lundi 15 juillet 2013

Dossier Mystère de l'été - Partie 2: le pique-nique

Allez comprendre pourquoi, un pique-nique, ça goûte toujours meilleur qu'un lunch!

Décortiquons le contenu dudit pique-nique (contenu type):

- des sandwiches
- une salade de pâtes sans mayo
- des crudités
- de la trempette/de l'hummus
- des boites de jus
- du vin rosé camouflé dans une bouteille d'eau en acier inox


Mes enfants sont É.C.O.E.U.R.É.S. de manger des sandwiches («Ah non! Pas encore des sandwiches! Pus capable de manger de sandwiches!») mais proposez-leur d'aller faire un pique-nique AVEC LES MÊMES MAUDITS SANDWICHES et ils sautent de joie («Yé! Un pique-nique! C'est tellement le fun un pique-nique!»)

Alors qu'est-ce qu'il y a de plus dans un pique-nique (à part le fait que je doive m'éreinter le dos à traîner une glacière? ben non, j'ai pas ça une glacière à roulettes...)?

Il y a de la verdure? On a en plein dans la cour (relire le post sur les maringouins!)

On mange à terre entre deux colonies de fourmis qui aiment encore plus les sandwiches que nous?

On se déplace pour manger? (manger sur le patio, c'est beaucoup trop simple, c'est juste 2 aller-retours avec un plateau surchargé...)

Il y a des modules de jeux autour? (ne vous méprenez pas, j'évite TOUJOURS les modules de jeux. Je suis même capable d'aller d'un point A à un point B dans mon quartier en évitant les 5 parcs avec modules de jeux)

Y'a pas de mayo dans la salade de pâtes? (si c'est juste ça, je vais vous en faire des sans mayo à la maison!)

On se lave les mains avec des Wet-Ones?

Même moi, je trouve ça meilleur un pique-nique (y'a pas à dire!), mais j'arrive pas à mettre une explication sur ce phénomène mystérieux.

jeudi 11 juillet 2013

Délais (ir)raisonnables

La vie de famille apporte son lot d'étrangetés. Parmi celles-ci, la notion du temps devient toute bouleversée.

Une nuit de 4 heures, c'est EXTRAORDINAIRE!
Une sieste de 1h30, c'est MERVEILLEUX!

À l'inverse, certaines choses qui prendraient normalement 10 minutes prennent un temps fou à se concrétiser.

Quelques exemples pris chez moi:

Sur ce mur, une horloge encore dans sa boite attend d'être posée depuis... 2 ANS!



Ce patio attend d'être teint, pire encore, les poteaux ont encore leurs codes-barres! Ils résistent aux intempéries depuis... 2 ANS!



La plaque murale de la salle de bain n'a toujours pas été achetée depuis... 3 ANS! (Ajouter à cela le délai que prendra son installation!)




Et pourtant, ces années m'ont paru quoi... 3 semaines, tout au plus!

C'est fou comme le temps passe incroyablement vite quand les enfants arrivent dans le décor (et le décor, ben ça n'a plus trop d'importance!)

mercredi 10 juillet 2013

Un été sans taches




L’été, on n’a pas ni vraiment temps ni jamais envie de passer du temps près de la laveuse. Si on pouvait éliminer cette tâche (et les dizaines de taches difficiles!) pour les mois de beau temps, on serait bien heureuses. En fait, on n’aime jamais particulièrement faire la lessive, mais l’été, c’est pire.
 
Peut-être est-ce parce qu’on a nécessairement plus de lavage. Malgré nos illusions, les enfants ne passent pas vraiment l’été en maillot. Non, il se change dix fois. Le matin, il fait un peu froid. Le midi, ils sautent dans des shorts ou enfilent une robe. En après-midi, on se change : fuite de popsicle... sur leur t-shirt blanc, bien sûr (ou d’autres!)! Pour aller souper, on les somme de se changer. Des traces de gazon encerclent leurs genoux.  Le soir, ils prennent une petite veste pour veiller dehors... et jamais la même que la veille!  Et puis, ça sent l’anti-moustique! Bref, les piles de vêtements sales s’accumulent.  

Parmi les pires taches de l’été, il y a les fraises, le jus rouge/mauve/orange, les popsicles, la crème glacée (au chocolat bien sûr!), le gazon, la terre/boue/bouette/et autres variantes, les cerises... et pour nous, le vin! Eh oui, ça arrive à tout le monde de se tacher et en été, parce qu’on n’a pas du tout envie de se prendre la tête avec la lessive, on opte pour du détergent qui « fait la job » pour vrai! Efficace pour qu’il déloge les taches sans passer par l’étape du frottage extrême! Deux nouveaux produits à essayer pour nous sauver la vie cet été à l’ombre de notre laveuse : l’OxiClean® MaxForce® Blancs purs (en liquide et en poudre). Incroyablement, il parvient à détacher les vêtements blancs sans contenir du javellisant au chlore. Et pour les peaux sensibles (mais les maisons terribles!), il existe le détergent Arm&HammerMC Peau sensible (en liquide ou les sachets à usage unique!). Au léger parfum ultra-doux pour la peau, sans colorant et surtout toujours aussi efficace pour supprimer les taches. Sans soucis pour les petites peaux délicates.   

 Alors voilà! On vous souhaite un été sans taches et sans soucis!

lundi 8 juillet 2013

Dossier Mystère de l'été - Partie 1 : l'auto-cueillette des fraises

Pendant des années, je suis allée aux fraises. 

Puis, j'ai tout arrêté. Surtout les fraises.

M'écraser par terre (outch!) dans un champ avec de la paille (mouillée), sous un gros soleil (ou une bruine constante, ça dépend des étés et de leur météo!), pour ramasser des plats et des plats de fraises... quand on en vend à l'entrée, déjà cueillies, toutes prêtes à être mangées!Bien sûr, j'avais les fraises les plus fraîches qui soient (le ventre bien rempli du surplus que j'avais mangé!), mais j'avais taché mon linge, pris un coup de soleil, une jambe ankylosée et du foin dans mes souliers.

Et là, je n'avais pas les enfants à surveiller, à dire «Non attention, marche pas sur les plants!», «Non, ça c'est la talle de l'autre monsieur!», «Non, je n'ai pas apporté de jus. Oui, il fait chaud! Non, il n'y a pas de toilettes. Oui, c'est long...», etc.

Tout ça pour des fraises! Non merci! Le marché existe! Et c'est là qu'on va!

J'entends très bien les commentaires de ceux pour qui aller ramasser des fruits en famille est un must: «C'est une belle activité familiale!», «Ça fait prendre l'air aux enfants!» ou «Ça leur montre d'où viennent les fraises!». Vraiment, je n'y crois plus. Disons-le clairement, c'est un paquet de trouble pour ce qu'on récolte!

Rappelez-moi pourquoi on va aux fraises? Pourquoi vous y allez? Ça va peut-être ranimer mon envie, mais je vous jure que vous devez avoir de vraiment bonnes raisons...

Je ne suis pas contre l'auto-cueillette. La preuve: je vais parfois ramasser des bleuets. Ça j'aime bien! C'est beaucoup plus propre que les fraises et ça va vite! Pas besoin de parcourir, accroupi, des rangs et des rangs pour remplir mon plat. La bleuetière Goulet près de mon chalet est incroyable: j'y cueille des bleuets par grappe. Mais j'amène rarement les enfants. À moins qu'ils le demandent eux-mêmes. Et je leur dis d'apporter une bouteille d'eau.

Vous: vous  y allez (et pourquoi?) ou non (et pourquoi?) ?


jeudi 4 juillet 2013

Maudits maringouins!

«Les p'tites bibittes ne mangent pas les grosses bibittes!» Ma mère me répétait ça tous les étés quand je paniquais et partais à courir en zig-zag dans la cour à la vue d'une guêpe.

Je me suis entendue le dire à Momo cet été alors qu'elle a développé la même phobie que moi à son âge -phobie que je m'efforçais pourtant de contrôler au maximum devant les enfants (pour rien, il faut croire, c'est génétique, on dirait!).

Mais cet été -est-ce dû au printemps pluvieux?- toujours est-il qu'on est plus que jamais ENVAHIS par les maudits maringouins. On a beau multiplier les torches et les chandelles à la citronnelle, et se push-pusher du chasse-moustiques derrière les oreilles, ça nous pique et re-pique à toute heure du jour!

À part se baigner en combinaison d'astronaute et raser le boisé derrière la maison, je ne sais plus quoi faire! J'ai pensé lancer une pétition en ligne (ça en ferait juste une de plus! ;-) mais je doute de l'efficacité du procédé (et cela vaut pour toutes les pétitions en ligne!).

Ma mère m'a même ressorti le vieux filet qu'elle plaçait par-dessus le parasol et qui se remplit d'eau à la base pour se placer autour de la table, et qu'on utilisait pour jouer aux cartes dans le temps que les maringouins étaient 100 fois moins gros et nombreux. On est loin du gazebo avec lumières intégrées et du pavillon outdooring! (en passant, maudit que ça m'énerve ces deux mots-là, pavillon outdooring. Et cet énervement n'est causé que par la jalousie et l'envie, sachez-le... mais avoir une cours mieux aménagée que ma maison, c'est illogique dans ma tête alors ceux qui ont un pavillon outdooring de rêve -tsé ''j'ai reproduit la circulaire de Club Piscine''- ben c'est qu'ils ont une maison de rêve en plus -tsé ''j'ai reproduit la circulaire de JC Perreault''... et ils n'ont sûrement pas de maringouins parce qu'ils ont juste un ti-coton d'arbre planté au centre d'un aménagement paysager qui a coûté le prix de mon char. Mais là, je m'égare!)

L'idée, c'était de vous demander vos trucs pour enrayer de la planète chasser les maudits maringouins. Allumer de l'encens, répandre des pesticides achetés illégalement en Ontario, sacrifier une mouffette? Je suis prête à tout! Sauf à passer mon été en dedans!

mercredi 3 juillet 2013

Accros aux Air Miles!

Confession (z)imparfaite: nous sommes accros aux Air Miles!

Si vous voulez connaître tous nos bons trucs pour accumuler le maximum de milles et découvrir tous ce qu'on a pu faire comme projets et quels rêves on a pu réaliser grâce à nos cartes Air Miles, suivez-nous aussi cet été sur le blogue Air Miles!

Notre dernier post ici (vous saurez où acheter les souliers les plus confortables de l'été, on en a commandé une pleine boite!)


lundi 1 juillet 2013

La télé en été

Êtes-vous du genre à hurler aux enfants «Allez jouer dehors! Il fait beau! Ça as-tu du bon sens de regarder encore la télé?»?

Ou plutôt comme cette mère qui dit que son enfant a regardé la télé tout l'été et que ça ne lui dérange pas du tout?

J'avoue que je ne sais pas trop. Quand je leur dis la première réplique, ils finissent par aller jouer dehors  et reviennent 10 minutes plus tard dans mes pattes ne sachant pas trop quoi faire et/ou en s'obstinant parce qu'il y a eu une chicane. Franchement, dans ce temps-là (et si j'ai des trucs à faire!), j'ai presqu'envie de leur redonner la manette de la télé.

Dire que ça ne me dérange pas du tout n'est pas vrai non plus. Pas à 7 et 10 ans. J'aime quand même qu'ils fassent autre chose. Prendre du soleil (quand il y en a!), lire, jouer, inventer, etc. Mais les jours de pluie, franchement, moi aussi, j'aime bien écouter une série ou des émissions vide-cerveau. Alors, est-ce que je peux vraiment leur en vouloir de faire comme moi?

Non. Si je suis sérieuse et honnête, je dirais que ça m'énerve royalement quand les enfants se transforment en larve devant la télé à 10h le matin. Ouin, je pense que c'est ce qui m'énerve le plus. Les voir regarder la télé. Parce que je ne sais pas trop quel phénomène qui arrive quand ils s'installent devant l'écran, mais on dirait qu'ils sont mous, effouérés, la bouche ouverte, en semi-conscience, etc. Vous voyez le tableau?

Écouter la télé en déjeunant, pendant qu'on se réveille: ça va. En fait, ça va jusqu'au moment où je leur parle et ils ne me répondent pas, trop obnubilés par l'écran. Quand ça arrive, je suis incapable de ne pas pogner les nerfs, je l'avoue. Y'a rien, je pense, qui m'énerve le plus. J'ai réglé la question. Quand ça arrive, quand il n'y a pas une once de «Oh! scuse, maman! Je n'ai pas entendu!» (On s'entend, il n'y en a jamais!), je prends la manette et je ferme tout.

En fait, j'ai trouvé ce qui m'énervait... c'était de les voir en «larve télévisuelle». J'ai remédié au problème: interdiction (sauf exception!) de regarder la télé à l'étage. Et ça me déstresse! Oh bien sûr, plusieurs diront que j'ai déménagé le problème. Peut-être. Mais j'ai éliminé l'irritant. C'est ce qui compte. Parce qu'un peu comme cette mère l'écrit, j'ai plein de souvenirs d'étés passés à écouter Campus en mangeant des biscuits au chocolat avec ma meilleure amie. On regardait Musique Plus pendant des heures en enregistrant, sur cassette VHS, nos meilleurs clips. On n'est pas devenu des demeurés pour autant. Un moment donné, on se tanne de la télé et on va voir dehors, la vraie vie. Franchement, je pense que je leur fais confiance. Et la résistance et les chicanes sur la télé: bof, je pense que j'ai lâché prise. Ce n'est pas une vraie bataille pour moi...

Pour l'instant, juste le fait de leur demander d'aller écouter la télé en bas leur suffit pour faire passer leur envie de la regarder pendant des heures. En fait, la télé devient donc un choix. Il faut qu'ils fassent un effort pour aller l'écouter. Ils ne sont plus au coeur de la maison... et ça, ils trouvent ça bien plate. Avant, en l'écoutant à l'étage, ils voyaient ce qu'on fait, pouvait décider de se joindre à nous, etc. Là, ils se sentent exclus... et c'est assez pour les amener à fermer la télé en bas et monter voir ce qui se passe en haut. La curiosité! Ce que ça peut faire! Et parce que je ne dis rien (parce que je ne les vois pas!), on dirait que c'est moins l'fun... Tiens donc!

Cet été, on a l'air à être promis à alterner entre beau temps et mauvais temps (souvent dans la même journée!). Ils trouveront aussi leur équilibre, j'imagine. Et même s'ils passent une journée à la regarder, promis je ne dis rien, je ne culpabilise même pas... Et je glisse un DVD de Private Practice, sur la télé à l'étage, et je l'écoute en paix! C'est ça aussi l'été!

jeudi 27 juin 2013

Défis de l'été: photographier des statues

Vous avez toujours le doigt sur le «piton» de votre caméra, prête à capturer tous les bons moments? Super! Mais vient un temps, quand les enfants vieillissent, où toutes les photos finissent par se ressembler. MissLulus à la plage entre l'an passé et cette année, les différences ne sont pas énormes. On va en prendre quand même des photos, mais pourquoi ne pas opter pour des photos drôles. Je vous laisse une suggestion de photos mises en scène. Cet été, cherchez les statues et amusez-vous! Les enfants vont adorer ce doux délire...


Amusez-vous bien!

lundi 24 juin 2013

La liste de l'été

Habituellement, à ce temps-ci de l'année, je fatigue mes enfants avec la liste la plus excitante de l'année (bien avant celle des souhaits de cadeaux de Noël): la liste des activités qu'on veut faire cet été. Elle est remplie de promesses d'escapades, de découvertes et de petites folies.

Mais cette année, comme nous partons en vacances pour deux semaines dès le début du mois de juillet, je suis plus en mode préparation/excitation pour ce voyage qu'en mode «qu'est-ce qu'on pourrait bien faire cet été?» Mais ce sont les enfants qui ont mis le sujet sur la table: «Pis, on la fait quand la liste?»

Je ne pensais pas qu'ils aimaient faire ça autant que moi, mais il semble bien qu'à force de leur faire faire année après année, je l'ai inscrite dans nos rituels familiaux sans même y penser. Alors on a fait le tour du web, on a épluché la programmation de nos sorties classiques et on l'a fait.

Alors, que retrouve-t-on sur notre liste de l'été 2013? (avis à ceux qui voient des complots partout: si je mets les hyperliens, c'est pas pour les ploguer pour y aller gratis, mais pour les partager au cas où vous auriez envie d'y aller aussi):

- Une activité qu'ils veulent faire depuis qu'ils ont découvert les Amérindiens à l'école: aller visiter le Village iroquoien (ils l'avaient mis sur la liste de l'an dernier et on n'y était pas allé...)

- Aller au nouveau Planétarium (ouiiiii, moi aussi!!!)

- Essayer le kayak adapté avec Lili

- Aller voir La Roulotte jouer Hansel et Gretel dans un parc (situé si possible près d'une crèmerie)

- Aller au cinéma un soir de semaine (c'est pas dans nos habitudes alors ça les excite)... mais là ils ont nommé plus de films qu'il y a de semaines dans l'été!

- Aller à La Ronde (on ne reviendra pas là-dessus svp! ;-), mais précisément le jour des feux d'artifices Hommage à U2 (à la demande de TriplePapa)

- Aller au Festival de la poutine de Drummondville (ma demande spéciale de l'été qui n'a malheureusement suscité l'enthousiasme de... personne!)

- Aller voir Les Trois Accords au Festival des Montgolfières

- Aller jouer au soccer en famille au parc ou au basket dans la cour d'école, avec Lili qui fait l'arbitre (elle a déjà acheté son sifflet)

- Aller à la crémerie chaque semaine en revenant du cinéma (pffft, ils peuvent bien rêver!)

- Faire un pique-nique et visiter le Fort Chambly (sur la liste pour la première fois: ils voulaient voir quelque chose de la Nouvelle-France, merci l'école!)

- Aller au ciné-parc (ah ça, j'haïs ça! Je vais essayer de troquer ça pour: Aller voir un film projeté dans un parc, héhé)

- Inviter des amis à coucher

Évidemment, on ne fera pas tout ça! Mais juste la perspective de le faire nous «drive» tout l'été. Alors, risque-t-on de vous croiser quelque part cet été? Et vous, quelle(s) activité(s) mettez-vous sur votre liste de l'été? Y a-t-il des choses à voir et à faire qu'on ignore dans votre coin de pays?

mercredi 19 juin 2013

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 58)

le soir où ton amie fait une démonstration de bijoux et de porte-clés qu'elle fabrique, tu demandes à MissLulus si elle veut qu'on aille acheter un petit quelque chose pour son prof qu'elle aime beaucoup. À la fête des mères, MissLulus m'avait donné un joli porte-clés et je me disais que ce serait juste parfait comme cadeau.

La réponse de MissLulus?

«Ah tu sais, mon prof est un peu à boutte! Je pense que ce serait mieux du vin!»

Eh ben! On peut dire qu'elle comprend qu'un porte-clés ne soulage pas des grands élans d'à-bouttisme... :-)
J'imagine aussi que si elle avait eu l'âge, elle m'aurait acheté son cadeau de la fête des Mères directement à la SAQ.


vendredi 14 juin 2013

Stimuler = culpabilité ?

Vous voulez des mots qui m'énervent? Jeux d'éveil ou intelligents - Activités éducatives -
Stimulation intellectuelle ou précoce. Vous savez ce dont je parle!

Mais enfin, on démystifie le tout dans un excellent article publié sur Yoopa.ca.

Non, un enfant n'a pas vraiment «besoin» de tout ça. En tout cas, pas planifié selon un horaire et dans un cadre précis.

On note même dans l'article que les mères (eh non pas les pères! Ça prend ça plus cool que nous - comme plein d'autres trucs! - on le sait et on les félicite, vraiment!) ont tendance à culpabiliser (encore!) si elle ne prenne pas le temps de stimuler leur enfant.

Pourtant, on n'a pas à acheter mille jeux éducatifs (gnan gnan gnan!) pour stimuler bébé. On n'a qu'à être des mères... normales. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est un pédiatre/psychiatre/psychanalyste britannique, Donald Woods, qui l'affirme. Voici ce que l'article de Yoopa rapporte sur ses théories. «Selon lui, l’enfant qui naît en bonne santé physique et neurologique porterait en lui un potentiel inné à croître, à devenir un individu autonome et à avoir foi en la vie. Toutefois, pour qu’il parvienne à ce degré d’épanouissement, certaines conditions gagnantes doivent être réunies: le petit doit évoluer dans un milieu qu’il jugera suffisamment bon pour lui et, pour le lui offrir, il suffit d’être «une mère ordinaire, normalement dévouée». Oh, et avec des défauts, précisait-il.»

Alors, à la veille des vacances scolaires, on donne un break à nos enfants. On ne leur fait pas l'école. On ne leur fait pas pratiquer leurs verbes. On s'amuse tout simplement. On prend du bon temps ensemble. Parce que durant l'année scolaire, franchement, on est trop souvent à la course. Et on ne se sent pas coupable une seule seconde de jouer à un jeu niaiseux et pas du tout éducatif avec eux...



mercredi 12 juin 2013

Un cadeau de dernière minute pour papa!

Mes aptitudes (et intérêt) pour le bricolage étant limités, jamais l'idée ne me viendrait d'offrir un cadeau fait maison à quelqu'un de mon entourage. Si ça prend de la colle chaude, oubliez-moi!

Mais j'ai enfin trouvé le projet qui est adapté à mes capacités.

Ça vous prend:

Un crayon Sharpie
Une tasse blanche
Un four à 350F

Et vous laissez aller votre créativité en imitant cette idée:



Puis vous placez la tasse pendant 30 minutes dans le four préchauffé et vous faites un heureux dimanche prochain... qui sera désormais trop content d'avoir une excuse pour ne pas lever les yeux du journal pour s'occuper des enfants avant d'avoir atteint la dernière ligne de la tasse (mettons, que c'est ça votre message... et votre cadeau!).

Et si vous voulez que votre chéri n'en prenne pas une habitude, et que ce privilège ne devienne pas permanent, eh bien sautez l'étape du chauffage. Et prenez soin de mettre la tasse au lave-vaisselle après utilisation! héhé

lundi 10 juin 2013

Jamais sans son iPod

Non, Misslulus n'est pas vraiment accro à son iPod. C'est plutôt moi qui a voulu qu'elle le soit. J'ai même un peu encouragée le tout. Je lui ai acheté un deuxième fils pour le chargement quand elle va chez son père et elle a une console avec hauts parleurs/réveil-matin/recharge de pile. Je suis donc comme la majorité des Américains (78%) qui ne trouvent pas inquiétant la montée et l'ultraprésence des technos dans la vie de nos enfants.

Ou presque.

Pourquoi la rendre accro? Parce que c'est pratique.

Trois intérêts principaux:

1) le réveil-matin, les alarmes de rappel et la gestion d'un calendrier. Elle apprend à gérer son temps et à moins oublier des trucs. Elle peut mettre tous ses horaires (les semaines où elle est chez moi, celles où elle est chez son père, les rendez-vous, les pratiques de soccer, etc). Mine de rien, je trouve que ça la responsabilise...

2) Les applications qui ME sauvent la vie. Étudier  les tables de multiplication ensemble, ça joue sur nos deux systèmes nerveux. Maintenant, elle a plein d'applications pour le faire. Je n'ai qu'à féliciter et hop!

3) c'est une raison encore plus égoïste encore... LA raison pour laquelle je trouve le iPod si formidable: je peux rester en communication avec elle. Justement la semaine où elle va chez son père. On s'écrit de petits "bonne journée", des bisous de bonne nuit, elle m'envoie une ribambelle d'émoticons, je suis ses photos sur Instagram, elle commente les miennes, elle m'envoie de petites farces, je l'encourage le matin d'un examen, etc.

Les deux premières raisons n'en sont pas des vraies, en fait! C'est la dernière qui est vraiment importantes. Tous les parents séparés devraient offrir un iPod à leur enfant. Parce que ça fait vraiment du bien de justement maintenir ces minuscules échanges. Oh pour bien des gens, ça ne parait pas grand chose. Pour moi, c'est réconfortant. Et, comme bien des parents séparés, je traine toujours l'impression de rater une partie de la vie de mes enfants et j'ai peur qu'ils ne me sentent pas toute là. C'est autant déraisonnable comme réflexion, mais tout autant incontrôlable. Alors, je cherche toujours des façons d'atténuer ça. Le iPod fait partie d'une solution.

Et vous, pourquoi aimez-vous le iPod de votre enfant ?

vendredi 7 juin 2013

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 57)

Ta fille revient de l'école en te disant: «Maman, faut que je fasse 120 pages de mon cahier de maths minimum avant la fin de l'année!» (mais elle a oublié le cahier... comme s'il y avait une soirée à perdre!).

Puis, après une nuit d'insomnie passée à faire les calculs dans tous les sens pour trouver un moyen de faire autant de pages en si peu de temps, elle revient de l'école avec le cahier et te dis: «J'ai compté les pages, j'en ai faites 103 depuis le début de l'année (fe-yiou! tu avais imaginé le pire et eu des brûlements d'estomac pendant 24 hrs...) alors il m'en manque  juste 17» (bravo! Elle sait compter, ça ne devrait pas être si pire!).

Et, devant une page complète de calcul mental de type 2971-1789= ? -et l'horloge qui indique 21h-, tu vois qu'elle a fait 4 opérations sans faire d'erreur (donc, elle a compris le principe) mais qu'il lui en reste encore 21 à faire (et 16 autres pages...), tu déposes discrètement la calculatrice sur la table et, devant son air ahuri, tu quittes la pièce sans demander ton reste.

Tsé, des fois...

mercredi 5 juin 2013

L'école, ça devrait finir en mai...

... ou du moins les devoirs, les leçons et les examens!

En juin, on devrait initier les enfants à la prochaine année scolaire, en douceur. Et en profiter pour s'amuser. Pour leur faire aimer l'école et avoir hâte d'y revenir. On fait un projet (EN CLASSE, pas à la maison!). On écoute des documentaires. On ralentit. Slow-school, svp.

Je suis à boutte. Les enfants aussi. Oh! J'essaie de ne pas trop le montrer, mais franchement j'en ai ras le pompon! MissLulus a des examens plusieurs jours par semaine. JeuneHomme avait un exposé oral à préparer encore cette semaine.

Il fait beau. Il fait clair tard. On a eu un hiver difficile et sombre, là on a franchement envie d'en profiter. Le soccer est recommencé. Les détours par la crèmerie aussi. Les «Je peux-tu jouer avec la voisine d'en face. Elle est encore dehors!» se multiplient. Et j'ai pas du tout envie de refuser.

Et puis, comme s'il fallait en rajouter, c'est le temps des examens. Et les examens du Ministère. Est-ce que quelqu'un dans ces vastes grands bureaux pourraient penser que ce n'est pas la période idéale. Il fait chaud. Les enfants n'ont pas l'air climatisé dans leur classe (en tout cas, pas ici!). 26 enfants qui suent, qui bougent (en plus c'était le défi Pierre-Lavoie) et qui suffoquent dans une classe pour faire un gros examen. Eh bien! Je ne trouve pas l'idée géniale. On a tendance à surenchérir l'importance des examens ces temps-ci. On s'entend: on est tout de même juste au primaire! Je ne dis pas de ne pas étudier ou de ne pas se forcer, mais quand même! On s'entend disons que dans son CV plus tard, si elle a un DEC ou un BAC, ses résultats de français aux examens du Ministère, qu'elle ait eu 65% ou 85%, ça ne changerait pas grand chose... C'est mieux de partir sur une bonne base, j'en conviens, mais il ne faut pas exagérer... (C'est comme la folie des écoles secondaires, mais j'y reviendrai l,automne prochain. Ceci est mon dernier billet sur l'école d'ici septembre!).

C'est sans compter les conseils d'experts divers et les notes dans l'agenda qui nous disent de coucher les enfants tôt. On en a pas envie. Eux non plus. On prend plaisir à lire dehors, à aller manger une crème molle, à flâner au parc, on soupe plus tard, on vit... on vit dehors.

Alors, je propose que l'école finisse en mai. Qui serait d'accord?

lundi 3 juin 2013

Gâcher son fun... par principe?

Je vais me faire lancer des tomates aujourd'hui mais je dois confesser que je ne comprends pas le gros débat et l'appel au boycott de La Ronde à la suite du règlement interdisant qu'on y apporte son lunch (en fait, on peut l'apporter, mais le manger à l'extérieur des lieux.)

Enfant, j'aurais été full déçue que mes parents me fassent manger un lunch à La Ronde alors que j'en mangeais tous les jours à l'école. C'était LA sortie de l'été et ça venait avec un hot-dog moutarde-chou et une barbe à papa. Aujourd'hui, dans ma tête, La Ronde rime avec une poutine de chez Valentine. Mon fun n'est pas complet si je ne me permets pas ce grand écart gastronomique, accompagné du classique p'tit mal de coeur. C'est de même, ça va ensemble.

Et quand je sors pour une journée de gros fun en famille (que ce soit à La Ronde ou ailleurs), mon seul principe est d'avoir du gros fun et d'empêcher tout ce qui pourrait le gâcher. Je me lève ce matin-là avec la même excitation que quand j'étais enfant. Ce n'est pas la journée pour donner une leçon de vie ni de faire la morale à mes enfants. J'ai amplement d'autres occasions de leur faire la leçon. Et l'une d'elle est que des fois, il faut être en mesure de lâcher prise (et son fou!) pendant 12 heures.

À mes yeux, ce moment de fun a plus de valeur que le montant que je vais mettre en plus pour la bouffe. Ça nous sort complètement de notre quotidien stressant et on a l'impression d'être en vacances pour une journée. Bref, on a tous un gros sourire étampé dans la face.  Et on y va en tout connaissance de cause. Quitte à y aller une seule fois dans l'été et en profiter pleinement, avec le sourire. Dans mon budget vacances, ça s'équilibre avec les pièces de théâtre et les concerts gratuits dans les parcs. Ou avec les feux d'artifices qu'on va voir fidèlement dans le stationnement de la place Longueuil et qui occupent 4-5 soirées dans l'été.

Cela dit, si vous ne voulez pas y aller pour 1001 raisons, n'y allez pas! Mais si vous vous sentez lésés de ne pas pouvoir y aller ben, allez-y et profitez-en!

Je comprends que c'est chiant pour les allergies et les restrictions alimentaires mais ils ont tout de même prévu une solution et ça fait partie de la vie des familles aux prises avec cette particularité-là. Elles n'en sont pas à leurs premières expériences de ''compliquétude'' comme je l'appelle. Avec Lili en fauteuil roulant, nous aussi on est souvent à part, on n'a pas accès partout, on est limités. Mais on prend chaque moment de plaisir pour ce qu'il est, tant pis pour les casse-têtes et autres situations impossibles (tsé, être au pied d'un grand escalier et évaluer la situation en finissant par la monter à deux, en position de ''je te fais la bascule'', pendant que deux gentils passants grimpent le fauteuil). On accepte nos besoins particuliers et, le plus souvent, on finit par en rire. On n'est pas tout le temps en mode furie. C'est notre vie, faut s'y faire. Mais on se s'empêche pas de vivre. On part d'ailleurs en vacances à Paris cet été (belle-famille française avec une maison pleines d'escaliers, nous voilà!) en sachant fort bien que son fauteuil n'y sera pas le bienvenu. Qu'elle sera sûrement déçue de se faire refuser l'accès au sommet de la tour Eiffel même si on tente de négocier de monter dans l'ascenseur avec son fauteuil roulant malgré l'interdiction, qu'on on aura sûrement plus d'une raison par jour de s'offusquer, de crier au scandale et à l'injustice mais on y va dans l'état d'esprit de se détendre et de s'amuser. On ne s'en va pas militer ni faire pitié.

On me dirait que la nouvelle règle pour entrer à La Ronde est de s'habiller en jaune fluo que je le ferais et... je trouverais juste ça drôle! Mais ce serait sûrement plus salissant, avec la poutine...

vendredi 31 mai 2013

Stop le progrès! (prise 1)

Des fois, il serait temps d'arrêter le progrès.
Accepter d'avoir atteint le top.
Accepter qu'il n'y a pas d'amélioration possible.
Ne pas viser plus haut.
Juste comprendre que trop serait juste trop.

Toutefois, dans le marché des produits destinés aux enfants, on frôle souvent la folie. L'exagération. La démesure. Le franchement inutile, quoi?

Oh! Je ne suis pas contre l'évolution. Loin de là! Il y a des trucs inventés dernièrement qui nous sauvent quotidiennement la vie. Mais il y a des choses qui nécessitent pas d'amélioration.

Vous voulez un exemple? La folie des petits pots. Une industrie qui rapportent des millions de dollars.... fou!

Quoi, c'est vrai! C'est un objet «obligé», mais à usage franchement limité. Qui veut utiliser «longtemps» un tel produit? On cherche quoi quand on veut un petit pot? Qu'il soit beau et intéressant? Éducatif? Amusant? Euh pas vraiment! On ne devrait chercher qu'un pot pas trop gros qui prend toute la place dans notre salle de bain. Et surtout pas trop cher: parce qu'on ne souhaite vraiment pas l'utiliser longtemps. On ne cherche pas la durabilité.

Pourtant, on essaie de faire croire aux parents qu'un pot 3 en 1, c'est le meilleur achat possible!(Si vous cherchez les trois fonctions: le petit pot, une marche ET repose-pied quand l'enfant va directement sur la toilette et un banc). Ou le pot chante, «flushe», a un porte-livres sur le côté, etc. Certains offrent la possibilité d'enregistrer un message d'encouragement. On les fait en rose et en bleu (Comme si c'était important!).

Trop, c'est trop! Stop le progrès! Voyez par vous-mêmes...




















Et un de mes préférés.... le Jack Potty!!!

Des suggestions pour le prochain billet sur Stop le progrès! J'avais pensé les suces.... J'attends vos idées!



mercredi 29 mai 2013

Tu sais que tu n'en peux plus d'attendre l'été (ET les vacances scolaires) quand...

... Tu as fait le décompte des lunchs qu'il reste à faire (15) Yé!

... Tu ne t'obstines plus avec tes enfants quand ils retardent l'heure du dodo passé 21h (coudonc, vous vous reposerez cet été).

... Tu chantes : «C’est l’été au Parc Safariiiii» ou «Tout le monde aiiiiime... Marineland!» avec un vrai sentiment de joie dans ton cœur en entendant ces airs qui rappellent l'été à la télé.

... Tu t'émerveilles chaque soir qu'il fasse encore clair à 20h45!

... Tu achètes des guimauves fraîches en prévision du premier feu.

... Tu renouvelles ton stock de crème solaire à coup de bouteilles de 1L avec pompe.

... Tu as full hâte que commence Les Chefs!

... Tu es quasiment contente que tes enfants aient des piqûres de maringouins

... Tu te réveilles le samedi matin avec un concert de tondeuses et tu souris de contentement.

... Tes fleurs ont tellement poussé vite que tu n'as pas eu le temps de ramasser celles de l'an dernier séchées et mottonnées en dessous (de l'auto-compost!)

... Tu ne pognes même pas les nerfs avec ton chum s'il passe un après-midi complet à faire le ménage du cabanon.

... Tu achètes plein de jeux d'extérieur (yé! un jeu de dards!) puis tu te rends compte que tu avais déjà eu cette idée l'an dernier (tiens, un jeu de dards!).

... Tu as super hâte d'aller voir les feux d'artifices de La Ronde en sachant très bien que tu trouveras ça plus si excitant dès le 2e soir (bof, l'Italie, tsé...)

... Tu as fait ta liste des choses à faire avant de partir en voyage, des choses à apporter en voyage, des choses à voir en voyage, des choses à rapporter du voyage...

... Tu es excitée juste à faire cette liste et à la mettre en ligne car c'est le dernier post que tu fais en mai (et que tu as très hâte au mois de juin... Particulièrement à ce moment précis du début des vacances, là où tout est possible, où on n'attend qu'à faire le plein de nouveaux souvenirs et de phrases du genre « Te rappelles-tu de l'été 2013? Non mais y'as-tu fait beau! ».

Et vous? Qu'est-ce qui vous emmène doucement vers l'été?

lundi 27 mai 2013

«Y'é laid ton chandail! Il est bébé! »

JeuneHomme est revenu un peu triste de l'école l'autre jour. Devant mes questions, il a fini par m'avouer.

«PetitDiable m'a dit que mon chandail de Donald Duck était bébé!», a-t-il dit, gêné.

Gêné? Triste! Oh non!

Je n'accepte pas.

«Toi, est-ce que tu l'aimes?», lui ai-je demandé.

«Oui!», m'a-t-il répondu.

«Pourquoi?»

«Parce qu'il est beau! Parce que tu me l'as acheté! Parce qu'il me rappelle Disney!», a-t-il dit.

Ah! Ha!

Exactement où je voulais en venir.

On a le droit d'aimer plein de chose parce qu'on les aime, point. C'est déjà une bonne raison. Sans avoir à se justifier ni rien.

Et on a le droit parce que ça nous rappelle de beaux moments.

Mais des fois, on a à défendre nos opinions un peu plus férocement. Surtout devant les fanfarons qui les mettent en doute et parviennent même à nous faire douter de nous...

***

Vous ne serez peut-être pas d'accord, mais j'ai fait répéter des répliques à JeuneHomme pour l'aider à se défendre. On s'entend: ça ne vole pas haut. Mais je ne veux surtout pas que JeuneHomme soit gêné d'être qui il est, d'aimer ce qu'il aime et qu'il subisse les foudres des autres. C'est plate, mais juste ignorer les autres, ça ne marche pas. En fait, ça marche qu'un temps. Je crois qu'il faut plutôt briser dès le début l'attitude de «victime». Non, tu n'en seras pas une, JeuneHomme. Il faut montrer qu'on réplique, qu'on est capable de le faire et que cette attitude ne nous «brise» pas.

«Il est laid toi aussi ton chandail, et je ne te le dis pas!»

«Coudonc, es-tu jaloux?»

«Je m'en fous de ce que tu penses! C'est pas toi qui décide pour moi!»

«Euhh? C'est le mien, pas le tien! Mêle-toi de tes affaires!»

Désolée. C'est sûrement pas une méthode scientifiquement homologuée. Mais je ne peux pas juste «expliquer» à JeuneHomme. Je dois lui montrer comment se défendre.

Bien sûr, je ne l'encourage pas à ostraciser les autres, mais absolument je l'encourage à se défendre et à ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Et vous?  

«

jeudi 23 mai 2013

Être invité ou ne pas être invité à une fête d'enfant?

Lolo a fait une gaffe terrible récemment. Il a dit aux amis de sa classe et de son autobus (il est en classe spéciale et en taxi, donc ça limite le nombre à 7-8 enfants, par chance!) qu'il allait les inviter à sa fête en juin. Il l'a dit et répété joyeusement.

Lolo est TED, dois-je vous le rappeler, et les amis de sa classe également. Et la faiblesse de Lolo est précisément le décodage des comportements sociaux. Et, malheureusement, on ne peut pas contrôler ce qu'il dit, fait et promet à l'école.

Ce weekend alors qu'on préparait les invitations, j'ai limité le nombre d'amis invités à 4 par enfant (j'ai des triplés, dois-je vous le rappeler). Avec les amis communs de la famille et les amis d'école, cela porte le nombre d'amis invités à 17, incluant les amis TED de Lolo et les amis en fauteuil roulant de Lili. Un chiffre déjà assez élevé si on veut que la fête demeure agréable gérable.

Si bien que Lolo a dû faire des choix et inviter 4 amis et non tous ceux à qui il en avait parlé.

Ce qui nous a valu l'appel d'un parent indigné.

La non-invitation en question a créé une commotion, son fils a passé une mauvaise journée, etc. Lolo et lui ne se voient pas en dehors de l'école mais, de toute évidence, les attentes du garçon(malheureusement bien entretenues par Lolo) étaient élevées et, au final, il n'a pas été invité.

Soit. Je comprends la peine, je comprends l'intervention (ou la leçon de vie) que la situation oblige le parent à faire envers son enfant, mais de là à nous appeler pour discuter de la situation...

C'est moi ou c'est juste une fête d'enfant?!

S'il n'en tenait qu'à moi, je n'inviterais aucun ami qui n'entre pas dans la catégorie BFF à une fête d'enfant. Je ne comprends pas l'engouement pour ce genre d'événement. Depuis 3 ans, Lolo a été invité à une seule fête d'enfants de son école (une sur... 24 si on fait le décompte). Et ce, il y a deux semaines, pour être plus précise. Et cet ami, il a choisi de l'inviter à sa fête finalement, question de réciprocité. Oui, il a parfois été déçu de ne pas être invité, mais il s'en est remis. Ça fait partie de la vie. Tout le monde doit faire des choix et tout le monde doit accepter les choix des autres.

Et au final, c'est juste une fête d'enfant! Ça va être pas mal plus dur quand sa candidature ne sera pas retenue pour sa job de rêve! Autant s'y faire dès maintenant!

mardi 21 mai 2013

Le cycle du sommeil des parents




Avis aux nouvelles mamans un peu cernées qui grappillent ici et là quelques heures minutes de sommeil: un jour, je vous le garantis, les enfants dorment.

Un jour. 

Je ne sais juste pas lequel.  

L'affaire est que vient un temps où l'heure du coucher se passe sans crise, que les enfants s'endorment sans une douzième chanson et sans grattage interminable de dos, qu'ils ne réclament plus un autre dernier bisou (ils se contentent de celui reçu!), qu'ils ne font plus de chi-chi pour un dernier verre d'eau ou une subite envie de pipi, etc. Ils dorment. 

Faut savoir en profiter. Parce que le cycle tourne.

Je suis en plein dedans. Ils sont capables de veiller, de se lever tard le lendemain, de s'occuper seul dans leur lit le soir comme le matin, ils sont des dormeurs autonomes. 

Des fois, j'oublie de trouver ça bon qu'ils dorment. Parce qu'un jour viendra où ils sortiront et ce sera à mon tour de ne pas dormir. J'ai lu dans un article qu'en devenant des parents imparfaits (!), on appréciait et comprenait plus nos propres parents. Je sais que je ne devrais pas faire ça, mais des fois j'anticipe. Est-ce que je vais vraiment être capable de dormir quand il sera deux heures du matin et que je saurai ma fille dans un party, sortie dans un bar ou à un classique party de cégep? À ce moment, je ne dormirai plus à nouveau.  Ce sera mon tour. Le cycle du sommeil des parents. 

Je sais, je sais, faut pas faire ça. Ni grattouiller le passé ni faire de la projection vers l'avant. Mais c'est plus fort que moi, ça s'en vient. La preuve? C'est rendu que ma fille se couche plus tard que moi, elle se lève tard, attrape quelque chose dans le frigo avant d'ouvrir la bouche, etc. Des habitudes d'ado... ou presque. Elle n'est pas encore rendu à ceci:


 

Mais je sens qu'on n'est pas loin... Alors, sachant que le cycle du sommeil des parents me ramènera inéluctablement à la période sans dodo, je vais en profiter et dormir. Et les laisser dormir. L'heure à laquelle elle se couche? Après le 20 juin, ça ne me regardera pas vraiment...

vendredi 17 mai 2013

Les projets scolaires... des parents! (prise 2)

Cet hiver, je vous avais déjà parlé des projets scolaires des parents. Momo a passé l'hiver à faire des projets scientifiques avec des matières recyclées. Un tac de bidules à construire... Heureusement (pour nous), une fois sur deux, elle faisait équipe avec sa copine dont le père est mécanien, et qui manie (et possède!) beaucoup plus d'outils que nous. Bref, on s'en est sorti pas trop mal (même s'il reste encore deux projets d'ici la fin de l'année), mais je vous avais parlé de ces parents qui se donnent beaucoup pour participer faire le projet de leur enfant.

À la soirée portes ouvertes de son école la semaine dernière, on a pu constater les efforts des parents qui ont des habiletés manuelles. Et pas seulement en observant les projets (tsé, quand y'a de la soudure d'impliquée, ça ne doit pas être fait à 100% par Junior...).

Mes doutes ont été confirmés quand je suis tombée face à face avec une jeune fille de 5e année plutôt timide qui avait été choisie pour présenter sa maison de rêve, construite à l'échelle. C'est qu'à ses côtés se tenait son père, trop fier, qui expliquait dans le détail aux autres parents présents comment il avait construit la maison. Ses essais/erreurs dans les choix des matériaux, etc. La maison était ingénieuse, avec de l'éclairage à piles et une piscine remplie d'eau (chauffée?) en terrasse. Vraiment, du beau travail. Vraiment, un beau gros malaise.

En faisant le tour des projets, j'ai pris des notes : guirlandes de lumières à piles, petit pot de crème sûre pour la piscine, plat carré pour le spa, feuilles de scrapbooking pour la tapisserie. Tout ça est à ma portée, mais je n'y aurais juste pas pensé tellement je suis aux antipodes d'une madame Bricole. Alors j'attends l'an prochain avec impatience et quand viendra le projet de la maison de rêve, je serai prête! Mais je mettrai tout ça dans les mains de Momo et elle s'arrangera avec! Tant pis si c'est tout croche. Et tant pis si elle n'est pas choisie pour présenter son projet aux prochaines portes ouvertes!


mercredi 15 mai 2013

Je change de métier

J'apprends depuis cinq ans, avec les (Z), à relativiser, à nuancer, à remettre en question, à en prendre, à en laisser (pas mal!), à me calmer, à tourner les coins ronds et un paquet d'autres affaires.

Être une mère extrême (on en a parlé ici!), ça ne me tente pas. Juste être une mère normale me suffit. Ces temps-ci, je l'avoue, avec le beau temps qui revient, j'ai plus de facilité à dire oui, à être plus permissive et à (Z)imperfecter ma vie sans gêne. J'ai même baissé les bras devant les pissenlits. Je m'en fous... qu'ils «jaunissent» un peu ma pelouse, j'ai juste pas le goût.

Parait-il maintenant que c'est bien d'être ainsi (tiens donc...!). Une nouvelle étude (!) démontre que faire partie des Tiger mom et autres extrémistes de la maternité n'était pas toujours une bonne idée et que ça ne «garantissait» en rien des résultats exceptionnels avec les enfants.

Non, vraiment?

Parfois, je me dis que je devrais me recycler en chercheuse sur des trucs évidents. Je pourrais très bien «inventer» moi-même ces études et ces théories. Franchement, je ne sais pas vous, mais on s'en doutait pas mal des résultats de cette étude. On aura beau vouloir des enfants parfaits, c'est impossible de planifier le tout. Et puis, ça donnerait quoi? Et ça change quoi?

Je peux énumérer d'autres effets néfastes de ce type de parents sur leur famille et leurs enfants: vie de famille  ennuyeuse, niveau de stress considérablement élevé, négation des bienfaits possible du plaisir dans leur vie, fuite de leurs anciens amis, fatigue constante, etc.

Je suis capable d'en inventer d'autres grandes lignes d'études:

« Manger du fast-food un soir de semaine n'est pas mortel. Même deux fois, non plus!»
« Dire «Vous m'énervez, calmez-vous!» à ses enfants ne font pas d'eux des carencés de l'estime de soi.»
« Écouter un film en famille est une activité familiale acceptable.»
« Retarder le moment d'apprendre l'heure aux enfants est une bonne tactique pour grappiller un peu de temps de paix ou de sommeil.» 
« Les parents dorment moins que les célibataires.» (je sais, c'est facile, mais bien souvent, on ne réinvente pas le monde dans les études!).

Nommez-nous donc d'autres études savantes que vous avez menées...  On se part une chaire d'études en (Z)imparfaititude?

lundi 13 mai 2013

Quand ça tourne carré...

C'est quand la routine est chamboulée qu'on se rend compte que ça ne prend pas grand-chose pour que ça se mette à tourner carré.

Je m'explique. Depuis deux semaines, ma mère est hospitalisée. Et depuis deux semaines, c'est le bordel complet chez nous. On oublie de faire pratiquer les leçons, on oublie des rendez-vous, le linge propre, sale, d'été et d'hiver traîne partout, la maison est crasseuse, les papiers s'empilent, les légumes flétrissent d'ennui dans le frigo.

Tout ça parce que j'ai manqué quelques journées de travail, que je passe mes soirées à l'hôpital, qu'on y va parfois avec les enfants et qu'on revient tard, qu'on prend la douche le matin au lieu du soir parce qu'ils sont fatigués, bref, parce qu'on ne suit plus notre routine bien huilée, qui nous permet habituellement d'être parents pressés sans être (trop) stressés.

Une heure de moins par jour et c'est la débandade! Sans compter que les weekends sont amputés par tout ce qu'on a reporté à la fin de semaine faute de temps les soirs de semaine. Si bien qu'on se retrouve au dimanche soir avec de l'eau dans le gaz pour l'autre semaine qui recommence.

Et, évidemment, il fallait que ça tombe pendant le Défi Pierre Lavoie!!!!!

- Maman, je n'ai pas joué dehors ce soir! (Non, mais tu nous as aidé à préparer le souper pendant que ton père faisait des maths avec ta soeur!)

- Maman, il faudrait aller prendre une marche en famille pour multiplier mes cubes d'énergie par 5! (j'ai un gros 10 minutes pour aller marcher avant de partir voir Mamie, je les aurais bien passées à préparer les lunchs pendant que Papa part une brassée)

- Papa, tu peux installer le filet de volleyball? (pouvez-vous jouer à faire semblant? Je vais faire l'épicerie!)

Désolée mais on a passé les deux dernières semaines à courir et on n'a même pas pu l'inscrire dans le carnet de Momo. On se rependra quand on pourra enfin souffler! Pour le moment, viens ici qu'on mette une couple d'activités fictives x 2 pour qu'on n'ait pas l'air d'une gang de paresseux.


dimanche 12 mai 2013

Bonne fête des Mères... en paix!

On vous souhaite d’avoir un minimum de calme et de paix pour la fête des Mères...Un minimum!

Et suivez, d'heure en heure, nos règles de la fête des Mères sur Facebook et Twitter


mercredi 8 mai 2013

Encore les bikinis...

On en a déjà parlé, mais chaque année quand revient le beau temps, le sujet revient: les bikinis. D'un côté, les gens scandalés que des enfants portent ça (et la critique sous-entendue:  que des parents leur en achètent et donc consentent!!), de l'autre les gens qui se disent que leurs enfants ont bien droit et qu'il n'y a rien là.

Je continue à être dans la deuxième gang.  Et vous savez qui est là, avec moi, (ou presque!): Gwyneth Paltrow.  Elle a lancé une ligne de bikinis pour les petites filles disponible sur Goop et elle ne comprend pas les critiques qui pleuvent sur le fait qu'elle vende des bikinis pour enfants.

Je ne crois pas qu'accepter que ta fille porte un bikini fait en sorte que tu tombes «l'hypersexualisation». Ce ne serait pas plutôt qu'on l'aide à s'accepter et à ne pas être gênée d'être qui elle est. Une étude menée par Dove en 2010 auprès de jeunes filles de 10 à 17 ans démontre que beaucoup d'entre elles abandonnent ou évitent des sports ou des activités parce qu'elles entretiennent une mauvaise image corporelle d'elle-même. Toutefois, 90% suggèrent que c'est leur mère qui pourrait les aider à se sentir plus à l'aise vis-à-vis de leur corps.

C'est nous. C'est notre job. Et ça peut comprendre le bikini.

Si ma fille demande d'avoir un bikini, je n'ai pas à lui dire que «ce n'est pas une bonne idée», «que ça envoie une «drôle» d'image d'elle», «que c'est trop sexy», «que c'est pas facile de porter un bikini parce que les autres vont te regarder», «que c'est pas pour toi», «que ça n'a pas d'allure qu'elle porte ça», «que c'est déplacé», etc. (ça, c'est des commentaires que j'ai entendu, pas les miens!). Si elle a le goût de porter un bikini, pourquoi pas? Pas besoin de lui faire de grandes leçons. On a peur qu'elle ne soit pas confortable? Elle s'en apercevra d'elle-même. Elle n'aime pas trop être le centre de l'attention? Elle le mettra peut-être que dans la cour derrière la maison. Mais on a pas à la «gêner» d'avance avant même qu'elle enfile le deux pièces.

Ça m'énerve vraiment quand on dit que c'est épouvantable et dégradant pour des fillettes de mettre des bikinis. Ce n'est pas être provocante. Ce n'est pas choquant. Et franchement, je trouve plutôt épouvantable de les laisser croire qu'elle doive cacher leur corps.

vendredi 3 mai 2013

Pas de doute, c'est un parent!

Y'a des choses que seul un parent peut comprendre, des situations que seul un parent peut se vanter d'avoir vécues.

Elles sont parfois magnifiques: les premiers pas, le premier «Maman» ou «Papa» bien audible (pas le premier «mmamammammm» dit en pointant une banane!) ou la douceur d'une petite main qui vient chercher la nôtre.

Mais elles sont parfois embarrassantes, totalement (z)imparfaites comme on les aime!

Voici mes préférées:

Le léchage de face (et sa variante: le doigt mouillé de salive maternelle qui débarbouille les coins de bouche chocolatés et les moustaches de jus en public... Confession: je le fais encore -le second exemple!- et je fais honte à mes enfants... qu'ils me disent...):


Les bas solitaires (la légende du monstre de la sécheuse ou les p'tits bas rebelles en fugue, selon la croyance):


Les objets flottants (malheureusement encore identifiables) dans le café (à peine entamé mais déjà tiède de toute façon...):


Les moments de détente (oui, mine de rien, c'est un moment de détente apprécié du parent!):


L'épreuve du vernis à ongles (on y passe tous, messieurs y compris!) :


La trouvaille dans les poubelles (parce qu'un enfant qui veut se débarrasser d'un objet s'en débarrasse où il peut... habituellement dans un endroit à sa hauteur!):

La fuite (et on ne parle pas ici de l'envie du parent de quitter les lieux:


 D'autres moments de parents mémorables à partager?

(Source: MSN Now)

mercredi 1 mai 2013

La bonne nouvelle de la semaine!

Plus besoin de répéter sans cesse aux tout-petits de ne pas se fouiller dans le nez et -mieux encore!- de ne pas manger ce qu'ils y récoltent!

Notre nouvel ami Scott Napper, un professeur de biochimie de l'Université de la Saskatchewan, s'est penché sur les bénéfices pour la santé de manger des crottes de nez.

Pendant que Junior comment cet acte socialement disgracieux, il fait un geste médicalement acceptable: il renforce en même temps son système immunitaire! Ses plus belles prises (les bien vertes) sont les meilleures pour la santé!

Qui aurait cru?!

Comme quoi, y'a pas que du mauvais dans toutes ces études qui nous envahissent!

Un chercheur pourrait-il se pencher maintenant sur les bienfaits d'aller à l'école ou à la garderie avec de la fièvre? Si on savait qu'on rend service à la communauté, on se sentirait moins cheap d'y envoyer nos enfants après une shot de Tempra? (de toute façon, ils pètent le feu après leur shot de Tempra!)