Parfois, j’ai l’impression d’être une mauvaise mère pour des raisons futiles (c'est le propre de la femme de culpabiliser pour des raisons stupides, non?).
Ces temps-ci, la source de ma culpabilité est le fusil à colle chaude.
Je n'ai pas de gun à colle à chaude.
De nos jours, on dirait que c’est devenu un accessoire indispensable à toute mère qui se respecte et veut le meilleur pour ses enfants. Montages photos, scrapbooking, bricolage, déco DIY, cadeaux personnalisés, projets scolaires, la vie est ainsi faite qu’on ne peut s’en sortir sans gun à colle. En 2013, on peut vivre sans rouleau à pâte, sans broyeur à déchets, sans micro-ondes mais pas sans gun à colle chaude.
Pourtant, j’en n’ai toujours pas. Je pourrais m’en acheter un mais ce serait trop simple. Alors je résiste.
J’aime à penser que j’ai d’autres qualités et que je n’ai pas besoin de m’inventer un intérêt (inexistant) pour le gun à colle chaude pour être une aussi bonne mère que la voisine ou que toutes les mères full motivées qui semblent beaucoup plus excitées que moi lors des rencontres de parents du début d’année.
Clairement, cette semaine, je me sentais comme la SEULE MÈRE AU MONDE sans gun à colle chaude.
C'est que les projets prévus au calendrier scolaire de mes enfants semblent tous plus élaborés les uns que les autres et ça me m'enthousiame pas à ce point. Je comprends les avantages de l’apprentissage par projets mais je ne ressens pas le besoin de pousser des oh! et des ah!, ni de m’investir furieusement dans les projets scolaires de mes enfants parce que… ben, ce sont leurs projets, justement, pas les miens.
Et parce que le gun à colle chaude représente justement pour moi cette limite à ne pas franchir. Si ça ne tient pas avec de la colle blanche liquide, c'est peut-être un peu trop over the top comme présentation... Je veux m'impliquer au minimum manuellement dans les projets de mes enfants, quitte à ce qu'ils soient les plus laids de leur classe.
Mais au moins ce sera les leurs. Et non les miens. Watch out la maison de rêve...
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jeudi 12 septembre 2013
mercredi 12 janvier 2011
Première visite de... mon gendre?
Depuis la rentrée, Momo est tombée sous le charme d'un certain X. (et du prince Caspian dans les Chroniques de Narnia, mais ça, c'est une autre histoire...)
Comment je le sais? Une mère sait ce genre de chose, voyons...
Bon, ok, j'ai trouvé des dizaines de pages sous son lit où elle multiplie les phrases du type:
«X. est toujours gentil avec moi.»
«X. m'attend pour aller jouer dehors à la récré.»
«J'ai trouvé une liste de prénoms des filles de ma classe dans l'agenda de X. et mon prénom est en premier. Youpi!»
Ou bien elle me bombarde de questions tel que: «Comment tu te sentais quand tu as rencontré TriplePapa?» ou «Comment tu savais que tu étais amoureuse dans ton coeur?» (et moi de chercher plutôt la réponse à cette question dans ma tête: «Comment ne pas la décevoir/la désillusionner?»)
Si bien que j'étais quasiment aussi excitée qu'elle quand, juste
avant les vacances des Fêtes, elle est revenue à la maison avec le tant convoité NUMÉRO DE TÉLÉPHONE que X. lui a écrit au verso d'un billet de 500$ de Monopoly!! (iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!)
Et que j'étais quasiment aussi nerveuse qu'elle quand elle l'a composé pour la première fois et, au lieu de suivre mes conseils et de l'approcher en douceur, elle y est allée directement d'un: «Tu peux venir jouer chez moi demain?» fort peu subtil.
Et j'étais quasiment aussi surprise qu'elle quand il a répondu qu'il serait là à 13h... la journée même! (il était 11h30, on n'avait pas déjeuné, on était en pyjama et c'était le bordel dans la maison)
Et j'étais quasiment aussi déçue qu'elle quand je me suis rendue compte qu'il jouait pas mal plus avec Lolo, son frère, qu'avec elle.
Car, à 7-8 ans, les filles et les gars n'ont pas la même définition de l'amour (avec un très petit a!). Alors que Momo est envoûtée par les livres de la collection Biblio Romance, X. se passionne pour les jeux vidéo. Alors que Momo rigole comme une nunuche à ses côtés, X. veut juste battre son frère à Mario Kart. Ainsi va la vie en 2e année!
Malgré tout, cet épisode m'a fait réaliser que je ne suis plus si loin de rencontrer un premier vrai gendre. Ni de sécher les pleurs de ma romantique Momo, en recollant un à un pour la énième fois les morceaux de son petit coeur brisé...
Comment je le sais? Une mère sait ce genre de chose, voyons...
Bon, ok, j'ai trouvé des dizaines de pages sous son lit où elle multiplie les phrases du type:
«X. est toujours gentil avec moi.»
«X. m'attend pour aller jouer dehors à la récré.»
«J'ai trouvé une liste de prénoms des filles de ma classe dans l'agenda de X. et mon prénom est en premier. Youpi!»
Ou bien elle me bombarde de questions tel que: «Comment tu te sentais quand tu as rencontré TriplePapa?» ou «Comment tu savais que tu étais amoureuse dans ton coeur?» (et moi de chercher plutôt la réponse à cette question dans ma tête: «Comment ne pas la décevoir/la désillusionner?»)
Si bien que j'étais quasiment aussi excitée qu'elle quand, juste
avant les vacances des Fêtes, elle est revenue à la maison avec le tant convoité NUMÉRO DE TÉLÉPHONE que X. lui a écrit au verso d'un billet de 500$ de Monopoly!! (iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!)Et que j'étais quasiment aussi nerveuse qu'elle quand elle l'a composé pour la première fois et, au lieu de suivre mes conseils et de l'approcher en douceur, elle y est allée directement d'un: «Tu peux venir jouer chez moi demain?» fort peu subtil.
Et j'étais quasiment aussi surprise qu'elle quand il a répondu qu'il serait là à 13h... la journée même! (il était 11h30, on n'avait pas déjeuné, on était en pyjama et c'était le bordel dans la maison)
Et j'étais quasiment aussi déçue qu'elle quand je me suis rendue compte qu'il jouait pas mal plus avec Lolo, son frère, qu'avec elle.
Car, à 7-8 ans, les filles et les gars n'ont pas la même définition de l'amour (avec un très petit a!). Alors que Momo est envoûtée par les livres de la collection Biblio Romance, X. se passionne pour les jeux vidéo. Alors que Momo rigole comme une nunuche à ses côtés, X. veut juste battre son frère à Mario Kart. Ainsi va la vie en 2e année!
Malgré tout, cet épisode m'a fait réaliser que je ne suis plus si loin de rencontrer un premier vrai gendre. Ni de sécher les pleurs de ma romantique Momo, en recollant un à un pour la énième fois les morceaux de son petit coeur brisé...
mercredi 3 février 2010
Plaidoyer pour l'école publique de quartier
Je trouve parfois Marc Cassivi un peu extrême dans sa paternité, mais j'avoue qu'en tant qu' invité du jour sur la Mère Blogue, j'ai bien aimé ses réflexions ou plutôt ses non-réflexions de père indigne quant à l'école que fréquenterait ses enfants.J'habite un quartier populaire et je pense que la question qu'on m'a posée le plus souvent avant l'entrée à l'école de ma fille est la suivante: "Vas-tu l'envoyer à l'école de quartier?" Et à ma réponse affirmative, toujours la même réaction de surprise... "Pourtant, vous auriez les moyens lui payer du privé, une école internationale... à la limite, envoyez-la au moins une école alternative, non?"
Mais non, je n'ai pas vraiment envisagé ces options. Je voulais qu'elle apprenne à l'école bien sûr, et qu'elle y soit heureuse. Mais je voulais aussi que les choses soient simples pour elle et pour nous. Qu'elle puisse croiser des amis au parc ou en jouant dans la ruelle, qu'elle soit dans un environnement connu. Pas avoir 45 minutes de transport en auto ou en autobus à faire soir et matin, impliquant du même coup 1h30 de temps de jeux ou en famille de moins... Et c'était la réalité que nous auraient imposé les plus proches écoles "à vocation particulière".
Choupinette est donc entrée à l'école publique au coin de la rue, la 2ème plus défavorisée du quartier, en maternelle l'an dernier. Et tout s'est passé de façon très positive. Oui, elle a vécu des choses un peu plus difficiles l'an dernier, mais les professeurs et les intervenants ont bien pris les choses en main. Et bon, aurait-elle été vraiment plus protégée de tout cela dans une école privée? Je ne le crois pas. Pour avoir travaillé 2 ans dans une école privée secondaire, je peux vous dire qu'il n'y a pas moins de problème là qu'ailleurs...
Et comme je le disais récemment à une maman qui me questionnait sur l'école de quartier...
"Bien sûr il n'y a rien de parfait! Mais je te dirais que l'avantage pour les enfants de fréquenter une école de quartier populaire, c'est que ça ouvre la discussion sur plein de sujets intéressants. On prend souvent un moment au souper pour revenir sur sa journée et de pouvoir parler de sa perception des choses permet de la sensibiliser à une autre réalité que la sienne. Ça en fait une petite fille à l'esprit ouvert et avec des qualités humaines très appréciées."
Oui, les choix sont immenses pour l'école. On a toutes les possibilités pour notre enfant, et parfois aussi les moyens de se l'offrir. Mais je pense qu'il faut aussi être capable d'évaluer si les inconvénients et contraintes ne supplantent pas les avantages de l'école dont on a tant rêvé pour notre enfant... À 5 ans, pour moi en tout cas, le privé, l'international, l'école de musique ou de langues peut attendre... Surtout quand elle me gobe du précieux temps avec mes enfants!
Cette semaine, c'est l'inscription de PetitLoup à la maternelle. Et il est bien heureux à l'idée de suivre les traces de sa soeur, juste au coin de la rue!
(Z) Imparfaite invitée: So
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