Tout a commencé avec l'achat de poulets entiers que j'ai fait congeler (bon, j'en ai oublié deux sur le bord de l'escalier en croyant que c'était mon chum qui allait les mettre au congélo et lui, pensait que c'était moi. Bref, six heures plus tard au moment de leurs découvertes, les deux poulets étaient bons pour les vidanges!) et mon histoire se termine par une formidable leçon de lâcher-prise.
Je vous la raconte.
Un dimanche après-midi, malgré que je devais travailler pour remettre à temps quelques contrats et malgré le fait que mon chum et les enfants essayaient de faire un GRAND ménage au sous-sol en vue des rénovations qui débutaient le lendemain, je décide de me lancer et de faire cuire deux poulets (pas ceux de l'escalier, mais ceux du congélo que j'avais sorti la veille!). J'avais mis "Faire cuire les poulets" dans ma to-do list. Donc, entre la fin de rédaction d'un article et de la recherche pour un autre, je lâche mon ordi pour aller couper des oignons et des bouts de céleri, saupoudrer mes poulets de fines herbes (après avoir gueulé sur l'état de fouillis total de mon plat d'épices!), vérifié si la pellicule de papier qui imbibe le jus de poulet était sous le poulet et mis les bêtes au four. S'en est suivi évidemment de mille lavages de main; ça m'écoeure du poulet cru (et son jus!)! Mais bon, il faut ce qu'il faut. Je faisais cuire 2 poulets en me trouvant prévoyante. J'allais avoir un souper et au moins quelques lunchs pour le début de la semaine. Je me trouvais prévoyante et organisée pour une fois malgré tout ce que j'avais en tête et ce que je devais faire cette journée-là.
Puis, vers 18h, les yeux petits parce que j'avais passé ma journée devant l'écran de mon ordi, la tête grosse comme ça parce que je n'avais pas arrêté et brûlée tout en sachant qu'il me restait une heure ou deux à travailler encore, je sors le poulet du four. Yé! Manger, enfin! En piquant un bout de cuisse, c'est là que je l'ai aperçu. Quoi? Un espèce de truc comme du papier bruni par le four... Nooon? Eh oui! C'était la pellicule de papier gonflé par la cuisson et rempli de jus de poulet (erk!). Quand je l'ai touchée du bout de la fourchette, elle a explosé comme un mini volcan. Ouache! Vous dire comment ça m'a écoeurée.
J'étais là devant mes deux maudits poulets rôtis mais pas mangeables parce que le boucher de l'épicerie avait mis la pellicule DANS le poulet (moi, je ne mets pas mes mains-là!) et non en-dessous comme d'habitude et que je l'avais pas vue. J'avais perdu du temps dans ma journée déjà over-booké pour préparer un souper que j'allais devoir jeter.
Bref, mes poulets avaient été de trop, toujours, dans cette journée-là. Je m'étais imaginé que c'était une bonne idée de les faire et de rajouter ça dans ma to-do list. Mais c'était de trop. Je ne le voyais pas, mais c'était pourtant ça. Devant mes poulets, j'ai comme réalisé un paquet de choses (qui n'avaient pas du tout rapport avec le poulet!): on s'obliges-tu des fois à faire des trucs vraiment banals pour des raisons nulles. On s'en mets-tu de la pression soi-même pour un truc qui ne vaut pas la peine? On se force, on déploie de l'énergie (trop) pour des choses pas vraiment importantes.
Mon chum est parti à l'épicerie et est revenu avec deux poulets rôtis. 12 minutes que ça lui a pris. 12 minutes. 12. J'en ai pris pas mal plus pour faire mes poulets (penser à les sortir du congélo, vérifier l'état de leur décongélation, préparer la rôtissoire, assaisonner les bêtes, vérifier la cuisson, laver la vaisselle, etc.). Je ne l'avais pas ce temps-là, mais j'ai "cru" que je l'avais.
Je n'en ferai plus de poulet. Comme je ne ferai plus un paquet de trucs dans ma vie. Des trucs que franchement je peux me passer sans problème ou que je peux couper court autrement. Et ça vaudra autant pour une invitation à un party auquel je n'ai pas vraiment envie d'aller, une incitation à faire du bénévolat quand j'ai pas le temps, la non-nécessité de plier nos draps propres avant de le sacrer dans un tiroir, etc. Il y a plein de trucs qui ne méritent pas de se faire ch*** avec. Mais on l'oublie. Trop souvent. Ce soir-là, la leçon je l'ai reçue en plein visage. C'est fini, j'arrête de m'imposer des trucs niaiseux, des attitudes qui bouffent mon énergie, des fausses obligations, etc. Et ce grâce à mes deux poulets rôtis ratés.
Vous, c'est quoi? Avec quoi n'avez-vous plus envie de vous faire ch***?
vendredi 22 novembre 2013
mercredi 20 novembre 2013
Merci! Merci!
Les (Z) sont parmi les 10 finalistes des blogues canadiens les plus populaires dans la catégorie « Famille » au concours MiB Awards de madeinblog.
On se retrouve là avec trois autres blogues québécois: Mamanbooh!, Un gars, un père et Wooloo.
Mais, on est surtout là grâce à vous, lectrices et (Z)amies. Alors merci! Doublement merci!
À suivre: l'annonce des gagnants aura lieu le 2 décembre prochain.
Libellés :
(Z)approuvé,
On parle de nous
Être mère, la plus importante job au monde?
La maternité est de plus en plus magnifiée, glorifiée, mise sur un piédestal. Alors que nos arrières-grands-mères se tuaient à l'ouvrage avec une tralée d'enfants à leurs trousses sans se poser de questions, de nos jours, moins on en a et plus on fusionne avec sa progéniture. Selon Parents magazine, 92% des lecteurs sondés (en majorité des femmes, j'imagine) trouvent qu'être mère est la plus importante job au monde.
Ce ne serait pas trop s'auto-attribuer de l'importance, ça? Ce ne serait pas une façon de serendre croire indispensable?
D'abord, l'enfant a un père qui, à mon sens devait faire équipe à part égale à titre de parent. Éventuellement, après les deux premières années de vie d'un enfant, le père et la mère devrait être interchangeable et répondre tout aussi adéquatement aux besoins de l'enfant. Avec des forces et ses faiblesses, bien sûr. Mais le père devrait tout autant pouvoir se débrouiller que la mère avec ''la chair de sa chair''.
Ensuite, c'est minimiser l'importance de tous ceux qui interviennent auprès de l'enfant. L'entourage affectif (grands-parents, etc.) mais aussi les éducatrices, les professeurs, etc. qui ont un rôle primordial à jouer dans le développement de l'enfant.
Ça commence à faire une grosse équipe avec qui partager les honneurs finalement...
Combien de fois vous êtes-vous dit que personne ne ''saurait comment garder votre enfant''? Ils s'en sont bien sortis, finalement. Combien de fois avez-vous cru que votre enfant était triste de partir à l'école sans vous? Il est revenu avec le sourire et plein de choses à raconter chaque fois.
Oui, être mère est un rôle de premier plan. Mais ça reste un rôle... et il n'a peut-être pas autant d'importance aux yeux de nos enfants qu'onpourrait voudrait le croire.
Ce ne serait pas trop s'auto-attribuer de l'importance, ça? Ce ne serait pas une façon de se
D'abord, l'enfant a un père qui, à mon sens devait faire équipe à part égale à titre de parent. Éventuellement, après les deux premières années de vie d'un enfant, le père et la mère devrait être interchangeable et répondre tout aussi adéquatement aux besoins de l'enfant. Avec des forces et ses faiblesses, bien sûr. Mais le père devrait tout autant pouvoir se débrouiller que la mère avec ''la chair de sa chair''.
Ensuite, c'est minimiser l'importance de tous ceux qui interviennent auprès de l'enfant. L'entourage affectif (grands-parents, etc.) mais aussi les éducatrices, les professeurs, etc. qui ont un rôle primordial à jouer dans le développement de l'enfant.
Ça commence à faire une grosse équipe avec qui partager les honneurs finalement...
Combien de fois vous êtes-vous dit que personne ne ''saurait comment garder votre enfant''? Ils s'en sont bien sortis, finalement. Combien de fois avez-vous cru que votre enfant était triste de partir à l'école sans vous? Il est revenu avec le sourire et plein de choses à raconter chaque fois.
Oui, être mère est un rôle de premier plan. Mais ça reste un rôle... et il n'a peut-être pas autant d'importance aux yeux de nos enfants qu'on
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Enjeux maternels
lundi 18 novembre 2013
Des excuses imparfaites qu'on adore
Tiens, tiens... Pourquoi ne pas commencer la journée par des trucs qui font sourire? Ça fait du bien (Surtout en novembre. En novembre gris. En novembre gris et pluvieux. Bref, vous saisissez!!)
La semaine passée, j'ai vu sur Facebook les nouveaux mots d'excuse des parents provenant d'un article de Marianne. Des parents français (faut-il le noter!) qui écrivent aux professeurs de leurs enfants.
Excellent.
Il y en a des absolument charmantes et surtout des totalement imparfaites. Parmi mes meilleures - celles que j'aurais aimé avoir écrites:
William n’est pas venu à l’école hier parce qu’il a fait grève. Chacun son tour. (Et vlan!)
Madame,
Je m'excuse pour le retard a Tatiana parce que hier matin avec les gosses qui gueulaient et le chien qui dégueulait, c'était carrément le bordel a la maison.
(La vérité toute crue! Pas de fausses excuses: chapeau!)
Madame,
Si on brossait au savon de Marseille la bouche de tous ceux qui disent des gros mots et insultent ma fille, ça sentirait bon dans votre classe ! Merci de m'avoir lu et au revoir.
Madame,
J'ai le regret de vous informer que vous n'êtes plus la seule pédagogue de la classe, et que vous êtes moins efficace pour transmettre votre savoir qu'un de vos élèves, à savoir Jules Durand. Depuis le début de l'année, grâce à ce camarade aimable et prévenant, mon fils a en effet bien enrichi son vocabulaire en termes de grossièretés. Les meilleures choses ayant une fin, j'aimerais que vous mettiez un terme à la vocation professorale de ce triste individu. Avec tous mes remerciements.
Madame,
Vous voulez que j'achète la photo de classe de ma fille ? Non mais vous avez vu la tête des autres ? Alors c'est non merci ! Cordialement.
Madame,
Franchement que Yannick est D en musique on sans fout. Il sera jamais un Picasso et alors ? (On comprend l'idée, encore faut-il savoir de quoi et de qui on parle...)
Avouez qu'il y en a d'excellentes. Et dire qu'il y a un livre qui en compile plein d'autres. Je le mets sur ma liste de cadeaux.
La semaine passée, j'ai vu sur Facebook les nouveaux mots d'excuse des parents provenant d'un article de Marianne. Des parents français (faut-il le noter!) qui écrivent aux professeurs de leurs enfants.
Excellent.
Il y en a des absolument charmantes et surtout des totalement imparfaites. Parmi mes meilleures - celles que j'aurais aimé avoir écrites:
William n’est pas venu à l’école hier parce qu’il a fait grève. Chacun son tour. (Et vlan!)
Madame,
Je m'excuse pour le retard a Tatiana parce que hier matin avec les gosses qui gueulaient et le chien qui dégueulait, c'était carrément le bordel a la maison.
(La vérité toute crue! Pas de fausses excuses: chapeau!)
Madame,
Si on brossait au savon de Marseille la bouche de tous ceux qui disent des gros mots et insultent ma fille, ça sentirait bon dans votre classe ! Merci de m'avoir lu et au revoir.
Madame,
J'ai le regret de vous informer que vous n'êtes plus la seule pédagogue de la classe, et que vous êtes moins efficace pour transmettre votre savoir qu'un de vos élèves, à savoir Jules Durand. Depuis le début de l'année, grâce à ce camarade aimable et prévenant, mon fils a en effet bien enrichi son vocabulaire en termes de grossièretés. Les meilleures choses ayant une fin, j'aimerais que vous mettiez un terme à la vocation professorale de ce triste individu. Avec tous mes remerciements.
Madame,
Vous voulez que j'achète la photo de classe de ma fille ? Non mais vous avez vu la tête des autres ? Alors c'est non merci ! Cordialement.
Madame,
Franchement que Yannick est D en musique on sans fout. Il sera jamais un Picasso et alors ? (On comprend l'idée, encore faut-il savoir de quoi et de qui on parle...)
Avouez qu'il y en a d'excellentes. Et dire qu'il y a un livre qui en compile plein d'autres. Je le mets sur ma liste de cadeaux.
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Plai(Z)irs,
Vraiment trop imparfaite
mercredi 13 novembre 2013
Pratiquez-vous l'éducation inversée?
Je ne sais pas si c'est l'âge de mes enfants ou l'arrivée certaine et imminente de l'adolescence, mais je pratique de plus en plus l'éducation inversée (C'est mon terme inventé! Ne cherchez pas sa réelle signification!).
Vous ne savez pas ce que c'est... Et bien voilà! Quand je vois d'autres enfants que les miens faire des niaiseries ou des trucs que je ne tolèrerais pas, j'en profite pour passer le message à mes enfants. Pas juste «passer le message»: souligner le message. À gros trait. Avec un marqueur fluo.
Dernièrement, on en a vu des pas pires dans la rue chez nous. Bon, il y a le classique «Je fais du skate en plein milieu de la rue question de ne laisser aucune voiture passer de chaque côté AVEC des écouteurs sur la tête».
Il y a aussi le groupe de copines qui s'assoit sur le trottoir, les jambes bien étendues dans la rue, et qui choisissent comme «spot» le coin d'une rue et possiblement même cachée par une voiture stationnée. Comme conducteur, j'ai toujours la frousse quand je les vois !
Mais l'exemple suprême: on a vu des ados se diriger vers leur coin d'autobus et qui crachait systématiquement sur toutes les poignées des poubelles alignées au bord du chemin en ce jour des vidanges. En riant, bien sûr! Hahah! Quelqu'un va se mettre la main dessus! Je ne sais pas comment je peux trouver ça épais. Cependant, j'en ai profité pour appliquer le seul principe de l'éducation inversée qui tient en un seul mot: JAMAIS.
Je veux simplement ne JAMAIS les pogner en train de faire ça. J'aimerais vraiment qu'ils ne pensent JAMAIS à le faire eux-mêmes. Ou que JAMAIS ils ne suivraient leur petite gang dans ce genre de niaiseries.
Vous ne savez pas ce que c'est... Et bien voilà! Quand je vois d'autres enfants que les miens faire des niaiseries ou des trucs que je ne tolèrerais pas, j'en profite pour passer le message à mes enfants. Pas juste «passer le message»: souligner le message. À gros trait. Avec un marqueur fluo.
Dernièrement, on en a vu des pas pires dans la rue chez nous. Bon, il y a le classique «Je fais du skate en plein milieu de la rue question de ne laisser aucune voiture passer de chaque côté AVEC des écouteurs sur la tête».
Il y a aussi le groupe de copines qui s'assoit sur le trottoir, les jambes bien étendues dans la rue, et qui choisissent comme «spot» le coin d'une rue et possiblement même cachée par une voiture stationnée. Comme conducteur, j'ai toujours la frousse quand je les vois !
Mais l'exemple suprême: on a vu des ados se diriger vers leur coin d'autobus et qui crachait systématiquement sur toutes les poignées des poubelles alignées au bord du chemin en ce jour des vidanges. En riant, bien sûr! Hahah! Quelqu'un va se mettre la main dessus! Je ne sais pas comment je peux trouver ça épais. Cependant, j'en ai profité pour appliquer le seul principe de l'éducation inversée qui tient en un seul mot: JAMAIS.
Je veux simplement ne JAMAIS les pogner en train de faire ça. J'aimerais vraiment qu'ils ne pensent JAMAIS à le faire eux-mêmes. Ou que JAMAIS ils ne suivraient leur petite gang dans ce genre de niaiseries.
Et vous, quels sont les trucs que vous avez vu et pour lesquels vous vous êtes dit «Je ne veux jamais pogner mes enfants en train de faire ça!»
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Angoisses maternelles;,
Petits (z)imparfaits
lundi 11 novembre 2013
Une famille pour Noël
C'est bientôt Noël -du moins ça l'est déjà à l'épicerie et dans tout bon magasin qui veut profiter de la manne festive- et une belle histoire, ça fait toujours du bien.
Peut-être avez-vous entendu parler de Davion Only. Cet ado de 15 ans, né en prison d'une mère toxicomane et qui a passé sa vie à l'orphelinat, s'est retrouvé dans les médias après avoir fait une déchirante demande d'adoption un dimanche à l'église.
Déterminé à trouver une famille après la décès de sa mère biologique, qui n'avait jamais pris soin de lui, le jeune homme a contacté le journal de Tampa Bay qui l'a suivi à l'église et qui a publié son histoire. La nouvelle est devenue virale en quelques heures, avec plus de 20 000 partages sur Facebook et Twitter. Son plaidoyer a touché le coeur de millions de personnes à travers le monde, si bien que 10 000 personnes se sont manifestées pour l'adopter. De ce nombre, 100 propositions sérieuses ont été retenues et, ce nombre sera réduit à 10 d'ici la fin du mois.
Alors qu'il y a à peine un mois, le jeune homme était désespéré de trouver une famille adoptive, il pourra choisir parmi 10 familles celle qu'il intégrera fort probablement d'ici Noël, réalisant ainsi son plus grand souhait. Le jeune homme a fait le tour des talk-shows américains, suscitant une visibilité sans précédent aux 10 000 enfants à la recherche de parents aux États-Unis. À Barbara Walters qui lui demandait de décrire sa famille idéale, il a répondu: ''n'importe quelle famille qui voudra m'aimer''.
Une histoire comme celle-là me réconcilie avec le genre humain, surtout quand d'autres histoires, aux antipodes de la bonté, parviennent jusqu'à nous.
Rappelez-vous cette mère américaine qui, en 2010, avait remis dans un avion pour Moscou le garçon russe alors âgé de 7 ans qu'elle avait adopté, accompagné d'une lettre indiquant, sans émotion, qu'elle ne souhaitait plus être sa mère adoptive. Le paquet ne lui convenait plus alors elle retournait à l'expéditeur, ni plus ni moins. Elle a finalement dû verser 150 000$ pour soutenir l'enfant qu'elle avait officiellement adopté... et rejeté.
Peut-être avez-vous entendu parler de Davion Only. Cet ado de 15 ans, né en prison d'une mère toxicomane et qui a passé sa vie à l'orphelinat, s'est retrouvé dans les médias après avoir fait une déchirante demande d'adoption un dimanche à l'église.
Déterminé à trouver une famille après la décès de sa mère biologique, qui n'avait jamais pris soin de lui, le jeune homme a contacté le journal de Tampa Bay qui l'a suivi à l'église et qui a publié son histoire. La nouvelle est devenue virale en quelques heures, avec plus de 20 000 partages sur Facebook et Twitter. Son plaidoyer a touché le coeur de millions de personnes à travers le monde, si bien que 10 000 personnes se sont manifestées pour l'adopter. De ce nombre, 100 propositions sérieuses ont été retenues et, ce nombre sera réduit à 10 d'ici la fin du mois.
Alors qu'il y a à peine un mois, le jeune homme était désespéré de trouver une famille adoptive, il pourra choisir parmi 10 familles celle qu'il intégrera fort probablement d'ici Noël, réalisant ainsi son plus grand souhait. Le jeune homme a fait le tour des talk-shows américains, suscitant une visibilité sans précédent aux 10 000 enfants à la recherche de parents aux États-Unis. À Barbara Walters qui lui demandait de décrire sa famille idéale, il a répondu: ''n'importe quelle famille qui voudra m'aimer''.
Une histoire comme celle-là me réconcilie avec le genre humain, surtout quand d'autres histoires, aux antipodes de la bonté, parviennent jusqu'à nous.
Rappelez-vous cette mère américaine qui, en 2010, avait remis dans un avion pour Moscou le garçon russe alors âgé de 7 ans qu'elle avait adopté, accompagné d'une lettre indiquant, sans émotion, qu'elle ne souhaitait plus être sa mère adoptive. Le paquet ne lui convenait plus alors elle retournait à l'expéditeur, ni plus ni moins. Elle a finalement dû verser 150 000$ pour soutenir l'enfant qu'elle avait officiellement adopté... et rejeté.
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Petits bonheurs
vendredi 8 novembre 2013
Un effort de plus... moins la chance!
Ces temps-ci, MissLulus apprend l'effort, l'incapacité de toujours gagner (ou réussir), les comparaisons, les mesquineries, l'échec et la chance. Ce ne sont pas des compétences transversales au programme de la cinquième année, mais ça vient avec! Et c'est bien correct ainsi!
Un moment donné, ça ne donne plus rien de les épargner et leur faire croire qu'on vit dans un monde de Calinours (en fait, je me demande si on les aide quand on leur fait miroiter ce monde-là!).
Oui, il y a une infime partie de trucs qui nous arrivent qui sont reliés à la chance.
Non, ce n'est pas juste.
Oui, on doit mettre des efforts. Souvent, beaucoup!
Non, ce n'est pas facile.
Oui, il faut faire des choix.
Non, ce n'est pas toujours l'fun.
Oui, on peut perdre pareil.
Non, ce n'est pas la fin du monde.
Oui, on continue.
Non, on ne baisse pas les bras.
Oui, on dérange les autres.
Non, on ne peut pas plaire à tout le monde.
Oui, certains vont dire des trucs pas fins à ton égard.
Non, tu n'en mourras pas.
Oui, ça fait de la peine.
Non, tu n'es pas obligé de répondre.
Oui, tu continues.
Non, tu n'arrêtes pas.
Oui, c'est difficile/ça demande du temps.
Non, c'est pas évident.
Oui, il y en a qui jalouse.
Non, ça ne devrait pas t'arrêter.
Oui, il y a du monde qui te tape sur les nerfs.
Non, tu ne peux pas les éliminer complètement de ta vie.
Oui, tu dois trouver le moyen de travailler avec eux, parfois.
Non, tu n'abandonneras pas.
Oui, tu vas foncer.
Non, tu n'es pas chanceuse.
Oui, tu travailles pour ce que tu as.
Non, tu te décourageras pas.
Oui, tu peux oser.
Non, se tromper, c'est pas grave!
Oui, tu choisis parce que... oui, c'est ta vie.
Finie l'enfance rose bonbon et l'illusion que le monde est parfait. C'est le choc avec la vraie vie. Je le vois dans ses grands yeux de préados. Elle se questionne beaucoup. Mais à travers tout ça, j'essayais de trouver ce qui valait vraiment la peine qu'elle retienne de tout ce passage. Je ne veux pas qu'elle entrevoit la vie d'adultes comme étant plate et difficile. Mais en même temps, ce serait faux de lui faire croire que tout est beau. Chigner en regardant la vie des autres sans rien faire n'a jamais rien donné!
Finalement, j'ai opté pour lui dire un peu tout ça, en haut, en insistant, surtout, sur le fait que c'est elle qui a le choix final. Mais qu'elle ne compte pas sur la chance. Sinon, elle peut attendre longtemps. Il y a encore beaucoup d'adultes qui attendent que le bonheur leur tombe dessus sans effort.
Et vous, que faites-vous pour apprendre la vraie vie d'adultes à vos enfants?
Un moment donné, ça ne donne plus rien de les épargner et leur faire croire qu'on vit dans un monde de Calinours (en fait, je me demande si on les aide quand on leur fait miroiter ce monde-là!).
Oui, il y a une infime partie de trucs qui nous arrivent qui sont reliés à la chance.
Non, ce n'est pas juste.
Oui, on doit mettre des efforts. Souvent, beaucoup!
Non, ce n'est pas facile.
Oui, il faut faire des choix.
Non, ce n'est pas toujours l'fun.
Oui, on peut perdre pareil.
Non, ce n'est pas la fin du monde.
Oui, on continue.
Non, on ne baisse pas les bras.
Oui, on dérange les autres.
Non, on ne peut pas plaire à tout le monde.
Oui, certains vont dire des trucs pas fins à ton égard.
Non, tu n'en mourras pas.
Oui, ça fait de la peine.
Non, tu n'es pas obligé de répondre.
Oui, tu continues.
Non, tu n'arrêtes pas.
Oui, c'est difficile/ça demande du temps.
Non, c'est pas évident.
Oui, il y en a qui jalouse.
Non, ça ne devrait pas t'arrêter.
Oui, il y a du monde qui te tape sur les nerfs.
Non, tu ne peux pas les éliminer complètement de ta vie.
Oui, tu dois trouver le moyen de travailler avec eux, parfois.
Non, tu n'abandonneras pas.
Oui, tu vas foncer.
Non, tu n'es pas chanceuse.
Oui, tu travailles pour ce que tu as.
Non, tu te décourageras pas.
Oui, tu peux oser.
Non, se tromper, c'est pas grave!
Oui, tu choisis parce que... oui, c'est ta vie.
Finie l'enfance rose bonbon et l'illusion que le monde est parfait. C'est le choc avec la vraie vie. Je le vois dans ses grands yeux de préados. Elle se questionne beaucoup. Mais à travers tout ça, j'essayais de trouver ce qui valait vraiment la peine qu'elle retienne de tout ce passage. Je ne veux pas qu'elle entrevoit la vie d'adultes comme étant plate et difficile. Mais en même temps, ce serait faux de lui faire croire que tout est beau. Chigner en regardant la vie des autres sans rien faire n'a jamais rien donné!
Finalement, j'ai opté pour lui dire un peu tout ça, en haut, en insistant, surtout, sur le fait que c'est elle qui a le choix final. Mais qu'elle ne compte pas sur la chance. Sinon, elle peut attendre longtemps. Il y a encore beaucoup d'adultes qui attendent que le bonheur leur tombe dessus sans effort.
Et vous, que faites-vous pour apprendre la vraie vie d'adultes à vos enfants?
mercredi 6 novembre 2013
Une mère: parfois l'ennemie de son bébé?
Attention! La vidéo de la Société du cancer de Finlande - tel que vu à Vlog - donne froid dans le dos.
Est-ce qu'une mère peut réellement être l'ennemie de son bébé? Est-ce que dès qu'on déroge de la ligne générale, on est tout de suite étiquetée comme «mauvaise mère» ou jugée comme «ennemie de notre bébé»?
Est-ce que vous avez fumé, enceinte, et avez perçu qu'on vous jugeait?
Une mère qui fume.
Une mère qui boit.
Une mère qui n'allaite pas.
Une mère qui prend des médicaments.
C'est dangereux? Déplacé? Irresponsable? Inconscient?
Y'en a un pire que l'autre?
Qu'en pensez-vous?
Est-ce qu'une mère peut réellement être l'ennemie de son bébé? Est-ce que dès qu'on déroge de la ligne générale, on est tout de suite étiquetée comme «mauvaise mère» ou jugée comme «ennemie de notre bébé»?
Est-ce que vous avez fumé, enceinte, et avez perçu qu'on vous jugeait?
Une mère qui fume.
Une mère qui boit.
Une mère qui n'allaite pas.
Une mère qui prend des médicaments.
C'est dangereux? Déplacé? Irresponsable? Inconscient?
Y'en a un pire que l'autre?
Qu'en pensez-vous?
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lundi 4 novembre 2013
Pas touche à ma bedaine!
Combien de personnes (inconnues ou non) ont touché votre ventre de femme enceinte sans vous demander votre avis?
Incalculable?
Ou vous avez eu assez de boutons de grossesse pour rebuter les indésirables? (je blague mais... bon plan!!)
Eh bien, plus besoin de craindre les touchers de bedaine non désirés en Pennsylvanie où on vient de passer une loi rendant illégal le fait de toucher un ventre de femme enceinte sans permission. Sans blague!
À ceux qui pensent encore que «ça ne nous dérange pas», c'est la preuve! (bon, c'est peut-être un peu exagéré... mais ça enlève le goût!)
Bon, maintenant, à quand une loi interdisant aux personnes âgées de bécoter les bébés dans les poussettes?
Vous avez d'autres projets de lois en tête?
Incalculable?
Ou vous avez eu assez de boutons de grossesse pour rebuter les indésirables? (je blague mais... bon plan!!)
Eh bien, plus besoin de craindre les touchers de bedaine non désirés en Pennsylvanie où on vient de passer une loi rendant illégal le fait de toucher un ventre de femme enceinte sans permission. Sans blague!
À ceux qui pensent encore que «ça ne nous dérange pas», c'est la preuve! (bon, c'est peut-être un peu exagéré... mais ça enlève le goût!)
Bon, maintenant, à quand une loi interdisant aux personnes âgées de bécoter les bébés dans les poussettes?
Vous avez d'autres projets de lois en tête?
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(Z)approuvé,
Bons plans,
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vendredi 1 novembre 2013
Profiteur ou astucieux?
Bon! L'Halloween est passée! Vous avez survécu?
Et qu'avez-vous trouvé dans les sacs de récolte de vos enfants?
Voici les "découvertes" étranges. Vous trouvez que c'est profiteur ou astucieux de donner des cartes d'affaires, des produits ou des offres dans le sac des enfants?
On a hâte de vous entendre.

Source: Salut, Bonjour!
D'autres choses trouvées, vous pouvez les lire sur le Facebook de Salut, Bonjour!. Mais on aimerait aussi voir ou lire vos découvertes.
Et qu'avez-vous trouvé dans les sacs de récolte de vos enfants?
Voici les "découvertes" étranges. Vous trouvez que c'est profiteur ou astucieux de donner des cartes d'affaires, des produits ou des offres dans le sac des enfants?
On a hâte de vous entendre.

Source: Salut, Bonjour!
Source: Salut, Bonjour!
Source: une lectrice
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Halloween
jeudi 31 octobre 2013
L'Halloween pour les stressées
Ouf!
Et
si on simplifiait ça au maximum. Une seule règle : « arrêtez de
stresser immédiatement et mangez tous les bonbons sans vous poser de question! » Plus on stresse, moins on s’amuse! Plus on
capote sur le fait que les enfants mangent des bonbons, plus ils veulent en
manger! Plus on limite, plus ils en veulent! Plus on en mange avec eux, moins
ils en ont, plus la réserve baisse vite (notre solution préférée!). Bref,
interdit de stresser avec l’Halloween… même si on annonce de la pluie! Alors,
on arrête de chigner et on se dit qu’on va passer une Halloween cool quand
même! (autrement, qui va chigner aussi? Les enfants!!) Il suffit d’avoir un
plan B! Si la pluie tombe ce soir à l’heure où on est supposé sortir, on se
costume, on se commande de la bouffe et on promet un truc aux enfants: 1) On n’ouvre à personne et on mange les bonbons qu’on devait donner (tant pis pour vous si vous aviez songé donner des bonbons cheap ou... des bouteilles d'eau!)
2) demain, on va aller à la pharmacie avec eux et on va se choisir chacun nos meilleurs bonbons… à 50% de rabais, en plus! Du même coup, on ne sera pas pognés avec des bonbons poches.
Bref, y’a moyen de trouver son compte et de rendre des enfants heureux même s’il pleut alors ne paniquez pas avec la météo! Et amusez-vous! C’est LA fête pour ça… et en plus, il n’y a pas de belle-sœur fatiguante, d’oncle saoul ou de cousine parfaite à endurer…
lundi 28 octobre 2013
Biberon = bébés moins braillards?
Les bébés allaités seraient moins souriants, auraient plus de difficultés à s'endormir et pleureraient plus que ceux qui prennent le biberon. Vrai ou faux? On ne sait pas trop. Mais c'est ce qui ressort d'une autre étude qui avance qu'un bébé au biberon mange plus, donc trouverait plus de réconfort.
C'est sûrement n'importe quoi! Comme la plupart des études (une autre que j'ai adoré: Manger des ailes de poulet durant la grossesse influencerait - négativement - le pénis du bébé).
Je voulais surtout parler des bébés qui braillent. En jasant avec des amies dernièrement, on est venu à la conclusion que le son d'un bébé qui pleure ou qui hurle... eh ben, ça nous tapait un peu sur les nerfs. Pas au point de vouloir interdire les enfants des restos, des avions ou des lieux publics (quand même!), mais reste qu'on est plus capable de ce bruit d'ambiance... dans nos maisons. On s'est dit qu'on devait être comme le contraire du tic tac de l'horloge biologique. C'est le signe que tu ne veux plus d'enfants et que tu as vraiment tourné la page.
Et celles qui sont rendues là , qu'est-ce qui a été le déclic qui vous a fait dire que vous ne vouliez plus d'autres enfants?
C'est sûrement n'importe quoi! Comme la plupart des études (une autre que j'ai adoré: Manger des ailes de poulet durant la grossesse influencerait - négativement - le pénis du bébé).
Je voulais surtout parler des bébés qui braillent. En jasant avec des amies dernièrement, on est venu à la conclusion que le son d'un bébé qui pleure ou qui hurle... eh ben, ça nous tapait un peu sur les nerfs. Pas au point de vouloir interdire les enfants des restos, des avions ou des lieux publics (quand même!), mais reste qu'on est plus capable de ce bruit d'ambiance... dans nos maisons. On s'est dit qu'on devait être comme le contraire du tic tac de l'horloge biologique. C'est le signe que tu ne veux plus d'enfants et que tu as vraiment tourné la page.
Et celles qui sont rendues là , qu'est-ce qui a été le déclic qui vous a fait dire que vous ne vouliez plus d'autres enfants?
jeudi 24 octobre 2013
Les enfants, la religion et la manipulation!
Regardez ce vidéo intitulé Obéis à Jéhovah. Attention: malaise...
D'abord, la manipulation des enfants à propos de la religion est bouleversante. Un enfant, ça croit les parents. Que les parents disent n'importe quoi (ou son contraire!). Et puis, juste la façon dont la mère prononce le mot "Satan" est assez terrifiante pour que les enfants fassent des cauchemars.
Et le pire, c'est qu'il y a plein d'autres vidéos semblables...
Ce n'est que de la fiction? Hum, pas vraiment. On peut lire le livre de Jean Sébastien Lozeau Réveillez-moi! - Une enfance chez les témoins de Jéhovah (publié chez VLB éditeur). Une enfance volée. Parce qu'il a dû troquer son bâton de hockey pour une bible et son chandail du Canadien pour une cravate et partir faire du porte à porte.
La religion et les enfants, les jouets à l'index, les idéologies des parents, la non-liberté, la soumission à un Dieu et ses idées, la manipulation, la démonstration flagrante qu'on peut faire croire n'importe quoi à un enfant... ça aussi, c'est assez pour qu'on fasse des cauchemars, non?
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Angoisses maternelles; A-U-S-E-C-O-U-R-S
lundi 21 octobre 2013
En perte de vitesse
La pré-adolescence a happé mes enfants d'une façon dont je ne m'attendais pas. Ils ont tous été atteints en même temps d'un ralentissement généralisé.
Ils sont lents, lents, lents depuis quelque temps. C'est rendu exaspérant.
Préparer son déjeuner: alors que ça roulait sur des roulettes par les années passées, c'est devenu une tâche complexe. D'abord le choix du déjeuner, puis l'exécution. Ils semblent hypnotisés par le grille-pain donc incapables de se verser un verre de lait pendant que la toast grille. Quand je leur rappelle qu'ils pourraient en profiter pour gagner quelques secondes en faisant ces 2 étapes simultanément, ils me regardent avec des grands yeux comme si je venais de leur apprendre que finalement, la terre est plate. Et, le temps que la toast soit prête, ils n'ont pas encore rejoint le frigo.
Prendre sa douche: alors qu'il fallait compter un 5-10 minutes avant cette année, la douche ne se termine plus sans un jet d'eau froide -gracieuseté d'un parent à boutte qui a décidé de laver la vaisselle anyway. Avant, lancer une alerte de type «y'aura plus d'eau chaude!» fonctionnait allégrement. Maintenant, les paroles ne suffisent plus, il faut de l'eau froide. Mais attention, ce n'est pas parce que l'eau a arrêté de couler que la douche est terminée! Entre la fermeture du robinet et l'ouverture de la porte, comptez au moins 15 minutes. Alors 3x30 minutes, ça nous donne 1h30 de douche chaque soir!
Sortir de l'auto: impossible de sortir de la fourgonnette sans s'obstiner. Lolo et Momo partagent malheureusement la banquette du fond et ils sont incapables de s'en extirper rapidement. La voiture est stationnée, je suis sortie et ils ont encore leur ceinture et ne semblent pas avoir réalisé que nous sommes arrivés, trop pris par leur sujet d'obstination du jour. Et encore, ils n'ont pas entrepris les manoeuvres d'extraction du véhicule combinées à l'appropriation du sac à dos + boite à lunch, qui peut prendre de longues minutes (parfois, Lolo reste debout dans la fourgonnette et termine sa conversation!) Sors!!!!!!!!!!!!
Marcher de la voiture à l'école: s'ils marchaient de la maison à l'école, ça leur prendrait bien une heure car ils s'arrêteraient bien à chaque coin de rue pour mettre toutes leurs énergies à s'obstiner avant de reprendre leur chemin, jusqu'au prochain coin de rue. Le matin, nous avions l'habitude de les laisser à l'école et de les regarder aller jusqu'à ce qu'ils franchissent la porte du service de garde. Sauf que maintenant, les 40 pas qui nous séparent me feraient rater mon train si je les regardais jusqu'au bout avant de redémarrer. C'est loooong, ça niaise, ça se parle de son linge, ça s'arrête en chemin pour vérifier les cheveux ou les boutons de l'autre pendant qu'on hurle un discret «mais quessé qui font?!!» dans l'auto.
L'an dernier, tout ça se déroulait sans failles, comme une chorégraphie suivie à la minute près. Maintenant, on ne vit plus dans le même espace-temps. Comment les ramener à une vitesse normale? On ne va quand même pas recommencer à coller des collants sur leur calendrier et je REFUSE de leur donner 1$ par journée de rapidité. En tout cas, je résiste encore. Peut-être plus pour très longtemps après tout...
Ils sont lents, lents, lents depuis quelque temps. C'est rendu exaspérant.
Préparer son déjeuner: alors que ça roulait sur des roulettes par les années passées, c'est devenu une tâche complexe. D'abord le choix du déjeuner, puis l'exécution. Ils semblent hypnotisés par le grille-pain donc incapables de se verser un verre de lait pendant que la toast grille. Quand je leur rappelle qu'ils pourraient en profiter pour gagner quelques secondes en faisant ces 2 étapes simultanément, ils me regardent avec des grands yeux comme si je venais de leur apprendre que finalement, la terre est plate. Et, le temps que la toast soit prête, ils n'ont pas encore rejoint le frigo.
Prendre sa douche: alors qu'il fallait compter un 5-10 minutes avant cette année, la douche ne se termine plus sans un jet d'eau froide -gracieuseté d'un parent à boutte qui a décidé de laver la vaisselle anyway. Avant, lancer une alerte de type «y'aura plus d'eau chaude!» fonctionnait allégrement. Maintenant, les paroles ne suffisent plus, il faut de l'eau froide. Mais attention, ce n'est pas parce que l'eau a arrêté de couler que la douche est terminée! Entre la fermeture du robinet et l'ouverture de la porte, comptez au moins 15 minutes. Alors 3x30 minutes, ça nous donne 1h30 de douche chaque soir!
Sortir de l'auto: impossible de sortir de la fourgonnette sans s'obstiner. Lolo et Momo partagent malheureusement la banquette du fond et ils sont incapables de s'en extirper rapidement. La voiture est stationnée, je suis sortie et ils ont encore leur ceinture et ne semblent pas avoir réalisé que nous sommes arrivés, trop pris par leur sujet d'obstination du jour. Et encore, ils n'ont pas entrepris les manoeuvres d'extraction du véhicule combinées à l'appropriation du sac à dos + boite à lunch, qui peut prendre de longues minutes (parfois, Lolo reste debout dans la fourgonnette et termine sa conversation!) Sors!!!!!!!!!!!!
Marcher de la voiture à l'école: s'ils marchaient de la maison à l'école, ça leur prendrait bien une heure car ils s'arrêteraient bien à chaque coin de rue pour mettre toutes leurs énergies à s'obstiner avant de reprendre leur chemin, jusqu'au prochain coin de rue. Le matin, nous avions l'habitude de les laisser à l'école et de les regarder aller jusqu'à ce qu'ils franchissent la porte du service de garde. Sauf que maintenant, les 40 pas qui nous séparent me feraient rater mon train si je les regardais jusqu'au bout avant de redémarrer. C'est loooong, ça niaise, ça se parle de son linge, ça s'arrête en chemin pour vérifier les cheveux ou les boutons de l'autre pendant qu'on hurle un discret «mais quessé qui font?!!» dans l'auto.
L'an dernier, tout ça se déroulait sans failles, comme une chorégraphie suivie à la minute près. Maintenant, on ne vit plus dans le même espace-temps. Comment les ramener à une vitesse normale? On ne va quand même pas recommencer à coller des collants sur leur calendrier et je REFUSE de leur donner 1$ par journée de rapidité. En tout cas, je résiste encore. Peut-être plus pour très longtemps après tout...
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Petits (z)imparfaits
jeudi 17 octobre 2013
Inspirante ou show off?
La dame fière de ses abdos ci-haut s'est attirée les foudres sur Facebook, son message ayant été perçu de manière trop «négative», selon ses dires.
Ce n'est pas sa top shape exhibée que cette phrase qui m'exaspère:
«Quelle est votre excuse?»
Difficile de ne pas y voir une attaque à toutes celles qui n'ont pas réussi à éliminer leur petit mou post-grossesse alors qu'ELLE a retrouvé une forme d'enfer 8 mois après une 3e grossesse (les mères porteuses, c'est plus fréquent qu'on le croit mais bon... il parait que c'est plutôt le fruit d'un entraînement intensif...)
C'est précisément ce qui m'énerve avec tous ces ultra-enthousiastes de la forme physique: ils ont nécessairement besoin d'étaler leurs exploits sur la place publique. Comme si le nombre d'heures passées au gym ou les kilomètres courus avaient moins de valeur s'ils gardaient cette information pour eux. Alors pour qui s'entraînent-ils: pour eux ou pour les autres?
À en croire les médias, les magazines féminins, les blogues, les statuts Facebook ou les tweets qui croisent ma route dans une journée, je suis assurément la SEULE à ne pas «courir».
Eh ben... Il en faut bien une!
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Imparfaitement soi-même
lundi 14 octobre 2013
Mettre notre switch à off
Arrivez-vous à mettre votre switch à off? Votre hamster intérieur?
J'y arrive... difficilement! J'ai toujours mille trucs en tête. Des idées qui spinnent. Des projets emballants qui font en sorte que j'ai hâte à tel jour, tel semaine, tel mois.J'ai toujours une liste dans ma sacoche. Je photographie des portions de revue, le titre d'un livre, etc. Rarement, je ne fais qu'une chose à la fois. Je sais, je sais, les études disent que c'est contre-productif... mais je m'en fous! Suis incapable de faire autrement. C'est tout simplement plus fort que moi, je pense, je projette, j'organise, je planifie, je créé. C'est sûrement inné. Depuis que je suis toute petite que je fais ça. Je regardais la télé en faisant mes devoirs tout en parlant au téléphone (eh oui!). Et j'aime ça. Vraiment. Quand je n'ai pas un projet ou une idée, je me sens «vide». Je tourne en rond.
Mais parfois, je l'avoue, j'ai besoin de mettre mon cerveau à off. Vraiment. Parce qu'il surchauffe, solide.
Mon meilleur truc? Une émission niaiseuse à la télé. Un truc complètement vide-cerveau. Idéalement, quelque chose de complètement épais. Des exemples : C'est incroyable! à Canal D (en fait presque toute leur programmation avec des reconstitutions d'histoires de simili-horreur), Allume-moi! à V, Les super radins à Canal Vie et ma meilleure qui a vécu qu'une seule saison: Opération Séduction à V. Ces émissions me permettent totalement de mettre ma switch à off et d'arrêter de penser. Je me surprends à être là devant la télé à regarder ces trucs, disons-le, hallucinantes dans le sens «Ça se peux-tu que des gens aillent dire/faire des choses comme ça à la télé?», mais plus les minutes passent, plus je sens que mon cerveau respire et se relâche. Dieu que ça fait du bien! J'en ai besoin. Vraiment. Une fois par semaine, je m'éffouère (parce qu'on ne fait pas juste s'asseoir!) devant la télé et je reste scotchée à la télé. Sans aucune culpabilité.
Et vous? Quelle est votre émission pour mettre votre switch à off? Ou que faites-vous d'autres pour y arriver?
J'y arrive... difficilement! J'ai toujours mille trucs en tête. Des idées qui spinnent. Des projets emballants qui font en sorte que j'ai hâte à tel jour, tel semaine, tel mois.J'ai toujours une liste dans ma sacoche. Je photographie des portions de revue, le titre d'un livre, etc. Rarement, je ne fais qu'une chose à la fois. Je sais, je sais, les études disent que c'est contre-productif... mais je m'en fous! Suis incapable de faire autrement. C'est tout simplement plus fort que moi, je pense, je projette, j'organise, je planifie, je créé. C'est sûrement inné. Depuis que je suis toute petite que je fais ça. Je regardais la télé en faisant mes devoirs tout en parlant au téléphone (eh oui!). Et j'aime ça. Vraiment. Quand je n'ai pas un projet ou une idée, je me sens «vide». Je tourne en rond.
Mais parfois, je l'avoue, j'ai besoin de mettre mon cerveau à off. Vraiment. Parce qu'il surchauffe, solide.
Mon meilleur truc? Une émission niaiseuse à la télé. Un truc complètement vide-cerveau. Idéalement, quelque chose de complètement épais. Des exemples : C'est incroyable! à Canal D (en fait presque toute leur programmation avec des reconstitutions d'histoires de simili-horreur), Allume-moi! à V, Les super radins à Canal Vie et ma meilleure qui a vécu qu'une seule saison: Opération Séduction à V. Ces émissions me permettent totalement de mettre ma switch à off et d'arrêter de penser. Je me surprends à être là devant la télé à regarder ces trucs, disons-le, hallucinantes dans le sens «Ça se peux-tu que des gens aillent dire/faire des choses comme ça à la télé?», mais plus les minutes passent, plus je sens que mon cerveau respire et se relâche. Dieu que ça fait du bien! J'en ai besoin. Vraiment. Une fois par semaine, je m'éffouère (parce qu'on ne fait pas juste s'asseoir!) devant la télé et je reste scotchée à la télé. Sans aucune culpabilité.
Et vous? Quelle est votre émission pour mettre votre switch à off? Ou que faites-vous d'autres pour y arriver?
jeudi 10 octobre 2013
Jeux de mains
Aujourd'hui, je m'adresse aux parents de filles (car les gars résistent à la contamination).
Vos filles sont-elles atteintes de la pathologie des jeux de mains? Sont-elles toujours en train de se taper dans les mains de plus en plus vite, de jouer à Si Si Mayonnaise et autres comptines de ce genre accompagnées d'un savant mouvement de mains?
Vos filles sont-elles incapables de rester debout devant une table s'en s'emparer d'un verre et de faire la ''chorégraphie manuelle'' de Cups ?
Peuvent-elles survivre plus de 2 minutes dans la file d'attente de la caisse de l'épicerie sans faire un jeu de mains dans le vide avec une table ou une amie imaginaire?
Docteur, mes filles sont atteintes de ce mal, et Momo est particulièrement infectée. Elle est toujours en train de se taper dans les mains et ne peut plus vider le lave-vaisselle sans faire la mautadite chorégraphie de Cups avec les verre de plastique avant de les ranger dans l'armoire (si bien que je n'utilise plus que des verres en vitre pour que ceux en plastique disparaissent du lave-vaisselle).
Elle se plaint de manquer de temps pour faire ses devoirs ou étudier l'Acte de Québec et ses notes d'Univers social, mais si on comptabilisait toutes les minutes passées à se taper dans les mains, elle viendrait sans doute de gagner une journée.
Comment la soigner, docteur? Lui faire jouer avec des menottes et oups! perdre la clé? Coller ses mains ensemble pendant la nuit? Lui donner du linge à plier chaque fois qu'elle a les mains vides? Toutes ces solutions me tentent... mais je vais plutôt prendre 2 Tylenol, et attendre que ça passe.
Vos filles sont-elles atteintes de la pathologie des jeux de mains? Sont-elles toujours en train de se taper dans les mains de plus en plus vite, de jouer à Si Si Mayonnaise et autres comptines de ce genre accompagnées d'un savant mouvement de mains?
Vos filles sont-elles incapables de rester debout devant une table s'en s'emparer d'un verre et de faire la ''chorégraphie manuelle'' de Cups ?
Peuvent-elles survivre plus de 2 minutes dans la file d'attente de la caisse de l'épicerie sans faire un jeu de mains dans le vide avec une table ou une amie imaginaire?
Docteur, mes filles sont atteintes de ce mal, et Momo est particulièrement infectée. Elle est toujours en train de se taper dans les mains et ne peut plus vider le lave-vaisselle sans faire la mautadite chorégraphie de Cups avec les verre de plastique avant de les ranger dans l'armoire (si bien que je n'utilise plus que des verres en vitre pour que ceux en plastique disparaissent du lave-vaisselle).
Elle se plaint de manquer de temps pour faire ses devoirs ou étudier l'Acte de Québec et ses notes d'Univers social, mais si on comptabilisait toutes les minutes passées à se taper dans les mains, elle viendrait sans doute de gagner une journée.
Comment la soigner, docteur? Lui faire jouer avec des menottes et oups! perdre la clé? Coller ses mains ensemble pendant la nuit? Lui donner du linge à plier chaque fois qu'elle a les mains vides? Toutes ces solutions me tentent... mais je vais plutôt prendre 2 Tylenol, et attendre que ça passe.
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Angoisses maternelles; Petits (z)imparfaits
lundi 7 octobre 2013
Sein-bole ?
Une lectrice nous a fait parvenir cette photo prise samedi au Salon du bébé Lactéa à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Eh oui! Des tuques en forme de sein avec le mamelon sur le dessus de la tête. Parait-il que même des papas (!!!!!) se promenaient avec cette tuque vendue là-bas au coût de 10$. Tout de même étonnant!
Vous, vous en pensez quoi? En achèteriez-vous? Vous la feriez porter à vos enfants?
Et je rappelle: on jase, là.
Eh oui! Des tuques en forme de sein avec le mamelon sur le dessus de la tête. Parait-il que même des papas (!!!!!) se promenaient avec cette tuque vendue là-bas au coût de 10$. Tout de même étonnant!
Vous, vous en pensez quoi? En achèteriez-vous? Vous la feriez porter à vos enfants?
Et je rappelle: on jase, là.
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Gadgets superflus,
Nos antennes
jeudi 3 octobre 2013
De moins en moins indispensables
Vous croyez-vous indispensable? À quoi? Pourquoi?
Si vous partiez quelques jours, seriez-vous du genre à préparer les repas? Sortir le linge des enfants? Appeler dix fois pour savoir s'ils ont mangé? Si les enfants sont bien? S'ils se sont brossé les dents?
Êtes-vous celle qui gère, qui court aux rendez-vous, qui tient les comptes, qui paie les factures, qui prépare les repas, qui brosse les cheveux, qui court au coiffeur, qui fait le taxi et qui organise les fêtes?
Vous le faites pourquoi? Vous êtes vraiment LA seule qui peut le faire? Vous avez partagé les tâches?
Cette semaine, j'ai eu un vilain rhume. Du genre que la moitié de mon cerveau était dans la brume. Du genre que je dormais avec ma boîte de Kleenex, mon pot de Vicks, un verre d'eau sur ma table de chevet et une débarbouillette humide sur le front (en alternance avec un sac magique bien chaud!). Bref, j'étais assez KO.
Et du fond de mon lit, j'ai compris que j'étais de moins en moins indispensable. Pour l'une des rares fois, ça ne m'a pas fait un pincement au coeur.
C'est vrai! Comprendre qu'on n'est pas indispensable - du moins en entier! - à notre enfant n'est pas toujours facile à prendre. La première fois où je me suis fait dire par MissLulus que ce n'était pas nécessaire qu'on la reconduire au coin de l'autobus, j'ai compris qu'on venait de franchir une étape. Quand JeuneHomme annonce fièrement qu'il s'en va prendre sa douche et qu'il n'a plus besoin de nous pour lui sortir ses trucs, aussi.
Cette semaine, j'ai vu la maisonnée rouler très bien sans moi. Les enfants ont préparé leur lunch. Les repas se sont fait sous l'initiative de mon Zamoureux, le lavage aussi, les douches, les devoirs, aussi. Les enfants se sont rappelés qu'ils allaient chez leur père mardi soir et se sont mis une note dans leur agenda pour ne pas oublier. En dehors de moi, on a planifié la visite de l'école secondaire de MissLulus (avec leur père!) et le magasinage du costume d'Halloween (avec Zamoureux!).
Ça ne veut pas dire que je vais lâcher ce que je fais ou que je vais baisser les bras. Mais cet état enrhumé m'a fait réaliser que je pouvais donner du lousse. Arrêter de me mettre le nez partout. MissLulus veut transformer sa chambre. J'ai mille idées pour elle, presqu'autant de suggestions et de trucs qui commencent par «Selon moi, ce serait mieux de...», mais j'ai décidé de me taire.C'est SA chambre. Je vais lui donner du lousse. C'est un domaine où je n'ai pas à être là.
Avant, j'avais de la misère à ne pas m'impliquer, là je comprends que je peux laisser aller. Peu à peu et que c'est beeeeeen correct! Personne n'est traumatisé. Personne ne se sent mal.
En ces temps où on parle énormément de la conciliation travail-famille, est-ce que la propension toute féminine de se croire indispensable - partout! - n'est pas en train de nous couler? Si on se sentait moins indispensables ou on ciblait mieux nos champs où on doit vraiment intervenir, est-ce qu'on n'y arriverait pas mieux? Arrêter de prendre ceux qui entourent nos enfants - père, beau-père, grand-parent, gardienne, etc - comme étant incapable de s'en occuper. Surtout que pour la plupart, on les a choisis pour cette aventure. Je ne dis pas de se désengager complètement et de s'en crisser, je dis d'arrêter de croire que sans nous le monde ne tournera pas rond. Il tournera quand même... Nous, les mères, ne sommes pas indispensables dans la vie de nos enfants. Nous sommes un morceau indispensable de leur vie. Il y a une différence, je crois. Une petite, mais indispensable différence.
Si vous partiez quelques jours, seriez-vous du genre à préparer les repas? Sortir le linge des enfants? Appeler dix fois pour savoir s'ils ont mangé? Si les enfants sont bien? S'ils se sont brossé les dents?
Êtes-vous celle qui gère, qui court aux rendez-vous, qui tient les comptes, qui paie les factures, qui prépare les repas, qui brosse les cheveux, qui court au coiffeur, qui fait le taxi et qui organise les fêtes?
Vous le faites pourquoi? Vous êtes vraiment LA seule qui peut le faire? Vous avez partagé les tâches?
Cette semaine, j'ai eu un vilain rhume. Du genre que la moitié de mon cerveau était dans la brume. Du genre que je dormais avec ma boîte de Kleenex, mon pot de Vicks, un verre d'eau sur ma table de chevet et une débarbouillette humide sur le front (en alternance avec un sac magique bien chaud!). Bref, j'étais assez KO.
Et du fond de mon lit, j'ai compris que j'étais de moins en moins indispensable. Pour l'une des rares fois, ça ne m'a pas fait un pincement au coeur.
C'est vrai! Comprendre qu'on n'est pas indispensable - du moins en entier! - à notre enfant n'est pas toujours facile à prendre. La première fois où je me suis fait dire par MissLulus que ce n'était pas nécessaire qu'on la reconduire au coin de l'autobus, j'ai compris qu'on venait de franchir une étape. Quand JeuneHomme annonce fièrement qu'il s'en va prendre sa douche et qu'il n'a plus besoin de nous pour lui sortir ses trucs, aussi.
Cette semaine, j'ai vu la maisonnée rouler très bien sans moi. Les enfants ont préparé leur lunch. Les repas se sont fait sous l'initiative de mon Zamoureux, le lavage aussi, les douches, les devoirs, aussi. Les enfants se sont rappelés qu'ils allaient chez leur père mardi soir et se sont mis une note dans leur agenda pour ne pas oublier. En dehors de moi, on a planifié la visite de l'école secondaire de MissLulus (avec leur père!) et le magasinage du costume d'Halloween (avec Zamoureux!).
Ça ne veut pas dire que je vais lâcher ce que je fais ou que je vais baisser les bras. Mais cet état enrhumé m'a fait réaliser que je pouvais donner du lousse. Arrêter de me mettre le nez partout. MissLulus veut transformer sa chambre. J'ai mille idées pour elle, presqu'autant de suggestions et de trucs qui commencent par «Selon moi, ce serait mieux de...», mais j'ai décidé de me taire.C'est SA chambre. Je vais lui donner du lousse. C'est un domaine où je n'ai pas à être là.
Avant, j'avais de la misère à ne pas m'impliquer, là je comprends que je peux laisser aller. Peu à peu et que c'est beeeeeen correct! Personne n'est traumatisé. Personne ne se sent mal.
En ces temps où on parle énormément de la conciliation travail-famille, est-ce que la propension toute féminine de se croire indispensable - partout! - n'est pas en train de nous couler? Si on se sentait moins indispensables ou on ciblait mieux nos champs où on doit vraiment intervenir, est-ce qu'on n'y arriverait pas mieux? Arrêter de prendre ceux qui entourent nos enfants - père, beau-père, grand-parent, gardienne, etc - comme étant incapable de s'en occuper. Surtout que pour la plupart, on les a choisis pour cette aventure. Je ne dis pas de se désengager complètement et de s'en crisser, je dis d'arrêter de croire que sans nous le monde ne tournera pas rond. Il tournera quand même... Nous, les mères, ne sommes pas indispensables dans la vie de nos enfants. Nous sommes un morceau indispensable de leur vie. Il y a une différence, je crois. Une petite, mais indispensable différence.
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Angoisses maternelles
lundi 30 septembre 2013
Puberté: 1; Estime de soi: 0
La puberté a frappé Lili de plein fouet. L'espace d'un été, elle est passé de jeune fille à jeune femme. Et ne veut surtout pas en parler. En fait, elle en parle mais sous le couvert d'acronymes (un soutien-gorge est un «s-g») ou d'onomatopées (les seins sont des «hou-hou»). J'aime beau employer les vrais mots, aborder le sujet avec elle, elle s'entête. Je la trouve souvent en train de lire son livre Être une fille (excellent d'ailleurs!). Donc le sujet la préoccupe même si elle ne veut pas en parler. Même pas à moi, sa mère...
J'ai donc eu un point dans le dos quand j'ai reçu ce communiqué de Dove et lu que «90 % des jeunes Québécoises affirment que leurs mères/mentors peuvent les aider à se sentir plus à l'aise vis-à-vis de leur corps». Je fais donc partie du 10%. Ayoye.
Heureusement, Dove a lancé une nouvelle campagne pour stimuler la conversation entre les mères, les mentors et les filles sur les questions d'image corporelle, avant qu'il ne soit trop tard. Ce petit bout de phrase a flashé en couleur fluo devant mes yeux. Mais ce qui est de plus génial c'est que Dove propose un nouvel outil, disponible en ligne, pour amorcer la conversation. On a passé notre samedi matin là-dessus et, franchement, je crois que ça portera fruit.
Même si la campagne porte essentiellement sur l'abandon d'une activité en raison d'une piètre estime de soi (6 filles sur 10 ont cessé de pratiquer des sports ou des activités qui pourraient jouer un rôle important dans leur développement futur, parce qu'elles n'aiment pas leur apparence. Plus triste encore: au Québec, neuf filles sur 10 disent que ces activités leur permettent d'apprendre de nouvelles habiletés, de se faire de nouveaux amis, de stimuler leur confiance en soi et de les aider à se sentir mieux dans leur peau. Bref, voilà tout ce qu'elles ratent en abandonnant leurs activités), le document aborde les transformations physiques, la perception de l'image corporelle et, surtout, on y propose des solutions et un plan d'action. Pas juste du bla-bla.
En une petite heure de discussion (j'y vais par petites doses), j'ai pu apprendre que la seule partie du corps que ma belle Lili aimait était ses cheveux (on a du chemin à faire!) et qu'elle déteste aller chez le coiffeur parce «qu'il y a trop de miroirs et je suis obligée de me regarder dedans». (ayoye) Ses pieds? Trop petits! Ses yeux? «Franchement, je porte des lunettes! Ses bras? Trop minces! Son nez? «Ben là, un nez, c'est jamais beau!»
On a donc suivi les étapes du programme en complétant des phrases de manière positive et en choisissant des moyens d'action parmi ceux proposés pour améliorer son appréciation corporelle. D'abord, prendre soin de son corps, en appliquant de la crème pour le corps en sortant de la douche, par exemple. Elle déteste le maquillage, les produits de beauté et tous les «trucs de filles», mais nous sommes allées choisir ensemble sa crème à la pharmacie. Elle a aussi accepté de se regarder chaque jour dans le miroir et de souligner une belle chose qu'elle y voit et de la noter dans son journal. Et nous allons créer ensemble un album inspirant, où elle collera des modèles de beauté féminins qu'elle apprécie, des pensées positives, des citations inspirantes et des souvenirs et photos de ses exploits personnels. Un album qu'elle pourra consulter quand elle se sent moche&poche et qui nous permettra de discuter de l'apparence physique et de la féminité sans trop focusser sur elle.
On a d'ailleurs commencé à faire la liste de ses exploits. Elle a commencé par «j'en n'ai même pas!» pour finir avec une longue liste (et un grand sourire) et plein de photos à retrouver dans l'ordi.
Les années précédentes, je trouvais le projet Dove pour l'estime de soi rafraichissant, mais cette année, il m'a atteint droit au coeur. Je sens que l'adolescence va être une longue traversée avec Lili mais déjà, ces outils nous mettent sur la bonne piste. Avant qu'il ne soit trop tard.
Et, franchement, on ne se tanne pas de revoir la vidéo Dove Evolution, non?
J'ai donc eu un point dans le dos quand j'ai reçu ce communiqué de Dove et lu que «90 % des jeunes Québécoises affirment que leurs mères/mentors peuvent les aider à se sentir plus à l'aise vis-à-vis de leur corps». Je fais donc partie du 10%. Ayoye.
Heureusement, Dove a lancé une nouvelle campagne pour stimuler la conversation entre les mères, les mentors et les filles sur les questions d'image corporelle, avant qu'il ne soit trop tard. Ce petit bout de phrase a flashé en couleur fluo devant mes yeux. Mais ce qui est de plus génial c'est que Dove propose un nouvel outil, disponible en ligne, pour amorcer la conversation. On a passé notre samedi matin là-dessus et, franchement, je crois que ça portera fruit.
Même si la campagne porte essentiellement sur l'abandon d'une activité en raison d'une piètre estime de soi (6 filles sur 10 ont cessé de pratiquer des sports ou des activités qui pourraient jouer un rôle important dans leur développement futur, parce qu'elles n'aiment pas leur apparence. Plus triste encore: au Québec, neuf filles sur 10 disent que ces activités leur permettent d'apprendre de nouvelles habiletés, de se faire de nouveaux amis, de stimuler leur confiance en soi et de les aider à se sentir mieux dans leur peau. Bref, voilà tout ce qu'elles ratent en abandonnant leurs activités), le document aborde les transformations physiques, la perception de l'image corporelle et, surtout, on y propose des solutions et un plan d'action. Pas juste du bla-bla.
En une petite heure de discussion (j'y vais par petites doses), j'ai pu apprendre que la seule partie du corps que ma belle Lili aimait était ses cheveux (on a du chemin à faire!) et qu'elle déteste aller chez le coiffeur parce «qu'il y a trop de miroirs et je suis obligée de me regarder dedans». (ayoye) Ses pieds? Trop petits! Ses yeux? «Franchement, je porte des lunettes! Ses bras? Trop minces! Son nez? «Ben là, un nez, c'est jamais beau!»
On a donc suivi les étapes du programme en complétant des phrases de manière positive et en choisissant des moyens d'action parmi ceux proposés pour améliorer son appréciation corporelle. D'abord, prendre soin de son corps, en appliquant de la crème pour le corps en sortant de la douche, par exemple. Elle déteste le maquillage, les produits de beauté et tous les «trucs de filles», mais nous sommes allées choisir ensemble sa crème à la pharmacie. Elle a aussi accepté de se regarder chaque jour dans le miroir et de souligner une belle chose qu'elle y voit et de la noter dans son journal. Et nous allons créer ensemble un album inspirant, où elle collera des modèles de beauté féminins qu'elle apprécie, des pensées positives, des citations inspirantes et des souvenirs et photos de ses exploits personnels. Un album qu'elle pourra consulter quand elle se sent moche&poche et qui nous permettra de discuter de l'apparence physique et de la féminité sans trop focusser sur elle.
On a d'ailleurs commencé à faire la liste de ses exploits. Elle a commencé par «j'en n'ai même pas!» pour finir avec une longue liste (et un grand sourire) et plein de photos à retrouver dans l'ordi.
Les années précédentes, je trouvais le projet Dove pour l'estime de soi rafraichissant, mais cette année, il m'a atteint droit au coeur. Je sens que l'adolescence va être une longue traversée avec Lili mais déjà, ces outils nous mettent sur la bonne piste. Avant qu'il ne soit trop tard.
Et, franchement, on ne se tanne pas de revoir la vidéo Dove Evolution, non?
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Petits (z)imparfaits
jeudi 26 septembre 2013
La vie, c’est un peu courir après le trouble!
Je n'ai jamais rien compris à ça mais ma mère a toujours une bonne journée quand... il ne s'est rien passé. Souvent, notre petite conversation quotidienne s'amorce comme ça:
«Tu a eu une bonne journée?»
- Oui!
«Qu'est-ce qui s'est passé?»
- Rien de spécial.
Ma mère aime que «rien de spécial» se passe dans une journée. Elle a toujours été comme ça et gère mal les imprévus. Moi, c'est tout le contraire, je carbure aux nouveaux projets, à tout ce qui peut mettre du piquant dans la routine, à ce qui rebrasse les cartes et change la donne.
Bon... des fois, j'aimerais qu'il ne se passe rien de spécial. Mais ça ne dure pas longtemps. Après 15 minutes, je suis tannée.
Bien sûr, c'est pas extraordinaire et excitant tous les jours mais j'essaie toujours d'avoir un projet familial ou personnel en cours, quelque chose qui nous sortira de l'ordinaire le weekend suivant ou des plans à plus long terme. L'an dernier, on a planifié et fait trois voyages en famille. Ça nous a tenu en haleine toute l'année. Dernier projet en lice: l'arrivée imminente de notre chien Rufus (rappelez-vous, il y a un an, j'ai dit oui, et le projet a suivi son cours).
Une petite bête poilue qui va venir mettre encore plus de vie dans notre maisonnée survoltée. Excitant, non? Eh ben non, on dirait. Je ne compte plus le nombre de réactions négatives que nous avons eues à ce sujet et toutes comptaient le mot trouble:
«Vous cherchez le trouble!»
«Vous aller vous mettre dans le trouble!»
«Ça va être du trouble!»
«Toi, tu aimes ça le trouble!»
«Coudonc, tu cours après le trouble!»
Ce qui m'a emmené à penser que «se donner un peu de trouble», c'est peut-être un peu ça la vie, après tout!
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Plai(Z)irs
lundi 23 septembre 2013
85%? C'est pas assez! (et la folie des écoles secondaires!)
À la rencontre de parents dans la classe de MissLulus, j'ai eu envie d'aller faire un câlin à son professeur. Drette là au milieu de la rencontre. Au moment où elle disait, avec insistance, aux parents d'arrêter de capoter avec les notes de leurs enfants. Que ce n'était pas normal qu'elle gère des enfants qui pleuraient parce qu'ils avaient 80 ou 85%. Que ça n'avait pas d'allure. Elle a dit «Je sais que VOUS êtes énervés parce que VOUS voulez qu'ils aillent au privé l'an prochain....». Elle a longuement insisté sur les «vous» dans sa phrase en soutenant du regard la trentaine de parents présents.J'ai eu envie de crier «merci».
Bien sûr que c'est important, l'école. Je suis vraiment la première à le dire et à en parler à mes enfants. Je suis la première fatiguante à les reprendre ou à souligner leurs fautes. Je suis la première à encourager l'effort et tout. Mais la vie, c'est important aussi. Et il ne faut pas capoter. Ils sont au primaire. En 5e année. Et là, on leur met de la pression pour l'entrée au secondaire. On leur fait miroiter plein de programmes spéciaux et on se met à penser que si on ne fait pas le bon choix, leur vie totale va être scrap!
Parce que les parents ne carburent qu'aux notes et aux bulletins, sa professeur a pris soin de copier une citation de Stéphane Laporte au tableau: «Un bulletin, ce n'est pas seulement une façon de nous évaluer. Un bulletin, c'est aussi une façon de nous apprendre à nous assumer.» Elle nous a averti qu'elle faisait des dictées et des travaux, mais que pour le moment, elle ne les faisait pas signer par les parents pour ne pas que les enfants passent le weekend dans sa chambre à étudier (elle a spécifié qu'elle blaguait... mais on a senti que c'était à peine!).
Vraiment, j'ai eu l'impression (joyeuse!) qu'elle a calmé les parents pour qu'ils arrêtent de stresser leurs enfants avec leurs notes si importantes en 5e année pour "choisir" leur école secondaire. Ça m'a sonné une cloche. En lisant le dernier Châtelaine, dans l'article «Pourquoi les parents fuient l'école publique?», trois phrases m'ont fait capoter. Une mère admet avoir talonné son enfant toute l'année pour qu'il maintienne une moyenne d'au moins 75%... assez pour que «son pédiatre la sermonne au sujet de la pression qu'on met sur les enfants». Un peu plus loin, on apprend qu'elle a inscrit son fils à 5 séances de préparation aux tests d'admission, le samedi matin (!). Puis, le chat sort du sac à la toute fin de l'article. «Je voudrais qu'il réussisse là où j'ai échoué». Ahhhhhhhhhhh! C'est ça!
En tant que parents, on est en train de pousser peut-être trop nos enfants pour compenser un manque personnel. On les force à avoir de super notes en les enrôlant rapidement dans un engrenage de stress et de pression de performance. On le fait avec les meilleures intentions du monde, mais je pense qu'on a besoin de professeurs comme celle de MissLulus pour nous brasser un peu.
Ici, dans le grand Longueuil, il y a toute une bataille qui se joue entre les écoles privées et les écoles publiques qui offrent désormais une foule de programmes spécialisés spéciaux. Aux portes du gymnase durant la rencontre, des écoles avaient leur table pour nous expliquer leurs programmes. On aurait dit une foire... On a des soirs de visites des écoles et des rencontres d'information. C'est complètement fou! Je comprends qu'il faut bien choisir, mais faut aussi se calmer. Au secondaire, il n'y pas beaucoup de cours "spéciaux" ou à réelle option, le programme avec les matières obligatoires est déjà chargé. Mais on leur fait croire qu'ils choisissent déjà leur voie. Ce n'est pas parce que tu prends l'option «concentration théâtre» ou «musique» que tu ne feras des maths, du français, de la bio. On oublie de leur dire ça aussi! Des fois, je suis en train de me demander si on est en train de faire des demandes d'admission à l'université. Même pour le cégep, je ne me rappelle pas que ça a été aussi fou! MissLulus a 10 ans! Je ne savais même pas ce que je voulais vraiment faire à 18 ans après mon cégep et mes expériences de travail. MissLulus a 10 ans et on lui demande de choisir!
Encore dans sa classe, le vendredi après-midi, ils font une plénière de discussion sur les sujets qui les touchent. Le sujet qui revient le plus souvent? Le secondaire. Ça les stresse vraiment. C'est moi où ça ne devrait pas être une source d'anxiété pour eux? C'est juste une suite logique. C'est pas "si gros" que ça! On veut qu'ils réussissent à l'école ou on veut qu'ils aiment l'école? Les deux, bien sûr. Mais il faut d'abord qu'ils aiment l'école pour réussir. Et trop les pousser peut les mener à tout simplement les écoeurer de l'école.
Vraiment, je refuse d'entrer dans cette folie. Je n'ai pas l'impression d'abandonner ma fille et de ne pas lui donner toutes les chances. Je lui ai dit plusieurs fois que c'est à elle de faire de son passage à l'école, une réussite et une super expérience. Au primaire comme au secondaire! Ce n'est pas l'école où tu es qui fait que tu vas aimer ça ou que tu vas avoir des bonnes notes. C'est ce que tu y fais, ce que tu y apprends. C'est comment tu t'y impliques. Comment tu la vis. Il faut leur rappeler ça aussi. Et surtout leur dire que les notes, c'est pas tout dans la vie! (et se rappeler à soi-même si on stresse trop!). On ne veut pas qu'ils virent fou en 5e année, quand même!
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Échos d'école
jeudi 19 septembre 2013
Vive les pellicules!
On y avait échappé. Mais, la réalité nous a rattrapé.
Mes enfants ont eu des poux. Depuis le début de l'été, je me bats avec quelques petites bêtes (Dieu merci, elles n'évoluent qu'en duo pour le moment!) et des tenaces lentes.
J'en peux pu!
J'ai fait les shampoings prescrits (et les rappels), passé le peigne fin qui brise les cheveux, fait des concoctions d'eau vinaigrée avec thym bouilli, lavé les draps, les toutous, les doudous, les vêtements, etc. à l'eau chaude, acheté une trousse anti-poux à la pharmacie et aspergé de l'huile essentielle toute la maison. Ça marche. Mais ça revient. (parlez-moi pu de l'odeur de lavande... ça m'écoeure!).
Moi, depuis, ça me gratte.
Pire encore depuis que j'ai lu sur le site Fini les poux qu'«un pou vit 6 à 8 semaines et la femelle pond près de 300 œufs dans sa vie (les lentes), au rythme d'une dizaine par jour. Et en 10 jours, la lente devient un pou mature et est rapidement capable de pondre à son tour…» Pas besoin de grandes notions de mathématiques pour savoir que la prolifération est hallucinante.
Depuis, j'épluche les cheveux de mes enfants chaque soir qu'ils sont avec moi. Je suis une pro pour savoir si j'ai attrapé une lente ou une pellicule. C'est probablement quand les poux infestent la maison qu'on devient heureux de trouver une (si insignifiante!) pellicule!
Mais bon, les poux doivent être une épreuve de plus dans notre cheminement scolaire comme la gastro et la varicelle. Étrange, quand on avoue que nos enfants ont des poux, il y a encore des réactions légèrement archaïques. Beaucoup croient que les poux sont signes de malpropreté. Mais on a aussi des confessions rassurantes. MissLulus, n'en pouvant plus de son secret et ne sachant plus trop comment expliquer à ses amies pourquoi elle porte ses cheveux bien attachés, a confié à son amie qu'elle avait eu des poux. Étonnement: son amie lui a dit la même chose. Du coup, les deux filles ont dédramatisé le tout.
Mais quand même, je n'aime pas plus cette visite indésirable et je suis prête à entendre vos trucs questions de ne pas passer l'Halloween avec des petites bêtes. Parce que comptez bien, c'est dans 6 semaines!À moins que je ne me parte une nouvelle business: organisatrice de party de poux! Qu'en pensez-vous?
Mes enfants ont eu des poux. Depuis le début de l'été, je me bats avec quelques petites bêtes (Dieu merci, elles n'évoluent qu'en duo pour le moment!) et des tenaces lentes.
J'en peux pu!
J'ai fait les shampoings prescrits (et les rappels), passé le peigne fin qui brise les cheveux, fait des concoctions d'eau vinaigrée avec thym bouilli, lavé les draps, les toutous, les doudous, les vêtements, etc. à l'eau chaude, acheté une trousse anti-poux à la pharmacie et aspergé de l'huile essentielle toute la maison. Ça marche. Mais ça revient. (parlez-moi pu de l'odeur de lavande... ça m'écoeure!).
Moi, depuis, ça me gratte.
Pire encore depuis que j'ai lu sur le site Fini les poux qu'«un pou vit 6 à 8 semaines et la femelle pond près de 300 œufs dans sa vie (les lentes), au rythme d'une dizaine par jour. Et en 10 jours, la lente devient un pou mature et est rapidement capable de pondre à son tour…» Pas besoin de grandes notions de mathématiques pour savoir que la prolifération est hallucinante.
Depuis, j'épluche les cheveux de mes enfants chaque soir qu'ils sont avec moi. Je suis une pro pour savoir si j'ai attrapé une lente ou une pellicule. C'est probablement quand les poux infestent la maison qu'on devient heureux de trouver une (si insignifiante!) pellicule!
Mais bon, les poux doivent être une épreuve de plus dans notre cheminement scolaire comme la gastro et la varicelle. Étrange, quand on avoue que nos enfants ont des poux, il y a encore des réactions légèrement archaïques. Beaucoup croient que les poux sont signes de malpropreté. Mais on a aussi des confessions rassurantes. MissLulus, n'en pouvant plus de son secret et ne sachant plus trop comment expliquer à ses amies pourquoi elle porte ses cheveux bien attachés, a confié à son amie qu'elle avait eu des poux. Étonnement: son amie lui a dit la même chose. Du coup, les deux filles ont dédramatisé le tout.
Mais quand même, je n'aime pas plus cette visite indésirable et je suis prête à entendre vos trucs questions de ne pas passer l'Halloween avec des petites bêtes. Parce que comptez bien, c'est dans 6 semaines!À moins que je ne me parte une nouvelle business: organisatrice de party de poux! Qu'en pensez-vous?
lundi 16 septembre 2013
Le dur aprentissage de l'autonomie
Cette année, nous avons décidé d'être moins présents aux côtés des enfants pour tout ce qui a trait à l'école. Le secondaire s'en vient dans 2 ans, il me semble qu'il est temps (peut-être même un peu tard) pour prendre du recul et leur laisser gérer leurs affaires, en étant présents, bien sûr, mais pas autant qu'avant.
Exemple: pour la première fois de sa vie, Lolo a oublié ses vêtements d'éducation physique et il a eu une note à faire signer à l'agenda. Pourtant, le matin de l'édu, je lui avais dit: «t'a pas de l'édu aujourd'hui?» et obtenu un évasif «oui, oui!» , en voyant bien le sac d'édu traîner à côté du sac à dos. Les années précédentes, j'aurais mis le sac d'édu dans le sac à dos. Cette fois, mon intervention s'est limitée à ça, en tout connaissance de cause. «Vis avec les conséquences, mon homme!»
La semaine dernière, le même scénario s'est reproduit. Sauf qu'au lieu d'un «oui, oui», il s'est empressé d'aller mettre son sac d'édu dans son sac à dos en multipliant les «Fiou! Une chance que j'y ai pensé!». Éventuellement, j'espère obtenir la même réaction en ne prononçant que le mot «édu», puis un faussement banal «eh ben, c'est mercredi aujourd'hui...», plus rien du tout (je ne suis pas si optimiste, je vise ses 18 ans...).
Pareil avec les devoirs supervisés. Alors qu'avant j'arrêtais tout pour m'installer à la table et m'assurer qu'ils comprenaient et partaient dans le bon sens. Désormais, je fuis la période des devoirs, je m'occupe ailleurs. Si tu as des questions, viens me voir; si tu as des fautes, recommence. Bref, je fais la disponible pas trop disponible en espérant qu'un jour mon rôle ne se limite plus qu'à semer des idées, donner des pistes de solution ou des trucs d'organisation, faire de la correction et... les féliciter pour leur beau bulletin!
Exemple: pour la première fois de sa vie, Lolo a oublié ses vêtements d'éducation physique et il a eu une note à faire signer à l'agenda. Pourtant, le matin de l'édu, je lui avais dit: «t'a pas de l'édu aujourd'hui?» et obtenu un évasif «oui, oui!» , en voyant bien le sac d'édu traîner à côté du sac à dos. Les années précédentes, j'aurais mis le sac d'édu dans le sac à dos. Cette fois, mon intervention s'est limitée à ça, en tout connaissance de cause. «Vis avec les conséquences, mon homme!»
La semaine dernière, le même scénario s'est reproduit. Sauf qu'au lieu d'un «oui, oui», il s'est empressé d'aller mettre son sac d'édu dans son sac à dos en multipliant les «Fiou! Une chance que j'y ai pensé!». Éventuellement, j'espère obtenir la même réaction en ne prononçant que le mot «édu», puis un faussement banal «eh ben, c'est mercredi aujourd'hui...», plus rien du tout (je ne suis pas si optimiste, je vise ses 18 ans...).
Pareil avec les devoirs supervisés. Alors qu'avant j'arrêtais tout pour m'installer à la table et m'assurer qu'ils comprenaient et partaient dans le bon sens. Désormais, je fuis la période des devoirs, je m'occupe ailleurs. Si tu as des questions, viens me voir; si tu as des fautes, recommence. Bref, je fais la disponible pas trop disponible en espérant qu'un jour mon rôle ne se limite plus qu'à semer des idées, donner des pistes de solution ou des trucs d'organisation, faire de la correction et... les féliciter pour leur beau bulletin!
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jeudi 12 septembre 2013
Je n'ai pas de gun à colle chaude
Parfois, j’ai l’impression d’être une mauvaise mère pour des raisons futiles (c'est le propre de la femme de culpabiliser pour des raisons stupides, non?).
Ces temps-ci, la source de ma culpabilité est le fusil à colle chaude.
Je n'ai pas de gun à colle à chaude.
De nos jours, on dirait que c’est devenu un accessoire indispensable à toute mère qui se respecte et veut le meilleur pour ses enfants. Montages photos, scrapbooking, bricolage, déco DIY, cadeaux personnalisés, projets scolaires, la vie est ainsi faite qu’on ne peut s’en sortir sans gun à colle. En 2013, on peut vivre sans rouleau à pâte, sans broyeur à déchets, sans micro-ondes mais pas sans gun à colle chaude.
Pourtant, j’en n’ai toujours pas. Je pourrais m’en acheter un mais ce serait trop simple. Alors je résiste.
J’aime à penser que j’ai d’autres qualités et que je n’ai pas besoin de m’inventer un intérêt (inexistant) pour le gun à colle chaude pour être une aussi bonne mère que la voisine ou que toutes les mères full motivées qui semblent beaucoup plus excitées que moi lors des rencontres de parents du début d’année.
Clairement, cette semaine, je me sentais comme la SEULE MÈRE AU MONDE sans gun à colle chaude.
C'est que les projets prévus au calendrier scolaire de mes enfants semblent tous plus élaborés les uns que les autres et ça me m'enthousiame pas à ce point. Je comprends les avantages de l’apprentissage par projets mais je ne ressens pas le besoin de pousser des oh! et des ah!, ni de m’investir furieusement dans les projets scolaires de mes enfants parce que… ben, ce sont leurs projets, justement, pas les miens.
Et parce que le gun à colle chaude représente justement pour moi cette limite à ne pas franchir. Si ça ne tient pas avec de la colle blanche liquide, c'est peut-être un peu trop over the top comme présentation... Je veux m'impliquer au minimum manuellement dans les projets de mes enfants, quitte à ce qu'ils soient les plus laids de leur classe.
Mais au moins ce sera les leurs. Et non les miens. Watch out la maison de rêve...
Ces temps-ci, la source de ma culpabilité est le fusil à colle chaude.
Je n'ai pas de gun à colle à chaude.
De nos jours, on dirait que c’est devenu un accessoire indispensable à toute mère qui se respecte et veut le meilleur pour ses enfants. Montages photos, scrapbooking, bricolage, déco DIY, cadeaux personnalisés, projets scolaires, la vie est ainsi faite qu’on ne peut s’en sortir sans gun à colle. En 2013, on peut vivre sans rouleau à pâte, sans broyeur à déchets, sans micro-ondes mais pas sans gun à colle chaude.
Pourtant, j’en n’ai toujours pas. Je pourrais m’en acheter un mais ce serait trop simple. Alors je résiste.
J’aime à penser que j’ai d’autres qualités et que je n’ai pas besoin de m’inventer un intérêt (inexistant) pour le gun à colle chaude pour être une aussi bonne mère que la voisine ou que toutes les mères full motivées qui semblent beaucoup plus excitées que moi lors des rencontres de parents du début d’année.
Clairement, cette semaine, je me sentais comme la SEULE MÈRE AU MONDE sans gun à colle chaude.
C'est que les projets prévus au calendrier scolaire de mes enfants semblent tous plus élaborés les uns que les autres et ça me m'enthousiame pas à ce point. Je comprends les avantages de l’apprentissage par projets mais je ne ressens pas le besoin de pousser des oh! et des ah!, ni de m’investir furieusement dans les projets scolaires de mes enfants parce que… ben, ce sont leurs projets, justement, pas les miens.
Et parce que le gun à colle chaude représente justement pour moi cette limite à ne pas franchir. Si ça ne tient pas avec de la colle blanche liquide, c'est peut-être un peu trop over the top comme présentation... Je veux m'impliquer au minimum manuellement dans les projets de mes enfants, quitte à ce qu'ils soient les plus laids de leur classe.
Mais au moins ce sera les leurs. Et non les miens. Watch out la maison de rêve...
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Imparfaitement soi-même; Échos d'école
lundi 9 septembre 2013
Et la gagnante est...
Catherine Beaudry!
Elle aura la chance de réveiller ses neurones et celles de ses enfants avec une tablette HP Slate 7,
une imprimante HP ENVY 5530
e-All-in-One, le livre Creative IQ™ et un
ensemble de fourniture d’impression (encre et papier), le tout d’une valeur
approximative de 420$.
Bravo Catherine et amuse-toi bien!
mardi 3 septembre 2013
Pourquoi je n'utilise pas le controle parental
«Isshhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!»
C'est la réplique que j'ai eu quand j'ai avoué que je n'avais pas de logiciel de contrôle parental sur l'ordi familial ni sur le iPod de MissLulus. (J'ai même appris qu'on pouvait en mettre sur la télé!). Pire (je me suis tue pour ne pas que les autres parents s'étouffent!), le portable peut être dans la chambre de MissLulus si elle en a besoin pour une recherche et non dans une pièce familiale. Elle a même le droit de jouer sur son iPod dans son lit et écouter des vidéos sur Youtube.
Vraiment, je ne vois pas l'utilité. Et je ne comprends pas la panique.
Limiter l'horaire d'utilisation de l'ordinateur et d'Internet: j'y arrive sans problème. Je gère peut-être un peu tout croche avec des «JeuneHomme, décolle de l'ordi! Ta soeur en a besoin!», je ne minute rien, mais il n'y a pas de drames. Et il y a aussi le puissant bouton ON/OFF. Ça marche très bien...
Interdire l'accès à divers sites. Par quoi commencer? Comment les choisir? Il ne faut pas charrier. Aujourd'hui, tu tapes «Maman» sur Google et peut-être que tu vas tomber sur un site un peu weird ou une photo provocante. Alors, quoi? On fait quoi?
Je me rends compte que je ne veux (ne peux pas!) tout contrôler. De un, c'est impossible. De deux, j'aime mieux, je pense, apprendre à mes enfants à être responsables. Ils savent très bien ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas consulter. Chez nous, je leur fais confiance d'emblée, mais leur répète qu'ils ne doivent pas la trahir. Un point, c'est tout. On a des règles à respecter, tous. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais vraiment pensé utiliser un contrôle parental. Jamais venu à l'esprit. Et le pire, c'est que ça ne m'angoisse pas...(est-ce que je devrais... ça je ne le sais pas, mais je pense que non!)
Le contrôle parental est-il sans failles? Est-il trop limitatif ou exagéré? Vraiment utile? Est-il une protection de conscience pour les parents? Je me pose la question.
C'est la réplique que j'ai eu quand j'ai avoué que je n'avais pas de logiciel de contrôle parental sur l'ordi familial ni sur le iPod de MissLulus. (J'ai même appris qu'on pouvait en mettre sur la télé!). Pire (je me suis tue pour ne pas que les autres parents s'étouffent!), le portable peut être dans la chambre de MissLulus si elle en a besoin pour une recherche et non dans une pièce familiale. Elle a même le droit de jouer sur son iPod dans son lit et écouter des vidéos sur Youtube.
Vraiment, je ne vois pas l'utilité. Et je ne comprends pas la panique.
Limiter l'horaire d'utilisation de l'ordinateur et d'Internet: j'y arrive sans problème. Je gère peut-être un peu tout croche avec des «JeuneHomme, décolle de l'ordi! Ta soeur en a besoin!», je ne minute rien, mais il n'y a pas de drames. Et il y a aussi le puissant bouton ON/OFF. Ça marche très bien...
Interdire l'accès à divers sites. Par quoi commencer? Comment les choisir? Il ne faut pas charrier. Aujourd'hui, tu tapes «Maman» sur Google et peut-être que tu vas tomber sur un site un peu weird ou une photo provocante. Alors, quoi? On fait quoi?
Je me rends compte que je ne veux (ne peux pas!) tout contrôler. De un, c'est impossible. De deux, j'aime mieux, je pense, apprendre à mes enfants à être responsables. Ils savent très bien ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas consulter. Chez nous, je leur fais confiance d'emblée, mais leur répète qu'ils ne doivent pas la trahir. Un point, c'est tout. On a des règles à respecter, tous. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais vraiment pensé utiliser un contrôle parental. Jamais venu à l'esprit. Et le pire, c'est que ça ne m'angoisse pas...(est-ce que je devrais... ça je ne le sais pas, mais je pense que non!)
Le contrôle parental est-il sans failles? Est-il trop limitatif ou exagéré? Vraiment utile? Est-il une protection de conscience pour les parents? Je me pose la question.
jeudi 29 août 2013
La honte!
Jusqu'à tout récemment mes enfants me trouvaient cool, drôle, un peu fofolle, surprenante, pas plate.
Mais depuis quelque temps, je leur fais honte. Devant leurs amis surtout. Je n'ai pas changé de comportement et c'est bien la cause de leur malheur.
Le premier «Maman, tu me fais honte!» m'a atteint en plein coeur. Il m'a rappelé tous ceux que j'ai dit ou pensé envers ma propre mère, alors qu'elle, elle me faisait vraiment honte! Enfin, c'est ce que je croyais, ado, quand elle essayait tout comme moi maintenant, de se retrouver une place dans tout ce chambardement hormonal.
Mais je me souviens trop bien de ce sentiment pour ne pas lui prêter attention maintenant. Alors je suis en «repositionnement», en «restructuration» de mon rôle maternel. J'ai perdu le rôle principal, je dois désormais accepter le rôle de soutien, avant de peut-être, pour une certaine période de temps, devoir me résigner à ne faire que de la figuration.
Il vient un moment où on doit savoir qu'on peut compter sur ses parents sans qu'ils soient en permanence dans notre ombre. Sans qu'ils ne nous écrasent, nous pèsent. Je crois qu'on est à l'aube de ce moment chez moi, la pré-adolescence a fait son entrée.
Je tâcherai donc de ne plus leur faire honte, tout en arrivant encore à les faire rire, à se confier, à passer à travers cette période de changement avec le moins de heurts possible. D'être là tout près alors qu'ils croiront qu'ils mènent leur barque tout seuls. De leur souffler dans le dos sans qu'ils ne s'en aperçoivent. De leur prendre la main virtuellement quand ils la glisseront hors de la mienne.
Ça reste tout de même un beau rôle, le rôle de soutien...
Mais depuis quelque temps, je leur fais honte. Devant leurs amis surtout. Je n'ai pas changé de comportement et c'est bien la cause de leur malheur.
Le premier «Maman, tu me fais honte!» m'a atteint en plein coeur. Il m'a rappelé tous ceux que j'ai dit ou pensé envers ma propre mère, alors qu'elle, elle me faisait vraiment honte! Enfin, c'est ce que je croyais, ado, quand elle essayait tout comme moi maintenant, de se retrouver une place dans tout ce chambardement hormonal.
Mais je me souviens trop bien de ce sentiment pour ne pas lui prêter attention maintenant. Alors je suis en «repositionnement», en «restructuration» de mon rôle maternel. J'ai perdu le rôle principal, je dois désormais accepter le rôle de soutien, avant de peut-être, pour une certaine période de temps, devoir me résigner à ne faire que de la figuration.
Il vient un moment où on doit savoir qu'on peut compter sur ses parents sans qu'ils soient en permanence dans notre ombre. Sans qu'ils ne nous écrasent, nous pèsent. Je crois qu'on est à l'aube de ce moment chez moi, la pré-adolescence a fait son entrée.
Je tâcherai donc de ne plus leur faire honte, tout en arrivant encore à les faire rire, à se confier, à passer à travers cette période de changement avec le moins de heurts possible. D'être là tout près alors qu'ils croiront qu'ils mènent leur barque tout seuls. De leur souffler dans le dos sans qu'ils ne s'en aperçoivent. De leur prendre la main virtuellement quand ils la glisseront hors de la mienne.
Ça reste tout de même un beau rôle, le rôle de soutien...
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lundi 26 août 2013
Les demi-journées d'école: inutiles?
Mercredi, mes enfants iront à leur party première journée d'école. Une demi-journée. Une minuscule demi-journée. La première de deux demi-journées (!!!!!).
On s'entend, je comprends la demi-journée pour les maternelles. Mais ensuite, une fois que tu sais ce qu'est l'école, on peut-tu les éliminer ces demi-journées?
Sérieusement, le premier matin, les enfants commencent par être dans la cour d'école et profitent de la pseudo-fête pour renouer avec leurs amis. C'est le temps des retrouvailles! C'est l'fun! Les parents et les profs sont là. Ça jase. C'est l'fun! La cloche ne sonne pas à l'heure prévue; c'est une journée spéciale! Puis, c'est le temps de sortir les pancartes, les coupons, les ballons ou autres moyens pour qu'un professeur retrouve ses nouveaux élèves. Ça, c'est plus long. Puis, chaque groupe entre un après l'autre. Ça ne finit plus... L'heure file.
Une fois entrés dans leur classe, les enfants défont leur gros sac bien rempli (C'est sûr que deux boîtes de kleenex, c'est déjà pas mal!), découvrent leur classe, écoutent leur professeur... et hop! Une récré! Et ensuite,une mini activité et il faut délimiter qui va où pour le midi (autobus? marcheur? service de garde?) que c'est le temps de partir.
Une rentrée express. Une rentrée rapide. Une rentrée pressée.
Dans ces deux journées-là, on gère plus les départs et les arrivées qu'autre chose. Personne n'a le temps de se déposer et juste profiter de la rentrée. On court, le temps file, «vite!», «Dépêche-toi!», etc.
Juste comme ça, je repousserais le début de l'école d'une journée et je ferais débuter les élèves pour une journée complète. On gagne une dernière journée de vacances et la première journée ne se fera pas à toute vitesse. Du vrai temps pour se découvrir. Pour faire une activité en classe. Pour avoir un dîner spécial le midi. Pour avoir du plaisir sans avoir à lorgner l'horloge toutes les deux minutes. Juste profiter. Il me semble qu'on serait tous plus relax... prof, enfants et parents.
Qu'en pensez-vous?
On s'entend, je comprends la demi-journée pour les maternelles. Mais ensuite, une fois que tu sais ce qu'est l'école, on peut-tu les éliminer ces demi-journées?
Sérieusement, le premier matin, les enfants commencent par être dans la cour d'école et profitent de la pseudo-fête pour renouer avec leurs amis. C'est le temps des retrouvailles! C'est l'fun! Les parents et les profs sont là. Ça jase. C'est l'fun! La cloche ne sonne pas à l'heure prévue; c'est une journée spéciale! Puis, c'est le temps de sortir les pancartes, les coupons, les ballons ou autres moyens pour qu'un professeur retrouve ses nouveaux élèves. Ça, c'est plus long. Puis, chaque groupe entre un après l'autre. Ça ne finit plus... L'heure file.
Une fois entrés dans leur classe, les enfants défont leur gros sac bien rempli (C'est sûr que deux boîtes de kleenex, c'est déjà pas mal!), découvrent leur classe, écoutent leur professeur... et hop! Une récré! Et ensuite,une mini activité et il faut délimiter qui va où pour le midi (autobus? marcheur? service de garde?) que c'est le temps de partir.
Une rentrée express. Une rentrée rapide. Une rentrée pressée.
Dans ces deux journées-là, on gère plus les départs et les arrivées qu'autre chose. Personne n'a le temps de se déposer et juste profiter de la rentrée. On court, le temps file, «vite!», «Dépêche-toi!», etc.
Juste comme ça, je repousserais le début de l'école d'une journée et je ferais débuter les élèves pour une journée complète. On gagne une dernière journée de vacances et la première journée ne se fera pas à toute vitesse. Du vrai temps pour se découvrir. Pour faire une activité en classe. Pour avoir un dîner spécial le midi. Pour avoir du plaisir sans avoir à lorgner l'horloge toutes les deux minutes. Juste profiter. Il me semble qu'on serait tous plus relax... prof, enfants et parents.
Qu'en pensez-vous?
jeudi 22 août 2013
Ne pas vouloir d'enfant et l'écologie...
Intéressant article dans La Presse sur la pression sociale d'avoir un enfant. Moi qui en ai voulu à tout prix, j'essaie toujours de comprendre les raisons qui poussent au choix inverse.
Je trouve toutes les raisons louables, dont les classiques:
Je n'ai aucune affinité avec les bébés (ce que je partage!)
J'ai de la misère à m'occuper de moi alors surtout pas d'un enfant (bon point!)
Je ne veux pas faire de compromis dans la vie (c'est impossible, mais bon...)
Je ne veux pas brimer ma liberté (oui, penses-y avant!)
C'est trop demandant à long terme (effectivement, c'est un engagement non jetable)
Je respecte leur choix. C'est sans doute mieux pour elles et pour l'hypothétique enfant qui aurait pu en surgir.
Mais là où je décroche de mon soutien moral, c'est quand le discours tombe dans le blâme envers toutes celles qui ont commis l'acte irresponsable d'avoir un enfant (ou pire, 3-4!).
Extrait: «Mettre au monde un enfant dans le contexte actuel, c'est laisser une empreinte écologique encore plus considérable. Il faut prêcher par l'exemple», estime Élise Desaulniers, spécialiste de l'éthique alimentaire.
Aie! Tu. Me. Niaises?
Je comprends l'enjeu théorique mais il ne faudrait pas se trouver un argument personnel là où il n'y en a pas. Come on!
Est-ce mieux d'avoir une planète pleine de petites empreintes sales (parmi lesquelles se trouve sans doute le génie qui va la remettre en bon état) que d'avoir une coquille vide délaissée de tout espoir de changement?
Ne pas vouloir d'enfant car il y en a déjà trop sur la planète (alors, faites oeuvre utile et adoptez-en!) ou parce que ça la pollue, ça me tue! Ce sont de grandes théories trop souvent éloignées des actions concrètes.
Je n'ai pas eu d'enfant pour être carboneutre ni pour répondre égoïstement à mes besoins personnels. J'ai l'espoir d'en faire des êtres intelligents qui apporteront quelque chose de positif à la société, du moins aux gens qui les entourent. Il faut du monde pour aider le monde. La planète ne s'aidera pas toute seule avec des machines.
Et le «prêcher par l'exemple» est un peu fort. Je passe le plus clair de mon temps à éduquer, montrer, faire faire des expériences, expliquer la vie, transmettre des bonnes valeurs, apaiser la tristesse, calibrer la colère, expliquer l'injustice et les inégalités, donner des cours d'histoire en accéléré, faire découvrir le monde, expliquer le fonctionnement de la société, répondre à des centaines de questions, mettre des balises, faire respecter des règles, exiger l'harmonie, enseigner le respect, bref, je ne sens pas du tout que je ne donne pas l'exemple à ma progéniture en la laissant salir la planète. Alors pour la morale, on repassera!
Et je n'en crois pas mes oreilles quand un groupe dénonce la pression sociale dont il est victime en en culpabilisant un autre. Tu ne veux pas d'enfant, fine! Mais ne viens pas me faire filer cheap d'en avoir.
En passant, je ne me sens même pas coupable de ne pas composter alors...
Et si pour certains les enfants ne sont que des empreintes sales, pour d'autres, ils ont du sens:
Je trouve toutes les raisons louables, dont les classiques:
Je n'ai aucune affinité avec les bébés (ce que je partage!)
J'ai de la misère à m'occuper de moi alors surtout pas d'un enfant (bon point!)
Je ne veux pas faire de compromis dans la vie (c'est impossible, mais bon...)
Je ne veux pas brimer ma liberté (oui, penses-y avant!)
C'est trop demandant à long terme (effectivement, c'est un engagement non jetable)
Je respecte leur choix. C'est sans doute mieux pour elles et pour l'hypothétique enfant qui aurait pu en surgir.
Mais là où je décroche de mon soutien moral, c'est quand le discours tombe dans le blâme envers toutes celles qui ont commis l'acte irresponsable d'avoir un enfant (ou pire, 3-4!).
Extrait: «Mettre au monde un enfant dans le contexte actuel, c'est laisser une empreinte écologique encore plus considérable. Il faut prêcher par l'exemple», estime Élise Desaulniers, spécialiste de l'éthique alimentaire.
Aie! Tu. Me. Niaises?
Je comprends l'enjeu théorique mais il ne faudrait pas se trouver un argument personnel là où il n'y en a pas. Come on!
Est-ce mieux d'avoir une planète pleine de petites empreintes sales (parmi lesquelles se trouve sans doute le génie qui va la remettre en bon état) que d'avoir une coquille vide délaissée de tout espoir de changement?
Ne pas vouloir d'enfant car il y en a déjà trop sur la planète (alors, faites oeuvre utile et adoptez-en!) ou parce que ça la pollue, ça me tue! Ce sont de grandes théories trop souvent éloignées des actions concrètes.
Je n'ai pas eu d'enfant pour être carboneutre ni pour répondre égoïstement à mes besoins personnels. J'ai l'espoir d'en faire des êtres intelligents qui apporteront quelque chose de positif à la société, du moins aux gens qui les entourent. Il faut du monde pour aider le monde. La planète ne s'aidera pas toute seule avec des machines.
Et le «prêcher par l'exemple» est un peu fort. Je passe le plus clair de mon temps à éduquer, montrer, faire faire des expériences, expliquer la vie, transmettre des bonnes valeurs, apaiser la tristesse, calibrer la colère, expliquer l'injustice et les inégalités, donner des cours d'histoire en accéléré, faire découvrir le monde, expliquer le fonctionnement de la société, répondre à des centaines de questions, mettre des balises, faire respecter des règles, exiger l'harmonie, enseigner le respect, bref, je ne sens pas du tout que je ne donne pas l'exemple à ma progéniture en la laissant salir la planète. Alors pour la morale, on repassera!
Et je n'en crois pas mes oreilles quand un groupe dénonce la pression sociale dont il est victime en en culpabilisant un autre. Tu ne veux pas d'enfant, fine! Mais ne viens pas me faire filer cheap d'en avoir.
En passant, je ne me sens même pas coupable de ne pas composter alors...
Et si pour certains les enfants ne sont que des empreintes sales, pour d'autres, ils ont du sens:
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lundi 19 août 2013
«Acheter la paix» version St-Hubert
Vous avez vu la pub de St-Hubert? Une amie l'a partagée sur Facebook et j'ai bien failli m'étouffer.
Illico, je l'ai montré aux enfants en leur disant «Ne me faites jaaaaaaaamais ça!». Et puis, j'ai haussé les épaules. Même s'ils me faisaient cette face-là (en fait, ils me la font souvent... en version préado aussi!), JAMAIS je ne penserais d'acheter ma paix en allant au restaurant.
Depuis quand on récompense une face de babounage? Depuis quand on plie au chantage? Depuis quand devant un air bête manipulateur, on dit «bon, je t'amène au St-Hubert»? Et puis, imaginez comme ça doit être agréable d'aller au resto avec un enfant comme ça... Parce que non, je ne pense pas que ça arrête de chigner et de lyrer une fois assis devant le menu.
Devant un air comme celui-là, je n'ai malheureusement aucune pitié. AUCUNE. Yeux froncés, bras croisés, méga-baboune, grognement, tapage de pieds? Tant pis. Ça m'affecte (j'ai le nerf du cou qui me coince!), mais je ne cèderai pas. Noooo way! Autrement, je sais que je vais perdre à tout coup. Devant les faux-airs frustrés d'enfants qui font donc pitié (je ne sais pas chez vous, mais chez moi, ils se pensent en haut de la liste des enfants les plus malheureux et les moins chanceux du monde!!), j'ai trouvé une solution radicale (et vous l'aurez deviné ce n'est pas de m'exclamer «Viens! On va aller chez St-Hubert!»). Ma solution? Tu vas dans ta chambre et tu retrouves ta bonne humeur. Tu ne reviens pas avant de t'être calmé. Et avoir relativiser un peu. Un point, c'est tout. J'ai décidé que je n'avais pas à subir les sautes d'humeur, les premiers down hormonaux ou les attitudes «je-ne-me-supporte-pu-moi-même-et-j'énerve-les-autres-pour-passer-mon-fou». Je ne vois pas l'intérêt de calmer les enfants en leur donnant ce qu'ils veulent. C'est plus facile? Oh oui, probablement! Céder, ça met un baume 2 minutes. Puis la crise revient. Expliquer, ça demande beaucoup d'énergie et ça n,a pas beaucoup d'effet, bien souvent au coeur de la discorde. Alors, je mise sur l'exclusion. On en reparle après... et pas plus de deux minutes, top chrono!
Bref, cette pub m'a jeté par terre autant mais différement que celle de Walmart la semaine passée. C'est vraiment l'image qu'on a des parents québécois: des hystériques qui ont hâte au retour à l'école ou des parents mous qui cèdent devant des enfants rois.
jeudi 15 août 2013
L'hystérique de la rentrée... c'est pas moi!
Criez-vous de joie devant un paquet de crayons HB? Hurlez-vous votre vie dans le rayon des boîtes à lunchs? Sautez-vous sur place devant un étalage de duo-tangs?
Pas moi! Je suis plutôt du genre à me perdre complètement dans mes trois listes de fournitures scolaires, souffler mille fois dans mon toupet (tsé, pour tasser la broue) et avoir très hâte d'avoir tout ça en main. Ciao! Bye!
Pas de High Five à chaque fois que je trouve un cahier Hilroy avec le bon interlignage!
Alors je vous confesse que la mère hystérique qui fait ses emplettes de la rentrée dans la publicité de Wal-Mart m'agresse au plus haut point. Une maudite folle! Juste le goût de lui dire: Calme-toé chose et get a life!
Bon, je sais, c'est de l'humour publicitaire de type nos-clients-sont-tous-représentés-comme-des-tarés-mais-ça-les-fait-rire mais je n'en peux plus de ces représentations de folles-pas-d'vie.
Non, les mères n'ont pas d'orgasme dans une allée chez Wal-Mart, même devant des sacs à dos à 5$.
Parce qu'on le sait qu'ils valent juste 5$ et qu'ils vont nous revenir déchirés, fendus, le zipper pété après 3 semaines. Et qu'il va falloir se retaper le magasinage...
Pas moi! Je suis plutôt du genre à me perdre complètement dans mes trois listes de fournitures scolaires, souffler mille fois dans mon toupet (tsé, pour tasser la broue) et avoir très hâte d'avoir tout ça en main. Ciao! Bye!
Pas de High Five à chaque fois que je trouve un cahier Hilroy avec le bon interlignage!
Alors je vous confesse que la mère hystérique qui fait ses emplettes de la rentrée dans la publicité de Wal-Mart m'agresse au plus haut point. Une maudite folle! Juste le goût de lui dire: Calme-toé chose et get a life!
Bon, je sais, c'est de l'humour publicitaire de type nos-clients-sont-tous-représentés-comme-des-tarés-mais-ça-les-fait-rire mais je n'en peux plus de ces représentations de folles-pas-d'vie.
Non, les mères n'ont pas d'orgasme dans une allée chez Wal-Mart, même devant des sacs à dos à 5$.
Parce qu'on le sait qu'ils valent juste 5$ et qu'ils vont nous revenir déchirés, fendus, le zipper pété après 3 semaines. Et qu'il va falloir se retaper le magasinage...
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mercredi 14 août 2013
Concours à venir
Tous les détails dès le samedi 31 août. Bonne chance!
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lundi 12 août 2013
2-3 petites semaines de vacances... seulement?
Cet été, j'ai eu l'occasion de visiter et de jaser marmots, boulot, dodo avec ma belle-cousine française. C'était fascinant de voir à quel point l'organisation familiale tient sur les mêmes bases de deux côtés de l'Atlantique car tout se ressemble mais, en même temps, tout est différent.
Si elle envie nos congés parentaux et nos CPE, moi, j'enviais ses 6 semaines de vacances. Pas 2, pas 3 après 10 ans de service ni 4 après 20 ans, non, 6 semaines. De base.
J'ai réfléchi à ça pendant mon voyage de 2 semaines qui a passé à toute vitesse, puis en planifiant mon calendrier de congés pour être plus présente à la maison cet été sans pour autant sacrifier du temps en famille pendant les Fêtes. Beau casse-tête... qui serait franchement réglé avec 6 semaines de vacances annuelles pour tous.
Avec 6 semaines de vacances, plus besoin de tout faire fitter dans un mince 2 semaines et croire qu'on va pouvoir vraiment se reposer. On pourrait même en prendre une pour faire des travaux (on n'aurait pas l'impression de perdre une semaine de vacances pour ça et les weekends passent tellement vite, on n'a jamais le temps d'entreprendre rien de bien ambitieux), une en hiver en pleine déprime saisonnière, et on aurait enfin le temps de se vider l'esprit pendant un bon mois en été.
Imaginez quel énorme changement ce serait d'un point de vue social. Je suis convaincue que tout le monde serait moins stressé, moins absent au travail, mois dépressif, plus motivé, que les familles seraient plus unies (on aurait le temps de se voir!) et les couples moins séparés (avouez que c'est toujours plus olé olé en vacances! ;-)
Les vacances sont le seul moment où l'on peut prendre le temps de s'arrêter, de souffler, de profiter pleinement de la vie. Six semaines sur 52, c'est pas trop demandé, non?
Si elle envie nos congés parentaux et nos CPE, moi, j'enviais ses 6 semaines de vacances. Pas 2, pas 3 après 10 ans de service ni 4 après 20 ans, non, 6 semaines. De base.
J'ai réfléchi à ça pendant mon voyage de 2 semaines qui a passé à toute vitesse, puis en planifiant mon calendrier de congés pour être plus présente à la maison cet été sans pour autant sacrifier du temps en famille pendant les Fêtes. Beau casse-tête... qui serait franchement réglé avec 6 semaines de vacances annuelles pour tous.
Avec 6 semaines de vacances, plus besoin de tout faire fitter dans un mince 2 semaines et croire qu'on va pouvoir vraiment se reposer. On pourrait même en prendre une pour faire des travaux (on n'aurait pas l'impression de perdre une semaine de vacances pour ça et les weekends passent tellement vite, on n'a jamais le temps d'entreprendre rien de bien ambitieux), une en hiver en pleine déprime saisonnière, et on aurait enfin le temps de se vider l'esprit pendant un bon mois en été.
Imaginez quel énorme changement ce serait d'un point de vue social. Je suis convaincue que tout le monde serait moins stressé, moins absent au travail, mois dépressif, plus motivé, que les familles seraient plus unies (on aurait le temps de se voir!) et les couples moins séparés (avouez que c'est toujours plus olé olé en vacances! ;-)
Les vacances sont le seul moment où l'on peut prendre le temps de s'arrêter, de souffler, de profiter pleinement de la vie. Six semaines sur 52, c'est pas trop demandé, non?
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jeudi 8 août 2013
Un verre, deux verres, trop de verres?
Il parait que les femmes trinquent trop. Cinq consommations par soir, c'est trop.
Fiou!
Rapidement, j'avais lu que cinq consommations par semaine, c'était trop. Là, j'ai écarquillée les yeux, parce que cinq consommations par semaine, c'est pas mal moi. Même parfois un peu plus. Pas toujours, mais quand même.
Oui, je bois. J'aime prendre un verre avec une amie et chialer sur nos vies et nos jobs. J'aime prendre un verre en lisant dehors. J'ai adoré prendre un verre en après-midi en vacances sur le bord de la mer. J'aime prendre un verre les soirs où je suis à boutte. J'aime prendre un verre pour fêter une bonne nouvelle. J'aime prendre un verre un mardi soir à l'heure des devoirs quand je n'en peux plus. J'aime prendre un verre avec mon amoureux. J'aime prendre un verre sur une terrasse avec des amis.
On se fait souvent reprocher, les (Z), de parler beaucoup de boissons (même dans notre dernier texte dans le Yoopa de août sur la rentrée, on prescrit aux lectrices de lire notre chronique pour une rentrée zen avec un solide gin tonic!). Ouin, pis? On ne s'en cache pas. On ne vit pas en cachette. On ne boit pas en cachette. Y'a quelque chose de mal? Non.
On a réellement débuté le blogue avec une bouteille de rosé. C'était un peu notre symbole. L'objet qui représentait notre lâcher-prise, notre envie de rébellion, notre petit bonheur qui fait du bien et notre désir de faire à notre manière. Prendre un verre, ça fait la job des fois! Quelle job? Celle que vous voulez. Vous donner un prétexte pour sortir et voir une amie, vous détendre, faire baisser la pression, délier les langues, vous accorder un petit plaisir, inviter les amis, rire, dédramatiser, etc. Non, ça ne remplace rien. Et l'idée n'est pas que l'alcool devienne un échappatoire, une béquille ou un secours. Mais des fois, ça aide.
Fiou!
Rapidement, j'avais lu que cinq consommations par semaine, c'était trop. Là, j'ai écarquillée les yeux, parce que cinq consommations par semaine, c'est pas mal moi. Même parfois un peu plus. Pas toujours, mais quand même.
Oui, je bois. J'aime prendre un verre avec une amie et chialer sur nos vies et nos jobs. J'aime prendre un verre en lisant dehors. J'ai adoré prendre un verre en après-midi en vacances sur le bord de la mer. J'aime prendre un verre les soirs où je suis à boutte. J'aime prendre un verre pour fêter une bonne nouvelle. J'aime prendre un verre un mardi soir à l'heure des devoirs quand je n'en peux plus. J'aime prendre un verre avec mon amoureux. J'aime prendre un verre sur une terrasse avec des amis.
On se fait souvent reprocher, les (Z), de parler beaucoup de boissons (même dans notre dernier texte dans le Yoopa de août sur la rentrée, on prescrit aux lectrices de lire notre chronique pour une rentrée zen avec un solide gin tonic!). Ouin, pis? On ne s'en cache pas. On ne vit pas en cachette. On ne boit pas en cachette. Y'a quelque chose de mal? Non.
On a réellement débuté le blogue avec une bouteille de rosé. C'était un peu notre symbole. L'objet qui représentait notre lâcher-prise, notre envie de rébellion, notre petit bonheur qui fait du bien et notre désir de faire à notre manière. Prendre un verre, ça fait la job des fois! Quelle job? Celle que vous voulez. Vous donner un prétexte pour sortir et voir une amie, vous détendre, faire baisser la pression, délier les langues, vous accorder un petit plaisir, inviter les amis, rire, dédramatiser, etc. Non, ça ne remplace rien. Et l'idée n'est pas que l'alcool devienne un échappatoire, une béquille ou un secours. Mais des fois, ça aide.
lundi 5 août 2013
Parce que ça va arriver un jour... (bientôt?)
MissLulus regarde des vidéos sur Youtube. Beaucoup.
J'en ai trouvé un qui risque de l'intéresser. Parce qu'il parle des vraies affaires et aussi «parce que ça s'en vient».
Eh oui! Un vidéo explicatif sur les menstruations qui fait fureur sur le net depuis quelques jours.
Aussi, un dossier dans le dernier Coup de Pouce (celui avec la poutine sur la couverture!) aborde le sujet de nos filles et la puberté.
Du coup, je me suis sentie vieille. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, je préparais le sac d'école d'une petite fille à lulus qui partait pour la maternelle et là, elle - sans lulus - s'affaire, elle-même, à se créer une «trousse de survie d'une fille qui commence sa 5e année». Dans cet élan de nostalgie, je me suis rappelé le livre «À la découverte de mon corps» avec la jeune ballerine mélancolique et songeuse sur la couverture (vous vous rappelez, vous aussi?). J'ai beau être là, disponible pour discuter, reste qu'on veut découvrir un peu par nous-mêmes à cet âge... Dans le dossier de Coup de Pouce, j'ai trouvé une lise de sites fiables à suggérer à MissLulus (ce que je ferai!).
Et puis, une dernière question suite à tout ce que j'ai lu. Il parait que certaines mères soulignent ce passage de la vie d'enfant à celle d'une femme. Dans le vidéo, on offre un bonbon (étrange, quand même!) dans une trousse pour les premières menstruations. Vous, vous avez eu quelque chose? Vous allez souligner ce passage pour votre fille? Oui? Non? Comment?
Je dis ça de même... parce que ça va arriver un jour... bientôt!
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jeudi 1 août 2013
mercredi 31 juillet 2013
Le mystère du pique-nique élucidé!
Je vous faisais part de mon questionnement au sujet du grand mystère du pique-nique plus tôt cet été. Ça a beau goûter meilleur en pique-nique, ça reste des sandwiches (et j'en ai marre!).
J'étais en train de me demander ce que je mettrais bien dans ma glacière ce weekend quand je suis tombée sur cette vidéo qui répond à la question Comment faire un pique-nique qui fait «wow»?:
De bonnes idées santé pour les pique-niques de la nutritionniste Isabelle Huot et de la finaliste de l'émission Les Chefs! Marjorie Maltais, ça se prend toujours bien!
J'aime bien l'idée des tartines à faire sur place (deux fois moins de pain dans le bedon et, surtout, du pain moins mou!) et moins de préparation à l'avance (bon plan!). Je ne suis pas fan des brochettes de légumes (mes enfants finissent toujours par s'en servir comme arme pour se picosser...) mais je me rappelle bien de l'attrait qu'elles avaient sur eux avant qu'ils n'aient l'âge de s'en servir comme objet de terreur!)
Et, mine de rien, le retour des lunchs s'en vient...! Aussi bien tester tout de suite les tartines «Do It Yourself», ça pourrait être une option (z)imparfaitement approuvée pour la rentrée!
J'étais en train de me demander ce que je mettrais bien dans ma glacière ce weekend quand je suis tombée sur cette vidéo qui répond à la question Comment faire un pique-nique qui fait «wow»?:
J'aime bien l'idée des tartines à faire sur place (deux fois moins de pain dans le bedon et, surtout, du pain moins mou!) et moins de préparation à l'avance (bon plan!). Je ne suis pas fan des brochettes de légumes (mes enfants finissent toujours par s'en servir comme arme pour se picosser...) mais je me rappelle bien de l'attrait qu'elles avaient sur eux avant qu'ils n'aient l'âge de s'en servir comme objet de terreur!)
Et, mine de rien, le retour des lunchs s'en vient...! Aussi bien tester tout de suite les tartines «Do It Yourself», ça pourrait être une option (z)imparfaitement approuvée pour la rentrée!
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lundi 29 juillet 2013
Comment rêvez-vous?
Nous sommes suis revenus de vacances la semaine dernière après plus de 12 heures d'avion complètement rocambolesques. J'ai bien eu peur que toute ma marmaille finisse par passer une nuit empilée sur un banc à l'aéroport, notre vol étant reporté au lendemain (je compatis avec toi, Edward Snowden! ;-). Mais après deux courses contre la montre dans deux aéroports (on a changé notre trajet de retour pour éviter la nuit supplémentaire), un décalage horaire, des turbulences exceptionnelles et même un «Y a-t-il un médecin dans l'avion?» (!!!), la première chose que j'ai fait en ouvrant mon ordi a été de consulter mon compteur de milles Air Miles. Total: 8570 milles, accumulés depuis octobre dernier (on les avait vidés pour louer une voiture aux États-Unis et, avant, on s'étaient payés 5 billets d'avion et une location de voiture pour passer une semaine à Disney World).
Je suis une accro finie aux Air Miles. Tout notre entourage contribue à notre compteur (je leur ai offert une carte pour Noël il y a plusieurs années, pas le droit de refuser!) et nous aide à voyager. Et on multiplie les trucs pour accumuler un max de milles (vous les retrouverez tous dans le blogue Air Miles auquel les (Z) ont contribué cet été).
Ma carte Air Miles est synonyme de voyage et, en revenant de voyage justement, tout ce que je voulais c'était repartir. Pas partir à ce moment même (j'étais bien contente de retrouver mon matelas!), mais je voulais me permettre de rêver à notre prochaine destination. Mes photos n'étaient pas encore uploadées dans mon ordi que je faisais déjà des plans pour le futur.
J'avais la piqûre du voyage avant d'avoir des enfants mais j'ai fini par choisir de consacrer mon budget sur des traitements de fécondation in vitro. Je pensais bien que je n'arriverais jamais à revoyager avec l'arrivée des triplés mais voilà que 10 ans plus tard, on l'a fait. Et on le fera encore. J'avais beau être parfois épuisée à force répondre à leurs innombrables questions (leur apprendre l'histoire, l'art et l'architecture en accéléré, c'est de l'ouvrage!), mais pendant nos deux semaines européennes, j'ai vu dans les yeux de mes enfants l'envie d'apprendre, de découvrir et de voir le monde.
Je ne rêve pas d'avoir une plus belle maison, je ne rêve ni d'un chalet ni d'une voiture de luxe. Je rêve d'aller voir ailleurs. Les voyages forment la jeunesse... et soudent les familles! Nos souvenirs les plus mémorables, ils sont presque tous hors de notre maison. Plus on s'éloigne, plus on se rapproche, loin du quotidien et de ses contraintes.
On ne repartira pas très loin avant deux ans alors j'ai le temps d'y penser. Mais c'est tout aussi excitant de rêver que de partir.
Momo veut aller en Inde, Lili à Londres, Lolo en Italie. Je ne crois pas qu'on arrivera à voir tout ça avec eux, mais juste leurs réponses m'ont suffit.
Et vous, où rêvez-vous d'aller avec votre marmaille? Qu'avez-vous envie de leur faire découvrir?
Je suis une accro finie aux Air Miles. Tout notre entourage contribue à notre compteur (je leur ai offert une carte pour Noël il y a plusieurs années, pas le droit de refuser!) et nous aide à voyager. Et on multiplie les trucs pour accumuler un max de milles (vous les retrouverez tous dans le blogue Air Miles auquel les (Z) ont contribué cet été).
Ma carte Air Miles est synonyme de voyage et, en revenant de voyage justement, tout ce que je voulais c'était repartir. Pas partir à ce moment même (j'étais bien contente de retrouver mon matelas!), mais je voulais me permettre de rêver à notre prochaine destination. Mes photos n'étaient pas encore uploadées dans mon ordi que je faisais déjà des plans pour le futur.
J'avais la piqûre du voyage avant d'avoir des enfants mais j'ai fini par choisir de consacrer mon budget sur des traitements de fécondation in vitro. Je pensais bien que je n'arriverais jamais à revoyager avec l'arrivée des triplés mais voilà que 10 ans plus tard, on l'a fait. Et on le fera encore. J'avais beau être parfois épuisée à force répondre à leurs innombrables questions (leur apprendre l'histoire, l'art et l'architecture en accéléré, c'est de l'ouvrage!), mais pendant nos deux semaines européennes, j'ai vu dans les yeux de mes enfants l'envie d'apprendre, de découvrir et de voir le monde.
Je ne rêve pas d'avoir une plus belle maison, je ne rêve ni d'un chalet ni d'une voiture de luxe. Je rêve d'aller voir ailleurs. Les voyages forment la jeunesse... et soudent les familles! Nos souvenirs les plus mémorables, ils sont presque tous hors de notre maison. Plus on s'éloigne, plus on se rapproche, loin du quotidien et de ses contraintes.
On ne repartira pas très loin avant deux ans alors j'ai le temps d'y penser. Mais c'est tout aussi excitant de rêver que de partir.
Momo veut aller en Inde, Lili à Londres, Lolo en Italie. Je ne crois pas qu'on arrivera à voir tout ça avec eux, mais juste leurs réponses m'ont suffit.
Et vous, où rêvez-vous d'aller avec votre marmaille? Qu'avez-vous envie de leur faire découvrir?
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jeudi 25 juillet 2013
Les grandes vérités de l'été - prise 1
Avouez que c'est quand vous sortez votre livre que vos enfants ont subitement besoin de vous/se chicanent/ont faim/veulent vous raconter quelque chose...
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