lundi 21 septembre 2009

Du Ritalin... juste pour essayer?

Comme de plus en plus de parents, nous avons tiré un billet gagnant à la loterie du TED et nous avons un enfant souffrant d'un trouble envahissant du développement dans la famille. Et depuis qu'il a reçu ce diagnostic, Lolo multiple les tests en tous genres afin de préciser son portrait.

Dernier en lice: un test psycho pour déterminer s'il a oui ou non un TDAH associé (trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité).

D'abord: rien de moins hyperactif que mon Lolo. Il peut rester des heures à regarder un livre, il ne court pas partout et ne grimpe pas sur les meubles. Bref, aucun indice d'hyperactivité chez mon fils.

Pour ce qui est du déficit de l'attention, je conviens que Lolo peut être facilement distrait par ce qui se passe autour de lui mais, jusqu'à présent, cela n'a causé aucun problème. Ni en famille, ni en société ni en classe (classe adaptée avec orthopédagogues et tout le tintouin).

Sauf que le médecin est CATÉGORIQUE. Et TDA (H ou non) = Ritalin.

Bon.

Sauf qu'il a dit une phrase de trop sur le répondeur: « Pour essayer. »

Dites-moi, pourquoi «essayer» une médication quand il n'y a pas de problèmes «réels» à régler? Quand il n'y a pas de manifestions dysfonctionnelles à rendre plus fonctionnelles? Quand il n'y a pas de problèmes de santé à traiter?

Je ne dis pas que Lolo n'aura jamais besoin de Ritalin mais pour l'instant, il ne manifeste pas ce besoin. Dans deux ans, s'il devient agité en classe ou démontre des problèmes d'attention concrets, je serai la première à réclamer du Ritalin. Mais aujourd'hui, la seule indication menant au Ritalin est le diagnostic.




Pour en arriver à ce diagnostic, Lolo a passé 2 heures en compagnie d'une psychologue qui lui a fait faire des tests tous plus difficiles les uns que les autres en raison de son TED. Et, devinez quoi? Après une heure de tests d'organisation spatiale et de synthétisation d'histoires, il était tanné. Conclusion: il a un trouble déficitaire de l'attention.


Le hic, c'est que moi, sans même un TED, j'aurais montré un déficit de l'attention devant cette ribambelle de tests... Docteur, dois-je prendre du Ritalin?


En fait, la seule raison qui me pousse à accepter la médication à ce stade-ci est totalement (Z)imparfaite: ça me permettrait d'avoir une prescription de Ritalin à portée de main. Pas pour Lolo, pour moi!


Imaginez tout ce que cette «drogue de la performance» me permettrait d'accomplir en une journée!


Docteur, à bien y penser, on pourrait peut-être «essayer»...!

29 commentaires:

Véro a dit…

Je suis aussi contre toute médication pour essayer... Mais comme tu le dis si bien, moi Z aussi j'aimerais bien avoir une dose?

Mamanbooh a dit…

Merci Nancy pour cette petite tranche de vie personnelle qui touchera certainement plusieurs parents, moi la première!

Il serait intéressant que le Doc termine la phrase: "juste essayer pour...".

J'ai un rapport doux-amer avec le Ritalin, comme étant du monde de l'éducation, j'ai remarqué de grands changements des plus positifs chez plusieurs enfants,
surtout sur leur estime de soi.

Mais, à ses 4 ans, le Neuro de Fillette, sans test ni évaluation, à proposer qu'elle en prenne au début de sa scolarité (lire maintenant!) sans même lui donner la chance d'ESSAYER (!?!) et elle prend déjà des narcotiques pour son épilepsie...

De notre côté, on a fait faire les tests en neuro-psy (pas facile, elle ne parle pas...), oui, elle est impulsive et elle en aura peut-être besoin un jour, mais PAS MAINTENANT M. le Neuro.

* Aveux: lors de la fin d'année, il est courant que les enfants oublient leur médication et plus d'une fois, j'ai eu le goût d'essayer (!) moi aussi ou même de les revendre...

Evely a dit…

oh la la, ça m'enrage. On drogue nos enfants trop facilement. J'ajouterais rien de plus

vieille sacoche a dit…

Mon fils de 7 ans a un TED avec TDHA associé. Il prend du concerta, mais dans son cas, il en a vraiment besoin, il ne pourrait pas fonctionner du tout sans son médicament. Je crois que c'est vraiment à toi de prendre la décision et si ton enfant fonctionne bien en classe, je ne vois pas pourquoi il en prendrai...

Anonyme a dit…

Le ritalin aide vraiment ceux qui en ont besoin. Mais de grâce, ce n'est pas un produit miracle à donner en prévention! Ça agit quand même sur les hormones du cerveau, avec tous les effets secondaires à court et à long terme que ça peut causer, alors si il n'y a pas de problème de fonctionnement clairement observable, je ne vois pas pourquoi un enfant devrait en prendre.
"Pour essayer"... Comme si nos enfants étaient des cobayes!!!

Lucie a dit…

C'est pas Lynette des Beautés désespérées qui prenait le Ritalin de ses fils pour être plus productive? ;-)

Looange a dit…

Honnêtement, si mon fiston était comme le tiens, je n'aurais pas essayé le ritalin. Mais mon fils a celui avec hyperactivité et il était incapable de vivre en société.

Je pense que c'est toi qui a le dernier mot, pas le doc ;)

Personnellement, moi je sais que mon fils en a besoin (maintenant c'est du concerta...) mais j'ai un excellent pédiatre qui m'aide quand les profs veulent à tout bout de champ changer la dose de la prescription.

Moi je ne lui en donnerais pas s'il est capable d'être toute là :) Même pendant juste une petite demi-heure :)

Une femme libre a dit…

Le ritalin peut augmenter l'attention chez les enfants qui ont de la misère à focuser, il peut donc augmenter la compréhension et les résultats scolaires. Selon la neuropsychologue qui a évalué ma fille, le concerta ou ritalin augmenterait même le quotient intellectuel de plusieurs points et son évaluation du quotient intellectuel de ma fille précise lorsque les tests ont été faits sous ritalin ou pas.

Quand le concerta ou ritalin ou autre stimulant fonctionne pour un enfant, on le voit rapidement. Les résultats s'améliorent. Or, ces médicaments ne fonctionnent pas pour tous. Certains enfants en trouble de l'attention n'y réagissent pas du tout. Inutile de leur en donner alors. C'est dans ce sens qu'il faut "essayer" le concerta pour voir si ça fonctionne ou pas pour un enfant. Même chose pour la dose à donner. Avant, on y allait au poids, plus maintenant. On va "essayer" de moduler en donnant une plus forte dose ou bien une dose moins forte, selon les effets perçus chez chaque enfant.

Chez un enfant "tranquille" mais ayant un trouble de l'attention, le ritalin peut faire une grande différence ou pas dans sa scolarité. Personnellement, j'ai essayé tout ce qui peut aider mon enfant à mieux fonctionner dans la vie. On voit rapidement si on médicamente pour rien du tout et alors on arrête, tout simplement. Mais parfois, quelles merveilleuses surprises! l'enfant se met à comprendre des notions qui lui échappaient complètement, il arrive enfin à se concentrer et on le voit plus heureux.

Anonyme a dit…

Je suis maman et vous lire me trouble...

Que veux dire :"il ne pourrait pas fonctionner du tout sans son médicament." Vieille sacoche??

Ou encore : "Mais mon fils a celui avec hyperactivité et il était incapable de vivre en société.". Looange??

Ce n'est en aucun cas un jugement que je pose mais un questionnement pour comprendre ce que ça représente un enfant qui ne peut vivre sans médication?

Je l'avoue je suis extrêmement réticente envers la prise de médicament. Je constate que c'est devenu presque banal pour les enfants d'âge scolaire et j'en suis fortement surprise!

Une femme libre a dit…

Et j'ai essayé le concerta de mon enfant. Une pilule coupée en deux. Effet:semblable à trois double expresso en ligne, palpitations, coeur hyperactif qui bat jusque dans les tempes, agitation. J'avais hâte que l'effet passe. Conclusion: aucune utilité pour moi ce médicament. Deuxième conclusion: ne suivez pas mon exemple, je suis zinzin des fois!

izzza a dit…

Mais c'est complètement... Du ritalin juste pour essayer?!? Essayer quoi?!?

Ventilateur à Folie a dit…

Fiston est TDA sans hyperactivité, dysphasie et élément de TED. Il prend du Biphentin sans lequel il ne fonctionne pas bien en classe. Et croyez moi, on a essayer souvent de voir si ça faisait une différence. Une journée sans = un message du prof. disant que Fiston avait de la difficulté à se concentrer. Pourtant il peut passer des heures à lire tranquillement dans sa chambre.

Nous aussi ont nous a parler d'essayer après le super test de 2heures à Ste-Justine, je peux vous dire que nous étions contre moi et mon homme et qu'ont en a discuté longtemps avant d'accepter, mais au bout d'un mois les résultats étaient l'a. C'est sure que pour "essayer" ça fait vraiment peur, mais d'un autre côté, nous ne voulions pas passer à côté de quelque chose qui pourrait vraiment l'aider. Pour nous c'est un test qui a été heureux et positif.

C'est une décision très personnelle et peu importe le choix, on la prend en fonction de ce qu'on considère le mieux pour nos enfants.

°zabel° a dit…

Il est de plus en plus fréquent de voir d'autres diagnostics collés au TED dont le TDA et TDA/H. Ce qui est important de noter et même si les tests pourraient se contredire là-dessus, il est assez normal de voir un "déficit" d'attention chez un TED mais qui n'en est pas vraiment un. En gros, n'essayez pas d'avoir l'attention d'un enfant TED si son esprit est capté par autre chose (surstimulation, fatigue, lumière, bruit, quoique ce soit qui soit "sensoriel"). Je conviens qu'il est possible que beaucoup de TED présentent de multiples "diagnostics" mais pour le déficit de type TDA sans hyperactivité, je serais plus vigilente à ne pas mélanger les signes et symptômes. Mon fils est TED Asperger et j'ai été moi-même souvent confronté à des questions du genre : "mais est-ce qu'il prend du Ritalin ?" je suis abasourdie quand j'entends cela (et ça venait du milieu scolaire) Il a fallu que je fasse la preuve par le pédo-psy qu'il n'était pas du tout TDA mais que son déficit était simplement normal vu son TED.

Généralement, on observera que le TED qui ne présente pas un vrai TDA ne réagira pas très bien à la médication justement. J'ai une amie dont son fils est TED NS et qui présente aussi un vrai TDA/H et sur qui la médication a un effet tout a fait miraculeux. Par là, j'entends qu'il ne faut pas fermer la porte mais qu'il faut aussi user de son Gros Bon Sens. Vous connaissez votre fils pour vivre avec tous les jours 24h sur 24. Pas les spécialistes...

Dans ce cas, j'exigerais des tests plus poussés, un deuxième avis, etc. Je sais très bien que les listes d'attentes sont hallucinantes.

Je suis d'accord avec vous, un médicament de ce type juste pour essayer, c'est pas fort et pas rassurant du tout...

Bonne continuation, j'adore votre blogue !! ;)

Grabielle a dit…

Depuis sa maternelle, les profs de mon plus vieux de relayaient à qui mieux mieux pour me convaincre que le faire évaluer; tous espéraient qu'on lui prescrive quelque chose. Certains y allaient de subtilités, d'autres étaient très directifs, voire presque menaçant (quelle mauvaise mère je faisais).

Nous avons consulté, et nous avons conclu que, puisqu'il était FONCTIONNEL, il n'y avait pas lieu d'intervenir (du moins, pas par médication).

Soit, il était lunatique et très distrait (pas d'hyperactivité chez mon méga-lynphatique!), mais il "scorait" lors des examens. J'ai donc résisté à cette pression pendant 7 ans... et j'en suis très fière!

Mais au secondaire, les choses se sont corsées. Il ne fonctionnait plus, il ne suivait plus la cadence, perdait le fil des dates de remises, se décourageait devant la tâche, cumulait échec par dessus échec (alors qu'il connaissait la matière), son estime était en chute libre et était sur le point de détester l'école. Nous sommes sont intervenus (outils pédagogiques, suivis scolaires, aide aux devoirs, etc.); mais après plus de 18 mois d'efforts, nous en sommes venus à la conclusion qu'il avait besoin d'aide...

Il a passé des tests chez le neuro-psy. Le diagnostic était clair. Nous avons opté pour la médication, ajusté la dose, et surtout ré-évalué après quelques mois. Les résultats des tests sont concluants : il y a amélioration. Et c'est visible à l'école, dans ses travaux, son organisation, ses résultats et surtout son estime.

Ceci dit, je suis tout à fait contre le "juste pour essayer" alors qu'il n'y a aucun signal d'alarme, et que l'enfant est fonctionnel... C'est comme se faire arracher les ongles d'orteils, juste au cas où ils s'incarneraient !!!!!

***********

@ Une femme libre : En coupant la pilule de concerta, tu n'as pas pris une demi-dose, mais probablement DOUBLÉ l'effet... c'est un médicament à effet progressif (time released). Briser l'enveloppe équivaut à s'envoyer en 30 minutes ce que ton métabolisme aurait du prendre une dizaine d'heure à assimiler!

Une femme libre a dit…

@Grabrielle, oups! Je pouvais bien être archi-speedée!

Anonyme a dit…

J'ai rencontré un spécialiste avec mon fils (demandé par l'école): trouble d'attention. Il n'a jamais fait faire d'exercices à mon fils pour l'évaluer, et ne l'a pas observé vraiment. Après quelques questions qu'il m'a adressées, il a conclu effectivement que mon enfant avait un trouble de l'attention et je suis sortie avec une prescription de ritalin. En arrivant à la maison, je l'ai mise à la poubelle.

Effectivement, cela demande plus de patience, plus d'encadrement pour les activités, les devoirs et les leçons. Ce que j'ai donné à mon fils, même si j'étais monoparentale à temps plein. Et ce n'est pas évident. Mais il a réussi très bien ses études et, maintenant adulte, il fonctionneme très bien.

Il y a aussi de bons sites qui montrent aux enfants, ayant ce type de problématique, comment développer une méthode de travail et des façons de faire pour réussir sans médicament.

Conclusion, je pense que ces médicaments font plus l'affaire des professeurs qui désirent une classe d'enfants "tranquilles et attentifs".

Oui, le ritalin, pour les cas plus graves et problèmatiques où la patience, l'amour et l'encadrement des parents ne suffisent pas. Et ce, autant pour ces derniers que pour redonner confiance à ces enfants qui, sans cette médication, ne pourraient pas pourquivre leurs études.

Faisons donc attention à cette petite pilule, supposément miracle, et trop facilement prescrite à grande échelle.

Mamanbooh a dit…

"Conclusion, je pense que ces médicaments font plus l'affaire des professeurs qui désirent une classe d'enfants "tranquilles et attentifs".

Anonyme, je suis 100% en désaccord avec cette phrase!

C'est cliché, facile et gratuit. Ce que les enseignants veulent, ce sont des enfants allumés, qui sont capables de suivre ce qui se passent, qui sont heureux, qui ont un bon estime de soi et surtout, qui participent avec des étoiles dans les yeux!

Avec ou sans médication, lunettes, chaises roulantes, etc...

Anonyme a dit…

Ma fille a un TDA. Le médecin a été vite sur la gachette pour ritalin, concerta, stratera...et finalement dans le cas de ma fille les inconvénients de ces médicaments (effets secondaires) dépassaient largement les bénéfices escomptés alors...la poubelle a eu droit a des médocs pendant quelques temps lol. C'est tout le temps du cas par cas, il y a pas un enfant pareil, pas un corps pareil ni de sitations familliales identiques...J'avoue que le "pour essayer" est assez déconcertant! Si son TDA n'est pas vraiment "handicapant" pour le moment, pourquoi diable se borner à essayer quelque chose qui ne lui ai pas absolument nécessaire? Ça me fait penser aux prescriptions d'anti-dépresseurs qui ne cesse de gonfler à vue d'oeil alors que souvent du soutient et une psychothérapie serais plus approprié...

Petit clin d'oeil: Il te serais absolument inutile de prendre la prescription de ton enfant pour toi "pour essayer" la dose serais nettement insuffisante et tu serais exposée à des risques pas très chouette lol.

Marie-Claude

Looange a dit…

Oui effectivement, mon fils était très malheureux avant. Il ne pouvait rester assis même 1 minute à faire une chose à la fois. Il dessinait, il faisait du bruit, il faisait ses devoirs difficilement, incapable de se concentrer, les notes baissaient. Les punitions ne fonctionnaient pas du tout. Il oublait tout au bout de 5 minutes. Courir jusqu'à 3 heures du matin, y avait pas de problème. On répètait tout le temps. Il n'avait pas d'amis, parce que trop impulsif, trop différent, même eux ne le supportaient pas. Les notes baissaient et mon fils était malheureux. Il a déjà dit étant petit "Maman! y a trop de chose dans ma tête en même temps."

Bref, oui le concerta a aider mon fils. Il a de très bonnes notes. Il a même été accepté dans un programme de ARts visuels et études (style un peu comme le sport étude). Un truc qu'il n'aurait pu faire sans médicament puisqu'il fallait passer un test d'admission.

Je n'étais pas pour les médicaments, mais quand il a commencé à en prendre, j'ai vu toute la différence. Il était mieux, il était heureux de faire comme les autres. D'être capable de se concentrer.

Vous pouvez être pour ou contre, moi je sais personnellement, que j'ai fait la bonne affaire avec mon fils.

vieille sacoche a dit…

@anonyme:

Ne pas fonctionner veut dire:
Ne pas pouvoir aller à la piscine publique, au centre d'achat, au restaurant, ou à une fête d'enfants à cause du bruit et de la foule, ne pas avoir d'ami à l'école parce qu'on est bizarre, ne pas pouvoir suivre un cour en classe, parce qu'on entends que le bruit des chaises, des aiguisoirs, des élève que se mouchent, des élèves qui parlent, être obligé d'attendre la récré pour faire une dictée seul à seul avec le prof pour une avoir une meilleure note que 2/20, se faire engueuler par la madame de la cafétéria quand elle te dit pour 100e fois en 100 jours que tel gateau n'est pas au menu du jour... et j'en passe.

Ouf ! ça fait du bien ! Merci pour la thérapie.

vieille sacoche a dit…

Ah oui, j'ai oublié le pire: Resté pris dehors après la récré car tout le monde est rentré sauf lui et que les portes se barrent automatiquement et que le prof s'en aperçoive que 10 minutes plus tard lors de l'appel.

Une femme libre a dit…

Je me rends compte qu'il y a encore plein de préjugés contre les médicaments qui agissent sur le cerveau pour moduler le comportement. Je ne vous souhaite pas d'être atteint de maladie mentale ou d'avoir un proche qui en souffre, car c'est exactement comme ça que les psychiatres fonctionnent: par essais-erreurs. Chaque individu et son cerveau sont uniques, alors ce qui marche pour un ne marche pas nécessairement pour l'autre. Il faut essayer.

Nancy a dit…

@toutes: Merci pour vos conseils et vos expériences. On essayera sans doute... mais pas tout de suite.

La Mère Michèle a dit…

Nous sommes tous un peu "déficit d'attention léger" dans notre famille. Je me rappelle que je dessinais des princesse quand il me fallait dessiner des paysages en art plastique"... et j'ai fait ma vie jusque très loin dans la scolarisation sans problème.

Comme toi on a suggéré a ma moyenne du ritalin en maternelle parce qu'elle tardait à appliquer les consignes, elle lambinait... j'ai dit non. Le temps m'a donné raison. Elle est lunatique, et parfois négligente, mais un médicament ne change pas un trait de caractère dont on doit s'accommoder. Quand la médication n'est pas nécessaire, c'est non.

La Mère Michèle a dit…

J'ajoute, elle est dans la moyenne dans toutes ses matières, elle prends parfois un peu plus de temps à comprendre, mais elle apprend en même temps à bûcher...

C'est pour moi évident que certains enfants en ont besoin. Mais j'ai de la misère avec la notion de performance... Il performera mieux,...??

malvina a dit…

Bonjour,
Hélas, ces médicaments sont les premiers et derniers recours des médecins à l'égard du TDA/H, beaucoup de cas pourraient être traités autrement. Ce n'est pas un médicament que l'on prend une fois en passant, mais pendant de longues années et les effets positifs du moment peuvent précéder les effets négatifs du futur.

Marie-Hélène a dit…

J'ai découvert votre blog il y a deux semaines et depuis, j'en reviens pas: ce que vous écrivez ressemble tellement à ma petite famille!!!

Je m'explique, je suis maman de triplés qui viennent d'avoir 7 ans. J'ai deux filles et un garçon qui a un TED non spécifié.

Nous sommes encore à ajuster sa médication. Présentement (depuis environ 15 mois), il prend de la clonidine qui l'aide à se "centrer" mais ne joue pas vraiment sur l'attention. Il est le seul TED dans une classe en adaptation scolaire de 8 élèves et il va assez bien avec ses bonnes et ses mauvaises journées...
Au plaisir!

Zahra a dit…

J'y arrive un peu tard.... mais il est loin d'être rare que les parents d'enfants faisant du TDA réalisent qu'eux-mêmes font du TDA.

Personnellement (femme de 30 ans ici), je fais du TDA intattentif (sans H). Après lectures (de Dr. Google ET de livres sur le sujet), j'ai résolu:

1- de confirmer mon diagnostique avec un professionnel (ce que j'ai fait il y a quelques mois, malgré une médecin de famille qui "ne croit pas" au TDA chez les adultes.... j'aurais pu la frapper. Est-ce qu'elle "ne croit pas" au diabète, à la dépression ou d'autres maladies chroniques?).

2- "d'essayer" les médicaments dans le but de voir si j'y répondais (car ce n'est pas tout le monde qui répond bien aux médicaments) et s'il était possible de trouver une dose optimale pour moi (en cours, il faut essayer plusieurs médicaments même si le premier semble faire l'affaire, question d'être sûr qu'on a le médicament optimal à la dose optimale).

3- de mettre en place des stratégies plus formelles pour pallier aux problèmes causés par le TDA (encore à faire)

4- d'aller voir un thérapeute pour résoudre les problèmes d'estime de soi qui découlent d'avoir eu un TDA non traité jusqu'à il y a quelques mois (encore à faire)

J'ai un cousin qui pensait être atteint du TDA. Ce n'était pas le cas. Il a été clair, extrêmement rapidement, que les médicaments pour TDA (Ritalin, Concerta, Adderall, etc.) n'avaient pas l'effet désiré et que le médecin et mon cousin s'étaient trompés de diagnostique. Il a arrêté les médicaments, est retourné voir le médecin et ils ont ensemble cherché plus loin afin de faire le bon diagnostique (et cette fois-ci, ils ne se sont pas trompés!).

Pour s'informer sur TDA en général, je conseillerais aux francophones unilingues de lire "Mon cerveau a besoin de lunettes" (TDA enfant) et/ou "Mon cerveau a encore besoin de lunettes" (TDA adulte), deux plaquettes (moins de 200 pages) écrites par une médecin québécoise. Aux bilingues, je demanderais de considérer lire "Delivered from Distraction" au sujet du TDA adulte écrit par un médecin américain (atteint du TDA et qui ne peut se médicamenter car aucun médicament sur le marché en ce moment ne lui convient). Ce dernier est plus long, mais très complet.

Que vous décidiez ou non de médicamenter votre enfant, il est important de se renseigner sur ce qu'est le TDA (et ce qu'il n'est pas) afin de pouvoir mieux accompagner votre enfant et avoir des attentes réalistes quand à son comportement.

So TiReD a dit…

Je sais que ce fil date un peu, m'enfin comme ça, juste pour le dire..
suis une maman qui petit déjeune à la ritaline, qui prend son café à la ritaline, qui déjeune à la ritaline et etc.
j'ai battu sans doute d'atypiques records sauf que j'en suis pas fière parce que maintenant rien ne peut se faire sans
en même temps je ne suis pas satisfaite de ce que je produis..
mais je ne peux plus arrêter, j'ai essayé mais j'ai pété un cable à chaque fois, faut dire que j'absorbe 120 gelules par jour, mes jours ont 20h aussi faut dire..
voilà,
juste pour le dire,
évitez la ^première tentation c'est trop top cool, et on a le droit de le dire, flute.