lundi 16 novembre 2009

Présentation angoissante... et maman (Z) imparfaite

Choupinette a vécu son premier moment d'angoisse d'écolière la semaine dernière. Celui, qui rend bon nombre d'élèves- même mes "grands" étudiants du collégial - malades...

Sa première présentation orale. Et elle était tellement anxieuse à l'idée d'aller parler devant la classe, pauvre Choupinette!

On a passé trois jours à se préparer. Il fallait qu'elle choisisse un petit trésor, un objet précieux auquel elle tenait et qu'elle présenterait à la classe. Déjà, j'ai retenu un fou rire quand j'ai vu le dit objet de sa présentation (eh oui, THE bibelot!). J'ai gardé mon sérieux en apparence, mais au moins, ça a eu l'avantage de me déconnecter de son anxiété quelques minutes. Et peut-être trop malheureusement. Car j'ai commencé à blaguer et dédramatiser au lieu de réellement l'aider.

Le matin de la présentation, les larmes roulaient sur ses joues. Et je me sentais bien nulle comme maman de devoir la quitter à son triste sort pour aller moi-même devant une classe, sans aucune gêne ni angoisse, pour gagner ma vie. Mais je lui ai dit avant de partir que j'en glisserais un mot à mes étudiants et qu'on lui enverrait plein de belles pensées, que tout irait bien, j'en étais certaine.

Papa (trop) zen a pris la relève alors que je quittait la maison à contre coeur et je pense qu'il a du réussir à la rassurer mieux que moi puisqu'elle est revenue l'après-midi avec le sourire, toute fière d'elle disant que les trucs de papa avaient super bien fonctionné.

Je me suis alors dit que d'avoir une maman professeure, qui est à l'aise comme un poisson dans l'eau devant une classe, ça mettait peut-être la barre bien haute à ma Choupinette timide... Papa (trop) zen, qui a du combattre sa timidité toute sa vie, était probablement bien mieux placé que moi pour l'aider. Et je me rends compte que si ça n'avait pas été de mon cours du matin qui m'obligeait à quitter la maison, je ne lui aurais probablement pas laissé toute la place souhaitée dans cette situation difficile...

Je retiens bien humblement la leçon pour la prochaine fois.

(Z) Imparfaite invitée: So

4 commentaires:

Evely a dit…

C'est tellement difficile de laisser la place au papa qui fait les choses à sa manière. On a tellement l'impression qu'en temps que maman, on une meilleure connaissance de notre enfant et c'est faux. J'ai une copine qui a un bébé d'un mois et demi et elle se rend compte qu'elle reprend toujours le papa sur tout ce qu'il fait avec son fils. Au début, j'étais pareil, mais je me force à laisser de la place à superpapa, surtout que p'tit clown semble avoir son caractère de cochon.

Pauvre petite. J'ai toujours adoré les exposés oraux, j'aurai jamais su quoi lui dire pour lui donner confiance. Contente de savoir que finalment ça a bien été

Une femme libre a dit…

Ce sont les présentations orales devant toute la classe que je remets en question. J'ai vu trop d'enfants en faire une véritable dépression et détester l'école à cause de ça. Il y a plus d'enfants qu'on ne le pense qui n'ont pas de parents pour les "aider". Les aider? quand ils sont petits (et pas si petits que ça des fois), on parle de les coacher, leur préparer un texte, le mettre en forme, les faire répéter, les rassurer, les faire répéter encore... les présentations orales, ce sont aussi le cauchemar des parents!

MamanRousse a dit…

Je me rappelle constamment que ce n'est pas pour rien qu'on les fait à deux ces enfants-là... Plus souvent qu'autrement, c'est pour arriver à se compléter.

Mais allez entrer ça dans la tête d'une mère...

Il ne fait pas sous-estimer nos hommes.

Anonyme a dit…

comme on dit: cordonnier mal chaussé!