vendredi 3 février 2012

Dire «OUI» ou dire «NON» ?

D'un côté, il y a tous ces articles, psys et études qui nous disent que c'est bon de dire «non». Ils nous poussent à s'affirmer et nous donnent même des trucs pour apprendre à le faire sans culpabilité (et sans mille justifications!). On aime bien, en effet, dire non aux invitations qui ne nous tentent pas plus qu'il ne le faut, aux heures supplémentaires, à nos enfants qui réclament LA paire de jeans hot (à prix fou!), à ce cours qui surcharge notre horaire, etc.

De l'autre, il y a aussi des campagnes comme Tout commence par un oui qui nous poussent à changer quelques «non» en «oui» le plus souvent possible quand on en a envie et surtout pour ne pas s'empêcher de faire des trucs cools juste parce que c'est plus pratique ou facile de dire non (il paraitrait qu'on dit "non" à 64% aux demandes de nos enfants de passer du temps avec eux pour des raisons comme le manque de temps, le budget ou le manque d'énergie... je vais voir dire la plupart de leurs demandes n'exigent pas grand chose de ces trois catégories si on y pense bien!). On aime bien, en effet, dire «oui» aux petits trucs spéciaux comme des beignes le jeudi soir (ben oui, on mange des beignes... pas faits maison et acheté chez Tim et... sans culpabilité!!), lire une deuxième histoire avant le dodo, laisser les enfants regarder un 2e film d'affilée un dimanche après-midi, aller prendre un chocolat chaud, aller magasiner, jouer à un jeu de société le lundi soir, sauter le soir du bain, etc. Du coup, on se sent bien.

On dit «oui» ou on dit «non»?

Finalement, ne faudrait-il pas dire tout simplement ce qu'on pense vraiment ou ce qu'on souhaite le plus? S'assumer, quoi! Avec tout ce que ça implique. À commencer par notre propre bonheur.

8 commentaires:

Michèle a dit…

Dire non existe pour que l'on puisse s'affirmer. Dire oui existe pour que l'on puisse être et rendre heureux!

En ce vendredi, j'ai le oui facile!

Bubulles a dit…

ou tout simplement arrêter de laisser les autres nous dicter comment on doit agir et recommencer à faire confiance à ses propres instincts ???

Anonyme a dit…

au travail c'est la qu'il est difficle de dire non... je suis bombardée de demandes de mes clients, mes boss et mes collègues...

a la maison, c'est plus facile la gestion des ouis et des nons...

Mamanbooh a dit…

Oui!

Mario Levesque a dit…

Et pourquoi pas dire Oui ou Non selon son integrité et ainsi, transmettre ses valeurs à ses enfants? Ce n'est pas ca, être un parent?

étoile a dit…

De plus en plus j'apprends à dire ce que j'ai le goût de dire. Quand c'est non c'est non et la même chose quand c'est oui. Avant c'était nonoui...et une excuse suivait.Je me sens mieux depuis que je suis plus vraie avec moi même et les autres.

Evely a dit…

ah les études. Ce qu'on devrait et ne devrait pas faire. C'est fabuleux que d'autres nous connaissent mieux que nous-même. ;o)

Je ne fais même pas attention au nombre de oui et de non que je dis. Quand je dis oui, c'est oui, quand je dis non c'est non. Mais en fait je les dis parce que des fois c'est oui et d'autre fois c'est non et ça s'impose. Je prends des heures de plus au boulot, mais je refuse de travailler les fins de semaine. Je joue avec fiston aux petites autos une demi heure de plus, mais une seule histoire. Comme on disait hier, tout est une question de modération. Tant que je suis bien et que fiston est bien, pourquoi se sentir coupable de dire non quand c'est exagéré. Pourquoi sentir que oui est un luxe.

Bien sûr les larmes de crocrodiles me font fondre, mais ça c'est de la manipulation, tout comme mon supérieur qui dit que je suis indispensable.

Anonyme a dit…

Il faut dire non à certains trucs pour pouvoir dire oui aux autres. Ça s'appelle faire des choix. ;)