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lundi 16 juin 2014

Arrêter de se gratter le bobo et agir!

Ça fait  longtemps que je le retiens, mais là, ça va sortir.

La goutte qui a fait déborder le vase. J'ai entendu des enfants se plaindre (dont les miens!)  qu'il reste 5 jours d'école et que c'est troooooooop loooooooong. Hey! 5 jours! Tu devrais sauter au plafond, non? Et ils passent beaucoup de temps en simili-party, en jeux libres ou à regarder des films. Come on, la plaignardise, on arrête tussuite!

Qu'ils soient petits ou grands, je n'en peux plus des gens qui se plaignent pour un oui et pour un non (et ce qu'il y a entre les deux!). Ça m'épuise encore plus quand, ils se plaignent, mais qui en même temps ne font rien pour que leur vie change. Là, l'hiver dure et difficile est fini! On a passé à travers. Il fait clair jusqu'à 20h! Il n'y a plus personne en déficit de vitamine D alors go! On change de disque, allez!

Vous trouvez que ça ne va pas vraiment mieux? Ça se peut... Mais mettez vite le doigt sur ce qui ne va pas et changez (oui, vous pouvez!). Il n'est jamais trop tard pour modifier des bouts de notre vie qui vont un peu tout croche. Prenez des pilules, prenez-en pas, pleurez un bon coup, criez, chiâlez, plaignez-vous, mais passez rapidement en mode action! Autrement, vous allez attendre après votre "bonheur" en maudit!

Vous ne pouvez rien changer à la situation? Ça se peut aussi... Alors, de grâce, arrêter au moins de vous gratter le bobo et trouvez des alternatives qui font faire monter votre échelle de bonheur un peu. Il y a sûrement des moyens pour rendre la vie plus douce quand même. Lisez la chronique de Josée Blanchette sur la chimio pour les nuls publiée vendredi matin dans Le Devoir qui se termine par «J’ai averti mon oncologue après un mois en enfer : « J’arrête tout ! Je préfère mourir par mes propres moyens… » Et, pour ça, je ne connais pas de meilleure façon que de continuer à vivre.». Et vlan!

Une question qui me fait hurler et qui revient souvent ces temps-ci est l'éternel « Je ne sais pas comment tu fais?» Chaque fois, je suis bouche bée. Je ne sais pas quoi répondre. Je fais quoi? Pour vivre ma vie? Chaque fois, je me dis que la vraie réponse est « Je me lève et je le fais! Je m'organise. That's it!». Je ne vois pas ce que ça a d'extraordinaire. J'ai mes hauts et mes bas (je fais juste ne pas tous les écrire sur Internet!). Je ne vois surtout pas pourquoi on me sert ensuite des « T'es chanceuse!» (quoiii???) ou des «J'aimerais ça de faire ça moi aussi!» (ben, fais-le!!!). Hey! Y'a pas de chance, ni de hasard! Je n'ai pas 10 bras, mais je suis capable de faire plein de choses en même temps, comme plein d’autres personnes  comme moi sur la terre, qui ne passent pas leur temps à le montrer et tenter d’en tirer des félicitations. Je suis juste quelqu'un qui fait des choix, n'est pas tellement patiente (vive la philosophie du «Right Fucking Now»!) , qui a peur de manquer de temps dans la vie (C'est pas nécessairement une qualité, croyez-moi!) et qui se botte le cul. C'est tout! Plate de même à raconter!

Alors, au lieu de se demander comment les autres font pour vivre leur vie, on devrait plutôt regarder notre vie et en changer des p'tits bouts si on ne l'aime pas de bord en bord. On a passé l'hiver à râler (moi aussi!). On n'en pouvait plus (moi aussi!). Mais là, c'est l'été, alors on met notre «switch» à «bonne humeur». Et puis, tiens... entonnez le célèbre «Çaaaaaa vaaaaa biiiieeeeeeeeen». (ça y est, avouez-le, je vous ai mis la toune en tête pour la journée!)


vendredi 18 avril 2014

Bricoler, tout le temps, pour tout

C'est l'Halloween, il faut bricoler! C'est la St-Valentin, il faut bricoler! C'est Pâques, ben quoi? Il faut bricoler!

Mais pourquoi il faut autant bricoler?

La St-Valentin, c'est la fête des amoureux (tsé, ce qu'étaient la mère et le père des enfants avant qu'on bricole tous ensemble...). À l'Halloween, on se déguise, c'est déjà pas mal.

Pâques, c'est la fête du chocolat et du printemps. Pas des cocos en papier mâché et des guirlandes de couleur pastel décorées de brillants et de petits lapins avec des oreilles et une queue en ouate. C'est la période de l'année où on immerge enfin après de longs mois d'hibernation. À Pâques, j'ai envie de sortir, de prendre de l'air, de jouer dehors. TOUT, sauf bricoler.

C'est fou comme on bricole de nos jours. Le gun à colle est toujours chaud, on est donc toujours prêt à faire quelque chose par soi-même. Et ce quelque chose -aussi merveilleux soit-il- finit la plupart du temps dans le bac de recyclage (si ce n'est pas dans les mois qui suivent, ça le sera assurément dans les années à venir).

Les enfants passent leur temps à bricoler à la garderie puis encore à l'école et au service de garde, pas sûre qu'ils trippent tant que ça quand on leur sort le trio Omer deSerres/Dollarama/Michael's en guide d'idée d'activité familiale formidable et en s'extasiant sur les beaux projets de bricolage qu'on va pouvoir faire pour Mamie/Papi/marraine/parrain qui - regardez bien leurs yeux la prochaine fois- fakent toujours un peu trop leur bonheur de recevoir ce fabuleux présent. Inversement proportionnel à l'effort, à tout le moins.

Pourquoi bricole-t-on autant? Parce qu'on ne peut se résigner à laisser des enfants non occupés? Qu'il faut absolument les entertainer des peur qu'ils s'ennuient? Parce qu'il y a un peu d'éducatif-déculpabilisant-pour-les-parents là-dedans? Parce que ça nous fait des photos à mettre sur Facebook et Pinterest?

Au final, c'est laid, c'est du trouble et c'est pas si le fun que ça. Et une fois sur deux, ça finit en chicane (ou ça ne se finit pas du tout et c'est le parent qui met la touche finale).

Et si on laissait les enfants faire ce qu'ils veulent ou -mieux encore- ne rien faire? C'est enfin le printemps, qu'ils s'amusent en liberté, eux aussi.

lundi 14 avril 2014

Ville du bonheur?

Les palmarès du bonheur, moi ça me fait rire. Si on se fie à cet article du Journal de Montréal, les familles seraient plus heureuses à Blainville. 

Chaque fois, je trouve ça étrange. On fait croire qu'il est plus facile d'être heureux à un endroit précis. Chaque fois, je doute. On a chacun notre définition du bonheur. Le bonheur, ça se crée dans la maison. Non?

Le bonheur, c'est à nous de se le créer qu'on vive à Blainville, Rimouski, Longueuil, Gatineau ou Saint-René-de-Matane. J'haïs ça quand il y a des formules toutes prêtes pour le quantifier.

Déjà qu'on fait croire que le bonheur, c'est un paquet de choses qu'il faut acheter, avoir et montrer aux autres, voilà que notre ville influence notre bonheur. Une ville pré-établie, là! Parce que chaque famille a sa ville rêvée, ça je le concède. Mais c'est justement pour elle, pour ce qu'elle aime et le mode de vie auquel elle aspire.

Par exemple, tout l'hiver, j'ai rêvé d'une petite maison dans un endroit où il aurait fait au moins 15°C. Là, je rêve d'une maison face à la mer ou le fleuve où j'aurais une grande galerie pour y prendre mon café.

Et vous, où iriez-vous habiter, dans votre lieu de rêve? Allez, c'est lundi, on peut bien partir notre semaine en rêvant nos propres rêves... et non ceux des autres!