mercredi 3 février 2010

Plaidoyer pour l'école publique de quartier

Je trouve parfois Marc Cassivi un peu extrême dans sa paternité, mais j'avoue qu'en tant qu' invité du jour sur la Mère Blogue, j'ai bien aimé ses réflexions ou plutôt ses non-réflexions de père indigne quant à l'école que fréquenterait ses enfants.

J'habite un quartier populaire et je pense que la question qu'on m'a posée le plus souvent avant l'entrée à l'école de ma fille est la suivante: "Vas-tu l'envoyer à l'école de quartier?" Et à ma réponse affirmative, toujours la même réaction de surprise... "Pourtant, vous auriez les moyens lui payer du privé, une école internationale... à la limite, envoyez-la au moins une école alternative, non?"

Mais non, je n'ai pas vraiment envisagé ces options. Je voulais qu'elle apprenne à l'école bien sûr, et qu'elle y soit heureuse. Mais je voulais aussi que les choses soient simples pour elle et pour nous. Qu'elle puisse croiser des amis au parc ou en jouant dans la ruelle, qu'elle soit dans un environnement connu. Pas avoir 45 minutes de transport en auto ou en autobus à faire soir et matin, impliquant du même coup 1h30 de temps de jeux ou en famille de moins... Et c'était la réalité que nous auraient imposé les plus proches écoles "à vocation particulière".

Choupinette est donc entrée à l'école publique au coin de la rue, la 2ème plus défavorisée du quartier, en maternelle l'an dernier. Et tout s'est passé de façon très positive. Oui, elle a vécu des choses un peu plus difficiles l'an dernier, mais les professeurs et les intervenants ont bien pris les choses en main. Et bon, aurait-elle été vraiment plus protégée de tout cela dans une école privée? Je ne le crois pas. Pour avoir travaillé 2 ans dans une école privée secondaire, je peux vous dire qu'il n'y a pas moins de problème là qu'ailleurs...

Et comme je le disais récemment à une maman qui me questionnait sur l'école de quartier...

"Bien sûr il n'y a rien de parfait! Mais je te dirais que l'avantage pour les enfants de fréquenter une école de quartier populaire, c'est que ça ouvre la discussion sur plein de sujets intéressants. On prend souvent un moment au souper pour revenir sur sa journée et de pouvoir parler de sa perception des choses permet de la sensibiliser à une autre réalité que la sienne. Ça en fait une petite fille à l'esprit ouvert et avec des qualités humaines très appréciées."

Oui, les choix sont immenses pour l'école. On a toutes les possibilités pour notre enfant, et parfois aussi les moyens de se l'offrir. Mais je pense qu'il faut aussi être capable d'évaluer si les inconvénients et contraintes ne supplantent pas les avantages de l'école dont on a tant rêvé pour notre enfant... À 5 ans, pour moi en tout cas, le privé, l'international, l'école de musique ou de langues peut attendre... Surtout quand elle me gobe du précieux temps avec mes enfants!

Cette semaine, c'est l'inscription de PetitLoup à la maternelle. Et il est bien heureux à l'idée de suivre les traces de sa soeur, juste au coin de la rue!

(Z) Imparfaite invitée: So

23 commentaires:

Mamanbooh a dit…

Merci So! La semaine prochaine, ce sera la semaine des enseignants et je trouve que ton billet tombe bien, comme une petite tape sur l'épaule...

Je partage ton point de vue. J'ai eu la possibilité de fréquenter des écoles publiques et privées et ce n'est pas parce qu'on paye que le personnel est plus compétent, passionné et dévoué.

J'étais aussi la "pauvre" de parents séparés au collège privé et, en pleine crise d'adolescence, ce ne fut pas facile à porter.

Certaines de mes camarades sont maintenant de brillantes et/ou d'illustres professionnelles, mais plus heureuses? Je ne suis pas convaincue.

Le bonheur, les belles valeurs, l'ouverture sur le monde, le respect, le partage, l'estime de soi, ça s'apprend partout et surtout, ça commence à la maison!

Anonyme a dit…

Moi aussi, j'ai choisi l'école de ma fille en fonction de la distance. En septembre dernier, je me cherchais un nouvel appartement. Mes choix se limitaient aux écoles publics, mais j'ai prit la peine de regarder l'école situé à proximité. Nous habitons maintenant dans un quartier ordinaire où des gens défavorisés logent aussi. L'école de quartier est séparée en deux batiments; un pour les maternelles et premier cycle, un pour les grands. Ceci fait que ma fille ira à la maternelle dans une école d'environ 100 enfants et elle pourra venir dîner à la maison à pied. Bonus: l'école offre le programme d'anglais intensif en 6e année.

Je crois que la qualité d'enseignement est partout pareille puisque les profs ont tous la même formation, le même patron, les mêmes problèmes et le même syndicat.

Anonyme a dit…

À mon sens, l'école privée met les enfants dans un cocon. Un jour, ils n'auront d'autre choix que de fréquenter des gens de tous les horizons, et d'être confrontés à des personnes différentes.

Je me fais souvent dire «tu vas changer d'idée» quand je dis que mes enfants iront à l'école publique, peu importe laquelle.

Mais je suis têtue, moi même issue d'une éducation publique et je m'en suis plutôt bien sortie. ;)

Evely a dit…

Je suis contente de voir que je suis pas toute seule à penser comme ça. Je trouve les écoles de quartier totalement acceptables et souvent sous estimées.

Très heureuse de lire ton billet et les commentaires à date

Carolune a dit…

J'adore vos commentaires ! c'est tellement vrai !

Étant jeune, nous habitions le quartier pauvre d'une ville aisée... et j'ai été à l'école de cartier avec les gens ''ordinaire'' et pour moi, c'est ça le VRAI MONDE

j'aime bien ce qui a été dit, et je cite ''À mon sens, l'école privée met les enfants dans un cocon''

C'est tellement ce que je pense !

La vraie vie se passe dans le quartier ou on vit, pas à 25 km de chez nous où sont concentrés des gens de partout.

C'est tellement vrai que c'est important que nos enfants connaissent les jeunes du quartier et qu'ils n'aient pas à prendre l'avion (j'exagère) pour aller voir leurs amis d'École !

Vivement l'école de quartier !
Des bons profs, il y en a partout !

Fan(nie) de scrap a dit…

Pareil chez nous !! En France, on se sent parfois décalé quand on dit que notre trésor va dans le public. Comme si l'école publique était un coupe gorge !! Mes 3 enfants y sont (primaire, collège et lycée) et même si tout n'a pas tjs été rose, on nous a entendu, accompagné, on a pu réfléchir ensemble (parents et enseignants) sur les différents problèmes et AUSSI sur les réussites !!! Ce qui compte aussi c'est l'implication des parents. L'école n'est pas la seule à éduquer nos bambins, on le fait ensemble. Et puis, l'école de proximité, c'est tellement bien ! On va chez les copains, ils viennent à la maison, on se connaît super bien entre parents et on se rend des services !!!!

Florence-Élyse a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Florence-Élyse a dit…

Je suis contente que quelqu'un en parle!

J'ai deux filles. Ma plus vieille de 17 ans qui termine son secondaire cette année et qui a toujours fréquenté l'école publique. Je l'ai eu jeune et à l'époque, l'école privée n'était pas une option pour moi.

Ma fille de 13 ans fréquente un des meilleurs collèges au Québec. Privé.

Je vous explique. Premièrement mon aînée est une enfant très sociable, généreuse,à l'écoute des autres et toujours prête à aider. que la personne soit démunie, riche, elle ne voit pas la différence pour en faire son amie. Après réflextion, malgré que ses notes le lui permettaient, je l'aurais difficilement vue prise dans le cadre stricte qu'imposent les école privées. D'autres ne seront pas d'accord, mais je le pense, après en avoir visité plusieurs.

Ma benjamine, quand un jour son enseignante m'a poliement expliqué que peut être le privé serait une solution pour elle, je n'ai pas hésité deux secondes de plus alors que tout ce que je demandais était qu'elle puisse avoir plus de devoirs le soir puisque ça lui prenait 4 minutes pour les terminer, qu'elle puisse lire les bouqins des classes de 5e année alors qu'elle avait passé à travers les bibliothèques de celles des 2 classes de 4e et moins de temps libre pendant qu'elle attendait que les autres terminent. Que l'on me répondre: "vous savez madame, notre mission est d'aider ceux qui ont le plus de difficultés et nos ressources ne nous permettent pas alors de pousser ceux qui ont un rendement très satisfaisant". J'étais bouche-bée mais à l'écoute des besoins de ma fille versus ce que l'école pouvait faire pour elle. Vous comprendrez que l'autre option était une école privée puisque mon travail ne me permettait pas de compenser à la maisona vec des leçons supplémentaires de musique ou de sciences, sans compter le fossé que je risquais de créer entre elle et le reste de sa classe. Au privé, elle a maintenant l'option d'apprendre davantage que ce que le programme impose, et les heures de devoirs et de leçons sont plus stimulantes. Comme je pouvais financièrement l'offrir à ma fille, je me prive ailleurs dans mon budget, mais il s'agit d'un meilleur choix pour elle.

Je ne boude pas et ne bouderai jamais l'école publique. Au contraire, j'ai enseigné pendant deux ans à titre de spécialiste, mes meilleures amies sont des enseignantes et je me suis toujours impliquée auprès des C.E. des écoles de mes filles pour savoir que chaque école dépense une énergie folle à exploiter les meilleures ressources dont elle bénéficie. De plus, une école publique ça se magasine et je sais qu'il en existe de fabuleuses, complètement stiumlantes pour les enfants et qui sont très dynamiques.

Par expérience, je pense que le choix de l'école devrait être en fonction de la personnalité et des besoins de l'enfant et non pas en fonction du porte-feuille du parent. Trop souvent, c'est pour l'avantage du parent et non de l'enfant...

Milou a dit…

Sans rien enlever à l'école privée, je trouve qu'il est temps aussi de cesser de frapper sur l'école publique.
Je pense que les deux comportent des avantages et des inconvénients et qu'elles ne sont pas toutes pareilles d'un endroit à l'autre.
Moi jadis, on avait demandé à mes parents de m'envoyer au privé "loin" et de me faire faire mes 5 ans de secondaires en 3 ans. Ils n'avaient pas les moyens et je pense que ça ne m'aurait pas convenu non plus.
Pour mes enfants, je n'avais pas toujours les moyens, mais surtout j'ai privilégié la proximité. Même à ça, mon fils doit aller plus loin pour une classe "spéciale" et je vois à quel point ça peut compliquer les relations amicales.
Mon ainée est très douée, mais ne se trouve pas mal au publique. De nos jours, il y a plein de projets stimulants et d'options.
Ma fille qui est à la maternelle fréquente une école à 5 minutes d'ici et elle adore. Si la tendance se maintient, elle ira à la poly qui est à 10 minutes.
Donc, libre à tous de choisir ce qu'ils pensent le mieux, mais au diable les critiques si on ne fait pas ceci ou cela. J'ai d'excellents souvenirs de mes écoles publiques, d'autres moins bons. Mais je suis sure qu'il en serait de même si j'étais allée au privé.

Julie a dit…

Je n'ai pas de choix à faire. Le village dans lequel je vis ne compte qu'une seule école, la même que j'ai fréquenté et c'est celle-là que Blondinette fréquentera...
Et je n'ai certainement pas envisagé l'option du privé. Oh, au secondaire, on verra, selon l'intérêt qu'elle aura envers l'école et selon mon budget. Mais pour le moment, non. La seule autre chose que j'avais envisagée, c'est l'école anglaise (je suis bilingue), mais elle n'y a pas droit, parce que je ne l'ai pas fréquentée, ni un de ses grands-parents. Ça a réglé la question :)

Anonyme a dit…

oups! j'avais jamais pensé envoyé mon enfant à l'école privée au primaire...et pourtant, j'ai les possibilités financières de le faire. L'école au primaire, n'est-ce pas fait pour jouer, se faire des amis..et bien sûr apprendre. Mais ce que je me rappelle de mes années au primaire, c'était le plaisir des amis. Il aura bien du temps pour apprendre...mais l'enfance, c'est fait pour être un enfant et apprendre en s'amusant. Et je ne m,imagine certainement pas faire de l'auto matin et soir avec lui alors que j'entends la cloche de l'école de ma cour arrière. Et pour le secondaire, et bien on verra.

Anonyme a dit…

Je voulais que mon fils fréquente une école alternative car l'école primaire a été une prison pour moi donc je voulais que mon fils connaisse l'école libre. Mais, j'habitais à 5 minutes de l'école de quartier et l'école alternative était à 40 minutes. (L'école privée étant hors de prix pour la mère monoparentale que je suis). J'ai opté pour l'école de quartier question de proximité. De plus, je travaillais à la maison donc il pouvait diner avec moi le midi. Je suis heureuse d'avoir fait ce choix pour être davantage avec mon fils. Toutefois, je n'aime pas vraiment l'école que mon fils fréquente, il y a du nivellement vers le bas donc mon fils qui performe très bien s'ennuie beaucoup. Il ne voudrait pas changer d'école malgré tout car il ne veut pas perdre ses amis.

L'école se n'est pas juste fait pour apprendre les maths et le français, c'est aussi un endroit pour aider à construire son estime de soi. Et croyez moi, l'école de quartier que j'ai fréquenté n'a pas réussi ce but. Par contre, l'école privée fréquenté plus tard a beaucoup participé à me forger une image positive de moi !

Anonyme a dit…

Moi, c'est certain, mes 3 enfants iront à l'école du quartier, à quelques pas de chez nous. La même école que leur maman. Et non je ne paierai pas des milliers de dollars pour que mes enfants fréquentent une école privée...

Plus-que-Parfaite a dit…

Pour ma part c'est école publique... de l'ancien quartier. Nous avons déménagé à 1 km de l'ancien appartement et pour éviter de "perturber" les filles, nous avons demandé une dérogation pour qu'elles puissent continuer à "leur école", qui somme toute nous fait marcher...110m de plus que pour l'école de quartier. C'est une école de centre-ville, assez "mixte" au point de vue social et, finalement assez cosmopolite (même si en France... on est tous Français). Il y a eu du bon et du moins bon, mais globalement, les filles sont épanouies. Grande A, très sociable, a découvert bien des "injustices", nous a amené, dès 6 ans a parler de racisme, d'immigration, de "sans-papiers", de guerre (deux de ses meilleures copines ont vécu des situations difficiles). Petite A, s'est un peu ennuyée en début d'année,en première année car elle savait lire et compter mais elle était assez immature et timide (on m'avait judicieusement conseillé de ne pas lui faire sauter une année): l'institutrice en a fait son "assistante" pour aider ceux qui comprennent moins vite. Résultat, elle a beaucoup d'amis et a pris beaucoup de confiance en elle, alors qu'en maternelle, en dernière année, elle avait tendance à s'isoler.

J'ai aussi expérimenté "les deux systèmes": j'ai fait mon primaire dans une école de quartier qui avait plutôt mauvaise réputation, mon secondaire 1 à 4 à la polyvalente d'une ville de la Montérégie et 5 dans un collège privé montréalais "top du classement", où, curieusement, si j'ai bien réussi au point de vue académique, je n'ai pas apprécié l'atmosphère. J'ai toujours eu des bonnes notes et si je trouvais les cours faciles, je me suis toujours impliquée dans les activités parascolaires (parfois un peu "Nerd", j'en conviens... style "Génies en Herbe") mais ça me laisse plutôt de bon souvenirs.
Et finalement, je me dis que si je suis impliquée dans quelques activités "para-travail" (conseil d'école, association de l'école de danse des filles, syndicat), c'est peut-être parce que j'ai eu la chance d'aller dans des écoles "ordinaires" qui m'ont permis de développer non seulement des intérêts mais aussi un esprit d'initiative. Il faut dire aussi, que mes parents, s'ils avaient un minimum d'exigeances, nous ont toujours encouragées, lorsque nous faisions des choix.

Marie-no a dit…

Dans ma ville, l'école de quartier des mes enfants est considéré comme l'école ayant la clientèle la plus défavorisée. Avant que mes enfants ne débutent l'école, ça m'inquiétait un peu. J'ai même songé à déménager de quartier avant l'entrée à l'école de ma plus vieille. Mais maintenant que je connais l'école, les professeurs et tout l'environnement, je suis bien contente de n'en avoir rien fait. La clientèle est peut-être moins favorisé qu'ailleurs mais l'école à justement deux fois plus de ressources pour y faire face et vous ne verrez pas un cas de taxage banalisé comme dans certaines autres écoles dont j'ai entendu parler. Les profs sont expérimentés et formidables.

C'est aussi une école qui a plusieurs classes adaptées afin d'accueillir des enfants ayant des besoins particuliers (autisme, déficience, handicap, etc.). Ce qui je trouve, est un gros plus pour mes enfants car ils côtoient cette différence très jeunes et seront donc plus ouvert aux réalités différentes de la leur.

À 100% pour l'école publique de quartier!

So a dit…

Merci pour le partage de vos expériences! Très enrichissant en effet!

@Milou: En effet, je ne parlais pas des enfants à besoins particuliers, pour qui, j'en suis certaine, les parents souhaiteraient bien davantage l'inrégration à l'école de quartier avec les ressources et services nécessaires si c'était possible.

@Florence-Élyse: C'est ma crainte aussi pour Choupinette, qu'on ne puisse pas lui offrir suffisamment d'occasions d'apprentissage. Pour le moment, tout se passe bien! Mais je ne prends rien pour acquis et on avisera si justement je la sens trop peu stimulée. ;)

@Marie-No: C'est exactement cela ici aussi. Une psychologue, une psychoéducatrice, un éducateur spécialisé, une orthoépédagogue, une orthophoniste et cela sans compter les intervenants du CLSC qui viennent aussu prêter main fort au besoin. Tout ça pour une école de 225 élèves. En effet, y'a pas une situation difficile qui passe dans l'ombre et on intervient vite et bien!

nadine a dit…

On parle beaucoup de privé VS public, pourtant, le public comporte aussi des écoles à vocation particuliere et des écoles alternatives, non?

So a dit…

@Nadine: C'est vrai ce que tu dis. Et comme je l'ai dit dans mon texte, si l'école alternative n'avait pas impliqué 1h30 de transport en voiture par jour, dans le traffic montréalais, peut-être l'aurais-je envisagé... Mais ce n'est pas le cas, ici du moins. Si on ouvre une école alternative au coin de ma rue, j'irai certainement faire un tour pour voir de quoi il en retourne. ;)

Mais c'est vrai que dans les commentaires on parle beaucoup de privé vs public.

So a dit…

Je rajouterais toutefois que la limite des écoles publiques à vocation particulière est que leur budget est justement mis sur leur programme pédagogique, ce qui est à mon sens génial. Par contre, ils ont habituellement moins de ressources spécialisées que les autres écoles, et pourtant, pas nécessairement moins de besoin de support...

Anonyme a dit…

Oui, les écoles privées offrent plus d'encadrement dans le sens plus de professionnels, mais à quel prix? Savez-vous que si vous voulez rece voir les services d'un orthopédagogue dans une école privé vous coûte entre 80 et 100$ par heure? (certains enfants ont besoins de 3h par semaine avec cet intervenant!) Vous payez l'école, mais tous les services ne sont pas compris. Ils sont offert, amis vous devez les payer... tandis qu'au public les services seront gratuit.

Selon moi, nous devons décider l'cole de notre enfant selon ses habilités si nous voulons les conduire à leur maximum de potentiel, mais des enfants qui ont plus de difficulté d'apprentissage je trouve un peu illogique de les mettre dans une école où la charge de travail pour eux est énorme! Non seulement, ils ont de la difficulté à apprendre, mais ils peuvent avoir beaucoup d'atteinte à l'estime de soi avec toute cette pression que nous pouvons leur mettre sur les épaules.

De plus, je ne suis pas si vieille, mais dans notre temps, il n'y avait pas tous ces spécialistes dans les écoles et nous nous en sortons quand même très bien... moi je souhaite pour mes enfants qu'ils faissent le metier qu'ils aiment, qu'ils étudient dans ce qu'ils aiment tous comme j'ai fais. D'ailleurs je «souffrait» de dyslexie et d'un TDAH et j'avais énormement de difficulté en francais. J'ai fréquenté l'école public, j'ai travaillé fort à lire, même si je ne voulais pas... aujourd'hui, je suis Avocate pour le gourvernement fédéral, j'ai les moyens pour envoyer tous mes enfants (4) au privé, mais je ne le ferais dans la simple et bonne raison que mon choix soit qu'ils apprécient leur moment passé à l'école. (en fait le choix s'est fait par eux...lorsqu'ils étaient petits et que nous allions au parc, il voyait cette belle futur école et avaient hâte d'aller eux aussi!Juste au coin de la rue! En plus, ils sont heureux! Que demanderais-je de plus?)

Myriam a dit…

Ici c'est l'école public à vocation internationale....au coin de ma rue.

L'école de quartier était plus loin et débutait plus tôt ce qui m'aurait contrainte à un horaire très serré avec les enfants le matin. Mais elle avait vraiment l'air génial....

Mon fils est maintenant en première, ça fait donc 2 ans qu'il est à l'école internationale et je n'ai que des bons mots.

Ce qui est important selon moi au primaire c'est d'intéresser les enfants à l'école, d'éveiller leur créativité et leur goût d'apprendre afin qu'ils restent longtemps à l'école. Que se soit dans une école publique, privé ou à vocation particulière, le plus important c'est d'être à l'écoute de notre enfant pour voir si le milieu choisi lui conviens réellement.

Au secondaire c'est une autre histoire ;)

Mamounet a dit…

Ici aussi, c'est l'école publique internationale. Nous avons quand même de la chance, c'est à 13 minutes en voiture.

L'école de "quartier" (pas très dans mon quartier) n'était pas plus près (une dizaine de minutes en auto), mais en plus, j'ai entendu des histoires d'horreur à son sujet (style un enfant de maternelle qui balance une chaise à la face de l'enseignante, de nombreux problèmes de comportement mal gérés, etc.). Après un an, ma voisine a même sorti sa fille de là et l'a envoyée au privé... à 35 minutes d'auto du domicile! (fallait qu'elle soit rudement motivée!)

Nous avons beaucoup de chance que Fiston aille dans une école stimulante et pleine de projets. Mais c'est sûr qu'avec la pré-sélection des élèves dès la maternelle, c'est toujours plus facile avec des enfants qui ont une bonne capacité de concentration et une grande soif d'apprendre.

Florence-Élyse a dit…

@Nadine: absolument pour les écoles à vocation particulière. À condition 1. d'habiter dans la grande région - en banlieue c'est très rare 2. de ne pas avoir à faire face à la fameuse liste d'attente.

Mais je crois beaucoup à l'implication des parents au niveau de l'information sur le projet éducatif de l'école, même si parfois, c'est calqué sur un modèle emprunté et juste pour dire qu'ils en ont un (j'en ai déjà vu). La réputation de l'école dans le quartier compte pour beaucoup également dans le choix. En fin de compte, défavorisée ou pas, si l'enfant revient heureux, qu'il apprend, qu'il déveoppe son potentiel social, l'école fait son travail.

Et il n'y a pas que des avantages à l'école privé. Si je compare le cheminement de mes deux filles, bien qu'elles soient différentes, je me rends bien compte que celle qui fréquente le privé est dans un cadre rigide très stricte, ce qui n'est pas nécessairement un avantage lorsqu'elle arrivera au Cegep et devra faire face à l'autonomie et l'absence de codes strictes et de petits-règlements-pour-tout-contrôler. On verra bien une fois rendu là...

Et je dirais, par expérience, que les parents jouent un plus grand rôle dans les écoles publics, sont mieux invités à s'impliquer et ont un plus grand pouvoir (même si je n'aime pas le mot "pouvoir" quand on parle école vs. parent, mais disons qu'ils sont mieux bienvenus à collaborer avec le personnel à tout égard).