lundi 23 juin 2014

La maternité et ses (z)exploits

C'est assez fascinant, avec le recul, de constater tout ce que la maternité nous permet de réaliser comme exploits imparfaits.

Je ne parle pas des grandes illuminations sur l'amour inconditionnel ou sur le bonheur supra-fusionnel, mais plutôt de toutes ces petites choses que nous n'aurions jamais crues possibles mais qui sont pourtant devenues réalité en devenant parent. Des petits (z)exploits de tous les jours que seuls d'autres parents peuvent vraiment comprendre l'aspect extraordinaire:

- Le premier pipi dans le pot (oui, c'est cliché, oui, ça goooossssse les non-parents mais n'y a-t-il pas plus beau son -et éclat de joie dans nos coeurs- quand ça se produit enfin... à la 5e boite de Smarties!)

- Changer une couche dans le noir (quand tu ne veux pas réveiller un autre enfant, tu te trouves beaucoup d'aptitudes)

- Relever le rebord de la bassinette avec le pied et le clipper sans faire un seul bruit.

- Dormir 2 heures par nuit et être fonctionnelle.

- Donner 3 biberons en même temps (avec l'aide de couvertures roulées et de toutous savamment choisis -des grandes pattes serrées- et installés)

- Bercer 3 bébés en même temps (un dans les bras, les 2 autres au sol dans des transats actionnés par le gros orteil)

- Faire avaler de la purée pas trop ragoûtante à grands coups de "mmmhhhh, c'est bon" (et en manger soi-même pour donner l'exemple)

- Manger froid

- Être capable de scanner en un coup d'oeil tous les objets cassants lors d'une visite chez la parenté

- Aller à un spectacle pour enfants et entonner les chansons avec beaucoup d'enthousiasme et revenir heureux (alors qu'avec du recul, on n'en revient pas de ces inepties gnan-gnan!)

À votre tour! Quels sont les (z)exploits dont vous êtes le plus fière?

vendredi 20 juin 2014

Pas de patience pour les petites reines


Suis au Old Navy à 17h, un mercredi soir. Je me dis que ça devrait être facile et peu achanladé. Mais non, sachez-le, c'est l'heure des petits qui braillent leur vie:

On entend des cris, lyrages,  hurlements de mort, pleurage, chignage! Intense! Fort!

J'attends en file. Puis de l'autre côté d'une étagère, je vois la mère de l'enfant hurleur! Sans voir l'enfant... Encore!

- Ohh! Qu'est-ce que tu as mon amour?

- Riiiiiiiiiennnnnn!! 

- Tu veux chanter la belle petite chanson de la garderie? (ou l'art d'essayer la diversion!)

- Naoooooooooon! 

- Ohh qu'est-ce que tu as donc, mon amour? Tu as l'air trop triste... (selon moi, elle a plus l'air en christ comme un enfant de deux ans peut avoir l'air!)

Et là, je vois apparaitre l'enfant-roi qui a clairement rien et qui ne veut pas chanter. Calvaire: elle a une couronne sur la tête en plus! Une couronne!!!  (ah? un enfant-roi, je n'y avais pas pensé?)

Bref, l'enfant couronnée et sa mère se dirigent vers la caisse et devant le comptoir des gogosses. Là, clairement, la petite ne se peut pu!!

- Tu vas pouvoir te choisir une chose tantôt...

- Ohh (regain minime de bonne humeur et stop momentané du chialage!)

- Ou une belle robe! T'es chanceuse hein?

Puis Terreur s'impatiente parce que c'est long..

- Voyons mon amour! Il faut attendre notre tour... Il y a uuuuuune, deeeeeeeeeux, trooooois madames devant nous. Chacun son tour! Comme au parc... (ou l'art de profiter d'une crise pour enseigner quelques notions de mathématiques)

- Ouinnnn naooon! (Terreur n'aime visiblement pas les maths!)

Puis, une accalmie de 4 secondes pendant laquelle la mère se penche, lui donne un bec et dit «Ah que je t'aime toi mon petit chaton!» (ma face d'éberluée!)

Rarement été aussi si près d'une petite reine pareille (avec la couronne, on se rappelle!). Rarement avoir aussi peu compris l'art de gérer une crise. Rarement avoir autant aimé avoir des enfants de 11 et 7 ans. Rarement été aussi heureuse de ne plus vivre avec un terrible-two en furie.

mercredi 18 juin 2014

Tout va tellement mieux l'été!


Enfiiiin l'étééééé! Avouez qu'on l'a attendu celui-là! Un hiver interminable, un printemps pluvieux, une année scolaire débordante de projets... Enfin, c'est le retour du soleil et des vacances!

Quand on devient parent, c'est la saison sans tracas par excellence:

- On sort en vêtements légers (bon, il faut penser aux chapeaux, au spray anti-moustiques et à la crème solaire...)

- On oublie la routine (oui, il faut trouver un camp de jour pas trop cher mais pas trop amateur non plus ou organiser son été comme un casse-tête...)

- On se chicane moins (bon, les enfants ne se chicanent pas vraiment moins, mais on pogne les nerfs moins rapidement)

- On se complique moins la vie avec la bouffe (on sort tout plein de trucs froids sur la table et... mangez!)

- On sort plus, on a le goût d'aller partout et de faire 1001 activités (si bien qu'on finit par ne pas se reposer de l'été...)

- On a enfin du temps (en fait, on a tellement de projets mais seulement 8 semaines pour tout faire qu'on en cherche encore).

Sans blague, malgré tout ça... tout est tellement plus simple et léger, l’été.

Un p'tit drink dès 11h.
Des gougounes, un maillot, une robe.
Une couette, deux barrettes.
Des oeufs durs, quelques crudités.
L'apéro à 15h.
Encore des burgers et je ne suis même pas tannée.
Pas besoin de rentrer.
Pas de douche, on s'est baigné.
Tout le monde s'endort épuisé.


Moi, ça ressemble à ça. Vous?

lundi 16 juin 2014

Arrêter de se gratter le bobo et agir!

Ça fait  longtemps que je le retiens, mais là, ça va sortir.

La goutte qui a fait déborder le vase. J'ai entendu des enfants se plaindre (dont les miens!)  qu'il reste 5 jours d'école et que c'est troooooooop loooooooong. Hey! 5 jours! Tu devrais sauter au plafond, non? Et ils passent beaucoup de temps en simili-party, en jeux libres ou à regarder des films. Come on, la plaignardise, on arrête tussuite!

Qu'ils soient petits ou grands, je n'en peux plus des gens qui se plaignent pour un oui et pour un non (et ce qu'il y a entre les deux!). Ça m'épuise encore plus quand, ils se plaignent, mais qui en même temps ne font rien pour que leur vie change. Là, l'hiver dure et difficile est fini! On a passé à travers. Il fait clair jusqu'à 20h! Il n'y a plus personne en déficit de vitamine D alors go! On change de disque, allez!

Vous trouvez que ça ne va pas vraiment mieux? Ça se peut... Mais mettez vite le doigt sur ce qui ne va pas et changez (oui, vous pouvez!). Il n'est jamais trop tard pour modifier des bouts de notre vie qui vont un peu tout croche. Prenez des pilules, prenez-en pas, pleurez un bon coup, criez, chiâlez, plaignez-vous, mais passez rapidement en mode action! Autrement, vous allez attendre après votre "bonheur" en maudit!

Vous ne pouvez rien changer à la situation? Ça se peut aussi... Alors, de grâce, arrêter au moins de vous gratter le bobo et trouvez des alternatives qui font faire monter votre échelle de bonheur un peu. Il y a sûrement des moyens pour rendre la vie plus douce quand même. Lisez la chronique de Josée Blanchette sur la chimio pour les nuls publiée vendredi matin dans Le Devoir qui se termine par «J’ai averti mon oncologue après un mois en enfer : « J’arrête tout ! Je préfère mourir par mes propres moyens… » Et, pour ça, je ne connais pas de meilleure façon que de continuer à vivre.». Et vlan!

Une question qui me fait hurler et qui revient souvent ces temps-ci est l'éternel « Je ne sais pas comment tu fais?» Chaque fois, je suis bouche bée. Je ne sais pas quoi répondre. Je fais quoi? Pour vivre ma vie? Chaque fois, je me dis que la vraie réponse est « Je me lève et je le fais! Je m'organise. That's it!». Je ne vois pas ce que ça a d'extraordinaire. J'ai mes hauts et mes bas (je fais juste ne pas tous les écrire sur Internet!). Je ne vois surtout pas pourquoi on me sert ensuite des « T'es chanceuse!» (quoiii???) ou des «J'aimerais ça de faire ça moi aussi!» (ben, fais-le!!!). Hey! Y'a pas de chance, ni de hasard! Je n'ai pas 10 bras, mais je suis capable de faire plein de choses en même temps, comme plein d’autres personnes  comme moi sur la terre, qui ne passent pas leur temps à le montrer et tenter d’en tirer des félicitations. Je suis juste quelqu'un qui fait des choix, n'est pas tellement patiente (vive la philosophie du «Right Fucking Now»!) , qui a peur de manquer de temps dans la vie (C'est pas nécessairement une qualité, croyez-moi!) et qui se botte le cul. C'est tout! Plate de même à raconter!

Alors, au lieu de se demander comment les autres font pour vivre leur vie, on devrait plutôt regarder notre vie et en changer des p'tits bouts si on ne l'aime pas de bord en bord. On a passé l'hiver à râler (moi aussi!). On n'en pouvait plus (moi aussi!). Mais là, c'est l'été, alors on met notre «switch» à «bonne humeur». Et puis, tiens... entonnez le célèbre «Çaaaaaa vaaaaa biiiieeeeeeeeen». (ça y est, avouez-le, je vous ai mis la toune en tête pour la journée!)


vendredi 13 juin 2014

Maman, est-ce que je vais mourir?

Mes enfants ont une tendance dramatique, particulièrement Momo (non, elle ne tient pas ça de moi...). Un mal de ventre un peu trop intense, un étourdissement, un saignement de nez et elle s'imagine le pire et me sort parfois un "Maman, est-ce que je vais mourir?" que je m'empresse de réduire en miettes.

- Ben voyons! Bien sûr que non!

Mais des fois, j'imagine le pire et je pense aux parents qui doivent se contenter d'un "Ça va bien aller" au chevet de leur enfant alors qu'ils n'en ont aucune idée. Je pense à ceux qui sont dans le doute, dans l'angoisse et qui ne peuvent affirmer avec autant de conviction que ça ne se produira pas.

Et je pense aussi à ceux qui doivent dire "oui". Ceux qui doivent annoncer la nouvelle, qui doivent concéder le pire et dire à leur enfant que "oui, tu vas mourir". Quand j'y pense, j'arrête de respirer. Je ne peux (et ne veux) m'imaginer vivre ce moment. Je veux que JAMAIS ça ne nous arrive (c'est-tu clair!!).

De tous les sentiments qu'on est appelés à vivre en tant que parents, c'est le plus terrible qui soit. La pire injustice. Je ne sais pas, bien franchement, comment je m'en remettrais.

Alors quand j'entends cette question chez moi, je m'empresse de la rejeter du revers de la main. Je la réfute sans y penser, presque en blaguant. Mais s'il fallait... Si un jour... (une petite tendance au drame, que je vous disais...)

mercredi 11 juin 2014

Apprendre que perdre, ce n'est pas la fin du monde!

La semaine passée, nous sommes allés en famille au Festival BD de Montréal. À 10h, JeuneHomme a participé à un quizz sur Captain Biceps (très drôle! À découvrir! J'ai même piqué la bd aux enfants pour la lire!). Deux équipes de 4 enfants qui ne se connaissent pas. Une équipe avec des un peu plus vieux  - 9 ans environ! -  et une autre avec des plus petits - autour de 7 ans. Faut-il rappeler que ce n'était pas une compétition officielle, là. C'était un quizz amical pour découvrir l'univers du personnage.  L'enjeu: un t-shirt et 4 BD à l'équipe gagnante.

Le quizz est intéressant, les parents dans l'assistance rigolent. On est environ vingtaine de spectateurs. L'ambiance est relaxe. Les papas fans de super héros aident les enfants.  Le quizz permet de patienter jusqu'à l'arrivé de Tébo, un des créateurs de Captain Biceps. L'animateur est drôle. Je me prends un café.

Puis, comme Tébo n'arrive pas, l'animateur suggère de faire une deuxième ronde de questions. Parfait, c'est samedi, c'est relax et les enfants s'amusent. Aucun chigne. Ils sont concentrés.

C'est là que je rase m'étouffer avec mon café. Une mère lève sa main «On remets-tu les points à zéro?» qu'elle demande.

L'animateur ne semble rien comprendre de sa demande. Et il lui répond que les affiches pour les points peuvent se rendre jusqu'à 300 (le pointage n'était même pas de 100) alors pas de soucis pour les points.

Moi, j'avais compris. Son enfant était dans l'équipe des plus jeunes (celle de JeuneHomme aussi!) et celle qui avait le moins de points. Elle ne trouvait pas ça "juste". Elle avait fait cette demande pour "donner" une chance à son enfant, pour ne pas qu'il perde. J'en étais sûre.

J'ai eu la confirmation parce qu'en cherchant un appui du regard dans l'assistance (ce qu'elle n'a pas eu!), elle a rajouté, sur un ton invitant à toute la plaignardise du monde, " Ben... Il va falloir qu'ils fassent une remontée!"

C'est un jeu, calvaire!!! C'est peut-être justement le temps de lui apprendre que ça se peut de devoir se rattraper dans la vie. De tomber pis te relever. D'essayer de revenir et des fois réussir, des fois non. Et de concurrencer contre des enfants plus doués, plus forts, plus grands, meilleurs, etc. C'est ça, la vie!

Franchement. Elle voulait que SON enfant gagne. À la limite, les parents de l'autre équipe aussi...  C'tu grave?
 
Après trois rondes, l'équipe des plus jeunes a perdu. JeuneHomme aussi. Personne n'a chigné. Sauf probablement la maman qui a dû dire à son gars quelque chose comme « Mais c'était pas juste, les autres étaient plus grands...!». Excuser la défaite au lieu de lui souligner comme c'était plaisant comme moment, comme ça donne le goût de lire les livres ou de suivre les épisodes à la télé, etc.

Et après, on s'étonne que les enfants ne sont pas adaptés à vivre les échecs. Encore faut-il qu'on leur laisse en vivre...

lundi 9 juin 2014

Message personnel à mes enfants

Voici une brève retranscription de ce que j'entends quand vous arrivez tous les trois de l'école:

"Maman... Maman... Savais-tu... Maman... Journée... Malade!... Bianca... Exposé... Maths... Examen... Maman... Bien été... Pas mangé... Cours d'édu... Tout mon lunch... Drôle, là!... Pour lundi... Mes Chantiers... Verbe Écrire... Me faut 5$... 10 pages!... Aller coucher chez... Ma prof... Va venir samedi... Des robots... Mange quoi?... Pluie... Ballon-poire... Bitch de l'école... Douche... On peut?"

Veuillez svp vous adresser à moi UN à la fois.

(J'comprends fuck all!)


vendredi 6 juin 2014

Viser le top, mais niveler vers le bas en même temps

Je ne sais plus trop quoi en penser.

D'un côté, je trouve complètement ridicule cette tendance à vouloir augmenter le QI des enfants en les faisant ingurgiter des capsules d'huile de poisson et en ne leur donnant que des jeux super-éducatifs. Ça me fait frissonner de voir qu'on utilise la vulnérabilité des parents pour vendre un tas de trucs qui supposément pourraient augmenter un score de QI (et qui parle aussi de l'intelligence émotionnelle, voire la "globale"?). Viser trop haut, en sautant des étapes, ça m'inquiète...

De l'autre côté, je trouve qu'on exagère et qu'on stresse parfois trop intensément les enfants avec l'école et leurs notes. Toutefois, je suis la première à être quand même exigeante tout en essayant de me calmer. J'ai cessé de focusser sur la note, mais il y a des erreurs (de français, surtout!) que je ne laisse jamais passer. C'est impossible que je ferme les yeux. C'est juste plus fort que moi.

Alors, je ne comprends pas qu'on ait demandé aux enseignants de revoir les exigences à la baisse pour les examens du Ministère. L'exemple choc: si un élève écrit «Les chatte sont noire», les profs ne doivent compter qu'une seule erreur plutôt que deux. La raison: c'est la même règle d'accord qui n'est pas respectée. Ben voyons! Des examens recorrigés parce que le taux d'échec est trop haut? C'est moi ou c'est essayer de camoufler la réalité et ne pas porter la responsabilité de ces notes. Viser trop bas, en bâclant des apprentissages, ça m'inquiète tout autant.

Bref, je ne sais plus du tout de quel bord je suis. La course frénétique au QI élevé ou aux notes exceptionnelles, ça ne me dit rien. Niveler vers le bas, ça me pue au nez.

Vous vous situez où, vous?

Finalement, en y réfléchissant, je pense que je suis pour l'encouragement constant des efforts. J'en demande toujours un peu plus que la veille, tranquillement. Une pense ascendante, quoi. Vers le haut, mais graduellement, étape par étape.

mercredi 4 juin 2014

Ça finit quand les devoirs et les projets?

Vendredi dernier en quittant le bureau et en voyant un gros 21 jours flasher sur mon téléphone (j'ai des décomptes pour tout), j'ai réalisé qu'il ne restait plus que 3 semaines d'école. YEAH! Trois semaines, ça passe plus vite que 21 jours, bref, j'étais encouragée.

Mais qu'est-ce qui m'attendait à la maison? Les devoirs qui n'avaient pas été fait durant la semaine et qu'il fallait remettre pour le lundi, un exposé oral à préparer et... DEUX nouveaux projets annoncés le jour même (à remettre avant 3 semaines, j'imagine...)

Ce qui fait que samedi, les enfants ont passé la majeure partie de la journée dans la maison à travailler malgré le soleil. On est en juin. Ça peut-tu arrêter les devoirs et les projets? Un samedi de février, ça peut aller mais là, ce serait le fun de ne pas en rajouter, juste terminer, réviser, consolider. Surtout qu'une fois sur deux, la présentation orale est reportée (manque de temps) ou il faut la retravailler pour la couper de 5 à 2 minutes parce qu'un nouveau projet s'est présenté et, que malgré l'effort mis sur le projet précédent, ben, "on n'a plus le temps en classe pour le présenter".

Le beau temps est arrivé, peut-on souffler un peu? Faites-en des projets en classe mais à partir de juin, ne comptez plus les fins de semaine dans leur planning.

Les devoirs à la maison, j'en ai ma claque. Ma nouvelle idole est l'enseignante Marie-Claude Tardif. Je lui lève mon chapeau d'avoir osé ne pas donner de devoirs et de leçons cette année dans sa classe  et, surtout, d'avoir identifié le problème. Car c'en est un.

On court toute la semaine, on n'a pas le temps de se parler, de se connecter entre le souper à préparer, les devoirs, les douches, les lunchs et le dodo pas trop tard pour être en forme le lendemain, on pourrait au moins avoir droit à nos weekends.

J'ai toujours défendu les devoirs au primaire comme moyen de suivi scolaire des enfants, mais quand la liste est longue comme ça, ce n'est plus un suivi, c'est de la suppléance. Cette année, pour s'aider un peu - et avoir l'impression d'avoir un minimum de vie- on a décidé de supprimer les activités parascolaires. Il n'y en avait pas tant -2 cours sur 5 soirs- mais c'était 2 soirées hypothéquées de trop. Dommage, car au-dela de l'école, ce sont ces activités qui "forment" aussi l'enfant.

Éliminer les devoirs au primaire serait un sérieux pas en avant pour la conciliation travail-famille. On le dit partout, les parents manquent de temps. Et si par chance on en avait déjà, eh bien on en aurait juste plus à passer avec nos enfants, pour établir un dialogue, une relation, avoir du plaisir à être ensemble et pas juste courir et être pressés tout le temps.

lundi 2 juin 2014

« Tu réussiras mieux que moi.»

Et voilà que le célèbre pédopsychiatre Marcel Rufo en a assez des parents qui angoissent leurs enfants en les sommant d'être meilleur qu'eux, de réussir où eux-mêmes ont échoué, finalement. C'est tout un contrat. Encore de la projection qui risque de faire mal et, surtout, risque d'entraîner l'effet contraire.

Selon lui, les parents vivent personnellement et dramatiquement les difficultés scolaires de leurs enfants. Autant que devant le succès de leur progéniture, ils veulent récolter les honneurs aussi. Bref, chaque fois qu'un enfant fait quelque chose - bon ou mauvais - ses parents se sentent concernés. Ce n'est pas ouvrir la porte, pour le jeune, à ensuite responsabiliser ses parents pour tout ce qui lui arrive? Évidemment, en particulier, toutes les futures difficultés... Ce sera facile: ce sera la faute de parents...  Il me semble que c'est une pente dangereuse.

Est-ce vraiment montrer aux enfants comment aborder le monde? Parce que, faut-il le rappeler, après l'école, il y aura le monde du travail et là, les parents n'y seront plus. Ou du moins, ne devraient plus.

Il y a un overparenting scolaire dans notre société. On ne veut qu'il fasse juste bien. On veut qu'il fasse mieux. Parce que sa réussite redore le rôle qu'on a eu auprès de lui et notre propre "réussite" parentale. On n'a qu'à penser aux projets scolaires des enfants faits par bien des parents. Et il ne faut pas oublier aussi cette foutue tendance à se projeter sur nos enfants. C'est presqu'inévitable, mais aussi contrôlable. On ne doit surtout pas leur transmettre le stress de notre propre angoisse pas plus qu'il faut les restreindre dans les limites de nos propres désirs. Nos rêves ne sont pas toujours en symbiose et les "surprises" peuvent être assez incroyables. 

Finalement, Marcel Rufo fait une excellente distinction. Dites-vous à vos enfants «Je suis fière de toi» ou «Tu peux être fier de toi» ? Selon lui, la première remarque est dominatrice. Elle sous-entend que l'enfant a rempli le contrat demandé par ses parents et qu'il est conforme à ce que ceux-ci espérait. La deuxième remarque est, quant à lui, insuffisante. Mais, on s'entend, elle exclue l'implication parentale. On se distancie et remet l'entière responsabilité de leur fierté sur ce qu'ils ont réalisé. J'aime bien cette formule. Marcel Rufo suggère «Tu es notre fierté» qui, selon lui, met l'enfant sur un piédestal et abaisse le rôle du parent. Personnellement, je la trouve un peu pompeuse, comme si l'enfant était un trophée. Je ne dois rien comprendre à la pédopsychiatrie.

Mais de cet article, je saisis l'essentiel (je crois bien!). Il faut arrêter de se fier qu'au bulletin de notre enfant. Un 95% ne fait pas en sorte qu'un enfant aime l'école et y est épanoui. J'ai rencontré des élèves de cinquième secondaire la semaine passée et je les ai totalement déstabilisées. Je leur ai dit que les notes, c'était bien, mais que leur implication dans la vie étudiante, leurs passions, tout le parascolaire, leur débrouillardise à jongler avec plusieurs activités dans leur vie, le sport, le bénévolat et leur emploi étudiant seront tout aussi importants. Une note, à la limite, c'est facile. Si tu ne fais qu'étudier, faire des exercices et lire dans la vie, oui tu peux avoir de bonnes notes. Des excellentes, même! Mais c'est pas ça la vraie vie. Il doit y avoir plein de choses autour. Des amis, des passions, des motivations, de l'implication, de l'autonomie, de la débrouillardise, de l'intelligence sociale, etc. Et ça, ça ne s'apprend pas dans des livres. Ça s'apprend dans la vie. Un candidat pour un emploi avec un CV bourré de récompenses académiques et des notes au top qui n'a jamais travaillé, jamais fait partie d'un comité quelconque, d'un ensemble musical ou d'une équipe sportive ne fera pas le poids devant un candidat avec des notes honnêtes, mais un portfolio de réalisations personnelles impressionnantes. Une fois un diplôme obtenu, aucun employeur veut voir les notes du bulletin. Je pense qu'on est en train de virer fou avec ça. Je ne veux pas cultiver la médiocrité et la loi du moindre effort, mais il ne faut pas virer complètement fou non plus. Surtout au primaire! Quand parle-t-on de ses notes au primaire une fois adulte?

Puisque le secondaire approche ici, je répète souvent à MissPuDeLulus que c'est justement toutes les activités parascolaires auxquelles j'ai participé qui ont fait que j'ai autant aimé l'école. Et je suis certaine que parce que j'étais bien à l'école et que j'étais impliquée, ça se reflétait aussi sur mes résultats académiques. Parce que quand on est heureux, tout est plus facile.

Et la gagnante est...

La chanceuse qui pourra aller se gâter avec les 760 miles qui seront déposés dans son compte Argent (valeur de 80$) qu'elle pourra échanger contre des bons d’achat électroniques eVoucher est...


 
Jeanine Guindi !!
 
 
 
Et voici les idées, en vrac, de certaines participantes pour se gâter (Ça peut vous donner des idées...!)
 
 
«Je m'achèterais des cartes cadeaux de Jean Coutu et Rachelle-Béry pour me gâter un peu avec des beaux produits et aliments santé!»
 
« Si je gagnais, je m'offrirai pleins de billets de cinéma pour y aller toute seule !! J'adore le cinema en solo et je ne le fais que très très rarement !!»
 
«Moi ce serait des cafés Starbuck que je m'offrirais! »
 
« J'achèterais des lunettes chez Iris c'est certain. Des belles lunettes roses avec une nouvelle prescription, c'est tout ce que je veux! »
 
« Moi j’achèterais du popcorn Kernels, une carte iTunes et je passerais la soirée à manger du popcorn en écoutant des films loues !»
 
« Je pense que je dépenserais le tout en maquillage ! Mais avec un sac qui se barre! (pour ne pas que les enfants fouillent dedans!). Ou une crème anti-ride...»
 
«Je les échangerais contre des billets de cinéma, pour pouvoir envoyer mon chum et mon fils, qu'ils passent du bon temps ensemble, pendant qu'en bonne imparfaite, je profiterais (pour une fois!!) de la piscine, tranquille, avec un p'tit verre de rosé!!! Le tout, sans me faire asperger par mes plongeurs!!»

vendredi 30 mai 2014

N'oubliez notre concours

Gagnez 760 milles dans son compte Argent (valeur de 80$) à échanger contre des bons d’achat électroniques eVoucher. 80$ en billets de cinéma (ou de café… si vous avez besoin de beaucoup de carburant!), ça ne se refuse pas!

Participez à notre concours! Vous avez jusqu'à dimanche! 

Bonne chance! Gâtez-vous!

mercredi 28 mai 2014

Petites leçons de vie (gratuites)

Des fois, mes enfants -qui ont une vie somme toute agréable et bien remplie- aiment se plaindre. C'est la préadolescence, dirons certains. Ça va passer.

Mon but dans la vie n'est pas de me pogner constamment avec eux quoique parfois, ce serait vraiment tentant.

Mais parfois les petites choses de la vie se chargent de leur faire la morale SANS que j'aie besoin d'intervenir.

Exemple récent:

Les enfants se plaignent qu'on va moins au restaurant.

«On mange toujours à la maisooooon...»

«C'est poche, on n'est pas allé au Bistro Lulu depuis suuuuuuper longtemps...»

Et quand on finit par céder parce qu'on n'a juste pas le goût de faire le souper: «On mange pas encore du Benny?"

L'autre jour, pour illustrer à quel point ses amis sont donc chaaaanceux (eux!), Momo me souligne que son amie va souper au resto «un mardi en plus».

Le lendemain, n'en entendant plus parler, je lui demande à quel resto son amie «la chanceuse» est allée un mardi soir? «Au Tim Horton. Je ne savais même pas qu'on pouvait souper au Tim Horton! Elle a mangé un wrap au poulet et elle était super contente.»

J'ai juste eu besoin de la regarder un peu plus intensément (en relevant un sourcil)...

«Je sais. On est vraiment chanceux. On devrait arrêter de se plaindre.»

(YESSSSSSSSSSSSS!)


Les bons d'achat électroniques arrivent chez AIR MILES + un concours pour vous gâter!


Vous le savez, on est accros aux AIR MILES! Autant Nancy utilise ses récompenses Rêves pour voyager en famille, autant je profite de mes récompenses Argent pour me gâter. Et j'ai maintenant une nouvelle façon de le faire car Argent AIR MILES a lancé une nouvelle option pour profiter de nos milles de récompense. En plus de pouvoir se récompenser à la caisse chez les commanditaires participants (Jean Coutu, IGA, RONA, etc.), on peut maintenant le faire en ligne également avec les bons d’achat électroniques eVoucher.

Avec eVoucher, on obtient facilement des rabais sur les achats de tous les jours provenant de plusieurs commanditaires. On peut aussi offrir ces récompenses à des amis ou des parents en cadeau par courriel! Donc,  quand on ne sait pas quoi offrir à belle-maman qui reste loin (un bon d’achat chez Jean-Coutu pour l’achat de son parfum préféré), à une amie qui a tout (une bon d’achat chez Starbucks pour ses besoins matinaux en caféine!) ou à un neveu un peu geek (un bon d’achat de iTunes!), c’est complètement génial… Et surtout parfait pour les retardataires en matière d’achats de cadeaux!

Les milles de récompense de votre solde Argent AIR MILES pourront  être utilisés pour les bons d’achat électroniques d’une valeur de 10$ ou plus chez les partenaires participants tels que Cinéplex, iTunes, IRIS, Kernels ou Starbucks. Chez nous, on a opté pour les bons d’achats pour le cinéma. Une façon de réduire la facture de cette sortie familiale facilement. On accumule vite les milles en faisant nos achats quotidiens et rapidement, on s’offre une sortie gratuite au cinéma! Quoi demandez de plus?

Vous souhaitez en profiter vous aussi? C’est facile! Répondez à cette question par courriel: Qu’est-ce que vous VOUS achèteriez pour VOUS gâter avec les eVoucher? (vous, pas quelqu’un d’autre!)

Nous tirerons une gagnante au hasard parmi toutes les réponses reçues avant le 1er juin  23h59 (n’oubliez pas d’inscrire vos coordonnées complètes incluant votre adresse postale et votre numéro de téléphone) qui recevra 760 milles dans son compte Argent (valeur de 80$) à échanger contre des bons d’achat électroniques eVoucher. 80$ en billets de cinéma (ou de café… si vous avez besoin de beaucoup de carburant!), ça ne se refuse pas!
Le concours est offert aux résidents du Canada âgés de 18 ans et plus.  Les Termes et Conditions sont disponibles sur demande.
*****

Comment faire pour profiter des eVoucher dès aujourd’hui?

Pour commencer à accumuler des milles de récompense dans votre solde Argent AIR MILES et les échanger ensuite contre des bons d’achat électroniques eVoucher, voici ce vous devez faire :

1. Vous inscrire à Argent AIR MILES au www.airmiles.ca/argent et fixer une préférence pour votre solde. Tous les milles de récompense que vous accumulerez par la suite iront dans votre solde Rêves ou Argent AIR MILES, selon la préférence fixée. Par exemple : 100 % Argent, 100 % Rêves ou une combinaison des deux.

2. Pour faire un échange, vous devez avoir au moins 95 milles de récompense dans votre solde Argent AIR MILES. Vous pouvez échanger – en ligne ou en magasin – 95 milles de récompense de votre solde Argent AR MILES contre 10 $ ou plus d’achats chez les partenaires participants (voir la liste complète des partenaires participants au www.airmiles.ca/argent)

3. Vous pouvez commander des bons d’achat électroniques eVoucher par tranche de 10 $ (95 milles de récompense), jusqu’à concurrence du nombre de milles de récompense disponibles dans votre solde Argent AIR MILES. Par exemple, vous avez 960 milles de récompense dans votre solde Argent AIR MILES, vous pourrez vous offrir jusqu’à 100 $ en bons d’achat électroniques (950 milles de récompense = 100 $ en bons d’achat électroniques).

4. Vous pouvez échanger 750 $ maximum en bons d’achat électroniques par jour chez tous les partenaires participants.

Ceci est un article commandité, mais toutes les opinions émises sont celles des (Z)imparfaites.

lundi 26 mai 2014

Les devoirs, c'est (presque!) fini!

La semaine passée, JeuneHomme est revenu de l'école avec toute une nouvelle. Une grosse nouvelle. Une bonne. Son enseignante a décidé qu'après cette semaine (donc vendredi le 30!), il n'y aurait plus de devoirs. Finito! «Si on travaille bien en classe», m'a-t-il précisé.

Meeeeeeeeeeeerciiiiiiiiii!

Bonheur!

Et voilà que je vois cet article qui raconte l'histoire d'une enseignante qui a fait un test cette année avec ses élèves: pas de devoirs ni de leçons. Le bonheur, quoi? Et c'est vraiment ce qu'elle a trouvé. Elle a plus de temps pour enseigner avec ses élèves (et ne fait plus de la surveillance: qui a fait son devoir ou non!), elle a des élèves plus motivés et elle soulage bien des parents. En plus, évidemment, de faire bien des jaloux (dont moi!).

Et vous, que pensez-vous des devoirs et des leçons? On devrait les éliminer... ou les écourter?

Qu'est-ce qui se passe chez vous avec les devoirs en cette fin d'année?

vendredi 23 mai 2014

De plus en plus intolérants, collectivement

Les automobilistes ne tolèrent plus les cyclistes, les cyclistes détestent les automobilistes; les deux s'entendent pour trouver les piétons insupportables.

Les «sans enfants» trouvent les «avec enfants» pénibles, les «avec enfants» trouvent les «sans enfants» égoïstes.

Les pressés trouvent les relax trop lents, les relax trouvent les pressés trop stressés.

Les fumeurs sont des parias, les non-fumeurs des intégristes.

Emmener son enfant dans un lieu public non conçu pour lui (sans structures gonflables ni salle de jeux) est presque passible d'une amende, bref, plus personne ne tolère personne.

Et la confirmation de cette tendance lourde m'est apparue en plein visage cette semaine dans ce projet-pilote mis en place dans ma ligne de train de banlieue. À partir de la semaine prochaine, il y aura un étage pour les bruyants (lire: les gens qui ont des interactions sociales) et un étage pour les silencieux (lire: ceux qui pensent que le transport en commun est l'équivalent d'un spa). Et ce, à la «demande générale» à la suite d'un sondage sur ce qui pourrait améliorer le service. À cette question, les usagers n'ont pas répondu plus de départs, moins de retards ni même du champagne à l'embarquement (pourquoi pas!), ils ont répondu plus du silence.

Dans un train de banlieue où déjà l'ambiance est un million de fois plus zen qu'en auto dans le trafic, qu'en métro -où ça pousse encore pour rentrer quand ça ne rentre plus-) et qu'entre deux aisselles humides en autobus.Et où un trajet complet dure au maximum un peu plus d'une heure. C'est donc dire que la plupart des gens ne peuvent plus tolérer le bruit ambiant (personne ne crie, c'est ultra civilisé, limite snob, le train!) pendant une heure. Sur l'échelle de la tolérance, on ne pète pas des scores!

Et à voir les yeux (que dis-je, les éclairs oculaires) que nous a fait une voisine de train lectrice lorsque ma collègue et moi discutions à voix basse, j'ai bien ressenti cette irritation sociale qui semble s'étendre comme une pandémie (et nous étions à l'étage des bruyants, quoique non encore en application à ce moment). Endurer son voisin est le seul inconvénient de ce moyen de transport. Mais c'est rendu trop demander.

On pourrait être moins sur le nerfs, tout le monde ensemble? À trois, on respire... 1-2-3. (Il fait beau, c'est bientôt l'été, les choses pourraient aller plus mal...)


mercredi 21 mai 2014

Seule, pas débrouillarde, désespérée ou instinctive?

Cette histoire donne des frissons, je vous avertis.

Une mère d'Arizona a laissé ses deux enfants - 6 mois et deux ans - seuls dans sa voiture pendant qu'elle est allée faire une entrevue pour un emploi pendant près de 40 minutes. Elle voulait cet emploi et n'arrivait pas à trouver quelqu'un pour garder ses enfants.

Elle a pris une décision: les laisser seuls dans la voiture. À la chaleur. Maintenant, elle est passible de 8 ans de prison.

Rapidement, on peut se dire que ce n'était pas la meilleure idée! 2 ans!! C'est un bébé avec un autre mini bébé.  Il y a au moins 143 scénarios de drame qui nous passent par la tête. Si vous êtes comme moi, vous devez avoir l'imagination dramatique assez développée. Et la simple idée d'imaginer mes enfants, seuls, à la merci de tous et suffoquant de chaleur, je capote!

Mais derrière son choix, on sent aussi tout le désespoir de trouver un emploi pour offrir une vie un peu meilleure à ses enfants. Aussi, on sent toute la solitude qui touche encore trop de mères. Comment est-on rendu à ne plus avoir de réseaux autour de soi? C'est d'une tristesse. Je ne sais pas comment elle a pu faire son entrevue sans penser à ses enfants en train d'avoir chaud dans la voiture? Je sais, je sais, elle la voulait cette job, mais quand même...

Je me demande ce que lui a dicté son instinct 5 minutes avant l'entrevue... Pas facile de se mettre à sa place. 

Vous en pensez quoi?


lundi 19 mai 2014

Tu sais que tes enfants ont trop écouté Les Chefs quand...

La semaine dernière, toute fière d'avoir inventé une recette avec ce qu'il restait dans le frigo, je m'extasie devant mon plat:

- Je ne pensais pas que ce serait bon de même ma recette *!

Mais rapidement, mes critiques culinaires s'en mêlent...

Lili: C'est bon mais il manque quelque chose...

Momo: L'assaisonnement est parfait, c'est pas ça mais c'est vrai qu'il manque de quoi...

Lolo: Les légumes grillés sur le BBQ sont vraiment bons.

Lili: Il y a de la couleur, c'est appétissant.

Momo: Mais ce serait encore meilleur s'il y avait du croquant...

Lolo: Oui, des croûtons peut-être.

Lili: Des croûtons maison avec des tranches de pain baguette mais émiettés.

Momo: Ouiiiiii, c'est ça. Maman, il manque de la texture. Sinon, c'est très bon.

Conclusion:


1. Clairement, ils ont trop regardé Les Chefs.
2. Je vais refaire ma recette cette semaine parce que j'avais le goût d'en manger encore le lendemain.
3. J'ai acheté des croûtons (poivre noir et vinaigre balsamique pour leur en mettre plein la vue)

_________________________
* Ma recette de "salade tiède qui manque de croquant" pour fonds de frigo (pour ceux et celles que ça intéresse):

1 paquet familial de tortellinis au fromage
Une demie barquette de roquette
Des courgettes et des poivrons rouges ou orange grillés sur le BBQ (coupés en morceaux ensuite)
Des saucisses européennes ou italiennes grillées sur le BBQ tranchées
Des tomates cerises coupées en deux
Du basilic frais ou de la ciboulette (si vous en avez et voulez les passer avant qu'ils soient défraîchis)
Du parmesan en "poudre fraîche" (si vous en avez)

Faites cuire tout ça puis mélanger tout ça ensemble en arrosant d'un mélange de deux tiers d'huile d'olive pour un tiers de vinaigre balsamique. Saupoudrez de parmesan. Ajouter des croûtons, au besoin...

vendredi 16 mai 2014

Je regarde pousser les pissenlits

Ce printemps, ne me cherchez pas. Non, je ne serai pas sur mon terrain à arracher avec acharnement et grosses sueurs les pissenlits qui s'y multiplient. Non! Ce printemps, je regarde pousser les pissenlits. Avec le sourire.

J'en ai déjà parlé, mais les pissenlits, j'ai fait la paix avec eux. Vraiment. Ces fleurs peuvent tout envahir ma pelouse, vraiment je ne sourcillerai même pas. Qu'ils poussent, ces pissenlits que tous haïssent. Ce printemps, j'ai trop besoin de prendre du temps pour vivre doucement. Je refuse de me garocher à quatre pattes pendant de longues heures. J'ai plutôt troqué la pelle pour un livre. Et je m'assois juste devant mon "jaune" terrain. On a tellement eu un hiver difficile que je n'ai vraiment aucune envie de "perdre" du temps pour ça!

Peut-être que c'est thérapeutique. Même si je lâche de plus en plus prise sur différents trucs dans ma vie, il reste encore des zones floues. Des choses que je m'oblige à faire jusqu'à ce que je m'autosecoue en me disant «Ben voyons donc! Pourquoi je fais ça?». J'essaie d'arrêter de faire la «tâche», mais ce n'est pas facile. On doit commencer par lâcher par mini secousse, par mini pas, par petite doses. On tourne autour, ça nous achale, ça nous «fatigue», on se surprend à en faire «juste un peu», puis un moment donné, on oublie... On oublie de s'énerver avec ce petit détail et on arrête de s'en faire.

Les pissenlits, c'est ma récompense. Je "VOIS" que j'ai lâché prise. Et ça me rend fière. Bon, ce n'est peut-être pas esthétiquement très joli, mais franchement je m'en fous. Quand je pèse dans ma balance de ce qui m'apporte le plus de bonheur entre un super beau terrain sans l'ombre d'un pissenlit OU un après-midi à lire, à jouer au volley-ball avec les enfants et faire une marche avec une amie, le choix est facile.

Alors, la prochaine fois que vous voyez des pissenlits sur votre terrain ou sur celui de vos voisins, félicitez-les de s'être choisi. Et durant le long weekend, durant les percées de soleil, faites donc autre chose que de faire la guerre aux pissenlits... de toutes façons, on n'a jamais le dessus!

Comment vivez-vous votre relation avec vos pissenlits? Que ferez-vous au lieu d'arracher les pissenlits ce weekend et qui fait votre bonheur?

mercredi 14 mai 2014

"Votre fils a parlé dans le rang"

Aimez-vous, comme moi, lire les commentaires des éducatrices ou des professeurs dans l'agenda de vos enfants?

J'aime savoir comment la journée s'est passée, ça permet de démarrer la conversation avec l'enfant au profil peu loquace. "Il parait que tu as fait une murale aujourd'hui..." Si on ne me l'avait pas dit, je ne l'aurais sans doute jamais su. Et le voilà qui me raconte quel couleur il a choisi, quel dessin il a fait.

Par contre, je suis toujours perplexe devant des commentaire du genre: "Excité en matinée", "Il rit beaucoup", "Il a parlé dans le rang". À part lui dire: "Ouain, il parait que tu as parlé dans le rang..." et lui faire copier 50 fois "Je ne parlerai plus dans le rang." (on a fait ça une fois et le lendemain... eh bien, il avait parlé dans le rang...), je ne peux pas tellement intervenir. Je ne suis pas là quand ça se produit. Dans l'échelle globale de l'autorité, j'en ai pratiquement zéro pour les rangs. C'est comme si j'écrivais à la prof: "Il n'a pas mangé ses légumes au souper". À part lui dire "C'est pas bien ça, tsst, tsst", quel impact a-t-elle sur la situation?

Quand les enfants étaient à la garderie, j'étais rendue exaspérée par les commentaires majoritairement négatifs que me donnaient quotidiennement certains éducatrices. Tout c'était bien passé sauf une petite chose et c'est CETTE chose qu'elles me pointaient. Y a-t-il vraiment un parent qui préfère entendre les petits détails négatifs plutôt que les accomplissements du jour de sa progéniture?

Quand je commençais à croire que j'avais enfanté des monstres, ils devenaient tout à coup charmants. Pour la simple et bonne raison qu'ils avaient passé la journée avec une autre éducatrice qui voyait le bon côté des choses plutôt que faire la liste quotidienne de leurs défauts d'enfants de 4 ans. Alors que tout était merveilleux avec certaines, avec d'autres j'avais l'impression que mes enfants ne faisaient jamais rien de bien. J'ai fini par ne plus aller les chercher à la garderie et laisser le sale boulot du commentaire négatif quotidien à leur papa qui, par sa génétique masculine, n'était aucunement affecté par ces commentaires.

On donne le maximum à nos enfants. On fait tout pour qu'ils se comportent le mieux possible. On voit bien qu'ils y en a des pires autour. Parfois, le commentaire négatif du jour, c'est la goutte qui fait déborder le vase.

lundi 12 mai 2014

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 58)


(Fiction à peine exagérée, mêlée à des ajouts racontés par des amies!) 

On est en pleine préparation d'une mini-escapade familiale de quelques jours, question de ne pas trop avoir hâte aux vacances d'été.

- Tu fais quoi, maman?

- Euh... une liste de trucs qu'on pourrait faire en vacances!

- Les vraies vacances ou les petites?

- Les petites.

- On va faire quoi?

- J'avais pensé aller visiter la ville voisine, marcher sur la grande rue, aller voir la mer de cet endroit, dîner à un petit resto.

- Ah, ok. Mais après?

- Après? Ben, je ne sais pas trop...

- Comment ça, tu ne sais pas...

(Je commence à m'énerver!)- Ben... euh... peut-être aller au centre d'achat pour visiter la boutique que tu aimes...?

- Cool! Après?

(Je commence à m'énerver! Ah non, je l'étais déjà! Donc, je suis énervée! )- Après, après quoi? 

- On va souper j'imagine...

- Ok. Après on va retourner au motel?

- Euh, ben oui j'imagine...

- Ah. Ok. Après, le lendemain?

- Un grand tour d'auto, peut-être.

- Ah....

- Ah quoi?

- C'est poche!

(Moi, me faire dire que des vacances, c'est «poche», ça me fait capoter!!)
- Comment ça poche? Ben on en fait déjà un pour y aller. Après on va faire quoi?

- Manger. Se coucher.

- Hein? Rien que ça?

Et c'est là que j'ai un peu explosé...

- Bon, tu sais quoi! D'la marde, la liste! (et je la lance dramatiquement) On verra! On ne va rien planifier du tout. Rien. On s'en va là et on va regarder la mer, point. Pis, surtout pas de «après?», «après?»... On va juste aller se reposer. Rien faire. Rien planifier.

- Coool!

Je pensais que c'était gagné.

- Après, quand on va revenir à la maison, il va rester combien de jours avant les vraies vacances?

Eh misère! Et dire que ce sont les enfants qui sont supposés vivre les deux pieds dans le présent. Finalement, j'ai compris aussi que c'était des vacances, donc pas de stress avec ma grande liste. C'est juste des idées, mais je ne veux aucune obligation à tout cocher! Je l'apporte avec moi, mais promis je ne deviens pas freak!


vendredi 9 mai 2014

Parce qu'on le mérite bien!

Parce qu'on s'en fait toujours s'ils font de la fièvre, peu importe leur âge...

Parce qu'on se précipite à leur chevet en pleine nuit au moindre bruit suspect...

Parce qu'on ferme les yeux volontairement sur les choses "pas si graves dans le fond"...

Parce qu'on assiste avec le sourire à leurs spectacles même si leur prestation dure 2 minutes sur un total de 90 minutes de quasi-supplice...

Parce que c'est toujours vers nous qu'ils se tournent au moindre bobo...

Parce que c'est aussi vers nous qu'ils se tournent au moindre souci...

Parce qu'on va les chercher dès qu'ils nous appellent quand ils s'ennuient chez un ami...

Parce que qu'on est prêtes à se lever aux aurores pour les emmener à une pratique de sport...

Parce qu'on ne dit à personne que parfois on angoisse à leur sujet jusqu'à en faire de l'insomnie...

Parce qu'on regrette nos paroles alors qu'ils les ont oubliées...

Parce qu'on les trouve quand même drôles lorsqu'ils sont insupportables...

Parce qu'on peut passer des heures à écouter et à consoler même si le drame est futile...

Parce qu'on les trouvent beaux, même avec des boutons, une casquette sur le côté et le fond de culotte à terre...

Parce qu'on est incapables de ne pas raconter une anecdote à leur sujet...

Parce que, même si on dit le contraire, on s'ennuie d'eux dès qu'ils disparaissent de notre portée...

Parce que même épuisées, on trouve de l'énergie dans notre réserve secrète...

Parce qu'on ne prend pas le temps de se féliciter pour tout ça car c'est "la moindre des choses", "c'est juste normal", "j'suis pas meilleure qu'une autre"...

Parce qu'on le mérite bien, prenons le weekend pour se trouver bonnes, belles, efficaces, disponibles, sensibles, performantes, aimantes, cool, rigolotes, indispensables, irremplaçables... parfaites, quoi!

Bonne fête des mères! VOUS êtes la meilleure.

mercredi 7 mai 2014

Demandez-vous ce que vous avez besoin?


Maude Goyer, la journaliste-maman-blogueuse derrière le blogue Maman 24/7, a demandé à d'autres blogueuses (dont nous!) une simple question: «De quoi les mères ont-elles besoin?».

Les réponses sont vraiment intéressantes. Rapido, elles ont besoin de temps, de confiance, d'amies, d'un conjoint qui partage 50/50, de validation, etc.

Le tout fait réfléchir sur un autre aspect de notre vie de mère: est-ce qu'on demande ce qu'on veut ou vit-on d'attentes impossibles espérant que quelqu'un nous devine. Plus encore, est-ce qu'on souhaite changer plein de choses dans notre vie sans jamais faire un pas ou une action pour qu'un début de changement s'opère. Pourquoi n'ose-t-on pas dire clairement ce qu'on veut? Par gêne? Par peur de paraître comme celle qui n'y arrive pas toute seule? Par crainte de se faire dire non? Par crainte du jugement? Et la question tombe pile en ce temps de la fête des Mères parce que beaucoup entretiennent de grandes attentes de cadeaux, de bouquets de fleurs, de soupers ou de reconnaissance... qui ne viennent pas. Ensuite, elles sont déçues même si elles ne le montrent ni le disent pas à grands coups de «Non, non! Juste être ensemble ça me comble!» ou «Les bricolages des enfants, c'est suffisant!».

Ça m'a fait penser à un livre qui traine sur ma table de chevet depuis des mois déjà: «Nice Girls  Don't The Corner Office». Si on s'efface, si on est trop gentille, si on ne dit rien, eh bien même si on rêve d'un truc, on ne l'aura pas comme par magie. Et ce n'est pas non plus en lançant un appel à l'univers comme on le suggère dans Le Secret, ça n'arrivera pas. Il faut se bouger, faire, demander, oser.

Dans notre prochain livre qui sortira cet automne, on brasse dans tous les sens l'idée du lâcher-prise. Une des idées principales est qu'il faut faire des choix - des vrais, pour nous - et ensuite passer à l'action. Aller chercher ou trouver ce qu'on a besoin. Choisir, puis agir.   Autrement, tout reste pareil... surtout le goût amer de ne pas avoir la vie qu'on voudrait vraiment.


lundi 5 mai 2014

Être parent, cette force insoupçonnée

Quand on s'arrête pour y penser, c'est fou tout ce qu'on serait prêts à faire pour le bien de nos enfants. D'abord, réduire notre sommeil. Ça a l'air de rien (ou de si peu) mais ça devient un effort surhumain de mettre autant d'énergie dans sa journée (et puis dans l'autre et l'autre encore) avec un déficit marqué de sommeil.

Puis adapter son mode de vie. Sacrifiez certaines choses qui nous paraissent désormais futiles. Les oublier complètement, le doigt enfoncé longtemps sur le bouton Delete.

Défoncer des portes (et des clôtures de Coco-thon... parce qu'il s'agissait bien de parents qui voulaient le meilleur pour leurs enfants, malgré tout...) pour que son enfant obtienne le meilleur, particulièrement les meilleurs soins. Le sentiment d'impuissance est le pire parmi ceux que peuvent ressentir un parent. "Je ne peux pas t'aider" est la dernière chose au monde qu'on veut devoir dire à son enfant.

Difficile de comprendre ce profond sentiment de puissance protectrice, d'indestruction, de combativité extrême qu'on peut ressentir comme parents avant d'avoir des enfants.

Si les combats des parents-rois me laissent froide (faire la file toute la nuit pour obtenir une place dans un camp de vacances convoité...), ceux des parents-loups me bouleversent, comme ceux des parents de Liam et Rosalie, par exemple. Des parents pour qui le manque de sommeil semble bien futile parmi tous les sacrifices qu'ils s'imposent parce que leurs tripes de parents sont nouées d'impuissance, de rage et de détermination.

J'ai une pensée pour eux en ce début de semaine, avant d'aller livrer mes petits combats quotidiens.

vendredi 2 mai 2014

À quand les prismes triangulaires du lâcher prise?

Auuuuuuuu seeeeeeeecouuuuuuuuurs! Les cubes d'énergie en lien avec le grand Défi Pierre Lavoie sont de retour! Le cauchemar de bien des parents! Dès le retour du dépliant du défi - et la feuille de compilation des cubes accumulés - dans le sac à dos des petits (il y a quelques jours), on a entendu un vent se lever... Le vent de l'écoeurantite totale des parents pour ces genres de défis! 

Je n'ai rien contre la cause ni contre le grand défi Pierre Lavoie. Tant mieux si le but est d'encourager les gens à bouger, mais la méthode est boîteuse. Je me demande bien quel parent a du temps de lousse le soir pour faire encore plus d'activités physiques. Je pense tout particulièrement -et ils sont nombreux - à ceux qui arrivent passé 18h à la maison après leur longue journée de travail avec tout le temps perdu dans le transport et qui, là, entre le souper à préparer, les boîtes à lunch à vider (et à remplir!), une brassée de lavage à faire, les devoirs à superviser, les crises à gérer, les bains à donner, les traineries à ramasser, le souper à manger, la vaisselle à faire, etc. a réellement le goût de sortir dehors et bouger en famille. Qui a encore de l'énergie? Et qui - SURTOUT - a le temps? 

Oui, c'est important de bouger! On le sait: les journaux, la télé, les études, les magazines et les pubs nous le répètent assez. Mais faites ce que vous voulez... Les familles manquent de temps! Elles voudraient bien bouger plus, mais franchement elles n'y arrivent pas. Même si elles gagnent des "cubes", ça ne les motive pas du tout. Et dans tout ça, je trouve les écoles un peu hypocrites d'embarquer dans ce grand mouvement supposément conçu pour faire prendre de bonnes habitudes de vie aux petits. Elles participent plutôt à faire sentir les parents encore plus coupables de ne pas parvenir à tout faire comme il se doit.  Le cubes rajoutent une source de culpabilité supplémentaire aux parents. Beaucoup le font parce que «les autres le font» et craignent de se faire juger s'ils disent que ça n'a pas de sens! Eh bien, disons-le une fois pour toute: «Les cubes d'énergie, c'est de trop!». Ça suffit! Notre cour est déjà pleine, nos soirées sont ultra bookées, on peine à passer ne serait-ce que 30 minutes à relaxer et à jaser en famille chaque soir (pffft chaque soir!!! Qu'est-ce que je dis là? Un soir, ce serait déjà beau!!), nos enfants ont encore des devoirs et des projets spéciaux (vous savez ceux qui nécessite un maudit fusil à colle chaude!!), on est crevé de l'hiver qui a été crissement dur sur le moral et là, juste quand on commence à vouloir souffler un brin, s'asseoir 15 minutes dehors ou prendre une marche vers la crèmerie: bang! On nous garoche les maudits cubes d'énergie. Et l'école endosse le projet alimentant la compétition entre le classes et les élèves? Ça suffit!!! Vous voulez qu'on participe à 100% dans ce concours de cubes? Arrêtez les devoirs, ce serait déjà plusieurs heures par semaine qu'on gagnerait pour bouger... 

Non, ça ne m'encourage pas à bouger dans le plaisir... Je le fais par obligation! En fait, je ne le fais plus depuis trois ans. Finito, le défi Pierre Lavoie et les cubes. Comme dirait l'autre «C'est trop pour moi!». Je n'embarque plus. Je suis tannée que l'école nous entraine dans des projets qui ne nous conviennent pas sous de faux prétextes. Qui peut être contre la vertu? Qui peut dire qu'il est contre le défi Pierre Lavoie? Qui peut être contre l'idée de passer le message que bouger ou faire de l'exercice, c'est bon pour la santé? Personne. Alors peu de gens osent dire qu'ils tournent le dos aux cubes d'énergie... Pourtant, on a le droit. Ce n'est pas qu'on rejette le beau principe derrière cette initiative, mais les moyens ne nous conviennent pas. C'est tout. Et ça n'altère en rien qui on est comme parents. Loin de là...
Tout en pestant contre les cubes d'énergie, je me suis demandée si on ne devrait pas lancer les tout nouveaux cubes d'énergie des (Z)... À chaque fois que vous tournez les coins ronds pour un truc pas vraiment important, vous gagnez les fameux prismes triangulaires d'énergie... de l'énergie que vous «sauvez» pour vous, pour faire ce que vous voulez! Du temps pour faire autre chose.

Vous pourriez aussi gagner des points chaque fois que vous biffez sans la faire une tâche de votre interminable to-do list. On a toutes tendance à trop mettre d'items pour une seule journée. Alors, on fait le ménage dedans avant même de commencer... Et pouf! Un beau prisme triangulaire d'énergie pour vous, car vous avez économisé de l'énergie en ne la dépensant tout simplement pas!

Vous pourriez aussi accumuler des prismes quand vous déléguez des tâches à d'autres, quand vous payez quelqu'un pour le faire à votre place ou que vous êtes capable de survivre tout en sachant qu'un truc n'est pas fait, sans vous justifier, sans vous sentir coupable et sans besoin de désensibilisation (exemple: se coucher même si votre évier déborde de vaisselle).  Bref, chaque fois que vous lâchez prise sur un aspect (aussi minime soit-il!) de votre vie, on vous donne des beaux prismes triangulaires... Il me semble que cette les prismes triangulaires feraient pas mal plus de bien aux parents (et aux enfants qui auraient des parents moins stressés!) que les cubes, non? 

Sauf qu'en y pensant bien, il nous faudrait plutôt une forme géométrique aux coins ronds, ça existe? 

mercredi 30 avril 2014

Intervenant ou parent?

Eurêka! Lolo est maintenant capable d'attacher ses lacets!

Oui, il a 10 ans, bientôt 11. Et puis après?

Pour Lolo, ça a été tout un apprentissage. On a essayé toutes les façons (papillon, pas papillon). On a décortiqué tous les gestes. On a fait des séquences visuelles. Toute la patente. Les parents d'enfants dyspraxiques, TED et autres vous le diront, certaines tâches si faciles pour nous est une montagne à surmonter pour eux. Mais, éventuellement, c'est toute une réussite ensuite aussi pour eux. Pour eux et leurs intervenants. Moi, je n'ai plus rien à voir là-dedans (ou si peu). Ça fait quelques années que j'ai lâché prise et que je me consacre essentiellement à mon rôle de parent. J'encourage mes enfants à suivre leurs thérapies et leurs exercices (physio, ergo, etc.), je prends soin d'eux et je les aime. Bref, je joue simplement mon rôle de parent.

Mais je n'enfile plus, je ne manipule plus, je ne trace plus, je ne fais plus rien de tout ça. J'ai suivi le meilleur conseil que m'a donné une intervenante, justement. «Votre rôle, c'est d'être ses parents. Des intervenants, il en a plein; pour parents, il n'a que vous. Amusez-vous avec lui, ne lui mettez pas de pression, on s'en charge bien assez comme ça.»

Ça m'a fait le plus grand bien. Et je me le suis répété en boucle dans ma tête chaque fois que je me sentais coupable «de ne pas en faire assez». Mais j'en avais marre que notre vie de famille rime avec crises, travail, efforts et difficultés. J'ai préféré la faire rimer avec plaisir, rires, joie et sorties.

Alors ça a sûrement pris quelques années de plus pour que Lolo puisse enfin nouer ses lacets. Dans 20 ans, on ne se souviendra plus de la date (quand c'est acquis, c'est acquis -et c'est tout ce qui compte!) mais on se rappellera des moments de bonheur qu'on a vécu au lieu des crises d'anxiété.

Merci Annie pour le conseil!

lundi 28 avril 2014

Tout n'a pas toujours à être l'fun dans la vie

Tiens, commençons la semaine en se vidant le coeur. Nommez-moi une tâche, une activité ou un truc que vous faites, mais que vous haïssez, que vous trouvez une perte de temps ou qui vous emmerde royalement.

Il n'y a rien qui vous vient en tête? Je ne vous crois pas. Je vous donne ma liste: vider le lave-vaisselle, me brosser les dents (imaginez si j'étais Jacynthe René avec son 20 minutes de gargarisme chaque matin!), laver le comptoir, enlever le vernis écaillé sur mes orteils, chercher le maudit couvercle du maudit plat du maudit lunch, laver les fenêtres, etc.

Ce n'est pas pour brailler sur mon sort (ni sur le vôtre!) que je fais ça. C'est juste pour vous montrer qu'il y a un paquet de choses qu'on fait sans grand plaisir et c'est bien correct ainsi. Tout n'a pas toujours à être l'fun et divertissant dans la vie. Il en faut des tâches plates pour qu'on apprécie plus celles qui le sont vraiment. Autrement, on dilue le vrai plaisir. Il n'est plus aussi vrai.

On cherche à vivre dans une illusion du plaisir perpétuel. Et on embarque nos enfants là-dedans. On exagère, on «fake» avoir du fun pour tout et pour rien. Il ne faudrait surtout pas que nos enfants n'aient de plaisir. Ohhhhhh noooooon! Leur vie doit être sans cesse une succession de moments où ils nagent dans le bonheur et où les efforts/le sens du devoir/les responsabilités sont inexistants. On peut-tu arrêter de leur faire croire que la vie n'est qu'une succession de moments l'fun, tout le temps. Ce n'est pas vrai. Oui, il y a des tâches qu'on n'aime moins, d'autres qu'on n'aime pas du tout, d'autres qui ne sont pas si pires, mais ça se peut que ce soit des trucs qu'on doit faire malgré tout. Et sans se faire croire que c'est l'fun. Et on peut le dire qu'on n'aime pas ça. C'est correct de ne pas tripper tout le temps!

Des exemples? Leur faire croire que c'est donc cool de faire leur ménage de chambre. Faut pas en mettre trop quand même! Un autre exemple?

Le voici:


Je ne dis pas qu'il faut chialer en faisant nos tâches (oh non, ça me tape sur les nerfs!), mais il ne faut pas charrier non plus. Chialer, c'est plus productif et libérateur que de faker du bonheur. Parce que ça, ça devient lourd. Alors, chialez un bon coup et passez à vos moments de bonheur, vos vrais. Soyons juste vraies. C'est une meilleure leçon à donner à nos enfants, je trouve.

vendredi 25 avril 2014

Pourquoi on négocie?!

«Parce que c'est DE MÊME!»

Avouez que ça vous fait du bien (autant que moi) quand vous la sortez cette phrase? C'est à se demander pourquoi on ne l'utilise pas plus souvent... En fait, c'est à se demander pourquoi on négocie tout le temps, sur tout, avec nos enfants (ou pourquoi ILS négocient tout le temps avec nous pour tout).

Exemple récent:

- Mets tes bottes!

«Il va faire froid seulement ce matin et comme j'ai juste une récré de 10 minutes en matinée, j'aimerais mieux mettre mes souliers car le reste de la journée je vais avoir chaud aux pieds avec mes bottes.»

- Mets tes bottes!

«En plus, il va pleuvoir ce matin, on ne sortira même pas dehors à la récré.»


- Mets tes bottes! 

«Mais pourquoi? Plus personne mets ses bottes en avril. On est en 5e annééééée!»

- Oui mais en avril, maintenant, il fait froid et il neige. Mets tes bottes!

«Je suis d'accord avec ma soeur. Tout le monde est en souliers mon école aussi.»

- Et si tu mettais tes bottes de pluie?

«J'ai plus froid avec mes bottes de pluie qu'avec mes runnings. Je ne mettrai pas des ballerines, tsé j'suis responsable!»

- Ok, mets tes runnings!

«Moi aussi, je peux mettre mes runnings d'abord?»

- ...  ...  ...

La même scène avec mon père il y a 30 ans:

- Mets tes bottes!

Et je mettais mes bottes.

Bon, je les enlevais au dernier coin de rue avant d'arriver à l'école. Le résultat final était le même mais mes parents sauvaient beaucoup de temps en obstinages.

C'est peut-être pour ça qu'eux arrivaient à tout faire et pas nous?



mercredi 23 avril 2014

Et si on faisait une vraie téléréalité?

Je n'ai pu m'empêcher de sourire quand j'ai appris que Jacynthe René allait présenter son mode de vie sain à la manière d'une téléréalité sur la chaîne Moi&Cie. Je suis toujours étonnée d'apprendre à quel point cette fille -qui se veut un modèle- vit loin de la réalité du commun des mortels.

Sachez qu'elle vous apprendra (je ne suis malheureusement pas abonnée à cette chaîne) à faire des bains de bouche avec de l'huile crue bio. Il semble qu'elle s'y adonne tous les matins, gardant l'huile 20 minutes dans sa bouche avant de la recracher avec toutes les bactéries qu'elle contient.

Oui, vous avez bien lu, 20 minutes dans sa bouche au lever. Chaque jour.

Me suis dit que nos matins étaient loin de se ressembler! J'en ai 60 pour tout clencher avant le départ pour l'école alors le passer avec de l'huile dans la bouche au tiers, ça me semble irréaliste, mettons!  En 20 minutes, j'ai le temps de répéter 5 fois les mêmes affaires dont: «Mange ton déjeuner!», «Va brosser tes dents!», «Vite, l'autobus arrive!»

Mais dans le monde de Jacynthe (ou de Marilou), on a tout le temps voulu pour se réveiller doucement, pour se faire un jus vert avec des légumes frais chaque jour -et pourquoi pas faire pousser son propre kale- et se faire des bains de bouche.

Dans mon monde à moi, on se garoche sur la cafetière au réveil, on fait une épicerie par semaine et on prend des douches (et pas de bouche!).

Dans le vôtre, ça ressemble à quoi? On s'en part une téléréalité?

lundi 21 avril 2014

Pourquoi on n'imite pas la Finlande?

Il est (un peu) beau et (un peu) chaud. Les journées rallongent. Les enfants jouent plus dehors. Bientôt, je le sens, j'aurai les devoirs en horreur. Chaque soir, intérieurement, je pesterai contre ces «bouffeurs de temps». Aussi, je le sais car c'est ainsi chaque année, je deviendrai allergique à la boîte à lunch. Je ne saurai plus avec quoi la remplir et me ruerai à la fruiterie du coin pour faire provision de plats cuisinés. Et mon coup de grâce sera bien sûr, la collecte utopique des cubes d'énergie. Ça, c'est clair, ça va m'achever!

Bref, je vivrais bien cette fin d'année scolaire en fast-foward! Plus vite on sera rendu à l'été, plus heureuse je serai. Et les enfants aussi.

Sans lunch à faire et sans (trop) de devoirs, il me semble que je survivrais mieux. Quand mai arrive, les enfants n'ont plus d'énergie. Avec l'hiver qu'on a eu, ils ont besoin de grande dose de vitamine D (et nous aussi!). On rêve vraiment de vivre dehors et d'en profiter!

Quel étonnement j'ai eu quand j'ai appris, dans cet article de l'Actualité (encore), qu'en Finlande, mon rêve se vivait à l'année. Eh oui! Là-bas, ils ont les élèves les moins stressés du monde, mais aussi les plus performants! Et vlan les Tiger Mom qui font souffrir leurs enfants!

En Finlande, le jeu c'est sérieux. Ils font 45 minutes de cours et ensuite vont jouer dehors! Parait-il que ça améliore la concentration et que ça aide les enfants à aimer l'école... tiens donc! Pourquoi on ne les imite pas?

Aussi, chez eux, le repas à la cafétéria est payé par l'État... donc aucun lunch à préparer par les parents le soir! (le bonheur!!)

Plus encore (et pour vous faire rêver de déménager là-bas!), il y a peu de devoirs. On apprend dans l'article qu'en Finlande on trouve important que les enfants se détendent.

La Finlande propose le programme rêvé de tous les parents québécois. Vraiment! Un système qui fonctionne pédagogiquement (leurs résultats mondiaux le prouvent!), un système qui prône le bon temps en famille et surtout un système qui ne stresse personne! 

On pourrait les imiter, svp? Que nos dirigeants et grands penseurs dans leurs bureaux au Ministère de l'Éducation se penchent sur la possibilité d'instaurer de telles pratiques dans nos écoles?

Sinon, on se prépare un déménagement massif en Finlande?

vendredi 18 avril 2014

Bricoler, tout le temps, pour tout

C'est l'Halloween, il faut bricoler! C'est la St-Valentin, il faut bricoler! C'est Pâques, ben quoi? Il faut bricoler!

Mais pourquoi il faut autant bricoler?

La St-Valentin, c'est la fête des amoureux (tsé, ce qu'étaient la mère et le père des enfants avant qu'on bricole tous ensemble...). À l'Halloween, on se déguise, c'est déjà pas mal.

Pâques, c'est la fête du chocolat et du printemps. Pas des cocos en papier mâché et des guirlandes de couleur pastel décorées de brillants et de petits lapins avec des oreilles et une queue en ouate. C'est la période de l'année où on immerge enfin après de longs mois d'hibernation. À Pâques, j'ai envie de sortir, de prendre de l'air, de jouer dehors. TOUT, sauf bricoler.

C'est fou comme on bricole de nos jours. Le gun à colle est toujours chaud, on est donc toujours prêt à faire quelque chose par soi-même. Et ce quelque chose -aussi merveilleux soit-il- finit la plupart du temps dans le bac de recyclage (si ce n'est pas dans les mois qui suivent, ça le sera assurément dans les années à venir).

Les enfants passent leur temps à bricoler à la garderie puis encore à l'école et au service de garde, pas sûre qu'ils trippent tant que ça quand on leur sort le trio Omer deSerres/Dollarama/Michael's en guide d'idée d'activité familiale formidable et en s'extasiant sur les beaux projets de bricolage qu'on va pouvoir faire pour Mamie/Papi/marraine/parrain qui - regardez bien leurs yeux la prochaine fois- fakent toujours un peu trop leur bonheur de recevoir ce fabuleux présent. Inversement proportionnel à l'effort, à tout le moins.

Pourquoi bricole-t-on autant? Parce qu'on ne peut se résigner à laisser des enfants non occupés? Qu'il faut absolument les entertainer des peur qu'ils s'ennuient? Parce qu'il y a un peu d'éducatif-déculpabilisant-pour-les-parents là-dedans? Parce que ça nous fait des photos à mettre sur Facebook et Pinterest?

Au final, c'est laid, c'est du trouble et c'est pas si le fun que ça. Et une fois sur deux, ça finit en chicane (ou ça ne se finit pas du tout et c'est le parent qui met la touche finale).

Et si on laissait les enfants faire ce qu'ils veulent ou -mieux encore- ne rien faire? C'est enfin le printemps, qu'ils s'amusent en liberté, eux aussi.

mercredi 16 avril 2014

Mais pourquoi pleure-t-il?

C'est fou le nombre de fois qu'on peut se poser cette question quand notre enfant est en bas âge! A-t-il faim, soif, chaud, froid? Est-il constipé? Est-ce une otite, un mal de ventre, une méningite?

Vient le Terrible Two et on n'arrive plus à le suivre tellement il pleure, crie et se roule par terre pour on-ne-sait-plus-trop-quelle-raison. Et c'est souvent plus ridicule que dramatique mais bon, à force on en vient à perdre quelque peu le sens de l'humour (surtout quand ces situations se multiplient dans les lieux publics...).

C'est d'ailleurs pourquoi Greg Pembroke a démarré le Tumblr Reasons My Son Is Crying. Depuis un an, il y dépose des photos de son fils en larmes et indique les raisons (toutes plus ridicules les unes que les autres) qui l'ont mis dans cet état.

Des parents de partout à travers le monde lui envoient leurs photos. Et c'est franchement hilarant (et déculpabilisant)! De quoi se sentir vraiment moins seule et désespérée lors de la prochaine crise de larmes inexpliquées de sa progéniture (et ça vaut aussi pour mes pré-ados hormonées qui pleurent pour des raisons tout aussi ridicules... Dernière en lice: ''Mes sourcils sont plus foncés que mes cheveeeeux!'')

Il vient d'ailleurs de publier le livre Reasons My Kid Is Crying et s'est retrouvé à le promouvoir au Today Show entre Elton John et Sylvester Stallone. Comme quoi une crise de bacon peut mener à tout!

lundi 14 avril 2014

Ville du bonheur?

Les palmarès du bonheur, moi ça me fait rire. Si on se fie à cet article du Journal de Montréal, les familles seraient plus heureuses à Blainville. 

Chaque fois, je trouve ça étrange. On fait croire qu'il est plus facile d'être heureux à un endroit précis. Chaque fois, je doute. On a chacun notre définition du bonheur. Le bonheur, ça se crée dans la maison. Non?

Le bonheur, c'est à nous de se le créer qu'on vive à Blainville, Rimouski, Longueuil, Gatineau ou Saint-René-de-Matane. J'haïs ça quand il y a des formules toutes prêtes pour le quantifier.

Déjà qu'on fait croire que le bonheur, c'est un paquet de choses qu'il faut acheter, avoir et montrer aux autres, voilà que notre ville influence notre bonheur. Une ville pré-établie, là! Parce que chaque famille a sa ville rêvée, ça je le concède. Mais c'est justement pour elle, pour ce qu'elle aime et le mode de vie auquel elle aspire.

Par exemple, tout l'hiver, j'ai rêvé d'une petite maison dans un endroit où il aurait fait au moins 15°C. Là, je rêve d'une maison face à la mer ou le fleuve où j'aurais une grande galerie pour y prendre mon café.

Et vous, où iriez-vous habiter, dans votre lieu de rêve? Allez, c'est lundi, on peut bien partir notre semaine en rêvant nos propres rêves... et non ceux des autres!

vendredi 11 avril 2014

C'est (toujours) le temps des vacances!

Vos vacances sont-elles bookées pour cet été? Non?!?!?!

Je le sais, vous n'êtes pas une exception mais je ne sais pas comment vous faites. Les miennes sont réservées depuis février et le décompte roule depuis un mois déjà.

J'ai toujours une destination en tête, des projets de vacances, des idées de choses à voir, d'activités à  essayer. C'est mon échappatoire à la routine. Celle de la vie scolaire et des devoirs en particulier qui alourdit la vie de famille.

J'aime partir (aaah la fébrilité de se lever aux aurores avec des papillons dans le ventre!), j'aime être en vacances (quel bonheur d'avoir tout notre temps pour se consacrer à nous 5 et se reconnecter complètement)- mais j'aime aussi préparer les vacances. C'est pourquoi je les prépare si longtemps à l'avance. J'aime m'évader devant mon ordi un dimanche matin pendant que tout le monde dort et dénicher LE resto trippant de l'endroit, LA sortie qui va étonner mes pré-ados et nous exciter encore plus à mesure que le décompte diminue et qu'on se rapproche du but commun.

Alors, puisque mes vacances de 2014 sont bookées (j'en suis à préparer des quiz sur la destination à faire sur la route... folle de même!), je suis présentement en phase «recherche avancée et mode comparatif» pour l'été 2015. J'ai une bonne idée de ce qu'on fera en 2016 (en phase recherche et développement, disons...) et j'ai déjà commencé à organiser mes favoris et à préparer le dossier de présentation de notre potentielle destination vacances de l'été 2017.

Docteur, je ne sais pas si ça se soigne mais je refuse toute médication.


jeudi 10 avril 2014

Soirée du lâcher-prise

Eh oui, on vous prépare une surprise pour l'automne... un nouveau livre! Cette fois-ci, on s'attaque au lâcher-prise (toujours à la façon (Z), bien sûr!)

Alors, voici notre toute dernière soirée de travail, de lâcher-prise et de brainstorm...





À suivre... 

mercredi 9 avril 2014

Le Québec malade de ses enfants

En 1991, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a publié un rapport nommé Un Québec fou de ses enfants.

J'avais 14 ans. Le titre m'avait interpellée. Ce rapport - que je n'ai pas lu! - traitait des problèmes vécus par les jeunes et proposait des recommandations pour prévenir leur apparition ou diminuer leur ampleur. Un truc plein de promesses, quoi?

Je ne peux pas mettre le doigt sur le moment où j'ai su que je voulais des enfants. Pour moi, ça allait de soi. Bref, ce titre, je ne l'ai jamais oublié. Je le trouvais plein de promesses et d'espoirs, même. Tant mieux, je ne suis pas la seule. En effet, ce rapport a aidé à la mise en place de diverses politiques familiales dont j'ai sûrement profité directement et indirectement...

Un Québec fou de ses enfants. Avouez que c'est inspirant! C'est gros! Un Québec qui aime ses enfants. Des parents qui font la même chose.

Une belle utopie...

J'ai grandi. Je remarque. Je constate aussi.

Ces temps-ci, j'ai plutôt l'impression que le titre d'un rapport sur les enfants au Québec serait plutôt  Un Québec malade de ses enfants.

Et voilà que je tombe sur l'article Des médecins dépassés par l'enfance dans L'Actualité où on annonce clairement en ouverture « Les diagnostics de maladies mentales explosent chez les enfants. Pourtant, ils ne sont pas plus malades qu’avant, assurent les spécialistes.» C'est là, en terminant l'article que j'ai repensé au vieux rapport aperçu sur une tablette de la bibliothèque. Quoi? Les parents cherchent à étiqueter leurs enfants, à les médicamenter, à trouver une explication médicale (génétique?) à leurs agissements, etc. J'ai sursauté. J'ai été secouée aussi. (Lisez-le!)
Entre autres, j'ai appris que les enfants n'étaient pas plus malades qu'avant. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) a tellement élargi les critères diagnostiques de certaines maladies que les limites sont devenues floues. Pas pour mal faire! Bien sûr, on dépiste mieux les maladies et les soins appropriés peuvent être apportés aux petits, mais comme dans n'importe quoi, il y a de l'exagération.


Les spécialistes craignent l'inflation des diagnostics. La nouvelle maladie à faire son apparition dans le DSM-5 sera le disruptive mood dysregulation disorder (trouble de dérégulation dit d’humeur explosive).  « Il pourra être diagnostiqué chez un enfant qui présente une irritabilité et fait plus de trois grosses colères par semaine pendant plus d’un an.», apprend-on. Mais un psychiatre américain est sceptique et très critique: « Avec le disruptive mood dysregulation disorder, n’importe quel enfant qui fait de banales colères infantiles pourrait se retrouver avec un diagnostic de maladie mentale », s’inquiète-t-il.

Bref, le Québec n'échappe pas à la vague. Les diagnostics se multiplient. Chez les enfants comme chez les adultes. Et tout le monde trouve ça normal?

Oh peut-être que nous sommes tous devenus intolérants à la différence et la turbulence, avance-t-on dans L'Actualité, mais il y a aussi notre foutue propension à vouloir expliquer les choses, trouver LA raison qui explique la moindre différence ou la moindre difficulté et à jeter le blâme sur quelque chose au lieu d'assumer un état de fait... Est-ce qu'on prescrit trop de pilules pour engourdir une situation qui nous dépasse? Suis-je la seule à croire que l'inflation des cas et des diagnostics est un peu louche. Je ne nie aucunement que de réels cas existent, mais y en auraient-ils des «faux»? Est-ce qu'on est rendu là? 

En fait, le débat de l'inquiétante montée des cas de TDAH ne date pas d'hier. François Cardinal, en 2011 sur son blogue Perdus sans la nature, se posait la même question que moi aujourd'hui: Trop de Ritalin? Trop de diagnostics de TDAH? Trop d'erreurs?

La réponse, je ne la connais pas. Je me questionne simplement. On jase, là, faut-il le rappeler?

Puis, voilà qu'une amie avec qui j'ai discuté de tout ça m'envoie un truc qu'elle a vu passer sur Facebook:


  


mardi 8 avril 2014

Les lingettes: une invention à redécouvrir d'urgence!

Quand les enfants grandissent, des objets qui étaient si courants et d’usage quotidien ne le sont plus forcément et on oublie leur utilité… jusqu’à ce qu’on les redécouvre et que des souvenirs enfouis refassent surface. Récemment, j’ai ainsi réutilisé des lingettes humides.

Samedi dernier, je gardais le bébé d’une amie et j’ai bien sûr dû changer sa couche. En fouillant dans son sac à couches, j’ai constaté avec soulagement que sa boite de lingettes était pleine et qu’elles étaient encore bien humides. Dans mes souvenirs, les lingettes qui trainaient au fond de mon sac étaient souvent desséchées, ce qui m’était moindrement utile dans ce genre de circonstance.

Ses lingettes TRIPLE CLEAN* de HUGGIES® étaient humides, épaisses (pas de risque de trous!) et bien larges. Ainsi, inutile d’en utiliser 4-5 pour des fesses bien propres! Et quand est venu le temps de débarbouiller la face du petit de son spaghetti bolognaise en purée, je n’ai pas hésité à retourner fouiller dans son sac à couches pour faire disparaître les traces de son dîner sur son visage grâce aux précieuses lingettes. Et j’ai ainsi eu recours aux lingettes après la collation, après la séance intense de pâte à modeler et chaque fois qu’un cadeau m’attendait dans sa couche (eh que j’ai été gâtée cette journée-là!).

Mon amie m’a confirmé que ses lingettes étaient parfaites pour tous les dégâts du quotidien : les inévitables bananes écrasées dans le front (la collation préférée de bébé!), les séances de peinture (aux doigts, aux mains et aux avant-bras, plutôt!) et les traces de confiture et toutes les taches qui réapparaissent mystérieusement tous les jours dans le bas des murs et des cadres de portes de sa maison. Et comme les lingettes TRIPLE CLEAN* sont douces, elles dorlotent la peau de bébé. Douces pour les fesses, douces pour la face!

Elle est donc repartie de chez moi avec une boite de lingettes pratiquement vide… et moi, j’ai redécouvert l’aspect pratique de cette invention si chère aux parents!

Leçon du jour : ce n’est pas parce que je n’ai plus de bébé que je peux me passer de lingettes! Mon paquet me suivra désormais mon sac à main, et je serai prête à affronter tous les dégâts qui pourront se pointer sur ma route, avec les enfants c’est facile…

Et vous, quel(s) autre(s) usage(s) faites-vous de vos lingettes?

Participez au défi #TestezHuggies et courez la chance de gagner un prix d'une valeur de 1000$!