lundi 26 janvier 2009

Et maintenant, je souffre de nanophobie!

Me voici de retour après une semaine dans mon tout-inclus chez les Shriners. Surprise! La bouffe était meilleure que prévu (un chef méditerranéen, rien de moins!). Je finissais tous les plats de Lili rendue nauséeuse par une épidurale de 3 jours. «Peut-on la prolonger d'une journée, y'a de la ratatouille au menu demain?», me suis-je tout de même abstenue de dire non sans y avoir pensé...

Cet hôpital est vraiment génial! Ça vaut quasiment la peine de subir de multiples fractures ouvertes juste pour aller y faire un tour! Pensez-y la prochaine fois que Junior sera trop téméraire dans les modules de jeux au parc...

Et il y a plus d'éducatrices au pied carré pour distraire les enfants qu'il y a d'infirmières. Tout le plaisir d'une halte-garderie mais avec des enfants immobilisés par leur plâtre! Un fantasme absolu!

Mais, comme rien n'est jamais parfait en ce bas monde, il a fallu que ce séjour prolongé soit marqué par la présence surréaliste d'une petite naine fatigante qui, par une série de malencontreux hasards, se retrouvaient partout où Lili et moi mettions les pieds/roues. Tel le mystérieux nain dans Twin Peaks, la petite naine (ce n'est pas un pléonasme, je parle ici d'une enfant naine) m'apparaissait partout et surtout, venait roder autour du poste des infirmières (devant notre chambre) à partir de 21h et parlait, riait, criait, chialait et monologuait à tue-tête (en anglais) jusqu'à 23 heures. Elle menait chaque soir un boucan inversement proportionnel à sa taille. Je vous épargne les injures et tous les mauvais jeux de mots «nanistes» qui me venaient à l'esprit quand je tentais de m'endormir dans mon «confortable» fauteuil-lit trop court pour mes 5 pieds 6 pouces...

J'étais déjà une gérontophobe assumée, me voilà maintenant nanophobe! Enfin, j'imagine que ça s'appelle ainsi. Je n'ai pas le courage de Googler ça... au cas où je tomberais encore sur elle!

***

En prime, voici deux embarrassantes citations post-opératoires:

> En salle de réveil, TriplePapa, ému, est penché sur Lili qui ouvre les yeux tranquillement. La petite marmonne ses premiers mots -malheureusement- suffisamment audibles pour que l'infirmière les comprennent: «Papa, tu pues de la bouche!»

> L'infirmière préférée de Lili vient nous annoncer que nous pouvons sortir de l'hôpital le lendemain. Je dis à Lili que c'est donc la dernière fois qu'elle va voir sa Loulou adorée et la petite répond, cinglante: «Bonne affaire! J'suis tannée qu'elle me touche celle-là!» Devant la-dite infirmière, bien sûr...

4 commentaires:

garamond335 a dit…

Une naine-enfant ? hum.....
Qui parle Anglais ? Ça explique tout !
Comme ça, papa pue de la gu.....
Et Maman mesure 5 pi. 6 po.
On va finir par tout savoir de votre petite famille !
Bon retour à la maison!

Anonyme a dit…

Je suis contente de voir que tout s'est bien passé... et que vous conservez votre sens de l'humour envers et contre tout... même les nains! hahaha

Marie-Eve a dit…

Je sais de qui elle retient cette petite quand je lis ses commentaires pour le moins directs. :)

Anonyme a dit…

De la ratatouille et des nains! Jamais je n'aurais pensé retrouver ces deux mots dans un texte sur une séjour hospitalier! hahaha