vendredi 12 juin 2009

Éloge du temps pour soi

Aujourd'hui, notez-le bien: c'est la journée pour soi. Pour moi. Pour vous. Pour nous. Les gars, eux, vont écouter le hockey. C'est leur temps pour eux. Même chose. Voyez comme c'est simple!

Donc, si Carl Honoré s'est fait connaître pour son éloge de la lenteur, je deviens tout de go celle qui ne tarira pas d'éloges envers le temps pour soi. Et en ce 12 juin, c'est si bien pensé! C'est ce soir notre 5@7. Notre tout premier. Celui qu'on attendait depuis longtemps. L'occasion très parfaite de trinquer au rosé entre amies, collègues, blogueuses, etc.

Du temps pour soi, je pense que c'est une denrée rare et presque prohibée. Avouer se protéger du temps rien qu'à soi et tout de suite, on entend une écho lointaine scandant "Égoïste, égoïste". Non selon moi, déclarer que mon heure du bain est mon heure de relaxation suprême (avec ma revue ou mon livre) n'est pas un acte de pur individualisme. Non! Car ensuite, je suis capable de vivre avec les autres - entre autres, parce que je sens plus bon! -, mais surtout parce que ça me prend ce moment-là pour m'évader de mon quotidien, pour briser le moule, pour recharger mes batteries. Pour moi, c'est un tour à la bibliothèque tranquille, une heure à lire dehors, prendre un bain et multiplier l'application de crèmes inutiles mais agréables!, jaser avec une copine éloignée au téléphone ou sur Internet, aller prendre un café, etc. Vous avez certainement des activités simples, mais tellement efficaces pour vous sentir bien... ou juste mieux! Papa (im)parfait garnit son temps à lui en moments sportifs, votre Homme a probablement d'autres activités qu'il vit dans sa bulle...

Sérieusement, j'essaie de cultiver ce besoin chez mes enfants. Ils ont besoin de moments tranquilles juste pour eux. Pas besoin d'être gérer toujours. Qu'ils apprennent tranquillement ce qui leur fait du bien. Flâner en pyjama en regardant un livre, se construire une cabane pour s'isoler pendant 20 minutes (bon disons 10 : c'est plus plausible!), etc. MissLulus jasent avec ses amis imaginaires, JeuneHomme se couche par terre avec deux autos et leur inventent des vies extraordinaires. Pourquoi pas?

C'est cultivé son petit jardin à soi. Un espace où on est enfin bien. Où quand on en émerge, on se sent plus léger, plus capable d'affronter une autre course contre la montre, une autre semaine ou une journée éreintante. Une bulle douillette qui ne dure pas éternellement, mais dont les effets perdurent: les sourires paraissent plus étincelants, la vie plus douce.

À ce soir, les filles! Bon hockey, bonne Coupe les gars!

13 commentaires:

maratrejoyeuse a dit…

C'est très bien dit. Je pensais justement à la même chose cette semaine en comptant les dodos avant ce 5@7. J'ai besoin de temps pour moi, du temps comme ce soir.

Je pars aussi en vacances toute seule cet été (ce voyage était planifié même avant que Chum/papa et moi ne soyons ensemble). C'est uniquement dans la solitude (ou dans les activités "sans famille") que je peux réellement me découvrir, me révéler à moi-même, pour ensuite retourner vers les miens et être (encore plus) authentique.

sajumel a dit…

Oh! Je te vénère! Tu es mon modèle! Mon idole!
D'accord, je l,avoue, je ressemble bien plus au style »Flying ladies»... Avec mes journées calculées au quart de tour...
Heureusement que j'ai ma gang de minis pour me remettre à l'ordre!

garamond335 a dit…

À la campagne (où je vis) on ne manque pas de temps pour soi; jamais !
C'est le rythme trop trépidant de la ville qui provoque cette quête du «temps pour soi», je pense...
Déménagez à la campagne et vous verrez !

Julie a dit…

Bonne soirée à toutes, amusez-vous!

MamanRousse a dit…

Je ne peux être plus d'accord. Passer un peu de temps avec soi-même ça nous permet de vraiment être avec nos proches par la suite.

Nathalie a dit…

Quel texte inspirant! Merci de nous rappeler l'importance de temps à soi. Je me débats aussi souvent contre la culpabilité d'avoir tant besoin de temps à moi, mais c'est un besoin essentiel pour moi, une question de survie, et je crois sincèrement que je suis une meilleure maman lorsque je fais attention à moi.

Je me croise les doigts que la graduation de mon petit poulet se terminera assez tôt pour que je puisse vous rejoindre ce soir!

Moments de Maman a dit…

De la même façon que si l'on se s'aime pas soi-même, difficile pour les autres de nous aimer, si on ne prends pas soin de soi, on aura de la difficulté à prendre soin des autres.

Nous les femmes avons cette fâcheuse manie de se sentir coupable pour un rien, je le sais, j'en suis aussi, mais en effet, il faut apprendre à "slaquer" la poulie et prendre soin de la personne qui nous est le plus indispensable : nous. L'enseigner à ses enfants aussi est extraordinaire, c'est vrai.

Quand je siroterai un rosé avec vous en fin de journée, je ne me sentirai pas coupable, du tout. Au contraire, je pourrai me dire qu'après avoir consacré tant de temps et d'énergie à mes enfants toute la semaine, le temps est venu de me faire plaisir à moi :)

So a dit…

Ce fut plutôt troublant pour moi au début de ma vie de maman de constater que je n'avais pas envie de me donner toute entière à mes enfants... J'avais l'impression d'être une mère dénaturée, de continuer d'avoir envie d'une sortie avec des copines ou seule avec mon chum ou simplement d'un moment de lecture seule dans ma chambre.

Mais plus le temps passe, plus je réalise que c'est le plus beau cadeau que je peux faire à mes enfants, de continuer de penser à moi, d'avoir assez de considération pour ma petite personne pour continuer d'avoir des désirs, des projets et des rêves personnels...

Je crois moi aussi que je suis une meilleure maman ainsi!

Bravo pour ton billet! Tu sais que je partage ton point de vue à 100%!!

Et vive la soirée entre filles de ce soir!

Anonyme a dit…

Vous aussi vous faites une soirée????

Tiens tiens, en plus, vous avez le même rosé (que nous allons déguster entre FILL-LLES! Pas de bébés!:D), en annonce sur votre blogue.

Bonne soirée à vous!
d'une maman qui prends aussi du temps pour soi;):P

Cloclo a dit…

Bon 5 à7!

Mamanbooh a dit…

C'est difficile de penser à soi comme personne. J'étais prête à aller à une formation d'une journée pour ma fille à l'extérieur de la ville demain, mais aller prendre du bon temps, quelques heures, c'est pas aussi naturel et j'en ai tellement besoin pourtant. Comme je suis la plupart du temps en gougounes, les cheveux au vent , bien confortable dans mes pantalons de yoga, je stresse un peu pour ce 5@7 et je manque de confiance en moi pour m'y présenter seule.
Mais, je serai! Quitte à boire mon rosé seule et ne rester que quelques minutes... :-)

Le blogue d'Annie Lessard a dit…

On a eu la même idée de thème:

Il y a une semaine aujourd'hui que je suis en congé de travail. Congé que je n'ai pas choisi. Je suis surprise de constater à quel point mon métier occupait mes pensées constamment. Toujours à chercher des idées, des sujets qui pourraient intéresser, à lire des articles dans internet, dans des magazines, à poser des questions dans mon entourage pour scruter l'intérêt de l'un ou de l'autre pour "les parents après 40 ans", "les livres de croissance personnelle préférés", "le choix de se marier en 2009", "le marché de l'emploi"(sic), "Comment négocier avec ses ados?", "Pour ou contre les camps d'été?", "Avez-vous déjà trompé votre conjoint?", "Comment vous sentez-vous à la perspective de vieillir?", "Pour ou contre la chirurgie esthétique?", "Qu'est-ce qui vous dérange mais que vous n'êtes pas capable de laisser tomber?". Bon, je pense que je peux arrêter.


Je suis ce qu'on appelle une personne responsable. Très responsable. Je n'ai jamais compté que sur moi dans la vie. Responsable de mon bonheur, responsable du temps que j'ai ou pas pour faire des choses, responsable de mes choix. Et bien là, je dois devenir responsable de mon temps libre. Comment on fait ?


D'abord, je choisis de voir l'été comme une période de longues vacances. Je choisis de me voir un peu comme un professeur d'école primaire. Visualisation inclue.


Ensuite, je me rends compte. Tous ces livres qui m'attendent dans ma bibliothèque, touts ces CD à peines déballés, toutes ces promenades en vélo que je projettais de faire avec mon fils, tous ces soupers sur la terrasse auxquels je n'avais pas droit, travail oblige. Tous ces coups de fil que je n'avais jamais le temps de passer pour prendre des nouvelles de mes lointaines amies. Tout ce réaménagement ergonomique de maison que je remettais sans cesse à plus tard. Toutes ces lectures de psycho non obligatoires mais suggérées par mon école.


Pour m'aider à apprivoiser ce temps qui me tombe dessus, je vais lire lentement le livre "Eloge de la lenteur" de Marc Honoré, que j'avais parcouru trop vite parce qu'il était de passage à Montréal et que je l'avais invité en entrevue dans le but de suggérer aux familles de ne pas poublier de prendre du temps pour eux.


C'est facile à dire quand on est sans emploi que l'on va enfin pouvoir prendre du temps pour soi, c'est une formule facile, comme lorsqu'un politicen se fait mettre à la porte et qu'il dit que ce sera une belle occasion de passer du temps en famille.




Le truc, c'est que je commence vraiment à aimer ca...

p.s. Bravo les filles, votre blogue était nécessaire !

Anonyme a dit…

Je suis a la maison depuis 8 mois maintenant (retrait préventif et accouchement!). Un deuxième fils magnifique... APPRENDRE a prendre du temps pour soi je l'ai appris a mes dépends lorsque j'ai du arrêter de travailler pour menance de travail pématuré.

Maintenant de nouveau sur le piton, je sais quand m'arrêter et m'accorder du temps: et PLUS RAISON D'AVOIR HONTE DE DEMANDER DU TEMPS SEULE. non non non, je ne connais aucun gars qui s'empêcherait de jouer au volley, cosom, ou simplement prendre une bière après le boulot. Et si j'en connaissais un, eh bien je l'inviterait a prendre du quelques instants avec moi; question de lui rappeler l'essentiel: pour être bien avec les autres, il faut être bien avec soi et ca commence bien souvent en pensant a soi!