Non, je ne suis pas l'amie de mes enfants.
Je suis leur mère.
Mais, ça ne m'empêche pas d'avoir du plaisir avec eux, de faire des blagues, d'avoir un paquet d'«insides», de leur parler de mes journées, d'écouter les leurs, de se taquiner, de discuter fort, d'être ironique , de faire des sorties avec eux (sans qu'ils aient honte!), de rire, bref d'avoir du fun (et eux aussi!).
Je n'ai pas besoin de sentir que je suis leur amie. Je n'ai pas besoin d'eux en tant qu'amis. Et c'est très bien ainsi. Surtout, je ne veux pas que mes enfants reçoivent mes confidences au quotidien. Bien sûr, ils savent une grande partie de ma vie, de mon travail, de mes doutes, des hauts et des bas du quotidien ou du boulot, ils prennent part à plusieurs décisions, ils savent ce que j'aime et ce qui me fait dresser le poil sur les bras, etc. Mais ils ne sont pas au centre de tout. Ils ne sont pas les receveurs de toutes mes confidences ni de tous mes questionnements. Ils ne sont pas mes sauveurs.
Selon un article de Slate.fr, la parentification est «le fait de se confier à outrance à son enfant». Un spécialiste explique qu'il y aurait une certaine inversion des rôles et que l'enfant est amené - malgré lui - à devenir responsable d'être là pour ses parents. Et ce serait cette tendance à vouloir être l'ami de nos enfants qui contribuerait à l'apparition de ce nouveau concept.
Le débat «oui ou non: être l'amie de ses enfants » se pose encore aujourd'hui. Étonnant, quand même! Pourquoi aurions-nous besoin que nos enfants soient nos amis? On en a déjà des centaines (de trop?) sur Facebook en plus des dizaines (de superflus) sur Instagram. Est-ce parce que «être leur mère» et «avoir du fun avec eux» sont des idées qui, selon nous, ne peuvent coexister? A-t-on encore «peur» que faire de la discipline fait en sorte que nos enfants nous aiment moins?
Peut-on faire, à 17h35, un speech sur leurs tâches de la maison ou leur attitude de %&?%?&$*& d'ados (avec des bouts de phrases comme «Tu ramasses ta chambre un point, c'est tout!», «C'est ta tâche, débrouille-toi!» ou «Arrête d'achaler ta soeur tout de suite!») et ensuite se taper sur les cuisses avec eux en écoutant Like moi, à 19h20? Bien sûr! Bien sûr! Non?
Et vous, arrivez-vous à avoir du plaisir avec vos enfants sans pour autant les considérer comme vos amis?
vendredi 31 mars 2017
mardi 28 mars 2017
Le ménage? Quel ménage?
Dans chaque maison où vit une
famille, on devrait accrocher à l'entrée un petit écriteau sur lequel il serait
écrit : « Excusez le bordel, mais, ici, on est occupé à se créer des
souvenirs! »(traduction
libre de « Excuse the mess, my children are busy making memories here »).
Ainsi, tout est clair. Si un
invité à envie de passer un commentaire sur le ménage, il peut bien s'étouffer
avec.
Fini de s'excuser pour la salle
de bain non nettoyée avec une brosse à dents et le top dernier des produits
écolos.
Fini de dire « Ah, regarde
pas mon plancher, je n'ai pas eu le temps de le laver... »
Fini de s’autocommenter
négativement notre chez-soi « Ouin, on n'a pas eu le temps de tout
repeindre, mais ça s'en vient! »
Fini l'habitude (néfaste!) de ne pas inviter ses amis parce que notre maison
ne rivalise pas avec celles qu'on voit dans les magazines (et qu'on tente de nous faire passer pour
la norme!!! Euhhhh?!?!??)
Avec ce petit mémo, on
viendrait de chasser tout le stress qu'on se met sur les épaules avec le ménage
et le fait que les jouets des enfants envahissent chaque espace de notre
maison. Pourquoi a-t-on tant de mal à accepter que le bordel fasse partie de
nos vies? Pourquoi lutte-t-on tant pour que tout soit toujours en ordre? Faire
du ménage avec des enfants, c'est un peu comme se brosser les dents en mangeant
un biscuit Oreo. Réduisez vos standards (au plus sacrant!!)
sinon, vous allez manquer de temps. Parce que non, vous ne pourrez pas tout
faire. Et vraiment, aimez-vous mieux jouer avec votre enfant, lui lire une
histoire, sortir dehors avec lui, écouter un film collé sur lui ou passer la
balayeuse?
En devenant parent, on doit accepter les coins ronds, les minous qui vivent sous notre lit aient une espérance plus longue que ceux qui vivent chez nos parents, que des Lego se retrouvent dans votre salle de bain, que votre table de cuisine abrite un zoo, que des livres poussent dans les craques du divan, que votre sacoche soit assez grande pour trimballer 8 petites autos (en plus de tout le reste), que vos bibliothèques soient ultra bourrées de livres de dinosaures entremêlés de bouteilles de gouache et de 3-4 couronnes de princesses, etc.
En devenant parent, on doit accepter les coins ronds, les minous qui vivent sous notre lit aient une espérance plus longue que ceux qui vivent chez nos parents, que des Lego se retrouvent dans votre salle de bain, que votre table de cuisine abrite un zoo, que des livres poussent dans les craques du divan, que votre sacoche soit assez grande pour trimballer 8 petites autos (en plus de tout le reste), que vos bibliothèques soient ultra bourrées de livres de dinosaures entremêlés de bouteilles de gouache et de 3-4 couronnes de princesses, etc.
Bien sûr, vous pouvez essayer plein
de trucs pour gérer au minimum le bordel (le mot clé ici est « minimum »!). Allez-y pratico-pratique.
- Un bac dans chaque pièce pour remettre les jouets qui traînent ( et on fait croire le plus longtemps possible à nos enfants que ramasser, c'est l'fuuuuuuun!)
- Une tournée familiale 5 minutes avant les bains pour un blitz de ramassage... Au rythme d'une musique entraînante qu'on aime (question de jumeler une tâche plate à une tâche plus plaisante!)
- Quelques pish-pish de Windex en surface sur les endroits stratégiques suffisent pour créer l’illusion d’une maison propre. Misez sur les odeurs citronnées pour amplifier l’effet de propreté.
- Les graines sous la table vous exaspèrent? Adoptez un chien gourmand qui ne perd pas son poil (sinon, vous échangerez 4 trente sous pour une piasse).
Et n'oubliez jamais qu'un trip de ménage devrait
durer entre 5 et 60 minutes. Après ça, faites autre chose.
Finalement, il reste toujours
l'option d'engager quelqu'un qui le fera à votre place! Mais une profonde
désensibilisation au ménage est tout de même nécessaire. Parce que vous auriez
beau avoir la plus efficace des femmes de ménage, elle ne sera pas là tous les
jours et vos enfants n’attendront pas le jour de sa venue pour mettre des
miettes sur le plancher. Donc, le programme de désensibilisation comprend des
cours et des ateliers comme :
- Apprendre à marcher de jour comme de nuit sur un plancher potentiellement dangereux (Lire avec des blocs Lego, des micro-objets qui se plantent sous nos pieds, etc.)
- Comprendre la VRAIE utilité d'une salle de jeux (soit de domper/pousser/garocher les jouets dedans à 20h30 et non, d'en faire un diaporama de photos parfaites sur Instagram)
Récitation commune du mantra « Le ménage du printemps est une pure invention. »
(Z)e liste des choses qu’on
peut faire au lieu du ménage…
- Rien
- RIEN
- R.I.E.N.
(avouez que ça ne vous arrive
jamais !)
jeudi 9 mars 2017
À boutte... du monde à boutte!
On est en mars. Peut-être que c’est la météo qui joue contre notre humeur, mais là, on vous le dit, on est à veille de pogner les nerfs.
Vous êtes averties.
On est à boutte.
Contre qui? Contre le monde à boutte! Vous avez besoin d’exemples? L’amie qui se plaint tout le temps, la collègue qui peste jour après jour après le trafic (change de job/déménage!), l’autre qui se dit toujours cassé, la belle-mère frustrée par la météo et/ou les bobos (on.ne.peut.rien.y.faire!), le prof qui a l’air bête à chaque matin, l’éducatrice qui a les pieds mouillés et qui a froid, la voisine qui s’insurge contre la ville qui ne ramasse pas les vidanges assez tôt (non, mais on s’en fout!), la madame dans la file à l’épicerie qui chiale contre la caissière qui fait son possible, la copine qui râle contre son chum qui ne fait rien (mais c’est juste pas fait à son goût!), la maman au service de garde qui ne sourit jamais et qui se plaint toujours de ses enfants, le collègue célibataire qui se dit (toujours) si fatigué et qui a donc toujours des mauvaises nuits (euh…?), l’inconnu dans le métro qui essaie d’entamer une conversation avec des « C’est-tu pas effrayant... », la belle-sœur qui chigne contre tout ce qu’elle lu/vu/entendu dans les médias, etc.
Ok! On peut être à boutte. Ça arrive, c’est sain et il faut en parler. Mais il faut aussi en revenir. Une fois, on est une oreille attentive, on écoute, on remonte le moral. Deux fois, ça passe encore. On compatit même (oui, on est capable!). Trois fois, on commence à se poser des questions, mais on comprend qu’il faut parfois vider notre caca. Mais continuellement, jour après jour? O.N. N’E.N. P.E.U.T. P.U. Pu capable! Pu d’énergie! Pu d’oreilles!
Et ce n’est pas de vivre avec des œillères et refuser de voir la vie telle qu’elle est. Mais on refuse de la voir aussi PIRE qu’elle est.
À trop côtoyer les gens constamment à boutte et négatifs, ça vient évidemment jouer sur notre propre taux d’à bouttisme personnel. Et ça ne nous intéresse pas.
Désolées, mais on s’est fait des barricades. On ne se laisse plus drainer notre énergie avec cela. Mieux encore, nous aussi on a « THE Secret » (Hollywood, on peut vendre nos droits d’adaptation pour un film?) pour combattre l’à bouttisme ambiant! La solution? Un joyeux pied de nez. On déstabilise les as de la baboune et des sourcils froncés par une perspective positive. On leur montre que ça ne nous dérange pas. Il y a toujours une autre façon de voir les choses. Voir le positif avant le négatif.
Oui, il nous arrive d’être à boutte, de chialer, de taper du pied et de pester, mais notre crise finit par passer. Elle est momentanée. Et puis, il y a un paquet de trucs sur lesquels on n’a pas de contrôle. Donc c’est inutile de dépenser de l’énergie à chialer là-dessus.
De plus, il est prouvé que c’est l’influence des parents et leur capacité à être optimiste qui aident les enfants à développer une vision positive dans la vie. Devant un coup dur, une embûche ou un problème, les enfants vont réagir en suivant l’exemple de leurs parents. Si les parents pestent, les enfants vont pester. Si les parents mettent constamment la faute sur les autres, les enfants vont faire comme eux.
C’est vraiment ce qu’on veut? Pas nous! On a pris le pari de s’amuser! D’avoir du plaisir! De passer par-dessus. De focusser sur tout ce qui va bien dans notre vie. Et d’en profiter... au maximum!!
Vous êtes averties.
On est à boutte.
Contre qui? Contre le monde à boutte! Vous avez besoin d’exemples? L’amie qui se plaint tout le temps, la collègue qui peste jour après jour après le trafic (change de job/déménage!), l’autre qui se dit toujours cassé, la belle-mère frustrée par la météo et/ou les bobos (on.ne.peut.rien.y.faire!), le prof qui a l’air bête à chaque matin, l’éducatrice qui a les pieds mouillés et qui a froid, la voisine qui s’insurge contre la ville qui ne ramasse pas les vidanges assez tôt (non, mais on s’en fout!), la madame dans la file à l’épicerie qui chiale contre la caissière qui fait son possible, la copine qui râle contre son chum qui ne fait rien (mais c’est juste pas fait à son goût!), la maman au service de garde qui ne sourit jamais et qui se plaint toujours de ses enfants, le collègue célibataire qui se dit (toujours) si fatigué et qui a donc toujours des mauvaises nuits (euh…?), l’inconnu dans le métro qui essaie d’entamer une conversation avec des « C’est-tu pas effrayant... », la belle-sœur qui chigne contre tout ce qu’elle lu/vu/entendu dans les médias, etc.
Ok! On peut être à boutte. Ça arrive, c’est sain et il faut en parler. Mais il faut aussi en revenir. Une fois, on est une oreille attentive, on écoute, on remonte le moral. Deux fois, ça passe encore. On compatit même (oui, on est capable!). Trois fois, on commence à se poser des questions, mais on comprend qu’il faut parfois vider notre caca. Mais continuellement, jour après jour? O.N. N’E.N. P.E.U.T. P.U. Pu capable! Pu d’énergie! Pu d’oreilles!
Et ce n’est pas de vivre avec des œillères et refuser de voir la vie telle qu’elle est. Mais on refuse de la voir aussi PIRE qu’elle est.
À trop côtoyer les gens constamment à boutte et négatifs, ça vient évidemment jouer sur notre propre taux d’à bouttisme personnel. Et ça ne nous intéresse pas.
Désolées, mais on s’est fait des barricades. On ne se laisse plus drainer notre énergie avec cela. Mieux encore, nous aussi on a « THE Secret » (Hollywood, on peut vendre nos droits d’adaptation pour un film?) pour combattre l’à bouttisme ambiant! La solution? Un joyeux pied de nez. On déstabilise les as de la baboune et des sourcils froncés par une perspective positive. On leur montre que ça ne nous dérange pas. Il y a toujours une autre façon de voir les choses. Voir le positif avant le négatif.
Oui, il nous arrive d’être à boutte, de chialer, de taper du pied et de pester, mais notre crise finit par passer. Elle est momentanée. Et puis, il y a un paquet de trucs sur lesquels on n’a pas de contrôle. Donc c’est inutile de dépenser de l’énergie à chialer là-dessus.
De plus, il est prouvé que c’est l’influence des parents et leur capacité à être optimiste qui aident les enfants à développer une vision positive dans la vie. Devant un coup dur, une embûche ou un problème, les enfants vont réagir en suivant l’exemple de leurs parents. Si les parents pestent, les enfants vont pester. Si les parents mettent constamment la faute sur les autres, les enfants vont faire comme eux.
C’est vraiment ce qu’on veut? Pas nous! On a pris le pari de s’amuser! D’avoir du plaisir! De passer par-dessus. De focusser sur tout ce qui va bien dans notre vie. Et d’en profiter... au maximum!!
- On fait la file à l’épicerie. C’est long? Ouin, pis? On feuillette un magazine ou en planifie dans notre tête notre voyage de rêve.
- La collègue râle contre le trafic? On lui dit qu’on a découvert un nouvel album de musique formidable. Ça lui aiderait à profiter de ce temps libre.
- Trop de factures? Ça doit quand même vouloir dire qu’on a les moyens de se gâter (y’a personne qui nous oblige à avoir deux enregistreurs numériques dans la maison!).
- Notre patron nous énerve? Ça arrive (mais il reste au bureau!) Mais avec notre salaire, on sait qu’on part en vacances chaque été et qu’on peut l’oublier tous les weekends.
mercredi 8 mars 2017
Bonne journée de la femme...(Z)imparfaite!
À toutes celles qui ont «crissé» la culpabilité à la poubelle
À toutes celles qui sont capables de se dire «à boutte»
À toutes celles qui ne
prennent pas le chemin habituel
À toutes celles qui ont pris des détours pour se trouver
À toutes celles qui vont à contre-courant
À toutes celles qui tournent les coins ronds pour avoir plus de temps pour elle
À toutes celles qui ont pris des détours pour se trouver
À toutes celles qui vont à contre-courant
À toutes celles qui tournent les coins ronds pour avoir plus de temps pour elle
À toutes celles qui
refusent de faire pitié
À toutes celles qui
avancent
À toutes celles qui
ont une repousse, des cernes, mais un sourire
À toutes celles qui ont des rêves
À toutes celles qui ont des rêves
À toutes celles qui
font quelque chose pour les réaliser
À toutes celles qui
mettent leur switch à off parfois
À toutes celles qui parlent sans gêne
À toutes celles qui gueulent fort des fois
À toutes celles qui pensent tout bas aussi
À toutes celles qui parlent sans gêne
À toutes celles qui gueulent fort des fois
À toutes celles qui pensent tout bas aussi
À toutes celles qui
ont décidé de ranger la balance dans le fin fond du garage pour ne plus qu’un
chiffre leur dise si elles sont belles
À toutes celles qui
osent
À toutes celles qui se trompent
À toutes elles qui recommencent
À toutes celles qui tombent, mais qui se relèvent
À toutes celles qui se trompent
À toutes elles qui recommencent
À toutes celles qui tombent, mais qui se relèvent
À toutes celles qui
ont décidé de lâcher prise sur un aspect de leur vie
À toutes celles qui
ont du «guts», du chien et du caractère (et qui ne s'en excusent pas!)
À toutes celles qui
nous bottent le cul quand on est un peu à terre
À toutes celles qui
délèguent
À toutes celles qui ne
se
croient
pas indispensables
À toutes celles qui ne
sont pas dupes et savent allumer leur détecteur de
bullshit
À toutes celles qui
ont arrêté d’être gentilles envers tout le
monde
parce
qu’un moment
donné, ça
va faire!
À toutes celles qui
agissent (et non pas besoin de l’avis de 12 personnes
différentes avant de prendre
une décision)
À toutes celles qui
ont comme nouveau mantra « Fuck le ménage, vive la
vie»
À toutes celles qui
n’ont pas de temps, mais qui en trouvent quand même
À toutes celles qui
suivent le gros bon sens plus que les théories trouvées dans les
livres
À toutes celles qui se
font confiance
À toutes celles qui
s’assument (et ne recherchent pas nécessairement les félicitations!)
À toutes celles qui dédramatisent à coups de «Ouain, pis?», «Tant pis» ou de «Pis après?»
À toutes celles qui dédramatisent à coups de «Ouain, pis?», «Tant pis» ou de «Pis après?»
À toutes celles qui
rient
d’elles-mêmes
À toutes celles qui n'acceptent pas n'importe quoi!
À toutes celles qui se
foutent du jugement des autres (au final, l’essentiel se passe entre nous, notre
conscience et notre reflet dans le miroir chaque
matin!)
À toutes celles qui
ont une longue liste de choses dont elles se
contre-foutent
À toutes celles qui
savent qu’un verre de vin ne règle pas tout (le lait et l’eau non plus!), mais
que ça aide par bout!
À toutes celles qui disent «non» (sans rien ajouter au bout).
À toutes celles qui se choisissent et qui s'aiment avec douceur...
À toutes celles qui ne lâchent pas.
Mais aussi à celles qui lâchent, parce que... (complétez avec le titre d'une chanson de Lisa Leblanc ou ce que vous voulez)
À toutes celles qui disent «non» (sans rien ajouter au bout).
À toutes celles qui se choisissent et qui s'aiment avec douceur...
À toutes celles qui ne lâchent pas.
Mais aussi à celles qui lâchent, parce que... (complétez avec le titre d'une chanson de Lisa Leblanc ou ce que vous voulez)
Bref à toutes celles
qui nous aident à être des (Z)imparfaites assumées et heureuses: merci!
Libellés :
Imparfaitement soi-même;
lundi 6 mars 2017
La compétition parentale du «Qui en a fait le plus durant la relâche?»
- Qu'est-ce que vous avez fait durant la relâche?
C'est la question qui sera sur toutes les lèvres ce matin (ou lundi prochain pour ceux qui viennent de débuter la relâche!). Et pas seulement à l'école, mais (surtout) au bureau!
Étonnament, c'est souvent plus les adultes qui ont hâte de pouvoir exhiber ce qu'ils ont fait durant cette semaine de congé. Leur relâche de rêve, leur relâche ultra-pleine, leur relâche productive, leur relâche bien occupée!
Qui va dire «Bahh! On n'a pas fait grand chose, la semaine passée!» sans éprouver une once d'honte ou de malaise?
Nous!
Et vous, qu'avez-vous fait de votre relâche? Ou plutôt qu'est-ce que vous n'avez PAS fait durant la relâche?
C'est la question qui sera sur toutes les lèvres ce matin (ou lundi prochain pour ceux qui viennent de débuter la relâche!). Et pas seulement à l'école, mais (surtout) au bureau!
Étonnament, c'est souvent plus les adultes qui ont hâte de pouvoir exhiber ce qu'ils ont fait durant cette semaine de congé. Leur relâche de rêve, leur relâche ultra-pleine, leur relâche productive, leur relâche bien occupée!
- Qui aura le courage de dire qu'ils n'ont rien fait?
- Que les enfants ont dormi tard (et qu'eux aussi!).
- Qu'on est restés en pyjama au moins pendant 2 jours sans même prendre de douche?
- Qu'on a regardé film après film en mangeant des chips?
- Qu'on a joué à des jeux niaiseux non éducatifs?
- Qu'on a laissé le sac d'école loin de notre vue (et les boîtes à lunch, donc!)?
- Qu'on est allé au restaurant parce qu'on n'avait pas envie de cuisiner les 10 plats les plus réconfortants pour la relâche?
- Qu'on a même poussé l'audace jusqu'à manger dans des assiettes jetables pour limiter la corvée de vaisselle?
- Qu'on n'a pas dépensé un sou parce qu'on a emprunté un tas de livres à la bibli et qu'on s'est échangé des films entre amis?
- Qu'on a volontairement refusé des invitations parce que la perspective de se bouger ne nous tentait pas?
- Qu'on n'a même pas joué dehors et qu'on n'a pas forcé les enfants à le faire non plus parce que justement, ça ne leur tentait pas!
- Qu'on a levé les interdictions?
- Qu'on a dit «oui» à un paquet de choses auxquelles on dirait non habituellement?
- Qu'on a ouvert une deuxième bouteille de vin le mercredi soir?
- Qu'on a versé de la grenadine au fond d'une limonade pour faire des cocktails aux enfants et qu'avec un plat de natchos, on s'est fait croire qu'on était au Mexique (surtout qu'on les dégustait dans un rayon de soleil qui plombait à travers la porte-patio)?
Qui va dire «Bahh! On n'a pas fait grand chose, la semaine passée!» sans éprouver une once d'honte ou de malaise?
Nous!
Et vous, qu'avez-vous fait de votre relâche? Ou plutôt qu'est-ce que vous n'avez PAS fait durant la relâche?
mardi 28 février 2017
Les défis (Z)imparfaits durant la relâche
- Faire une loooooongue liste, sans vous censurer, de tout ce que VOUS feriez dans votre relâche toute personnelle.
- S'arranger pour réaliser au moins 2 items de la dite liste.
- Louer trois films aux enfants... pour pouvoir lire au moins un roman, prendre un bain, faire une sieste, etc.
- Ne pas cuisiner pendant une journée entière (deux, si possible!) et même si cela implique de dire «hummm, ils sont délicieux vos grilled cheese» ou de faire livrer deux fois du même resto.
- Ne fréquenter AUCUN lieu public susceptible d'être remplis d'enfants.
- Filtrer les appels (pour ne pas vous retrouver comme le camp de jour de service!)
Et pour vous, une sélection de nos textes, au fil des ans, sur la reâche!
«Je panique!» :
Cinq idées pour une journée tranquille à la maison
Une relâche de rêêêêêve!
Tout ce dont je ne veux pas entendre parler pendant la relâche
Toute la vérité sur la relâche!
Cinq suggestions pour se remettre de la relâche
«Je ne sais pas quoi faire!» :
Cinq idées pour sortir avec les enfants sans se ruiner
Merci la relâche!
«Je veux rien faire!» :
Cinq endroits où on n'ira absolument pas durant la relâche
Vivement la relâche... des lunchs!
«Qu’est-ce qu’on fait?»: RIEN!
(dés)organiser la relâche!
lundi 27 février 2017
10 signes que vous avez besoin d’une relâche... pour adultes
- Vous fredonnez le thème d'une émission d'enfants au travail.
- Vous vous endormez avant les enfants.
- Vous avez envie de tout jeter dans la maison pour faire un ménage rapide.
- Vous ne vous rappelez plus de votre dernière nuit complète de sommeil (on parle plus que 4 heures... consécutives!).
- Vous pouvez louer TOUS les films dans la section «nouveautés».... vous n'avez rien vu depuis deux ans!
- Vous vous sentez dans un SPM constant (et fulgurant!).
- Vous avez des boutons/mal de tête/démangeaisons/mal partout...
- Votre fond d'écran comprend soit un palmier, un coucher de soleil ou une plage (ou l'ensemble de ces réponses!)
- Vous appliquez du cache-cerne... jusque sur votre menton!
- 95% des gens vous tapent sur les nerfs (ou plus!)
samedi 18 février 2017
Le plaisir d'être parent
Le plaisir. Savoir ce qu'on veut. Le trouver. Le faire. Le vivre. On entend peu ce discours quand vient le temps d'aborder la parentalité.
Puis, on tombe sur un extrait qu'on aime dans un article. On se dit «Et voilà!». Mon dernier coup de coeur trouvé sur Slate.fr dans le texte Les enfants sont intelligents, et c'est génial d'être parent:
Oui, les enfants sont des gens intéressants. C'est ça qu'il faut dire et répéter. Oui, les voir grandir (et les accompagner!), c'est stimulant! Déstabilisant, souvent, mais vraiment plaisant! C'est loin d'être plate même si ce n'est pas jojo tous les jours. C'est tisser quelque chose qui enveloppe quelque chose de plus grand que nous.
Non, je n'ai pas fait des enfants pour me faire de nouveaux amis en allant les chercher à la garderie ou à l'école / pour jeter mon contrôle sur quelqu'un / me faire aimer inconditionnellement (quoiqu'à l'adolescence, on oublie ça!... et c'est très bien ainsi!) / faire de belles photos sur Instagram / éplucher des manuels sur l'alimentation et m'imposer des règles folles / faire comme les autres / etc. J'ai eu envie d'avoir des enfants parce que je savais que ce serait l'fun. Je n'ai jamais pensé que ce serait facile, mais je n'ai jamais pensé que ce serait insurmontable.
Il n'y a rien de banal à éduquer et stimuler un enfant. Oui, élever un enfant et lui faire découvrir le monde (pas des voyages, nécessairement, mais aussi des connaissances) réveille notre propre cerveau. Ils ont des choses à dire. Ils veulent apprendre. Ils confrontent nos idées. Ils exposent les leurs. Et surtout avec des ados. Parfois, comme tous les parents, j'aurais envie de trouver l'interrupteur pour mettre le don de paroles à off de ma grande ado. Il y a des soirs où c'est étourdissant, mais chaque fois, j'essaie de me rappeler que j'aime mieux avoir des discussions (des prises de bec, aussi!) qu'avoir un ado qui refuse de discuter, qui s'enferme dans sa tanière, qui ne s'intéresse à rien et qui nous tourne le dos. Évidemment que c'est plus confrontant, mais c'est pas mal plus intéressant. Il y a du challenge! Comme on le dit dans l'article de Slate.fr, «il faut cesser de négliger le temps de la conversation». C'est de l'ouvrage... c'est vrai! Mais j'ai dit «oui» à tout ça et, pour moi, ça fait partie du plaisir.
Puis, on tombe sur un extrait qu'on aime dans un article. On se dit «Et voilà!». Mon dernier coup de coeur trouvé sur Slate.fr dans le texte Les enfants sont intelligents, et c'est génial d'être parent:
«Il est bon de s'en rappeler lorsque on est pris dans le tourbillon des doubles journées. Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas fait des enfants pour savoir si je pouvais me faire obéir/comprendre et tester ma capacité à encaisser l'absence de sommeil (mauvaise)... Pas plus que pour m’interroger sur l’allaitement, le biberon ou la nourriture équilibrée (mais j’ai passé du temps à m’interroger) car, au fond, ce n'est le plus intéressant. J’ai fait des enfants portée par cet obscur besoin de me reproduire, par amour (oui, comme beaucoup de gens) mais aussi parce que je pense que les enfants sont des vraiment gens intéressants. Et les éduquer, c'est stimulant.»
Oui, les enfants sont des gens intéressants. C'est ça qu'il faut dire et répéter. Oui, les voir grandir (et les accompagner!), c'est stimulant! Déstabilisant, souvent, mais vraiment plaisant! C'est loin d'être plate même si ce n'est pas jojo tous les jours. C'est tisser quelque chose qui enveloppe quelque chose de plus grand que nous.
Non, je n'ai pas fait des enfants pour me faire de nouveaux amis en allant les chercher à la garderie ou à l'école / pour jeter mon contrôle sur quelqu'un / me faire aimer inconditionnellement (quoiqu'à l'adolescence, on oublie ça!... et c'est très bien ainsi!) / faire de belles photos sur Instagram / éplucher des manuels sur l'alimentation et m'imposer des règles folles / faire comme les autres / etc. J'ai eu envie d'avoir des enfants parce que je savais que ce serait l'fun. Je n'ai jamais pensé que ce serait facile, mais je n'ai jamais pensé que ce serait insurmontable.
Il n'y a rien de banal à éduquer et stimuler un enfant. Oui, élever un enfant et lui faire découvrir le monde (pas des voyages, nécessairement, mais aussi des connaissances) réveille notre propre cerveau. Ils ont des choses à dire. Ils veulent apprendre. Ils confrontent nos idées. Ils exposent les leurs. Et surtout avec des ados. Parfois, comme tous les parents, j'aurais envie de trouver l'interrupteur pour mettre le don de paroles à off de ma grande ado. Il y a des soirs où c'est étourdissant, mais chaque fois, j'essaie de me rappeler que j'aime mieux avoir des discussions (des prises de bec, aussi!) qu'avoir un ado qui refuse de discuter, qui s'enferme dans sa tanière, qui ne s'intéresse à rien et qui nous tourne le dos. Évidemment que c'est plus confrontant, mais c'est pas mal plus intéressant. Il y a du challenge! Comme on le dit dans l'article de Slate.fr, «il faut cesser de négliger le temps de la conversation». C'est de l'ouvrage... c'est vrai! Mais j'ai dit «oui» à tout ça et, pour moi, ça fait partie du plaisir.
dimanche 12 février 2017
L'imperfection est encore nécessaire
Il y a quelques semaines, dans Châtelaine, Manal Drissi s'interrogeait sur la pertinence, en 2017, des mères imparfaites. Le documentaire Pas facile d'être une mère diffusé sur Canal Vie a fait apparaître de nombreuses prises de position (dont la nôtre!). Voilà qu'hier, LaPresse publiait un dossier intitué «Manifeste de la femme imparfaite».
L'imperfection semble encore nécessaire. Pour mille et une raisons. Pour la mère comme pour la femme.
- Parce qu'on a envie d'être réaliste. D'être vraie. Pas une pâlotte imitation d'un modèle (souvent tout le temps) inatteignable (peu importe qui est ce maudit modèle!).
- Parce que le discours entourant «la mère parfaite» et la «femme parfaite» est teinté et qu'on a besoin d'avoir la version honnête qui dit l'heure juste au lieu de tout embellir, façon photos Pinterestiennes, comptes Instagram léchés et mouvements de bien-être possibles pour personnes qui ont 42 heures dans leur journée (au choix selon!).
- Dans LaPresse, on apprend que la femme imparfaite est (et on est bien d'accord!)
... faite forte (elle trouve des solutions nouvelles parfois bien loin des chemins dictés dans les livres pour faire face aux coups durs!)
... affranchie (le regard des autres: tant pis! )
... assumée (elle a fini de s'expliquer/se justifier/s'excuser pour ce qu'elle est/son succès/ses échecs/ses questionnements/son choix de couleur de cheveux/son besoin d'aller travailler quand son bébé a 6 mois/son envie de rester à la maison/ses décisions/etc)
... authentique (elle n'est pas multiple personnalité: elle n'a pas le temps de se créer une image parfaite pour son compte Instagram. Elle est toujours la même et ne tient pas de discours fake.)
... sans tabou (elle prend la parole et dit ce qui se passe pour vrai, pas pour faire pitié. Juste pour le dire, s'en défaire et passer à autre chose!)
Des raisons, il y en a plein. Parce qu'être «imparfait», c'est souvent simplement être soi et s'accepter. Arrêter de s'enfarger dans les fleurs du tapis et assumer qui on est.
En créant le blogue, il y a 8 ans, on a ajouté un «Z» bien important pour nous. À cette époque (hahaha! On parle comme si ça fait 150 ans, mais en temps «web», c'est presque l'équivalent! Pour vous dire, Facebook n'était même pas populaire et Instagram n'existait même pas!!), le mot «imperfection» n'était pas synonyme d'authenticité. On le rattachait à «négligence», «indignité immonde», «déchéance», etc. D'où l'importance d'accoler un (Z) à ce mot qui faisait peur. Qui voulait se dire «imparfaite»?
Et puis, on l'a mis parce qu'on voulait faire un pied-de-nez, en quelque sorte. On n'est pas parfaite, on n'est pas imparfaite, on est... juste normale! Depuis tout ce temps, c'est ce qu'on essaie de dire et répéter. Jamais on s'est sentie inférieure ou incapable. Notre discours n'a jamais été de louanger nos difficultés et s'y complaire dedans. Nous, on avait du fun avec nos enfants. On aimait (et aime encore!) être mère. On faisait les choses à notre manière, on sentait qu'on sortait du moule, on se foutait un peu de ne pas suivre toutes les règles de la supposée-maternité-parfaite, on avait du plaisir et c'était ça l'important. Ça et le fait que nos enfants étaient bien. On voulait se débarrasser du carcan, de la maternité obligé, retrouver notre gros bon sens. On l'a retrouvé le gros bon sens. Et de plus en plus, on sent que la maternité n'étouffe plus autant les mères... mais pas tant que ça quand on voit le clash que vivent les nouvelles mères (notamment dans le documentaire, mais aussi tout autour!). Le courant de la maternité facile dont tous les pépins se règlent en suivant 3 étapes faciles est encore fort. On entretient une image dorée de tout. En fait, être imparfait, c'est accepter la vie. La vraie vie. Parce que s'il y a quelque chose qui ne suit aucune règle et qui se fout de toutes les prédictions, c'est bien ça!
Alors, on est curieuses. L'imperfection est encore nécessaire? Qu'est-ce qu'être imparfaite? Pourquoi aimez-vous (ou détestez-vous) le discours sur les femmes/mères imparfaites?
L'imperfection semble encore nécessaire. Pour mille et une raisons. Pour la mère comme pour la femme.
- Parce qu'on a envie d'être réaliste. D'être vraie. Pas une pâlotte imitation d'un modèle (
- Parce que le discours entourant «la mère parfaite» et la «femme parfaite» est teinté et qu'on a besoin d'avoir la version honnête qui dit l'heure juste au lieu de tout embellir, façon photos Pinterestiennes, comptes Instagram léchés et mouvements de bien-être possibles pour personnes qui ont 42 heures dans leur journée (au choix selon!).
- Dans LaPresse, on apprend que la femme imparfaite est (et on est bien d'accord!)
... faite forte (elle trouve des solutions nouvelles parfois bien loin des chemins dictés dans les livres pour faire face aux coups durs!)
... affranchie (le regard des autres: tant pis! )
... assumée (elle a fini de s'expliquer/se justifier/s'excuser pour ce qu'elle est/son succès/ses échecs/ses questionnements/son choix de couleur de cheveux/son besoin d'aller travailler quand son bébé a 6 mois/son envie de rester à la maison/ses décisions/etc)
... authentique (elle n'est pas multiple personnalité: elle n'a pas le temps de se créer une image parfaite pour son compte Instagram. Elle est toujours la même et ne tient pas de discours fake.)
... sans tabou (elle prend la parole et dit ce qui se passe pour vrai, pas pour faire pitié. Juste pour le dire, s'en défaire et passer à autre chose!)
Des raisons, il y en a plein. Parce qu'être «imparfait», c'est souvent simplement être soi et s'accepter. Arrêter de s'enfarger dans les fleurs du tapis et assumer qui on est.
En créant le blogue, il y a 8 ans, on a ajouté un «Z» bien important pour nous. À cette époque (hahaha! On parle comme si ça fait 150 ans, mais en temps «web», c'est presque l'équivalent! Pour vous dire, Facebook n'était même pas populaire et Instagram n'existait même pas!!), le mot «imperfection» n'était pas synonyme d'authenticité. On le rattachait à «négligence», «indignité immonde», «déchéance», etc. D'où l'importance d'accoler un (Z) à ce mot qui faisait peur. Qui voulait se dire «imparfaite»?
Et puis, on l'a mis parce qu'on voulait faire un pied-de-nez, en quelque sorte. On n'est pas parfaite, on n'est pas imparfaite, on est... juste normale! Depuis tout ce temps, c'est ce qu'on essaie de dire et répéter. Jamais on s'est sentie inférieure ou incapable. Notre discours n'a jamais été de louanger nos difficultés et s'y complaire dedans. Nous, on avait du fun avec nos enfants. On aimait (et aime encore!) être mère. On faisait les choses à notre manière, on sentait qu'on sortait du moule, on se foutait un peu de ne pas suivre toutes les règles de la supposée-maternité-parfaite, on avait du plaisir et c'était ça l'important. Ça et le fait que nos enfants étaient bien. On voulait se débarrasser du carcan, de la maternité obligé, retrouver notre gros bon sens. On l'a retrouvé le gros bon sens. Et de plus en plus, on sent que la maternité n'étouffe plus autant les mères... mais pas tant que ça quand on voit le clash que vivent les nouvelles mères (notamment dans le documentaire, mais aussi tout autour!). Le courant de la maternité facile dont tous les pépins se règlent en suivant 3 étapes faciles est encore fort. On entretient une image dorée de tout. En fait, être imparfait, c'est accepter la vie. La vraie vie. Parce que s'il y a quelque chose qui ne suit aucune règle et qui se fout de toutes les prédictions, c'est bien ça!
Alors, on est curieuses. L'imperfection est encore nécessaire? Qu'est-ce qu'être imparfaite? Pourquoi aimez-vous (ou détestez-vous) le discours sur les femmes/mères imparfaites?
lundi 6 février 2017
Penelope, Marcel, Remix et Agador: mes précieux amis Instagram
Le weekend dernier, après une semaine désespérante à plusieurs points de vue, je me suis surprise à dire le plus sérieusement du monde: "Faudrait bien que je me trouve un cochon d'Inde à suivre sur Instagram".
Instagram est le seul réseau social auquel j'ai consenti à me soumettre (eh oui, je considère ça de la soumission) car je peux y suivre... le moins d'humains possible!
Mon compte ressemble pas mal à ça (merci @buzzfeedanimals, je me sens moins seule!):
Mais la part des Meme Accounts, dans mon cas, est remplacée par toutes les villes et endroits où je me suis déjà posée dans le monde et où mon Instagram me ramène quotidiennement (+ mes restos préférés ou sur ma bucket list).
Mon compte Instagram, c'est du bonheur assuré. Mon plaisir (non) coupable. Mon évasion instantanée. Un 10 minutes avec un sourire étampé dans la face.
Petits animaux, écorniflage de vedettes, bouffe qui fait saliver, endroits de rêve et nouvelles (brèves!) des amis: quoi demander de plus?
Sincèrement, pourquoi suivre un humain qui se plaint quand on peut suivre un chien comme Agador (@poochofnyc) ?
Ou @marcel.lecorgi, @remi_the_teddy, @cotton.crush et @remixthedog ?
Je l'avoue, j'aimerais faire partie du squad new-yorkais de @minniedoodle:
Mais y'a pas que les chiens (mais qu'un seul chat, le célèbre @realgrumpycat... désolée, j'suis pas tellement féline)! Y'a les hérissons (@ernest_hedgingway et @atticusthehedgie sont trop chous!) et les moutons! Mon affection pour les moutons noir et blanc de @whitehall_farms m'ont d'ailleurs menée jusqu'à les contacter et aller les visiter pendant mes vacances en Écosse (je les connaissais par leurs prénoms!). Folle de même!
Et, depuis samedi, j'ai une nouvelle source de joie: Penelope (@guineapigma) !
Et je sens déjà qu'on va bien s'entendre! :-)
Instagram est le seul réseau social auquel j'ai consenti à me soumettre (eh oui, je considère ça de la soumission) car je peux y suivre... le moins d'humains possible!
Mon compte ressemble pas mal à ça (merci @buzzfeedanimals, je me sens moins seule!):
Mais la part des Meme Accounts, dans mon cas, est remplacée par toutes les villes et endroits où je me suis déjà posée dans le monde et où mon Instagram me ramène quotidiennement (+ mes restos préférés ou sur ma bucket list).
Mon compte Instagram, c'est du bonheur assuré. Mon plaisir (non) coupable. Mon évasion instantanée. Un 10 minutes avec un sourire étampé dans la face.
Petits animaux, écorniflage de vedettes, bouffe qui fait saliver, endroits de rêve et nouvelles (brèves!) des amis: quoi demander de plus?
Sincèrement, pourquoi suivre un humain qui se plaint quand on peut suivre un chien comme Agador (@poochofnyc) ?
Ou @marcel.lecorgi, @remi_the_teddy, @cotton.crush et @remixthedog ?
Je l'avoue, j'aimerais faire partie du squad new-yorkais de @minniedoodle:
Mais y'a pas que les chiens (mais qu'un seul chat, le célèbre @realgrumpycat... désolée, j'suis pas tellement féline)! Y'a les hérissons (@ernest_hedgingway et @atticusthehedgie sont trop chous!) et les moutons! Mon affection pour les moutons noir et blanc de @whitehall_farms m'ont d'ailleurs menée jusqu'à les contacter et aller les visiter pendant mes vacances en Écosse (je les connaissais par leurs prénoms!). Folle de même!
Et, depuis samedi, j'ai une nouvelle source de joie: Penelope (@guineapigma) !
Et je sens déjà qu'on va bien s'entendre! :-)
jeudi 2 février 2017
« Je n'ai pas le temps »
Cette phrase, on la dit souvent. Elle sert aussi à se «justifier». Besoin d'un exemple? «Je n'ai pas le temps d'aller au gym.», «Prendre du temps pour moi? Je n'ai pas le temps avec tout ce que j'ai à faire!», « Je n'ai pas lu un livre depuis des années, je n'ai pas le temps pour ça!», etc. Vous voyez le genre?
Au fond, quand on s'entend dire «Je n'ai pas le temps», il faut réaliser qu'en fait «Je ne prends pas le temps». Ce n'est pas la même chose. Parce que notre banque de temps (ou notre «budget temps» comme on en a déjà parlé) , même si elle est maigre maigre maigre, on a le choix de l'aménager comme on veut. Chaque fois qu'on utilise le temps comme «excuse» pour avouer ne pas faire telle ou telle chose, on a un indicateur qu'on aime cette activité et qu'on souhaiterait la faire plus souvent. Autrement, on ne dirait pas qu'on n'a pas le temps, on déclarerait simplement qu'on n'aime pas la pratiquer. Je n'ai aucun problème à dire «Je ne fais pas de jogging, je n'aime pas ça», mais je sourcille en m'entendant dire «Je n'ai pas le temps de faire du yoga». Parce que j'aime en faire, pour vrai.
Évidemment, dire «Je ne prends pas le temps de...» ne règle pas tous les problèmes d'un coup. Ce serait trop beau. Mais c'est tout de même une mini-amorce en vue d'un changement. On en profite pour examiner ce qu'on pourrait tasser pour retrouver du temps pour ce qui compte vraiment. Il est toujours mieux de ne pas escompter pouvoir avoir une semaine totalement libre (dans six mois, genre!) pour enfin se plonger dans les huit romans qui trônent sur notre table de chevet. Un simple 10 minutes par jour serait bien plus satisfaisant. On vivrait un petit plaisir au quotidien au lieu d'attendre/espérer/projeter/fantasmer sur un potentiel plus gros plaisir en différé...
Pas convaincu? Il parait que le temps passé sur les réseaux sociaux nous empêcherait de lire 200 livres par an. Fou, non? Et dire qu'on dit qu'on n'a pas le temps...
Au fond, quand on s'entend dire «Je n'ai pas le temps», il faut réaliser qu'en fait «Je ne prends pas le temps». Ce n'est pas la même chose. Parce que notre banque de temps (ou notre «budget temps» comme on en a déjà parlé) , même si elle est maigre maigre maigre, on a le choix de l'aménager comme on veut. Chaque fois qu'on utilise le temps comme «excuse» pour avouer ne pas faire telle ou telle chose, on a un indicateur qu'on aime cette activité et qu'on souhaiterait la faire plus souvent. Autrement, on ne dirait pas qu'on n'a pas le temps, on déclarerait simplement qu'on n'aime pas la pratiquer. Je n'ai aucun problème à dire «Je ne fais pas de jogging, je n'aime pas ça», mais je sourcille en m'entendant dire «Je n'ai pas le temps de faire du yoga». Parce que j'aime en faire, pour vrai.
Évidemment, dire «Je ne prends pas le temps de...» ne règle pas tous les problèmes d'un coup. Ce serait trop beau. Mais c'est tout de même une mini-amorce en vue d'un changement. On en profite pour examiner ce qu'on pourrait tasser pour retrouver du temps pour ce qui compte vraiment. Il est toujours mieux de ne pas escompter pouvoir avoir une semaine totalement libre (dans six mois, genre!) pour enfin se plonger dans les huit romans qui trônent sur notre table de chevet. Un simple 10 minutes par jour serait bien plus satisfaisant. On vivrait un petit plaisir au quotidien au lieu d'attendre/espérer/projeter/fantasmer sur un potentiel plus gros plaisir en différé...
Pas convaincu? Il parait que le temps passé sur les réseaux sociaux nous empêcherait de lire 200 livres par an. Fou, non? Et dire qu'on dit qu'on n'a pas le temps...
jeudi 12 janvier 2017
Une truite pour me parler d'alcool ?
Un poisson à la voix de femme qui me dit pourquoi elle a modéré sa consommation d'alcool et qui m'incite à faire pareil. Et là, elle énumère les bénéfices d'une consommation modérée. Franchement!
La première fois que j'ai vu l'annonce, je ne l'ai même pas écouté. Je pensais que c'était une pub pour un mauvais film d'animation. On dirait que l'univers graphique est le même que les vieux Démétan de mon enfance. Même couleurs fades et faces de déprimés!
La deuxième fois, j'ai pensé que c'était une farce. Quelqu'un ne pouvait pas vraiment avoir pensé faire parler un poisson était l'idée la plus géniale pour nous convaincre que boire modérément était la bonne solution. Pire, ça ne se pouvait pas que d'autres (autour de la même table de travail ou dans le même bureau!) ait dit «Ah oui! Wow! Vraiment une bonne idée! C'est la meilleure!». Voyons donc!? La meilleure idée? En tout cas de toutes celles qu'ils ont eues? Pourtant Éduc'alcool a eu leur lot de pubs percutantes, marquantes et efficaces. Qu'est-ce qui s'est passé? Là, j'ai cru qu'on les parodiait.
Faut dire que je suis un peu tannée qu'on nous dise de se modérer tout le temps. Je n'ai pas vraiment envie de me sentir coupable si je me ressers un deuxième verre un mardi soir. Je sais qu'il ne faut pas exagérer. Je suis capable de comprendre qu'il y a des conséquences, que ce n'est pas optimum pour la santé (comme ma poignée de chips, aussi!), mais ça se peut que je choisisse de le faire pareil. Pas tout le temps. Pas tous les soirs. Des fois. Et ça se peut aussi que je me mange pas du brocoli chaque soir parce que ça ne me tente pas. Même si ce serait bien meilleur pour ma santé.
En janvier, les défis, les résolutions, les combats, les nouvelles bonnes habitudes et les intentions nobles ne manquent pas. «Il faut » donc se prendre en main... Faire comme les autres! Suivre le courant... comme un poisson? Cette année, je débarque. Je n'ai pas envie. En fait, oui. J'ai juste envie d'être bien et chaque fois, j'agirai en conséquence en choisissant ce qui fait du sens.
lundi 9 janvier 2017
samedi 7 janvier 2017
Pas facile d'être une mère... mais c'est l'fun en maudit, aussi!
Vous avez vu le documentaire Pas facile d'être une mère sur Canalvie.com ? Vous pouvez le visionner en entier ici.
Oui, il y a des bouts «pas faciles»!
Oui, par bout, on peut être découragées!
Oui, on se sent tiraillées.
Oui, on se sent parfois coupables (pour tout et pour rien!).
On ne se fera pas croire que tout est facile, que ça va de soi et que tous les jours sont des parties de gros fun (ou des images pinterestiennes!).
Mais, au final, c'est l'fun d'être une mère! Pour vrai! On aime être mère.
Qu'est-ce que vous avez trouvé «difficile» en devenant maman?
Et surtout: qu'est-ce qui vous a aidé ? (ou qui vous a aidé?) Parce que c'est bien beau de dire tout ce qui va tout croche, faut aussi focusser sur ce qui fait que ça va mieux/bien.
samedi 24 décembre 2016
mercredi 21 décembre 2016
Vos moments de réconfort suprême!
Vous avez été nombreuses à nous faire parvenir une (ou plusieurs!) photo de votre "réconfort suprême" (et parfois imparfait!).
Nous avons fait le tri parmi toutes les photos reçues (toutes vos photos nous ont fait faire un grand "ahhhhhh oui!"), et voici les 8 tendances que nous avons dégagées.
Pour se réconforter, tout ce dont la "mère moderne" a besoin, c'est:
Un foyer (ou un feu!):
... et nos petits (z)imparfaits (pour rire, se coller, se chamailler, jouer):
Profitez-en bien pendant le congé des Fêtes et multipliez les moments de cocon-réconfort tranquilles en mou!
Nous avons fait le tri parmi toutes les photos reçues (toutes vos photos nous ont fait faire un grand "ahhhhhh oui!"), et voici les 8 tendances que nous avons dégagées.
Pour se réconforter, tout ce dont la "mère moderne" a besoin, c'est:
Un bain chaud (à l'abri du chaos):
Refaire le plein (ou le vide) dans la nature (seule, en famille, avec les amies):
Lire/Boire/Manger/Tricoter tranquille
(dans cet ordre ou non mais le mot-clé est "tranquille"!):
Un café (chaud!):
Un chat ou un chien (ouiiii, moi aussi!):
Un foyer (ou un feu!):
Notre livre (avec un foyer ou un café!):
... et nos petits (z)imparfaits (pour rire, se coller, se chamailler, jouer):
Profitez-en bien pendant le congé des Fêtes et multipliez les moments de cocon-réconfort tranquilles en mou!
vendredi 16 décembre 2016
Ce n'est pas péché de gâter les autres (et soi-même!)
«Vos enfants, ils ont tout! Vous les gâtez trop!»
Ah oui?
Cette phrase (qu'on a trop souvent entendue) peut sonner mesquine et blessante. Mais bien franchement, elle ne nous dérange pas. Ou plus. Parce que c'est vrai. On gâte nos enfants. Volontairement et consciemment.
Oui, nos petits (Z)imparfaits (et les vôtres aussi probablement!) ont des iPod, une chambre remplie de livres, de jouets, des jeux, des figurines, des vêtements, des jeux vidéo, etc. (le tout étalé pêle-mêle directement sur le plancher ou en train de s'auto-déverser des tablettes du placard!).
Ils ont voyagé, ils aiment les restos et les hôtels avec piscine. Ils ont vu des dizaines de spectacles et encore plus de films au cinéma. Et puis? Ça en fait des enfants «gâtés»? Peut-être. Mais vous savez quoi? On l'assume parce que faire ces activités avec eux ou leur acheter ces bébelles en cadeau (quoique... en y pensant bien plusieurs de leurs jeux, iPad mini ou giga kit de Lego, leur ampli de guitaire, ils les ont acheté avec leur argent de poche accumulé patiemment!), eh bien, on aime ça! Tout simplement!
En voyageant, en découvrant un nouveau resto ou en assistant à une pièce de théâtre ensemble, on se gâte tout autant. On ne le fait pas pour acheter la paix ni parce qu'on est incapable de dire «non» (on est excellentes, croyez-nous!) ou parce que les autres le font. Non! (on vous l'avait dit qu'on était capables, la preuve!). Si on le fait, c'est que ça nous rend heureux. Pendant plus d'un spectacle, on s'est surprises à observer davantage la réaction de nos enfants au lieu de s'attarder à ce qui se passait sur la scène. Les voir heureux, surpris ou émus, c'est beau à voir! Et on garde le tout dans notre banque à souvenirs (pour utilisation ultérieure quand ils ne voudront plus faire des trucs avec nous!) Être parent, c'est avoir le devoir d'alimenter la machine à souvenirs tous les jours en se sortant de la routine, en acceptant de «faire des folies», en accordant une faveur par ci, une permission spéciale par là, etc.
Et puis, on est bien mal placées pour montrer l'exemple de l'austérité. On se gâte nous aussi. À coup de chandail trop parfait (ou parfaitement inutile, mais trop beau!) chez Winners, de barre de chocolat achetée impulsivement en mettant de l'essence ou bien en s'éclipsant au spa un midi, en s'achetant un ordi plus puissant, etc.
Plus encore, on aime ça aussi recevoir des cadeaux. Oui, oui! Ce n'est pas péché d'aimer s'offrir des cadeaux «à moi de moi» (même assez souvent!), de donner des cadeaux et d'en recevoir (le message est passé! On peut vous donner notre adresse!). Les «Ah! Tu n'aurais pas dû!», les «C'est beeeen trop!» et autres « C'était pas nécessaire, voyons!»: c'est du gnan gnan non assumé! Des phrases pleine de conventions sociales empoussiérées. Le réflexe de refuser des plaisirs. Des mauvaises habitudes. On n'embarque pas. Peut-être simplement parce qu'on a décidé de ne pas bouder les plaisirs. Et si se gâter et gâter les autres nous en procure, pourquoi on s'en priverait?
Attention! Ne vous méprenez pas! La grosseur du plaisir, sa valeur monétaire et ce qu'il représente aux yeux des autres n'a aucune importance. Nous, on s'extasie et s'excite tout autant (peut-être plus!) devant une tasse rigolote à 1$ du Dollorama (bon, peut-être vendue à 2,25$ maintenant!) qui nous fera sourire chaque matin en prenant notre café qu'une bébelle technologique dernier cri. On carbure aux plaisirs, à ce qu'ils nous procurent, pas à ce qu'ils valent.
Bref, si être (trop) gâté, c'est de s'offrir des petits et gros bonheurs et en faire profiter ceux qu'on aime, alors on revendique le droit de l'être!
Et puis (bon, on s'enflamme!), ce n'est pas d'être un enfant (ou un adulte, parce qu'on l'oublie, mais ils sont tout aussi insupportables que les petits!) gâté qui est le vrai problème! Ce sont les agissement narcissiques et superficiels qui en découlent qui sont inacceptables. Penser que ce qu'on possède est meilleur que ce que possède notre voisin; s'attendre à tout avoir en un claquement de doigts, sans efforts; s'imaginer que tout nous est dû; ne pas tolérer se faire dire non; ne pas ressentir (et encore moins exprimer) de gratitude; exhiber nos biens au vu et su de tous sans empathie; ne pas avoir envie de partager; ne penser qu'à soi (et jamais aux autres); compter; comparer, etc. C'est ça, le vrai problème.
Être gâté en étant capable de le reconnaître et de pouvoir se dire «Wow! C'est cool ce qui m'arrive!» ou «Eh qu'on est bien!», ça c'est profiter de la vie. Être gâté, c'est être tellement «plein» qu'on veut en faire profiter les autres. Et c'est tout le contraire que de se sentir constamment vide à un tel point qu'on ressente le besoin de se remplir encore et encore...
5
façons de gâter les autres
- Offrir un cadeau juste comme ça, sans occasion spéciale.
- Dire «oui» quand habituellement on dirait «non».
- Se creuser la tête pour trouver LE bon cadeau qui va susciter un «Wow!» ou un «Yé!» sincère (et non acheter pour acheter!)
- Offrir de son temps à quelqu’un.
- Ne rien attendre en retour.
5
façons de se gâter
- Se donner congé d’une tâche qu’on déteste (pour toujours?)
- Sur un coup de tête, acheter une gugusse qui nous fait sourire. (sans éprouver une once de culpabilité même si c’est un truc superflu!)
- S’accorder du temps (une petite journée pédagogique juste pour soi?).
- (Se) dire «oui» quand habituellement on dirait «non».
- Prolonger un plaisir (un 5 à 7, un long détour au magasin, lire encore plus tard la nuit, etc.)
Ce texte a d'abord été publié dans le défunt magazine Yoopa en décembre 2015. Mais le sujet nous apparait toujours aussi d'actualité.
jeudi 15 décembre 2016
Les piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiires cadeaux que vous avez reçus
On dit que c'est l'intention qui compte, on le sait. Mais quand même...
En 2011, on avait demandé à nos lectrices de se vider le coeur et de nous dire les pires cadeaux qu'elles ont déjà reçus. On aurait pu les classer en catégories: les cheap, les inappropriés, les embarrassants, les inutiles, etc., mais c'est bien plus drôle de les lire ainsi en vrac comme un melting pot d'horreurs et de malaises.
Prenez une pause et rigolez un bon coup en constatant que le terme «cadeau» est un concept assez larg et assez flou pour certains qui croient vraiment nous faire plaisir.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Vous en avez d'autres à rajouter à notre liste? Écrivez-nous.
Voici vos nouveaux pires cadeaux (merci à toutes celles qui ont répondu à notre appel Facebook ou qui nous ont envoyé un courriel!):
- un tricot blanc avec des pompons!
- des boules à mites (dans un échange de cadeaux!!!)
- une trousse avec une photo de chat avec des échantillons de Dove
- un ouvre-boîte à batteries
- un refroidisseur d'eau
- des produits contre l'acné
- un chèque de 10$
jeudi 8 décembre 2016
Vos meilleures imperfections des Fêtes
Noël imparfait? Tellement! Et c'est en plein ce qu'on vous souhaite!
Si, aujourd'hui, 8 décembre, vous avez déjà envie de mordre quand vous entendez Jingle Bell, si vous ne savez donc pas quand vous arriverez à faire les (maudites) tourtières, si vous êtes désespérée à l'idée d'aller magasiner samedi prochain et si vous comptez les jours avec désespoir avant que la famille débarque, il est temps de déparfaitiser votre temps des Fêtes. Vous n'avez pas à le «subir» ainsi! Amusez-vous!
Et c'est parfait si votre sapin ne rivalise en rien avec celui pinterestement décoré de tous ceux que vous suivez sur Instagram, si cuisiner avec vos enfants ne ressemblent en rien aux photos de magazines, si vos bonhommes en pain d'épices ressemblent à des «mottons» (faites donc des boules décorées... bien plus faciles!), c'est signe que vous avez lâché prise!
Il y a quelques années, on avait demandé à nos lectrices de nous avouer leurs imperfections autour de Noël. On avait reçu une avalanche de confidences... inspirantes! Eh oui, parce que chacune semblait bien contente d'avoir finalement osé «déparfaitiser» ce temps complètement fou de l'année... et ainsi mieux l'aimer!
Voici un rappel des pires (z)imperfections des Fêtes totalement assumées de nos lectrices.
Les cuisinières (presque) modèles
Les parents modèles (tuf tuf tuf)
Les fantasmes inassouvis du temps des Fêtes
Les fantasmes inassouvis - partie 2 - du temps des Fêtes
lundi 28 novembre 2016
Ta photo d'école ou 20$?
Et voici revenue la saison des photos scolaires! Avez-vous vu la dernière de votre rejeton? Alors, les cheveux? Le sourire édenté? Les mains savamment placées l'une sur l'autre (quand l'avez-vous vu avec les mains placées comme ça dans la vie de tous les jours?!) À chaque fois qu'on découvre la photo scolaire, une émotion nous étreint (appelons-la "déception").
Heureusement, rendu au secondaire, les photos scolaires sont comme un vieux téléphone (qui flippe et qui ne prend pas de photos): obsolètes!
Sérieusement, a-t-on encore besoin, en 2016, d'une photo figée pour donner aux grands-parents alors qu'on peut prendre de belles photos naturelles à chaque jour de la vie de notre enfant avec notre simple téléphone et leur faire quand même une belle tasse ou un calendrier qu'ils se sentiront obligés d'afficher? (ou faire des vidéos des moments i-n-o-u-b-l-i-a-b-l-e-s de leur vie comme leur première coupe de cheveux chez le coiffeur... et mettre ça sur leur chaîne YouTube!)
Malgré les offres de retouches sur Photoshop (tentantes mais on se garde une p'tite gêne!) et les fonds les plus spectaculaires (votre progéniture devant les pyramides d'Égypte? L'escalier de l'université d'Harvard? La muraille de Chine?), j'ai mis un point final aux photos scolaires en cette belle année du Secondaire 2.
À l'offre "veux-tu ta photo d'école ou le 20$ que ça me coûterait pour les acheter?", la réponse ne s'est pas fait attendre! Le jeune de 13 ans a une bonne idée de ses priorités! Et enfin elles rejoignent les miennes!
Voici un screenshot de ta photo (que tu n'aurais pas donnée à tes amis car ils en ont 129 de toi sur ton compte Instagram)... et mon 20$. De rien!
Heureusement, rendu au secondaire, les photos scolaires sont comme un vieux téléphone (qui flippe et qui ne prend pas de photos): obsolètes!
Sérieusement, a-t-on encore besoin, en 2016, d'une photo figée pour donner aux grands-parents alors qu'on peut prendre de belles photos naturelles à chaque jour de la vie de notre enfant avec notre simple téléphone et leur faire quand même une belle tasse ou un calendrier qu'ils se sentiront obligés d'afficher? (ou faire des vidéos des moments i-n-o-u-b-l-i-a-b-l-e-s de leur vie comme leur première coupe de cheveux chez le coiffeur... et mettre ça sur leur chaîne YouTube!)
Malgré les offres de retouches sur Photoshop (tentantes mais on se garde une p'tite gêne!) et les fonds les plus spectaculaires (votre progéniture devant les pyramides d'Égypte? L'escalier de l'université d'Harvard? La muraille de Chine?), j'ai mis un point final aux photos scolaires en cette belle année du Secondaire 2.
À l'offre "veux-tu ta photo d'école ou le 20$ que ça me coûterait pour les acheter?", la réponse ne s'est pas fait attendre! Le jeune de 13 ans a une bonne idée de ses priorités! Et enfin elles rejoignent les miennes!
Voici un screenshot de ta photo (que tu n'aurais pas donnée à tes amis car ils en ont 129 de toi sur ton compte Instagram)... et mon 20$. De rien!
lundi 21 novembre 2016
Une occasion manquée (avoue, genre!)
Momo est revenue de l'école l'autre jour avec un beau projet de classe: présenter une personnalité marquante de la culture québécoise. Elle n'a pas hésité une seconde, elle a choisi Félix Leclerc (je pense qu'elle aurait voulu l'avoir comme grand-père!).
Dans sa classe (secondaire 2), la plupart n'avait aucune idée qui choisir parmi tous ceux qu'elle leur nommait. Vrai qu'il y a une majorité d'enfants d'immigrants mais la proportion d'enfants ayant des parents québécois ne connaissaient pas plus les noms suggérés.
«René Lévesque, c'est qui ça?»
J'étais étonnée mais en même temps, je me suis dit que le projet était une justement belle occasion de présenter une vingtaine de personnalités qui ont marqué le Québec à des jeunes qui ne les connaissent pas.
Sauf que... même si la consigne était de présenter des personnalités marquantes de la culture québécoise, voilà que certains (certaines) ont présenté Catherine Brunet (vous aussi elle vous a marqué dans... Le Chalet, hein?!) et Marianna Mazza (elle marquera peut-être le Québec mais elle n'est pas encore rendue là dans sa carrière, il me semble...).
Clémence DesRochers, Janette Bertrand: «c'est qui ça?»
Une occasion ratée d'encadrer un apprentissage utile.
Dans sa classe (secondaire 2), la plupart n'avait aucune idée qui choisir parmi tous ceux qu'elle leur nommait. Vrai qu'il y a une majorité d'enfants d'immigrants mais la proportion d'enfants ayant des parents québécois ne connaissaient pas plus les noms suggérés.
«René Lévesque, c'est qui ça?»
J'étais étonnée mais en même temps, je me suis dit que le projet était une justement belle occasion de présenter une vingtaine de personnalités qui ont marqué le Québec à des jeunes qui ne les connaissent pas.
Sauf que... même si la consigne était de présenter des personnalités marquantes de la culture québécoise, voilà que certains (certaines) ont présenté Catherine Brunet (vous aussi elle vous a marqué dans... Le Chalet, hein?!) et Marianna Mazza (elle marquera peut-être le Québec mais elle n'est pas encore rendue là dans sa carrière, il me semble...).
Clémence DesRochers, Janette Bertrand: «c'est qui ça?»
Une occasion ratée d'encadrer un apprentissage utile.
lundi 14 novembre 2016
Mes enfants, ces «sans talent»!
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux!
En cet automne où les petits chanteurs et chefs de génie pas encore pubères ont envahi l'écran, mon trio de 13 ans s'est exclamé d'une seule voix: «coudonc, on est donc ben des sans talent»!
Et je suis pas mal d'accord avec eux.
Même si l'une chantonne (sans que nos oreilles saignent, ce qui a tout de même du mérite) sans arrêt, que l'autre apprend des langues (allemand, breton... mais pourquoi?!) et que l'autre court sans se fatiguer pendant des heures, ils sont «average» comme on dit en anglais. Rien pour se partir une chaîne YouTube, courir les auditions et faire des compétitions. Ils sont bons dans rien mais ils ont du plaisir à faire plein de choses.
Les seules fois où on les a poussé à compétitionner, on les a forcé à la retraite. À chaque fois, la compétition leur a fait perdre tout intérêt pour ce qu'ils aimaient. Fini le boccia, fini les compétitions d'athlétisme. Jouer au boccia pour le plaisir de jouer, courir hors piste parce que «j'aime ça courir dans le bois», chanter haut et fort (et tout le temps...) sans aucune intention de «faire carrière».
Et plus on les laisse tranquille avec ça, plus ils se donnent. Pas besoin de les réveiller tôt le matin, pas besoin de courir la province pour participer à des tournois, pas besoin de sacrifier des soupers en famille pour se consacrer à leur passion. Ils s'y adonnent librement quand ça leur tente. Alors il ne sont pas bons, juste moyens.
Et leur plus grand talent, c'est d'être capable de le reconnaître.
En cet automne où les petits chanteurs et chefs de génie pas encore pubères ont envahi l'écran, mon trio de 13 ans s'est exclamé d'une seule voix: «coudonc, on est donc ben des sans talent»!
Et je suis pas mal d'accord avec eux.
Même si l'une chantonne (sans que nos oreilles saignent, ce qui a tout de même du mérite) sans arrêt, que l'autre apprend des langues (allemand, breton... mais pourquoi?!) et que l'autre court sans se fatiguer pendant des heures, ils sont «average» comme on dit en anglais. Rien pour se partir une chaîne YouTube, courir les auditions et faire des compétitions. Ils sont bons dans rien mais ils ont du plaisir à faire plein de choses.
Les seules fois où on les a poussé à compétitionner, on les a forcé à la retraite. À chaque fois, la compétition leur a fait perdre tout intérêt pour ce qu'ils aimaient. Fini le boccia, fini les compétitions d'athlétisme. Jouer au boccia pour le plaisir de jouer, courir hors piste parce que «j'aime ça courir dans le bois», chanter haut et fort (et tout le temps...) sans aucune intention de «faire carrière».
Et plus on les laisse tranquille avec ça, plus ils se donnent. Pas besoin de les réveiller tôt le matin, pas besoin de courir la province pour participer à des tournois, pas besoin de sacrifier des soupers en famille pour se consacrer à leur passion. Ils s'y adonnent librement quand ça leur tente. Alors il ne sont pas bons, juste moyens.
Et leur plus grand talent, c'est d'être capable de le reconnaître.
Inscription à :
Articles (Atom)















