mercredi 13 août 2014

Merde! Il pleut! (ou comment survivre aux jours de pluie)

Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaits pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
On vous invite à partager les vôtres, questions qu'on profite tous de la belle saison, malgré ses imperfections!

Cette semaine: les jours de pluie

Parce qu'au Québec, l'été, il mouille! Il faut arrêter de se leurrer, on a un "été de rêve" une année sur quatre. Alors, il faut avoir des alternatives "jour de flotte" pour en profiter pleinement même si le soleil se fait rare. Voici des idées pour survivre aux jours de pluie (surtout après 2-3 jours consécutifs!) avec des enfants en vacances depuis déjà trop longtemps.

À la maison:


- On glisse dans les mains de nos enfants le livre 50 missions à réaliser avant la fin de l'été, imaginé, écrit et dessiné par Annie Groovie (aux éditions Les Malins). On encourage nos enfants à réaliser le plus de missions possibles d'ici le retour à l'école. Chouette: ils peuvent écrire, compiler, tester ou prendre des notes dans le livre. 15$ bien investi!


- Achetez un paquet d'Oreo et demandez aux enfants de reproduire les phases de la lune en s'aidant d'Internet ou d'un livre. Garantie: vous ne les entendrez pas pour une heure ou deux. Et pas besoin de faire le dîner: ils n'auront plus faim.

- Rien... aussi simple que ça! Vous avez passé l'été à courir partout. Là, ne faites rien, n'organisez rien, ne cuisinez rien, etc. Allez-y avec vos envies, point. Une journée à s'éffouérer devant la télé, c'est ben correct. Quand avez-vous le temps de faire ça autrement? Et puis, ça vous évitera les foules dans les attractions touristiques. Lisez. Regardez un film. Jouez à un jeu. Sans presse, ni obligation. Et surtout, comme parents, ne vous sentez pas obligés d'entertainer les enfants. Qu'ils apprennent à ne rien faire: c'est un excellent apprentissage aussi.

- Inventez... des couleurs! Bon, ils peuvent s'amuser avec du colorant alimentaire, mais ça tache pas mal. Allez plutôt faire provision de carton de couleurs pour la peinture à la quincaillerie la plus près de chez vous et prenez plaisir à lire les "noms" des couleurs. Presque aussi drôle que nos palmarès des prénoms. Et laissez-vous aller en inventant des couleurs. (*Notez sur la photo la couleur "Gin Tonic"!)


On sort!

Ce n'est pas parce qu'il pleut qu'on ne peut pas sortir! Voici nos lieux préférés* avec nos pré-ados (heureusement, ils sont trop vieux pour vouloir aller au Centre Pi-O et tout autre centre d'amusement intérieur où le taux de décibels est insupportable pour tout être humain de plus de 4 ans):

- L'Expo sur la musique québécoise au Musée McCord (c'est l'expo de l'été avec nos pré-ados! Une bonne occasion de démarrer des discussions sociales et politiques entre une toune de Beau Dommage et d'Harmonium. Vaut le déplacement!)

- Le Musée Pointe-à-Callière (un classique dès qu'ils s'intéressent à la fondation de Ville-Marie et aux Iroquioiens!)

- Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (la simulation du tremblement de terre vaut le détour! Un petit musée sans prétention, mais très intéressant)

- Le Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour (manipuler des serpents et pleins d'autre bêtes, ça me parle! Et ça parle à une majorité d'enfants -et fait suffisamment peur aux autres pour les intéresser. Super lieu à découvrir!)

- Le Centre des sciences de Montréal (c'est toujours winner, quoique les expos temporaires sont en déclin depuis la fantastique expo Star Wars et la -un peu moins- fantastique expo sur la musique)

- L'Électrium (c'est pas long, c'est gratuit et la boule qui fait lever les cheveux vaut le détour... parce qu'elle fonctionne pas mal mieux que celle du Centre des sciences!)

- Le Cosmodôme de Laval (Les missions sont très cool! Beaucoup plus intéressant que le Planétarium, même s'il est hi-tech et tout nouveau!)

- Le Musée québécois de la culture populaire à Trois-Rivières (des expos intéressantes et variées, bien faites et interactives dont l'Expo sur La P'tite Vie et celle sur les pubs du Québec)

- Le Musée Grévin (c'est cher mais ça excite les pré-ados et c'est quand même moins cher d'être invité à la même soirée V.I.P. que Leonardo DiCaprio! Et on aime bitcher les statues et trouver qu'elles ne ressemblent MÊME PAS aux vraies stars tout en multipliant les photos ri-di-cu-les avec ces poupées de cire)

Et vous, quels sont vos activités ou vos lieux préférés sous la pluie?

 * Pas commandités, préférés (qu'on aime vraiment)

lundi 11 août 2014

La rentrée, c'est pas avant le 25 août (au moins)!

Ça y est! Je suis déjà tannée d'entendre parler de la rentrée.

Je reçois des offres spéciales par courriel ("Nos habits de neige sont arrivés!" euh... il fait 32 degrés!), je me fais bombarder d'idées pour amorcer la rentrée du bon pied alors que tout ce dont j'ai besoin, c'est de ne PAS en entendre parler. Désolée, mon été à moi n'est pas terminé (c'est déjà assez court de même, non?)

Pour moi, la rentrée, c'est à la dernière semaine d'août -pas avant!- que je m'y intéresse! D'ici là, je vis dans le déni complet. Les cahiers, les crayons, les beaux étuis, ça me n'intéresse absolument pas. Je ne veux même pas savoir où sont les effaces en spécial à 0,10$ ni où trouver le meilleur rapport qualité/prix des cartables à anneaux d'un pouce et demi.

De toute façon, ça prend quoi, un gros 3 heures pour magasiner les effets scolaires et les étiqueter (ça me prend ça pour mes 3 enfants depuis 6 ans alors n'exagérons pas, ce n'est pas si terrible!). Ce trois heures, eh bien je le prendrai vers le 25-26 août (un jour de pluie, si possible), quitte à acheter la boîte à lunch esseulée la plus moche du magasin (au moins, elle ne sera pas identique aux 14 autres de leur groupe du midi).

Et ne me parlez pas de faire des pratiques et des changements d'horaire progressifs pour s'habituer à se coucher plus tôt. C'est l'été et c'est les vacances jusqu'à la veille de la rentrée... tard, le plus tard possible!

Parce qu'un enfant qui se couche à 21h30 ce soir-là après une sortie à la crémerie risque d'angoisser pas mal moins longtemps dans son lit en pensant à la journée du lendemain... et quand bien même il est fatigué pour sa première demi-journée d'école (j'en doute... eux aussi, ils carburent à l'adrénaline!), eh ben, il se couchera plus tôt le lendemain... comme par magie! Et bingo pour le changement d'horaire (sans période de désensibilisation étalée sur deux semaines)!

Clairement, on se crée un stress pour rien avec la rentrée. C'est juste la routine qui réintègre sa place et ça... ça peut bien attendre encore deux semaines!

mercredi 6 août 2014

Les jeux qu'on aime (pour vrai)




Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaits pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
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Cette semaine: les jeux

On aime les jeux mais encore faut-il qu'ils ne nous compliquent pas la vie (surtout en été!). Trois règles de base:

1. Les instructions tiennent sur une feuille.
Quand juste lire les règles suffit à faire déserter les possibles joueurs, ça ne va pas.


2. La boite est moins grande que que le micro-ondes.
Quand il faut louer un conteneur mobile pour ranger les jeux, y'a un problème!

3. La durée n'est pas indéterminée.
Un jeu n'a pas à être interminable. S'il peut s'éterniser, on se fixe une limite de temps pour ne pas souffrir du "syndrome du Monopoly".


Suivant ces trois critères (z)imparfaits, voici nos jeux préférés (eh oui, encore de la CONSOMMATION (!...) alors qu'on pourrait s'amuser avec de la mousse de nombril...):

Avec nos plus grands: 



Le toc
Eh oui, chez nous, c'est le retour du bon vieux jeu de toc. Des billes, une planche de jeu et un jeu de cartes et nous voilà parti pour une joute où tous les coups bas sont permis! En plus, ça permet aux enfants d'anticiper et d'user de stratégie, mais de façon moins techno que sur une Wii. Un comeback qui rallie tout le monde! 

La course aux étoiles
Ah ha! Un jeu où on ne doit pas se dépêcher de finir le premier (en fait, être le 2e c'est beaucoup mieux!) et où on doit gérer le fait qu'on ne contrôle pas tout (contradictoire, mais efficace pour briser le désir de gagner à tout prix des enfants... Ou des grands!). Mais surtout un jeu qui se joue en de courtes parties de 15 minutes. Ça, c'est gagnant!

Et nos autres préférés:


Bazar Bizarre

Color Addict
Miss Poutine
Dobble 

Sardines
SpidMonster
Jungle Speed
C'est pas faux!
Jour de paye (notre jeu "rétro" préféré!)
Harry Potter, le jeu



Et vous, quels sont vos jeux préférés? Partagez!



mercredi 30 juillet 2014

Les activités gratuites (et comment y survivre)

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Cette semaine: les activités gratuites

Puisqu'en 2014, c'est mal de consommer, voilà des activités gratuites qui ne polluent pas (enfin, seulement si vous vous y rendez en BIXI). Mais qui dit activités gratuites, dit beaucoup de monde! C'est le piège de la gratuité. Alors, assumons notre cheapitude, mais prévoyons le coup pour rendre cette expérience moins traumatisante agréable.


1. Y aller tôt.
Statistiquement, la population des lève-tôt est moins grande. Aussi, votre réserve collective de patience est plus grande le matin.

2. Y aller sur l'heure du souper. 
Habituellement, les familles avec jeunes enfants (les possibles hurleurs!) ont déserté les lieux.

3. Apporter les gugusses fluo du Dollarama
Ah ha! Ça pourrait vous permettre de ne pas perdre progéniture dans une foule le soir. Utilisez des codes de couleurs combinées (votre fils est bleu et vert, votre fille est rose et orange) car il y en a qui porte la gugusse fluo pour le plaisir seulement. Pour ceux qui sont contre le Dollarama, optez pour la mouche à feu écrasée sur les avant-bras (mais ça tue des mouches à feu. Onnh.)


4. Choisir sa foule
Il y en a des plus civilisée que d'autres. Un concert dans un parc, c'est plus calme qu'un show à Heavy MTL, mettons!

4. Choisir son moment (et changer d'idée au besoin)
Ce n'est pas parce que vous avez planifié de faire votre sortie telle journée que vous ne pouvez pas changer d'idée. Si la perspective de passer 8 heures dehors quand le facteur humidex atteint le 44° ne vous enchante pas, passez votre tour. C'est pas plus grave que ça!

lundi 28 juillet 2014

Le moment présent (et la méthode «j'sais pas»)

Depuis quelques années, je m'efforce d'inculquer une notion (qui semble malheureusement en voie d'extinction) à mes enfants: le moment présent, cet espace-temps mal aimé situé entre l'avant et le tantôt.

«Ici, maintenant» est devenu un cheval de bataille parental chez nous, devant notre trio drillé à la garderie qui veut toujours savoir ce qui vient après.

Exemple trop souvent entendu chez nous et qu'on ne supporte plus:

- Les enfants, cet après-midi, on s'en va au cinéma.

- Yééé! On fait quoi après?

- (soupir intense)

La seule réponse valable que nous avons trouvé à cette question 100 fois posée dans une journée c'est: «j'sais pas» . On leur répond systématiquement ça chaque fois. Parce que de toute façon, on a beau s'être établit un plan de la journée, on sait pertinemment qu'on ne le respectera pas (fera plus beau, ça nous tentera plus, va y avoir trop de trafic, whatever).

Et grâce à notre méthode «j'sais pas», on a réussi a calmé le besoin vital de savoir l'ordre du jour de notre TED angoissé. Depuis que Lolo est petit (et diagnostiqué!), on nous a dit de faire des schémas, des diagrammes, des tableaux et des courbettes pour l'aider avec sa rigidité organisationnelle (fréquent chez les TED). Eh bien, sachez éminents spécialistes qu'il est moins angoissé en ne sachant pas ce qui s'en vient trop à l'avance (il n'a pas le temps de se le répéter et de le retourner 1000 fois dans sa tête et s'y perdre en deux angoisses) et que «j'sais pas» est une réponse suffisamment explicite pour être une case mentale où ranger son plan du jour... en attendant de connaître la suite.

Parce qu'en ne sachant pas ce qui vient après, pas le choix de le vivre le foutu moment présent! (c'est simple, hein?!)

Mais, bonne nouvelle, ce n'est pas que l'apanage des enfants «dompés à la garderie»! Grand nombre d'adultes sont atteints du même mal. Au show de Bruno Mars la semaine dernière, Momo me donne un coup de coude en me montrant avec sa face de préado découragée les gens qui descendent l'escalier pour quitter le spectacle... AVANT LA FIN de la dernière toune AVANT le rappel. «Eux autres, ile ne le vivent pas, hein, leur moment présent?!»

En effet, en quoi il est plus important de partir avant le rush (et avant le meilleur moment d'un show) quand tu t'es déplacé pour aller voir un spectacle? À quel point dois-tu partir dans les plus brefs délais? Qu'est-ce qui t'attend de si urgent? (sauver 10$ de gardienne?) Même chose à La Ronde, lors des feux d'artifices, ça se lève et ça quitte les estrades avant la finale. Euh... pourquoi? Prends ton temps, profite du privilège que tu as d'être là. Ici et maintenant. Tu vas arriver chez vous de toute façon.

P.S.: Je vous remercie les stressés qui donnez des leçons de vie à mes enfants au quotidien. Si une image vaut 1000 mots, une situation qui se passe sous leurs yeux en vaut 100 000.

mercredi 23 juillet 2014

Les gugusses du Dollarama qu'on aime

Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaits pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
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Cette semaine: les gugusses du Dollarama

Le fondateur de Dollarama Larry Rossy n'a pas reçu la médaille de l'Ordre national du Québec en juin dernier pour rien: il a sauvé des milliers de parents grâce à ses bidules made in China. Voici nos préférés en diverses occasions:

1. Pour rester dehors tard: les gogosses fluo
Bracelets, épées, baguettes magiques, name it! Le choix est grand au royaume du glow in the dark!

2. Les cadeaux pour les amis
Qui ne remplit pas son sac de goodies chez Dollarama?

3. La récompense pas cher, pas cher
Quand tu leurs promets d'arrêter au Dollarama au retour d'une visite chez la parenté s'ils ont été sages, c'est une récompense par cher mais efficace!

4. Le bricolage
Y'a en masse de gugusses pour les amateurs de bricolage. Pas besoin de payer plus cher, ça se retrouvera à la récup dans 5 jours de toute façon!

5. La vaisselle jetable
Pour les jours (nombreux en été) où ça ne nous tente tout simplement pas de faire la vaisselle!

6. Les lingettes pour nettoyer les lunettes
Les lunettes des enfants sont toujours (ultra) sales! Étonnant qu'ils réussissent même à voir au travers. Mettez la main sur les lingettes déjà humidifiés de produit nettoyant pour un lavage rapide et efficace. À trimballer partout!


7. Des trucs de cuisine.
Une louche de plus, des cuillères en bois, des pinces, un pilon, une planche à découper, une passoire, etc. On finit toujours par en avoir besoin (ça nous évite de laver compulsivement!) ou sinon ça devient de bons instruments de musique pour les enfants ou des jouets "intéressants" pour qu'ils s'amusent dans le sable.

8. Du papier alu
En ces temps de papilotte sur le BBQ, pourquoi payer plus cher? E il existe même du papier alu pré-coupé: fini les batailles avec le rouleau (et les gaffes quand on l'échappe par terre et qu'il se déroule en entier!).

9. Bacs à bébelle
Quand nous pogne l'envie de classer et de ranger, on s'approvisionne au Dollo. Ça nous arrive pas souvent, mais quand même...

10.  Matériel pour nettoyer
Du savon à cuvette, une laine à récurer, des éponges, un balais: on ne veut pas payer cher pour ça!  Le Dollo, c'est la place!

Et vous, quelles sont vos gugusses préférées?

lundi 21 juillet 2014

Le bonheur avec les pré-ados, c'est...

Depuis que vos enfants sont nés, tout votre environnement a changé? Votre décor leur est désormais consacré? Vous avez peine à vous trouver un espace tranquille pour lire, relaxer, faire un somme éclair de 15 minutes?

Patience. Un jour, ils auront 10 ans, 11 ans, 12 ans et un jour vous n'aurez qu'à faire un geste pour vous réapproprier votre espace: vous approcher d'eux.

Car oui, c'est ma plus grande découverte cet été: l'adulte est un répulsif à pré-ados*. Il suffit de vous approcher d'eux et ils s'éloignent comme par magie!

Ils sont sur la terrasse? Installez-vous confortablement dans la chaise longue à leurs côtés et voyez-les prendre la fuite! Profitez ensuite du silence qui vous entoure et de l'espace vital retrouvé après tant d'années!

* Fonctionne encore mieux si les pré-ados sont avec des amis pré-ados ET si vous vous approchez d'eux en lançant une blague douteuse (aussi appelée "commentaire tellemeeent trop gênaaant" dans le langage pré-ados).

mercredi 16 juillet 2014

Les drinks de l'été


!

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Cette semaine: les drinks

Parce qu'on ne peut survivre à l'été sans un nouveau drink par semaine, voici des idées pour faire changement du gin tonic et des mojitos (tchin!):

1. La limonade d'adulte 
Mettez un fond de vodka dans une Limonata San Pellegrino, quelques glaçons et hop! En fait, n'importe quel drink a l'air "plus hot" si vous le servez dans un pot Mason. Rajoutez une branche de romarin (avant qu'il ne flétrisse dans votre jardinière parce que vous oubliez toujours de l'arroser!) et faites flotter 4-5 bleuets congelés et vous avez un drink de compétition!

2. Le martini aux concombres
Parce que c'est rafraîchissant et -en plus- ça vous fait une portion de légumes!

3. Le melon d'eau à la vodka
Faites des boules de melon d'eau et déposez-les dans un plat peu profond (genre pyrex!). Versez ensuite de la vodka (au goût!) par dessus et mettez le plat au congélateur pour une heure ou deux. Trimballez ensuite en pique-nique (en mettant une étiquette «Melon pour adultes») ou rajoutez les boules dans une limonade-vodka.

Il existe aussi la méthode plus-que-(Z)imparfaites:

N.B.: Achetez des Advils au Costco!

4. Les «shooters» citronnés
Avouez que la présentation est cool et qu'elle n'est pas trop compliquée à faire. Pour vider le demi-citron, utilisez une cuillère à pamplemousse (ah! ha!) ou vos doigts (encore mieux!). Gardez le tout, rajoutez un peu de jus de citron au besoin et rajoutez la même quantité de vodka. Dans les demi-citrons, saupoudrez une cuillérée de sucre dans chacun (environ). Ensuite, versez le jus alcoolisé dans chaque verre-en-citron. Tadam! Même pas de vaisselle!

Merci Nellie Bellie

5. Les popsicles au vin
LA découverte de l'été! Suivez la recette (et les proportions, même si une tasse, ça parait bien peu!) et vous serez tentés de débuter chaque fin de journée par un petit pops au rosé.

Quels sont vos drinks préférés? Partagez vos recettes!

lundi 14 juillet 2014

A-t-on peur de notre image?

La semaine passée, Facebook a été envahi de textes et de photos prônant le fait que les femmes ne devraient être gênées de porter le bikini. Celui que j'ai le plus aimé: celui de Jenny Trout qui a répondu à ses amis qui lui demandaient ce qu'elle allait faire - sous-entendre ici quel "régime" - pour porter un bikini cet été. Sa réponse a été parfaite: «J'ai dit que j'allais porter un bikini, pas que j'allais perdre du poids.» Et vlan!

Le lendemain, ce fut au tour de Jessica N. Turner de dire aux mamans d'enfiler leur maillot - bikini ou non - et d'aller s'amuser avec ses enfants dans l'eau au lieu de poireauter sur le bord de la piscine.

Tout ça va encore plus loin.

Combien de fois s'empêche-t-on de faire des choses par peur d'avoir l'air folle? Par peur de l'image qu'on projette? Par peur que les autres nous jugent? Par peur que les autres nous regardent, tout simplement?

On ne fait pas le parcours d'arbre en arbre parce qu'on craint que les autres voient nos grosses fesses prises dans les sangles. On ne va pas dans le carrousel parce que c'est trop quétaine. On s'exclame «Non, non! Pas de photos! Je suis toute décoiffée!» alors qu'on a passé une journée à la plage. On ne va pas se balancer au parc parce qu'il y a d'autres adultes présents. On refuse un cornet à la crèmerie parce qu'on veut montrer qu'on tient notre ligne. Et la liste n'en finit plus.

Vraiment?

J'ai envie de crier «Ouin, pis?».

On ne va pas commencer à se refuser des plaisirs alors que la vie se charge bien assez d'elle-même de nous envoyer des coups durs.

Depuis quelques années, et probablement surtout depuis que j'ai des enfants, j'avoue être capable de me foutre pas mal de ce que les autres pensent. Ils me regardent? Eh ben! Ça ne me dérange pas. Je suis en train de créer des souvenirs avec mes enfants. Alors, je ne laisserai certainement pas un ventre, une mèche de travers, une fesse dodue, un jugement des autres ou quoique ce soit s'interposer entre le plaisir, mes enfants et moi.

Si ça dérange les autres, qu'ils détournent le regard. Ils peuvent même passer des commentaires, ça m'est égal. Moi, je garde les yeux bien ouverts, prête à capturer tous ces souvenirs qui seront si précieux demain.

mercredi 9 juillet 2014

À la plage, version (Z)

Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaits pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
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Cette semaine: la plage

Les (Z) adoooorent la plage! Mais pour pouvoir se reposer, lire un chapitre (sans relire sans cesse les mêmes phrases et recommencer encore du début) et vivre au moins 10 minutes consécutives de farniente entre 2 châteaux de sable et 3 séances de ramassage de coquillages, voici nos trucs:

1. Le rosé
Il ne faut JAMAIS partir à la plage sans avoir rempli une (ou deux) bouteilles d'eau en alu de rosé. C'est la clé pour être zen (et plus reposée) dans ce lieu magique.

2. Des bébelles en masse
Le tout, dans un sac en filet pas trop gros qu'ils pourront traîner eux-mêmes jusqu'à la plage (vous en avez déjà plein les bras avec le cooler, vos magazines et le litre de crème solaire!).

3. Des amis
Choisissez les moins énervés (et énervants) mais assurez-vous d'avoir au moins un partenaire de jeu pour votre enfant (ce qui veut dire que ça n'aura pas besoin d'être vous).

4. Leur musique...
... et des écouteurs. On leur apprend le bonheur de ne rien faire d'autre qu'écouter leur musique en regardant la mer. C'est un apprentissage important dans leur développement d'une carapace anti-«J'ai-besoin-de-faire-quelque-chose-à-tout-prix».

5. Des collations!
Ils ont toujours faim, alors pour éviter de faire mille et un aller-retour au cooler laissé dans l'auto pour sustenter chacun de leur petit creux, on trimballe tout un attirail de collations qui se mange même assaisonnés de sable (et tant pis pour le Guide alimentaire canadien! On n'a plus à se plier aux règles de l'école!): chip, bretzel, p'tits poissons (c'est fou comme ça pogne encore à 11 ans!), pattes d'ours (les éternelles!), etc. On peut aussi préparer (ou leur laisser préparer) des boîtes de collation comme celle-ci (une chacune pour le moins de risques de chicanes possibles!):


D'autres idées à partager?


lundi 7 juillet 2014

Un ado tout neuf

Eh oui!  On avait bien vu quelques changements chez notre enfant, mais sans en faire trop de cas. Puis: BANG! Il est devenu un adolescent.

Je peux dire sans l'ombre d'un doute que c'est ce qui m'est arrivé durant la dernière année scolaire. Ah non! Je viens de faire une erreur. Ce fait ne «M'est» pas arrivé. Il est arrivé à ELLE. Ça lui est arrivé, à MissPuDeLulus.

Si je fais cette distinction, c'est que j'essaie vraiment de lâcher prise. Mais celles qui vivent avec un ado savent combien ce n'est pas facile. On reçoit les contre-coups de sa mauvaise humeur (perpétuelle), son manque d'énergie, sa lâcheté pour les tâches "donc plaaates" (HEY! Moi non plus, je ne trippe pas à faire la vaisselle, imagine-toi donc!), son débordement d'énergie quand ses amis viennent la chercher pour une promenade à pied dans le quartier, son manque d'entrain quand on fait une sortie (faudrait pas qu'il ait l'air d'avoir trop de fun!) et sa grande capacité à ne pas écouter/entendre/réagir («Hein? Quoi? Je n'ai pas entendu? Oui, oui, je vais le faire tantôt, là!» = pucapable).

Des fois, je me dis que je n'ai pas traversé toutes les crises, les pleurs, les apprentissages de base (marcher, pipi dans le pot, devoir!) et les chignages pour en arriver là... C'est passager? Je sais. C'est hormonalement normal? Peut-être. Je suis passée par là? Bien sûr! Mais tout ça me gruge les nerfs quand même! C'est plus fort que moi.

Alors, après réflexion, nombreux chialages et incalculables pétages de coche: j'ai décidé de me tenir "un pied à côté". Pas vraiment loin. Malheureusement, ce n'est pas parce que "c'est un ado" que je vais lâcher prise sur les bases déjà acquises (mais souvent oubliées par les ados). Pas question de fermer les yeux sur l'impertinence, le manque de respect et le travail mal fait. Mais, en me tenant un pied à côté, je ne me sens plus happée (tsé quand le nerf du cou tressaille et que ça te chauffe sous la peau!) par les mauvais comportements. Je les nomme, mais ils me m'appartiennent plus. Ils sont les siens. Tant pis! Toutefois, ça implique bien des trucs et ça a des conséquences. Je les ai dit et redit mille fois. Si la parole n'a pas d'effet, la réalité peut s'en charger. Ça se peut que je n'ai pas le goût non plus de voir sa mauvaise humeur au réveil (donc reste dans ta chambre!), ça se peut que je lui dise «non» pour un deuxième film avant de se coucher, ça se peut qu'on sorte au restaurant sans elle si j'ai subi sa mauvaise humeur a plané dans la maison toute la journée, etc. Je ne lâcherai pas prise sur ce qui est important pour moi, mais je ne subira pas les conséquences non plus. Je ne ferai pas le clown pour l'amuser, ni la police pour la surveiller: j'ose espérer à une prise en charge d'elle-même. Peut-être que je rêve trop... Peut-être, je ne sais pas. Mais il me semble que leur offrir la chance d'être de plus en plus autonome est la plus belle des libertés et celle qui offre le plus grand éventail de possibilités. 

Depuis quelques jours, cette technique m'évite de pogner les nerfs perpétuellement (pas du tout envie de passer mon été ainsi!). Et j'ai aussi trouvé la méthode de la liste plutôt intéressante. Chaque jour, puisque la mémoire des ados semble être défaillante, je dresse une liste (parfois en version papier, mais aussi envoyée par texto... Un jour, MissPuDeLulus finira bien par les faire d'elle-même sur son iPod!). Tout ce qui est dessus doit être accompli. Je communique aussi par texto pour rajouter des trucs sur la liste. Impossible de dire «Je ne le savais pas!»: elle a son iPod toujours avec elle.

Finalement, je pense bien mettre la main sur le livre Have a New Teenager by Friday. Au cas où ça marcherait... Sinon, il restera toujours le rosé bien frais pour les soirs où je serai trop découragée.

Et vous, qu'avez-vous comme trucs quand votre ado (ou enfant, il n'y a pas d'âge!) vous met à boutte?

vendredi 4 juillet 2014

Des fois, «c'est ça qui est ça»!

 Cet été, les (Z) se mettent en mode «relax», alors le vendredi, on vous présentera des photos qui nous ont fait sourire. N'hésitez pas à nous en envoyer. 
 
 
 

mercredi 2 juillet 2014

Ayoye! Un coup de soleil!

Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaits pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
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Cette semaine: les coups de soleil

Parce qu'il nous arrive au moins une fois par été de rater notre coup (pas autant que ces personnes quand même!) quand vient le temps d'appliquer leur trait de crème solaire sur les épaules (ou parce qu'ils sont rendus grands et veulent le faire tout seuls mais oublient quelques coins stratégiques), voici nos trucs pour soulager les coups de soleil:

1. Le gel d'aloès. La texture est assez collante (on a toujours peur de s'être mêlée avec le pot de gel pour les cheveux!), mais c'est ultra efficace! Pour un effet encore plus rafraîchissant, on prépare des cubes glacées de gel. Eh oui, ressortez votre moule à glaçons utilisé pour les purées et versez-y du gel. Démoulez et gardez dans un Ziploc!

2. Le bon vieux Solarcaine ou la base Glaxale... On en a toujours dans nos valises...

3. Du vinaigre. Ça pue, mais ça fait sortir la chaleur! Préparez un mélange d'eau et de vinaigre dans un contenant avec vaporisateur et le tour est joué. Sinon, imbibez des morceaux de papier essuie-tout d'eau et de vinaigre et déposez-les sur les zones touchées (chic!). Autrement, versez un ou deux bouchons de vinaigre dans votre bain pour continuer à calmer les douleurs.

4. De la mayo. L'effet de la mayo serait apaisant pour les coups de soleil. Mais cette alternative pourrait vous enlever le goût à tout jamais de manger des sandwichs. Si ça vous écoeure, vous pouvez utiliser du yogourt ou simplement du lait.

5. Des concombres en tranche. Un coup de soleil en pique-nique ou à la plage? Mettez la main sur votre sac de tranches de concombre et éparpillez-les sur votre coup de soleil!

6. Des serviettes humides! On le savait donc que ça pouvait encore être pratique même si les enfants sont rendus grands!


Quels sont les vôtres? Partagez!

lundi 30 juin 2014

Des vacances? Jamais avec mon enfant!

Avez-vous déjà pris des vacances avec vos enfants?

Vous avez répondu "oui"? Ouf! Vous me rassurez!

Car il semblerait que la nouvelle génération de parents -en France, du moins- fasse rimer "vacances" avec "sans enfants": "On surnomme ces parents nouvelle génération, les Kin Breakers, littéralement "les casseurs de liens familiaux". Ils s'accordent du temps sans leurs enfants pour souffler, mais sans culpabiliser."

Vrai que la déculpabilisation est le leitmotiv des (Z)imparfaites. Faux que ça implique de toujours laisser les enfants derrière pour "profiter de la vie". Une fois qu'on a des enfants, il faut les "intégrer" dans sa vie. Pas conjuguer deux vies distinctes indéfiniment. Une fois par année en solo ou en couple si le budget le permet, super! Mais systématiquement exclure les enfants de ses vacances, c'est se priver de beaux moments ensemble.

Ça m'a fait penser à certains amis de mes enfants qui me racontaient leurs projets d'été récemment et ça se résumait au camp de jour et à 2-3 fins de semaines de camping. Pas des gens démunis-là, pas des Terrible Two non plus que les parents ne peuvent plus endurer, mais dans un été complet, ils n'avaient même pas une semaine de vacances avec leurs parents au programme. Et c'est comme ça tous les étés car leurs parents "ne prennent pas de vacances l'été" (par choix, et on ne parle pas ici de travailleurs saisonniers) car ils vont dans le Sud deux fois par hiver et "ça coûte trop cher d'emmener les enfants" (et l'idée d'y aller une fois par hiver mais avec les enfants pour le même prix ne leur a pas effleuré l'esprit). Bref, ces enfants n'ont jamais de break... à part 2-3 fins de semaine de camping. Ouf!

Oui, c'est un choix de vie -et il ne faut pas juger- mais je trouve ça poche. La routine, les horaires, les "dépêche-toi, on est pressé", ça nous tue tous à petit feu hormis ces moments de répit qui nous permettent de reprendre notre souffle pour mieux repartir ensuite. Si on en a besoin comme adultes, ils en ont aussi besoin comme enfants.

Et on viendra dire ensuite qu'on "n'a plus le temps de connecter avec les enfants, que tout ça trop vite puis, qu'on a perdu ses enfants en chemin, on ne sait plus trop quand..." Eh bien, c'est justement à ça que ça sert de prendre des vacances en famille. À arrêter le temps et à resserrer les liens familiaux.

Bonnes vacances et profitez bien de ces moments de pause et de ces souvenirs inoubliables que vous créez avec vos enfants!

vendredi 27 juin 2014

Profiter du fait qu'ils sont petits (en photo!)

 
Cet été, les (Z) se mettent en mode «relax», alors le vendredi, on vous présentera des photos qui nous ont fait sourire. N'hésitez pas à nous en envoyer.



Une fois qu'ils sauront lire, il restera encore cette période bénie où ils ne comprennent pas l'anglais.

mercredi 25 juin 2014

Chasser les %?&&*?&% de moustiques

Chaque mercredi, nous partageons nos trucs (z)imparfaites pour (sur)vivre à un aspect de l'été. 
On vous invite à partager les vôtres, questions qu'on profite tous de la belle saison, malgré ses imperfections!

Cette semaine: les moustiques

Aussitôt que l'été se pointe, ils nous attaquent, les maudits moustiques! Êtes-vous (ou vos enfants) des proies dévorées par les *&% de maringouins, mouches noires et autres bestioles qui nous  scrapent la fête.

On a tout essayé pour s'en débarrasser, voici notre top 5:

5. Les applications anti-moustiques
Technologiques que nous sommes, nous l'avons essayé, et même essayé X 5, en envoyant des supposées ondes en groupe pour éloigner les plus voraces (comment vérifier si ça marche vraiment?). Mais c'est gratuit et c'est bon pour le mental. Placebo 2.0

4. Les pièges qui font Bzzz-Bzzz
On les a tous essayé: les machines branchées avec une rallonge de 14 pieds dans le fond de la cour (dans laquelle on s'enfarge joyeusement en rentrant le soir après 2 bouteilles de rosé), les raquettes à piles qui défoulent plus qu'elles sont utiles à chasser les bêtes... mais on n'a pas encore osé utiliser cette version à propane (!!!!):



3. La méthode (Z)DIY
Parait que ça, ça marche:

Mais juste à lire les étapes, on s'est fait piquer 20 fois (et en plus, quand tu viens de te sortir des $$&&? projets d'école et que tu détestes le bricolage...) . Alors on a opté pour la méthode simple:


Piquer des clous de girofle dans des limes (version ininflammable des torches à la citronnelle quand les enfants courent en fou pour fuir les maringouins -ou parce qu'ils ont mangé trop de Mr. Freeze...).

2. Nos amis, les produits Off
En vaporisateur, en crème, en lingettes, en jet, en douche, on les superpose, on s'en pouishe-pouishe dans les cheveux, bref, c'est notre parfum estival, été après été. On ne s'en sort pas.

1. Le Listerine
Non seulement, notre cour sent bon de la bouche, mais elle maringouins-proof! Sachez que cet excellent produit buccal, vaporisé sur les haies, le gazon, autour des chaises (faites-y même tremper vos coussins de chaises longues!) éloignent les ennemis de l'été (malheureusement pas la parenté ou vos amis-pas-de-piscine) avec succès.

(Z)avez d'autres trucs? Partagez-les!

lundi 23 juin 2014

La maternité et ses (z)exploits

C'est assez fascinant, avec le recul, de constater tout ce que la maternité nous permet de réaliser comme exploits imparfaits.

Je ne parle pas des grandes illuminations sur l'amour inconditionnel ou sur le bonheur supra-fusionnel, mais plutôt de toutes ces petites choses que nous n'aurions jamais crues possibles mais qui sont pourtant devenues réalité en devenant parent. Des petits (z)exploits de tous les jours que seuls d'autres parents peuvent vraiment comprendre l'aspect extraordinaire:

- Le premier pipi dans le pot (oui, c'est cliché, oui, ça goooossssse les non-parents mais n'y a-t-il pas plus beau son -et éclat de joie dans nos coeurs- quand ça se produit enfin... à la 5e boite de Smarties!)

- Changer une couche dans le noir (quand tu ne veux pas réveiller un autre enfant, tu te trouves beaucoup d'aptitudes)

- Relever le rebord de la bassinette avec le pied et le clipper sans faire un seul bruit.

- Dormir 2 heures par nuit et être fonctionnelle.

- Donner 3 biberons en même temps (avec l'aide de couvertures roulées et de toutous savamment choisis -des grandes pattes serrées- et installés)

- Bercer 3 bébés en même temps (un dans les bras, les 2 autres au sol dans des transats actionnés par le gros orteil)

- Faire avaler de la purée pas trop ragoûtante à grands coups de "mmmhhhh, c'est bon" (et en manger soi-même pour donner l'exemple)

- Manger froid

- Être capable de scanner en un coup d'oeil tous les objets cassants lors d'une visite chez la parenté

- Aller à un spectacle pour enfants et entonner les chansons avec beaucoup d'enthousiasme et revenir heureux (alors qu'avec du recul, on n'en revient pas de ces inepties gnan-gnan!)

À votre tour! Quels sont les (z)exploits dont vous êtes le plus fière?

vendredi 20 juin 2014

Pas de patience pour les petites reines


Suis au Old Navy à 17h, un mercredi soir. Je me dis que ça devrait être facile et peu achanladé. Mais non, sachez-le, c'est l'heure des petits qui braillent leur vie:

On entend des cris, lyrages,  hurlements de mort, pleurage, chignage! Intense! Fort!

J'attends en file. Puis de l'autre côté d'une étagère, je vois la mère de l'enfant hurleur! Sans voir l'enfant... Encore!

- Ohh! Qu'est-ce que tu as mon amour?

- Riiiiiiiiiennnnnn!! 

- Tu veux chanter la belle petite chanson de la garderie? (ou l'art d'essayer la diversion!)

- Naoooooooooon! 

- Ohh qu'est-ce que tu as donc, mon amour? Tu as l'air trop triste... (selon moi, elle a plus l'air en christ comme un enfant de deux ans peut avoir l'air!)

Et là, je vois apparaitre l'enfant-roi qui a clairement rien et qui ne veut pas chanter. Calvaire: elle a une couronne sur la tête en plus! Une couronne!!!  (ah? un enfant-roi, je n'y avais pas pensé?)

Bref, l'enfant couronnée et sa mère se dirigent vers la caisse et devant le comptoir des gogosses. Là, clairement, la petite ne se peut pu!!

- Tu vas pouvoir te choisir une chose tantôt...

- Ohh (regain minime de bonne humeur et stop momentané du chialage!)

- Ou une belle robe! T'es chanceuse hein?

Puis Terreur s'impatiente parce que c'est long..

- Voyons mon amour! Il faut attendre notre tour... Il y a uuuuuune, deeeeeeeeeux, trooooois madames devant nous. Chacun son tour! Comme au parc... (ou l'art de profiter d'une crise pour enseigner quelques notions de mathématiques)

- Ouinnnn naooon! (Terreur n'aime visiblement pas les maths!)

Puis, une accalmie de 4 secondes pendant laquelle la mère se penche, lui donne un bec et dit «Ah que je t'aime toi mon petit chaton!» (ma face d'éberluée!)

Rarement été aussi si près d'une petite reine pareille (avec la couronne, on se rappelle!). Rarement avoir aussi peu compris l'art de gérer une crise. Rarement avoir autant aimé avoir des enfants de 11 et 7 ans. Rarement été aussi heureuse de ne plus vivre avec un terrible-two en furie.

mercredi 18 juin 2014

Tout va tellement mieux l'été!


Enfiiiin l'étééééé! Avouez qu'on l'a attendu celui-là! Un hiver interminable, un printemps pluvieux, une année scolaire débordante de projets... Enfin, c'est le retour du soleil et des vacances!

Quand on devient parent, c'est la saison sans tracas par excellence:

- On sort en vêtements légers (bon, il faut penser aux chapeaux, au spray anti-moustiques et à la crème solaire...)

- On oublie la routine (oui, il faut trouver un camp de jour pas trop cher mais pas trop amateur non plus ou organiser son été comme un casse-tête...)

- On se chicane moins (bon, les enfants ne se chicanent pas vraiment moins, mais on pogne les nerfs moins rapidement)

- On se complique moins la vie avec la bouffe (on sort tout plein de trucs froids sur la table et... mangez!)

- On sort plus, on a le goût d'aller partout et de faire 1001 activités (si bien qu'on finit par ne pas se reposer de l'été...)

- On a enfin du temps (en fait, on a tellement de projets mais seulement 8 semaines pour tout faire qu'on en cherche encore).

Sans blague, malgré tout ça... tout est tellement plus simple et léger, l’été.

Un p'tit drink dès 11h.
Des gougounes, un maillot, une robe.
Une couette, deux barrettes.
Des oeufs durs, quelques crudités.
L'apéro à 15h.
Encore des burgers et je ne suis même pas tannée.
Pas besoin de rentrer.
Pas de douche, on s'est baigné.
Tout le monde s'endort épuisé.


Moi, ça ressemble à ça. Vous?

lundi 16 juin 2014

Arrêter de se gratter le bobo et agir!

Ça fait  longtemps que je le retiens, mais là, ça va sortir.

La goutte qui a fait déborder le vase. J'ai entendu des enfants se plaindre (dont les miens!)  qu'il reste 5 jours d'école et que c'est troooooooop loooooooong. Hey! 5 jours! Tu devrais sauter au plafond, non? Et ils passent beaucoup de temps en simili-party, en jeux libres ou à regarder des films. Come on, la plaignardise, on arrête tussuite!

Qu'ils soient petits ou grands, je n'en peux plus des gens qui se plaignent pour un oui et pour un non (et ce qu'il y a entre les deux!). Ça m'épuise encore plus quand, ils se plaignent, mais qui en même temps ne font rien pour que leur vie change. Là, l'hiver dure et difficile est fini! On a passé à travers. Il fait clair jusqu'à 20h! Il n'y a plus personne en déficit de vitamine D alors go! On change de disque, allez!

Vous trouvez que ça ne va pas vraiment mieux? Ça se peut... Mais mettez vite le doigt sur ce qui ne va pas et changez (oui, vous pouvez!). Il n'est jamais trop tard pour modifier des bouts de notre vie qui vont un peu tout croche. Prenez des pilules, prenez-en pas, pleurez un bon coup, criez, chiâlez, plaignez-vous, mais passez rapidement en mode action! Autrement, vous allez attendre après votre "bonheur" en maudit!

Vous ne pouvez rien changer à la situation? Ça se peut aussi... Alors, de grâce, arrêter au moins de vous gratter le bobo et trouvez des alternatives qui font faire monter votre échelle de bonheur un peu. Il y a sûrement des moyens pour rendre la vie plus douce quand même. Lisez la chronique de Josée Blanchette sur la chimio pour les nuls publiée vendredi matin dans Le Devoir qui se termine par «J’ai averti mon oncologue après un mois en enfer : « J’arrête tout ! Je préfère mourir par mes propres moyens… » Et, pour ça, je ne connais pas de meilleure façon que de continuer à vivre.». Et vlan!

Une question qui me fait hurler et qui revient souvent ces temps-ci est l'éternel « Je ne sais pas comment tu fais?» Chaque fois, je suis bouche bée. Je ne sais pas quoi répondre. Je fais quoi? Pour vivre ma vie? Chaque fois, je me dis que la vraie réponse est « Je me lève et je le fais! Je m'organise. That's it!». Je ne vois pas ce que ça a d'extraordinaire. J'ai mes hauts et mes bas (je fais juste ne pas tous les écrire sur Internet!). Je ne vois surtout pas pourquoi on me sert ensuite des « T'es chanceuse!» (quoiii???) ou des «J'aimerais ça de faire ça moi aussi!» (ben, fais-le!!!). Hey! Y'a pas de chance, ni de hasard! Je n'ai pas 10 bras, mais je suis capable de faire plein de choses en même temps, comme plein d’autres personnes  comme moi sur la terre, qui ne passent pas leur temps à le montrer et tenter d’en tirer des félicitations. Je suis juste quelqu'un qui fait des choix, n'est pas tellement patiente (vive la philosophie du «Right Fucking Now»!) , qui a peur de manquer de temps dans la vie (C'est pas nécessairement une qualité, croyez-moi!) et qui se botte le cul. C'est tout! Plate de même à raconter!

Alors, au lieu de se demander comment les autres font pour vivre leur vie, on devrait plutôt regarder notre vie et en changer des p'tits bouts si on ne l'aime pas de bord en bord. On a passé l'hiver à râler (moi aussi!). On n'en pouvait plus (moi aussi!). Mais là, c'est l'été, alors on met notre «switch» à «bonne humeur». Et puis, tiens... entonnez le célèbre «Çaaaaaa vaaaaa biiiieeeeeeeeen». (ça y est, avouez-le, je vous ai mis la toune en tête pour la journée!)


vendredi 13 juin 2014

Maman, est-ce que je vais mourir?

Mes enfants ont une tendance dramatique, particulièrement Momo (non, elle ne tient pas ça de moi...). Un mal de ventre un peu trop intense, un étourdissement, un saignement de nez et elle s'imagine le pire et me sort parfois un "Maman, est-ce que je vais mourir?" que je m'empresse de réduire en miettes.

- Ben voyons! Bien sûr que non!

Mais des fois, j'imagine le pire et je pense aux parents qui doivent se contenter d'un "Ça va bien aller" au chevet de leur enfant alors qu'ils n'en ont aucune idée. Je pense à ceux qui sont dans le doute, dans l'angoisse et qui ne peuvent affirmer avec autant de conviction que ça ne se produira pas.

Et je pense aussi à ceux qui doivent dire "oui". Ceux qui doivent annoncer la nouvelle, qui doivent concéder le pire et dire à leur enfant que "oui, tu vas mourir". Quand j'y pense, j'arrête de respirer. Je ne peux (et ne veux) m'imaginer vivre ce moment. Je veux que JAMAIS ça ne nous arrive (c'est-tu clair!!).

De tous les sentiments qu'on est appelés à vivre en tant que parents, c'est le plus terrible qui soit. La pire injustice. Je ne sais pas, bien franchement, comment je m'en remettrais.

Alors quand j'entends cette question chez moi, je m'empresse de la rejeter du revers de la main. Je la réfute sans y penser, presque en blaguant. Mais s'il fallait... Si un jour... (une petite tendance au drame, que je vous disais...)

mercredi 11 juin 2014

Apprendre que perdre, ce n'est pas la fin du monde!

La semaine passée, nous sommes allés en famille au Festival BD de Montréal. À 10h, JeuneHomme a participé à un quizz sur Captain Biceps (très drôle! À découvrir! J'ai même piqué la bd aux enfants pour la lire!). Deux équipes de 4 enfants qui ne se connaissent pas. Une équipe avec des un peu plus vieux  - 9 ans environ! -  et une autre avec des plus petits - autour de 7 ans. Faut-il rappeler que ce n'était pas une compétition officielle, là. C'était un quizz amical pour découvrir l'univers du personnage.  L'enjeu: un t-shirt et 4 BD à l'équipe gagnante.

Le quizz est intéressant, les parents dans l'assistance rigolent. On est environ vingtaine de spectateurs. L'ambiance est relaxe. Les papas fans de super héros aident les enfants.  Le quizz permet de patienter jusqu'à l'arrivé de Tébo, un des créateurs de Captain Biceps. L'animateur est drôle. Je me prends un café.

Puis, comme Tébo n'arrive pas, l'animateur suggère de faire une deuxième ronde de questions. Parfait, c'est samedi, c'est relax et les enfants s'amusent. Aucun chigne. Ils sont concentrés.

C'est là que je rase m'étouffer avec mon café. Une mère lève sa main «On remets-tu les points à zéro?» qu'elle demande.

L'animateur ne semble rien comprendre de sa demande. Et il lui répond que les affiches pour les points peuvent se rendre jusqu'à 300 (le pointage n'était même pas de 100) alors pas de soucis pour les points.

Moi, j'avais compris. Son enfant était dans l'équipe des plus jeunes (celle de JeuneHomme aussi!) et celle qui avait le moins de points. Elle ne trouvait pas ça "juste". Elle avait fait cette demande pour "donner" une chance à son enfant, pour ne pas qu'il perde. J'en étais sûre.

J'ai eu la confirmation parce qu'en cherchant un appui du regard dans l'assistance (ce qu'elle n'a pas eu!), elle a rajouté, sur un ton invitant à toute la plaignardise du monde, " Ben... Il va falloir qu'ils fassent une remontée!"

C'est un jeu, calvaire!!! C'est peut-être justement le temps de lui apprendre que ça se peut de devoir se rattraper dans la vie. De tomber pis te relever. D'essayer de revenir et des fois réussir, des fois non. Et de concurrencer contre des enfants plus doués, plus forts, plus grands, meilleurs, etc. C'est ça, la vie!

Franchement. Elle voulait que SON enfant gagne. À la limite, les parents de l'autre équipe aussi...  C'tu grave?
 
Après trois rondes, l'équipe des plus jeunes a perdu. JeuneHomme aussi. Personne n'a chigné. Sauf probablement la maman qui a dû dire à son gars quelque chose comme « Mais c'était pas juste, les autres étaient plus grands...!». Excuser la défaite au lieu de lui souligner comme c'était plaisant comme moment, comme ça donne le goût de lire les livres ou de suivre les épisodes à la télé, etc.

Et après, on s'étonne que les enfants ne sont pas adaptés à vivre les échecs. Encore faut-il qu'on leur laisse en vivre...

lundi 9 juin 2014

Message personnel à mes enfants

Voici une brève retranscription de ce que j'entends quand vous arrivez tous les trois de l'école:

"Maman... Maman... Savais-tu... Maman... Journée... Malade!... Bianca... Exposé... Maths... Examen... Maman... Bien été... Pas mangé... Cours d'édu... Tout mon lunch... Drôle, là!... Pour lundi... Mes Chantiers... Verbe Écrire... Me faut 5$... 10 pages!... Aller coucher chez... Ma prof... Va venir samedi... Des robots... Mange quoi?... Pluie... Ballon-poire... Bitch de l'école... Douche... On peut?"

Veuillez svp vous adresser à moi UN à la fois.

(J'comprends fuck all!)


vendredi 6 juin 2014

Viser le top, mais niveler vers le bas en même temps

Je ne sais plus trop quoi en penser.

D'un côté, je trouve complètement ridicule cette tendance à vouloir augmenter le QI des enfants en les faisant ingurgiter des capsules d'huile de poisson et en ne leur donnant que des jeux super-éducatifs. Ça me fait frissonner de voir qu'on utilise la vulnérabilité des parents pour vendre un tas de trucs qui supposément pourraient augmenter un score de QI (et qui parle aussi de l'intelligence émotionnelle, voire la "globale"?). Viser trop haut, en sautant des étapes, ça m'inquiète...

De l'autre côté, je trouve qu'on exagère et qu'on stresse parfois trop intensément les enfants avec l'école et leurs notes. Toutefois, je suis la première à être quand même exigeante tout en essayant de me calmer. J'ai cessé de focusser sur la note, mais il y a des erreurs (de français, surtout!) que je ne laisse jamais passer. C'est impossible que je ferme les yeux. C'est juste plus fort que moi.

Alors, je ne comprends pas qu'on ait demandé aux enseignants de revoir les exigences à la baisse pour les examens du Ministère. L'exemple choc: si un élève écrit «Les chatte sont noire», les profs ne doivent compter qu'une seule erreur plutôt que deux. La raison: c'est la même règle d'accord qui n'est pas respectée. Ben voyons! Des examens recorrigés parce que le taux d'échec est trop haut? C'est moi ou c'est essayer de camoufler la réalité et ne pas porter la responsabilité de ces notes. Viser trop bas, en bâclant des apprentissages, ça m'inquiète tout autant.

Bref, je ne sais plus du tout de quel bord je suis. La course frénétique au QI élevé ou aux notes exceptionnelles, ça ne me dit rien. Niveler vers le bas, ça me pue au nez.

Vous vous situez où, vous?

Finalement, en y réfléchissant, je pense que je suis pour l'encouragement constant des efforts. J'en demande toujours un peu plus que la veille, tranquillement. Une pense ascendante, quoi. Vers le haut, mais graduellement, étape par étape.

mercredi 4 juin 2014

Ça finit quand les devoirs et les projets?

Vendredi dernier en quittant le bureau et en voyant un gros 21 jours flasher sur mon téléphone (j'ai des décomptes pour tout), j'ai réalisé qu'il ne restait plus que 3 semaines d'école. YEAH! Trois semaines, ça passe plus vite que 21 jours, bref, j'étais encouragée.

Mais qu'est-ce qui m'attendait à la maison? Les devoirs qui n'avaient pas été fait durant la semaine et qu'il fallait remettre pour le lundi, un exposé oral à préparer et... DEUX nouveaux projets annoncés le jour même (à remettre avant 3 semaines, j'imagine...)

Ce qui fait que samedi, les enfants ont passé la majeure partie de la journée dans la maison à travailler malgré le soleil. On est en juin. Ça peut-tu arrêter les devoirs et les projets? Un samedi de février, ça peut aller mais là, ce serait le fun de ne pas en rajouter, juste terminer, réviser, consolider. Surtout qu'une fois sur deux, la présentation orale est reportée (manque de temps) ou il faut la retravailler pour la couper de 5 à 2 minutes parce qu'un nouveau projet s'est présenté et, que malgré l'effort mis sur le projet précédent, ben, "on n'a plus le temps en classe pour le présenter".

Le beau temps est arrivé, peut-on souffler un peu? Faites-en des projets en classe mais à partir de juin, ne comptez plus les fins de semaine dans leur planning.

Les devoirs à la maison, j'en ai ma claque. Ma nouvelle idole est l'enseignante Marie-Claude Tardif. Je lui lève mon chapeau d'avoir osé ne pas donner de devoirs et de leçons cette année dans sa classe  et, surtout, d'avoir identifié le problème. Car c'en est un.

On court toute la semaine, on n'a pas le temps de se parler, de se connecter entre le souper à préparer, les devoirs, les douches, les lunchs et le dodo pas trop tard pour être en forme le lendemain, on pourrait au moins avoir droit à nos weekends.

J'ai toujours défendu les devoirs au primaire comme moyen de suivi scolaire des enfants, mais quand la liste est longue comme ça, ce n'est plus un suivi, c'est de la suppléance. Cette année, pour s'aider un peu - et avoir l'impression d'avoir un minimum de vie- on a décidé de supprimer les activités parascolaires. Il n'y en avait pas tant -2 cours sur 5 soirs- mais c'était 2 soirées hypothéquées de trop. Dommage, car au-dela de l'école, ce sont ces activités qui "forment" aussi l'enfant.

Éliminer les devoirs au primaire serait un sérieux pas en avant pour la conciliation travail-famille. On le dit partout, les parents manquent de temps. Et si par chance on en avait déjà, eh bien on en aurait juste plus à passer avec nos enfants, pour établir un dialogue, une relation, avoir du plaisir à être ensemble et pas juste courir et être pressés tout le temps.

lundi 2 juin 2014

« Tu réussiras mieux que moi.»

Et voilà que le célèbre pédopsychiatre Marcel Rufo en a assez des parents qui angoissent leurs enfants en les sommant d'être meilleur qu'eux, de réussir où eux-mêmes ont échoué, finalement. C'est tout un contrat. Encore de la projection qui risque de faire mal et, surtout, risque d'entraîner l'effet contraire.

Selon lui, les parents vivent personnellement et dramatiquement les difficultés scolaires de leurs enfants. Autant que devant le succès de leur progéniture, ils veulent récolter les honneurs aussi. Bref, chaque fois qu'un enfant fait quelque chose - bon ou mauvais - ses parents se sentent concernés. Ce n'est pas ouvrir la porte, pour le jeune, à ensuite responsabiliser ses parents pour tout ce qui lui arrive? Évidemment, en particulier, toutes les futures difficultés... Ce sera facile: ce sera la faute de parents...  Il me semble que c'est une pente dangereuse.

Est-ce vraiment montrer aux enfants comment aborder le monde? Parce que, faut-il le rappeler, après l'école, il y aura le monde du travail et là, les parents n'y seront plus. Ou du moins, ne devraient plus.

Il y a un overparenting scolaire dans notre société. On ne veut qu'il fasse juste bien. On veut qu'il fasse mieux. Parce que sa réussite redore le rôle qu'on a eu auprès de lui et notre propre "réussite" parentale. On n'a qu'à penser aux projets scolaires des enfants faits par bien des parents. Et il ne faut pas oublier aussi cette foutue tendance à se projeter sur nos enfants. C'est presqu'inévitable, mais aussi contrôlable. On ne doit surtout pas leur transmettre le stress de notre propre angoisse pas plus qu'il faut les restreindre dans les limites de nos propres désirs. Nos rêves ne sont pas toujours en symbiose et les "surprises" peuvent être assez incroyables. 

Finalement, Marcel Rufo fait une excellente distinction. Dites-vous à vos enfants «Je suis fière de toi» ou «Tu peux être fier de toi» ? Selon lui, la première remarque est dominatrice. Elle sous-entend que l'enfant a rempli le contrat demandé par ses parents et qu'il est conforme à ce que ceux-ci espérait. La deuxième remarque est, quant à lui, insuffisante. Mais, on s'entend, elle exclue l'implication parentale. On se distancie et remet l'entière responsabilité de leur fierté sur ce qu'ils ont réalisé. J'aime bien cette formule. Marcel Rufo suggère «Tu es notre fierté» qui, selon lui, met l'enfant sur un piédestal et abaisse le rôle du parent. Personnellement, je la trouve un peu pompeuse, comme si l'enfant était un trophée. Je ne dois rien comprendre à la pédopsychiatrie.

Mais de cet article, je saisis l'essentiel (je crois bien!). Il faut arrêter de se fier qu'au bulletin de notre enfant. Un 95% ne fait pas en sorte qu'un enfant aime l'école et y est épanoui. J'ai rencontré des élèves de cinquième secondaire la semaine passée et je les ai totalement déstabilisées. Je leur ai dit que les notes, c'était bien, mais que leur implication dans la vie étudiante, leurs passions, tout le parascolaire, leur débrouillardise à jongler avec plusieurs activités dans leur vie, le sport, le bénévolat et leur emploi étudiant seront tout aussi importants. Une note, à la limite, c'est facile. Si tu ne fais qu'étudier, faire des exercices et lire dans la vie, oui tu peux avoir de bonnes notes. Des excellentes, même! Mais c'est pas ça la vraie vie. Il doit y avoir plein de choses autour. Des amis, des passions, des motivations, de l'implication, de l'autonomie, de la débrouillardise, de l'intelligence sociale, etc. Et ça, ça ne s'apprend pas dans des livres. Ça s'apprend dans la vie. Un candidat pour un emploi avec un CV bourré de récompenses académiques et des notes au top qui n'a jamais travaillé, jamais fait partie d'un comité quelconque, d'un ensemble musical ou d'une équipe sportive ne fera pas le poids devant un candidat avec des notes honnêtes, mais un portfolio de réalisations personnelles impressionnantes. Une fois un diplôme obtenu, aucun employeur veut voir les notes du bulletin. Je pense qu'on est en train de virer fou avec ça. Je ne veux pas cultiver la médiocrité et la loi du moindre effort, mais il ne faut pas virer complètement fou non plus. Surtout au primaire! Quand parle-t-on de ses notes au primaire une fois adulte?

Puisque le secondaire approche ici, je répète souvent à MissPuDeLulus que c'est justement toutes les activités parascolaires auxquelles j'ai participé qui ont fait que j'ai autant aimé l'école. Et je suis certaine que parce que j'étais bien à l'école et que j'étais impliquée, ça se reflétait aussi sur mes résultats académiques. Parce que quand on est heureux, tout est plus facile.

Et la gagnante est...

La chanceuse qui pourra aller se gâter avec les 760 miles qui seront déposés dans son compte Argent (valeur de 80$) qu'elle pourra échanger contre des bons d’achat électroniques eVoucher est...


 
Jeanine Guindi !!
 
 
 
Et voici les idées, en vrac, de certaines participantes pour se gâter (Ça peut vous donner des idées...!)
 
 
«Je m'achèterais des cartes cadeaux de Jean Coutu et Rachelle-Béry pour me gâter un peu avec des beaux produits et aliments santé!»
 
« Si je gagnais, je m'offrirai pleins de billets de cinéma pour y aller toute seule !! J'adore le cinema en solo et je ne le fais que très très rarement !!»
 
«Moi ce serait des cafés Starbuck que je m'offrirais! »
 
« J'achèterais des lunettes chez Iris c'est certain. Des belles lunettes roses avec une nouvelle prescription, c'est tout ce que je veux! »
 
« Moi j’achèterais du popcorn Kernels, une carte iTunes et je passerais la soirée à manger du popcorn en écoutant des films loues !»
 
« Je pense que je dépenserais le tout en maquillage ! Mais avec un sac qui se barre! (pour ne pas que les enfants fouillent dedans!). Ou une crème anti-ride...»
 
«Je les échangerais contre des billets de cinéma, pour pouvoir envoyer mon chum et mon fils, qu'ils passent du bon temps ensemble, pendant qu'en bonne imparfaite, je profiterais (pour une fois!!) de la piscine, tranquille, avec un p'tit verre de rosé!!! Le tout, sans me faire asperger par mes plongeurs!!»