lundi 10 octobre 2011

Un peu de notre faute?

On en a beaucoup entendu parler la semaine passée: il parait que les Québécoises seraient moins portées à allaiter leur enfant. Du coup, avec nos sorties qui ont toujours provoqué de nombreux commentaires sur notre «non-allaitement par choix» (ici, ici et ici), on s'est demandé si ce n'était pas un peu de notre faute...

Et voilà qu'on craint (je ne peux pas croire!) que les Québécoises soient moins bien informées que le reste des Canadiennes sur les bienfaits de l'allaitement. Sur la Mère Blogue, on se demande s'il y avait autre chose...

Oui, il y a autre chose.

Peut-être que c'est totalement le contraire. Et c'est ce que j'ai tendance à croire. Les mères québécoises sont justement tellement informées qu’elles ont peut-être justement envie de revenir à la base et de se fier à elles-mêmes. Elles ont gardé leur sens critique et leur capacité de prendre des décisions qui favorisent autant le bien de leur bébé que leur bien à elles. Elles évaluent ce qui se passe dans leur réalité et non par rapport à des statistiques, des études qui se contredisent tout le temps et des livres moralisateurs. Elles n’ont plus assez de lait? Bébé boit trop souvent et trop longtemps? Elles sont épuisées? À boutte? Ça ne leur dit rien d’allaiter? Elles ont mal? Ça ne se passe pas bien? Leur bébé semble affamé en permanence? Peu importe. PEU IMPORTE. Elles ont opté pour le biberon pour retrouver un petit bout de qualité de vie dans ce tourbillon qu’est d'avoir un enfant! Point.

Tant mieux, en fait! Les Québécoises sont peut-être plus lucides et capables de choisir pour elles-mêmes sans craindre le jugement des autres si elles dérogent des lignes directrices de tous et chacun. La ligne directrice qu'une mère doit suivre, c'est la sienne. That's it! Il faut dédramatiser le biberon! Ce n'est pas parce qu'elles donnent le biberon que leur enfant sera carencé, que leur enfant n'aura pas un QI exceptionnel ou que leur relation mère-enfant est à jamais scrappée. Et ce n'est pas parce qu'elles donnent le biberon que leur enfant sera dépourvu d'anticorps et sera constamment malade. L'allaitement n'est pas un vaccin miracle!

J'espère que ces nouvelles statistiques ne feront pas en sorte qu'on devra encore se faire farcir à nouveau les oreilles des recommandations de santé publique en matière d’allaitement. On n'en peut plus! Même nos copines qui allaitent le disent.

Finalement, cette statistique, je l'aime bien. Parce qu'elle montre qu’on n’est pas juste des moutons, qu’on est encore capable de réfléchir et de choisir ce qui est bon pour soi et notre enfant, à un moment de notre vie...Et si c'est le sein dans le plaisir, tant mieux! Si c'est le biberon dans le plaisir, tant mieux! À chacun ses choix! La priorité: que le bébé ET la mère soient bien! Mais, pitié, qu'on arrête de chercher les raisons pour le «non-allaitement»: ça se peut, tout simplement. Et ce n'est pas parce qu'on est sourdes. On vous a tous entendu, les pro-pro-pro de l'allaitement! Vous pouvez prendre un break!

18 commentaires:

Mamanbooh a dit…

Mais non! Ce n'est pas de votre faute!!!

Voyons!

Chaque maman peut trouver l'aide, le support, les informations et même de nombreux accessoires si elle choisit d'allaiter.

Vous avez seulement offert une tribune à celles qui étaient à contre-courant et qui étouffaient de culpabilité.

La société peut mettre en place plein de choses pour favoriser l'allaitement et je trouve que c'est très bien. Mais, ça reste et ça demeure un choix personnel.

Si pour "X", "Y" ou "Z" raisons, la maman choisit le biberon, il faudrait qu'on arrête de voir ça comme un échec.

Et qu'on la respecte. Et qu'on lui apporte encore du support. Sa maternité n'arrête pas pour autant!

Une maman qui a allaité, par choix, jusqu'à 9 mois ses deux bébés*.

* Mais qui avait une fillette qui a un handicap (invisible, confirmé 3 ans + plus tard) et qui d'un boire à l'autre, oubliait comment prendre le sein et, comment dire, c'était l'enfer! Et personne ne comprenait, je me sentais donc hyper coupable...

isabelle a dit…

En fait, je crois que la raison pour laquelle les mamans allaitent moins. C'est qu'elle manque d'aide. C'est tout à fait vrai qu'allaiter c'est fatiguant, épuisant. Il faut bien manger, dormir et surtout, surtout, avoir de l'aide. De l'aide du conjoint, de la famille, de l'entourage. J'ai allaité tout mes enfants, j'en ai 5 et les derniers sont des jumeaux. Sans aide, sans encouragement je n'y serais jamais arrivé. Et c'est une des plus expériences de ma vie, si je devais recommencer je ferais la même chose.

Evely a dit…

Bravo, bien dit !!!
Je n'ai pas pu allaité parce que je n'ai pas eu de montée de lait, mais même avec une cause médicale, je me suis faite jugée à l'extrême. Mes copines n'ont pas allaité, mais on essayé sauf que trop exigent et pas de support positif (quand on parle à celles qui sont supposées nous aider, des fois des plus de la pression qu'elles nous mettent). Peu importe, j'ai un fils biberon qui va très bien intélligent et tout. Ni plus ni moins qu'un bébé allaité.

Merci pour ce billet, j'espère qu'il aidera des nouvelles mamans un peu dépassées qui veulent juste faire les bons choix pour leur bébé en bonne conscience

Anonyme a dit…

Aujourd'hui je vais partie du club select des 4% de mères allaitantes après 6 mois.

C'est bête ce que je vais dire mais aujourd'hui on nous vend des recettes pour tout. La recette de l'allaitement est la persévérance et le don de soi, personne ne peut réellement nous aider pour y arriver.

Le discours moralisateur qu'on entend partout n'aide personne, à mon avis, il décourage et culpabilise. Il faudrait plutôt s'attarder à offrir du soutien et des services à celles qui désire y arriver.

L'important c'est d'avoir une maman et un bébé heureux. Si l'allaitement empêche le bonheur de l'un ou l'autre, ca ne vaut pas la peine.

Caro

Anonyme a dit…

bien d'accord avec Isabelle

moi, ce qui m'attriste dans le fait que moins de québécoises allaitent c'est que j'ai l'impression que pour plusieurs c'est par manque d'aide, de support et de soutien qu'elles n'allaitent pas. Et oui, c'est épuisant, fatiguant, pas toujours agréable le début de l'allaitement...mais habituellement ça se place et ça devient un beau moment avec notre enfant. J'aurais voulu savoir combien de mères auraient voulu allaiter dans celles qui finalement n'allaiteront pas...ça l'aurait été un chiffre bien plus parlant. Et pour celles qui n'ont jamais voulu allaiter et bien c'est correct qu'elles n'allaitent pas si c'était leur désir.

Anonyme a dit…

J'ai vécu les 2, fiston biberonné et fillette allaitée jusqu'à 14 mois.

Même si j'ai biberonné, je l'ai fait de reculons, et je demeure quand même convaincue que l'allaitement est ce qu'il y a de mieux. D'autant plus qu'un allaitement qui va bien, c'est mille fois plus simple que de trainer des biberons... J'ai allaité ma fille jusqu'à 14 mois par pure paresse.

Pourquoi je n'ai pas allaité mon fils? Bien, j'ai pourtant essayé, persévéré, demandé de l'aide, mais l'aide s'étant avérée être inadéquate (oui madame, ça fait mal, mais ça va passer... l'allaitement c'est tellement meilleur, vous allez voir!) j'ai fini par abandonner. Je déplore que la soi-disante aide que j'ai reçu de 5 professionnels de la santé (medecins, consultante en allaitement, marraine) aient été aussi peu utile pour régler mon muguet persistant...

loveitachi a dit…

Enfin quelque chose de déculpabilisant.

Quand je vais avoir des enfants, je ne veux pas allaiter. C'est par choix, c'est le mien, et rien pourra me faire changer d'avis - je crois. Je ne vois pas mon sein comme un futur biberon à bébé. Pourtant, je veux absolument un bébé bientôt ( genre dans 2-3 ans :P. Vers 20-21 ans).

Ma belle-mère m'avait fait une scène car je ne voulais pas allaiter. Parfois je me dis que les extrêmistes font peur. De tous les bords.

Anonyme a dit…

B R A V O !!!
Si j'avais lu votre message il y a 4 ans, je m'aurait évité un gros bébé blues....
Ma mere m'a allaité et mes amies ainsi que ma soeur ont allaité leurs enfants... C'EST TELLEMENT AGRÉABLE... TELLEMENT TOUT.... alouette...
J'ai tellement pleuré, incapable d'allaiter, de douleur, de rage de découragement, parce que je ne ''FITTAIT'' pas dans le moule, je n'était pas bonne... c est ce que je me disais... Jusqua ce que mon mari donne un biberon a notre bébé, voyant bien que j'était a bout de nerfs, a 4 heures du matin, le bébé devant moi, qui crie parce qu'IL A FAIM!!! ça été pour moi comme un deuil a faire, tres difficile pour moi. Apres quelques semaines de recul, je me suis rendue compte que j'ai paniqué pour rien et qu'il ny avait rien de grave a ne pas allaiter son enfant... Aujourd'hui il a 4 ans, et il n'est pas moin intelligent, moin beau et il ne m'aime pas moins.... MERCI
KA

Anonyme a dit…

Je ne suis pas d'accord avec celles qui disent que c'est par manque d'aide. On a un congé de maternité d'un an. Papa a un congé de 5 semaines. L'infirmière du CLSC vient faire son tour dans la première semaine. Il y a les cliniques d'allaitement.

Non, je ne crois pas que c'est PLUS d'aide qu'il nous faut. Je crois que c'est une meilleure aide. Ayant eu des difficulté à l'allaitement avec bébé #1, j'ai été aux cliniques d'allaitement et la pseudo spécialiste grano extrémiste de l'allaitement qui était là n'a pas fait grand chose à part me décourrager et me culpabiliser. Me dire que ça peut prendre des mois avant que bébé prenne le sein, mais que c'est donc merveilleux. Que mon médecin qui me dit que mon bébé a un retard de croissance sévère est dans le champ et que tous les médecins d'ailleurs sont des cons bornés qui stressent les mères avec des courbes bidons (elle, elle ne me stressait pas, d'abord, avec la pression qu'elle me mettait!). Que la suce c'est l'outil du diable. Que le biberon c'est encore pire.

Gen la vilaine a dit…

Je n'ai pas allaité mon fils qui s'est pointé à 35 semaines. J'étais en plein déménagement dans notre nouvelle maison, on faisait la navette entre notre petit appart et la maison. Bébé s'est pointé trop vite, je n'étais pas prête du tout.

Pour ma fille, j'ai eu le temps de mûrir l'idée, j'ai aussi eu le temps de la préparer puisque ma fille est arrivée à 40 semaines piles! Les ingrédients étaient en place et l'allaitement a super bien été. Ma fille a arrêté d'elle-même vers 7 mois. Tenir son biberon et regarder la vie passée était beaucoup plus amusant :)

Je n'oublierai jamais comment les infirmières du CLSC m'ont fait feeler cheap de ne pas allaiter mon fils qui en plus, se tapait une méga jaunisse. C'était mon premier bébé, j'étais dépassée par son arrivée trop rapide. Résultat, avec toute la pression subie, je me suis tapée un post-partum intense qui a duré 6 mois et qui m'a bloqué dans mon attachement à mon fils...

L'allaitement c'est bien, mais faut pas en faire une obsession et de grâce, laissez les mamans juger de ce qui est le meilleur pour elle et leur bébé. C'est le meilleur cadeau qu'on puisse leur faire pour justement les aider :)

Anonyme a dit…

Moi je dirais que ce n'est pas un manque d'information mais plutôt qu'il y a autant de désinformation que d'information... Non ce n'est pas vrai qu'allaiter c'est fatigant, épuisant... combien il y en a qui ne vont même pas essayer parce qu'elles ont lu ça sur internet... C'est avoir un enfant qui est fatigant pas la façon dont on le nourrit bon sang... Il y a peut etre quelques cas ou ça se passe mal et bien sur c'est ceux dont on parle le plus, on ne parle pas des trains qui arrivent à l'heure...
Et a mon avis les pires ennemis de l'allaitement, ce sont les pro allaitement...
Non ce n'est pas vrai qu'un bébé allaité doit forcément téter aux heures, ni qu'il est interdit de le consoler autrement qu'en le mettant au sein... S'il pleure pour autre chose que la faim, on peut le consoler autrement... Je suis sure que plusieurs n'auraient pas arrêté l'allaitement si elles avaient su ça... La vieille école des horaires de tétée fixes étaient certes un peu trop stricts, mais on est passé à l'extreme inverse, et je crois que parfois allaiter trop souvent perturbe le rythme de bébé, et même son sommeil, et c'est la cause la plus fréquente de fatigue et d'abandon chez la mère...
Et enfin il faut arrêter de considérer l'allaitement comme un acte d'héroisme ... non moi je ne suis pas spécialement fière d'avoir allaité, je l'ai fait parce que je trouve ça juste normal, la continuation logique de la grossesse et aussi, beaucoup par paresse hihi...

chatouille bonheur a dit…

J,avais envie ce soir de partager mon expérience vécue dans votre sujet sur l'allaitement .

J'avais tout fait pour mon choix d'allaiter cette enfant que j'avais si temps désirer , je voulais tellement faire ce qu'on m'avait tellement dit de meiux a faire pour lui allaiter Mme ces la solution miracle de lui donner tout ce que vous aurez de mieux a lui donner.

Comme nouvelle maman sans expérience je buvais mon lait tout les soir pour préparer ce biberon naturelle a donner a cette enfant.

Au moment ou j'ai eu cette chance d'arriver a la faire , tout prête mes seins ce mettre a couler quelle surprise et quelle immensse joie moi qui venais tout juste de retrouver mon enfant des suite d'une longue séparation cause d'un accouchement qui a mal tourner .

Heureuse d'enfin vivre ce raprochement avec lui et de pouvoir le nourire de mon propre lait a moi et de vivre cette expérience sans véritablement en avoir une expertise j'étais fière de voir couler mon seins et de voir cette enfant me regarder enfin yeux dans les yeux et de pouvoir le sentir si près de moi , mais malheureusement des complications on mené a terme trop rapidement notre bonheur .

On ne ma laissa pas le nourrire car ayant eu une césarienne d'urgence et par manque de je ne sais plus trop comment le dire dans l'unité de soin ou j'étais ma plaie ces infecter et le seul médicament pour en guérire cette plaie a du m'être donner d'URGENCE et ce médicament ne pouvais être donner au bébé le lait aurait été contaminer .

Nous étions vouer a un calme plat moi et l'enfant et ces difficile pour moi de vous dire si mon choix aurait été différent d'allaiter ou pas mais dans mon cas je croie que je choisirais encore d'allaiter mon enfant car ce petit raprochement semble quelque chose de merveilleux a vivre un moment que je ne pourrais jamais vivre a nouveau dans ma vie a moi et qui ma bouleverser a jamais ...

Juste en parlant encore du sujet j'ai cette boule juste la dans la george et le coeur ...

Mais je comprend le choix de chacune de ces mères qui décide de le faire ou pas et je pense aussi que nous devons être heureuse peu importe notre choix et que personne ne le détruise le rêve choisie , ce choix que vous aller vous choisir pour votre enfant.

Moi je préfère ne plus en reparler car juste a le faire comme ce soir sa soulage mes les larmes me coule encore aux yeux moi ne pas avoir eu la chance de l'allaiter du moins en vivre un trois mois heureux ma brisé le coeur .

Merci de comprendre mon partage entre maman.

Chatouille bonheur

Juillet a dit…

Je suis une biberonnante par choix, et je peux vous affirmer qu’il faut être solide dans sa tête pour assumer cette décision.
Le geste d’allaiter ne m’attirait pas, point. Je suis une femme qui se sent facilement « étouffée ». Alors, être à la merci des appétits de mon bébé, à toute heure du jour et de la nuit, sortir mon sein n’importe où, n’importe quand (mes amies allaitantes me le confirment, même si elles sont heureuses dans leur choix), ne plus pouvoir sortir sans avoir à penser à tirer mon lait, ça ne me convenait pas du tout. Ça m’aurait rendue malheureuse . Et je crois que pour qu’un bébé soit heureux, ça prend une maman et un papa heureux.
Je profite de cette rare occasion où on aborde le sujet sous cet angle pour remercier les ayatollahs de l’allaitement qui déversent leur fiel sur internet, et ce, même sur des sites qui se veulent sérieux. Ainsi, mal à l’aise à l’idée d’allaiter pendant ma grossesse, j’ai voulu aller chercher de l’information. J’ai découvert une secte à la limite de la violence psychologique dont certains membres affirment que les mères qui ne veulent pas allaiter sont égoïstes, ne veulent pas le meilleur pour leur enfant et ne méritent pas d’être mères, point!!! Ça fait beaucoup de bien de lire ça enceinte de 7 mois…
Je remercie également mon médecin pro-allaitement qui, lorsque je lui ai posé des questions sur l’allaitement mixte, m’a répondu « qu’elle ne connaissait rien là-dedans ».
J’ai donc voulu aller chercher de l’information sur cet allaitement mixte à mon cour prénatal. On a abordé le sujet deux minutes et demi, pour ensuite nous bourrer le crâne avec l’allaitement pendant des heures, nous présentant une vidéo qui a achevé de me décourager.
Je crois que pour rallier les 18% de récalcitrantes à « la cause », ça va prendre un méchant changement d’attitude de la part de ses supporters. En même temps, avec les études sur l’allaitement qui se contredisent et sont réfutées à l’occasion, on pourrait juste vivre et laisser vivre, non? En attendant, je suis assez fière merci de mon bel amour tout joufflu, souriant, éveillé et câlin à souhait. Je suis fière également d’être une maman bien dans sa peau.
PS Par la bande, je tiens à te dire, Nadine, que ton article intitulé « Je n’ai pas allaité » m’a fait beaucoup de bien lorsque mon fils est né. Je me suis sentie moins extraterrestre…

Karine a dit…

Enceinte, je me disais "Si ça fonctionne, ça fonctionnera, si non, c'est pas plus grave que ça". J'ai bien essayé de VOULOIR allaiter... j'ai lu, j'ai écouté très attentivement le bout sur l'allaitement de mes cours pré-nataux, je me suis même rendue à un séance d'information... qui a été annulée...

Une fois au monde, contrairemetn à ce qu'on m'avait dit "C'est naturel pour les bébés, ils savent déjà comment...", mon fils ne savait pas comment, moi non plus. L'infirmière m'a dit 'Mettez le au sein et je reviens vous voir..." Elle est jamais revenue... et elle ne pas pas aidé à le mettre au sein. Je me rappelle de mon chum assis dans le coin de la chambre d'hopital qui se berce dans la chaise et qui me regarde avec des yeux tellement impuissant... "Euh... ben je sais pas plus que toi comment..."

Et c'est ainsi qu'à commencé mon biberonnage :-) Ah oui, je me suis fait faire des commentaires tout le long de mon séjour à l'hôpital... même par l'infirmière qui ne m'avais pas aidé, je me suis fait regardé croche par l'infirmière du CLSC qui m'a lâché un "EN TOUS CAS..."

Je n'ai pas fait de dépression post-partum parce que je ne pouvais pas nourir mon bébé parce que des moments tendres, on a en eu avec le biberon aussi. On est très proches et il est rarement malade... Je ne regrette pas d'avoir biberonné!

Et surtout, je suis tellement contente de m'être dit : "Si ça fonctionne, ça fonctionnera, si non, c'est pas plus grave que ça".

Ça a dédramatisé la situation énormément!

Anonyme a dit…

Moi ce qui me tue c'est les pro-allaitement oui mais les pro-biberons...j'assume, j'ai allaité mes enfants une 9 mois et l'autre 6 mois...il rentrait à la garderie à 6 mois et le boire matin/soir il l'a refusé par lui même pas force d'avoir essayer de les garder...car je crois en l'allaitement mais je crois surtout en ce que la mère décide...mais boyenne que les pro biberon me tape sur les nerfs avec les: Il va dormir ben plus longtemps...il boit moins souvent...c'est plus facile...ou les: avantages du biberons comparer à l'allaitement OUI OUI...une amie qui n'a pas réussit à allaiter n'a pas cesser de me rabattre les oreilles avec les: as-tu vois c ben mieux le biberon moi j'ai pas besoin de penser à... ou faire...

Une vrai plaie aussi pour moi qui allaittait...alors en tant que mère, je peux encourager mes amies à allaiter, défendre l'allaitement mais jamais obliger mais surtout supporter mes copines dans le CHOIX de la manière qu'elles vont nourrir leur bb... c'est comme cela que je supporte mes copines et non en les moralisants sur l'allaitement...

=)

Anonyme a dit…

Ma mère m'a aidé pour que je réussisse mon allaitement. J'avais besoin de ma mère, qui elle aussi m'a allaitée. Mon chum était là, mais c'était la première fois de ma vie, à ce que je me rappelle, que je voulais tant avoir ma mère à mes côtés. Sans elle, je ne sais pas ce que l'allaitement serait devenu. Je suis convaincue que c'est un peu comme une tradition, de mère en fille...elle m'a transmis des secrets que pas un professionnel de la santé aurait pu me transmettre. Le biberon versus allaitement, un gros débat. Tant que nous sommes heureuses avec nos bébés.

Anonyme a dit…

À mon premier enfant, quand on me demandait si j'avais l'intention d'allaiter, je répondais que j'allais essayer, mais que je ne m'obstinerais pas. À une tante qui m'a dit que, de nos jours, nous avions de bons outils (lire : tire-lait), je répondais que je n'étais pas une vache et que je n'y toucherais jamais.

Mon bébé est né avec des forceps, ce qui a fait en sorte qu'il a eu de la misère à ouvrir suffisamment sa bouche pour prendre le sein. Ma grande surprise a été de persévérer à vouloir l'allaiter jusqu'à ce que ça fonctionne, soit à 6 semaines de vie. J'ai donc acheté 3 tire-lait différents (eh oui !) et j'ai passé des heures à me demander : "Mais pourquoi je fais tout ça ?". Le manque de sommeil et le bombardement de conseils contradictoires auxquels toutes les nouvelles mamans ont droit ont dû peser dans la balance.

Je pense que la clé du succès a été d'accepter de donner des biberons de lait maternisé à mon bébé, le temps que je produise suffisamment de lait. Ce n'est pas toxique, du lait commercial.

Une fois que l'allaitement a enfin fonctionné, c'était franchement beaucoup plus facile pour moi : pas de biberons, ice paks, contenants pour réchauffer à traîner lorsque je sortais... Mais quand je voulais sortir seule ou prendre un petit verre de vin (OK, 2, 3 ou 4 !), je pouvais lui donner le biberon et il l'acceptait bien. C'était même une tâche que le papa faisait avec plaisir. On essayait donc de lui donner un biberon par jour, pour être certains qu'il l'accepte quand je ne serais pas là.

Je me rappelle avoir dit à mon conjoint que tout ce savoir durement acquis devait servir à nouveau, alors à notre 2e enfant, nous avons accepté encore plus rapidement de lui donner des biberons de lait maternisé.

Nous avons eu droit à la visite de 2 infirmières différentes pour notre 2e enfant : une qui respectait nos choix, et une qui était outrée de voir que nous lui donnions du lait maternisé. On a même eu droit à un beau sermon parce qu'elle a vu une suce dans le parc de notre enfant. HORREUR !

Mais malgré tout, j'ai allaité mon premier enfant jusqu'à 8 mois, soit jusqu'à ce qu'il décide qu'il en a assez, et mon deuxième enfant a présentement 4 mois, et prend autant le sein que le biberon.

J'ai donc la flexibilité de partir de la maison sans planifier un sac à couches gigantesque, mais je peux aussi quitter la maison sans mon bébé et il ne s'en ressentira pas non plus.

Et pour ceux qui pensent que les bébés allaités ne font pas leurs nuits avant une éternité, mon premier a fait ses nuits à 7 semaines, et mon 2e à 3 semaines. Et quand on dit "faire ses nuits", c'est 12 heures en ligne !

Je pense qu'il ne doit pas y avoir de clan pro-allaitement, ni de clan pro-biberon. Je crois que la clé du succès demeure dans un bon équilibre entre le meilleur des deux mondes, ce qui ne semble pas être véhiculé par les CLSC et autres organismes.

De nombreuses mamans de mon entourage qui étaient pro-allaitement pendant leur grossesse alors que moi, j'étais plutôt "bof, on verra" ont abandonné avant moi, car elles cherchaient l'allaitement maternel exclusif, la perfection, quoi.

Une autre chose que j'ai remarquée, c'est que l'allaitement est tabou, quoique très important chez les personnes plus âgées pour qui ce n'était pas vraiment une option à l'époque (dames âgées de 50-60 ans). Quand les bébés sont tous petits, on le sait, on se fait jaser par des inconnus dans chaque rangée de l'épicerie. Les dames me demandaient invariablement si je "nourrissais" mon bébé. La première fois où j'ai entendu ce terme, j'ai dû y réfléchir un peu, car pour moi, c'était évident que je ne laissais pas mourrir de faim !!

J'espère que mon témoignage pourra aider une maman qui se pose des questions. Comme pour tout dans la vie, rien n'est tout blanc ou tout noir.

Anonyme a dit…

À Gen La Vilaine, j'ai vécu quelque chose de semblable à mon accouchement. Mon garçon s'est aussi tapé une grosse jaunisse et les infirmières nous ont tellement fait sentir cheap d'avoir décidé de donner le biberon après 5 jours de souffrances à voir notre petit bonhomme souffrir dans l'appareil de photothérapie!!WOOOO menute! on s'entend. Je savais très bien que l'allaitement était ce qu'il y avait de mieux mais ça ne marchait pas tout simplement et fiston, excusez-moi l'expression, était en train de crever de faim et nous de découragement!!! Jamais une infirmière nous a suggéré de donner le biberon voyant que garçon dépérissait...Elles insistaient en nous faisant le discours moralisateur des pro-allaitement. Ca reste une question de choix; les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients et moi si c'était à refaire eh bien décolée mais je n'allaiterais pas. Mon fils se porte et se développe très bien soit dit en passant et n'a à peu près jamais attrapé.