vendredi 16 mars 2012
Aaah, les gars!
Dans cet épisode, notre nouveau père (z)imparfait préféré explique à son fils les femmes (en général, même si on s'est parfois -un peu, un tout petit peu- reconnues...) Votre chum va ado-rer. (oui, on a volontairement isolé le mot ''ado'' dans ce mot ;-)
(Pour en voir d'autres.)
mercredi 14 mars 2012
STOP!
Dans ce temps-là, on rêve d'aller dans le sud pour une semaine. Toute seule. La paix. Le silence. Juste soi. On dit à la blague qu'on les vendrait pour pas cher sur Ebay. On rêve de retourner au bureau pour n'avoir que soi à s'occuper et penser/parler à des adultes.
La pression retombe juste avec ces pensées pas fines. Elles nous aident à se détacher quelques secondes de ce qui nous tape sur le gros nerf. Et c'est bien correct d'y penser. On peut être à boutte de nos enfants parfois et ça n'enlève rien à notre amour envers eux. La relation idyllique tout le temps, le bonheur constant sans up&down, aucun emportement, aucune prise de bec? Je n'y crois plus depuis longtemps.
Évidemment, on ne part pas pour le sud et on ne les vend pas sur Ebay (mais on peut faire un câlin à la machine à café du bureau par exemple), mais on s'offre un petit moment pour soi. Parfois, juste s'enfermer dans la salle de bain, la porte verrouillée (sinon on sait ce qui arrive!). On sort prendre une marche. On voit une amie. On se rend chez elle (et zioup! Les enfants disparaissent pour jouer et on a le temps de boire un verre ou un café tranquille), on se met soi-même en réflexion dans notre chambre, on met nos écouteurs sur nos oreilles, etc. On s'évade juste un peu. Parce que des fois, être maman, c'est rushant! Et pas besoin de se comparer avec d'autres parents qui vivent de situations pires, on peut juste ne plus en pouvoir, là, en ce moment présent. Le pire serait d'éviter de dire qu'on est à boutte, qu'on a les nerfs en boule et faire comme si tout allait bien. Mieux vaut vivre notre moment d'à bouttisme et ensuite replonger avec plaisir dans notre rôle de maman, un point dans le dos en moins!
Juste un petit time-out ou un "Je suis tannée!", ça ne fait que montrer qu'on est vraie. Normale. Tellement normale. Alors, dites-moi... que ferez-vous dans votre prochain "time-out"?
lundi 12 mars 2012
Moi, sans enfants
J'aurais sans doute commencé une thérapie pour faire mon deuil d'enfants et supporter de voir une femme enceinte sans avoir le goût de la faire tomber par terre la face en sang. Cette thérapie durerait sûrement encore aujourd'hui, presque 10 ans plus tard. Je me serais donc regardé le nombril pendant tout ce temps. Mon ''moi'' prendrait beaucoup de place. Et je serais sûrement aigrie, malgré la thérapie, parce que je n'aurais jamais réussi à «voir positivement» cet échec.
Je n'aurais sans doute pas franchi le pont vers le 450. On se serait acheté un condo minuscule à un prix de fou, en ville, avec seulement une chambre et un bureau. On aurait un chien qu'on traiterait comme un enfant et qui dormirait dans notre lit (c'était comme ça avant d'avoir nos enfants, ça n'aurait sans doute pas changé... Bon, le chien ne serait plus le même car sinon il aurait 21 ans! ;-)
J'aurais plus de souvenirs de voyages accrochés sur mes murs et je ne saurais plus trop où aller en vacances. Je ne serais pas bien chez nous. C'est clair que je fuirais à la moindre occasion. J'irais voir tous les spectacles, mes RÉER seraient tous passés dans les restos. Je serais un Guide Restos Voir ambulant, un peu blasée de l'huile de truffe. Je sortirais encore dans les bars et je saurais quel est le drink in à commander. J'irais chez le coiffeur régulièrement, je ferais du shopping les jeudis soirs au centre-ville, j'irais au cinéma les vendredis soirs et parfois le dimanche après avoir fait la file pendant une heure pour un brunch sur le Plateau. J'aurais vu tous les films en nomination aux Oscars, aux Césars, aux Jutra et je saurais qui est Anne Émond. J'aurais plein de sacoches, dont certaines en matériaux recyclés qui coûtent la peau des fesses, et je me paierais des crèmes pour le visage à 80$ le 80 ml. Je n'aurais pas les pieds râpeux et je partirais souvent en weekends dans des auberges aux quatre coins du Québec avec mon amoureux (qui serait sans doute le même, je crois bien) car je serais toujours fatiguée. Je vivrais dans un tourbillon pour avoir l'impression d'avoir une vie bien remplie.
Je gâterais les enfants de mes amis avec un pincement au coeur. Je leur servirais tous mes bons conseils sur la façon d'éduquer leurs enfants... et je braillerais tout le long en traversant le pont sur le trajet de retour (ce que je faisais, je l'avoue, avant d'avoir des enfants). Je ferais sans doute du bénévolat. Je serais une Grande Soeur, j'aiderais du monde, ça me ferait du bien. Je participerais à des campagnes de financement, j'irais marcher pour des causes, je taperais sur les nerfs de mes proches avec tous mes projets à financer.
Mais j'aurais peut-être quand même un ou deux enfants. La banque mixte du Québec nous avait appelé pour poursuivre les démarches d'adoption le lendemain de mon retour de l'hôpital avec Lolo. Ça faisait deux mois que je passais mes journées en néonatalogie à l'hôpital Sainte-Justine. J'étais désorganisée d'être tout à coup à la maison sans appareil pour me dire si son coeur tenait bon (ou non). J'ai annulé toutes les démarches et les années d'attente en un seul coup de fil. La dame m'a souhaité bonne chance avec mes triplés et c'était réglé. Mais cet appel aurait pu donner un tout autre sens à ma vie, à ce moment-là.
C'est fou la vie pareil! (quand on s'arrête deux minutes pour y penser!) Vous aussi, votre vie s'est sûrement tracée à un moment précis, par un choix que vous avez fait, une décision qui a changé le cours des choses.
«Rien n'arrive pour rien.» C'est la phrase et le conseil le plus éculé qui soit mais il reste tellement vrai, malgré tout. J'aurais sans doute trouvé mon bonheur, quelle qu'aurait été ma vie, mais je suis franchement heureuse qu'elle se soit déroulée ainsi. Avec trois enfants qui ne cessent de m'étonner... et aucune idée du drink in à commander dans les bars! (le mojito, c'est out, hein?)
lundi 5 mars 2012
Merci la relâche!
Merci la relâche...
... cinq jours de vacances de lunchs!
... on a fait le plein de livres à la bibli et à la librairie, on ne devrait pas s'ennuyer! (et on va avoir le temps de les lire!)
... on a mis notre cadran à «off» pour la semaine!
... pas de pression pour des repas compliqués: on a remplis le frigo de trucs faciles (jambon et dinde en tranche, différents fromages, olives, fruits, légumes (déjà arrangés!), yogourt, etc.). On a fait un chaudron de soupe facile à réchauffer! L'idée? Un «self service» en permanence pour les petits... et pas trop de soucis pour les grands!
... car on invite des amis des enfants car - c'est étrange, mais toujours comme cela! - quand ils sont avec des amis, on les entend encore moins! Génial!
... on va aller au bowling! Du bonheur à petit prix!
... on va pouvoir ressortir les ensembles de bricolage reçus à Noël (qu'on avait volontairement caché en prévision de la relâche!) et «amuser» les enfants sans avoir à chercher tout le matériel nécessaire partout dans la maison!
... on apprend aux enfants une seule chose cette semaine: le bonheur de s'ennuyer, de ne pas avoir d'horaire et surtout de ne pas savoir ce qu'on va faire dans une heure/après le souper/demain. «On verra!»
... on ira prendre un cappuccino (et les enfants un chocolat chaud!) dans un café tranquille un matin (avec nos livres!)... jusqu'à l'heure du dîner!
... on ira déjeuner au IKÉA (pas cher!) pour aller fouiner un peu et finir par installer une tablette dans l'entrée. La relâche permet de faire quelques mini rénos!
... on ira peut-être au cinéma mais en avant-midi si possible! Même si c'est la relâche, il n'y aura pas foule! Pour les plus motivés, il y a le Festival international de cinéma pour enfants de Montréal. Sinon? On louera des films qu'on écoutera tous collés sous une doudou avec popcorn et chip à volonté! (C'est la relâche!).
... il y a de la neige , alors ouste! Les enfants, dehors! Et on n'a pas besoin d'y aller (à moins que ça nous tente!)! Ils s'y amusent bien tout seul (et on pourra lire encore un peu!). On leur prépare un chocolat chaud quand ils rentrent et on met un extra crème fouetté (merci les bonbonnes!) !
... on a le droit de dire aux enfants «amusez-vous tout seul» si on n'en a pas le goût! C'est ok! On n'est pas des G.O. Et une relâche, c'est fait pour «relâcher», alors profitez-en aussi! On fait des trucs qu'on aime ou on dit aux enfants de se débrouiller...! Ils ne s'en porteront pas plus mal! Et si vous avez besoin de vous déculpabiliser, on a ressorti pour vous notre charte des droits des (Z)imparfaites pour la relâche
La charte de la relâche des (Z)imparfaites:
- Nulle mère n'est obligée de se transformer en G.O pendant une semaine.
- Ne pas partir à Walt Disney n'est pas un crime passible de voir débarquer la DPJ à la maison.
- Devant les éventuelles chicanes entre les membres d'une fratrie, maman a le droit d'ignorer, de plonger dans le déni, de fuir et de s'enfermer dans une pièce sombre.
- Ne pas accepter spontanément de garder les ti-zamis parce que soit leurs parents travailleurs n'ont pas pensé les inscrire au camp de jour, soit ils se sont dit que ce serait plus économique de trouver une famille bénévole à exploiter.
- Avoir le droit de ne pas souligner la semaine de relâche. C’est toujours l’hiver, il fait frette et la neige est dégueu, plein de bonnes raisons de continuer à rester chez nous.
- Le ménage peut faire relâche un ti-peu (beaucoup?) aussi!
- S'emmerder à ne rien faire fait partie de l'apprentissage de tout enfant.
- Aller voir les chèvres et la grosse truie (qu'on a jamais vu bouger) au Centre de la nature de Laval PEUT être considérée comme ZE super activité de la semaine (pis c'est gratisse!).
- Envoyer les enfants jouer dehors pendant au moins une heure pour pouvoir lire tranquille!
- Nulle maman ne doit se sentir coupable si jamais la mauvaise pensée «J'ai tu hâte que la ?*?%*?%% de semaine finisse» lui traverse l'esprit.
- Avoir hâte à lundi, c'est permis!
- Coucher les enfants hyper tôt dimanche pour pouvoir regarder la grosse soirée télé!
- Une p'tite question comme ça: vous n'aviez pas un 5 à 7 à l'agenda cette semaine?
Sur ce, on vous dit à lundi prochain. On fait relâche d'ici là!
vendredi 2 mars 2012
La vie (un peu trop) en rose

Et encore moins ceci:

Question: les petites filles doivent-elles avoir des jouets roses ou mauves désormais pour s'amuser?
Comprenez-moi bien. Je saisis tout à fait l'idée de génie marketing derrière ces jouets offerts en version «fille». Mais je m'explique mal pourquoi, sous le prétexte qu'on est une fille, on doive s'amuser dans un univers 100% rose bonbon.
Les filles sont-elles plus attirées par les Mega Bloks parce qu'ils sont roses? Peut-être. Mais elles risquent malgré tout de s'en servir comme «collation» dans une assiette dans leur jeu symbolique préféré (qui les attire généralement davantage que la construction de tours, quand bien même on appelle ça des «châteaux de princesses»).
Tirer un petit chien, jouer avec un téléphone ou s'amuser avec un piano, qu'il soit rose, bleu, jaune ou vert, qu'est-ce qu'on s'en fout! Je ne comprends pas pourquoi, après des décennies de jouets unisexes tout à fait adéquats offerts dans une variété de couleurs primaires, on multiplie les jouets pour en faire des versions filles et des versions gars. Les filles seraient-elles devenues allergiques au rouge et au vert?
La différence gars/fille est innée. Je l'ai constatée tous les jours avec mes triplés. Lolo avait tous les jouets de filles à sa disposition et il n'a jamais touché à une Barbie à part pour la «sauver» avec ses figurines de super héros. Il y a déjà suffisamment de jouets pour filles qui ne s'adressent pas aux gars et vice versa alors pourquoi vouloir répéter le même pattern pour les jouets qui, jusqu'à maintenant, se «partageaient»?
Re-comprenez-moi bien. Je ne lance pas la Coalition anti-rose. Je ne suis pas frustrée. Je ne porte pas de jugement gratuit (......). Je lance un sujet et on en jase (c'est ça l'idée du blogue...)
Mes filles ont choisi la couleur de leur chambre commune il y a 3 ans. Lili a choisi rose pâle et Momo rose foncé (donc, elle est pas mal rose!). Leur univers est girlie au max. Paillettes, princesses, diadèmes, sacoches, papillons, caniches, posters de Justin Bieber avec des coeurs brillants collés dessus, name it! Tout est là! Si je leur offrais de la redécorer, elles me vireraient tout ça en mauve. Alors, tant qu'à changer 4 trente sous pour 1$, je vais attendre un peu pour la métamorphose. La «phase du rose» existe et vient bien assez tôt toute seule... est-on obligé de leur faire commencer ça dès l'âge de 12 mois?
mercredi 29 février 2012
Fréquenter une monoparentale?
C'est plus compliqué qu'une femme sans enfant? Probablement. C'est sûr qu'il y a des horaires, des semaines de garde, des "switch", un enfant qui pleure la nuit, le retour dans sa vie de la gastro, l'écoute de Toupie et Binou, des attaques sans relâche vers son système immunitaire jamais au prise avec des petits virus environ 11 mois sur 12, l'apprentissage de la marche en se trainant les pieds pour ne pas piler sur une voiture en pleine nuit et se bousiller un orteil (ou s'écraser par terre!), un tout nouveau 5 à 7 avec des devoirs et une préparation de souper en même temps, les élans amoureux entrecoupés de petits bruits dans la chambre d'à-côté et de "maman, j'ai fait un cauchemar!", de levers beaucoup plus tôt, d'une blonde qui s'endort parfois bien tôt parce qu'elle est crevée de sa journée (de fou!), de dents qui branlent (et la peur qui va avec), des nez à moucher, la renaissance du père Noël (et des cadeaux!), les visites au zoo et le bowling, etc. Et ça vient aussi avec la maman, habituée à gérer la maisonnée à sa façon et à mener de front mille trucs en même temps. Une femme qui a du guts, un boulot, une carrière, une indépendance, des rêves, des projets et tellement pas de temps pour tout réaliser. Une femme avec ses paradoxes toutefois: une fille forte, mais aussi qui verse des larmes les jours où ses enfants ne sont pas là (eh oui! Elle ne tombe pas nécessairement sur le mode "party"; pour elle, ses enfants même s'ils ne sont pas là physiquement, ils le sont toujours dans sa tête et son coeur). Eh oui! C'est pas facile tout le temps. Mais de là à dire que fréquenter une mère monoparentale demande une patience à toute épreuve, j'ai des doutes. Entre une fille indépendante et autonome, qui sait ce qui veut, qui fonce et qui avance droit devant et une célibataire sans attache (aucune), mais insécure et dépendante, il me semble que je choisirais la mono!
On a plein de bons côtés! On est indépendante, fière, débrouillarde et organisée. On a lâché prise sur un paquet de trucs. On ouvre peut-être plus souvent de bouteilles de vin que les autres (on a pris cette habitude dans les bouts plus rough!). On sait ce que l'on veut (et non, M.Marsan, on ne cherche pas la perfection! On haït ben cela la perfection!). On n'a pas de temps à perdre. On ne vous fera pas niaiser.
Bref, peut-être que Jean-Sébastien Marsan tremble devant une mono, mais peut-être que n'importe quelle fille sûre d'elle, à son affaire, qui en a déjà vu d'autres, qui sait quoi faire de sa vie et qui va chercher son bonheur (et ne l'attend pas) lui fait peur. En conclusion: s'il aime les contes de fées et rêve de "sauver" une princesse, j'ai des DVD à lui prêter. Les monos, elles, ne demandent pas à se faire sauver... désolée!
lundi 27 février 2012
Rater sa sortie
Je déteste rater mes «Au revoir» en quittant la maisonnée pour aller au boulot le matin. Je me rends compte que ça m'arrive un peu trop souvent à mon goût alors je m'oblige à l'avouer sur ce blogue aujourd'hui pour me sentir encore plus cheap la prochaine fois que ça se produira.
Parfois, c'est parce que je suis pressée, d'autres, parce que je me suis levée du mauvais pied, d'autres encore parce que les enfants s'obstinent dès le saut du lit et me mettent en furie. D'autres parce que j'ai mal dormi. Bref, toutes les raisons sont bonnes (un peu trop) souvent pour que je dise un «Bye-bye-bonne-journée-amusez-vous-apprenez-bien-bisous-bisous» à la sauvette.
Et ce n'est qu'une fois que j'ai franchi la porte (de l'autobus ou du train) que je me rends compte que j'ai raté ma sortie. Et je me trouve poche. Et j'ai hâte à mon retour pour réussir mon entrée et effacer ma micro-angoisse de la journée.
Voilà, c'est dit. Maintenant que c'est énoncé, ça ne risque plus (ou ça risque moins) de m'arriver.
Et vous? Y a-t-il une petite angoisse que vous aimeriez avouer ou partager pour vous en libérer?
vendredi 24 février 2012
Et demain...
Elle n'en a jamais eu assez. Vous vous souvenez des cris et des pleurs. Ce n'est pas si loin dans ma mémoire. Et du sentiment d'impuissance parce qu'on a tout essayé pour calmer le bébé en furie et que là, on ferme la porte de notre chambre pour s'y enfermer dix minutes. Pas pour être heureuse de le laisser. Mais pour se sentir à bout de nerfs. Pour pleurer.
Et puis, il y a des fois où on sait que c'est du caprice. Oui, je crois que des enfants ont des caprices. Ils sont même dotés d'un flair incroyable pour trouver nos failles et nos faiblesses pour habilement jouer avec elles. Les pleurs, le chignage et les cris en font partie.
Être toujours là pour son enfant, bien sûr que c'est le souhait de tous les parents. Mais la première chose aussi qu'il faut apprendre c'est que notre enfant doit "vivre" aussi sans nous. Faire confiance à d'autres personnes. Aller vers les autres. Notre devoir, même si c'est étrange, c'est de les amener à pouvoir justement se passer de nous un jour ou l'autre. De les rendre autonome. Tomber, ça fait mal. Ça écorche autant le genou que l'orgueil. Si quelqu'un est toujours là pour nous empêcher de tomber, d'avoir mal, pour nous surprotéger, on n'apprendra jamais à se relever. Et dans la vie, il faut se relever. Toujours. Et une fois de plus que le nombre de fois qu'on a planté.
C'est bien beau le principe de vouloir toujours être là et lui éviter toutes les souffrances. De lui dire qu'il est exceptionnel et que rien ne lui arrivera. Mais un jour, notre enfant aura 26 ans et il aura besoin de se relever. Parce qu'il va tomber. Et un jour, demain, on ne sera pas toujours là.
mercredi 22 février 2012
Respirer son bonheur, ça vous dit?
J'ai vécu une succession de malaises (dont entres autres la question suivante: Guy A.: «Penses-tu qu'un enfant dont les deux parents travaillent 40 h puisse être heureux?». Jacinthe: «NON!») jusqu'à mon plus grand quand elle affirme qu'elle nage dans le plus parfait bonheur. Elle est complètement heureuse. Totalement. Son livre s'appelle même «Respirer le bonheur».
En la regardant, je ne voyais pas cela. Je voyais une fille qui essayait fort de convaincre tout le monde qu'elle était heureuse, mais ne l'était pas vraiment. Ça m'a presque fait de la peine. Presque.
Trop de bonheur, c'est comme pas assez: ça n'a rien d'attirant pour moi. Quand tu te dis ultra-malheureuse, tu ne vois peut-être pas ce qui se passe autour. Quand tu te dis ultra-heureuse, tu fais peut-être l'autruche sur ce qui cloche et t'achale un peu. Les extrêmes, je ne suis pas très bien avec cela.
Donc... malaise.
Je la trouvais «fausse». Même ses attaques contre les mères ou les parents qui travaillent, la méthode du 5-10-15 pour endormir l'enfant, ses choix pro-pro-bio, pro-poneys et pro-lapins, ça ne m'atteignait pas. Je la voyais juste un peu déconnectée de la vraie vie... Loin. Heureuse, peut-être. Tant mieux. Mais moi je ne voudrais pas respirer son bonheur. Il n'est pas le mien.
Ça doit être cela un peu, le truc avec le bonheur. On doit respirer le sien, pas celui des autres. Alors non, en écoutant Jacinthe, je ne me suis pas sentie coupable. Je lui laisse sniffer son bonheur. Le mien, je trouve, sens meilleur... nous! J'espère que le vôtre sent ce que vous voulez qu'il sente... vous !
mardi 21 février 2012
Fières d'être (Z)imparfaites!

Parce qu'on vit notre imperfection au grand jour, sans se cacher, sans - surtout - en avoir honte... : lisez l'article Éloge de l'imperfection dans La Presse aujourd'hui.
Et on va continuer la déparfaitisation, promis! Parce que c'est bien plus l'fun ainsi!
Bonne journée!
lundi 20 février 2012
Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 55)
Tu coupes tes légumes pour une soupe et tu n'en finis plus de couper des légumes quand tu entends Lili dire: «Tu devrais vraiment commander un Cut n Cup, c'est seulement 19,99$ en plus!»
Tu te rends compte que tu as oublié de recharger ta carte Starbucks avant de partir pour le boulot un matin de grand besoin caféiné et tu entends Lili dire: «Tu te prendras un latte chez Tim Horton, ils sont juste 1$!»
Et tu te dis qu'il est vraiment plus que temps, après 6 semaines d'immobilisation, qu'on lui retire son plâtre et qu'elle arrête de regarder la télé!
vendredi 17 février 2012
Nos enfants dans du papier-bulles
À l'ère où les disparitions et les agressions d'enfants nous trottent (toujours un peu) dans la tête -même involontairement- elle s'efforce d'aider les parents à accorder une confiance absolue à leurs enfants. Cette chroniqueuse du défunt New York Sun a défrayé la manchette pour avoir laissé son fils de 9 ans déambuler jour après jour dans le métro de New York pour se rendre à l'école. Elle a défendu son choix sur toutes les tribunes aux États-Unis alors qu'elle recevait des plaintes de toutes parts.
Pas mal plus (Z) que moi la madame! Je dois avouer qu'avec tous les «Attention!», «Tiens la rampe!» et autres mesures de sécurité dont je bombarde mes enfants, j'aurais mieux fait parfois de les emballer dans directement du papier-bulles! (j'en aurais économisé des pansements, du désinfectant sans douleur et du Polysporin!) Il faut dire que Momo perd l'équilibre à la moindre dénivellation en raison de son handicap et que Lolo est parfois un peu trop dans son monde (dois-je rappeler qu'il est TED...) pour traverser la rue sans que je lui rappelle un énième de vérifier s'il n'y a pas de voitures qui arrivent... juste avant qu'il ne parte en courant et file en ligne droite de l'autre côté de la rue.
Qui laisse ses enfants jouer tout seul dans le noir sur le bord d'une rivière de nos jours? Faudrait être totalement irresponsable (ou avoir le goût de passer la semaine à parler à des journalistes)! Mais, même sans verser dans l'extrême, il reste que nous sommes facilement surprotecteurs avec nos enfants.
Qu'est-ce qui nous a mené jusque-là? On s'entend que ça ne vient pas de notre modèle parental! Notre génération roulait sans ceinture de sécurité les vitres fermées dans une voiture emboucannée en buvant de l'orange Crush et en mangeant du Kentucky!
Je n'ai pas de réponse à cette question... Fait-on moins confiance à nos enfants? Est-on trop informés de tous les dangers possibles et impossibles? Qu'en pensez-vous?
mercredi 15 février 2012
La folie du ménage
Je l'ai déjà dit. Je la dis encore des fois. Je l'ai entendu un millier de fois.
Mais je me soigne.
J'aidécidé que oui je faisais du ménage. Mais je ne faisait pas une maladie du ménage. Oui, chez moi quand vous entrez, il y a des revues qui trainent partout (C'est en grande partie... ma job et mon revenu!), des livres (c'est aussi ma job, mon plaisir et celui de MissLulus), des figurines de superhéros et des mini-autos, des piles de DVD, des bottes et des souliers pêle-mêle, des crayons, des papiers, des post-it, mon bureau, des bijoux, des vernis à ongles, des jeux de société empilés, des dessins sur le frigo, un bac rempli de crayons (qui débordent), des miettes de pain par terre, des verres qui trainent, des cahiers à colorier, etc.
Je me suis longtemps battu contre tout cela. Jusqu'au jour, où je me suis dit que c'était vivant! C'est moi! Et c'est tout!
Ma maison est vivante. Bien sûr, je ramasse, je classe, je ramasse, je range, je frotte, j'époussette et hop! en moins de deux, c'est revenu comme avant! Que voulez-vous, on vit! et si on vit, on apporte des choses dans le salon, on les traine dans la cuisine, partout. On vit, on est là, on existe, on échange. Ça vient avec.
Des fois, j'éprouve même un certain malaise avec un décor digne d'un magazine. ultra épuré, avec rien qui dépasse. Pas une seule traînerie. On dirait que personne n'y vit. En tout cas, chez nous, c'est clair quand on ouvre la porte, on sait que la maison est ultra habitée! Je n'aspire plus à la rendre parfaite comme une page de revue de déco. Même IKEA ne vend plus ses meubles en présentant un décor épurée. Il y a du stock, beaucoup de stock, car on vit ainsi. Leur slogan: «Vive la vie à la maison!». Et c'est ce que j'aime: qu'il y ait de la vie à la maison. Je me vois mal dire à mes enfants de jouer que dans leur chambre sans venir me raconter le bout d'histoire qu'ils viennent d'inventer avec leurs trois toutous et huit figurines... même s'ils les laissent dans le salon ensuite. Avant, quand je recevais, je rangeais minutieusement la salle de jeux. Tellement inutile: cinq enfants lâchés lousse pendant une soirée et ça ressemblait à un champ de bataille. Ouin pis? C'est cela le but! Désormais, je m'assure simplement qu'il ait de la place pour jouer et on rangera après (pas avant!).
J'ai lu une phrase sur le blogue d'une amie qui résume le tout et que j'adopterai: «Excuse me, my childfren are busy making memories here». Je ne veux plus m'excuser pour le ménage non-fait. On s'en fout! On ne parle pas d'un total bordel, crasseux, on parle juste d'une maison qui respire la vie! Je ne me gêne pas pour accueillir mes amis dans mon environnement imparfaits. Ils sont bien aussi. On a justement plus de fun ensemble que chacun de notre côté à essayer d'avoir le dessus sur notre ménage respectif! Et on fait pousser des souvenirs tous ensemble!
lundi 13 février 2012
C'est donc ben niaiseux!

Je ne m'en rends pas vraiment compte jusqu'à ce que j'entende, quasi en choeur: «Mais c'est donc ben niaiseux!». J'ouvre alors les oreilles. Et là, ils s'animent et se mettent à juger et à critiquer les gens qui accumulent les coupons rabais compulsivement. «Ben voyons donc, ils vont faire quoi avec des centaines de Menthos?», «Ils n'ont pas d'autre chose à faire dans la vie?!», «J'aurais tellement honte d'avoir un gros panier d'épicerie avec cent fois la même chose dedans!».
Sur le coup, je me suis dit que mon devoir de mère me dictait d'aller leur expliquer que ces gens-là souffrent d'une obsession compulsive, que c'est une maladie mentale, qu'ils ont besoin de soins psychiatriques mais, mon côté (z)imparfaite a vite pris le dessus.
S'il y a une valeur que je veux inculquer à mes enfants, c'est bien d'avoir un esprit critique et du jugement. Et pour développer son jugement, eh bien, il faut savoir juger. «Noooon, c'est pas fin ça!», me direz-vous?
Juger fait partie de la vie. Tout le monde juge et tout le monde se fait juger. Et ceux qui disent «Oh moi, je ne juge pas!», je ne les crois pas! Rien ne sert de se faire croire qu'on vit tous dans le merveilleux monde de Walt Disney et que tout-le-monde-il-est-beau, tout-le-monde-il est-gentil. «Tsst, tsst, vous jugez!», peut-on lire parfois dans les commentaires sur ce blogue. Ben oui, on juge car on n'accepte pas n'importe quelle connerie dans la vie sous le (faux) prétexte qu'il faut vivre et laisser vivre. Parfois, la connerie mérite d'être pointée du doigt (tsé, les enveloppements corporels dans la bouette qui cuisent le monde par en-dedans...)
Alors, j'ai laissé mes enfants exprimer le fond de leur pensée devant la télé. Échanger, critiquer, juger.
Puis, je suis allée ajouter 2-3 bémols à ce qu'ils avaient exprimé. Mais je ne les ai pas censurés. Car c'est ça aussi, vivre et laisser vivre!
vendredi 10 février 2012
Connaissez-vous Burquette?
Née de l'imagination de Francis Desharnais, Burquette charme avec son humour, son ton et ses réflexions (et celles de son papa). Voilà qu'elle s'anime aussi sur vidéo.
(pour voir les 6 épisodes, cliquez ici)
Aussi, chaque semaine le bédéiste présente une nouvelle BD où Burquette "jase" d'un sujet chaud de l'actualité récente (la corde du sénateur Boisvenu, le procès Shafia, Nathalie Normandeau au privé, etc.).
Vous aimez?
mercredi 8 février 2012
Un avant-goût de fin du monde
Allez dans un lieu public, déplacez-vous et accrochez «accidentellement» une autre personne (dans une rangée bondée à l'épicerie, dans un wagon de métro, au service de garde de l'école) et observez ensuite la réaction de cette personne. Plus souvent qu'autrement, vous aurez droit à un regard qui jette des éclairs. Et, même si vous vous excusez avec un sourire, vous aurez droit à un air bête de première.
Je ne sais pas ce qu'il y a dans l'air mais, depuis quelque temps, tout le monde est sur le gros nerf. Le gros gros nerf. Personne ne veut se faire toucher, toiser, regarder, parler. L'humour s'est perdu en chemin, on dirait bien.
J'sais pas pour vous mais moi, quand le conducteur du métro pile sur le frein et que tous les passants revolent dans tous les sens, ça me fait rire. Je ne peux pas m'en empêcher. Parce que c'est une scène hilarante, un moment loufoque digne d'un Chaplin dans le train-train quotidien. Mais la majorité des gens bougonnent, chialent ou s'impatientent, les yeux au ciel. Les 2-3 personnes qui sourient se sentent gênées et s'empressent de se cacher la face dans leur foulard.
En cette année de soi-disant fin du monde, on dirait que la bonne humeur a foutu le camp et même qu'elle est devenue suspecte. Si tu ris trop, si tu sembles trop bien, eh bien... c'est clair tu es sur les antidépresseurs! Comme si ça ne se pouvait juste plus, en 2012, d'être simplement bien dans sa peau.
Le monde est de plus en plus coincé, frustré, sévère, pressé, stressé, impatient, intolérant, intransigeant. Les klaxons retentissent au moindre départ un peu lent sur une lumière verte. L'autodérision (qui nous sauvait de tout cela auparavant!) est devenue source de frustration extrême (on tient en exemple notre palmarès annuel des pires prénoms qui a causé un cataclysme cette année alors que, les années précédentes, tout le monde prenait ça à la légère, sourire en coin -comme il se doit- comprenant bien qu'il s'agit d'un clin d'oeil -un peu grinçant, soit!- et non d'une incitation à l'intimidation!)
J'injecterais bien une dose d'insouciance, de légèreté et de fous rires dans notre société frustrée et méga-stressée.
C'est paradoxal quand même que les salles des humoristes soient toujours pleines mais que, dans la vraie vie, peu de gens soient capables de rire des travers du quotidien. Payer 75$ pour rire artificiellement de ce qui les met sur le gros nerf tous les jours, ça me laisse perplexe...
lundi 6 février 2012
Une maman pour jaser
C'est la phrase que j'aime le plus au monde. Oui, oui, plus que «je t'aime, maman!» car elle renferme tout ça à la fois.
Et je l'entends au moins une fois par jour de Momo, Lolo ou Lili. Y'a pas une journée où mes enfants n'ont pas une chose extrêmement importante à me dire, juste à moi. Évidemment, l'importance du secret ou du souci à partager est relative à 8 ans mais je suis toujours preneuse. Soit je lâche tout illico (particulièrement quand ça me permet de refiler une tâche domestique à TriplePapa!), soit je leur fixe un rendez-vous un peu plus tard en journée. Et, croyez-moi, à l'heure pile, j'ai ma petite tape sur l'épaule. «Maman, on peut jaser?»
Mais ce que j'aime encore plus, c'est entendre: «Avec toi, on peut tout dire» ou encore «Tu as toujours une solution». Quel que soit le secret ou le tracas -ou la bonne nouvelle à partager dans l'intimité sans vouloir faire de la peine au frère ou à la soeur- j'aime que je leur inspire assez confiance pour qu'ils me choisissent moi -et pas TriplePapa!- pour me faire leurs confidences.
Bien sûr, quand je ne trouve pas la solution, je leur dis d'avoir confiance et que ça me viendra pendant la nuit et j'en profite pour tout raconter à TriplePapa qui, la plupart du temps, est le plus créatif pour trouver des solutions à des problèmes qui n'en sont pas vraiment. À deux, on forme une super équipe de gestion de mini-soucis mais ça, les enfants n'ont pas à le savoir.
Pour l'instant, c'est moi la Queen! Et je compte bien entretenir avec soin ma réputation!
vendredi 3 février 2012
Dire «OUI» ou dire «NON» ?
De l'autre, il y a aussi des campagnes comme Tout commence par un oui qui nous poussent à changer quelques «non» en «oui» le plus souvent possible quand on en a envie et surtout pour ne pas s'empêcher de faire des trucs cools juste parce que c'est plus pratique ou facile de dire non (il paraitrait qu'on dit "non" à 64% aux demandes de nos enfants de passer du temps avec eux pour des raisons comme le manque de temps, le budget ou le manque d'énergie... je vais voir dire la plupart de leurs demandes n'exigent pas grand chose de ces trois catégories si on y pense bien!). On aime bien, en effet, dire «oui» aux petits trucs spéciaux comme des beignes le jeudi soir (ben oui, on mange des beignes... pas faits maison et acheté chez Tim et... sans culpabilité!!), lire une deuxième histoire avant le dodo, laisser les enfants regarder un 2e film d'affilée un dimanche après-midi, aller prendre un chocolat chaud, aller magasiner, jouer à un jeu de société le lundi soir, sauter le soir du bain, etc. Du coup, on se sent bien.
On dit «oui» ou on dit «non»?
Finalement, ne faudrait-il pas dire tout simplement ce qu'on pense vraiment ou ce qu'on souhaite le plus? S'assumer, quoi! Avec tout ce que ça implique. À commencer par notre propre bonheur.
mercredi 1 février 2012
La malbouffe, le cinéma et les fêtes d'enfants
Vous vous en doutiez sûrement: le combo pour enfant avec maïs soufflé, boisson et friandise (oeuf Kinder, jujubes...) n'est pas bon pour la santé!
Nooon???!!!!
Et les frites, les pogos et les poutines offerts dans les casse-croûte des zoos, parcs d'attraction, centres d'amusement et autres lieux d'intérêt pour les enfants non plus!
Nooon???!!!!
Et les menus que ces lieux offrent pour les fêtes d'enfants sont tout aussi «outrageants»!!!!
Solutions aux parents outrés :
1. Apportez votre lunch (ou achetez des sandwichs/crudités à l'épicerie en chemin pour ceux qui ne sont pas capables de cuisiner et chialent toujours sur la bouffe)
2. Sortez du lieu maudit, allez manger ailleurs et revenez (ben oui, ça se fait, ils vont vous mettre une tite-étampe.... bon, c'est sûr que l'encre, c'est peut-être cancérigène...)
3. N'achetez pas de bouffe au cinéma (oui, c'est possible, personne ne vous y oblige! mais, svp, n'apportez pas vos crudités, ça crounche-crounche vraiment trop fort!)
4. Ne fêtez pas vos enfants dans ces lieux (ils vont finir par y aller quand même... lorsqu'ils seront invités par un ami dont les parents sont moins stiff!)
5. Préparez vous-mêmes les 50 sandwichs et les salades pour les invités de la fête, vous allez voir que c'est pas mal plus long à faire qu'une série de hot-dogs sur le barbecue! (En plus, il va vous en rester pour 45 lunchs car les petits ne vous sauteront pas dessus pour remplir leur assiette!)
Sérieusement, allez-vous si souvent au cinéma pour qu'un popcorn, voire un terrible sac de M&Ms, soit source d'obésité? C'est la consommation à la maison qui est le vrai problème. Cessez d'accuser la Terre entière si vous cédez pour acheter la paix entre vos murs. Et si vous avez un comportement alimentaire irréprochable à la maison, y a-t-il vraiment du mal à lâcher du lest une fois de temps en temps, lors de fêtes et de sorties spéciales? (ça le dit: spécial, pas ordinaire, coutumier...)
Personnellement, je propose toujours les sandwichs et les salades offertes dans les cafétérias et casse-croûte des zoos et centres d'amusement aux enfants (oui, il y a toujours une option plus santé!) mais ils veulent inévitablement manger du fast-food. Parce que ça fait différent, justement, des sandwiches et des salades qu'ils mangent en lunch et à la maison. Que mangiez-vous à leur âge lors de ces sorties spéciales? Une salade césar au poulet grillé (qui, en passant, frôle le même nombre de calories qu'un hamburger)? On fait 2-3 sorties de ce genre dans une année. Si mes enfants devenaient gros, je n'irais pas pointer du doigt ces établissements mais moi-même... pour les repas et les lunchs que je leur prépare et qu'ils mangent au quotidien à la maison.
En mangez-vous tous les jours de la barbe à papa? Oui, c'est du pur sucre, sans protéines, ni fer, ni vitamine D, mais ça rajoute au plaisir! Ils en mangent tous les jours des crudités et des yogourts, on ne peut pas les laisser tranquilles lors des jours de fête?
Au lieu de toujours délirer avec les calories et l'obésité, on devrait aussi leur apprendre à savourer le plaisir quand il passe et, surtout, à le faire sans culpabilité. Ça leur évitera sûrement de vider une boîte de biscuits d'un coup, après des semaines de privation, une fois devenus adultes!
lundi 30 janvier 2012
Marcher ensemble, main dans la main
Mais j'ai pas toujours le goût de leur laisser la main. Pour moi, il n'y a rien qui fait autant craquer mon coeur que de sentir une petite main toute chaude se glisser dans la mienne. Et on marche ensuite ensemble. Pour moi, c'est la preuve ultime pour leur démontrer que je suis là pour eux. On marche ensemble sans que l'un ou l'autre ne tire ou ne traîne (ou se fait tirer ou traîner!). Et c'est, pour moi, toujours touchant de voir des parents et des enfants marcher ensemble main dans la main. Pour aller à l'école, au service de garde, à l'épicerie, au cinéma, partout. Je les regarde. Je souris.
Et mon coeur se serre un peu quand je vois des enfants marcher dix pas derrière leurs parents ou l'inverse dix pas devant eux. Éloignés. Distants. Surtout quand les enfants sont petits. Ça me bouleverse.
Marcher, main dans la main: c'est être complice! En équipe. Ensemble.
Hier, pendant Star Académie, MissLulus a été touchée de voir les parents des candidats être si heureux et émus devant leurs "grands" enfants. Moi aussi, je suis comme cela. Et je lui ai dit que les parents, on est là pour les appuyer, les soutenir et les encourager même si on ne les tient pas par la main, physiquement! Même quand ils sont grands!
- Si j'allais là, tu m'encouragerais comme cela?
- Absolument!
Elle a souri. Contente.Presqu'émue.
Mais j'ai cru bon de spécifier que si c'était pour Occupation Double: nooooooooo way! Et je ressortirais plutôt mon sac de papier!
vendredi 27 janvier 2012
Réinventer la roue
Celles et ceux qui n'ont pas d'enfant d'âge scolaire, préparez-vous! Les mathématiques, science millénaire s'il en est, ont changé! Sachez qu'on n'additionne et ne soustrait plus en commençant par les unités et en «retenant un». Nenon!!! On fait ça de gauche à droite maintenant! Et quand ça ne marche pas, on fait un cercle et on pousse la dizaine de la gauche vers la droite et ainsi de suite. Et cette méthode révolutionnaire se nomme la technique du cercle!
OK, un matin, des pédagogues se sont vraiment dit: «Aie! Ce matin gang, on va se casser la tête pour trouver une autre façon de faire des additions et des soustractions!» Euh?! Ça marchait déjà! Depuis toujours, on calculait en commençant par la droite, pourquoi en trouver une autre qui commence par la gauche?!!! (pour que les parents se sentent vieux et dépassés devant leurs enfants?) S'il y avait une chose que je croyais qui n'aurait pas changé dans le parcours scolaire, c'est bien les additions et les soustractions! Ben non!
Devant notre double air éberlué, rempli d'incompréhension, Momo s'est faite rassurante:
«C'est pas grave, ma prof nous avait averti que nos parents ne comprendraient pas!»
C'est pas la méthode qu'on ne comprend pas, c'est pourquoi ils en ont inventé une nouvelle! En quoi l'autre ne faisait plus l'affaire? Chers profs lectrices, expliquez-moi! Il doit bien avoir une raison qui m'échappe (j'espère!)
mercredi 25 janvier 2012
La fin des photos d'école
On sera peut-être l'une des dernières générations à avoir de telles photos.
Pourquoi?
a) Avant, les photos d'école constituaient presque la plus grosse partie de nos photos d'enfants. Nos parents ne nous mitraillaient pas avec leur iPhone.
b) Vous avez vu les horreurs qu'on nous propose aujourd'hui, avec multitude de fonds (affreux, genre les colonnes grecques décrépites ou l'austère grande bibliothèque sombre aux rayons remplis d'encyclopédies brunes!).
c) Pourquoi payer pour un truc qu'on peut faire soi-même?
Cette année, je n'ai pas flanché. Je n'ai pris que les photos de groupe. Finito les autres! J'ai créé un tollé avec mes cartes de Noël vide. «Tu n'avais pas de photos des enfants?». J'en ai plein justement! Chaque jour «clic clic». Je n'ai pas besoin de repayer pour des photos individuels sur fond bizarre, avec coiffure étrange et au kit à la mode d'aujourd'hui qui ne survivra pas au temps: j'en fais moi-même! Je suis excellente pour photographier mes enfants devant le comptoir de cuisine avec comme fond, la vaisselle qui s'égoutte sur le comptoir, ma tasse de café fumante, la bouteille de vin vide et vue sur le four à micro-ondes (oups! Faudrait que je lave/frotte la porte!).
Pour le reste? Il y a les vrais photographe. Une fois par année, le tour est joué! ;-)
lundi 23 janvier 2012
Ben làààà!
- Lolo, viens faire tes devoirs!
«Ben làààà!»
- Ok, va prendre ta douche et tu feras tes devoirs après d'abord...
«Ben làààà!»
Momo: Qu'est-ce qu'on mange pour souper?
- Du saumon
«Ben làààà!»
- On ferme la télé!
«Ben làààà!»
Je ne suis plus capable d'entendre cette réaction de Cro-Magnon pour tout et pour rien sous mon toit! Surtout qu'elle s'accompagne toujours du trio infernal: moue boudeuse/haussement d'épaule/yeux au ciel. Ça doit être le 8 ans et demi qui s'affirme dans toute sa splendeur mais le «Air bête Eight» commence à me taper royalement sur les nerfs.
Je pensais en avoir fini avec les tableaux de récompense et voilà que j'ai dû ressortir mon kit. Sauf que y'en a marre du renforcement positif sur un truc de même, vive le punitif! À chaque «Ben làààà!» un X, chaque X vaut 50 sous, à 10 X, l'argent de poche de la semaine s'est envolé! Tu as beau avoir fait ton lunch tous les jours, mis la table, plier le linge, whatever, chaque «Ben làààà!» est déduit de ton 5$ hebdomadaire.
Et qui a protesté? TriplePapa: «Ben làààà, c'est sévère!»
- Quoiiiiiiiiiiiiiiii?
Je l'ajoute sur mon tableau?!
dimanche 22 janvier 2012
Votez! C'est gratuit!
On a envie de l'encourager parce que c'est une maman formidable, une femme dynamique et une amie inspirante. On vous invite donc à voter pour la citation de son fils, Félix (#596). Pour vous, c'est deux clics! Et chaque fois qu'on vote Disney Junior verse 1$ à la Fondation.
C'est si facile! Allez! Votez jusqu'au 24 février, une fois par jour. Pensez-y en prenant votre café, par exemple! http://desmarmotsensante.ca/
vendredi 20 janvier 2012
Ça. Fait. Peur.
Des grands discours sur le bien et le mal adressés à des adultes, ça me rend mal à l'aise. Mettre des idées préconçues et ultra rigides dans la tête des enfants, ça me rend TRÈS mal à l'aise. Comme ici et ici.
Écraser les enfants. Leur interdire l'accès à leur imagination. Les punir ou les faire craindre de s'amuser au cas où ils flirteraient avec nul autre que le Mal. Les faire vivre dans la peur. Tout ça, ça me bouleverse.
Et vous?
Xbox et nous...
Dans le premier, on a l’impression d’aller directement à Disney. Disons que l’expérience a ravivé l’envie de poser les pieds directement au pays de Mickey chez plusieurs! On se promène donc sur le site de Disney et choisit certains manèges. On a particulièrement aimé se prendre pour Peter Pan (un faible chez les mamans!) et les plus petits ont volé avec Winnie et Jean-Christophe. D’autres se sont affairés à faire des batailles de boules de neige (ça tombait bien, on était en décembre et les trottoirs n’étaient même pas enneigés!)
Les plus grands des petits (Z) ont plutôt testé la Kinect Sports : Season Two (« C’est bébé voler avec Winnie! »... mais on sentait quand même que s’ils avaient été seuls, ils l’auraient eux-aussi essayé!). Ils ont joué au baseball, fait du ski, lancé des fléchettes (virtuelles... on aime cela!) et fait un match de tennis!
De plus, au terme de la soirée, une de nos plus «anciennes» lectrices est reparti avec une Kinect sous les bras au grand bonheur de son ado et de sa fille. Qui sait si elle « vole » avec Winnie ou si elle exerce son lancer au baseball?
Merci les machines
Donc « mes machines » me sauvent la vie ces temps-ci! Et j’ai justement pris la résolution de
ne plus me donner plus d’ouvrage, mais bien trouver des moyens pour couper court et en avoir moins à faire. Si je fais l’équation, je pourrais même dire que les « machines » nous rapprochent car j’ai plus de temps pour faire autre chose (au choix!). Vraiment chaque fois que je les utilise, j’ai une petite pensée pour mes grands-mères et autres aïeules qui devaient tout préparer cela... pour des tablées de 12 à chaque repas! Au secours!
Premier « merci » au robot culinaire de 13 tasses (merci! Je cuisine en grande quantité... pour en congeler!) de KitchenAid. Il coupe, hache, tranche, déchiquète et émince tout ce que j’y verse (ou presque!). Merveilleux! Car j’ai beau aimé vraiment les soupes, il n’y a rien qui me déprime plus que de couper mes légumes! Il parait (je n’ai pas encore essayé) qu’il pétrit la pâte pour faire des tartes et qu’il fouette les œufs! Une chanceuse lectrice des (Z) est repartie avec ce robot lors du Party Noël Rose organisé chez BébéCardio.
Deuxième « merci » à une machine... ma Tassimo! Mes matins ne sont plus les mêmes! Quel bonheur! Rien de plus à ajouter! J’ai l’impression de passer dans un café tout près pour ramasser mon café avant d’aller à mon bureau... dix-huit pas plus loin de ma cafetière. Une chanceuse lectrice des (Z) a gagné cette cafetière lors de notre grand concours de Noël...
Dernier « merci » à une machine dont j’étais vraiment sceptique : la friteuse « santé » ActiFry de T-Fal. Impressionnant, mais avec une seule cuillérée d’huile et un tas de pommes de terre parées, je réussis à faire des frites savoureuses et beaucoup moins grasses. Joie! Et ça cuit tout seul en une trentaine de minutes! Bon, c’est un peu gros sur mon comptoir et ça ressemble à un truc du futur, mais les résultats valent le coup! J’adopte!
On est certaines que vous avez aussi des « mercis » à dire à certains appareils qui vous sauvent la vie ou vous la rendent plus faciles. Lesquels? On veut savoir... car on prévoit aller magasiner bientôt! ;-)
mercredi 18 janvier 2012
L'art de culpabiliser au pire moment...
Ce n'était pas notre première expérience chirurgicale mais c'est la première fois qu'on se sent comme des cruches juste avant de laisser notre fille au bloc opératoire (et je peux vous dire qu'à ce moment précis, c'est le dernier sentiment que tu veux avoir en tant que parents....)
Comme il y a 3 ans, on a décidé de faire administrer un calmant à Lili avant de monter en salle d'opération, question de la mettre un peu dans les vaps et qu'elle ressente moins l'«abandon» et la peur. Devant la porte, alors qu'on a le coeur gros comme des montgolfières, l'anesthésiste de service nous explique les différents protocoles pour soulager la douleur post-opératoire. Jusqu'ici tout va bien.
Sauf qu'elle nous dit: «Elle n'a pas pris de calmant, au moins?»
- Euh... mmmmmoui...
Et la voilà qui part en vrille: «Il ne faut JAMAIS prendre des calmants avant l'anesthésie. Selon des études, il peut y avoir des effets jusqu'à un an après la chirurgie. Ça ne donne pas une bonne expérience pour l'enfant. Bla, bla, bla...» (là je n'écoutais plus = réflexe de survie)
- Euh, excuse, mais c'est pas moi qui a décidé ça toute seule, on a même demandé l'avis à ton collègue anesthésiste de garde hier qui baragouinait le français et j'ai sondé les infirmières et il semblerait qu'on est loin d'être les seuls inconscients qui font ça!
Ça fait du bien de le dire ici maintenant mais, à ce moment-là, même si je n'en pensais pas moins dans ma tête, je me suis concentrée sur ma fille plutôt que sur l'anesthésiste qui aime montrer son savoir quand il est trop tard alors qu'elle devrait vraisemblablement le partager avec ses collègues qui ne semblent pas lire les mêmes revues scientifiques qu'elle...
Non mais, y a-t-il un pire moment pour faire sentir des parents coupables? (À la naissance quand tu choisis de ne pas allaiter? Bon j'avoue, c'est dur à battre.) Mais là, je pense que ça paraissait qu'on était quasi-KO du point de vue de la vulnérabilité.
Non mais y'en as-tu du monde qui ne l'ont pas! Pas méchants, pas incompétents, pas de mauvaise foi, mais ils ne l'ont juste pas. Vous avez sûrement des expériences à partager. À go, on se défoule!
lundi 16 janvier 2012
Bloguer, c'est la santé... mentale!
Au départ, bien égoïstement, on le faisait que pour nous. Deux amies qui ont une idée autour d'une bouteille de rosé dans un sous-sol sombre. Vrai de vrai. C'est le début des (Z)... Le reste, vous le connaissez. Car vous y étiez! Notre vie, on l'a exposée sous toutes ses coutures. Nos défauts, nos humiliations, nos coups de gueule, nos "vidages" de crotte sur le coeur, nos indignations, tout! Nos bons moments, nos plaisirs, nos envies, nos réflexions, aussi.
Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que par le fait même, on a contribué à notre propre santé mentale (et un peu de la vôtre aussi, parait-il!). Bloguer est bon pour la santé. Et ça a été étudié à l'université (on vous avait fait un poisson d'avril en 2010 sur les (Z) - The thèse de doctorat, mais là on s'en rapproche!)
Bloguer réduit le stress de celles qui l'écrivent (on peut en témoigner!) et de celles qui les lisent (youpi!) qui dépoussiéreront peut-être à leur tour leur clavier pour «faire sortir le méchant» et bloguer aussi! Ça crée un sentiment d'appartenance et surtout la vive impression de ne pas être seule à se sentir comme on se sent parfois (au choix: dépassée, fatiguée, heureuse, en colère, à boutte, inquiète, etc.). Et puis, sans compter que ça permet de décompresser, de voir sous un autre oeil ce qui nous arrive et ultimement (si possible) en rire et s'en faire moins! Parce que le gêne de l'incertitude et de la peur de ne pas tout faire (lire "être parfaite") pour être une super maman est ultra puissant. Sans compter - on l'oubliait - la culpabilité latente qui se manifeste au détour d'une remarque d'une collègue (parfaite), d'un commentaire d'une belle-soeur (parfaite), d'un conseil d'un mère (parfaite), d'une comparaison d'une belle-mère (parfaite), etc.
Tant mieux si bloguer nous a éloigné de tout cela. On est bien contentes de l'avoir fait. Et on va continuer. Ça nous fait du bien! Et c'est parfait ainsi!
Bloguer (ou lire des blogues) vous a aidé? Tant mieux! Racontez-nous! On promet d'ouvrir un rosé ce soir pour fêter cela! Et surtout continuez à bloguer. Même si ça dérange les autres. Même si ça les gêne. Même si votre médecin et votre psy risquent de vous voir moins souvent. Bloguez!
vendredi 13 janvier 2012
Google n'a jamais eu d'enfant
Selon moi, une des meilleures réponses: Google n'a jamais eu d'enfant.
C'est fou le nombre de fois que j'ai moi-même questionné cet engin de recherche pour savoir ce qui pouvait bien se cacher derrière cette poussée de fièvre, ce tempérament colérique, ce bouton suspect ou cette "non-envie" d'utiliser le petit pot. Hallucinant! Google a déclassé le Mieux-Vivre et a remplacé les conseils de nos mères ou amies. Parfois, ça a du bon (question de ne pas réveiller à 3h du matin notre amie dont le bébé a 6 mois de plus - un "siècle" ou presque d'avance sur nous). Parfois, moins. On trouve toujours des scénarios catastrophes qui nous empêchent de retrouver le sommeil.
D'autres?
C’est correct d’avoir peur.
Tu feras des erreurs.
Pardonne-toi !
Tout passe...
C’est correct de vouloir un break!
Suis ton instinct!
Tu es l’experte!
On survit aux nuits blanches.
Respire
et une des dernières «Imperfect is the new perfect»
J'en rajouterais d'autres comme: «Tu fais une bonne job!» , «Écoute-toi!», «Laisse tomber le regard des autres», «Lâche les manuels sur les bébés!». Vous avez d'autres idées?
mercredi 11 janvier 2012
Est-on si pressé?
Mettons qu'un couple a 3 gars et veut désespérément une fille, et qu'à 4 semaines de grossesse, ils apprennent que c'est un autre garçon, ne vont-ils pas être tentés de «passer leur tour pour celui-là et faire un autre essai»? J'ai bien peur de ce genre de dérapage car certains sont vraiment obsédés par le sexe du bébé à venir. Ça fait partie de notre grand besoin de tout contrôler mais quand on devient parent -et c'est bien la beauté de la chose!-, il faut accepter qu'on ne contrôlera plus rien désormais. Une belle leçon de vie indissociable de la parentalité!
Franchement, pour quelles raisons veut-on devenir parent? Pour fonder une famille ou pour avoir une fille (ou un garçon)? Ce n'est pas une Barbie (ou une Ken)! C'est votre enfant!
Sommes-nous si pressés de tout savoir? Est-ce parce que nous vivons dans l'instantanéité qu'il est si difficile d'attendre quelques mois de plus? Non, on ne peut pas scanner sa bedaine avec son iPhone pour connaître le sexe et voir bébé bouger en temps réel (quoique... ça viendra sûrement ce genre d'application!)
Je remarque la même chose avec les bébés. On a hâte à ce qu'ils marchent, à ce qu'ils parlent, à ce qu'ils mangent tout seuls, à ce qu'ils sachent lire, écrire... prenons le temps de savourer chaque chose en son temps plutôt que toujours vouloir les accélérer. Ça passe bien assez vite comme ça!
lundi 9 janvier 2012
Mon top 5 du temps des Fêtes
Cette année, chez les (Z), on veut doubler le plaisir. Et surtout on veut garder des souvenirs des moments précieux passés ensemble. Parce que le temps file trop vite (cliché, mais vrai!). Parce qu'on a envie de se créer des images mentales de petits bonheurs pour les journées grises qui viendront (il y en a toujours quelques-unes). Parce qu'on a envie de les refaire. Parce que c'est dans ces petites choses qu'on a trouvé du vrai bon plaisir.
Alors ce matin, pour prolonger un peu l'esprit des Fêtes et pour ne pas qu'il nous quitte trop vite, je vous offre mon top 5 de mes bonheurs du temps des Fêtes.
- Le party de Noël full techno des petits (Z)imparfaits au Xbox Central à Montréal. Un party tout simple pour une vingtaine de petits (Z) et leurs parents. On a joué à divers jeux dans un environnement parfait (lire de l'espace pour bouger devant la Kinect). Et en prime un buffet délicieux dans lequel on a pu piger (et on ne l'avait même pas préparé!). En plus, une de nos plus «anciennes» lectrices est reparti avec une Kinect sous les bras au grand bonheur de son ado et de sa fille!
- Les partys mous qui durent 12 heures... Ben quoi! On les commence à 11h le matin!). Et rien de compliqué! Et un petit «Restez pour souper! On se fait des pâtes!» et hop! on débouche une autre bouteille de vin! On adore!
- Le bar à chocolats et bonbons en permanence sur mon buffet depuis le 24 décembre. Turtles free! Ferroro rocher free! All you can eat! Aucune restriction, on pige ce que l'on veut!
- Danser! Danser! On a pris le pari de s'amuser avec les enfants. Et on réussit bien! Et parce que le ridicule ne tue pas, on se trémousse sans complexe sur toutes les chansons et on saisit un micro pour décompresser au karaoké! Génial! Sans compter les spectacles créés par les enfants qui - enfin! - s'améliorent vraiment.
vendredi 6 janvier 2012
Finies les résolutions, vive les défis (Z)!
Dans ma liste de défis, on retrouve, entre autres:
- cuisiner «lâche». J'aime bouffer, mais la préparation, le ramassage de la cuisine et la nécessaire vaisselle me pèsent surtout en semaine. Alors, j'ai dressé une liste de recettes de type «casserole» où l'étape principale se résume à «tout garocher» dans un plat et de mettre au four. Fou comme je vais gagner du temps!
- faire des lunchs faciles. Les fameux lunchs! Au lieu de rouspéter (bon, je vais peut-être le faire un peu, mais moins...!), je ne m'obstine plus avec moi-même et j'achète quelques plats préparés à la fruiterie du coin. Mes enfants en raffolent et pour moins de 3$, j'ai deux portions de pâté chinois! Je serais folle de m'en passer. Ils recommenceront sûrement avec cela le 9 janvier question de me réhabituer à la routine des lunchs! Et probablement tous les lundis où ils sont avec moi, ils auront cela au menu!
- apprivoiser les «minous» de poussière. Il y a une limite, j'en conviens, mais freaker sur le ménage, c'est fini. En 2012, j'apprivoise la vie avec des minous. Et surtout ils ne doivent jamais nous empêcher d'inviter des amis à la maison!
- essayer au moins 5 nouveaux vins (pas le même soir, idéalement!). Qui a dit que nos défis doivent être difficiles? Ils servent surtout à nous faire du bien!
- respirer à l'heure des devoirs. Ça dit pas mal tout. On se rappelle ce que sont les devoirs par bout... Et je sens que ce défi, en avril, je devrai y revenir souvent.
- jeter du stock. Encore et encore. Parce qu'on en accumule toujours trop. J'ai sûrement 15 tasses qui ne servent jamais et plein de vêtements «au cas où ils me feraient à nouveau» (C'est du délire!) À la récup ou au bazar, mais plus chez moi!
Et vous, quels sont vos défis (Z)imparfaits? Parce qu'on a hâte de s'en inspirer aussi! (Pssst! On a dressé une liste de 20 défis dans notre chronique du magazine Yoopa de janvier!)
mercredi 4 janvier 2012
Fêtons les demi!
Ici, on a terminé la série de partys en grand (merci les petits zimparfaits pour votre prestation sur LMFAO -mention spéciale à vos deux Z préférées pour leur personnification des plus réussies de Katy Perry!) en prenant la résolution de fêter nos demi-fêtes cette année. Pas pour multiplier les cadeaux, mais pour doubler les occasions de se retrouver et de faire le party. Car, même à neuf, nos partys (z)imparfaits font shaker les fenêtres de la maison! Et, en calculant bien, on vient de se donner un prétexte festif pour chaque mois de l'année (sauf en février et en août, mais on trouvera bien quelque chose!)
Alors, en 2012, on double le plaisir! (avis aux voisins!)
Voilà le mantra des (Z)imparfaites pour l'année qui débute.
On se (et on vous) souhaite le traditionnel trio santé, amour, paix mais en plus, on se (et on vous) souhaite une bonne dose de plaisir, d'humour et d'auto-dérision. En 2012 (année apocalyptique, doit-on le rappeler!), ça nous semble une sacrée bonne idée!
Et vous, dans quel état d'esprit abordez-vous la nouvelle année?
dimanche 1 janvier 2012
Bonne année!
... (Z)encore meilleure que 2011!
... (Z)en
... (Z)imparfaitement comme vous la désirez (et donc contraire à celle de votre voisine... et c'est tant mieux!)
... (Z)assumée et fière d'être qui vous êtes!
... (Z)incroyablement (Z)heureuse!
De retour demain (ou le 3!) avec notre palmarès des prénoms!