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mercredi 15 mai 2013

Je change de métier

J'apprends depuis cinq ans, avec les (Z), à relativiser, à nuancer, à remettre en question, à en prendre, à en laisser (pas mal!), à me calmer, à tourner les coins ronds et un paquet d'autres affaires.

Être une mère extrême (on en a parlé ici!), ça ne me tente pas. Juste être une mère normale me suffit. Ces temps-ci, je l'avoue, avec le beau temps qui revient, j'ai plus de facilité à dire oui, à être plus permissive et à (Z)imperfecter ma vie sans gêne. J'ai même baissé les bras devant les pissenlits. Je m'en fous... qu'ils «jaunissent» un peu ma pelouse, j'ai juste pas le goût.

Parait-il maintenant que c'est bien d'être ainsi (tiens donc...!). Une nouvelle étude (!) démontre que faire partie des Tiger mom et autres extrémistes de la maternité n'était pas toujours une bonne idée et que ça ne «garantissait» en rien des résultats exceptionnels avec les enfants.

Non, vraiment?

Parfois, je me dis que je devrais me recycler en chercheuse sur des trucs évidents. Je pourrais très bien «inventer» moi-même ces études et ces théories. Franchement, je ne sais pas vous, mais on s'en doutait pas mal des résultats de cette étude. On aura beau vouloir des enfants parfaits, c'est impossible de planifier le tout. Et puis, ça donnerait quoi? Et ça change quoi?

Je peux énumérer d'autres effets néfastes de ce type de parents sur leur famille et leurs enfants: vie de famille  ennuyeuse, niveau de stress considérablement élevé, négation des bienfaits possible du plaisir dans leur vie, fuite de leurs anciens amis, fatigue constante, etc.

Je suis capable d'en inventer d'autres grandes lignes d'études:

« Manger du fast-food un soir de semaine n'est pas mortel. Même deux fois, non plus!»
« Dire «Vous m'énervez, calmez-vous!» à ses enfants ne font pas d'eux des carencés de l'estime de soi.»
« Écouter un film en famille est une activité familiale acceptable.»
« Retarder le moment d'apprendre l'heure aux enfants est une bonne tactique pour grappiller un peu de temps de paix ou de sommeil.» 
« Les parents dorment moins que les célibataires.» (je sais, c'est facile, mais bien souvent, on ne réinvente pas le monde dans les études!).

Nommez-nous donc d'autres études savantes que vous avez menées...  On se part une chaire d'études en (Z)imparfaititude?

mercredi 1 juin 2011

La «vilaine» techno? Non...

Les études tendent à dire que la technologie éloigne les enfants de la lecture. Je n'y crois pas. En tout cas, pas entièrement.

En fait, je trouve cela plutôt amusant de lire des trucs comme «Plus de la moitié (56%) des parents sondés considèrent que la multiplication des appareils électroniques nuit à l'intérêt de leurs enfants pour la lecture.»

Et ces parents? C'est quoi? Ils n'ont ni cellulaire, ni BlackBerry, iPhone, ordi, iPad, etc. Ben voyons!! J'ai bien de la misère à mettre sur le dos de la technologie le fait que les enfants lisent moins. Moi, ceux qui disent «Fermez la télé! Vos enfants vont jouer plus dehors! Ils liront plus». Euh, ce n'est pas ainsi! L'équation n'est pas « Moins de télé, plus de lecture». C'est un mélange entre les deux qu'il faut viser. Pas juste un ou juste l'autre!

Les enfants ne lisent pas... c'est faux! Ils lisent et certains connaissent la littérature d'ici probablement bien mieux que bien des parents! En fait, pour que les enfants lisent plus, il faut que leurs parents lisent aussi. C'est la première règle! C'est facile de mettre cela sur le compte de la technologie au lieu de porter nous-mêmes le blâme. «Je ne peux pas, je suis occupé! J'ai un boulot!» Eux-aussi, les enfants ont un boulot: aller à l'école. C'est tout aussi prenant que nous! Alors s'ils voient leurs parents le nez rivé sur la télé, un écran d'ordi, un iPhone ou un jeu vidéo mais jamais le nez dans un livre, pensez-vous vraiment qu'ils vont lire? Est-ce vraiment les encourager à lire?

Il faut leur montrer que les bébelles, ça s'éteint. Il y a un bouton «off». Et qu'on peut faire autre chose! Mais pas leur interdire en clamant «vilaine techno», ce serait que les encourager à l'utiliser encore plus!

Non, le coupable n'est pas la vilaine techno. Ce serait tellement facile de mettre tout sur son dos! Mais houuuhouu! On est en 2011. On en a besoin de la techno! Pas juste de la techno, mais dans elle fait partie d'un tout. Comme la lecture aussi. Comme le sport. Comme plein d'autres choses.

Après avoir évacué ma petite frustration, je serais bien prête à connaître vos coups de coeur en matière de livres pour meubler mes lectures d'été... :-)

jeudi 18 février 2010

Les vraies affaires

Enfin!

En écoutant Tout le monde en parle dimanche dernier, on a instantanément eu envie d'aller prendre un verre avec Biz, le rappeur de Loco Locass.

***

Un gars qui ose dire qu'il n'a pas trippé dès le premier souffle de son bébé, c'est rare! Avouer que c'est vers deux ans qu'il a commencé à avoir du vrai fun avec lui, c'est rare aussi! Confier qu'il sentait une pression énorme - "le poids du monde tomber sur ses épaules" à la naissance de son fils - , c'est ultra rare.

Des pères qui prennent la parole, il y en a peu. Et habituellement, ils vantent les louanges de leur vie de père. C'est cool! Tant mieux! On aime bien les papas qui trippent avec leurs enfants. Mais ça arrive aussi qu'ils trippent à retardement, comme semble l'avoir fait Biz. Et c'est ok aussi!

C'est une oeuvre de fiction, bien sûr. Mais teinté, on le sent, de son expérience personnel. Tant mieux si on finit par se dire "les vraies affaires", dire que c'est rushant, dire qu'on flirte souvent plus - et surtout en plein milieu de la nuit - avec la dépression qu'avec une dose d'amour maternel/paternel... Et même si ça a l'air d'une dérive, car on se sent à contre-courant des autres et de comment on devrait se sentir, ça n'en est pas une... C'est normal, faut juste se le dire! Et chapeau à Biz d'avoir abordé ce sujet (z)imparfait et touchant.

***

Alors, Biz? Rosé? Rouge? Blanc? Punch? Bière? Porto? Que préfères-tu? On te l'offre!

samedi 13 février 2010

Un livre pratique... et pas parfait!

et co-écrit par So, une de nos (Z) invitées!!

Des vrais de vrais trucs de parents ramassés au fil des conversation, des échanges sur un forum de discussion et... de mésaventures in the real life.

Et surtout un format ultra pratique, une mise en page éclatée et pas trop ordonnée (on aiiiiiiime cela!), des illustrations rigolotes et un prix d'ami. Pourquoi s'en passer?

Alors voilà, les 100 trucs pour les parents des tout-petits
est enfin disponible! Avec en prime un zeste d'imparfaititude avec un extrait des (Z).

Félicitations Solène!

jeudi 11 février 2010

C'pour quel âge?

1) Dans les salons du livre ou quand je fais des rencontres dans les écoles, il y en a toujours un enfant qui finit par lever sa main timidement, prenant son courage à deux mains tout en rougissant, pour me demander d'une toute petite voix:

- Est-ce que c'est un livre pour les gars ET pour les filles?

ou encore

- Est-ce que c'est pour 8 ans?

Chaque fois, j'ai envie d'aller le serrer dans mes bras. Je prends ma voix la plus douce et gentille et je lui réponds que aimer un livre, ce n'est pas une question de sexe ou d'âge. Et qu'il faut écouter son coeur. Et surtout surtout surtout, j'intègre dans une de mes phrases "Tu as le droit d'aimer ce que tu veux...." avec des variations comme "même si tu as 8 ans et 3/4 et que c'est écrit pour les 6 à 8 ans".

Les enfants ont besoin de se faire rassurer. Ils ont besoin de savoir que c'est correct de lire des livres pour "plus petits" comme des livres "de filles" ou "de gars".

***

2) Dans les salons du livre, il y en a toujours un parent qui finit par taponner mes livres un peu dédaigneusement, en retroussant le nez, les yeux froncés et l'air dépassé pour demander haut et fort devant son enfant (le plus souvent!):

- Ouin, c'pour quel âge cela?

ou encore

- Tu vois ben, c't'un livre pour les filles, cela. Hein, madame?

Chaque fois, j'ai envie de le mordre ou de faire résonner mon poing sur la table. Je prends ma voix la plus dure et mets mes yeux les plus perçants et je lui réponds qu'il n'y a pas d'âge pour aimer un livre et que chaque parent devrait bien savoir ce qu'aime (ou non) son enfant et que ça n'a surtout rien mais alors rien à voir avec le fait d'être une fille ou un gars.

Mais les parents tapent du pied en attendant que je me commette en sortant un chiffre, prêt à crier "Tu vois, c'est pour les 6 à9 ans et toi, tu as 10 ans! C'pas pour toi!". Ohhhh que non! Jamais! Je n'humilierai pas un enfant qui a le goût de lire et ne l'enfermerai pas dans un carcan d'âge idiot. Mais je vais humilier un peu le parent. Je dis donc en regardant l'enfant dans les yeux "Tu sais, l'âge c'est pas important... c'est ce qui se passe dans ton coeur qui l'est, mon grand! Toi tu sais ce que tu aimes. Est-ce que ta maman sait ce que tu aimes par-dessus tout? Tu penses que tu aimerais cela cette histoire-là?" Habituellement, le parent finit par rougir un peu. Je pense parfois à dire que sa mère achète bien une crème Premières rides alors que très visiblement elle est rendue à la 2e étape de la chasse aux rides. Ou que son papa aime probablement s'empiffrer de bonbons même si on dit que les friandises, c'est pour les enfants... Un jour, je vais le dire! Je le jure.

Chaque fois, je n'en reviens pas. Que des parents aillent mettre des idées pareilles dans la tête de leurs enfants. Réduire la lecture et le plaisir de se glisser dans 1001 histoires à une histoire de chiffres ou de "Les pirates, c'est pour les gars! Les princesses, c'est pour les filles!". Et devant les enfants, en plus!

Ça m'énerve profondément quand ça vient de la bouche d'adultes! Ils ont bien beau vouloir choisir un jeu éducatif pour une tranche d'âge plus avancée pour stimuler encore plus leurs enfants... ça ne marche pas avec un livre. Et même pas plus avec un jeu. On s'en fout de l'âge, ce qui compte c'est le plaisir... Non? Il y en a encore qui se formalise avec des âges? Qui enferme le plaisir entre 2 âges? Qui délimite les possibilités de plaisir? Le poil me redresse sur les bras. Et j'ai encore envie de prendre l'enfant dans mes bras et lui chuchoter à l'oreille qu'il a le droit d'aimer cela... même si ses parents n'y comprennent rien!

***

Franchement, on as-tu vraiment besoin d'écrire en gros caractères sur un livre pour les 7-9 ans? À qui ça sert? Mettre un âge n'est pas un indicatif pour les parents. Eux, ils devraient savoir quel genre de lecteur est son enfant et surtout ce qui le fait tripper! Lâchez cela et fiez-vous à votre instinct, bordel!

À quoi ça sert à part de gêner les futurs lecteurs? De les priver d'un moment de plaisir? D'être fier d'eux parce qu'ils ont été capables de lire un livre tout seul? De rater peut-être la rencontre DU livre qui déclenche la plus folle des passions... celles d'aimer lire pour le restant de sa vie?

Les livres, pour moi, ne sont pas précieux et surtout ils sont pour tout le monde. Tout le monde. Et bien des parents devraient recevoir une prescription de lecture de livres jeunesse pour retrouver le plaisir de vivre, de savourer et de s'émerveiller qu'ils ont visiblement perdu.

jeudi 23 avril 2009

Les livres: précieux ou non?

"Fais attentiiiiiiiiiiiiion! C'est un livre!"

"Donnez un livre à un bébé??? Ben voyons donc! C'est inutile!"

"Ahh non! Pas cela! Ce n'est pas un VRAI livre!"

"Tu ne peux pas prendre ce livre, tu as 5 ans et c'est écrit pour les 6 ans et plus!"

"Pourquoi tu regardes ce livre, c'est pour les bébés! C'est un imagier pour les 3 ans et toi, tu en as 5!"

"Tiens ton livre comme il faut!"

"Ne joue pas avec ton livre!"

"N'écris pas dans ton livre!"

"Un livre avec des pages minces?? Jamais. Junior n'a que 4 ans. Il va l'endommager!"

"As-tu lavé tes mains avant de toucher à mon livre?"

"Touche pas! C'est une librairie ici!"

"Arrête de t'exciter et lis donc pour te calmer!"

"T'as sauté des pages? Ben voyons, ça ne se fait pas!"

"Tu ne sais même pas encore lire. On achètera un livre l'année prochaine!"

"Quoi? Un livre sur Flash McQueen? Ah non! Pas encore Caillou! Je ne veux pas que tu aimes ces livres-là!"

"10$ pour un livre d'histoires! Pffft! Trop cher! Tu veux un jeu pour la Wii à la place?"

"De ce côté-ci, c'est les bons livres. Là, c'est les mauvais!"

"Pourquoi tu veux prendre ce gros livre, tu ne comprendras rien!"

"Jamais je ne t'achèterai un livre comme cela. C'est ben trop niaiseux!"


***
J'ai déjà entendu toutes ces phrases au détour d'un rayon d'une des bibliothèques de notre "grande ville fusionnée", dans une librairie achalandée, dans une vente de garage ou dans un grand magasin. Désolant. Franchement désolant. De quoi décourager n'importe quel enfant d'aimer la lecture et d'y trouver du plaisir...

En cette journée mondiale du livre et du droit d'auteur, je déclare haut et fort que les livres ne sont pas précieux. Ce qui est précieux, c'est ce qu'ils provoquent. Et cela, c'est bien caché à l'intérieur. Dans les illustrations. Dans le texte. En soi. Sur le mince fil tissé à partir de l'histoire jusqu'au moteur de l'imagination de l'enfant. La vraie richesse des livres est là. Les livres font naître l'imagination. Et comme Einstein (ça se glisse bien dans une conversation!), je crois l'imagination est plus importante que la connaissance.
Car l'imagination, elle, a le pouvoir magique de rendre heureux. Elle est le meilleur vaccin contre l'ennui. Le meilleur antidote à la morosité. Le plus efficace levier pour les apprentissages. La meilleure assurance bonheur.

***

Il est temps de désacraliser les livres. De les rendre accessibles aux enfants. De ne pas les sommer de mille interdits et de mille précautions exagérés. On met dans les mains des enfants des bébelles qui coûtent une fortune, mais on capote quand ils tournent les pages un peu trop brusquement et qu'elle se froisse (ouin, pis?). Il faut arrêter de catégoriser les livres, de les séparer en bons et mauvais livres, de les réglementer et de les diviser en tranches d'âge gênantes. Franchement on veut quoi? Si c'est écrit gros comme cela sur un livre "Pour les 5 à 7 ans", il y a de forts risques qu'un enfant de 8 ans ne veuille pas le lire de peur de passer pour un bébé ou un mauvais lecteur! Du coup, il boude son plaisir de lire et on l'assome de complexes du genre "Quitte à me faire passer pour un bébé, j'aime mieux ne pas lire! C'est pas pour moi!". Erreur. Lire, c'est pour tout le monde. À chacun de trouver les livres qu'ils aiment. Tant mieux si la grande rencontre avec THE livre qui nous fera découvrir le réel plaisir se produit tôt dans notre vie. On pourra donc savourer ces délicieux moments de lecture tout au long de notre vie. Il n'y a pas un enfant trop petit pour ne pas pouvoir jouer avec un livre. Et il n'y a pas d'adulte trop grand pour ne pas commencer à lire.

Oui, un bébé peut recevoir des livres. Bien sûr qu'il va le mettre dans sa poche, le mordiller, baver dessus, régurgiter peut-être, le déchirer aussi. Ouin... pis? On veut qu'il aime lire ou qu'il devienne le protecteur suprême des livres, un futur bibliothécaire strict et rigide comme dans nos souvenirs les plus atroces. Bien sûr, il va d'abord le manipuler sans aucune délicatesse n'étant réceptif qu'aux couleurs, parfois aux textures. Puis, un jour, il va déchiffrer les images. Plus tard, il comprendra que les petits gribouillis ordonnés s'appellent des lettres et que celles-ci, selon les regroupements, forment des mots et que les mots forment l'histoire... Ainsi de suite. Oui, les bébés aiment les livres. Pour eux, c'est un jouet comme les autres. Et c'est tant mieux. À nous, les parents d'entrer dans ce monde imaginaire et d'arrêter de freaker quand ils les portent à leur bouche. Un livre n'est pas fait pour être en exposition sur une tablette. Il doit vivre dans les mains de ceux qui l'aiment.

Plus on laisse l'enfant explorer, plus on s'aperçoit qu'il adopte rapidement de vrais réflexes de lecteurs. Il tient le livre correctement. Il fait courir son doigt le long des fils de mots. Il ne déchire aucune page. Il examine avec la minutie d'un détective les illustrations. Il invente des bouts d'histoire restés dans l'ombre.
***

Et face à des excuses, voici des solutions et des explications toutes faites.


- J'haïs raconter des histoires aux enfants avant le dodo. Solution 1. Solution 2: refilez la tâche à papa puisque l'amour de la lecture chez les garçons surtout passe par leur exemple. Solution 3: Versez-vous un grand café dans votre tasse de transport, allez à l'heure du conte: il y a des gens payés pour raconter des histoires!

- Les livres, ça coûte cher. Solution 1: Exploitez les bibliothèques publiques. Solution 2 : gratuit et immense et agréable. Solution 3: les ventes de garage, les bazars et les échanges entre amis et voisins. On fait un roulement. On en vend, on en donne, on se les emprunte, on les partage, on les prête, on en rachète. Solution 4: repérez les Croque-livres et faites une provision. Redonnez ensuite un livre à votre tour.

- On a trop de livres chez nous. Constatation 1: Impossible! Jamais trop de livres! Solution 1: Donnez-en à d'autres. Solution 2: Laissez-en dans un parc. Solution 3: Une fois le ménage fait, rachetez-en.

- Mon enfant n'est pas intéressé. Solution 1: Usez de subtilité. Laissez des livres traîner un peu partout.

- Bébé est trop petit. Non. Explorez votre librairie et la bibliothèque du coin. Inscrivez-vous aussi au programme Une naissance, un livre.

- Pas encore la même maudite histoire. Explication 1: voyez les bons côtés, vous pouvez fermer les yeux en la lisant... ou presque!
***
Si notre enfant aime les histoires, si en plus il aime lire et est capable de surfer sur son imagination, on peut respirer tranquille comme parent. On sait qu'il ne sera jamais seul. Il y aura tout un monde dans sa tête, une bande de personnages qui l'habitent et des forces magiques au fond de lui pour l'aider. On sait qu'il est capable de rêver.

vendredi 17 octobre 2008

Quand Passe-Carreau nous donne des leçons...


on aurait intérêt à l'écouter! Claire Pimparé prône le retour du gros bon sens dans son livre Ces parents que tout enfant est en droit d'avoir... pour la vie. Elle y dit entre autres...

- que les parents ne donnent pas assez de responsabilités aux enfants. On les couve trop!

- qu'on est tellement "mêlé" d'être simplement "soi" qu'on en arrache à se définir comme parent!

- qu'on ne prend pas assez de recul avec nos enfants (devrait-on se prendre un weekend dans LeLoft pour y réfléchir... pourquoi pas?)...

- ... qu'on ne se donne même pas la possibilité de corriger notre tir!

- qu'on devrait savoir qui on est, cibler nos potentielles failles avant que nos enfants en profitent en les trouvant avant nous...

- qu'on n'ose pas assez dire "non" et qu'on applique rarement les conséquences qu'on brandit pourtant souvent au nez des enfants!

- qu'on passe trop de temps à se soucier des futurs-potentiels-hypothétiques problèmes que l'on pourrait avoir à l'adolescence pendant qu'on devrait plutôt prendre ce temps perdu pour instaurer une vraie discipline à 2 ans (qui sera aussi efficace à 15 ans!)

- que notre situation ne ressemble pas à celle de notre voisine, celle de nos parents ou de nos grands-parents et qu'il faudrait s'en détacher pour vivre selon nos propres valeurs et contraintes! Oui, parfois, on n'a pas le choix d'envoyer notre bébé de 8 mois à la garderie!

- qu'on devrait arrêter d'être des parents mous et se tenir debout et être fermes. On n'a pas à avertir nos enfants au moins 3 fois (ou 4 ou 5) avant de jeter la conséquence! Et on n'a pas à se justifier!

- qu'on devrait toutes être des fières (Z)imparfaites, fières de nos choix, constantes dans nos décisions et réalistes tout en mettant nos enfants au coeur de nos vies! (non, elle ne le dit pas, mais je pense que c'est un message subliminal que j'ai détecté dans sa voix dans une entrevue avec Isabelle Maréchal)

Rafraîchissant, son discours! Assurément, on a puisé notre désir d'être imparfaite, mais en accord avec soi, dans son discours subliminal probablement déjà présent au temps où elle enfilait le costume de Passe-Carreau. Elle raconte sans gêne qu'un jour, en route vers le cinéma avec sa marmaille, elle en a eu assez de répéter aux enfants qui se chamaillaient dans l'auto d'arrêter leurs singeries. Elle a non seulement rebroussé chemin, mais en entrant dans la maison, elle a appelé une gardienne et est allée au cinéma seule. On n'a pas à payer pour les conséquences des actes de nos enfants.

Et voilà! La vérité tombe: Passe-Carreau est une (Z)imparfaite démasquée!

jeudi 9 octobre 2008

Un "Manny" pourquoi pas?

Juste pour rêver, un "Manny"... pourquoi pas? Un genre de Patrick Dempsey ou autres selon vos goûts qui s'occuperait des enfants pendant qu'on travaille l'esprit en paix au bureau (ou mieux: pendant qu'on "télé-travaille" de la maison question de pouvoir avoir l'oeil dessus!), qui cuisine, qui fait un peu de ménage, de lavage, etc . Avouez que ce serait plus réjouissant qu'une nanny venue des Philippines sur laquelle papa (im)parfait aurait toujours un oeil dessus.

C'est à nous de rêver... Alors, je prends donc Patrick Dempsey. Il est mignon, non, avec des bébés dans les bras? Bon! Bon! Je sais! Ce sont les siens, mais je suis capable de faire abstraction...

Qui choisiriez-vous comme Manny? Allez, il ne fait pas beau, le temps est poche, on feel un peu tout croche: rêvons! Qui? Qui?

Et si le temps gris vous fait rêver à une journée de lecture, il existe le livre "Le Nounou", écrit par Holly Peterson sur le sujet.

jeudi 14 août 2008

Les (z)imparfaites n'aiment pas les Momzillas (mais le livre, oui!)

Les Momzillas sont des mères prêtes à tout pour que leurs enfants grimpent les échelons de la société, soient acceptés dans les meilleures écoles et portent toutes les fringues à prix de location de voiture. Des folles, bref. Les (z)imparfaites les détestent, les trouvent superficielles et prétentieuses, mais aiment Hannah la jeune mère qui débarque à New York parmi ses mères complexées et névrosées.



Bien sûr, l'histoire se déroule à New York où on achète un appartement à plus d'un million de dollars, donc très loin de notre réalité. Mais le sujet reste universel: il y a toujours des mères qui en font trop, qui nous énervent et qui nous font douter (souvent à tort) de nos méthodes.



C'est léger, bien écrit et plein d'humour. Agréable pour une fin d'été.