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lundi 15 septembre 2014

Mascara ou pas?

Observation de Momo depuis qu'elle a commencé sa 6e année:

"C'est bizarre... cette année, les filles portent du mascara".

Après le vernis à ongles, le mascara est le produit de beauté qui a sûrement vu son chiffre d'affaires monter en flèche au cours des dernières années. Si on se fie à la publicité, sans cils volumineux on n'est rien.

Je m'attendais donc à ce qu'elle m'implore de suivre la tendance et qu'elle aille vider sa banque pour aller s'acheter son premier tube de mascara. Mais non!:

"Messemble que ça sert à rien de se maquiller à l'école!"

Quoi?! Ma Momo qui a le "gène de la pitoune" depuis sa naissance ne vient vraiment de dire ça?!?!

Je n'allais pas en ajouter (c'est ma nouvelle stratégie: le moins j'en dis, le mieux ça passe) quand la question "miroir" est arrivée: "Toi, à quel âge as-tu commencé à te maquiller pour aller à l'école?"

- Au Cégep. Les jours où j'avais pas d'édu.

"Ouain, ok... Au secondaire, je pourrai peut-être en mettre."

- Ben oui. Y'a pas de mal à se mettre du mascara.

"Mais tsé, on fait pas des photos de mode, on va à l'école pour apprendre!"

Bingo! Ce qui est bien à 11 ans, c'est que je n'ai plus à donner mon avis. J'ai juste à être honnête et la job se fait tout seule!



lundi 8 septembre 2014

10 choses à faire durant la rencontre de parents

Parce que vous êtes capable de faire plusieurs choses à la fois, voici 10 choses à faire lors d'une rencontre de parents pour connaître le nouveau prof de votre enfant.

1) Écouter. Souvent, les profs nous disent sur quoi focusser, nous explique le fonctionnement de leur classe (et des devoirs) en plus de nous révéler comment communiquer avec eux (sont-ils plus agenda, texto ou courriel).

2) Poser des questions. C'est à peu près le seul temps où on a accès à eux pendant autant de temps. Mais on pose des questions pertinentes et générales; ce n'est pas le moment de parle devant tous de nos inquiétudes toutes personnelles concernant notre enfant.

3) Observer... Les autres parents! Ah que c'est instructif. Plus vos enfants grandissent, plus vous voulez associer la face du petit tannant qui revient toujours dans la conversation du souper à la face du parent correspondant. Les ressemblances sont frappantes.

4) Prendre des notes. Tout en "évaluant" les parents, vous pouvez sûrement cibler quelques enfants avec qui vous ne voulez pas que votre enfant se lie d'amitié. Commencez la "black list" des petits amis qui ne viendront pas chez vous... (On le fait tous, essayez pas!)

5) Examiner le professeur et son environnement de travail. Ça peut vous aider pour trouver le cadeau que vous devrez lui donner à Noël et à la fin de l'année... Ça peut toujours servir. Est-il plus rouge ou blanc? Zen ou hyperactif?

6) Ne pas faire d'éclat. Ce n'est ni le temps de faire une envolée contre le ministère de l'Éducation, contre les règlements de l'école sur les lunchs santé-écolo, sur la piètre allure de la cour d'école ou vos problèmes avec le transport scolaire: vous vous trompez d'instance. Vous êtes avec le prof de votre enfant, concentrez-vous! Et n'oubliez pas que les autres parents et le prof aussi vous observent.

7) Jeter un coup d'oeil dans les affaires de vos enfants. Vous verrez si étrangement, il est bien ordonné à l'école alors qu'il peine à ranger ses millions de Lego à la maison (piquez le moyen d'incitation au rangement du prof!)

8) Ne pas faire honte à votre enfant. Ne laissez pas de surprises dans son bureau, ne collez pas de "ti-collants" sur son étui et ne parsemez pas de mille et un petits coeurs le mot que vous devez lui écrire. Le souhait des enfants: que leur parent ne se fasse pas trop remarquer...

9) Remarquer la classe. Notez mentalement la disposition des bureaux, les affiches qu'il y a sur le mur (souvent certains verbes y sont inscrits presque en entier... Alors votre enfant devrait avoir le réflexe de s'y référer et ne pas avoir ces fautes dans ses travaux!), les coins intéressants (le panier avec les jeux de logique, le coin des revues, etc.), etc. Ainsi, ça vous donne des points de repère quand votre enfant vous raconte sa journée.

10) Respirer. N'oubliez pas que votre enfant est au primaire. Il doit apprendre, progresser et avoir de bonnes notes. Selon ses propres compétences et ses forces. Performer à tout prix, au primaire, c'est du délire. Personne ne va lui demander sa moyenne en mathématiques en 3e année du primaire quand il postulera pour son emploi. C'est important l'école; les notes moins. Il faut surtout préserver le goût d'apprendre, l'imagination et la curiosité intellectuelle. Le reste suivra.

jeudi 28 août 2014

5 façons de scrapper la rentrée

1. Couper les plaisirs. Par exemple, il y a des parents qui tentent par tous les moyens et les ruses de trouver qui est le prof de leur enfant avant même la première journée. Eille! Perte de temps! On peut soit vivre une déception à l’avance soit gâcher la (presque seule!) surprise du premier jour!

2. Tenir les comptes serrés. Oui, la rentrée coûte cher. Tout le monde le sait. Si on fait la liste de tous nos achats, qu’on compile les factures, qu’on calcule sans cesse et surtout si on le répète à tout le monde : on est quitte pour ne focusser que là-dessus… Plus on dit quelque chose, plus on reste accroché… moins on lâche-prise! Ça ne donne rien de répéter que ça a coûté 784,29$... juste à vous le rappeler sans cesse, sans but et sans effet! Essaie l’amnésie sélective!

3. Croire que l’automne est arrivé. Eille! On est encore en août! Et même en septembre, il fait beau! S’encabaner dans la maison dès la rentrée, c’est être se brimer sans raison. Il est même possible de se baigner encore, là! De souper dehors, d’aller faire du vélo, de prendre des marches, etc. Continuer vos bonnes habitudes d’été même après la rentrée, ça aide à la transition!

4. Râler sur tout. Les Grinchs de la rentrée (allez lire au cas où ce serait vous!), on n’en peut plus! La peur des poux : on stresse beaucoup, mais on n’en a pas si souvent que ça! Mettez de la lavande partout et vivez! Vous capoterez quand ça arrivera (et ce n’est pas si dramatique!). Les lunchs : coupez courts et faites provision de petits plats déjà prêts et enrôlez vos enfants dans la préparation (déléguez!!). Les activités parascolaires : ça vous pèse? Prenez un break d’une saison. Les trucs à étiqueter, signer, remplir et payer? Faites ça en buvant un verre de vin et ça va bien aller. Arrêter de chialer, autrement vos enfants aussi vont chialer et vous risquez une envolée de mauvaise humeur… Qui veut ça?

5. Vivre dans le futur… ou un centre d’achats! Anticipez, ça permet d’organiser. Trop anticipez, ça stresse. Trouvez l’équilibre. Vous n’êtes pas obligé de tout acheter tout de suite. Les habits de neige? Juste si vous tombez dessus en magasinant autre chose. Ne vous garochez pas pour acheter les bottes, les 8 paires de jeans, les manteaux d’automne, etc. Bref, ne vivez pas dans les centres d’achats et faites autres choses durant vos weekends.

lundi 11 août 2014

La rentrée, c'est pas avant le 25 août (au moins)!

Ça y est! Je suis déjà tannée d'entendre parler de la rentrée.

Je reçois des offres spéciales par courriel ("Nos habits de neige sont arrivés!" euh... il fait 32 degrés!), je me fais bombarder d'idées pour amorcer la rentrée du bon pied alors que tout ce dont j'ai besoin, c'est de ne PAS en entendre parler. Désolée, mon été à moi n'est pas terminé (c'est déjà assez court de même, non?)

Pour moi, la rentrée, c'est à la dernière semaine d'août -pas avant!- que je m'y intéresse! D'ici là, je vis dans le déni complet. Les cahiers, les crayons, les beaux étuis, ça me n'intéresse absolument pas. Je ne veux même pas savoir où sont les effaces en spécial à 0,10$ ni où trouver le meilleur rapport qualité/prix des cartables à anneaux d'un pouce et demi.

De toute façon, ça prend quoi, un gros 3 heures pour magasiner les effets scolaires et les étiqueter (ça me prend ça pour mes 3 enfants depuis 6 ans alors n'exagérons pas, ce n'est pas si terrible!). Ce trois heures, eh bien je le prendrai vers le 25-26 août (un jour de pluie, si possible), quitte à acheter la boîte à lunch esseulée la plus moche du magasin (au moins, elle ne sera pas identique aux 14 autres de leur groupe du midi).

Et ne me parlez pas de faire des pratiques et des changements d'horaire progressifs pour s'habituer à se coucher plus tôt. C'est l'été et c'est les vacances jusqu'à la veille de la rentrée... tard, le plus tard possible!

Parce qu'un enfant qui se couche à 21h30 ce soir-là après une sortie à la crémerie risque d'angoisser pas mal moins longtemps dans son lit en pensant à la journée du lendemain... et quand bien même il est fatigué pour sa première demi-journée d'école (j'en doute... eux aussi, ils carburent à l'adrénaline!), eh ben, il se couchera plus tôt le lendemain... comme par magie! Et bingo pour le changement d'horaire (sans période de désensibilisation étalée sur deux semaines)!

Clairement, on se crée un stress pour rien avec la rentrée. C'est juste la routine qui réintègre sa place et ça... ça peut bien attendre encore deux semaines!

lundi 9 juin 2014

Message personnel à mes enfants

Voici une brève retranscription de ce que j'entends quand vous arrivez tous les trois de l'école:

"Maman... Maman... Savais-tu... Maman... Journée... Malade!... Bianca... Exposé... Maths... Examen... Maman... Bien été... Pas mangé... Cours d'édu... Tout mon lunch... Drôle, là!... Pour lundi... Mes Chantiers... Verbe Écrire... Me faut 5$... 10 pages!... Aller coucher chez... Ma prof... Va venir samedi... Des robots... Mange quoi?... Pluie... Ballon-poire... Bitch de l'école... Douche... On peut?"

Veuillez svp vous adresser à moi UN à la fois.

(J'comprends fuck all!)


vendredi 6 juin 2014

Viser le top, mais niveler vers le bas en même temps

Je ne sais plus trop quoi en penser.

D'un côté, je trouve complètement ridicule cette tendance à vouloir augmenter le QI des enfants en les faisant ingurgiter des capsules d'huile de poisson et en ne leur donnant que des jeux super-éducatifs. Ça me fait frissonner de voir qu'on utilise la vulnérabilité des parents pour vendre un tas de trucs qui supposément pourraient augmenter un score de QI (et qui parle aussi de l'intelligence émotionnelle, voire la "globale"?). Viser trop haut, en sautant des étapes, ça m'inquiète...

De l'autre côté, je trouve qu'on exagère et qu'on stresse parfois trop intensément les enfants avec l'école et leurs notes. Toutefois, je suis la première à être quand même exigeante tout en essayant de me calmer. J'ai cessé de focusser sur la note, mais il y a des erreurs (de français, surtout!) que je ne laisse jamais passer. C'est impossible que je ferme les yeux. C'est juste plus fort que moi.

Alors, je ne comprends pas qu'on ait demandé aux enseignants de revoir les exigences à la baisse pour les examens du Ministère. L'exemple choc: si un élève écrit «Les chatte sont noire», les profs ne doivent compter qu'une seule erreur plutôt que deux. La raison: c'est la même règle d'accord qui n'est pas respectée. Ben voyons! Des examens recorrigés parce que le taux d'échec est trop haut? C'est moi ou c'est essayer de camoufler la réalité et ne pas porter la responsabilité de ces notes. Viser trop bas, en bâclant des apprentissages, ça m'inquiète tout autant.

Bref, je ne sais plus du tout de quel bord je suis. La course frénétique au QI élevé ou aux notes exceptionnelles, ça ne me dit rien. Niveler vers le bas, ça me pue au nez.

Vous vous situez où, vous?

Finalement, en y réfléchissant, je pense que je suis pour l'encouragement constant des efforts. J'en demande toujours un peu plus que la veille, tranquillement. Une pense ascendante, quoi. Vers le haut, mais graduellement, étape par étape.

mercredi 4 juin 2014

Ça finit quand les devoirs et les projets?

Vendredi dernier en quittant le bureau et en voyant un gros 21 jours flasher sur mon téléphone (j'ai des décomptes pour tout), j'ai réalisé qu'il ne restait plus que 3 semaines d'école. YEAH! Trois semaines, ça passe plus vite que 21 jours, bref, j'étais encouragée.

Mais qu'est-ce qui m'attendait à la maison? Les devoirs qui n'avaient pas été fait durant la semaine et qu'il fallait remettre pour le lundi, un exposé oral à préparer et... DEUX nouveaux projets annoncés le jour même (à remettre avant 3 semaines, j'imagine...)

Ce qui fait que samedi, les enfants ont passé la majeure partie de la journée dans la maison à travailler malgré le soleil. On est en juin. Ça peut-tu arrêter les devoirs et les projets? Un samedi de février, ça peut aller mais là, ce serait le fun de ne pas en rajouter, juste terminer, réviser, consolider. Surtout qu'une fois sur deux, la présentation orale est reportée (manque de temps) ou il faut la retravailler pour la couper de 5 à 2 minutes parce qu'un nouveau projet s'est présenté et, que malgré l'effort mis sur le projet précédent, ben, "on n'a plus le temps en classe pour le présenter".

Le beau temps est arrivé, peut-on souffler un peu? Faites-en des projets en classe mais à partir de juin, ne comptez plus les fins de semaine dans leur planning.

Les devoirs à la maison, j'en ai ma claque. Ma nouvelle idole est l'enseignante Marie-Claude Tardif. Je lui lève mon chapeau d'avoir osé ne pas donner de devoirs et de leçons cette année dans sa classe  et, surtout, d'avoir identifié le problème. Car c'en est un.

On court toute la semaine, on n'a pas le temps de se parler, de se connecter entre le souper à préparer, les devoirs, les douches, les lunchs et le dodo pas trop tard pour être en forme le lendemain, on pourrait au moins avoir droit à nos weekends.

J'ai toujours défendu les devoirs au primaire comme moyen de suivi scolaire des enfants, mais quand la liste est longue comme ça, ce n'est plus un suivi, c'est de la suppléance. Cette année, pour s'aider un peu - et avoir l'impression d'avoir un minimum de vie- on a décidé de supprimer les activités parascolaires. Il n'y en avait pas tant -2 cours sur 5 soirs- mais c'était 2 soirées hypothéquées de trop. Dommage, car au-dela de l'école, ce sont ces activités qui "forment" aussi l'enfant.

Éliminer les devoirs au primaire serait un sérieux pas en avant pour la conciliation travail-famille. On le dit partout, les parents manquent de temps. Et si par chance on en avait déjà, eh bien on en aurait juste plus à passer avec nos enfants, pour établir un dialogue, une relation, avoir du plaisir à être ensemble et pas juste courir et être pressés tout le temps.

lundi 2 juin 2014

« Tu réussiras mieux que moi.»

Et voilà que le célèbre pédopsychiatre Marcel Rufo en a assez des parents qui angoissent leurs enfants en les sommant d'être meilleur qu'eux, de réussir où eux-mêmes ont échoué, finalement. C'est tout un contrat. Encore de la projection qui risque de faire mal et, surtout, risque d'entraîner l'effet contraire.

Selon lui, les parents vivent personnellement et dramatiquement les difficultés scolaires de leurs enfants. Autant que devant le succès de leur progéniture, ils veulent récolter les honneurs aussi. Bref, chaque fois qu'un enfant fait quelque chose - bon ou mauvais - ses parents se sentent concernés. Ce n'est pas ouvrir la porte, pour le jeune, à ensuite responsabiliser ses parents pour tout ce qui lui arrive? Évidemment, en particulier, toutes les futures difficultés... Ce sera facile: ce sera la faute de parents...  Il me semble que c'est une pente dangereuse.

Est-ce vraiment montrer aux enfants comment aborder le monde? Parce que, faut-il le rappeler, après l'école, il y aura le monde du travail et là, les parents n'y seront plus. Ou du moins, ne devraient plus.

Il y a un overparenting scolaire dans notre société. On ne veut qu'il fasse juste bien. On veut qu'il fasse mieux. Parce que sa réussite redore le rôle qu'on a eu auprès de lui et notre propre "réussite" parentale. On n'a qu'à penser aux projets scolaires des enfants faits par bien des parents. Et il ne faut pas oublier aussi cette foutue tendance à se projeter sur nos enfants. C'est presqu'inévitable, mais aussi contrôlable. On ne doit surtout pas leur transmettre le stress de notre propre angoisse pas plus qu'il faut les restreindre dans les limites de nos propres désirs. Nos rêves ne sont pas toujours en symbiose et les "surprises" peuvent être assez incroyables. 

Finalement, Marcel Rufo fait une excellente distinction. Dites-vous à vos enfants «Je suis fière de toi» ou «Tu peux être fier de toi» ? Selon lui, la première remarque est dominatrice. Elle sous-entend que l'enfant a rempli le contrat demandé par ses parents et qu'il est conforme à ce que ceux-ci espérait. La deuxième remarque est, quant à lui, insuffisante. Mais, on s'entend, elle exclue l'implication parentale. On se distancie et remet l'entière responsabilité de leur fierté sur ce qu'ils ont réalisé. J'aime bien cette formule. Marcel Rufo suggère «Tu es notre fierté» qui, selon lui, met l'enfant sur un piédestal et abaisse le rôle du parent. Personnellement, je la trouve un peu pompeuse, comme si l'enfant était un trophée. Je ne dois rien comprendre à la pédopsychiatrie.

Mais de cet article, je saisis l'essentiel (je crois bien!). Il faut arrêter de se fier qu'au bulletin de notre enfant. Un 95% ne fait pas en sorte qu'un enfant aime l'école et y est épanoui. J'ai rencontré des élèves de cinquième secondaire la semaine passée et je les ai totalement déstabilisées. Je leur ai dit que les notes, c'était bien, mais que leur implication dans la vie étudiante, leurs passions, tout le parascolaire, leur débrouillardise à jongler avec plusieurs activités dans leur vie, le sport, le bénévolat et leur emploi étudiant seront tout aussi importants. Une note, à la limite, c'est facile. Si tu ne fais qu'étudier, faire des exercices et lire dans la vie, oui tu peux avoir de bonnes notes. Des excellentes, même! Mais c'est pas ça la vraie vie. Il doit y avoir plein de choses autour. Des amis, des passions, des motivations, de l'implication, de l'autonomie, de la débrouillardise, de l'intelligence sociale, etc. Et ça, ça ne s'apprend pas dans des livres. Ça s'apprend dans la vie. Un candidat pour un emploi avec un CV bourré de récompenses académiques et des notes au top qui n'a jamais travaillé, jamais fait partie d'un comité quelconque, d'un ensemble musical ou d'une équipe sportive ne fera pas le poids devant un candidat avec des notes honnêtes, mais un portfolio de réalisations personnelles impressionnantes. Une fois un diplôme obtenu, aucun employeur veut voir les notes du bulletin. Je pense qu'on est en train de virer fou avec ça. Je ne veux pas cultiver la médiocrité et la loi du moindre effort, mais il ne faut pas virer complètement fou non plus. Surtout au primaire! Quand parle-t-on de ses notes au primaire une fois adulte?

Puisque le secondaire approche ici, je répète souvent à MissPuDeLulus que c'est justement toutes les activités parascolaires auxquelles j'ai participé qui ont fait que j'ai autant aimé l'école. Et je suis certaine que parce que j'étais bien à l'école et que j'étais impliquée, ça se reflétait aussi sur mes résultats académiques. Parce que quand on est heureux, tout est plus facile.

lundi 26 mai 2014

Les devoirs, c'est (presque!) fini!

La semaine passée, JeuneHomme est revenu de l'école avec toute une nouvelle. Une grosse nouvelle. Une bonne. Son enseignante a décidé qu'après cette semaine (donc vendredi le 30!), il n'y aurait plus de devoirs. Finito! «Si on travaille bien en classe», m'a-t-il précisé.

Meeeeeeeeeeeerciiiiiiiiii!

Bonheur!

Et voilà que je vois cet article qui raconte l'histoire d'une enseignante qui a fait un test cette année avec ses élèves: pas de devoirs ni de leçons. Le bonheur, quoi? Et c'est vraiment ce qu'elle a trouvé. Elle a plus de temps pour enseigner avec ses élèves (et ne fait plus de la surveillance: qui a fait son devoir ou non!), elle a des élèves plus motivés et elle soulage bien des parents. En plus, évidemment, de faire bien des jaloux (dont moi!).

Et vous, que pensez-vous des devoirs et des leçons? On devrait les éliminer... ou les écourter?

Qu'est-ce qui se passe chez vous avec les devoirs en cette fin d'année?

mercredi 14 mai 2014

"Votre fils a parlé dans le rang"

Aimez-vous, comme moi, lire les commentaires des éducatrices ou des professeurs dans l'agenda de vos enfants?

J'aime savoir comment la journée s'est passée, ça permet de démarrer la conversation avec l'enfant au profil peu loquace. "Il parait que tu as fait une murale aujourd'hui..." Si on ne me l'avait pas dit, je ne l'aurais sans doute jamais su. Et le voilà qui me raconte quel couleur il a choisi, quel dessin il a fait.

Par contre, je suis toujours perplexe devant des commentaire du genre: "Excité en matinée", "Il rit beaucoup", "Il a parlé dans le rang". À part lui dire: "Ouain, il parait que tu as parlé dans le rang..." et lui faire copier 50 fois "Je ne parlerai plus dans le rang." (on a fait ça une fois et le lendemain... eh bien, il avait parlé dans le rang...), je ne peux pas tellement intervenir. Je ne suis pas là quand ça se produit. Dans l'échelle globale de l'autorité, j'en ai pratiquement zéro pour les rangs. C'est comme si j'écrivais à la prof: "Il n'a pas mangé ses légumes au souper". À part lui dire "C'est pas bien ça, tsst, tsst", quel impact a-t-elle sur la situation?

Quand les enfants étaient à la garderie, j'étais rendue exaspérée par les commentaires majoritairement négatifs que me donnaient quotidiennement certains éducatrices. Tout c'était bien passé sauf une petite chose et c'est CETTE chose qu'elles me pointaient. Y a-t-il vraiment un parent qui préfère entendre les petits détails négatifs plutôt que les accomplissements du jour de sa progéniture?

Quand je commençais à croire que j'avais enfanté des monstres, ils devenaient tout à coup charmants. Pour la simple et bonne raison qu'ils avaient passé la journée avec une autre éducatrice qui voyait le bon côté des choses plutôt que faire la liste quotidienne de leurs défauts d'enfants de 4 ans. Alors que tout était merveilleux avec certaines, avec d'autres j'avais l'impression que mes enfants ne faisaient jamais rien de bien. J'ai fini par ne plus aller les chercher à la garderie et laisser le sale boulot du commentaire négatif quotidien à leur papa qui, par sa génétique masculine, n'était aucunement affecté par ces commentaires.

On donne le maximum à nos enfants. On fait tout pour qu'ils se comportent le mieux possible. On voit bien qu'ils y en a des pires autour. Parfois, le commentaire négatif du jour, c'est la goutte qui fait déborder le vase.

vendredi 2 mai 2014

À quand les prismes triangulaires du lâcher prise?

Auuuuuuuu seeeeeeeecouuuuuuuuurs! Les cubes d'énergie en lien avec le grand Défi Pierre Lavoie sont de retour! Le cauchemar de bien des parents! Dès le retour du dépliant du défi - et la feuille de compilation des cubes accumulés - dans le sac à dos des petits (il y a quelques jours), on a entendu un vent se lever... Le vent de l'écoeurantite totale des parents pour ces genres de défis! 

Je n'ai rien contre la cause ni contre le grand défi Pierre Lavoie. Tant mieux si le but est d'encourager les gens à bouger, mais la méthode est boîteuse. Je me demande bien quel parent a du temps de lousse le soir pour faire encore plus d'activités physiques. Je pense tout particulièrement -et ils sont nombreux - à ceux qui arrivent passé 18h à la maison après leur longue journée de travail avec tout le temps perdu dans le transport et qui, là, entre le souper à préparer, les boîtes à lunch à vider (et à remplir!), une brassée de lavage à faire, les devoirs à superviser, les crises à gérer, les bains à donner, les traineries à ramasser, le souper à manger, la vaisselle à faire, etc. a réellement le goût de sortir dehors et bouger en famille. Qui a encore de l'énergie? Et qui - SURTOUT - a le temps? 

Oui, c'est important de bouger! On le sait: les journaux, la télé, les études, les magazines et les pubs nous le répètent assez. Mais faites ce que vous voulez... Les familles manquent de temps! Elles voudraient bien bouger plus, mais franchement elles n'y arrivent pas. Même si elles gagnent des "cubes", ça ne les motive pas du tout. Et dans tout ça, je trouve les écoles un peu hypocrites d'embarquer dans ce grand mouvement supposément conçu pour faire prendre de bonnes habitudes de vie aux petits. Elles participent plutôt à faire sentir les parents encore plus coupables de ne pas parvenir à tout faire comme il se doit.  Le cubes rajoutent une source de culpabilité supplémentaire aux parents. Beaucoup le font parce que «les autres le font» et craignent de se faire juger s'ils disent que ça n'a pas de sens! Eh bien, disons-le une fois pour toute: «Les cubes d'énergie, c'est de trop!». Ça suffit! Notre cour est déjà pleine, nos soirées sont ultra bookées, on peine à passer ne serait-ce que 30 minutes à relaxer et à jaser en famille chaque soir (pffft chaque soir!!! Qu'est-ce que je dis là? Un soir, ce serait déjà beau!!), nos enfants ont encore des devoirs et des projets spéciaux (vous savez ceux qui nécessite un maudit fusil à colle chaude!!), on est crevé de l'hiver qui a été crissement dur sur le moral et là, juste quand on commence à vouloir souffler un brin, s'asseoir 15 minutes dehors ou prendre une marche vers la crèmerie: bang! On nous garoche les maudits cubes d'énergie. Et l'école endosse le projet alimentant la compétition entre le classes et les élèves? Ça suffit!!! Vous voulez qu'on participe à 100% dans ce concours de cubes? Arrêtez les devoirs, ce serait déjà plusieurs heures par semaine qu'on gagnerait pour bouger... 

Non, ça ne m'encourage pas à bouger dans le plaisir... Je le fais par obligation! En fait, je ne le fais plus depuis trois ans. Finito, le défi Pierre Lavoie et les cubes. Comme dirait l'autre «C'est trop pour moi!». Je n'embarque plus. Je suis tannée que l'école nous entraine dans des projets qui ne nous conviennent pas sous de faux prétextes. Qui peut être contre la vertu? Qui peut dire qu'il est contre le défi Pierre Lavoie? Qui peut être contre l'idée de passer le message que bouger ou faire de l'exercice, c'est bon pour la santé? Personne. Alors peu de gens osent dire qu'ils tournent le dos aux cubes d'énergie... Pourtant, on a le droit. Ce n'est pas qu'on rejette le beau principe derrière cette initiative, mais les moyens ne nous conviennent pas. C'est tout. Et ça n'altère en rien qui on est comme parents. Loin de là...
Tout en pestant contre les cubes d'énergie, je me suis demandée si on ne devrait pas lancer les tout nouveaux cubes d'énergie des (Z)... À chaque fois que vous tournez les coins ronds pour un truc pas vraiment important, vous gagnez les fameux prismes triangulaires d'énergie... de l'énergie que vous «sauvez» pour vous, pour faire ce que vous voulez! Du temps pour faire autre chose.

Vous pourriez aussi gagner des points chaque fois que vous biffez sans la faire une tâche de votre interminable to-do list. On a toutes tendance à trop mettre d'items pour une seule journée. Alors, on fait le ménage dedans avant même de commencer... Et pouf! Un beau prisme triangulaire d'énergie pour vous, car vous avez économisé de l'énergie en ne la dépensant tout simplement pas!

Vous pourriez aussi accumuler des prismes quand vous déléguez des tâches à d'autres, quand vous payez quelqu'un pour le faire à votre place ou que vous êtes capable de survivre tout en sachant qu'un truc n'est pas fait, sans vous justifier, sans vous sentir coupable et sans besoin de désensibilisation (exemple: se coucher même si votre évier déborde de vaisselle).  Bref, chaque fois que vous lâchez prise sur un aspect (aussi minime soit-il!) de votre vie, on vous donne des beaux prismes triangulaires... Il me semble que cette les prismes triangulaires feraient pas mal plus de bien aux parents (et aux enfants qui auraient des parents moins stressés!) que les cubes, non? 

Sauf qu'en y pensant bien, il nous faudrait plutôt une forme géométrique aux coins ronds, ça existe? 

lundi 21 avril 2014

Pourquoi on n'imite pas la Finlande?

Il est (un peu) beau et (un peu) chaud. Les journées rallongent. Les enfants jouent plus dehors. Bientôt, je le sens, j'aurai les devoirs en horreur. Chaque soir, intérieurement, je pesterai contre ces «bouffeurs de temps». Aussi, je le sais car c'est ainsi chaque année, je deviendrai allergique à la boîte à lunch. Je ne saurai plus avec quoi la remplir et me ruerai à la fruiterie du coin pour faire provision de plats cuisinés. Et mon coup de grâce sera bien sûr, la collecte utopique des cubes d'énergie. Ça, c'est clair, ça va m'achever!

Bref, je vivrais bien cette fin d'année scolaire en fast-foward! Plus vite on sera rendu à l'été, plus heureuse je serai. Et les enfants aussi.

Sans lunch à faire et sans (trop) de devoirs, il me semble que je survivrais mieux. Quand mai arrive, les enfants n'ont plus d'énergie. Avec l'hiver qu'on a eu, ils ont besoin de grande dose de vitamine D (et nous aussi!). On rêve vraiment de vivre dehors et d'en profiter!

Quel étonnement j'ai eu quand j'ai appris, dans cet article de l'Actualité (encore), qu'en Finlande, mon rêve se vivait à l'année. Eh oui! Là-bas, ils ont les élèves les moins stressés du monde, mais aussi les plus performants! Et vlan les Tiger Mom qui font souffrir leurs enfants!

En Finlande, le jeu c'est sérieux. Ils font 45 minutes de cours et ensuite vont jouer dehors! Parait-il que ça améliore la concentration et que ça aide les enfants à aimer l'école... tiens donc! Pourquoi on ne les imite pas?

Aussi, chez eux, le repas à la cafétéria est payé par l'État... donc aucun lunch à préparer par les parents le soir! (le bonheur!!)

Plus encore (et pour vous faire rêver de déménager là-bas!), il y a peu de devoirs. On apprend dans l'article qu'en Finlande on trouve important que les enfants se détendent.

La Finlande propose le programme rêvé de tous les parents québécois. Vraiment! Un système qui fonctionne pédagogiquement (leurs résultats mondiaux le prouvent!), un système qui prône le bon temps en famille et surtout un système qui ne stresse personne! 

On pourrait les imiter, svp? Que nos dirigeants et grands penseurs dans leurs bureaux au Ministère de l'Éducation se penchent sur la possibilité d'instaurer de telles pratiques dans nos écoles?

Sinon, on se prépare un déménagement massif en Finlande?

vendredi 4 avril 2014

Pour contrer la violence: un dessin «réparateur» ?

Il y a quelques jours, JeuneHomme a dû rester à l'intérieur durant la récréation pour faire un dessin «réparateur». Si vous vous demandez ce qu'est un dessin réparateur, c'est que cette technique de résolution de conflits n'est pas en vigueur dans votre école. Et c'est presque tant mieux... quoique j'aimerais savoir comment les conflits sont résolus, aussi.

Ce que j'ai su c'est que JeuneHomme s'amusait dans la cour d'école avec ses amis quand d'autres (dont un en particulier!) sont venus les agacer. Les autres ne voulaient pas partir et JeuneHomme s'est fait pousser par terre et donné un coup de pied dans le ventre par un autre. Par terre, il a essayé de lui faire une jambette.

Conclusion de l'école: les deux ont usé de violence, les deux doivent s'excuser et les deux doivent rester faire un dessin «réparateur» à la récréation suivante.

Ça me laisse perplexe. On s'entend. Je n'encourage pas la violence. Je serais la première à donner une deuxième conséquence et faire une longue remontrance à JeuneHomme si j'apprenais par l'école qu'il a été violent ou pire qu'il a blessé quelqu'un. C'est inacceptable de choisir la violence pour se faire entendre.


Mais n'y a-t-il pas une différence entre un geste d'attaque et un geste de défense? C'est là que je me questionne. Je ne peux pas comme mère lui dire de se laisser faire non plus. Autrement, s'il ne réplique pas, j'ai comme la douloureuse impression que les autres pourraient en profiter... Ou pire, que ça fasse en sorte que JeuneHomme se désintéresse de l'école et n'aime plus y aller. Ça, on s'entend que ce serait un vrai drame. On veut faire en sorte que les gars aiment l'école et qu'ils ne décrochent pas. Il faudrait les aider aussi. 


C'est vraiment juste un double dessin réparateur, la même conséquence si tu as commencé que si tu as répliqué? Je ne crois pas. Le geste de défense est aussi grave que le geste d'attaque? Non! Mais on est tellement dans une culture de "tout le monde pareil", "faut pas brimer trop" ou "faut que ce soit juste" qu'on en vient à ne pas véritablement agir. Un enfant fait mal à  un autre; il doit faire un dessin «réparateur». La victime se défend, elle doit faire aussi un dessin «réparateur». Quel est véritablement le message que l’on envoie à nos jeunes? Tu peux commencer à tabasser un autre, pas grave, tu vas faire un dessin et ta victime aussi...  

Comprenez-moi bien, je ne suis pas contre les punitions. Bon, entre vous et moi,  les dessins, je trouve ça assez insignifiants. On s'entend que je ne suis pas certaine que les enfants comprennent la gravité de leurs actes en faisant un truc qu'ils font tous les jours: dessiner.  Ce qui me fait un peu peur, je dois l'avouer, c'est que JeuneHomme ne garde pas le bon message. Apparemment, il s'est bien expliqué («bien verbalisé» qu'on dit en jargon scolaire!) devant l'autre garçon et le professeur, mais il n'a pas été compris ni cru. Alors, un moment donné, il va peut-être juste se taire. Et qui, sait, commencer... et frapper en premier!

La solution? Je ne la connais pas.  Je sais que JeuneHomme a assumé son geste. Il n'a pas eu le choix. Moi, c'est le message que j'essaie de lui inculquer. Toutefois, en-dedans de moi, je trouve ça injuste. L'autre petit garçon n'aurait pas eu une jambette s'il n'était pas venu pousser JeuneHomme. Un moment donné, faut trouver des coupables et leur signifier clairement que leurs agissements n'ont pas d'allure (ça me fait penser aux élections, tiens! Il y en aurait une maudite gang qui ferait des dessins «réparateurs»). Ils ne peuvent pas toujours s'en tirer aussi facilement... On ne peut pas se laisser faire! Tout le monde n'est pas coupable. Il y en a toujours un plus que l'autre. Oui, ça demande du jugement! Mais pour que ça arrête, faut sévir... pour vrai! Il y a différents niveaux de violence, il y a différents actes et selon moi, il y a différentes conséquences. Un dessin pour tous? Franchement!

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vendredi 28 mars 2014

Recherche premier chum désespérément

Momo angoisse ces temps-ci. Tout le monde est matché autour d'elle et pas elle... Elle est en 5e année. #drame

- Tout le monde ne parle que de ça dans la cour d'école. Je suis la seule qui n'a rien à raconter. Je voudrais avoir un chum pour pouvoir dire moi aussi "Je suis avec Untel".

- Mais ça t'apporterait quoi à toi d'être avec Untel?

- Ben... à le dire aux autres, à être comme eux.

Aaaaaah les autres! La pression des autres! Ça m'a pris des années à m'en foutre. Bien franchement, j'ai parfois de petites rechutes mais, la plupart du temps, je m'en contre-fiche sincèrement. Quitte à passer pour une sauvage, une indépendante, une fille négative, mais je suis incapable de téter quelqu'un pour qu'il m'aime. Purement et simplement, parce que je me fous royalement de l'approbation et de la reconnaissance des autres. Je m'autogère, autocongratule et assume mes décisions très bien, merci.

Maintenant, il me reste le défi de réussir à transmettre au moins une parcelle de cela à mes enfants. J'y travaille depuis un bon moment déjà mais l'adolescence sera le test ultime. Leur apprendre à vivre pour soi, pour répondre à ses envies, pour relever ses propres défis (pas ceux des autres!) et se faire plaisir d'abord pour se sentir bien, sans avoir la constante impression que quelqu'un les scrute par-dessus leur épaule. Exprimer leur désaccord mais avec détachement, cesser de se prendre au sérieux pour tout, de monter sur leurs grands chevaux au moindre conflit, tout ça parce que dans le fond, on n'est n'est pas libéré des autres.

C'est ce que je souhaite à Momo. Et tant mieux si son premier chum arrive juste dans 2 ans, mais qu'elle l'ait choisi pour le bien qu'il lui apporte plutôt que l'image qu'il lui donne auprès des autres.

vendredi 21 mars 2014

Moment pouet-pouet

Tu attendais ce moment depuis longtemps, ayant toujours cru que ce serait un moment charnière (comme ils disent dans les magazines). Tu demandes donc à TriplePapa de venir te rejoindre en lui faisant un signe de la tête qu'il ne comprend pas jusqu'à ce que tu agites les mains avec insistance.

Vous vous placez debout devant les enfants et, dans un instant solennel, tu leur annonces avec une fierté non dissimulée:

- Les enfants, c'est fini le service de garde!!! L'an prochain, vous partirez et reviendrez à la maison et vous resterez seuls jusqu'à notre retour du travail!!!

Ils lèvent les yeux de leur livre/iPod/gogosse pour tricoter et d'une seule voix te répondent:

- Ouain, cool.

Deux mots qui te confortent dans ta décision. Ce ne sont plus des enfants.

Et pour la solennité, bof, c'est raté.

mercredi 12 février 2014

Êtes-vous fatigués?

La Presse + abordait un sujet intéressant en début de semaine: la fatigue des parents (avec nos commentaires Z en prime! 

Un sujet qui tombait pile après une fin de semaine de fou où pendant laquelle je me suis posée 10 fois la question: coudonc, est-ce qu'on en fait trop?

J'ai relu nos conseils (z)imparfaits, je me suis félicitée de tous les mettre en pratique mais... il reste que j'étais épuisée et qu'on était juste lundi matin.

Résumé du weekend:

Momo avait 3 exposés oraux (dont 2 en équipe) à faire pendant le weekend et -pour s'assurer d'avoir le temps de faire tout ça (un reportage récapitulatif de la première journée de compétition aux JO de Sotchi, un Weather Report en anglais filmé par le parent et une présentation avec photos à l'appui du patinage artistique, incluant l'équipement, l'entraînement et l'alimentation des athlètes!)- il a bien fallu lui donner un coup de main.

Lolo aussi avait une présentation orale (avec une affiche où tout devait être illustré) à faire sur une personne qui compte beaucoup dans sa vie, il a donc fallu que je fouille 10 ans d'archives photos pour trouver celles qui illustrait dans toutes les situations possibles son amitié avec JeuneHomme. Encore là, input parental. Et Lili avait une recherche exhaustive à faire sur le ski de fond, des origines à l'entraînement de l'habillement aux qualités mentales des athlètes (!), en vue d'un exposé oral à préparer le weekend prochain (il s'annonce déjà chargé!). Pour accélérer le processus, on a eu l'idée de faire de la recherche sur deux ordis à la fois... un pour les infos, l'autre pour les photos (j'ai beau me répéter qu'ils sont au primaire et que ça ne fait pas de sens mais bon... pensons efficacité!).

Et à travers tout ça, il y avait les devoirs réguliers, un minimum de ménage (donc, juste la salle de bain), le lavage, l'épicerie, le cours de dressage du chien, un souper en famille au resto le samedi soir et une fête amicale le dimanche.

Mine de rien, on est revenu à la maison le dimanche après la fête pour constater que:

1. Il était 16h
2. Il restait 5 brassées de lavage à faire
3. On n'avait pas regardé une seconde les Jeux olympiques alors que les enfants ont eu tant de travaux à faire sur le sujet depuis 2 semaines
4. On n'était même pas allés jouer dehors ni promener le chien au parc
5. Les enfants devaient maintenant ''pratiquer'' leurs présentations orales...

... et l'heure du souper approchait déjà. Un autre weekend envolé à la vitesse de l'éclair!

Comment les parents peuvent-ils ne pas être fatigués? On l'est parce qu'on n'a pas de répit. Ce n'est pas compliqué à comprendre! Quand les nuits deviennent plus faciles, l'école commence. On ne s'en sort pas. Je pensais souffler un peu quand mes triplés seraient sortis de la petite enfance mais je me rends compte que l'école (et les innombrables travaux et devoirs), ce n'est pas plus reposant.

C'est un tourbillon sans fin semaine après semaine, weekend après weekend. Oui, on dort nos nuits, mais la course commence dès qu'on met le gros orteil au sol en se levant du lit. On se fait des High Five quand on a réussi à être tous dans l'auto à 7h12 et on se félicite quand le souper est fini et qu'on peut embarquer sur les devoirs à 18h30.

Je ne me rappelle pas que ma mère m'ait aidé à ce point avec mes travaux scolaires au primaire, mais... je n'ai jamais eu à faire des travaux d'équipe ni à monter une présentation PowerPoint avant le cégep! Si on ne s'implique pas un minimum, le travail qui prend 2 heures à faire sous notre supervision (et quelques petits coups de pouce) en prendra 4 sans notre intervention (et on n'a pas ce temps à perdre!).

C'est ce qui nous bouffe tout notre temps les soirs de semaine et c'est rendu qu'on doit organiser nos weekends en fonction des disponibilités des coéquipiers pour les travaux. Beau programme!

On travaille tous comme des fous le jour, on mériterait tous de se reposer -les adultes comme les enfants- le soir. Retrouver notre vie de famille au lieu de la mettre sur Fast Forward jusqu'au prochain weekend. Le stress tomberait d'un cran, on s'en porterait tous mieux. Je rêve d'avoir du temps pour jaser avec les enfants (sans leur demander de se dépêcher de terminer leur histoire), aller promener le chien pendant une heure, jouer à des jeux de société, lire, rien faire les soirs de semaine.

Ah oui! C'est la Semaine de la persévérance scolaire! Alors... persévérons! Il reste 18 jours avant la relâche et 129 jours avant la fin de l'année scolaire.

Ouf!


lundi 20 janvier 2014

J'avoue tout

Combien de fois par jour avouez-vous? Si vous n'avez pas de pré-ado ou d'ado à la maison, vous vous demandez sans doute de quoi je parle. Mais si une bibitte à hormones est échouée quelque part sous votre toit, vous devez sûrement, comme moi, avouer plusieurs fois par jour.

Certaines fois, ça fait du sens:

«Maman, avoue que mes cheveux sont laids aujourd'hui!»

Mais d'autres fois, pas du tout:

«J'aime tellement pas ça les choux de Bruxelles, maman avoue!»

«Avoue qu'il faut beau aujourd'hui!»

Chaque fois que mes enfants m'interpelle, c'est pour que j'avoue quelque chose. Des fois, je ne sais même pas quoi! Ils me disent juste «Avouuuue». Mais quoi? «Ben, j'avoue que je ne le sais pas!» (arrg, encore!)

Alors aujourd'hui j'avoue UNE FOIS POUR TOUTE que je n'en peux plus d'avouer.

(et j'avoue que ça fait du bien!)

vendredi 10 janvier 2014

Comment choisir sa BFF à 10 ans... ou à tout âge!

En mode résolutions elle aussi, Momo s'est lancée dans une classification complexe de ses amies, question d'identifier celles qui ''en valent la peine en 2014'' (je la cite).

Et ma foi, c'est pas bête son affaire! Combien d'entre nous sommes entourées de gens qui nous sucent notre énergie, qui nous font nous sentir plus mal que bien, bref, qui n'en valent pas la peine tant que ça.

En 2014, il est peut-être temps de faire le ménage dans ces amitiés qui persistent on-ne-sait-plus-trop-pourquoi.


J'ai particulièrement allumé sur les critères suivants, qui me semblent autant essentiels à 10 ans qu'à 20, 30, 40 ans (plus que ça, faudrait avoir réussi à flusher le moins qui nous énaaarve):

- Est-elle gentille en donnant des commentaires appropriés?

- Est-elle toujours prête à aider quelqu'un?

- A-t-elle de l'allure (ses parents, elle-même, ses travaux)?
(Mine de rien, on oublie parfois qu'avoir de l'allure est un critère primordial!)

- Est-elle un peu fofolle en ne disant pas tout ce qu'on fait?
(bon, j'ai allumé sur celui-ci pour une autre raison...!!!)

- Est-elle trop sérieuse?

- Est-ce que c'est cool de passer du temps avec elle?

- Veut-elle que je fasse les choses à sa place?

- Me traite-t-elle comme un bouche-trou?

- Je ne tomberai pas sous son influence?

Avouez qu'on ne se pose pas ces questions assez souvent! Il faut parfois revenir à l'essentiel!

lundi 18 novembre 2013

Des excuses imparfaites qu'on adore

Tiens, tiens... Pourquoi ne pas commencer la journée par des trucs qui font sourire? Ça fait du bien (Surtout en novembre. En novembre gris. En novembre gris et pluvieux. Bref, vous saisissez!!)

La semaine passée, j'ai vu sur Facebook les nouveaux mots d'excuse des parents provenant d'un article de Marianne. Des parents français (faut-il le noter!) qui écrivent aux professeurs de leurs enfants.

Excellent.

Il y en a des absolument charmantes et surtout des totalement imparfaites. Parmi mes meilleures - celles que j'aurais aimé avoir écrites:

William n’est pas venu à l’école hier parce qu’il a fait grève. Chacun son tour. (Et vlan!)


 Madame,
Je m'excuse pour le retard a Tatiana parce que hier matin avec les gosses qui gueulaient et le chien qui dégueulait, c'était carrément le bordel a la maison.

(La vérité toute crue! Pas de fausses excuses: chapeau!)

Madame,
Si on brossait au savon de Marseille la bouche de tous ceux qui disent des gros mots et insultent ma fille, ça sentirait bon dans votre classe ! Merci de m'avoir lu et au revoir. 


Madame,
J'ai le regret de vous informer que vous n'êtes plus la seule pédagogue de la classe, et que vous êtes moins efficace pour transmettre votre savoir qu'un de vos élèves, à savoir Jules Durand. Depuis le début de l'année, grâce à ce camarade aimable et prévenant, mon fils a en effet bien enrichi son vocabulaire en termes de grossièretés. Les meilleures choses ayant une fin, j'aimerais que vous mettiez un terme à la vocation professorale de ce triste individu. Avec tous mes remerciements. 


Madame,
Vous voulez que j'achète la photo de classe de ma fille ? Non mais vous avez vu la tête des autres ? Alors c'est non merci ! Cordialement.  


Madame,
Franchement que Yannick est D en musique on sans fout. Il sera jamais un Picasso et alors ? 
(On comprend l'idée,  encore faut-il savoir de quoi et de qui on parle...)

Avouez qu'il y en a d'excellentes. Et dire qu'il y a un livre qui en compile plein d'autres. Je le mets sur ma liste de cadeaux.

lundi 23 septembre 2013

85%? C'est pas assez! (et la folie des écoles secondaires!)

À la rencontre de parents dans la classe de MissLulus, j'ai eu envie d'aller faire un câlin à son professeur. Drette là au milieu de la rencontre. Au moment où elle disait, avec insistance, aux parents d'arrêter de capoter avec les notes de leurs enfants. Que ce n'était pas normal qu'elle gère des enfants qui pleuraient parce qu'ils avaient 80 ou 85%. Que ça n'avait pas d'allure. Elle a dit «Je sais que VOUS êtes énervés parce que VOUS voulez qu'ils aillent au privé l'an prochain....». Elle a longuement insisté sur les «vous» dans sa phrase en soutenant du regard la trentaine de parents présents.

J'ai eu envie de crier «merci».

Bien sûr que c'est important, l'école. Je suis vraiment la première à le dire et à en parler à mes enfants. Je suis la première fatiguante à les reprendre ou à souligner leurs fautes. Je suis la première à encourager l'effort et tout. Mais la vie, c'est important aussi. Et il ne faut pas capoter. Ils sont au primaire. En 5e année. Et là, on leur met de la pression pour l'entrée au secondaire. On leur fait miroiter plein de programmes spéciaux et on se met à penser que si on ne fait pas le bon choix, leur vie totale va être scrap!

Parce que les parents ne carburent qu'aux notes et aux bulletins, sa professeur a pris soin de copier une citation de Stéphane Laporte au tableau: «Un bulletin, ce n'est pas seulement une façon de nous évaluer. Un bulletin, c'est aussi une façon de nous apprendre à nous assumer.» Elle nous a averti qu'elle faisait des dictées et des travaux, mais que pour le moment, elle ne les faisait pas signer par les parents pour ne pas que les enfants passent le weekend dans sa chambre à étudier (elle a spécifié qu'elle blaguait... mais on a senti que c'était à peine!).

Vraiment, j'ai eu l'impression (joyeuse!) qu'elle a calmé les parents pour qu'ils arrêtent de stresser leurs enfants avec leurs notes si importantes en 5e année pour "choisir" leur école secondaire. Ça m'a sonné une cloche. En lisant le dernier Châtelaine, dans l'article «Pourquoi les parents fuient l'école publique?», trois phrases m'ont fait capoter. Une mère admet avoir talonné son enfant toute l'année pour qu'il maintienne une moyenne d'au moins 75%... assez pour que «son pédiatre la sermonne au sujet de la pression qu'on met sur les enfants». Un peu plus loin, on apprend qu'elle a inscrit son fils à 5 séances de préparation aux tests d'admission, le samedi matin (!). Puis, le chat sort du sac à la toute fin de l'article. «Je voudrais qu'il réussisse là où j'ai échoué». Ahhhhhhhhhhh! C'est ça!

En tant que parents, on est en train de pousser peut-être trop nos enfants pour compenser un manque personnel. On les force à avoir de super notes en les enrôlant rapidement dans un engrenage de stress et de pression de performance. On le fait avec les meilleures intentions du monde, mais je pense qu'on a besoin de professeurs comme celle de MissLulus pour nous brasser un peu.

Ici, dans le grand Longueuil, il y a toute une bataille qui se joue entre les écoles privées et les écoles publiques qui offrent désormais une foule de programmes spécialisés spéciaux. Aux portes du gymnase durant la rencontre, des écoles avaient leur table pour nous expliquer leurs programmes. On aurait dit une foire... On a des soirs de visites des écoles et des rencontres d'information. C'est complètement fou! Je comprends qu'il faut bien choisir, mais faut aussi se calmer. Au secondaire, il n'y pas beaucoup de cours "spéciaux" ou à réelle option, le programme avec les matières obligatoires est déjà chargé. Mais on leur fait croire qu'ils choisissent déjà leur voie. Ce n'est pas parce que tu prends l'option «concentration théâtre» ou «musique» que tu ne feras des maths, du français, de la bio. On oublie de leur dire ça aussi! Des fois, je suis en train de me demander si on est en train de faire des demandes d'admission à l'université. Même pour le cégep, je ne me rappelle pas que ça a été aussi fou! MissLulus a 10 ans! Je ne savais même pas ce que je voulais vraiment faire à 18 ans après mon cégep et mes expériences de travail. MissLulus a 10 ans et on lui demande de choisir!

Encore dans sa classe, le vendredi après-midi, ils font une plénière de discussion sur les sujets qui les touchent. Le sujet qui revient le plus souvent? Le secondaire. Ça les stresse vraiment. C'est moi où ça ne devrait pas être une source d'anxiété pour eux? C'est juste une suite logique. C'est pas "si gros" que ça! On veut qu'ils réussissent à l'école ou on veut qu'ils aiment l'école? Les deux, bien sûr. Mais il faut d'abord qu'ils aiment l'école pour réussir. Et trop les pousser peut les mener à tout simplement les écoeurer de l'école.

Vraiment, je refuse d'entrer dans cette folie. Je n'ai pas l'impression d'abandonner ma fille et de ne pas lui donner toutes les chances. Je lui ai dit plusieurs fois que c'est à elle de faire de son passage à l'école, une réussite et une super expérience. Au primaire comme au secondaire! Ce n'est pas l'école où tu es qui fait que tu vas aimer ça ou que tu vas avoir des bonnes notes. C'est ce que tu y fais, ce que tu y apprends. C'est comment tu t'y impliques. Comment tu la vis. Il faut leur rappeler ça aussi. Et surtout leur dire que les notes, c'est pas tout dans la vie! (et se rappeler à soi-même si on stresse trop!). On ne veut pas qu'ils virent fou en 5e année, quand même!