mal meilleurs que les nôtres! (en fait, on n'en n'avait pas vraiment...)

Mais comme on a reçu d'excellents trucs, on a décidé de vous les présenté sous la forme d'un Top 10. Vous n'avez pas 2 minutes à vous? Allez directement à la fin de ce message! Vous êtes déjà prête pour le jour R? Commencez ici...

Voici vos 10 trucs préférés des (Z)imparfaites:

En 10e position: Commencer en juin

''Moi je m’y prends d’avance, comme ça j’évite de courir et d’avoir plein de monde en même temps. Dès que l’école se termine en juin, je commence à acheter quelques objets pour la rentrée de septembre, comme ça sa me coûte moins cher à la rentrée.'' (Nathalie)

''À la fin de l'année scolaire, récupérez tout ce qui n'a pas servi ou qui pourra être réutilisé l'an prochain. Placez le tout dans une boîte bien identifiée (et essayez de vous souvenir où vous l'avez mise ;)) et ressortez-la avant d'aller faire de nouveaux achats. Peut-être y trouverez-vous quelques articles qui se trouvaient sur votre liste?'' (Virginie)

''Mon truc: commencer tôt au début de l'été à acheter les articles de la liste scolaire. Ça permet de commencer à surveiller les soldes tôt et distribuer les dépenses tout au long de l'été, surtout si on a plusieurs enfants. Aussi, on court moins à la fin août!'' (Sophie)

''Quand l'école se termine, je récupère ce qui est récupérable, je lave et je coche sur la liste ce que nous avons. Je sers le tout dans le sac à dos s'il est réutilisable ou dans un bac.'' (Chantale)

''Faire l'achat du sac à dos, si nécessaire, et du coffre à crayon en juillet, alors que la marchandise est à 70% de réduction.'' (Élaine)

En 9e position: Le calendrier

''Pour éviter le stress de toute la famille, trouvez votre façon bien à vous d'éviter les oublis; les horaires sont tellement chargés! Vous pouvez utiliser un babillard ou un calendrier géant où vous pourrez y coller des images qui vous rappelleront un événement à ne pas manquer. Par exemple, une paire d'espadrilles ou une note de musique pour se rappeler que cette journée-là, il y a cours. Quand on le confectionne toute la famille ensemble, c'est encore plus agréable!'' (Solange)

''S'organiser, c'est la base pour ne pas perdre la tête: un calendrier sur lequel TOUT est inscrit, activité de l'un, thérapie de l'autre, soirée spéciale. On n'oublie pas de coordonner le tout avec les agendas de tous... Ainsi, nous ne sommes plus indispensables! Papa, la gardienne et même les enfants peuvent trouver des réponses sans avoir à NOUS questionner!'' (Julie)

En 8e position: Se rappeler qu'un jour, ce sera du passé!

''Ma grande est au cégep donc, plus de liste scolaire et mon fils, au secondaire, n'a plus besoin d'identifier les crayons individuellement!'' (George)

En 7e position: Soyons positifs!

''Pour que la rentrée se passe bien, notre truc est tout simple: on prend ça de façon positive! On a du plaisir à aller acheter le matériel et les enfants sont contents de choisir leur nouveaux nouveaux items scolaires, leurs vêtements, souliers, etc. On part toute une journée en famille et c'est comme si c'était une journée d'activité. On le fait avec le sourire. Les enfants essaient des vêtements, les autres commentent, c'est comme une petite parade de mode. Après on revient à la maison, on déballe le tout, on étiquette, on met le tout dans les sacs d'école respectifs et on trouve qu'on a passé une belle journée tous ensemble! Après, il ne reste plus qu'a attendre LA journée. En résumé, on choisit de la vivre avec le sourire plutôt qu'avec la baboune et ça fait toute la différence. De toute façon, on n'a pas le choix!'' (Mélanie)

''Mon truc: accepter cette rentrée, tout simplement! On entrevoit l'année à venir avec tellement d'appréhension, mais dans l'fond, on fini toujours par s'en sortir! C'est tout, c'est comme ça, tout finit par passe... même les dents du petit troisième!'' (Pier-Anne)

En 6e position: Magasiner SEULE et/ou demander l'aide du commis!

''Mon truc de la rentrée est de tout acheter au même endroit et d'aller magasiner seule. C'est la façon la plus efficace.'' (Marie)

''De préférence, allez magasiner sans les enfants. L'esprit tranquille, vous pourrez ainsi vous concentrer sur votre liste, sans avoir à gérer les crises et les demandes d'achats inutiles. Vous serez plus rapide et efficace et pourrez rapidement faire autre chose de votre journée.'' (Virginie)

''Pourquoi se stresser et le faire nous même quand on peut envoyer les listes dans un magasin comme Bureau Plus ou Staples et avoir un commis pour le faire pour nous? Nous, c'est ce qu'on fait, on envoie les listes des enfants et on attends qu'ils nous rappellent pour nous dire de passer les chercher. On laisse les enfants choisir leur sac a dos et leur boîte à lunch et le tour est joué!!'' (Sophie)

''Je magasine les articles scolaires de mes filles à un seul endroit: la papeterie indépendante du quartier. Bon, d'accord, je paye peut-être un peu plus cher que si je faisais la tournée des grandes surfaces, mais au bout du compte, je sauve en temps, en énergie. En plus, je suis servie par
du personnel compétent (qui comprend tout de suite ce que c'est un crayon à acétate Pentel #2350) ET j'encourage l'économie locale, ce qui me donne suffisamment bonne conscience pour oublier les quelques dollars payés «en trop»! Et la cerise sur le sundae: les filles ont droit à des étiquettes décoratives autocollantes gratuites! Elles ressortent donc de la papeterie Alain Contant (ça ne s'invente pas...) le sourire aux lèvres et leur mère aussi (trop heureuse de
pouvoir cocher l'item «listes scolaires» de LA liste de choses à faire)!!'' (Ariane)

''Pour une pré-entrée zen , je me rends à la librairie suggérée par l'école qui est indiquée sur la liste scolaire. Je suis donc certaine que tout sera disponible et comme j'y vais début juillet, je suis certaine qu'il n'y aura pas de stock épuisé. Je suis consciente que ça coûte probablement un peu plus cher que de magasiner dans différents magasins mais je déteste tellement acheter les effets scolaires que j'aime mieux cette façon de faire. Et en plus, la librairie recommandée par l'école nous aide à tout trouver, même pas besoin de fouiller, il y a une personne qui nous dirige :)'' (Marie-Claude)

En 5e position: Déléguer!!

''Moi mon truc, c'est de DÉLÉGUER!!!! Mamie veut aider et passer du temps avec Petite Sirène? Donnez-vous en à coeur joie... Nononc (oui, oui, c'est le surnom que les enfants donne à leur oncle Éric!!!) veut s'occuper de Grand Champion en nous donnant un coup de pouce? Alors voici la liste des effets qu'ils auront besoin. Bye bye!'' (Gabrielle)

''Faites appel aux grands-parents! Qui ont le temps et l'envie de participer! En autant qu'ils habitent proche, évidemment... Ce sera mon cas le moment venu alors je n'hésiterai pas à recourir à leurs services!'' (Elisabeth)

''Mon truc n'est peut-être pas le meilleur, car il ne permet pas de grandes économies de temps et d'argent, mais c'est un truc qui me permet de ne pas perdre complètement la carte. J'ai nommé : une journée spa!! Ben oui, dans le rush de la rentrée, je prends du temps pour moi afin d'avoir toute l'énergie pour faire face au retour à la réalité et la fin des vacances... Pis ça permet à papa de passer du temps avec fiston dans les magasins à découvrir le calvaire du duo-tang vert, non pas celui-là, l'autre qui n'est plus en stock!'' (Évelyne)

En 4e position: Mettre les enfants en charge de l'étiquetage

''Partagez les tâches en laissant les enfants coller leurs noms même si ce n'est pas parfait!'' (George)

'Au retour du magasin, tout le monde se met à la tache des étiquettes. C'est parfois croche, j'ai même déjà vu à l'envers !!! Mais avons-nous vraiment besoin que tout soit parfait??? En plus, les enfants sont fiers de leur travail.'' (Chantale)

Ou le faire faire par d'autres:

''Mon truc: je vais commander des étiquettes sur ce site : http://www.identi-t.ca/shop/default.asp'' (Mariève)

En 3e position: Acheter les vêtements d'automne... à l'automne!


''Je magasine le linge d'hiver en octobre. Jusqu'à la mi-septembre il fait encore très beau et chaud, donc le linge d'été fait très bien! Et après ça, bah, on met une veste! Et depuis 3 ans, ma fille me fait le coup, elle prend un pouce en septembre. Donc je devais courir le linge à la rentrée et après re-courir en octobre. On économise temps et argent (ça en fait plus pour s'acheter une bouteille de vin!!) en achetant en octobre. Le rush est passé et les articles sont souvent moins chers.'' (Féadaë)

En 2e position: Le souper de filles!

''Moi et mes 4 amies, on a fait un souper de filles pour éplucher le Publi-sac. Nous avons mis nos listes toutes sur la même feuille donc, au lieu d'avoir 12 duo-tangs à acheter, nous en avions 68 en tout ! et la même chose pour les autres items. Nous avons identifié les rabais, fait des listes et chacune faisait un magasin et rapportait ce qui avait sur sa liste (en solde, bien sûr). La semaine suivante, nous avons fait un GROS souper de filles pour diviser nos achats, identifier nos trucs avec de la musique et un bon repas!

On sépare le prix selon le nombre d'articles qu'on a eu besoin sur notre liste (ça demande un peu de comptabilité mais ça évite de faire 12 magasins) et on a bénéficié de TOUS les soldes sans courir partout! Du même coup, puisque nos enfants n'ont pas tous le même âge, nous avons chacune apporté les vêtements trop petits de nos enfants et avons fait un échange! Nous avons toutes déniché quelques morceaux! Une autre économie! (écolo en plus!)'' (Caro)

Ou le déjeuner de filles:

''Le matin de la rentrée, je rejoins une copine dans un café et je me paye une grosse pâtisserie pour fêter l'événement (ce que je veux vraiment dire, c'est qu'une fois à la maison, je m'écroule en larmes parce que mon bébé est devenue grande...).'' (Élaine)

En 1re position: Profiter des vacances jusqu'à la fin!

''Le soir avant la rentrée, notre petite tradition à la maison est qu'après le souper, on fait un party! Maman, papa et les 5 enfants! On sort les chips, le popcorn et le chocolat, le jeu de Twister, la musique au boutte et on lâche notre fou!!On joue, on danse, on chante et on fait sortir le stress!! Les enfants adorent et ils ne veulent pas manquer cette soirée pour tout l'or du monde!! Ils voient la rentrée d’une autre façon, et si les enfants sont heureux, maman aussi est heureuse!'' (Sophie)

''Mon meilleur truc? C'est de ne PAS avoir de truc! :) Même si c'est ma première fois dans le brouhaha des achats de fournitures scolaires, de vêtements, de souliers (et d'un réveil-matin!!), je ne me stresse pas avec ça. Rester zen et avoir confiance en moi pour que tout aille bien, il est là, mon truc! Pas question de commencer immédiatement à lui faire suivre un horaire 'pré-rentrée' en la couchant 1h plus tôt et en s'exerçant le matin à faire semblant de courser pour s'habiller, déjeuner et prendre l'autobus! Sa première semaine d'école est déjà très relaxe: on se lancera dedans quand on y sera rendus!'' (Julie)

Voilà, bonne rentrée!

PS: Et merci pour vos bons commentaires sur le blogue et le livre! N'oubliez pas de nous lire dans chaque numéro du magazine Yoopa! :-)

vendredi 20 août 2010

Première déception de cabine d'essayage

Dimanche dernier, séance de magasinage collective pour les vêtements de la rentrée (à 7 ans, on n'a plus nos vêtements tout cuits dans les sacs au retour d'une expédition shopping de maman, on fait un effort et on perd aussi sa journée à magasiner - mon nouveau mantra!):

Momo: Maman, j'aimerais avoir un jeans skinny! Je ne veux plus de vêtements de clown (lire: ultra colorés à la Souris Mini ou Roméo & Juliette)

Observation no1: il est révolu le temps où je pouvais leur acheter ce que j'aimais, je vois poindre l'ombre d'un style différent pour chacun (naturel-pas de bling bling pour Lili, paillettes et brillants pour Momo la future pitoune et skater/vintage pour Lolo... même s'il ne sait pas ce que ça veut dire mais, dans une boutique, il se dirige directement vers tout ce qui a l'air déjà usé ou qui affiche une planche de skate ou de surf... ouf, sa période Spider-Man est terminée!)

Observation no2: comment habiller nos fillettes en fillettes (et non en pré-ados sexys!) quand elles tombent dans le rayon des 8-16 ans?!


Nous voilà donc dans la cabine d'essayage (tu joues à la grande, tu vas aller essayer ton linge, du moins celui qui ne semble pas être un ''perfect fit'' à mon oeil avisé...) et Momo tente si bien que mal d'enfiler son jeans skinny.

Momo: J'ai les pieds trop humides (elle sue dans ses sandales)! La prochaine fois, je vais me mettre des chaussettes!

Observation no3: c'est pas juste parce qu'ils sont humides, c'est parce qu'ils ne passent pas en largeur dans le tuyau de tissu restreint qui constitue la cuissière.

Finalement, avec un peu de mon aide (lire: tirer le plus fort que je peux pour faire sortir les orteils du jeans), elle y arrive, enfin... presque. Et c'est alors que je vois apparaître sur son visage la déception, une émotion de cabine d'essayage qu'elle connaîtra sans doute à plus d'une reprise (au cours d'une séance de magasinage!) dans sa vie (du moins, si je me fie à ma propre expérience!).

Momo: Euh... C'est parce que j'ai DES FESSES, MOI!!?!! Comment je suis supposée les rentrer LÀ-DEDANS?!

Et voilà comment j'ai pu lui apprendre un nouveau mot de vocabulaire: filiforme (voir photos!)

Moi: Plusieurs petites filles de ton âge sont filiformes et plusieurs tentent par tous les moyens de le rester jusqu'à l'âge adulte. Toi, avec tes fesses rebondies, tu n'es génétiquement pas programmée pour être filiforme alors ça ne vaudra pas la peine de te battre toute ta vie contre ça!

Momo: Alors, allons dans un magasin pour les pas-filiformes!

C'est ainsi qu'on est passées du H&M à l'Aubainerie et qu'on a acheté 2 paires de supers jeggings aux look skinny ultra confortables avec juste ce qu'il faut d'espace pour les fesses de madame!

Observation no4: Merci l'Aubainerie! Vous m'avez sauvée d'une dépression post-magasinage!

mercredi 18 août 2010

Les terroristes de la rentrée

Quand je pense à la rentrée qui s'en vient, je ne peux m'empêcher de penser (aux lunchs, aux devoirs, aux formulaires à remplir, aux effets scolaires à étiquetter, aux rushs matinaux, à la course de fin de journée au service de garde, aux soupers expédiés en 4e vitesse, aux projets ''géniaux'' qu'il faudra faire entièrement le soir et les fins de semaine à la maison après avoir été acheter de la colle chaude, des brillants et pour 30$ de stock de bricolage chez Omer deSerres)... aux poux!

Oui, aux poux! Et surtout, au moment précis où le temps s'arrête quand on tombe sur la tite-maudite feuille dans le sac d'école de l'un de nos enfants nous avertissant qu'un élève de sa classe a des poux. AAAAAAaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh!

La (Z)imparfaite en moi avait toujours pris cela avec du recul car jusqu'à l'an dernier, je me croyais à l'abri du malheur. Mais j'ai eu L'APPEL. Oui, L'APPEL!! Pas celui où on nous presse de venir chercher notre-enfant-qui-ne-se-sent-pas-bien-mais-qui-ne-fait-pas-de-fièvre (ben, gardez-le d'abord!?!) mais celui-ci: ''La brigade anti-poux a découvert des lentes dans les cheveux de votre enfant. Il est en isolement. Venez le chercher le plus rapidement possible!''

Oui, il y a un Guantanamo pour les enfants chez qui on trouve des poux (qui n'en sont pas encore, ce sont des lentes). Quand je suis arrivée en catastrophe dans la pièce sécurisée de l'école (!), ma fille était humiliée et démolie et il a fallu beaucoup d'encouragements de ma part pour la convaincre que sa vie n'était pas finie entre deux shampoings qui puent.

Alors que j'appréhende de revivre ce moment avec l'un de mes 3 enfants dans quelques semaines, voilà que je tombe sur une récente étude de l'American Academy of Pediatrics (pas des 2 de pique!) qui démontre que rien ne sert d'expulser de l'école un enfant en présence de lentes.

"C'est un non-sens au point de vue médical car les lentes sont vraiment collées aux cheveux de l'enfant", a confié à Reuters le Dr. Barbara Frankowski, co-auteure de l'étude et professeur de pédiatrie à l'Université du Vermont. "Je crois que cette procédure accroît l'hystérie et fait rater des heures de classe inutilement aux enfants".

Voilà, c'est dit!

On se calme la lente tout le monde! Et on ne fait pas croire aux enfants qu'ils sont des terroristes du cheveu SVP!

lundi 16 août 2010

Tendance automne pour les petits...

Dernier sprint de magasinage de la rentrée pour plusieurs cette semaine!

Ici aussi bien sûr alors que Choupinette et PetitLoup ont tellement pris du gallon durant l'été qu'on doit racheter une garde-robe presque complète, sous-vêtements inclus ("les élastiques me font mal maman!").

Bien que j'aime bien le magasinage de vêtements pour enfants, je ne suis pas trop du genre à suivre les tendances en matière de mode pour tout-petits mais bien à y aller à la fois pour le confort et l'économie. Il faut dire que j'ai deux enfants qui aiment aussi avoir leur mot à dire sur ce qu'ils portent alors parfois, ça complexifie l'exercice...

Et vous, êtes-vous du genre "simple et pratique" à tout acheter, au même endroit année après année?

À courir les boutiques à la recherche d'ensembles à la fois chouettes et originaux?

À courir les soldes de fin de saison pour magasiner pour l'automne suivant? (Dans ce cas, votre magasinage de la rentrée devrait déjà être terminé! Chanceuses!)

Bon...courage, je dois m'attaquer au ménage des tiroirs avant de partir à l'aventure pour dénicher les vêtements de la rentrée.

Bon magasinage à toutes! Et partagez-nous vos bonnes adresses si vous en avez envie!


(Z) Imparfaite invitée: So

vendredi 13 août 2010

Concours (z)en de la rentrée!

Eh oui, même si on voudrait s'enfouir la tête dans le sable, s'isoler sur une île déserte à l'autre bout de la planète ou partir en orbite à des années-lumières des Zeller's, Wal-Mart et Bureau en gros de la Terre, on ne peut s'y soustraire, c'est bientôt la rentrée!

L'été tire à sa fin (déjà!?!) et pour voua aider à passer à travers cette période de stress, les (Z) vous ont préparé un petit concours!

Comment participer?

Confiez-nous vos meilleurs trucs pour une rentrée (z)en et courez la chance de gagner l'un des 5 forfaits (oui 5!) parents/enfants comprenant:

- 1 coffret DVD de la série-télé Toc Toc Toc
et
- 1 duo pulsar/bain flottant à l'Ovarium.


Faites-nous parvenir vos trucs par courriel avant 17h le 20 août 2010 pour être admissible au tirage. Nous dévoilerons les noms des gagnants le lendemain sur le blogue et nous publierons vos trucs au cours de la semaine du 23 août.

D'ici là, bon magasinage et... bonne pré-rentrée!

mercredi 11 août 2010

Maman? Maman?

Des fois, des fois, des fois...

Trop souvent, toujours, constamment...



Dites-moi que ça vous arrive ?

lundi 9 août 2010

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 45)

à l'épicerie, JeuneHomme déclare haut et fort dans la rangée interminable des pains: "Ah non! Pas encore du pain avec des graines! Je veux du pain vert comme l'autre fois, moi! Du pain vert! Du pain vert!"

Euuh?

Je lui ai donné du pain passé date? Il a aimé cela? Qu'ai-je fait? Où est la DPJ qui m'attend? Tout se bouscule dans ma tête.

Et je le vois passer les 4 étagères de haut de toute la looooooongue rangée pour trouver ce pain:


Haaaa! Oui! Le "pain vert"... C'est bien lui! D'accord! J'avais quand même hâte de voir qu'est-ce que c'était...

vendredi 6 août 2010

Voir de grandes choses ou savourer de petits plaisirs?

Quelques jours avant de partir pour une semaine à Cape Cod pour une 3e année consécutive, je suis tombée sur la liste des 10 lieux que tout enfant devrait visiter. Y'a de quoi se sentir cheap d'emmener ses enfants à la mer quand on apprend qu'ils devraient plutôt voir:

1. La Statue de la Liberté (on y va pour mes 40 ans, c'est prévu!)
2. Le Fenway Park de Boston (on passe devant chaque année et on ne s'arrête même pas!)
3. Glacier Bay en Alaska (?!)
4. Le Grand Canyon (c'est sûr que comparé aux gorges de Coaticook...)
5. Le centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (pis le Cosmodôme, lui?!)
6. Le zoo de San Diego (sont-ils vraiment plus réveillés les lions?!)
7. Le Smithsonian à Washington (non, ce n'est pas le musée du film Une nuit au musée!)
8. Walt Disney World à Orlando (on y va en novembre!!! Yééééé!)
9. La Willis Tower à Chicago (la tour du CN, ça fait-tu pareil?)
10. Le parc national Yellowstone (un parc national? On en a plein ici aussi! ;-)

En regardant cette liste avec un peu de recul, on se rend vite compte qu'elle s'adresse aux enfants américains dont les parents ne sont jamais sortis de leur pays.

Alors j'ai fait la liste des 10 ''attractions'' que mes enfants ont visité à ce jour et qu'ils ont adoré:

1. La Ronde
2. L'Aquarium de Boston
3. Les ti-lapins à l'île d'Orléans
4. Les manèges des Galeries de la Capitale
5. Les feux d'artifices du samedi au parc à Saint-Lambert
6. Le gros mini-putt de pirates à Cape Cod
7. Le magasin de jouets Benjo à Québec
8. Le Musée de la nature et des sciences à Sherbrooke
9. Le musée des enfants à Ottawa
10. Aller au Parc Safari et au Zoo de Granby

Poche, hein? Mais ça les satisfait pleinement!!! Et sûrement plus que d'aller au Fenway Park (du moins, pour les filles qui n'y verraient AUCUN intérêt!!)

Et on a encore quelques belles années devant nous pour aller voir le Grand Canyon!

mercredi 4 août 2010

Transmettre la peur?

La nouvelle a fait le tour des journaux la semaine passée: il y a trois ans disparaissait Cédrika Provencher. MissLulus avait 4 ans et demi. Elle reconnaissait partout la photo de la jeune fille, placardée à la sortie du club vidéo, à l'épicerie, dans les journaux, derrières les camions, sur des grands panneaux près des autoroutes, etc.

"Pourquoi sa photo est partout?"

Quoi répondre à une MissLulus de cet âge? Je lui ai donc raconté dans des mots qu'elle comprenait qu'elle avait été enlevée. Que quelqu'un l'avait attiré et qu'il l'avait empêché de retourner chez elle. Bien des questions se sont mises à tourner dans la tête de ma fille. Il y a des adultes méchants? Ohh oui, poulette! Comment on fait pour savoir si quelqu'un est méchant? C'est pas si facile que cela... Des fois, des méchants, ça se fait passer pour un gentil, mais ils ne le sont pas!

L'histoire de Cédrika a beaucoup marquée MissLulus qui n'en revient pas qu'on ne l'est pas encore retrouvée. Quand elle me demande "Est-ce qu'elle est retournée chez elle?". Mon "non" semble résonner fortement dans sa tête. Comme quelque chose d'impossible. Mais aussi comme un signal d'alarme. Peut-être que cette histoire va l'avoir aider à comprendre qu'il ne faut pas toujours se fier à tout le monde... Comprenez-moi bien: je ne veux pas que ma fille soit craintive ou constamment méfiante, mais je ne veux pas qu'elle soit naïve. Comment lui transmettre le goût d'aller vers les autres, sans lui transmettre trop de peur aussi. Oui elle doit se méfier. À prime abord, tout le temps. Mais elle doit aussi se fier à son "feeling". Mais elle doit toujours m'avertir avant d'aller où que ce soit. Je ne suis pas capable de la laisser aller aux toilettes seule, de la laisser seule dans un endroit public, de la laisser aller au parc seule, etc. Je lui ai montré que dans certains lieux, elle sait comment reconnaître les vrais gentils: dans un magasin, se tourner vers une vendeuse, à la bibliothèque, voir le commis au comptoir, au parc, cibler un parent avec un enfant... Mais encore là, je pourrais moi-même me tromper. On est sûr de qui dans la vie? C'est là la petite ligne qui est difficile à expliquer...

Je lui ai expliqué et réexpliqué qu'elle ne doit pas parler aux étrangers, qu'elle ne doit pas les suivre, qu'elle ne doit pas les écouter même s'ils disent que je suis au courant, etc. Elle comprend. Je sais. Mais un enfant, ça a un coeur gros comme cela! Et je sais bien que la petite Cédrika devait avoir reçu mille fois ces mêmes recommandations de la part de ses parents. Mais son grand coeur de petite fille a fait qu'elle a tenté de retrouver le chien de ce "faux-gentil"... Ça me fait pleurer chaque fois...

lundi 2 août 2010

Vacances de rêve ou... le cauchemar?

Je suis partie en vacances confiante cette semaine. Les enfants sont grands maintenant (7 ans) et ils ne risquent plus de me les gâcher! C'est plate à dire mais un Terrible Two en crise permanente, ce n'est pas des vacances!

Je ne dis pas qu'il faut prendre ses vacances sans ses enfants (c'est un moment précieux et si rare dans l'année où l'on peut se retrouver en famille, isolés du reste du monde et décrocher de la routine!) mais il faut être conscient quand on devient parent que, pour quelques années, ce ne sera pas le paradis en vacances. La vie est ainsi faite! Mais un beau jour ça se tasse et avant qu'ils deviennent des ados trop indépendants pour ne plus suivre la famille, il faut en profiter!

Et être à l'écoute des enfants car ils n'ont pas les mêmes intérêts que nous. Je me rappelle fort bien être restée 2 bonnes heures accroupie dans l'herbe à flatter des lapins à l'île d'Orléans quand les enfants avaient 4 ans. On était venus voir les bisons et les enfants n'avaient trouvé aucun intérêt à la chose une fois sur place. Heureusement, la ferme élevait aussi des lapins! Ça nous sauvé la vie!

Avez-vous des anecdotes de vacances à partager? Des histoires que vous trouvez drôles maintenant mais qui l'étaient beaucoup moins au moment où elles sont arrivées?

Je vous laisse sur cette vidéo du petit Geoffrey, 4 ans, qui n'est vraiment pas content d'être allé voir juste les animaux gentils au zoo... Un futur avocat, à mon avis!


vendredi 30 juillet 2010

Je suis jalouse de mes enfants!

Quand je regarde ma mère aller avec mes enfants -je dois m'en confesser- j'ai parfois quelques pointes de jalousie. La mamie gâteau qui comble chaque désir de mes enfants n'est pas la maman que j'ai connue.

Je ne suis pas la seule dans cette situation et je sais bien qu'une mamie et une maman, ce n'est pas le même rôle, mais -imparfaite que je suis- parfois ça me titille. Je regarde aller ma mère devenue mamie et je reste bouche bée.

Quand elle arrive à la maison les bras chargés de trucs du Dollarama, je ne peux m'empêcher de penser à la p'tite Fraisinette tant désirée que j'ai dû attendre pendant des mois même si je passais devant chaque semaine au magasin. La mamie l'aurait achetée avec empressement, la maman testait ma patience.

Et quand je la vois distribuer des biscuits comme collation aux enfants (vers 17h...) après que j'aie étouffé un ''Ils en mangeront après le souper!'', j'ai un sourire en coin. Jamais la maman en elle n'aurait permis cela.

Et quand elle me demande, hésitante, si elle doit vraiment attendre à Noël pour acheter un nouveau jeu vidéo à Lolo (euh... OUI!!), j'imagine trop facilement le nombre de tâches que j'aurais dû accomplir dans mon temps pour mériter un tel cadeau ''hors saison''.

Ma mère est extrêmement généreuse de son temps (et de ses finances!) avec mes enfants et je lui en suis extrêmement reconnaissante. N'empêche que parfois, ça achale le reste d'enfant enfoui quelque part en moi.

Puis, je me mets à sa place et je me dis que je serai tout aussi mamie gâteau -sinon plus!- avec mes propres petits-enfants. La vie est juste, finalement!

mercredi 28 juillet 2010

Devenir papa derrière les barreaux

Samedi dernier dans la Presse, un journaliste nous parle de sa rencontre avec un détenu de 49 ans dans une prison de Californie où ce dernier purge une peine à perpétuité pour un meurtre commis à l'âge de 19 ans.

Au Canada, nous dit-il, cet homme aurait probablement recouvert une liberté conditionnelle depuis, mais dans cet état très conservateur, il restera derrière les barreaux pour le reste de ses jours.

Après des premières années d'incarcération pénibles, le mec s'est intéressé à l'écriture, a rédigé un essai, des articles et puis finalement un livre. Il a aussi rencontré celle qui allait devenir sa femme et est devenu papa d'une enfant qui a aujourd'hui 14 ans et pour qui il ramasse minutieusement ses sous afin de lui offrir une voiture neuve pour ses 16 ans.

"L'écriture m'a sauvé la vie. Mais par-dessus tout, c'est ma femme Anita qui m'a sauvé. Le monde dans lequel je vivais était sombre et dur. Recevoir de l'amour, et ensuite devenir père et tenir mon enfant dans mes bras, ça a sonné une cloche dans ma tête" nous dit-il dans l'article en question. Il ajoute qu'il met maintenant son énergie à améliorer son monde, à être une influence positive et à élever sa fille au meilleur de ses capacités.

La jeune fille en question dit avoir une excellente relation avec son père, à qui elle parle deux fois par semaine et qu'elle voit un dimanche sur deux. Elle profite de chaque seconde passée avec lui et n'a jamais voulu cacher que son père est en prison. Elle est fière de ce qu'il y a accompli. Sa femme Anita, quant à elle, dit avoir vécu des hauts et des bas au fil des ans (on en aurait pour bien moins, ouf!), mais admire la relation que son mari a avec leur fille.

Bref, une histoire de paternité peu banale, qui m'a a la fois touchée - quoi de mieux qu'un enfant pour trouver un sens à la vie - et laissée perplexe... Avoir un père derrière les barreaux sans possibilité de vivre avec lui, d'aller en vacances, de vivre un réveillon de Noël et de partager des moments magiques, c'est aussi immensément triste... non?

(Z) Imparfaite invitée: So

lundi 26 juillet 2010

Toi. Moi. Lui. Eux. Nous. Les autres.


MissLulus en est arrivée à l'âge où invariablement elle se compare avec les autres. Ses observations sont pointues et surveillées. J'ai servi le souper à JeuneHomme avant le sien. Elle doit ranger sa chambre tandis qu'une de ses amies ne doit jamais le faire. On n'ira pas en voyage en avion cette année, d'autres le font. Elle doit vivre une semaine avec moi et une semaine avec son papa. Au parc, elle s'est fait achalé par un plus vieux. Elle se trouve pas bonne pour aider. Elle trouve que ses dessins sont moins beaux que les miens. Je lui demande de prendre sa douche alors qu'elle l'a prise la veille. Tout y passe. Vraiment.

Parfois, c'est lourd. D'autres fois, je comprends aussi. Pas facile de prendre sa place, de la faire et de l'apprécier. C'est l'histoire de toute une vie de regarder les autres et de se comparer. Trop souvent, l'herbe semble plus verte chez le voisin qu'on envie sans savoir vraiment si sa vie nous plairait tant que cela. Comment faire pour que nos enfants apprécient leur vie, avec ses hauts et ses bas? La vie en général, quoi? Parce que c'est là tout un contrat, l'un des plus grands. Donc, enseigner le plaisir à nos enfants et être reconnaissant de ce qu'on a, ça se peut? Ici, on dit que non. Moi, je crois que c'est possible. Dorénavant, je vais essayer de souligner les bons coups, plus que les erreurs. Mais aussi, noter toutes les petites choses positives de nos journées - du bouquet de fleurs ramassé ensemble au fou rire partagé devant le repas. Juste prendre le temps de s'arrêter 2 secondes pour prendre une "photographie mentale" d'un moment où on se dit "Wow!". Alors notre nouveau cri de ralliement sera "Clic Clic Wow!". Ainsi, d'une formule magique on se comprendra... Et rapidement, je le souhaite, on oubliera "ce qu'on n'a pas et que les autres ont"...

vendredi 23 juillet 2010

Zéro dollar


"Tout coûte cher de nos jours!"Ça, selon moi ce n'est pas la phrase des plus pauvres, c'est la phrase des "pas débrouillards". Hiver comme été, je trouve toujours des petits bijoux d'activités ou de spectacles pour les enfants qui ne coûtent rien ou presque rien. Et des trucs qui font "wow" dans leur tête. Parce que malheureusement, vient un âge où sortir des jeux de société dehors ou lire en plein air ne leur suffit pas. Voilà des idées pour "sortir" pas cher...

La preuve? Hier soir, on est allé au parc du quartier. Surprise! Il s'y déroulait un film en plein air. On a choisi un banc de parc et on s'est installé bien collés pour rigoler devant La Fée des dents, la tête en-dessous des étoiles et la main dans un grand verre de pop-corn, gracieuseté de la ville.

Encore? Le Magicien d'Oz sera joué gratuitement dans une quarantaine de parcs tout l'été à Montréal.

Un autre? À la Grande Bibliothèque, on peut participer à un rallye gratuitement avec les enfants.

Et l'hiver? Il y a toujours La Place des Arts ou le centre de la culture de notre coin qui prennent la relève pour des spectacles à mini-prix. Vraiment, je suis certaine qu'il y a plein de trucs près de chez vous. Dites-nous vos bons filons....

jeudi 22 juillet 2010

Feu de camp, vin et projection dans le futur

Nous arrivons tout juste de deux semaines de vacances en famille. Des moments précieux qui nous permettent de "recharger nos batteries affectives" comme je me plais à le dire mais aussi qui nous donnent l'occasion, à Papa (trop) zen et moi d'avoir beaucoup de temps pour observer et échanger sur nos enfants.

Un soir, au feu, après le dodo des mousses, nous nous sommes mis à discuter des différences flagrantes entre nos deux enfants dans leur façon d'entrer en contact avec des enfants qu'ils ne connaissent pas pour s'en faire des petits copains de jeux.

Stratégie observée chez PetitLoup: En savoir le plus possible sur la personne avant de devenir amis. Mieux vaut savoir à qui on a affaire! PetitLoup entre donc en contact d'abord en se nommant, puis ensuite en posant plein de questions à l'enfant:
-Comment tu t'appelles?
-Quel âge as-tu?
-Où habites-tu?
-Est-ce que ça fait longtemps que tu es en vacances ici?
-Elle est où ta roulotte?
etc.

Et il vient souvent nous retrouver pour nous donner toutes ces informations qu'il a si précieusement recueillies. Quand on sourit, il retourne jouer, heureux, comme s'il avait notre "o.k.".

De son côté, Choupinette a une stratégie fort différente. Elle s'installe à côté d'un enfant qui joue et elle fait un jeu semblable, par exemple, se balancer. Une fois le contact créé, elle peut jouer pendant deux heures avec un enfant, revenir vers nous essoufflée et heureuse, et lorsqu'on la questionne, nous dire candidement qu'elle ne sait même pas le prénom de cet enfant.

Quelques coupes de vin aidant, Papa(trop) zen et moi nous nous sommes amusés à se projeter dans le futur, disons dans 13 ans, et imaginer ce que nos enfants auraient comme approche de drague... Voici ce que ça a donné...

PetitLoup, 18 ans, bien mis, sourire au lèvres aborde une fille en se présentant et lui offrant un verre. La fille accepte. Il lui demande son nom, son âge, si elle habite chez ses parents, ce qu'elle fait dans la vie, si elle sort souvent dans ce bar, etc. À la fin de la soirée, il lui demande son numéro de téléphone et il vient bien sûr nous raconter tout cela, question d'avoir notre assentiment avant de la rappeler.

Quant à Choupinette, 20 ans. Elle est arrivée seule au bar, s'est assise et s'est commandée un "drink". Elle se retourne et sourit au beau jeune homme qui prend un verre à ses côtés. Après quelque temps, ils se mettent à discuter, ont beaucoup de plaisir et passent une super soirée. Elle part avec lui à la fin de la soirée. Le lendemain quand elle arrive à la maison, et qu'on la questionne, elle nous dit qu'elle a rencontré un gars super.
- Génial, que nous lui disons, il s'appelle comment?
-Aucune idée.
-Et il fait quoi dans la vie?
-J'sais pas...
-Vous allez vous revoir?
-Hum... J'ai oublié de lui laisser mon numéro je crois...

Je vous épargne les fous rires qu'on a eu à se projeter dans le futur comme ça... Mais disons que ça nous a fait réalisé que le temps passe vite malgré tout et qu'on a encore envie de profiter de ces petits moments d'observations furtives encore bien longtemps!

(Z) Imparfaite invitée: So

lundi 19 juillet 2010

Encore des enfants!

Depuis qu'ils ont franchi le cap des 7 ans (il y a un mois à peine!), mon trio tente désespérément de se sortir de l'enfance. Lolo vient nous voir avec chacun de ses jouets et nous demande sans cesse ''si les ados aiment ça'', Momo ne sort plus sans sa sacoche et son gloss et ma petite Lili à roulettes me demande de l'extraire de son fauteuil roulant avant de quitter la maison pour passer devant le miroir afin de ''vérifier si ses cheveux sont corrects''. Bref, leurs préoccupations semblent s'éloigner de l'enfance pour se rapprocher de celles des pré-pré-ados. Quelques aspects positifs: ils veulent à tout prix aider et avoir des responsabilités (mettre la table, essuyer la vaisselle, préparer les repas) et je ne saurais m'en plaindre.

Mais quelques comportements -dont j'ai été témoin récemment- les trahissent...

D'abord Dora. Ils n'ont jamais été des fans finis de la petite exploratrice mais ces derniers temps, ils ne veulent pas rater un épisode et je ne peux m'empêcher de sourire quand elle leur demande quelle partie de la mission ils ont le plus aimé et que je les entends lui répondre en cacophonie. À leur âge, ils croient encore qu'elle les entends?!?

Ou quand je surprends Lolo en grande conversation avec Momo au sujet de la Fée des dents. Quand ma grande rationnelle de 7 ans lui explique comment les fées contruisent des maisons minuscules avec les dents qu'elles ramassent. ''Ma dent va sûrement servir à faire une partie du toit'', lui dit-elle avec le plus grand sérieux. ''Je vais te dire un secret, elle s'appelle Maude. Elle me l'a dit pendant la nuit'', qu'elle ajoute sur le ton de la confidence extrême. Et Lolo d'être ultra impressionné par la conversation nocturne de sa soeur avec la célébrissime Fée des dents.

Évidemment, ils croient encore au père Noël. Et quand une amie de Momo lui a dit qu'il n'existait pas, elle s'est empressée de venir me dire: ''Ça doit être sa mère qui lui a dit ça parce qu'elle n'est pas assez sage. Je ne lui dirai pas qu'elle se trompe pour ne pas lui faire de la peine s'il ne lui apporte pas de cadeaux''.

Une autre preuve? Ils disent encore de quoi ils ont envie quand ils se ruent aux toilettes! Un vrai pré-pré-ado ne précisera pas qu'il a envie de caca, non? Ni s'il était mou ou dur après l'évacuation, hein?

Alors nul doute: ils sont encore des enfants. Pour l'instant du moins... Ouf!

vendredi 16 juillet 2010

Encore mère?


Seriez-vous capable d'être mère à nouveau à 48 ans? Faites le calcul. Quel âge auraient les enfants que vous avez déjà? Les miens auraient 20 et 23 ans.

Vraiment, là, seriez-vous capables? Auriez-vous tout simplement envie de recommencer les couches, les biberons, les coliques, les nuits blanches, l'école, le service de garde, les devoirs, etc.

Recommencer après avoir eu des enfants plus jeunes et que ceux-ci sont maintenant des adultes? Recommencer alors que les grands sont sur le point de quitter la maison?
Recommencer, tout court!

Chaque fois que je regarde Beautés Désespérées et que je vois Lynett, je me dis au fin fond de moi "Pauvre elle!". Autant je la comprends de garder son bébé, autant je la plains. Elle n'a pas fini d'avoir l'air fatiguée, selon moi.

Alors, simple question: vous, vous recommenceriez à 48 ans?

Moi non.

jeudi 15 juillet 2010

Les secrets de fille - LA SUITE

Eh oui! On a passé une journée de filles hier. D'abord, arrêt dans notre café préféré (affectueusement surnommé "Le café de pitounes"), puis MissLulus s'est fait masser. Un rêve qu'elle avait depuis longtemps. Alors, un tour à l'Ovarium qui offre désormais des massages pour les enfants (et qui les reçoit comme des grands!). Le seul hic (pour l'adulte!) c'est qu'il doit rester dans la pièce pendant tout le long du massage. Question de sécurité! Je comprends très bien. Je ne voudrais pas que ce soit autrement. Mais que c'est souffrant quand même de voir quelqu'un d'autre se faire masser, mais pas nous! :-)
Ensuite, arrêt à la librairie pour acheter un cahier qui deviendra son journal intime (je ne vous dis pas comment ça a été long pour elle de choisir!), dîner en tête à tête rosé-thé glacé tout en planifiant ce qu'on voulait voir lors de nos vacances en Gaspésie...

Bref! Merci pour vos idées! Je les garde... jusqu'à la prochaine fois.

mercredi 14 juillet 2010

Les secrets de fille


L'autre soir, MissLulus a viré sa chambre à l'envers pour trouver un livre sur les princesses. Déjà, là, c'était suspect! Des princesses, c'est bébé qu'elle clame habituellement. Puis, lorsqu'elle a mis la main dessus, elle l'a épluché ligne par ligne pour trouver les coordonnées d'une bonne fée. Quand elle l'a trouvé (sous un rabat, écrit en minuscule), elle était tellement heureuse et soulagée. Elle s'est garoché sur son bureau pour lui écrire une lettre. Une lettre pleine de secrets. Des secrets dont elle ne savait pas à qui les partager. Elle a mis la lettre sous l'oreiller et a récité la formule magique pour que la bonne fée vienne la lire...

Bien sûr, j'ai discuté avec elle. À 7 ans, je sais bien qu'elle ne croit pas vraiment vraiment au fée. Elle y croit comme moi, parce que ça fait du bien d'y croire au fée, au Père Noël, etc. Les belles histoires nous font du bien... Mais je pense que pour MissLulus, c'était une façon de me dire "J'ai quelque chose à dire". Une fois JeuneHomme au lit, on a donc jasé. Bien plus longtemps que l'heure habituelle de dodo. Tant pis! On a des secrets et des confidences à se chuchoter!

Et, en discutant, j'ai essayé de lui faire comprendre qu'on peut partager nos secrets parfois... avec soi-même. En écrivant un journal intime, par exemple. LA révélation! (C'est sur notre liste de to-do entre filles pour aujourd'hui!). Aussi, on a décidé qu'on s'écrirait. J'ai pris l'idée chez une autre blogueuse qui disait faire une correspondance nocturne avec sa fille. L'idée est excellente. Non pas que je veuille que MissLulus me raconte exclusivement ses secrets. Mais surtout je ne veux pas qu'elle sente qu'elle transporte seule tout ce poids. Je lui aussi fait comprendre que lorsqu'on écrit notre journal intime, lorsqu'on dit tout haut ou écrit toute seule dans le silence de la nuit ses peines, ses joies, ses secrets, ses envies, même les plus fous, les plus insensés, on se sent mieux ensuite. Plus légère. Mieux dans sa peau, dans sa tête.

Je sais que je prêche pour ma paroisse. Écrire, c'est toute ma vie. Mais vous en avez d'autres des moyens pour aider sa poulette à mieux vivre avec ses secrets et l'amener à exprimer ce qu'elle ressent? On s'en va pour une journée de filles elle et moi en attendant vos réponses.

lundi 12 juillet 2010

Les enfants nous rendent heureux ou malheureux?

Regrettez-vous d'avoir eu des enfants?

C'est le pire tabou de la parentalité et il a été mis à l'épreuve par une équipe de chercheurs menée par un certain Dr Nick Powdthavee (qui -pour l'anecdote- n'est pas encore père mais espère le devenir).

Son étude, publiée dans la revue Psychologies et citée dans The Independant, vient bousculer les parents qui croient dur comme fer (comme moi!) que leurs enfants ont enrichi leur vie. Car ce ne serait pas le cas. Les parents sont en général des gens moins heureux que les gens sans enfants.

En fait, des trois sphères d'accomplissement de la vie adulte (la vie professionnelle, les relations amicales et amoureuses et la parentalité), la parentalité est celle qui procure le moins de bien-être à l'individu.

J'avoue que, durant les trois premières années de vie de mes enfants, je cherchais les moments exaltants et, bien franchement, les premiers babillements, les premières bouchées de purée et même les premiers pas ne faisaient pas le poids dans la balance avec les nuits blanches, les gastro, les poussées dentaires, les reflux gastriques et les changements de couche à répétition.

Mais tout ceci s'est tassé, et la balance est redevenue égale puis s'est mise à pencher de l'autre côté (comme quoi, il ne faut jamais désespérer!).

Si les parents ne sont pas heureux, c'est peut-être parce qu'ils se mettent trop de pression, suggère le fin psychologue.

La parentalité, telle que nous la vivons à notre époque, vient avec son lot de pressions sociales, familiales, éducatives, nutritionnelles et psychologiques qui gâchent carrément le plaisir.

Un exemple: nous nous obligeons à jouer et à faire des activités éducatives avec nos enfants. Eh bien, nous passons trois fois plus de temps à faire cela avec nos enfants que nos parents le faisaient avec nous. Ils n'en faisaient pas assez? Soit. Pourrions-nous diminuer cette proportion à 2 pour 1? Sans doute! À 1,5 pour 1? Pourquoi pas!

Mais une autre donnée de l'étude mérite notre attention: 91% des parents ne regrettent pas leur choix d'avoir eu des enfants alors que 24% des gens qui n'en ont pas ont des regrets. Comme quoi, on n'est pas si fous que ça, finalement!