lundi 21 novembre 2011

Y’a des choses qui ne changent pas…

On a beau dire que les enfants ont changé, qu'ils deviennent ados plus vite, qu'ils ont des préoccupations beaucoup trop adultes pour leur âge, qu'ils sont technos, wizz, maîtres de l'ordinateur et des jeux vidéo, je me rends compte que malgré tout, il y a des choses qui n'ont pas changé, notamment dans les jeux de cour d'école.

C'est rassurant quand même de voir que les jeux de ficelle, les scoubidous, le ballon-poire, le quatre-coins, le drapeau, le ballon chasseur, le kickball, les coins-coins (y'a mille noms pour ce truc en papier à 4 coins) et tous les jeux de récréation sont restés les mêmes après toutes ces années.

Les enfants ont beau «changer», les jeux demeurent les mêmes. Donc, à la base, sont-ils si différents de nous à leur âge?

vendredi 18 novembre 2011

«Va dormir, bordel!»

LE livre de l'heure pour les parents à boutte?

Go the F**k to Sleep

Un recueil de berceuses parodiées remplies de gros mots pour les parents qui n'en peuvent plus de raconter 8 histoires et entendre «Encore une!», de chanter 14 chansons et inventer mille couplets (et couleurs) pour la (?&*%?&%&&* de petite poulette qui s'en va faire un beau dodo.... cot cot!

Le livre a une étonnante histoire que vous pouvez lire ici.

En attendant la version française du livre, quelle berceuse avez-vous déjà parodié en chantant les dents serrées?

mercredi 16 novembre 2011

Une pédago pour moi!

C'est Lili qui m'a fait penser à ça en me lançant l'autre jour: «C'est plate! Tu n'as jamais de journée pédagogique à ton travail!»

Sa réflexion n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde! Ça m'a titillé pendant quelques jours puis j'ai décidé de m'en offrir une! Une vraie journée pédagogique pour moi! Pas un jour de congé obligé pour cause de rendez-vous chez le médecin (habituellement, ces journées de congé sont bookées de bord en bord car j'en profite pour y placer 2-3- rendez-vous à prendre entre 9 à 5 tous les rendez-vous que je repousse de mois en mois). Pas de rencontre avec un spécialiste pour les enfants, pas de journée de travail à la maison pour faire l'infirmière d'un enfant malade, pas de trucs à régler à la banque, pas de visite du plombier, de l'installateur de fenêtres ni d'un ouvrier pour réparer quelque chose à la maison. Non! Une journée de congé complète pour faire ce que je veux.

Et je l'ai mise à l'agenda en décembre avec l'idée d'aller magasiner mes cadeaux de Noël tranquille et - qui sait- même de les emballer le jour même (et non le 23 décembre entre 21h et 23h30 comme à mon habitude!). Comme je ne peux pas m'empêcher de planifier, j'ai pensé inviter ma mère à déjeuner en tête-à-tête, ce que nous ne faisons jamais maintenant. C'est fou toutes les possibilités qu'offre une pleine journée de congé!

À partir de maintenant, je crois bien que je vais toujours me garder une journée de vacances pour m'offrir une pédago dans le mois de décembre. Je m'offre du temps pour moins courir et compléter mes emplettes de Noël tranquillement au lieu d'avoir la broue dans le toupet jusqu'à la veille de Noël. C'est mon cadeau de Noël, de moi à moi.

Et vous, vous feriez quoi de votre pédago?

lundi 14 novembre 2011

Solutions... canines?

Vous doutez du pouvoir d'un chien pour égayer les enfants ou pour leur donner le sens des responsabilités?

En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre sur le fait qu'un pitou peut réussir à calmer Junior... bien mieux que vous parfois! Ici, ici et .

C'est peut-être une solution. Peut-être. Mais pour ma part, je suis incapable.... je ne vois que le fait que la grande bouche de Fido où entrerait trop bien la minuscule tête du bébé! Et cette dernière vidéo me laisse complètement mal. J'ai huit points dans le dos juste à l'écouter. Je ne trouve RIEN de rassurant au fait que le Rottweiler "protège" l'enfant. Rien. Quel avantage ont les parents du bébé? Ils s'assurent que personne ne s'approche de leur enfant? Et si l'enfant était en détresse?

Vous en pensez quoi?

vendredi 11 novembre 2011

Le profil du bonheur

Ça fait quelques années déjà que j'ai renoncé au «bonheur parfait», vous savez celui qu'on idéalise tout le long de la vingtaine pour finalement se rendre compte dans la trentaine (dans mon cas) qu'il se trouve dans les petites choses et qu'une seule de ses petites choses par jour y contribue (me suivez-vous encore?). Pas eu besoin d'une psy, j'ai juste modéré mes attentes et pris la peine d'apprécier les petites choses. Cette «grande réflexion philosophique sur le bonheur» est arrivée avec les enfants, tiens donc...

Mais, la semaine dernière, le concept du «bonheur parfait» a refait surface, du moins dans les médias. C'est que le USA Today a mené la plus vaste enquête jamais réalisée aux États-Unis afin de déterminer les critères du bien-être. Ils ont établi le profil type du bonheur et lui un mis un nom et un visage. Elle s'appelle Mary Claire Orenic, elle a 50 ans (l'âge du bonheur), un enfant de 17 ans (oups! selon l'étude, avoir 2 enfants est le nombre idéal) qui est désormais «élevé» et plus indépendant (un autre point qui contribue au bonheur) alors que ses propres parents sont encore en forme, donc qu'elle n'a pas encore cette charge sur les épaules.

Autres détails non négligeables: elle est heureuse dans son travail et fait du télétravail deux jours par semaine, son mari fait ses lunchs et elle habite sur le bord de la mer en Californie (ça non plus, ça ne peut pas nuire au moral!).

Pour atteindre cette plénitude à la mi-temps de votre vie, vous devez donc avoir eu votre dernier enfant entre 27 et 36 ans... et avoir des parents en bonne santé, qui ne vous ont pas eu trop vieux non plus!

Toujours selon cette même étude, avoir quatre enfants ou plus est trop pour aspirer au bien-être et ne pas avoir du tout vous fait sombrer dans une crise à la mi-quarantaine qui entache votre bonheur global. Le nombre idéal d'amis: quatre.

Les femmes qui se classent parmi les plus heureuses dans cette enquête comptent sur réseau de soutien est très fort. Elles travaillent à temps plein et leur revenu familial est de 120 000$ et plus. Elles ne prennent pas plus que 10 minutes à l'aller et au retour pour se rendre au boulot, font 30 minutes d'exercices 6 fois par semaine et leur indice de masse corporel est de 30 ou moins.

Comme le bonheur, c'est la santé, le profil santé de Mary Claire a été passé au peigne fin. Détail intéressant: elle ne surveille pas ce qu'elle mange et mange un peu tout au long de la journée, sauf en soirée.

Pour voir si vous avez des chances d'atteindre le même niveau de bonheur de Mary Claire (et savoir précisément quoi modifier dans votre mode de vie pour y aspirer), le USA Today a dressé la liste du bien-être. À vous de voir si vous pouvez aspirer au bonheur parfait!

Qu'en pensez-vous? Êtes-vous d'accord avec certains critères? Où en êtes-vous dans votre quête du bonheur? Avez-vous comme moi, renoncé au Grand Bonheur et appris à apprécier tous les petits bonheurs qui, mis bout à bout, deviennent assez impressionnants?

mercredi 9 novembre 2011

Rester à la maison... le tabou?

Rester à la maison avec ses enfants reste probablement l'un des tabous de la maternité des années 2000. On en entend de toutes sortes. On murmure dans son dos : "Elle n'a pas d'ambition personnelle?" (on confond ici professionnel et personnel, je crois!) et on lui dit en pleine face: "T'es chanceuse, tu peux te le permettre!" (euh, c'est un choix! Ça ne veut pas dire qu'elle roule sur l'or!). Certaines se font dire par des mamans qui travaillent "Je ne pourrais jamais faire ce que tu fais..." (pendant qu'elles pensent probablement la même chose de celles qui bossent!).

Bref, on dirait que les mères sont divisées en deux clans: celles qui travaillent et celles qui restent à la maison. Les remarques acerbes fusent vers chacun des deux clans. L'un ne comprend pas l'autre et vice et versa.

Pourtant, on est toutes des mamans qui avons fait des choix.

Aucun des deux camps n'offre une vie sans certains sacrifices, sans certains choix et sans heurts. Aucun. Au lieu de se sentir constamment jugées ou critiquées, il faut se détacher des opinions des autres et... savoir en rire!

C'est ce qu'a fait une maman à la maison qui a dressé une liste des petits secrets concernant son choix de rester à la maison. Ce qu'elle entend, ce qu'on lui demande, ce qu'on attend d'elle, des incongruités, etc. C'est fait avec humour et auto-dérision.


- Tu ne peux pas être en retard à un rendez-vous ou pour rapporter les livres à la bibli. Tu n'as rien d'autre à faire... t'es à la maison!

- Tu n'as pas d'excuse pour ne pas faire de super lunchs hyper santé... T'es à la maison!

- Les réparateurs, plombiers, gars du câble et autres ne sont jamais sexy!

- Tes enfants n'ont pas un meilleur comportement juste parce que tu es la principale personne qui s'occupe d'eux. Même que souvent, ils sont pires!

Pour en savoir d'autres, lisez ceci. Choisir d'opter pour vivre avec humour, ça, c'est cool! Et c'est signe d'une maman qui s'assume. J'aime. Beaucoup.

mardi 8 novembre 2011

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 53)

... Tu te rends compte, 5 ans après avoir emménagé dans la maison, que le coulis de la céramique dans la salle de bain est blanc et non gris, après l'avoir nettoyé avec l'éliminateur de taches OxiClean Polyvalent!

Le hic: moi qui pensais devoir juste récurer le coin où j'avais renversé le fond de soupe que je m'en allais vider dans la toilettes (oups pour le manque de visu!), je me suis ramassée à nettoyer toute la surface de la céramique devant cette belle surprise!

C'est TriplePapa qui m'a convaincue d'essayer ce produit pour réparer ma gaffe après que j'ai essayé en vain tous les push-push que j'avais sous la main.

En y regardant de plus près, j'ai vu qu'il s'attaque à plus de 101 taches sur de nombreuses surfaces comme les tapis, les meubles rembourrés et autres surfaces de la cuisine et de la salle de bain. Il comporte une combinaison de détachants qui décomposent les taches les plus rebelles, comme les traces de gazon, de graisse et de boue. En plus, il est sans danger pour les couleurs car il ne contient aucune trace de chlore. On peut donc l'utiliser aussi dans la lessive ou pour faire disparaître une tache sur les tissus des meubles pris d'assaut par les enfants.

Il s'utilise aussi bien à l’extérieur, sur les gouttières, les terrasses non traitées et les meubles de patio.

Terrasse non traitée... Mmmm... Est-ce que je vais pouvoir faire disparaître la tache de vin rouge survenue après une collision de fin de soirée un peu éméchée sur le nouveau patio l'été dernier?

Ah, et puis non! Les bons souvenirs doivent rester intacts!

(... et si ça devient trop propre, je ne veux surtout pas me taper un nettoyage complet du patio! ;-)

lundi 7 novembre 2011

L'histoire se répète

Je m'étais pourtant dit que ça ne m'arriverait jamais mais voilà qu'en certaines occasions, je me suis devenue le clone de mon père et de ma mère et je m'entends dire des répliques «parentales» que j'ai maintes fois entendues de leur bouche il y a des années..

Par exemple, l'autre jour, j'ai sorti un: «D'ordinaire, je ne ferais pas ça mais...» D'ordinaire! Où suis-je aller chercher ça? La dernière fois que j'ai entendu cela, on devait être en 1987! Et c'est ce que mon père disait quand il était sur le point de m'accorder un passe-droit «exceptionnel».

Sans compter les fois où j'explique que «dans mon temps» on n'avait pas ceci ni cela. Moi qui trouvait ça pathétique venant de la part de mes parents, je trouve cela tout aussi nul aujourd'hui mais j'en abuse parfois.

Et vous? Vous arrive-t-il de sortir des répliques sorties tout droit de votre passé? Avez-vous parfois l'impression de jouer le rôle de «l'adulte» dans la reprise d'un épisode de votre propre vie?

vendredi 4 novembre 2011

On vous donne une heure!

Ce weekend, on change d'heure. Yé! on la recule, donc on "gagne" une heure.

C'est une expression que j'aimais petite car je croyais vraiment qu'on avait une heure de plus en "cadeau". Dans ma tête, j'avais une heure de plus pour faire du coloriage, pour imiter Nathalie Simard tout en écoutant son disque 33 tours sur mon tourne-disque brun Fisher-Price (vous vous souvenez?), pour peigner mes pouliches, pour jouer avec une amie, pour jouer à l'école, pour jouer au Mille Bornes avec mes parents, pour lire, pour m'amuser avec mes poupées, etc. Loin de moi l'idée de prendre ce temps pour faire quelque chose de plate - me reposer ou dormir, mon supplice suprême quand j'étais petite! -, j'avais mille idées de comment utiliser cette heure bonis!

J'ai grandi. J'ai compris. J'ai été un peu déçue. On ne gagne rien vraiment. On modifie: on avance, puis on recule. Finalement, c'est du surplace.

Mais chaque novembre, quand vient le temps de changer d'heure, je réfléchis: qu'est-ce que je ferais si vraiment j'avais une heure de plus dans ma journée? Je le sais bien que rationnellement, mon horaire de dimanche va ressembler à mon horaire de samedi. Je ne gagne rien comme tel. Cette heure de plus, je l'infiltrerais où dans mon horaire? Le matin? Durant les heures de travail? durant l'heure de devoir pour qu'on ait plus de temps? Pendant les repas? Après le souper? Quand les enfants seraient au lit? Dans la nuit?
Si je devais choisir qu'un moment où la prendre, je la prendrais entre 18h30 et 20h30... pour étirer les moments plaisants en famille. À cette heure, les devoirs sont finis, le souper aussi, les lunchs sont prêts, il ne nous reste qu'à profiter: jouer à un jeu, regarder une émission ensemble, lire, flâner, se faire un chocolat chaud, bricoler, etc. Ce serait là. En semaine, en tout cas. Le week-end, je la prendrais le matin pour qu'il se prolonge un peu: aller chercher des croissants, prendre son temps pour se réveiller, flâner en pyjama, cuisiner, etc. Vraiment, encore, loin de moi l'idée de la prendre pour dormir... quoique je devrais peut-être, parfois!

Je sais aussi que je la gagnerai pas vraiment cette heure de plus. Toutefois, je peux sûrement faire des pirouettes (et éliminer des trucs inutiles!) pour "gagner" l'impression d'obtenir cette heure de plus. Pour faire ce dont je rêve. Pour gagner cette heure de plus, la semaine, je pourrais décider de ne plus aller faire des courses (tant pis s'il manque du pain, on mangera des céréales demain matin!), de faire attendre jusqu'au lendemain le panier de linge propre à plier ou de ne plus suivre plein de trucs à la télé. En fait, au mois de novembre, je réaménage mon temps. Je me donne une heure de plus pour ce qui me plait. Ça aide à passer à travers ce mois sombre... jusqu'à l'arrivée des lumières de Noël partout!

Un sondage fait par le magazine Sélection, il y a quelques années, indique qu'avec une heure de plus par jour 43% des Canadiens passerait du temps avec un être cher , 20% ferait du sport (tiens je n'y avais pas pensé!), 11% travaillerait (non, merci!) et 27% dormirait (quand les enfants ne faisaient pas leurs nuits... et encore!).

Si dimanche matin, vous vous réveilleriez avec vraiment une heure de plus, où est-ce que vous la glisseriez dans votre agenda? Vous feriez quoi?

On peut bien rêver, un peu!

mercredi 2 novembre 2011

Un souper en famille par semaine... juste un?

Le journaliste et animateur de talk-show Anderson Cooper (je l'aiiime!) a lancé un défi aux familles américaines: essayer de souper tous ensemble autour de la table une fois par semaine. Oui, une fois. Et ça semble un défi quasi insurmontable pour plusieurs de ses téléspectateurs.

On ne parle pas ici des familles ayant des horaires de travail atypique ou des familles en garde partagée une semaine sur deux. On ne parle pas non plus de rassembler les grands-parents, les oncles et les tantes. On parle de parents qui ont un horaire «normal» et dont les enfants mangent devant la télé, l'ordi, dans leur chambre, bref, une famille éparpillée à l'heure des repas, où chacun prend une bouchée dans son coin. On parle aussi des gens qui sont tellement occupés à s'occuper avec d'autres activités para-professionnelles, personnelles ou pour l'un de leurs enfants qui en oublient l'essentiel (à mes yeux, du moins), l'unité familiale.

Y a-t-il une autre occasion au quotidien où l'on peut tous se retrouver, discuter, s'exprimer, partager et s'écouter qu'un repas en famille? Si l'heure des repas n'était pas la plus facile et reposante chez moi avec un trio d'enfants en bas âge, elle est désormais un moment privilégié. Tellement que je déteste manquer un souper en famille. C'est «mon» moment de la journée. Celui que je retrouve avec réconfort quand j'ai eu une mauvaise journée au bureau, celui qui change mon humeur quand je suis en SPM et qui me permet de m'apaiser en me reconnectant avec mon monde.

Même si la préparation des soupers est parfois comparable à un sprint, le moment où je m'assois sur ma chaise, avec mes affamés attablés et déjà en grande conversation est ce qui, pour moi, se rapproche le plus du bonheur. Alors pourquoi ne ferais-je pas en sorte qu'il se reproduise le plus souvent possible? Quitte à limiter les occasions de le rater et mettre les activités «extra-familiales» ailleurs dans l'agenda.

Et vous, un souper en famille, ça vous inspire quoi? Pourriez-vous vous contenter d'un seul par semaine?

lundi 31 octobre 2011

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 52)

tu viens de faire un "sermon" à ta fille qui voulait apporter un de ses livres pour lire dans son bain (voulant m'imiter... il y a toujours un livre dans la salle de bain!) sur le fait qu'elle pourrait l'échapper... et que pendant même qu'on s'exclame et qu'on gesticule, tu échappes ton propre livre (de la biblio!) dans le lavabo dans lequel le robinet coulait!!

Tu es obligée de sécher le livre au séchoir sous le regard de ta fille... qui lit dans son bain car tu trouves subitement que tes arguments ne tiennent plus la route...

Ça vous arrive de vous rétracter car finalement, vous vous rendez compte que vous le faites et qu'ainsi, votre "discours" n'a plus de valeur...

vendredi 28 octobre 2011

À boutte du lavage : votre top 10!

Enfin une sujet qui fera l'unanimité aujourd'hui! Puisque ce sont vos réponses que l'on publie! ;-)

Et elles ont été si éloquentes (et nombreuses!) pour le concours qu'on a décidé de bâtir le top 10 de ce qui vous met à boutte quand vient le temps de faire une (autre!) brassée de lavage.

Après tout, c'est le weekend qui commence alors vous en ferez bien 3-4 d'ici dimanche soir (faudrait pas oublier de sortir les vêtements d'hiver! ;-)

Voici donc le top 10 de ce qui vous enrage avec le lavage - avec quelques savoureuses citations en prime (bien sûr, on a préservé votre anonymat... mais vous vous reconnaîtrez ;-):

No 10 - Les brassées oubliées
«...Quand j'arrive les bras pleins de draps a mettre dans la laveusse... et qu'elle est déjà pleine d'une brassé oubliée là depuis 24 heures... et ça arrive souvent!!»

«Partir la laveuse le soir, m'endormir sur le sofa et être obligée de refaire ma brassée le lendemain parce que le linge ne sent plus trop le propre.»

No 9- Les vêtements à «usage unique»
«... les vestes ou pantalons portés une fois et pas sales qui se retrouvent à coup sûr dans le panier au lieu d'être pliés et retournés dans le tiroir car trop c'est compliqué...»

No 8- Le pliage et le rangement
«PLIER LE MAUZUS DE DRAP CONTOUR...»

«Ma MORT c'est de devoir RANGER après! J'haïs ça là, vous pouvez pas imaginer! C'est vraiment la tâche qui me tape le plus sur les nerfs! 2 adultes, 3 enfants. Une chambre au sous-sol. Ranger. Oups, oublier un morceau. Retourner à la chambre du sous-sol. Ma chambre, celles des plus jeunes, du bout des pieds, dans le noir pour ne pas les réveiller (heuuu qui fait son pliage de jour!? Pas moi, de jour, j'travaille!), cogne un orteil, réalise que je plie tout ça pour rien parce que tout est à l'envers dans les tiroirs....... Ah juste d'y penser..... je déteste ranger les vêtements, BON!»

No 7- Les trouvailles indésirables dans les poches
«...Les poches remplies de sable que j’ai oublié de secouer, les lipsticks oubliés dans le racoin d’une poche et qui malheureusement fond dans la sécheuse… Grrr!!»

«Ce qui me rend à bout lorsque vient le temps du lavage, c'est les paquets de gomme oubliés (on se fie ici que maman vérifiera TOUTES les poches avant de mettre les vêtements dans la laveuse). Résultat : des poches toutes collées qu'il faut décoller avant de tout relaver.»

«Mon chum travail sur la construction. C'est immanquable, il y a toujours une vis, un boulon, une tête de tournevis, des bout de fils électrique, des marettes... (est-ce que j'arrête l'énumération là???) dans ses poches. Quand je lui rappelle, pendant 1 ou 2 semaines, c'est ok il n'y a plus rien dans ses poches. Mais le naturel revient au galop et ça recommence. PU CAPABLE!!!»

No 6- Les collants et les bobettes coincés dans les pantalons
«Ce qui me rend à boutte, complètement, entièrement à la limite du boutte de l'univers, c'est quand mes gars, ces fabuleux ados qui veulent que tout se fasse instantanément, enlèvent leurs pantalons et culottes-boxer en même temps, et laissent leurs culottes prises dans les jambes des pantalons à l'envers. Imaginez la scène : non seulement les pantalons sont à l'envers (et je dois les retourner!), mais je dois aussi enlever leurs culottes sales. Eurk!!»

No 5- Les disparitions inexpliquées
«... je me retrouve toujours avec des dizaines de bas orphelins à la fin de tous mes lavages. Mais pourquoi?? Où disparaissent-ils tous?? Existe-t-il une 3e dimension où tous les bas orphelins de la planète réapparaissent?!»

«... que les p'tits lutins mangeurs de bas ne mangent JAMAIS 2 bas de la même paire... (si vous lisez ceci les petits lutins, j'ai un gros tas de bas perdus pour vous!!)»

No 4- L'éternel recommencement
«Ce qui me rend à boutte dans le lavage, c'est quand tous tes paniers sont ENFIN vides (parce que tu t'es tapé une journée entière de lavage) et qu'à peine quelques heures plus tard, les serviettes s'empilent après les bains de la maisonnée, les vêtements foncés s'accumulent dans le panier quand tout le monde est en pyjamas, etc. Pas moyen d'avoir le dessus sur le lavage!»

No 3- Les chaussettes en boules
«... les petits bas roulés en « mottons » de mes enfants!»

«Ce qui me met à boutte quand je fait le lavage c'est d'être obligée de défaire des bas sales qui sont en boules...»

«... revirer les petits bas qui puent!»

No 2- Les vêtements à l'envers
«Là où j’enrage, c’est dans le après. Le pliage? Non pas tout à fait ça le problème. La vraie torture, c’est ce qui vient avant, j’ai nommé le revirage!»

«Ça me met en rogne de devoir me taper la job deux fois. Plier un millier de sous-vêtements, bas, chandails, etc. c’est une chose, mais être obligé de le faire en double pour les remettre à l’endroit avant, ça je déteste.»

Numéro 1- Les ti-maudits kleenex oubliés dans les poches!!!!
«Les poches pas vidées... Explosion de Kleenex sur tous les chandails noirs en bonus. Aargh!»

«... les mouchoirs qui viennent TOUJOURS de la poche de l'autre... (y'a quelqu'un quelque part qui met des mouchoirs dans nos poches en cachette, soyez sur vos gardes!!)»

Mentions spéciales...

... aux élastiques des culottes qui s'effilochent et s'entortillent autour des chaussettes et des chandails (beau motton à défaire!);
... au bas rouge perdu dans une brassée de blanc;
... aux ados qui -en nous voyant plier le linge propre- se rappellent soudainement qu'il fallait ab-so-lu-ment laver tel chandail pour demain;
... au panier à linge sale mystérieusement rempli à ras bord alors qu'on vient justement de terminer le lavage;
... au linge tout plié et rendu dans les tiroirs qui s'envole comme par magie, se déplie et se retrouve par terre... propre, mais par terre! («si possible, avec un chien aux pattes de bouette qui fait dodo dessus...'')
... aux maudits velcros des bavettes qui pognent dans nos sous-vêtements

En espérant que ce défoulement collectif vous permettra désormais de faire votre lavage avec le sourire!

mercredi 26 octobre 2011

Trop techno!


Les enfants avec un cellulaire? Vraiment, je ne peux pas dire à quel âge je trouve cela "normal". Et je ne parle pas de leur prêter pour des causes de "sécurité" à l'occasion. Mais encore là!

Mais quand je vois ce nouveau jouet Fisher Price (!!!!!!) - le Apptivity Case - qui permet de glisser son iPhone ou son iPod Touch dans le hochet pour que bébé s'amuse, je décroche. À 6 mois, un enfant n'a pas besoin d'avoir accès à un iPhone. Personne ne me fera avaler cela! Et quoi encore? Comment on fera pour lui "enlever" l'accès à notre cellulaire à 4 ans? Comment on lui dira qu'un cellulaire, ce n'est pas pour lui à 9 ans et demi? On aura quelle crédibilité? Mieux (ou pire, c'est selon!): c'est quoi, le classique hochet avec des petits grelots, du tissu qui fait du bruit en craquant et peut-être un bout de miroir, ce n'est pas assez?

Des fois, je ne me dis qu'on pousse les enfants tellement dans la techno qu'ils ne savent même plus s'amuser avec pas grand chose. On attend au restaurant - pour avoir la table, pour avoir le menu, pour avoir nos assiettes, pour que les parents finissent leur vin, pour payer, etc. Combien d'enfants réclament le téléphone de leurs parents pour passer le temps, pour s'amuser? Euhh? Les crayons de cire, ça ne "pogne" plus? Jaser, ce n'est pas suffisant. Apporter un livre?

C'est quoi, on a tellement peur d'être ennuyant qu'on distribue nos cellulaires pour passer le temps à nos enfants. Pourquoi? Parce qu'on donne le mauvais exemple? Parce qu'on fait pareil?

lundi 24 octobre 2011

30 ans plus tard... encore la maudite flûte à bec!

Je ne connais rien à la musique (mais je connais toujours les paroles à On connaît la chanson! J'aurais gagné 2 x 35 000$ à date! ;-) alors y a-t-il quelqu'un qui peut me dire pourquoi -Ô pourquoi?- on enseigne encore la flûte à bec au primaire?!

Qui a du plaisir à écouter un «air» à la flûte à bec? Qui est encore capable de supporter Le Tournesol?

Qui joue de la flûte à bec dans la vie par plaisir? P.E.R.S.O.N.N.E. Ça existe un virtuose de la flûte à bec? Je veux des noms!!!

Je serais prête à débourser l'achat d'un flûte traversière -ou n'importe quel un instrument un tantinet plus mélodieux- pour supporte l'apprentissage de la musique par ma progéniture sans avoir besoin de faire de grimaces ou de porter mes mains aux oreilles par pur réflexe. Un xylophone peut-être? Les pratiques seraient plus douces à mes oreilles et ça mettrait une ambiance zen dans la maison. Tandis que la flûte à bec... Bonjour l'agressivité!

C'est que la semaine dernière, j'ai eu droit à des pratiques assidues de flûte à bec sous mon toit pour cause d'examens de musique à l'agenda de Momo. J'ai pensé mettre des tampons super absorbants dans mes oreilles tant elles saignaient.

Et quand j'ai fini par reconnaître l'air qui flûtait dans la chambre de Momo (dont la porte était fermée à double tour -la prochaine fois, je mets des serviettes sous le seuil...), j'ai quasiment regretté le classique Tournesol...

C'était My heart will go on... et ça donnait juste le goût de se pitcher par-dessus bord! ;-)

dimanche 23 octobre 2011

Bravo aux gagnantes!


Vous avez été nombreuses à vous vider le coeur sur ce qui vous rendait à boutte du lavage! Mais voici nos 5 gagnantes qui se méritent, chacune, un ensemble cadeau comprenant entre autres le nouveau détergent à lessive Arm&Hammer Eau Froide ainsi qu'un accessoire pour vous prémunir contre le froid. Juste à temps pour la saison froide qui arrive!

Alors voici les chanceuses qui penseront à nous en lavant leurs prochaines brassées...

- Mélanie Ducharme
- Catherine Paradis
- Isabelle Renz
- Caroline Gauthier
- Caroline Proteau

On publiera vos commentaires sur le lavage bientôt sur le blogue!

vendredi 21 octobre 2011

Weird weird Halloween

On se prépare tranquillement. L'Halloween est la fête de l'étrange et on a trouvé le top du top!

- Des citrouilles sculptées avec des images représentant des naissances... rien de moins!

- Des bonbons tellement étranges avec des gommes en forme de boulettes de viande! Mais aussi des bonbons franchement dégueu!

- L'Halloween vintage... au secours! Ça fait vraiment peur!

Dites-nous ce que vous avez vu concernant l'Halloween: le pire costume pour bébé, les bonbons les plus dégueus, n'importe quoi!

mercredi 19 octobre 2011

Tout pour la photo

Il y a une limite assez nette à mes yeux entre l'imperfection et l'incompétence parentale mais il ne suffit parfois que d'un gros manque de jugement pour tomber dans le deuxième camp.

Quelques exemples éloquents en photos:



(Source: coloredwall.com)

Et que dire de la mère qui prend tout son temps pour immortaliser cette scène? Ok, c'est drôle, ça va pogner sur YouTube, tes amis Facebook vont a-do-rer... Mais pendant ce temps, ton gars, est gelé ben raide dans l'eau glacée de la toilette...

Ce ne sont pas tant les situations qui me désolent que le parent qui juge important de prendre une photo ou de sortir la caméra vidéo à ce moment précis.

Faudrait surtout pas allez éponger le sang de ton kid qui vient de se fendre le menton sur le ciment avant d'avoir pris des bonnes shots sur ton iPhone!

Quelle drôle d'époque quand même...

lundi 17 octobre 2011

La vraie conciliation commence par l'imperfection!

Le conciliation travail-famille est sur toutes les lèvres ces jours-ci. Dans le Coup de Pouce, on nous dit qu'il faut parfois couper dans nos activités parascolaires (ce qu'on a fait ici!) et onprésente des familles qui y parviennent à leur manière. Dans le Châtelaine, on a présenté des familles (presque trop parfaites!) qui nous parlaient de leur rentrée scolaire. Et il y a eu le fil Je ne sais pas comment elle fait (tiré du livre du même nom!) aussi dans lequel on rit un peu jaune en se voyant un peu chez le personnage principal.

Chaque automne, la conciliation travail-famille est sur toutes les lèvres. Et voilà que L'Actualité n'y échappe pas et livre un des textes les plus justes sur le sujet. C'est à lire. En fait, il soulève de grandes réflexions. En recherchant cet équilibre, on cherche quoi en fait? Ressembler au voisin? Avancer toujours plus haut dans la hiérarchie sociale? Viser une vie domestique parfaite rangée et organisée au quart de tour?

En fait, ce qui devrait primer nos choix et nos façons de vivre, c'est surtout faire en sorte de ne jamais se réveiller, un jour, et se dire qu'on a passé à côté de quelque chose. Ça, ce serait épouvantable, avouez-le! Selon l'auteur, on met tout sur le dos de la conciliation travail-famille, comme si c'était elle qui allait tout changer. Mais c'est à nous de la faire à notre manière. Il n'y a pas une conciliation parfaite qui vaut pour toutes les familles. On n'a pas tous les mêmes valeurs et les mêmes intérêts dans la vie. «Si, un jour, on se réveille avec la désagréable sensation d'être passé à côté de quelque chose, que la vraie vie est ailleurs, c'est alors que la conciliation travail-famille prend son sens et que, au lieu de contribuer à l'absurdité d'un monde obsédé par la réussite et ses symboles, elle convoque une idée de renoncement.» Parce que oui, dans la vie, il faut renoncer à des trucs. Même si ce n'est pas facile, même si on est les seuls à le demander. L'auteur le dit clairement: «Parce que c'est encore plus simple de se tuer à faire comme tout le monde que d'aller contre le courant.»

Alors arrêtons de rêver à la conciliation travail-famille parfaite et créons-la! Et surtout bannissons la facilité de vouloir faire et avoir comme les autres. «Tout avoir et, en plus, tout faire pour atteindre la perfection : ce n'est pas de l'ambition, c'est une forme de délire collectif.»

Tiens, on reconnait quelques idées ici... ;-)

samedi 15 octobre 2011

Pour contrer le temps froid...


On est curieuses! On le sait que c'est samedi matin et qu'il annonce de la pluie un peu partout en province (vous n'y échapperez pas vous non plus!). Le temps froid s'annonce après le si joli soubresaut de la météo le week-end dernier!

Alors, tant qu'à parler de laver notre linge à l'eau froide, on a envie de savoir ce qui vous plait le plus avec le retour du temps froid et ce qui vous met le plus "down"...

Et surtout, n'oubliez pas notre super concours Lavez votre linge sale (à l'eau froide) en famille avec les (Z) !! On fait le tirage à la fin de la semaine!

vendredi 14 octobre 2011

Trouvez l'erreur: vos enfants et votre vie sexuelle

Ok, aujourd'hui, on parle des vraies affaires! Comment faire pour avoir une vie sexuelle dans les premières années de vie de nos enfants?

Si les petits ont un sixième sens pour se mettre à hurler (ou à vomir leurs premiers soubresauts de gastro = ça nous est arrivés!) au moment le moins du moins opportun, les plus grands semblent avoir une ouïe de super héros au moindre rapprochement charnel de maman et papa. Suffit de faire revoler les draps pour entendre un «Maman, j'm'endors paaaaas....» (Fiou! Merci de nous avertir!)

La solution chez nous pour retrouver un semblant d'intimité: déménager notre chambre au sous-sol (bon, pas avant deux ans encore, mais ça se fera!). Les pas des pré-ado dans les escaliers, on va les entendre. Et serrure il y aura.

Avec l'arrivée des enfants disparaît la spontanéité (et les seins fermes, mais ça, c'est un autre sujet!) Et plus ils grandissent, plus cette spontanéité revient nous hanter jusqu'à devenir un fantasme. Mais comme y'a rien qui m'enrage le plus que de me faire pogner en pleine séance de tripotage par ma progéniture (surtout que leur découverte s'accompagne dorénavant d'un «Euuuuurk!» bien senti qui attire toute la fratrie qui s'y met aussi), j'aime mieux laisser faire!

Le site iVillage s'est penché sur le sujet et a établi les règles à suivre pour neuf scénarios , du cododo (comment faites-vous?!?!) à l'intrusion du petit dernier dans une douche en duo. Et donne 8 trucs pour réussir à s'envoyer en l'air en vacances malgré les enfants. Aaaah! Les vacances familiales à l'hôtel, un autre beau moment d'intimité extrême... à 5 dans notre cas: «Maman, pourquoi tu prends une douche à 3 heures du matin? (...) Y'é où papa?»

Conseils, anecdotes, moments humiliants à partager?

En espérant que tout ceci vous permettra de mieux profiter d'un beau weekend pluvieux...

mercredi 12 octobre 2011

C'est lequel votre préféré?

Dans certaines familles c'est tabou, dans d'autres c'est ultra évident. Untel est le chouchou de Maman, l'autre celui de Papa. Certains ne s'en cachent même pas. Et parfois c'est le grand-parent qui ose un peu trop afficher ses affinités avec l'un ou l'autre de ses petits-enfants.

Comme parent d'une fratrie, on tente par tous les moyens d'être justes, égalitaires, pas plus autoritaires avec nos enfants. On s'assure de ne pas accorder plus d'attention à l'un qu'à l'autre, de faire autant de câlins à tous, d'avoir des moments privilégiés avec chacun d'eux. Plus facile à dire qu'à faire mais c'est l'objectif au quotidien.

Et, même si on vise l'égalité, il semblerait qu'on ait bel et bien, au fond de nous, un préféré. Le Time a abordé la question récemment. Trois critères motiveraient notre choix: l'ordre de naissance, la beauté et l'intelligence. Et, habituellement, le préféré du père n'est pas celui de la mère. Bref, chacun a le sien.

Quel enfant sauveriez-vous en premier d'un incendie? À quel enfant pardonnez-vous plus facilement ses gaffes? Des questions auxquelles on ne veut pas avoir à répondre car elles nous mettent mal à l'aise.

Mais je crois qu'il est possible (et même normal) d'avoir plus d'affinités avec un enfant qu'un autre. Il suffit de l'admettre. Ainsi, je m'accorde le droit de privilégier une activité avec l'un de mes enfants si cela nous apporte plus de plaisir en duo qu'en famille. Exemple: je magasine les vêtements avec Momo mais je fais l'épicerie avec Lolo. Lili aime faire des séances interminables de câlins, les autres se tannent plus vite. Est-ce du favoritisme? J'appellerais plutôt cela de l'adaptation. Je m'adapte à la personnalité et aux intérêts de mes enfants. J'en privilégie un pour cela et un autre pour autre chose mais de là à avoir délibérément un préféré (et l'afficher!), il y a un pas que je ne pourrais jamais franchir par souci d'équité. Et, au final, l'attention et l'amour que je leur porte sont (ou me semblent, du moins!) identiques.

J'aime mieux être bonne une mère pour chacun d'entre eux qu'être une mère exceptionnelle pour un seul et nulle pour les deux autres.

Et vous, entre favoritisme et équité, comment vous débrouillez-vous?

lundi 10 octobre 2011

Un peu de notre faute?

On en a beaucoup entendu parler la semaine passée: il parait que les Québécoises seraient moins portées à allaiter leur enfant. Du coup, avec nos sorties qui ont toujours provoqué de nombreux commentaires sur notre «non-allaitement par choix» (ici, ici et ici), on s'est demandé si ce n'était pas un peu de notre faute...

Et voilà qu'on craint (je ne peux pas croire!) que les Québécoises soient moins bien informées que le reste des Canadiennes sur les bienfaits de l'allaitement. Sur la Mère Blogue, on se demande s'il y avait autre chose...

Oui, il y a autre chose.

Peut-être que c'est totalement le contraire. Et c'est ce que j'ai tendance à croire. Les mères québécoises sont justement tellement informées qu’elles ont peut-être justement envie de revenir à la base et de se fier à elles-mêmes. Elles ont gardé leur sens critique et leur capacité de prendre des décisions qui favorisent autant le bien de leur bébé que leur bien à elles. Elles évaluent ce qui se passe dans leur réalité et non par rapport à des statistiques, des études qui se contredisent tout le temps et des livres moralisateurs. Elles n’ont plus assez de lait? Bébé boit trop souvent et trop longtemps? Elles sont épuisées? À boutte? Ça ne leur dit rien d’allaiter? Elles ont mal? Ça ne se passe pas bien? Leur bébé semble affamé en permanence? Peu importe. PEU IMPORTE. Elles ont opté pour le biberon pour retrouver un petit bout de qualité de vie dans ce tourbillon qu’est d'avoir un enfant! Point.

Tant mieux, en fait! Les Québécoises sont peut-être plus lucides et capables de choisir pour elles-mêmes sans craindre le jugement des autres si elles dérogent des lignes directrices de tous et chacun. La ligne directrice qu'une mère doit suivre, c'est la sienne. That's it! Il faut dédramatiser le biberon! Ce n'est pas parce qu'elles donnent le biberon que leur enfant sera carencé, que leur enfant n'aura pas un QI exceptionnel ou que leur relation mère-enfant est à jamais scrappée. Et ce n'est pas parce qu'elles donnent le biberon que leur enfant sera dépourvu d'anticorps et sera constamment malade. L'allaitement n'est pas un vaccin miracle!

J'espère que ces nouvelles statistiques ne feront pas en sorte qu'on devra encore se faire farcir à nouveau les oreilles des recommandations de santé publique en matière d’allaitement. On n'en peut plus! Même nos copines qui allaitent le disent.

Finalement, cette statistique, je l'aime bien. Parce qu'elle montre qu’on n’est pas juste des moutons, qu’on est encore capable de réfléchir et de choisir ce qui est bon pour soi et notre enfant, à un moment de notre vie...Et si c'est le sein dans le plaisir, tant mieux! Si c'est le biberon dans le plaisir, tant mieux! À chacun ses choix! La priorité: que le bébé ET la mère soient bien! Mais, pitié, qu'on arrête de chercher les raisons pour le «non-allaitement»: ça se peut, tout simplement. Et ce n'est pas parce qu'on est sourdes. On vous a tous entendu, les pro-pro-pro de l'allaitement! Vous pouvez prendre un break!

samedi 8 octobre 2011

Lavez votre linge sale (à l'eau froide) en famille avec les (Z)

Le temps froid s'est montré le bout du nez cette semaine. Malgré qu'on vit un dernier (nooooon!) soubresaut de l'été ce week-end, on doit s'y faire... l'automne froid (et peut-être même pluvieux et gris!) nous attend dans le détour!

Et avec cela, viennent les innombrables brassées de vêtements qu'on a rangé à la hâte le printemps dernier. Oh! Ils sont propres, mais ils nécessitent quand même un p'tit tour dans la laveuse pour sentir bon et - avouons-le - être un peu défrippés de leur long séjour dans des sacs à vidange dans le fond du garde-robe dans la cave! Alors, il fera peut-être beau et chaud ce week-end, mais on sera une belle gang à étendre sur la corde nos habits de neige!

Chez les (Z), depuis longtemps, on lave à l'eau froide! On a même élaboré une nouvelle théorie du pourquoi laver notre linge sale à l'eau froide... avec le nouveau détergent à lessive
Arm&Hammer Eau froide.

1) On est bien obligé de laver notre linge... avec toute notre marmaille!
2) Autant le laver avec un détergent efficace et pas trop coûteux! Ainsi, on ne dépense pas une fortune en détergent, mais on ne lésine pas sur son pouvoir détachant!
3) Autant le laver avec de l'eau froide, on épargne encore. Et l'eau froide donne les mêmes résultats qu'à l'eau chaude... ça lave! C'est ce qui compte!
4) Avec nos économies, on peut utiliser ces sous pour s'acheter des trucs pour nous... possiblement d'autres vêtements qu'on sera obligé de 1) 2) 3)... et finalement re-4).

Un concours!!

Alors, pour vous donner un peu de courage entre toutes vos brassées, on a décidé de vous gâter. Arm&Hammer offrira à 5 chanceuses un prix comprenant leur tout nouveau détergent à lessive Arm&Hammer Eau froide ainsi qu'une paire de mitaines ou de gants pour vous prémunir contre le froid qui s'en vient (nous aussi, on aimerait mieux faire du déni pour ne pas le reconnaître... mais c'est une évidence!).

Pour participer? Rien de plus simple. C'est le temps de laver votre linge sale (à l'eau froide!) en famille avec les (Z)! Vous nous écrivez un courriel en nous disant qu'est-ce qui vous rend à boutte quand vient le temps de faire le lavage? Videz-vous le coeur, c'est le temps (nous aussi, on haït cela!).

Vous avez jusqu'au samedi 21 octobre prochain pour participer!

vendredi 7 octobre 2011

Oh! les belles bedaines...

Je n'ai jamais compris le trip de la bedaine... Peut-être parce que, quand je tentais désespérément de tomber enceinte avant mes deux fécondation in vitro, juste en voir une m'énervait au plus haut point (je ne suis pas la seule, parlez-en à toutes les infertiles de ce monde!).

Mais, 8 ans et 3 enfants plus tard, la vénération de la bedaine est une chose encore tout aussi mystérieuse pour moi. Et celles qui «s'ennuient de leur bedaine» après avoir accouché me font toujours un ti-peu peur. (Le but n'était-il pas d'avoir un enfant?)

C'est pourquoi je suis toujours étonnée du nombre de photos de bedaines qu'on trouve partout sur le web et que je ne manque pas de me payer la traite quand je tombe sur des photos comme celles-ci. (y'en a tout plein si vous cliquez sur le lien)

Les pires, selon moi:

1. La photo «Je pense qu'on a un concept»


2. La photo intense semi-cochonne


(remarquez l'air de famille entre les deux... assez troublant!)

(Source: AwkwardFamilyPhotos.com)

mercredi 5 octobre 2011

Palmarès du "Y'a pire que nous!"

Y'a des fois qu'on se trouve presque trop parfaite (C'est rare, mais ça arrive!).

Ce weekend, expatriée dans un salon du livre, j'ai vu des choses qui - ma foi! - m'ont un peu surprise...

1) Un matin, en commandant un café dans un petit resto de centre commercial, un parent a commandé pour son garçon de 8 ans environ. "M'a lui prendre deux pogos, des patates à déjeuner et un jus bleu en fontaine!" Ayoye! Déjà les pogos le matin... mais voilà que le petit a demandé "Non, j'aimerais mieux un 7 up!"

2) J'ai vu une maman avec le tatou d'une photo de son enfant sur son bras. Étrange. Surtout que ce n'était pas une super photo et sûrement pas un super tatou. J'ai quand même trouvé pire sur Internet (35 photos de tatous ratés avec photos de bébé), mais quand même. Je serais déprimée d'avoir cela sur l'épaule, au moins dans l'ordi, on peut toujours deleté une photo poche!

3) Dans une boutique pour enfant, on vendait un t-shirt pour tout-petits (18 mois) avec l'inscription d'humour douteux dessus: " Tout ce que maman voulait, c'était un massage..." Belle façon de dire que notre enfant est une erreur! J'ai toujours aimé les t-shirts à message pour les petits, mais celui-ci, désolée, je n'accroche pas du tout.

Il y a des choses vues/entendues/lues que vous vous êtes dit "Non, quand même je n'irai pas jusque là!"

lundi 3 octobre 2011

Les bébés de 2011 sont les plus laids (étude scientifique)

Il y a eu l'étude qui démontrait que les bébés nés à l'automne sont plus asthmatiques que les autres. Celle qui a établi que les mères tristes ont de plus petits bébés et celle qui a prouvé hors de tout doutes que les bébés pouvaient décoder les aboiements des chiens.

Eh oui! Dans le vaste champ de la recherche scientifique portant sur la grossesse, les bébés, l'éducation des enfants et tutti quanti, on a eu notre lot de théories insignifiantes (et ce n'est pas fini!)

Mais celle-ci bat tous les records!

Des pédiatres de l'American Academy of Pediatrics (quand même!) ont annoncé la semaine dernière que les bébés nés en 2011 sont les plus laids à avoir vus le jour. Tenez-vous bien: cela bat même le record de 1981! (fiou, je suis née en 1973!)

Le président de l'association, le Dr Marion Burton, n'y est pas allé avec douceur: ''They have the stubbiest ears, the creepiest little toes—really, I can't do their repulsiveness justice in words. I'm just glad I'm not a parent who has to bring one of these mutts home. Jesus Christ."

En clair: ''Ils sont tellement lettes que je suis fier de ne pas avoir à en rapporter un à la maison!''

Avis à celles dont la date d'accouchement est prévue à la fin décembre: laissez faire le lavage du plancher et les galipettes entre Noël et le Jour de l'An et vous serez assurée d'avoir un beau bébé!

PS: Merci à N. de m'avoir fait parvenir cette nouvelle. J'ai hâte de voir la frimousse du petit M. à la fin du mois! ;-)

vendredi 30 septembre 2011

Et vive les petits (Z)imparfaits!

On savait qu'avoir arrêté de courir après la perfection, d'avoir fermé (brûlé!) les livres qui nous dictent quoi faire et avoir tourné le dos aux personnes qui tentent de nous culpabiliser nous a sauvé la vie (ou presque!). En assumant sans problème nos imperfections et en prenant la vie avec un peu plus de légèreté, on s'est sauvées. On n'est pas viré folle et franchement, on apprécie bien notre vie!

Voilà qu'une étude nous dit que c'est exactement la même chose pour les enfants. Les petits perfectionnistes sont peut-être très bons à l'école et à leur affaire, ils vont probablement mieux réussir que les autres enfants... mais ne seront pas nécessairement plus heureux.

On apprend (ce dont on se doutait pas mal!) que le perfectionnisme est intimement lié à la dépression, à des crises d'anxiété, à des problèmes alimentaires et à de difficiles relations interpersonnelles.

Au fond, c'est bien vrai! C'est avoir un équilibre qui importe. Les savoir heureux, les amener à aimer apprendre, savoir interagir avec les autres, s'épanouir, etc. Avoir des A+ partout, c'est bien. Avoir des feux verts de bon comportement, aussi. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c'est quand j'entends JeuneHomme, en descendant de l'autobus, me dire "C'est coooooool, l'école!" ou MissLulus me dire "Tu sais pas ce qu'on a fait aujourd'hui. C'était trop l'fun!".

mercredi 28 septembre 2011

Freaky Chucky


On les appelle les bébés «reborn» et il y en a une flopée à vendre sur internet. Une Québécoise en fabrique même à partir d'un «ensemble de base» qu'elle personnalise à son goût.

Le résultat est une poupée étonnement réaliste (Sur la photo, voici Chucky, euh, non Shelby) et c'est bien ça le problème!

C'est supposément le «bébé» parfait (selon leurs fabricants) pour aider une maman éprouvée à faire le deuil de son bébé mort-né ou accompagner les dames âgées en proie à la solitude et à la sénilité (les vrais chats, ça ne marche plus?). Ou pour consoler la femme désespérée frappée par l'infertilité (comme jadis la fabricante québécoise de ces poupées qui ne les vend pas, mais qui les «donne en adoption» moyennant un «certain montant» ).

Désolée, je n'embarque pas là-dedans. L'infertile en moi n'aurait jamais adopté un vrai-faux bébé! Voyons donc!

Ce qui me choque c'est qu'on vend n'importe quoi sous prétexte que ça fait du bien à quelqu'un (quelqu'un qui est fragile et vulnérable, quelle coïncidence!) Parfois, faut pas juste que ça fasse du bien, il faut le régler le problème! Et ça ne m'apparaît pas une solution ce genre de patch faux-bébé-qui-sourit-tout-le-temps-qui-pleure-pas-et-qui-fait-pas-caca.

Juste à y penser (et à regarder la photo!), j'en ai la chair de poule.

lundi 26 septembre 2011

Rigide, comme un service de garde!

J'adooore l'école et l'équipe de maternelle dynamique de l'école de JeuneHomme. Franchement! Ça m'impressionne. Le problème? Leur service de garde. Encore. Je dis "encore" car j'avais déjà goûté à leur dictature stricte quand MissLulus fréquentait cette école. Mauvais souvenir. Étant positive, je me disais qu'il avait dû évoluer lui-aussi. Mais non. Toujours aussi fermé. Toujours aussi rigide.

Durant la première semaine d'école, j'explique à l'enseignante de JeuneHomme notre mode de fonctionnement concernant la garde des enfants. J'ai préparé un super calendrier avec les indications d'où et comment il retourne à la maison chaque soir. J'ai préparé des petits cartons avec des dessins (autobus jaune VS pleins de petits bonhommes et des jeux pour illustrer le service de garde) qu'on va accrocher chaque jour sur son sac à dos pour que visuellement JeuneHomme sache où il va. Je le connais, JeuneHomme. Il a besoin de savoir le matin même où il va, pas deux jours d'avance, ça le mélange! Je mets même un autre calendrier broché à l'agenda de JeuneHomme pour que tout le monde puisse s'y référer.

Réaction de l'enseignante: «Pas de problème! C'est clair! Donnez-moi un calendrier par mois et on va suivre cela. Je vais le transmettre au service de garde. C'est le même système de garde que j'avais avec mes enfants quand ils étaient petits!» Hourra! Je croyais que c'était gagné!

Ehhhhhhhh non! J'ai eu droit à un appel catastrophé de la directrice du service de garde. «On peut pas suivre cela! C'est trop compliqué pour l'enfant.» Déjà là, ne mets pas la faute sur l'enfant. Dis tout de suite que c'est trop compliqué pour toi. JeuneHomme ne trouve pas cela compliqué de suivre ce qui est écrit sur son sac à dos! Je commençais déjà à bouillir...

«Moi, il me faut des semaines PA-REILLLES quand il va chez papa et quand il va chez maman!»... Euhhh? C'est quoi? Tu penses qu'on va virer notre mode de garde pour toi, pour satisfaire ton service de garde?

Et voilà qu'en plus, jqui émet des commentaires sur notre mode de garde: «C'est un peu compliqué votre affaire!». En émettant comme un petit rire qui laissait sous-entendre beaucoup.... Comme «Ça ne toffera pas!». Désolée! On entame la troisième année scolaire et ça va très bien! Et là, elle renchérit en disant que «C'est compliqué. On ne saura jamais où est l'enfant. On va se demander si c'est correct. On ne saura pas où l'envoyer le soir. Je ne pourrai pas faire mes listes.»

Je dois en avoir manqué des bouts. Les services de garde ne sont pas supposés nous aider, nous faciliter la vie, encourager la conciliation travail/famille? En aucun cas, j'ai senti qu'on allait m'aider. Non! J'ai eu la nette impression que c'était compliqué mon truc, un point c'est tout. Jamais eu une offre pour me dire «Venez! On va regarder cela ensemble et trouver une solution.» Jamais. Toute la faute sur les parents. Aucune souplesse. Aucune flexibilité. Une vraie dictature... c'est à croire que le système de garde mène l'école, les parents, le monde!

Je suis un peu à boutte. C’est compliqué? Peut-être! Pas conventionnel? J’en conviens! Pas facile? Bien sûr... mais j'ai pas choisi de vivre dans la facilité, j'ai choisi de vivre une vie qui nous ressemble. Et c’est pas de ma faute si leur système informatique qui font les listes de présences et donc leur facture (ils ont bien peur qu'on ne les paie pas, je crois!!) n’a qu’un seul modèle de facturation. Je trouve cela poche de m’être fait dire à demi-mot que ce serait plus simple si JeuneHomme y allait tout le temps! J'en revenais pas. Et ensuite, on dit que les parents ne passent que trop peu de temps avec les enfants... Non! Il n'ira pas si on n’en a pas besoin!

Ce ne serait pas le temps de créer un système informatique qui leur permettrait d'être plus dans l'air du temps. Il n'y a pas que les enfants en garde partagée non conventionnelle qui doivent avoir des problèmes avec le service de garde. Il y a tout ces cas de parents travailleurs à des horaires atypiques. Eux-aussi doivent en baver avec le service de garde! On n'est plus dans la réalité (facile et pas compliquée) du travail pour tous de 9h à 17h... On n'est pas tous pareils.

Et puis, en lisant Le journal (de plus en plus) irrévérencieux d'une mère (presque) normale de Véronique Fortin (excellent, encore mieux que le premier, soit dit en passant!) , je suis tombée sur un extrait qui m'a touchée. En visite chez le médecin, la MèreNormale a reçu un commentaire plate du spécialiste laissant sous-entendre que si sa fille était allée au service de garde comme tout le monde, elle ne serait pas si malade en commençant l'école. Quel charmant homme! J'ai toutefois plus adoré ce que Véronique s'est dit «Non. Pas ça. Pas ça encore. À ce moment, j'ai su que je pouvais tuer la prochaine personne qui remettrait en cause ce choix que j'ai fait et que j'assume depuis la naissance de mes enfants.» (Lisez son livre... ça fait du bien!)

C'est bien plate, mais je ne changerai pas. Mes enfants sont heureux de pouvoir voir leurs deux parents souvent. À chaque début d'année, on leur a demandé s'ils voulaient que ça continue ainsi (une semaine/une semaine avec un soir chez l'autre parent). Ils ont dit «oui». C'est eux qui sont le plus important. Pas le service de garde. Et je continuerai donc d'être celle qui ne fait pas comme les autres. Que ça plaise ou non au service de garde.

vendredi 23 septembre 2011

Comment mangez-vous?

Les nutritionnistes du projet Tout le monde à table ont scruté les habitudes de 30 000 familles québécoises à l'heure des repas. Les résultats ont de quoi surprendre, notamment ce qui suit:

Extrait: «Près de la moitié (44 %) des parents ne savent pas, à 17 h, ce qu’ils mangeront pour le souper et ce, 3 fois et plus par semaine. On sait qu’être à la dernière minute pour la planification et la préparation du souper prend en fin de compte plus de temps. Ainsi, il n’est pas étonnant que 35 % des parents interrogés nomment le temps comme étant le principal obstacle à manger sainement et que, pour 21 % des parents, le manque de temps fasse partie de leur scénario catastrophe de préparation du repas.»

C'est drôle, non? Tout le monde se plaint tout le temps du stress et du manque de temps mais
peu de gens se donne la peine de planifier un truc du quotidien aussi simple que le souper (et ainsi éliminer ce stress!). Un petit 15 minutes de réflexion et de planification en début de semaine et ils arriveraient du boulot beaucoup plus détendus (sans compter que les repas seraient sans doute plus équilibrés).

J'ai beau être (Z)imparfaite, je suis très organisée (sans cette organisation, ça ne prendrait pas de temps pour que ça se mette à tourner carré chez nous!). Ce petit effort m'enlève une tonne de stress au quotidien car notre agenda familial est -comme tout le monde!- fort chargé.

Ainsi, jusqu'à tout récemment, je planifiais un menu de la semaine que j'aimantais sur le frigo, question de ne pas me ramasser à perdre du temps précieux dans mon horaire quotidien pour faire un détour par l'épicerie pour me procurer un ingrédient manquant en cours de semaine, et pour me forcer à faire le repas prévu. Mais je me suis rendue compte que ce n'était pas suffisant car je me forçais plus souvent qu'autrement. On inversait les repas prévus, on repoussait les plats de poisson, je me faisais servir un ''Ah non! On mange pas encore du filet de porc!'' et on finissait par passer chez St-Hubert Express un peu trop souvent... Bref, ça commençait à tourner carré.

Avec la rentrée, on a fait un caucus familial au sujet des soupers. Ce qui en est ressorti:

- les enfants voulaient participer davantage au choix des repas et les cuisiner (en semaine, c'est impossible car les soirées sont trop chargées. Ils doivent se contenter de préparer leurs lunchs)
- je n'ai plus d'idées, je veux faire de nouvelles recettes (et les enfants doivent avoir l'envie d'y goûter... j'veux pas me forcer pour que ça finisse en grilled-cheese!)
- on n'a pas le temps de cuisiner le lundi (gros rush de devoirs)
- on a très peu de temps pour manger le mercredi (chorale de Momo oblige)
- on aime les repas longs

Alors, on a fait un plan qui a été approuvé par toute la famille. Bien sûr, on se donne le droit de ne pas le suivre à la lettre s'il y a des imprévus mais voici ce que ça donne:

Samedi: si on ne va pas au resto pour fêter un anniversaire ou souligner un événement, on fait un souper long «funky» (fondue, raclette, fajitas, pizza party avec le Pizza Dome) ou un souper de bouchées qu'on mange en regardant un film

Dimanche: on cuisine en famille une nouvelle recette qu'on a choisi ensemble, dessert inclus

Lundi: on met au four un plat tout-en-un cuisiné la veille et ça chauffe tout seul pendant que tout le monde est occupé par les devoirs

Mardi: pâtes ou poisson

Mercredi: c'est le milieu de la semaine et on a un petit down alors on a opté pour un repas de fast-food fait maison qui se mange rapido (tsé, la chorale...), donc burgers, sous-marins, tacos, pizzas sur pains naan...

Jeudi: pâtes ou poisson (le contraire de ce qu'on a mangé le mardi)

Vendredi: c'est la journée take-out ou livraison du resto (y'a plus rien dans le frigo de toute façon!)

Jusqu'à maintenant, ça marche. J'ai classé mes recettes selon les catégories déterminées et on fouille là-dedans pour s'inspirer. On ne repousse plus les repas et on évite le gaspillage car, à
force de repousser des repas, certains aliments se gâtaient. On a moins l'impression de toujours manger la même affaire (des pâtes au pesto, du filet de porc...) Et on est moins tentés par le St-Hubert Express toute la semaine parce qu'on se permet d'en manger le vendredi.

Et vous, comment mangez-vous?

mercredi 21 septembre 2011

«Il attend» bien...

JeuneHomme vient de débuter la maternelle. À l'opposé de son extravertie de grande soeur (MissLulus à la langue hyperactive), c'est un petit garçon très très dans sa bulle qui ne dérange pas et se fait même «oublier». Il ne demande pas d'aide (même s'il en a besoin pour découper ou autres), et il «attend» bien.

Je rencontre parfois son professeur quand je passe pour aller faire du bénévolat à la bibliothèque. «Il attend bien. Il est patient et persévérant!», qu'elle me dit.

Attendre. Attendre bien? C'est un compliment? Une nouvelle compétence?

Je ne savais pas trop. Et puis, j'ai continué.

Quand les classes de maternelle sont arrivées à la bibli, j'ai compris. «Mouaaaaa, madame!» (ils sont au moins 10 à le dire!), «C'est MON tour!» (le tout dit en bousculant l'autre enfant: c'est un message clair!), «Mouaaa en premier!» (j'ai vraiment cru que c'était une question de vie ou de mort!), etc.

Et derrière tout cela.... JeuneHomme qui attend (bien), la main levée même pour me parler durant la période de bibliothèque. J'ai compris. Après une année plutôt difficile l'an passé, où tous les autres enfants plus exubérants que lui passaient toujours avant lui dans sa classe de prématernelle, il a la chance d'avoir une enseignante formidable qui lui donne la chance de prendre sa place parce qu'il écoute et qu'il «attend bien». Pour elle, tout ceux qui crient «mouuuuuua en premier», ça ne l'impressionne pas trop. Elle laisse la chance à tout le monde. Fiou! Autrement, il aurait pu passer dans le beurre!!

Ça me rend quand même un peu perplexe. Je n'ai jamais enseigné à JeuneHomme, pas plus qu'à MissLulus, à «attendre». Savoir attendre est un art, proche du respect et de quelque chose comme savoir prendre leur place sans écraser les autres. Mais en même temps, je ne veux pas qu'ils s'effacent et ne disent rien. Parfois, on doit lever la main pour parler, d'autres fois non. Sauront-ils faire la différence? J'imagine...

*soupir* Et ce n'est rien que la maternelle!

lundi 19 septembre 2011

Au royaume de Gaston Lagaffe

Ce week-end en allant aux pommes, je le savais à l'avance. En apercevant le premier trou de bouette, j'en étais convaincue. Momo finirait les deux genoux dedans. À l'aller, tout s'est bien passé. La malédiction nous avait-elle quitté? Mais au retour, l'inévitable est arrivé.

Ça m'a rappelé la fois où on avait été en famille à la cabane à sucre avec les collègues de travail de TriplePapa. En débarquant de l'auto, Momo avait glissé dans un trou de bouette, quelques pas plus loin, LoLo tombait sur les fesses dans un autre trou de bouette. Ça ne pouvait pas mieux commencer la journée... Et nettoyer tout cela avec du papier de toilettes extra-mince, c'était le comble!

Mettez un verre devant mes enfants, c'est clair que l'un des trois va le faire tomber avant la fin du souper. Je ne compte plus le nombre de fois où c'est arrivé. Servez-leur du jus de raisin et celui qui a le chandail le plus neuf ET le plus pâle va s'en renverser dessus. Un verre de lait au chocolat au resto: à mettre sous haute surveillance! Le ketchup part dans tous les sens mais atterrit toujours en plein centre du chandail de celui qui le manipule. Donnez-leur un bol de pop corn et ils vont s'enfarger dans un minou par terre et en mettre plein le plancher du salon. C'est inévitable et il n'en résulte désormais qu'un regard exaspéré entre TriplePapa et moi.

Il n'y a pas si longtemps encore, Lolo disait ''Je vais me renverser du lait'' au lieu de dire ''Je vais me verser du lait'' pour dire qu'il s'en prenait un verre. Et je ne le corrigeais pas car, au final, c'est ce qui arrivait.

C'est tellement fréquent qu'on oublie souvent de mettre du chasse-tâches avant d'envoyer les vêtements au lavage si bien qu'on ''cuit'' les taches dans la sécheuse. Belle surprise quand vient le temps de plier le linge ''propre''!

Eh bien croyez-le ou non, mais j'ai réussi à faire disparaître une tache de jus de grenade post-sécheuse avec le bâton-gel OxiClean MaxForce (oui, c'est une plogue commanditée mais c'est parce qu'ils me l'ont envoyé que je l'ai utilisé en désespoir de cause!). C'est un bâton prétraitement mais je peux affirmer que ça peut aussi agir en ''post-traitement, pré-second lavage''. Et ça fait aussi disparaître les taches de sang, de gazon, d'huile, de graisse et de boue! Ta-daaaam!!

Vais-je venir à bout de la malédiction et cesser de bannir les vêtements blancs de la garde-robe des enfants? Euh... non quand même!

vendredi 16 septembre 2011

L'obsession du petit génie

Je dois être de la vielle école mais j'ai frémi d'angoisse quand j'ai parcouru le dossier sur les vrais bébés Einstein paru dans La Presse cette semaine.

Je n'en peux plus de cette propension à vouloir accélérer le vieillissement des enfants, notamment en les mettant dans des milieux scolaires dès l'âge de 3 ans. Junior sait lire à 4 ans et écrit en lettres attachées à 5 ans? So what? Est-ce que cela va faire de lui une meilleure personne?

Parce que, bien franchement, en tant que parent, mon objectif n'est pas de faire de mes enfants des génies des matières scolaires. Je suis leurs apprentissages rigoureusement mais ce n'est pas ce qui est essentiel pour moi. Je ne vise qu'une chose: qu'ils soient de bonnes personnes.

Tant mieux s'ils réussissent à l'école mais ce n'est pas mon objectif numéro un. Et je ne dis pas que les p'tits génies ne sont pas de bonnes personnes, mais je ne comprends pas pourquoi il faudrait les pousser à ce point à développer des aptitudes qui viendront bien en temps et lieu.

À 3 ans, je trouve ça triste de les sortir de l'enfance pour les asseoir bien sérieusement devant leurs cahiers alors qu'ils pourraient développer leur imaginaire avec des poupées, des Lego, des figurines, des crayons de couleurs et de la pâte à modeler. Il me semble qu'à cet âge, il faut développer les aptitudes sociales. On apprend à jouer à tour de rôle, à partager, à respecter les autres, pas le calcul mental.

Je me rends compte que l'enfance est en train de disparaître. Que les adultes semblent de plus en plus vouloir traiter leur enfants comme de petits adultes et je trouve ça triste. Ces moments d'enfance ne reviendront plus et j'ai l'impression que ce sera difficile pour ces enfants de trouver ''l'enfant en eux'' quand ils seront rendus vraiment grands.

Pourtant les listes d'attentes pour les pré-pré-maternelles et les garderies éducatives débordent. Ces services sont fortement en demande. Pourquoi? Je n'arrive pas à trouver la réponse. Un enfant de cet âge ne peut pas demander lui-même à ses parents de fréquenter ces établissements. Alors il faut chercher du côté des parents. Veulent-ils se donner bonne conscience parce qu'ils ont peu de temps à consacrer à leurs enfants? Sont-ils impatients? Survalorisent-ils leurs enfants? Je n'ai pas de réponse. Mais je sais que j'aurais vraiment le goût de me mettre les deux mains dans la gouache et de dessiner sur les feuilles de sudoku des petits studieux dont il est question dans le reportage.

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Le weekend dernier, on regardait des vidéos des enfants quand ils avaient 3 ans justement. Ils jouaient avec la fausse cuisinière, nous faisaient goûter des fausses pizzas, faisaient un spectacle de marionnettes, des bonhommes en pâte à modeler et jouaient aux parents avec une flopée de poupées. Ils s'amusaient comme des enfants de 3 ans. Aujourd'hui, ils savent tous lire, écrire, additionner et soustraire (les multiplications s'en viennent!).

Chaque chose en son temps, non?