«On est donc bien à la maison!» Je dis cette phrase tellement souvent que je me tape moi-même parfois sur les nerfs. C'est un constat fréquent le soir en rentrant du boulot, le dimanche en fin d'après-midi quand on ouvre (à l'avance) la bouteille de vin qui accompagnera le souper ou le vendredi quand je travaille de la maison et que je n'ai qu'à fermer mon ordi à 16h pour que commence le weekend.
Mais ce n'est pas tout à fait vrai... On est donc bien à la maison mais on est encore mieux ailleurs. La maison a beau être réconfortante, elle nous détourne de nous-mêmes. On a des préoccupations, des tâches, du travail pas tout à fait fini, du désordre ambiant, beaucoup trop de choses et de possibilités pour capter notre attention. On ne peut pas faire un vrai reset à la maison. Il y aura toujours un appel téléphonique, un souci, du linge à plier, du lait qui manque, un ami qui veut venir jouer à la maison.
Pour se connecter totalement en famille, il n'y a rien comme être ailleurs ensemble. Que ce soit une escapade d'une journée, une nuit à l'hôtel, une semaine à la plage ou un voyage de plus longue haleine. Être seuls ensemble n'a aucun autre égal. Et le «seul» compte pour beaucoup dans l'équation. Seuls sans tout ce qui gravite autour du clan (exit les beaux-parents, la soeur et sa tribu, etc.).
Dans la maison, on s'éparpille, chacun de son côté, on a mille choses à faire, de la visite, on est pressés, demain il y a l'école, le boulot, des rendez-vous chez le dentiste/coiffeur/au garage.
Hors de la maison, on s'apaise de la routine qui gruge bien des familles (car c'est un combat de tous les instants que la tenir à l'écart juste ce qu'il faut pour que ça tourne rondement sans tomber sur le pilote automatique).
C'est aussi ce que ça provoque de partir ailleurs ensemble: sortir de notre zone de confort, compter les uns sur les autres en ayant moins de choses pour nous distraire, revenir vers le centre au lieu de partir chacun de son côté, renouer les liens qui s'affaiblissent à force d'être dans la course et le brouhaha, faire le plein de souvenirs que le clan (juste le clan) partagera.
Pour toutes ces raisons, je me reprends: «On est donc bien quand on n'est pas à la maison!»
lundi 30 novembre 2015
mercredi 25 novembre 2015
«Tu as du temps, il suffit de le prendre»
C'est nouvelle phrase-clé. Celle qui tourne en boucle dans ma tête depuis quelques semaines.
J'émerge d'un rush/stress qui a duré quelques mois au travail et je me suis retrouvée devant toutes ces choses à faire que j'avais reporté, faute de temps/d'énergie/d'envie.
Sauf que...
1. Si je me lance dans toutes ces choses à faire, je reste dans mon état de rush/stress (qui a été bien assez long, merci!)
2. J'aurai l'impression de manquer de temps.
Car c'est une impression. Du temps, on en a tous, il suffit de s'en créer... ou seulement de le prendre quand il passe.
Et ça passe nécessairement par un grand ménage des listes de choses à faire qui s'allongent souvent beaucoup trop. Avec mes nouveaux ados, ma solution s'impose d'elle-même: je délègue. Tout ce qu'ils peuvent faire à trois, on ne les fait plus, nous, les parents (ou en de rares occasions, mettons). Ça inclut: le lavage (et le pliage) des vêtements, le remplissage/vidage du lave-vaiselle, le nettoyage de la table, le rangement du vestiaire. Fini pour nous. Check!
Bien sûr il faut donner un cours 101 (puis faire un rappel du cours 101), puis accepter que ce ne soit pas fait un moment ni de la manière qu'on le ferait soi-même mais pour gagner du temps, la phrase «on n'est jamais si bien servi que par soi-même» ne s'applique pas (faut arrêter de croire ça, c'est juste pour nous mettre de la pression cette phrase-là!). Une fois qu'on a accepté ça, on peut commencer à accumuler de précieuses heures dans sa banque de temps.
Ensuite, avec les tâches qu'il reste un choix s'impose: version longue ou version courte? Dans mon échelle des priorités (et du bonheur) du jour, quelle version je choisis? Où est-ce que je peux tourner les coins ronds?
Le ménage vient toujours en version courte (et la femme de ménage s'occupe de la version longue - un choix que nous avons budgété tant il était nécessaire à notre survie). Les courses? Version longue seulement si un petit plaisir s'y cache (dans mon cas, ça veut dire aller fouiner chez Winners!), sinon on ne niaise pas avec ça et on y va en passant ou sur l'heure du lunch. Ou on achète sur Internet (joie ultime!).
Les repas: on coupe dans la préparation quelques fois par semaine en commandant des plats cuisinés (Jean Bouffe nous permet de respirer en rentrant du bureau -ou de rester plus tard au travail sans bousculer tout l'ordre familial- 1-2 soirs par semaine). Pas de préparation, peu de vaisselle, c'est fou le temps qu'on gagne en soirée! (On a même parfois le temps de... jouer à des jeux de société!! Un mardi!) Sinon, on essaie toujours de privilégier la version longue car c'est le moment de la journée où on se retrouve tous les cinq et on jase... jusqu'à ce que le temps nous rattrape.
La télé, version courte: je me tanne généralement d'une série après la première saison! Facebook: j'y suis pas alors la version ne peut pas être plus courte que ça!
Bref, il suffit de choisir. Ses priorités, ses coins ronds, ses solutions. Faites l'exercice! Un petit 10 minutes bien investi!
(Et qu'est-ce que je fais de tout ce temps gagné? Rien, si possible. Et c'est le plus grand luxe qui soit.)
J'émerge d'un rush/stress qui a duré quelques mois au travail et je me suis retrouvée devant toutes ces choses à faire que j'avais reporté, faute de temps/d'énergie/d'envie.
Sauf que...
1. Si je me lance dans toutes ces choses à faire, je reste dans mon état de rush/stress (qui a été bien assez long, merci!)
2. J'aurai l'impression de manquer de temps.
Car c'est une impression. Du temps, on en a tous, il suffit de s'en créer... ou seulement de le prendre quand il passe.
Et ça passe nécessairement par un grand ménage des listes de choses à faire qui s'allongent souvent beaucoup trop. Avec mes nouveaux ados, ma solution s'impose d'elle-même: je délègue. Tout ce qu'ils peuvent faire à trois, on ne les fait plus, nous, les parents (ou en de rares occasions, mettons). Ça inclut: le lavage (et le pliage) des vêtements, le remplissage/vidage du lave-vaiselle, le nettoyage de la table, le rangement du vestiaire. Fini pour nous. Check!
Bien sûr il faut donner un cours 101 (puis faire un rappel du cours 101), puis accepter que ce ne soit pas fait un moment ni de la manière qu'on le ferait soi-même mais pour gagner du temps, la phrase «on n'est jamais si bien servi que par soi-même» ne s'applique pas (faut arrêter de croire ça, c'est juste pour nous mettre de la pression cette phrase-là!). Une fois qu'on a accepté ça, on peut commencer à accumuler de précieuses heures dans sa banque de temps.
Ensuite, avec les tâches qu'il reste un choix s'impose: version longue ou version courte? Dans mon échelle des priorités (et du bonheur) du jour, quelle version je choisis? Où est-ce que je peux tourner les coins ronds?
Le ménage vient toujours en version courte (et la femme de ménage s'occupe de la version longue - un choix que nous avons budgété tant il était nécessaire à notre survie). Les courses? Version longue seulement si un petit plaisir s'y cache (dans mon cas, ça veut dire aller fouiner chez Winners!), sinon on ne niaise pas avec ça et on y va en passant ou sur l'heure du lunch. Ou on achète sur Internet (joie ultime!).
Les repas: on coupe dans la préparation quelques fois par semaine en commandant des plats cuisinés (Jean Bouffe nous permet de respirer en rentrant du bureau -ou de rester plus tard au travail sans bousculer tout l'ordre familial- 1-2 soirs par semaine). Pas de préparation, peu de vaisselle, c'est fou le temps qu'on gagne en soirée! (On a même parfois le temps de... jouer à des jeux de société!! Un mardi!) Sinon, on essaie toujours de privilégier la version longue car c'est le moment de la journée où on se retrouve tous les cinq et on jase... jusqu'à ce que le temps nous rattrape.
La télé, version courte: je me tanne généralement d'une série après la première saison! Facebook: j'y suis pas alors la version ne peut pas être plus courte que ça!
Bref, il suffit de choisir. Ses priorités, ses coins ronds, ses solutions. Faites l'exercice! Un petit 10 minutes bien investi!
(Et qu'est-ce que je fais de tout ce temps gagné? Rien, si possible. Et c'est le plus grand luxe qui soit.)
lundi 16 novembre 2015
Manger, c'est tellement out!
La fille d'une amie me disait que la nouvelle lubie à l'école ces temps-ci, chez les filles de 6e année était de... ne pas manger leur lunch!
Hein?
Eh oui, il parait que les jeunes filles picossent quelques bouchées dans les plats glissés dans leur boîte à lunch, mais ne mangent presque rien. Par choix. Par habitude. Par imitation.
Problématique, aussi. Inquiétant, tout autant.
Malgré qu'elles mangent peu, ses amies salivent devant ses plats. Ou peut-être salivent-elles devant son appétit? Elles aimeraient «aimer» manger elle-aussi. Mais elle n'y arrivent pas. En 6e année. Elles ont faim, mais suivent une mode assez idiote lancée par on-ne-sait-trop-quoi. Les diktats de la beauté et de la minceur? Peut-être. Mais aussi par la perte du plaisir au profit de la raison et des conventions.
Manger ne devrait pas être un problème. Ni une mode. Et en plus, on devrait aimer manger. Ce n'est pas qu'un acte nécessaire, c'est un réel plaisir.
«Mange ton lunch!» qu'elle leur dit. «Ouin, mais le tien a l'air meilleur!». Et ça reste ainsi. Et les petites se plaignent d'avoir faim tout en continuant de ne manger comme des oiseaux.
C'est d'une tristesse sans nom. C'est inquiétant. C'est troublant.
Et c'est difficile aussi de l'expliquer à nos enfants tout en sachant qu'ils ne sont pas à l'abri non plus.
Et dire qu'on s'inquiétait quand ils chignaient devant de la purée de courge? On était loin de se douter que manger pouvait devenir si complexe. Des fois, la réalité nous bouleverse.
Hein?
Eh oui, il parait que les jeunes filles picossent quelques bouchées dans les plats glissés dans leur boîte à lunch, mais ne mangent presque rien. Par choix. Par habitude. Par imitation.
Problématique, aussi. Inquiétant, tout autant.
Malgré qu'elles mangent peu, ses amies salivent devant ses plats. Ou peut-être salivent-elles devant son appétit? Elles aimeraient «aimer» manger elle-aussi. Mais elle n'y arrivent pas. En 6e année. Elles ont faim, mais suivent une mode assez idiote lancée par on-ne-sait-trop-quoi. Les diktats de la beauté et de la minceur? Peut-être. Mais aussi par la perte du plaisir au profit de la raison et des conventions.
Manger ne devrait pas être un problème. Ni une mode. Et en plus, on devrait aimer manger. Ce n'est pas qu'un acte nécessaire, c'est un réel plaisir.
«Mange ton lunch!» qu'elle leur dit. «Ouin, mais le tien a l'air meilleur!». Et ça reste ainsi. Et les petites se plaignent d'avoir faim tout en continuant de ne manger comme des oiseaux.
C'est d'une tristesse sans nom. C'est inquiétant. C'est troublant.
Et c'est difficile aussi de l'expliquer à nos enfants tout en sachant qu'ils ne sont pas à l'abri non plus.
Et dire qu'on s'inquiétait quand ils chignaient devant de la purée de courge? On était loin de se douter que manger pouvait devenir si complexe. Des fois, la réalité nous bouleverse.
vendredi 13 novembre 2015
Journée de la gentillesse... envers nous-même!
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Vous avez peur que cette forme de gentillesse puisse être confondue avec un élan d’égoïsme… Ouin pis? Avouez que vous ne les aurez pas volées ces petites attentions que vous vous offrirez! Quand est-ce êtes-vous vraiment gentil avec vous? Quand vous êtes-vous autofélicitée pour un truc au lieu de vous autocritiquer sévèrement? Pourtant, vous êtes les premières à encourager/aider/supporter/remonter le moral/recrinquer/donner un coup de main aux autres, mais vous??
Alors, c’est le temps d’être vraiment gentil avec vous. Aujourd’hui, laissez tomber la gentillesse forcée (parce que ça va être un vrai festival de qui va être le plus gentil avec les autres et le montrera aux plus de gens possibles!) et occupez-vous de vous. Parce qu’un moment donné, faut pas s’oublier au profit des autres. Et ça ne veut pas dire qu’on s’en crisse des autres, mais ils n’ont pas à être le centre de toutes nos actions. Et ça ne veut pas dire qu’on est égoïste (ben, un peu, et vous savez quoi? On l’assume!!), mais qu’on est assez conscientes pour ne pas « attendre » la gentillesse des autres et qu’on est capable de se faire plaisir aussi.
Aujourd’hui, on vous souhaite tout plein de gentillesse comme vous acheter quelque chose que vous aimez et ne pas le partager avec personne, déclarer que le weekend commence à 15 h (ou midi) si vous le pouvez, sortir dîner au resto (et jeter votre lunch!), vous offrir une manucure au retour au boulot, aller chercher un café extra crème fouettée (sans une once de culpabilité!), être inflexible sur le choix du film ce soir, ouvrir une excellente bouteille pour accompagner la pizza congelée glissée au four, vous féliciter pour vos bons coups, etc.
Par quoi allez-vous commencer?
faire une bonne action, d’être encore plus poli, d’offrir votre aide, de cocher J’aime Apprécier sur les posts de tout un chacun sur Facebook pour exprimer votre solidarité, de faire des cadeaux surprises à vos collègues, de sourire non-stop du matin jusqu’au soir, etc. Mais ça, vous le faites déjà (
5 raisons d’arrêter d’être gentille
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1. Vous paraissez naïve
Vous pensez que tout le monde louange dans votre dos votre si impressionnante gentillesse, votre grand cœur, votre bonté et votre dévouement? Sachez que vous dégagez plutôt l’image d’une personne qui manque outrageusement de colonne vertébrale pour ainsi dire oui à toutes les demandes.
2. Vous n’avez plus de temps pour vous
Quand avez-vous réalisé une activité qui ne vous était pas imposée? Quand avez-vous réalisé une activité sans la prendre en photo et la mettre sur les médias sociaux dans l’espoir de récolter le plus de « Apprécier » et vous attirer des éloges? Quand avez-vous eu pour la dernière fois du temps libre pour faire ce qui vous plaisait? Et si vous étiez en train de vous oublier de peur de déplaire aux autres?
3. Vous êtes incapable de dire « Non »
Dire « non » aux autres, c’est se dire « oui » à soi-même! Alors, affirmez-vous! Si vous n’avez aucune envie de plier à une demande d’un proche, dites-le tout simplement. Non seulement vous avez le droit de refuser, mais vous n’avez pas à vous sentir obligée de vous justifier. Et si ça se produit, demandez-vous pour qui vous vous justifiez… pour l’autre ou pour vous-même?
4. Plaire… à qui? Pourquoi?
Pourquoi toutes ces gentillesses? Pour combler une vocation de Mère Teresa au grand cœur ou parce que vous voulez que les autres admirent votre dévotion? Accomplissez d’abord les choses pour vous-même afin de pouvoir être fière de vous; ça devrait vous suffire. Autrement, vous vivez que si vous existez dans le regard des autres.
5. Qui êtes-vous?
En multipliant les gentillesses pour tout le monde autour de vous, vous constatez que vous connaissez bien leurs goûts, leurs intérêts, leurs péchés mignons, etc. Mais, vous… vous connaissez-vous? Si vous n’arrivez pas à nommer ce qui vous fait plaisir (ou pire, si vous dites « Moi, je n’ai besoin de rien! Je suis parfaitement heureuse comme je suis! »), c’est qu’il y a un problème! Vous devez être gentille envers vous autant que vous l’êtes pour les autres. Aussi souvent.
mercredi 11 novembre 2015
Toutes ces choses qui ont si (peu) changé...
«Ah non! C'est plus de même qu'on fait ça...»
«C'était peut-être comme ça il y a 10 ans, mais...»
À quoi est-ce que je fais référence? Aux conséquences du réchauffement climatique? À l'évolution du dépistage génétique?
Ben non! À ce qu'on fait depuis 2000 ans mais qui, semble-t-il, a beaucoup changé depuis quelques années: nourrir un bébé, l'endormir, le laver, jouer avec lui. C'est fou comme ça a «changé» en si peu de temps. Tellement que j'entends parfois des mères dire: «j'ai fait ça avec mon premier mais on ne fait plus ça maintenant». Et c'est là que je sursaute. Tu l'as fait avec ton premier. Ça a marché. Il n'a pas de séquelles? Mais alors pourquoi ça ne s'appliquerait pas au deuxième?
«Parce que ce n'est plus de même qu'on doit faire ça.»
«Oui mais des chercheurs ont trouvé que...» (sur un échantillon de 657 enfants, oui!)
Les chercheurs cherchent, c'est dans leur définition de tâches. Un parent s'occupe de son enfant, c'est dans la sienne. Être parent n'a pas si changé en 10 ans (être un enfant non plus!). Les parents sont toujours confrontés aux mêmes problèmes: l'enfant ne dort pas; il fait des crises; il perce des dents; il régurgite son lait; il a des coliques. Et les enfants sont toujours autant des enfants: ils grimpent partout; ils ne veulent pas partager; ils n'aiment pas les légumes; ils ne veulent pas ranger leurs jouets (ok, j'ai réduit ça au plus simple). Comment une solution qu'on a trouvé efficace par le passé ne peut pas s'appliquer 10 ans plus tard juste parce que «ce n'est plus ça qu'il faut faire»? Entretemps, le parent est-il devenu stupide? A-t-il à ce point «scrappé» son premier enfant?
Au-delà des connaissances, il y a l'instinct (ce qu'on a perdu à force d'écouter les autres au lieu de soi-même). Mais difficile de faire confiance à son instinct quand on se faire constamment dire qu'on a tout faux. Pire: que ce qu'on croyait valable ne fait désormais plus de sens. Y'a de quoi y perdre ses repères. Et avec les études et les informations qui se contredisent, avec les trucs et les recommandations qui changent sans cesse, y'a de quoi perdre toute confiance en soi.
Ce qu'il reste? Les essais... et les erreurs (oui, c'est autorisé les erreurs)! C'est encore la meilleure façon de trouver ce qui nous convient à nous. Et ce n'est pas nécessairement ce qui est recommandé... De toute façon, ça ne le sera plus dans 5 ans!
«C'était peut-être comme ça il y a 10 ans, mais...»
À quoi est-ce que je fais référence? Aux conséquences du réchauffement climatique? À l'évolution du dépistage génétique?
Ben non! À ce qu'on fait depuis 2000 ans mais qui, semble-t-il, a beaucoup changé depuis quelques années: nourrir un bébé, l'endormir, le laver, jouer avec lui. C'est fou comme ça a «changé» en si peu de temps. Tellement que j'entends parfois des mères dire: «j'ai fait ça avec mon premier mais on ne fait plus ça maintenant». Et c'est là que je sursaute. Tu l'as fait avec ton premier. Ça a marché. Il n'a pas de séquelles? Mais alors pourquoi ça ne s'appliquerait pas au deuxième?
«Parce que ce n'est plus de même qu'on doit faire ça.»
«Oui mais des chercheurs ont trouvé que...» (sur un échantillon de 657 enfants, oui!)
Les chercheurs cherchent, c'est dans leur définition de tâches. Un parent s'occupe de son enfant, c'est dans la sienne. Être parent n'a pas si changé en 10 ans (être un enfant non plus!). Les parents sont toujours confrontés aux mêmes problèmes: l'enfant ne dort pas; il fait des crises; il perce des dents; il régurgite son lait; il a des coliques. Et les enfants sont toujours autant des enfants: ils grimpent partout; ils ne veulent pas partager; ils n'aiment pas les légumes; ils ne veulent pas ranger leurs jouets (ok, j'ai réduit ça au plus simple). Comment une solution qu'on a trouvé efficace par le passé ne peut pas s'appliquer 10 ans plus tard juste parce que «ce n'est plus ça qu'il faut faire»? Entretemps, le parent est-il devenu stupide? A-t-il à ce point «scrappé» son premier enfant?
Au-delà des connaissances, il y a l'instinct (ce qu'on a perdu à force d'écouter les autres au lieu de soi-même). Mais difficile de faire confiance à son instinct quand on se faire constamment dire qu'on a tout faux. Pire: que ce qu'on croyait valable ne fait désormais plus de sens. Y'a de quoi y perdre ses repères. Et avec les études et les informations qui se contredisent, avec les trucs et les recommandations qui changent sans cesse, y'a de quoi perdre toute confiance en soi.
Ce qu'il reste? Les essais... et les erreurs (oui, c'est autorisé les erreurs)! C'est encore la meilleure façon de trouver ce qui nous convient à nous. Et ce n'est pas nécessairement ce qui est recommandé... De toute façon, ça ne le sera plus dans 5 ans!
lundi 9 novembre 2015
mercredi 4 novembre 2015
7 trucs pour réduire le stress au travail
On ne sauve pas le monde tous les jours (on n'est pas tous ambulancier
ou urgentologue!) alors on arrête de s’en faire si la journée se passe
un peu tout croche. Il y en aura d’autres pour se reprendre... et un
verre de vin pour effacer tout ça le soir. Voici des trucs pour que la journée ne se passe pas trop mal.
Une plante bouc émissaire
On ne rentrera plus à la maison à boutte avec les soucis du bureau plein la tête. On se dote d'une plante bouc-émissaire sur qui on déverse ses frustrations quotidiennes pour ne pas les ramener à la maison le soir. Une plante avec des feuilles molles mais résistantes (et pas piquantes), qu'on peut snaper solide au besoin. Appelons-la Marcel (ou Huguette).
Piger ses tâches
On a une looooongue liste de choses à faire sans ordre précis? On les inscrit sur des bouts de papier et on les pige au fur et à mesure. C’est plus ludique que la longue liste de choses à faire qui nous décourage pour la journée. On a l'impression de gagner un tirage! (genre ;-)
S’offrir des douceurs
LE meilleur café près du bureau (pour les matins difficiles!), LA meilleure poutine (pour les journées où tout va mal!) et LA meilleure soupe thaï (pour les journées archifroides!). Ça aide vraiment... Et on remet le lunch plate au lendemain (ça se congèle un lunch!)
Des écouteurs
On se fait des playlists pour s’énergiser, pour se mettre de bonne humeur et on écoute de la musique en travaillant. C’est vivifiant ou apaisant, selon le besoin. Et, comme par magie, on n'entend plus les commentaires plates ni le mémèrage des collègues.
Un cahier d'idées
Quand on compile toutes nos idées, nos flashs et nos listes dans un seul petit cahier, on évite de s'éparpiller et surtout de toujours chercher où on les a notés! Tout y est! On trimballe partout ce petit cahier pour ne jamais se retrouver dépourvue. On ne perd plus rien, ni nos idées ni notre temps. Aussi, si un agenda gère notre temps, un cahier à idées gère notre bonheur, nos envies et nos rêves.
Un espace de travail qui nous rend de bonne humeur
On court avant de partir au bureau et on est à boutte avant même d'avoir franchi la porte. Il faut pouvoir changer d'humeur en arrivant au bureau. On affiche des photos qui nous font rêver. (On n'est pas obligé de regarder la face de nos enfants toute la journée, ça ne nous changera pas les idées après une nuit blanche à bercer bébé!) Et on s'organise pour sourire en rentrant au bureau (quitte à flancher plus tard, mais pour ça, voir les autres trucs!).
Socialisation secrète
Vous avez besoin de ventiler, mais n'avez pas envie de vous retrouver à placoter avec l'insignifiante du bureau? Adoptez un code secret avec vos collègues préférés pour pouvoir éclipser à quelques minutes d'intervalle et vous retrouver au café du coin.
Une plante bouc émissaire
On ne rentrera plus à la maison à boutte avec les soucis du bureau plein la tête. On se dote d'une plante bouc-émissaire sur qui on déverse ses frustrations quotidiennes pour ne pas les ramener à la maison le soir. Une plante avec des feuilles molles mais résistantes (et pas piquantes), qu'on peut snaper solide au besoin. Appelons-la Marcel (ou Huguette).
Piger ses tâches
On a une looooongue liste de choses à faire sans ordre précis? On les inscrit sur des bouts de papier et on les pige au fur et à mesure. C’est plus ludique que la longue liste de choses à faire qui nous décourage pour la journée. On a l'impression de gagner un tirage! (genre ;-)
S’offrir des douceurs
LE meilleur café près du bureau (pour les matins difficiles!), LA meilleure poutine (pour les journées où tout va mal!) et LA meilleure soupe thaï (pour les journées archifroides!). Ça aide vraiment... Et on remet le lunch plate au lendemain (ça se congèle un lunch!)
Des écouteurs
On se fait des playlists pour s’énergiser, pour se mettre de bonne humeur et on écoute de la musique en travaillant. C’est vivifiant ou apaisant, selon le besoin. Et, comme par magie, on n'entend plus les commentaires plates ni le mémèrage des collègues.
Un cahier d'idées
Quand on compile toutes nos idées, nos flashs et nos listes dans un seul petit cahier, on évite de s'éparpiller et surtout de toujours chercher où on les a notés! Tout y est! On trimballe partout ce petit cahier pour ne jamais se retrouver dépourvue. On ne perd plus rien, ni nos idées ni notre temps. Aussi, si un agenda gère notre temps, un cahier à idées gère notre bonheur, nos envies et nos rêves.
Un espace de travail qui nous rend de bonne humeur
On court avant de partir au bureau et on est à boutte avant même d'avoir franchi la porte. Il faut pouvoir changer d'humeur en arrivant au bureau. On affiche des photos qui nous font rêver. (On n'est pas obligé de regarder la face de nos enfants toute la journée, ça ne nous changera pas les idées après une nuit blanche à bercer bébé!) Et on s'organise pour sourire en rentrant au bureau (quitte à flancher plus tard, mais pour ça, voir les autres trucs!).
Socialisation secrète
Vous avez besoin de ventiler, mais n'avez pas envie de vous retrouver à placoter avec l'insignifiante du bureau? Adoptez un code secret avec vos collègues préférés pour pouvoir éclipser à quelques minutes d'intervalle et vous retrouver au café du coin.
lundi 2 novembre 2015
La fin (tant attendue) du bricolage
En revenant de l'école vendredi, Momo m'a fait une grande peur (ça tombait bien en cette veille d'Halloween!) en m'annonçant ses devoirs du weekend.
Ma réaction (ajoutez ici ma face d'épouvante): Quoi?!?!? Tu dois faire un bricolage?!
Momo: Non, je dois faire une affiche sur Pic Collage! C'est une application!
Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! (fioooooooooooouuuuuuuuuu!)
Je ne pouvais pas croire qu'au secondaire, il fallait encore sortir ciseaux, papier de construction, gogosses inutiles achetées au Dollarama et gun à colle chaude (que je n'ai toujours pas!) pour faire un projet dans une autre matière que les arts plastiques (qui finirait sa vieinutile dans le bac de recyclage...).
Fiou! On est arrivés dans le monde moderne et ça se fait sur une tablette (tsé, dans la vie, ça sera quantitativement plus utilisé par un future adulte que des pompons poilus, des cure-pipes et des bâtons de popsicles colorés!).
Après 7 ans au primaire à ramasser des trucs recyclés pour en faire des maisons de rêve ou un quelconque projet de sciences et à trouver des moyens de rendre ça présentable (et faire tenir tout ça ensemble sans gun à colle chaude), nous sommes enfin rendus à ce moment de la vie où l'on peut vider l'armoire à bricolage (tiens, un beau bac de recyclage bien plein!). Adieu les paquets de lettres autocollantes dans lesquels il ne reste que des K et des W! Ciao les tubes de colle avec des brillants qui donnent toujours un résultat atroce! Adios les fonds de restes de blocs de papier de construction (avec les mal-aimées feuilles beiges et brunes)!
Avis à toutes celles (et ceux, ils sont sûrement plus nombreux) qui partagent mon aversion pour legogossage bricolage: tenez bon, ceci à une fin (yé!).
Ma réaction (ajoutez ici ma face d'épouvante): Quoi?!?!? Tu dois faire un bricolage?!
Momo: Non, je dois faire une affiche sur Pic Collage! C'est une application!
Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! (fioooooooooooouuuuuuuuuu!)
Je ne pouvais pas croire qu'au secondaire, il fallait encore sortir ciseaux, papier de construction, gogosses inutiles achetées au Dollarama et gun à colle chaude (que je n'ai toujours pas!) pour faire un projet dans une autre matière que les arts plastiques (qui finirait sa vie
Fiou! On est arrivés dans le monde moderne et ça se fait sur une tablette (tsé, dans la vie, ça sera quantitativement plus utilisé par un future adulte que des pompons poilus, des cure-pipes et des bâtons de popsicles colorés!).
Après 7 ans au primaire à ramasser des trucs recyclés pour en faire des maisons de rêve ou un quelconque projet de sciences et à trouver des moyens de rendre ça présentable (et faire tenir tout ça ensemble sans gun à colle chaude), nous sommes enfin rendus à ce moment de la vie où l'on peut vider l'armoire à bricolage (tiens, un beau bac de recyclage bien plein!). Adieu les paquets de lettres autocollantes dans lesquels il ne reste que des K et des W! Ciao les tubes de colle avec des brillants qui donnent toujours un résultat atroce! Adios les fonds de restes de blocs de papier de construction (avec les mal-aimées feuilles beiges et brunes)!
Avis à toutes celles (et ceux, ils sont sûrement plus nombreux) qui partagent mon aversion pour le
vendredi 30 octobre 2015
Sourire: la provocation
Avez-vous remarqué que les sourires sont de moins en moins présents ? Vous avez déjà pris du temps pour observer les gens autour de vous? À l'épicerie, au dépanneur, au magasin, à la banque, à la sortie de l'école, dans leurs voitures sur la route? Peu d'entre eux sourient. Et beaucoup ont dans le front deux lignes verticales à la hauteur du nez: les rides rpovoqués par les yeux froncés.
Je suis souvent ainsi, mais de moins en moins. En m'apervant sur des photos, j'ai remarqué mon air contrarié en permanence et mon look "je pense à autre chose et je me fais du souci, c'est clair!". Je me suis dit que ça devait changer. Je décoince mes rides de front, pas parce qu'esthétiquement ce n'est pas beau (bon, y'a de ça aussi, quand même!), mais surtout parce que je n'ai pas envie de paraître toujours tourmentée. Dès que je prend conscience que je fronce les sourcils sans réelle raison, hop, comme une passe de yoga frontal (ça doit déjà existé!), je m'efforce de relaisser cette zone. Et puis, je souris. Ça, ça décoince!
Et ce simple geste, c'est fou comme c'est puissant! D'abord, pour soi! On pense à quelque chose de plaisant, un souvenir, une folie, un projet et du coup, on change de mood. Et tout devient un peu moins grave, un peu plus l'un. Mieux vaut en rire comme dit le dicton! Et c'est vrai! Ça donne quoi de toujours voir le drame, nager dedans et refuser de faire une pirouette mentale qui nous offre un certain bien-être?
Attention toutefois, sourire est toutefois devenu un geste provocateur. Oh oui! J'exagère à peine. Essayez-le. Souriez à quelqu'un que vous croisez en voiture, à une inconnue dans une interminable file d'épicerie, une personne à la pharmacie, n'importe qui que vous ne connaissez pas. Leur réaction est souvent étonnante. Devant un sourire, il détourne le regard. Malaise. Ils ne sont pas habitués aux sourires et sont plutôt accrocs aux ries de front. C'est fou! Un sourire, ils ne comprennent pas. Chacun dans son coin, chacun dans sa bulle, chacun avec ses problèmes, chacun dans ses pensées, chacun ailleurs... Loin de moi l'idée de propager une épidémie de sourires ou de partir un mouvement, au final je m'en fous un peu. Je ne cherche pas à obtenir un sourire en retour. J'observe tout simplement. Avoir l'air sérieux (ou l'être) ou étire pressé reste toujours plus valorisé que d'avoir l'air d'avoir du plaisir. C'est un peu triste, quand même. L'un ne devrait pas empêcher l'autre. Je ne veux pas changer les autres, je veux ME changer. Remettre plus de plaisirs et de légèreté. Parce qu'on s'entend, novembre arrive. Et sa déprime, son temps sombre, la pluie et le froid aussi. Et ce sera le tour à l'hiver de prendre la place pour de longs mois. Si on se rappelle bien, la météo hivernale nous joue sur les nerfs, collectivement parlant. Les gens deviennent encore plus irritables... Et sourient de moins en moins.
En osant sourire plus, j'observe surtout les réactions que je ne veux plus voir chez moi. Et les élimine une à une. On a le droit de faire le ménage de nos façons de faire en les notant chez les autres. En fait, c'est un bon exercice parce que nos mauvaises habitudes nous sautent aux yeux quand on a un exemple flagrant devant nous. Et quand les autres me sourient, je ne prends pas le mérite de les avoir fait sourire. Pas du tout! Ça veut dire qu'ils ont opté pour le côté "plaisir" de la vie. Je me dis que je veux encore plus les imiter. Parce que ces gens-là, on l'air mille fois plus intéressant que les trop sérieux.
Je suis souvent ainsi, mais de moins en moins. En m'apervant sur des photos, j'ai remarqué mon air contrarié en permanence et mon look "je pense à autre chose et je me fais du souci, c'est clair!". Je me suis dit que ça devait changer. Je décoince mes rides de front, pas parce qu'esthétiquement ce n'est pas beau (bon, y'a de ça aussi, quand même!), mais surtout parce que je n'ai pas envie de paraître toujours tourmentée. Dès que je prend conscience que je fronce les sourcils sans réelle raison, hop, comme une passe de yoga frontal (ça doit déjà existé!), je m'efforce de relaisser cette zone. Et puis, je souris. Ça, ça décoince!
Et ce simple geste, c'est fou comme c'est puissant! D'abord, pour soi! On pense à quelque chose de plaisant, un souvenir, une folie, un projet et du coup, on change de mood. Et tout devient un peu moins grave, un peu plus l'un. Mieux vaut en rire comme dit le dicton! Et c'est vrai! Ça donne quoi de toujours voir le drame, nager dedans et refuser de faire une pirouette mentale qui nous offre un certain bien-être?
Attention toutefois, sourire est toutefois devenu un geste provocateur. Oh oui! J'exagère à peine. Essayez-le. Souriez à quelqu'un que vous croisez en voiture, à une inconnue dans une interminable file d'épicerie, une personne à la pharmacie, n'importe qui que vous ne connaissez pas. Leur réaction est souvent étonnante. Devant un sourire, il détourne le regard. Malaise. Ils ne sont pas habitués aux sourires et sont plutôt accrocs aux ries de front. C'est fou! Un sourire, ils ne comprennent pas. Chacun dans son coin, chacun dans sa bulle, chacun avec ses problèmes, chacun dans ses pensées, chacun ailleurs... Loin de moi l'idée de propager une épidémie de sourires ou de partir un mouvement, au final je m'en fous un peu. Je ne cherche pas à obtenir un sourire en retour. J'observe tout simplement. Avoir l'air sérieux (ou l'être) ou étire pressé reste toujours plus valorisé que d'avoir l'air d'avoir du plaisir. C'est un peu triste, quand même. L'un ne devrait pas empêcher l'autre. Je ne veux pas changer les autres, je veux ME changer. Remettre plus de plaisirs et de légèreté. Parce qu'on s'entend, novembre arrive. Et sa déprime, son temps sombre, la pluie et le froid aussi. Et ce sera le tour à l'hiver de prendre la place pour de longs mois. Si on se rappelle bien, la météo hivernale nous joue sur les nerfs, collectivement parlant. Les gens deviennent encore plus irritables... Et sourient de moins en moins.
En osant sourire plus, j'observe surtout les réactions que je ne veux plus voir chez moi. Et les élimine une à une. On a le droit de faire le ménage de nos façons de faire en les notant chez les autres. En fait, c'est un bon exercice parce que nos mauvaises habitudes nous sautent aux yeux quand on a un exemple flagrant devant nous. Et quand les autres me sourient, je ne prends pas le mérite de les avoir fait sourire. Pas du tout! Ça veut dire qu'ils ont opté pour le côté "plaisir" de la vie. Je me dis que je veux encore plus les imiter. Parce que ces gens-là, on l'air mille fois plus intéressant que les trop sérieux.
mercredi 28 octobre 2015
lundi 26 octobre 2015
13 ans et plus: un univers s'ouvre à nous!
Mes triplés auront bientôt 12 ans et demi! Oui: 12 ans et demi! Vous savez ce que ça veut dire ça? Ils ont 13 ans!!!!!! (rendu à cet âge-là, on arrondit!)
Oui, ils sont à l'âge ingrat des cheveux qui deviennent gras en 24 heures, des antisudorifiques qui ne tiennent pas le coup les jours de cours d'édu, des boutons qui "poppent" dans le front, la joue, le dos (iiiisssshhh) sans qu'on s'y attendent, des larmes qui succèdent aux éclats de rire sans qu'eux-mêmes ne comprennent pourquoi, de l'estomac sans fond, des bras disproportionnellement longs en comparaison au reste du corps, des pieds qui allongent d'une grandeur à chaque saison (on est rendu à des 9 1/2...) mais...
Vous savez ce qu'il y a de merveilleux à 13 ans? On peut enfin aller voir des films pas plates en famille!! Cette année, l'univers du "13 ans et plus" s'ouvre à nous! Un univers vaste qui ouvre un nombre infini de possibilités!
Fini la Reine des Neiges et autres dessins animés insupportables! Nous sommes libérés (délivrééés! Ça reste longtemps imprégné ça!)! On peut avoir de vraies discussions après un film (et pas juste essayer de comprendre c'était qui le vrai méchant de l'histoire!). On peut enfin aller voir des bons films (pas juste les plus populaires). Et aller voir des films touchants (pas juste les plus drôles) et avec une histoire (pas juste avec des scènes d'action).
Après 13 ans de privation, on peut enfin aller voir des films qui ont une chance d'être en nomination aux Oscars (et pas juste dans la catégorie "film d'animation"). En fait, on peut décider de ne PLUS JAMAIS voir un foutu film d'animation si ça nous chante!
C'est rien, vous me direz... C'est l'avantage d'avoir trois enfants du même âge... C'est-tu si important que ça dans la vie?!
Eh oui! Après 13 ans (et après avoir survécu au Terrible Two x 3), nous les apprécions tous ces avantages! Aussi insignifiants soient-ils!
Oui, ils sont à l'âge ingrat des cheveux qui deviennent gras en 24 heures, des antisudorifiques qui ne tiennent pas le coup les jours de cours d'édu, des boutons qui "poppent" dans le front, la joue, le dos (iiiisssshhh) sans qu'on s'y attendent, des larmes qui succèdent aux éclats de rire sans qu'eux-mêmes ne comprennent pourquoi, de l'estomac sans fond, des bras disproportionnellement longs en comparaison au reste du corps, des pieds qui allongent d'une grandeur à chaque saison (on est rendu à des 9 1/2...) mais...
Vous savez ce qu'il y a de merveilleux à 13 ans? On peut enfin aller voir des films pas plates en famille!! Cette année, l'univers du "13 ans et plus" s'ouvre à nous! Un univers vaste qui ouvre un nombre infini de possibilités!
Fini la Reine des Neiges et autres dessins animés insupportables! Nous sommes libérés (délivrééés! Ça reste longtemps imprégné ça!)! On peut avoir de vraies discussions après un film (et pas juste essayer de comprendre c'était qui le vrai méchant de l'histoire!). On peut enfin aller voir des bons films (pas juste les plus populaires). Et aller voir des films touchants (pas juste les plus drôles) et avec une histoire (pas juste avec des scènes d'action).
Après 13 ans de privation, on peut enfin aller voir des films qui ont une chance d'être en nomination aux Oscars (et pas juste dans la catégorie "film d'animation"). En fait, on peut décider de ne PLUS JAMAIS voir un foutu film d'animation si ça nous chante!
C'est rien, vous me direz... C'est l'avantage d'avoir trois enfants du même âge... C'est-tu si important que ça dans la vie?!
Eh oui! Après 13 ans (et après avoir survécu au Terrible Two x 3), nous les apprécions tous ces avantages! Aussi insignifiants soient-ils!
jeudi 22 octobre 2015
Prêt pour un nouveau p'tit défi?
Ça fait longtemps qu'on n'a pas eu un petit défi à relever, non? Ça doit bien faire 2 ou 3 semaines jours.
C'est quand la dernière fois que vous avez dû arrêter de boire pendant 28 jours pour suivre le énième défi sans alcool? (on s'en rappelle pas, on ne l'a pas suivi!) Quand avez-vous porté du rose (ou du orange ou du bleu) pour la cause? Et pris une photo de ça pour la partager au monde?
Quand avez-vous bougé pour relever un défi? Pris une photo pour relever un défi? Acheté un truc pour relever un défi? Vous êtes mis en bikini/robe fleurie/habit de ski-doo en été pour relever un défi?
C'est bien beau tout ça mais un moment donné, est-ce possible de juste faire quelque chose pour soi? Sans le partager, sans le publiciser. Juste l'acheter ce livre ou ce légume québécois à une date non précise parce que ça nous tente de le lire (et en acheter deux, dix, quinze si ça nous dit!).
Quad avons-nous fait quelque chose:
1. Sans qu'on nous le demande
2. Sans que notre voisin/ami/collègue l'ait fait avant nous
3. Sans le publiciser (la discrétion est une vertu qui se perd...)
Avouez que sans les réseaux sociaux, on n'aurait AUCUNE raison de suivre la parade. Ça donne quoi d'acheter un tel truc à telle date si c'est pas pour le crier sur tous les toits? Ça donne quoi de se montrer pas-sous-son-meilleur-jour si ce n'est pas pour dénoncer quelque chose de plus-grand-que-soi? «Moi aussi je l'ai fait mais je ne le dis pas» (Qui fait ça de nos jours?! Quelle perte de visibilité!). C'est pour donner l'exemple, qu'ils disent... Auto-promouvoir sa bonté/conscience sociale/générosité/petite personne, plutôt!
Avouez que ces temps-ci, c'est plate... Il fait froid, gris, il neige presque (s'il pouvait neiger plus, on aurait de quoi se partager en gang! Eille! La première tempête! Ça va être fouuu!) Allez! On se part un défi! Mais on ne va quand même pas se laisser pousser la moustache comme les gars... (Quoique... ça pourrait être le nouveau défi féministe! Mais ça fait pas des belles photos...)
Le défi sans selfie? #sansselfie
Le défi sans smoothie? #sanssmoothie
Le défi sans hashtag? #sanshashtag
Le défi sans défi? #sansdefi
Des suggestions? Lequel vous parle le plus?
C'est quand la dernière fois que vous avez dû arrêter de boire pendant 28 jours pour suivre le énième défi sans alcool? (on s'en rappelle pas, on ne l'a pas suivi!) Quand avez-vous porté du rose (ou du orange ou du bleu) pour la cause? Et pris une photo de ça pour la partager au monde?
Quand avez-vous bougé pour relever un défi? Pris une photo pour relever un défi? Acheté un truc pour relever un défi? Vous êtes mis en bikini/robe fleurie/habit de ski-doo en été pour relever un défi?
C'est bien beau tout ça mais un moment donné, est-ce possible de juste faire quelque chose pour soi? Sans le partager, sans le publiciser. Juste l'acheter ce livre ou ce légume québécois à une date non précise parce que ça nous tente de le lire (et en acheter deux, dix, quinze si ça nous dit!).
Quad avons-nous fait quelque chose:
1. Sans qu'on nous le demande
2. Sans que notre voisin/ami/collègue l'ait fait avant nous
3. Sans le publiciser (la discrétion est une vertu qui se perd...)
Avouez que sans les réseaux sociaux, on n'aurait AUCUNE raison de suivre la parade. Ça donne quoi d'acheter un tel truc à telle date si c'est pas pour le crier sur tous les toits? Ça donne quoi de se montrer pas-sous-son-meilleur-jour si ce n'est pas pour dénoncer quelque chose de plus-grand-que-soi? «Moi aussi je l'ai fait mais je ne le dis pas» (Qui fait ça de nos jours?! Quelle perte de visibilité!). C'est pour donner l'exemple, qu'ils disent... Auto-promouvoir sa bonté/conscience sociale/générosité/petite personne, plutôt!
Avouez que ces temps-ci, c'est plate... Il fait froid, gris, il neige presque (s'il pouvait neiger plus, on aurait de quoi se partager en gang! Eille! La première tempête! Ça va être fouuu!) Allez! On se part un défi! Mais on ne va quand même pas se laisser pousser la moustache comme les gars... (Quoique... ça pourrait être le nouveau défi féministe! Mais ça fait pas des belles photos...)
Le défi sans selfie? #sansselfie
Le défi sans smoothie? #sanssmoothie
Le défi sans hashtag? #sanshashtag
Le défi sans défi? #sansdefi
Des suggestions? Lequel vous parle le plus?
mardi 20 octobre 2015
jeudi 15 octobre 2015
Pas encore!!
Hier, on était tranquille dans le salon à écrire et à lire. Je ne me doutais pas de ce qui allait suivre. En fait, je pensais que cette époque était révolue. Tout à coup, MissLulusPuDeLulus - qui vient de commencer le secondaire, dois-je le préciser pour,le bien de ce billet - me demande:
- Maman, qu'est-ce qui est arrivé dans ma vie en 2007?
!!!!
!!!!
!!!!
Quoi??? Pas encore??? Un autre projet récapitulatif de leur vie. C'est le 3ème qu'elle fait depuis la première année du primaire. Sans farce!
Est-ce que les projets pourraient varier un peu? En fait, c'est plus que chaque année de sa vie n'a pas "marqué" d'événement si extraordinaire.
Tellement que c'est elle qui a proposé...
- Bon bien je pourrais inventer un peu et dire que c'est cette année-là que j'ai eu la varicelle. Je ne suis toujours ben pas pour dire que j'ai fait ma graduation de garderie, tout le monde a fait ça cette année-là dans ma classe!!
S'en est suivi un découragement général dans la famille. c,est rendu une joie chaque fois qu'un des deux enfants doit faire un projet sur leur vie ou leur arbre généalogique. chacun s'exclame "Ahhh encore le projet Ma vie, my Life!".
Mieux vaut en rire! Nos enfants seront bien prêts à écrire leur bio à 22 ans!! Mais j'ai tout de même eu un pincement au cœur en pensant aux enfants qui ont réellement vécu des trucs traumatisants durant leur enfance - le deuil d'un parent, la maladie, etc. - et qui doivent revivre ces expériences en les racontant encore et encore. Bien sûr, ils peuvent choisir de ne pas le dire, mais ils y pensent chaque fois.
- Et en 2004, à un an? Ah pis, laisse faire, je vais dire que c'est mon premier party de fête.
- Excellent!
- Une chose est sûre, maman, ça va te faire un bon post pour les (Z), ça, hein?
Oh oui! Au fait, t'es devenue une mini (Z) en 2008 si ça peut t'être utile...
- Maman, qu'est-ce qui est arrivé dans ma vie en 2007?
!!!!
!!!!
!!!!
Quoi??? Pas encore??? Un autre projet récapitulatif de leur vie. C'est le 3ème qu'elle fait depuis la première année du primaire. Sans farce!
Est-ce que les projets pourraient varier un peu? En fait, c'est plus que chaque année de sa vie n'a pas "marqué" d'événement si extraordinaire.
Tellement que c'est elle qui a proposé...
- Bon bien je pourrais inventer un peu et dire que c'est cette année-là que j'ai eu la varicelle. Je ne suis toujours ben pas pour dire que j'ai fait ma graduation de garderie, tout le monde a fait ça cette année-là dans ma classe!!
S'en est suivi un découragement général dans la famille. c,est rendu une joie chaque fois qu'un des deux enfants doit faire un projet sur leur vie ou leur arbre généalogique. chacun s'exclame "Ahhh encore le projet Ma vie, my Life!".
Mieux vaut en rire! Nos enfants seront bien prêts à écrire leur bio à 22 ans!! Mais j'ai tout de même eu un pincement au cœur en pensant aux enfants qui ont réellement vécu des trucs traumatisants durant leur enfance - le deuil d'un parent, la maladie, etc. - et qui doivent revivre ces expériences en les racontant encore et encore. Bien sûr, ils peuvent choisir de ne pas le dire, mais ils y pensent chaque fois.
- Et en 2004, à un an? Ah pis, laisse faire, je vais dire que c'est mon premier party de fête.
- Excellent!
- Une chose est sûre, maman, ça va te faire un bon post pour les (Z), ça, hein?
Oh oui! Au fait, t'es devenue une mini (Z) en 2008 si ça peut t'être utile...
mardi 13 octobre 2015
Ça suffit!
Il y a des phrases qui, parfois, nous aident à faire quelques pirouettes mentales. Qui nous remettent sur le bon chemin. Qui nous aident à dédramatiser. Qui chassent le stress. Qui arrêtent la course (complètement débile) du hamster qui loue une partie de notre tête.
Cet été, ma phrase fétiche était «Eh qu'on est bien!». Elle m'aidait à prendre conscience de ma chance et à me planter dans le moment présent. En la disant, c'est comme si je figeais ce moment quelques instants pour le savourer vraiment.
Cet automne, ma phrase a changé. «Ça suffit pour aujourd'hui!». Je la répète quand la journée a été difficile, quand je suis sur le bord de m'en faire pour un truc qui ne m'appartient pas, quand je m'en mets un peu trop sur les épaules, quand je suis à boutte, etc. En la disant, c'est comme si je me donnais la permission de mettre ma switch à off et de décrocher. D'arrêter. De changer de mode.
Et vous, vous en avez une phrase qui vous aide?
(P.S. J'ai pris la mienne dans le livre L'art de se réinventer de Nicole Bordeleau)
Cet été, ma phrase fétiche était «Eh qu'on est bien!». Elle m'aidait à prendre conscience de ma chance et à me planter dans le moment présent. En la disant, c'est comme si je figeais ce moment quelques instants pour le savourer vraiment.
Cet automne, ma phrase a changé. «Ça suffit pour aujourd'hui!». Je la répète quand la journée a été difficile, quand je suis sur le bord de m'en faire pour un truc qui ne m'appartient pas, quand je m'en mets un peu trop sur les épaules, quand je suis à boutte, etc. En la disant, c'est comme si je me donnais la permission de mettre ma switch à off et de décrocher. D'arrêter. De changer de mode.
Et vous, vous en avez une phrase qui vous aide?
(P.S. J'ai pris la mienne dans le livre L'art de se réinventer de Nicole Bordeleau)
jeudi 8 octobre 2015
Aider son enfant en ne faisant... rien!
Nos enfants ont leurs problèmes. Chacun les leurs. Chacun leurs défis. Ils vivent des peines. Ils se chicanent avec leurs amis. Des fois, ils en ont assez. Ils n'ont pas tout ce qu'ils veulent. Ils ont des obligations, des devoirs et des tâches. Ils ont des choix à faire. Ils sont parfois déchirés, mêlés ou inquiets. Qu'on le veuille ou non, ils grandissent. Ils doivent faire face à tout ça pour les préparer à la «vraie vie» qui n'est jamais un fleuve tranquille.
Et c'est bien correct!
En fait, il faut aussi apprendre à ne pas vouloir gérer les choses à leur place. C'est un défi des parents d'enfants qui deviennent grands. Je suis là, mais en même temps, je le suis de moins en moins. Je l'aide en faisant rien à sa place. Déjà, juste être là, l'écouter au besoin sans le presser de me raconter, c'est ma job. Et c'est juste mon problème si j'aimerais en savoir plus, mais que pour l'instant, sa réponse est «Bof, ça va moyen, mais c'est correct!». Je n'ai pas à me mettre à angoisser en plus. Ni à creuser pour tout savoir. Juste accepter que c'est ainsi! Évidemment, nos antennes de parents seront aux aguets au cas où... Souvent, la tempête - petite ou grande - passe et finalement, tout redevient normal et calme.
Aider en ne faisant rien: c'est fou pareil! Mais c'est souvent ce que tout le monde a besoin. Quand on nomme un problème ou un souci, on ne veut pas nécessairement avoir un conseil ou une solution toute faite. On veut juste pouvoir le dire librement à quelqu'un qui importe vraiment, savoir que cette oreille a été là pour nous, se libérer un peu, y voir un peu plus clair et... continuer! Trouver notre façon de s'en sortir ou d'améliorer notre sort. C'est tout! Ce n'est pas en récoltant le maximum de J'AIME ou en se faisant assommer de conseils qu'on se sent le mieux. Un silence apaisant, c'est bien plus rassurant, souvent, que de faux épanchements. Un «Ouin, pas facile!», une tape dans le dos, une main posée sur le bas, un sourire encouragement, c'est bien aussi.
Quand nos enfants tanguent un peu, la tentation est grande pour ramener nous-mêmes leur bateau sur des eaux calmes. On ne les aiderait pas tant que ça! Donc, il faut les aider en ne faisant rien. Ce qui est aidant, ce n'est pas tant d'en discuter (surtout ne pas en parler pendant des heures ou en ramenant constamment le sujet), mais en rappelant (et en mettant soi-même en pratique!) certaines techniques qui nous permet de relativiser nos soucis.
Besoin d'exemples?
Et c'est bien correct!
En fait, il faut aussi apprendre à ne pas vouloir gérer les choses à leur place. C'est un défi des parents d'enfants qui deviennent grands. Je suis là, mais en même temps, je le suis de moins en moins. Je l'aide en faisant rien à sa place. Déjà, juste être là, l'écouter au besoin sans le presser de me raconter, c'est ma job. Et c'est juste mon problème si j'aimerais en savoir plus, mais que pour l'instant, sa réponse est «Bof, ça va moyen, mais c'est correct!». Je n'ai pas à me mettre à angoisser en plus. Ni à creuser pour tout savoir. Juste accepter que c'est ainsi! Évidemment, nos antennes de parents seront aux aguets au cas où... Souvent, la tempête - petite ou grande - passe et finalement, tout redevient normal et calme.
Aider en ne faisant rien: c'est fou pareil! Mais c'est souvent ce que tout le monde a besoin. Quand on nomme un problème ou un souci, on ne veut pas nécessairement avoir un conseil ou une solution toute faite. On veut juste pouvoir le dire librement à quelqu'un qui importe vraiment, savoir que cette oreille a été là pour nous, se libérer un peu, y voir un peu plus clair et... continuer! Trouver notre façon de s'en sortir ou d'améliorer notre sort. C'est tout! Ce n'est pas en récoltant le maximum de J'AIME ou en se faisant assommer de conseils qu'on se sent le mieux. Un silence apaisant, c'est bien plus rassurant, souvent, que de faux épanchements. Un «Ouin, pas facile!», une tape dans le dos, une main posée sur le bas, un sourire encouragement, c'est bien aussi.
Quand nos enfants tanguent un peu, la tentation est grande pour ramener nous-mêmes leur bateau sur des eaux calmes. On ne les aiderait pas tant que ça! Donc, il faut les aider en ne faisant rien. Ce qui est aidant, ce n'est pas tant d'en discuter (surtout ne pas en parler pendant des heures ou en ramenant constamment le sujet), mais en rappelant (et en mettant soi-même en pratique!) certaines techniques qui nous permet de relativiser nos soucis.
Besoin d'exemples?
- On n'a pas à TOUT régler aujourd'hui.
- On peut se donner une «pause» et faire quelque chose d'amusant.
- Notre bonheur, c'est plusieurs choses. Si une va tout croche, tout ne va pas mal! Le reste compense.
lundi 5 octobre 2015
Êtes-vous dans le mouvement?
Vous avez lu ce matin le dossier dans LaPresse+ sur le slow parenting? Un «nouveau» (pas tant que ça!) mouvement qui pourrait se résumer en une seule phrase: l'art de prendre son temps. Ou encore l'art de choisir un rythme qui nous convient. Ou l'art d'être plus là, ici maintenant.
Finalement, ça ne s'explique pas si facilement. Lisez le dossier. Ou lisez ceci, ceci ou cela. Vous comprendrez mieux le mouvement.
Le mouvement... tiens, tiens! Même si j'aime bien les idées derrière le slow parenting, je m'interrogeais sur un point en lisant l'article ce matin. Est-ce qu'on a besoin d'être dans un mouvement à tout prix pour choisir son camp en matière d'éducation parentale? A-t-on besoin d'avoir à tout prix d'autres personnes qui pensent comme nous? Avons-nous besoin de suivre un groupe pour se sentir plus outillé ou plus en confiance?
Bien sûr que marcher tout seul (et surtout à contre-courant), c'est plus exigeant, j'en conviens. Mais chaque fois qu'émerge un nouveau «mouvement», je me demande si ça ne finit pas par diviser les gens. Certains croient qu'ils sont obligés de choisir un camp et d'y rester fidèle. Pourtant, on peut piger un peu partout. Il n'y a rien qui nous empêche d'être juste soi-même... même si on rejoint les idées de deux (trois, quatre, etc.) mouvements, non? On peut juste être soi sans se coller une étiquette. Être parent, ce n'est pas trouver une idéologie, s'y accrocher ou s'acharner. C'est être en mouvement (et non dans un mouvement) et se laisser porter un peu plus au lieu de vouloir se fixer à tout prix ou s'attacher qu'à un seul port. On a tous à apprendre des autres, faudrait se regarder et se donner la chance de s'inspirer un brin. Non?
Qu'en pensez-vous? Être dans un mouvement ou être en mouvement?
Finalement, ça ne s'explique pas si facilement. Lisez le dossier. Ou lisez ceci, ceci ou cela. Vous comprendrez mieux le mouvement.
Le mouvement... tiens, tiens! Même si j'aime bien les idées derrière le slow parenting, je m'interrogeais sur un point en lisant l'article ce matin. Est-ce qu'on a besoin d'être dans un mouvement à tout prix pour choisir son camp en matière d'éducation parentale? A-t-on besoin d'avoir à tout prix d'autres personnes qui pensent comme nous? Avons-nous besoin de suivre un groupe pour se sentir plus outillé ou plus en confiance?
Bien sûr que marcher tout seul (et surtout à contre-courant), c'est plus exigeant, j'en conviens. Mais chaque fois qu'émerge un nouveau «mouvement», je me demande si ça ne finit pas par diviser les gens. Certains croient qu'ils sont obligés de choisir un camp et d'y rester fidèle. Pourtant, on peut piger un peu partout. Il n'y a rien qui nous empêche d'être juste soi-même... même si on rejoint les idées de deux (trois, quatre, etc.) mouvements, non? On peut juste être soi sans se coller une étiquette. Être parent, ce n'est pas trouver une idéologie, s'y accrocher ou s'acharner. C'est être en mouvement (et non dans un mouvement) et se laisser porter un peu plus au lieu de vouloir se fixer à tout prix ou s'attacher qu'à un seul port. On a tous à apprendre des autres, faudrait se regarder et se donner la chance de s'inspirer un brin. Non?
Qu'en pensez-vous? Être dans un mouvement ou être en mouvement?
jeudi 1 octobre 2015
Conférence des (Z)imparfaites - Le lâcher prise!
CONFÉRENCE
Chassez (pour de bon!) la perfection de votre
vie et commencez (enfin!) à souffler!

Contactez-nous: lesimparfaites@hotmail.com
À propos de la conférence:
lundi 28 septembre 2015
Les profs et les demandes hallucinantes des parents
Des fois, je suis découragée. Mais parfois, je me dis que les professeurs doivent l'être encore plus. Et je ne parle même pas de leurs conditions de travail. Je veux plutôt aborder le sujet délicat de la gestion des parents de leurs élèves. Après chaque réunion de parents, je suis prise d'un profond élan de compassion pour les profs. Déjà que ce n'est pas facile de faire le travail dans le contexte actuel, il faut qu'ils dealent avec des parents aux demandes aussi incroyables qu'hallucinantes. Le tout fait le plus sérieusement du monde. Chaque fois, je me dis que je ne pourrais pas être enseignantes et subir, par exemples, les confidences et les commentaires étranges entendus dans les réunions de parents.
Encore cette année, j'ai encore fait le plein de ces perles qui m'étonnent tout autant qu'elles m'exaspèrent (J'ose imaginer ce qu'en pensent les profs!). Parmi celles entendues et celles qu'on m'a rapportées, j'en ai gardé deux. Et je me demande comment font les profs pour gérer tout ça en ne pognant pas les nerfs (on doit le dire! Je capoterais à bien moins!)
Donc, en pleine réunion de parents, le professeur indique qu'elle ne veut pas avoir à gérer 26 fêtes d'enfants durant les heures de classe et qu'elle demande aux parents de ses élèves de ne pas envoyer un gâteau pour collation le jour de la fête de leur enfant. Totalement compréhensible! 26 fêtes sur 180 jours d'école, ça fait une fête aux 7 jours environ. C'est beaucoup! On comprend toute la job derrière le geste: 'enseignante a à gérer la distribution du gâteau, les possibles dégâts, l'énervement qui s'en suit et la gestion pour un retour au calme. À répétition 26 fois dans l'année: au secours!
Tout le monde semble d'accord. D'autant plus que c'est une classe de 4e année. Et puis, l'enseignante va tout de même souligner la journée spéciale. Ce n'est pas dit que l'enfant ne doit pas recevoir de souhait ni se faire chanter «bonne fête». Mais voilà qu'un parent lève la main. «C'est que les enfants sont habitués à vivre ce rituel-là depuis leur maternelle... C'est dommage... Ils s'attendent à ça, chaque année! Et puis, c'est juste 26 fêtes, quand même!». Pardon? Les enfants s'attendent à ça? Ou c'est le parent qui veut prouver quelque chose en envoyant le plus gros gâteau ou les mieux décorés cupcakes devant un nouveau public? Souligner la fête de l'enfant, ça se fait très bien à la maison, non? Les rituels, ça se change aussi. Un enfant qui aura 10 ans est très capable de comprendre que c'est juste impossible de fêter dans la classe. C'est tout! Il va survivre! Du regard, ce parent cherchait un allié dans la salle de classe. Personne n'a bronché (fiou!). Et quelqu'un, porte-parole du reste, a lancé «Ben non, on vous comprend. Ça n'a pas d'allure de fêter 26 anniversaires!». C'est ça, aussi, appuyer les profs!
Une autre remarque parmi les plus étonnantes «Pourriez-vous ne pas donner de devoirs le jeudi soir, car mon enfant a du karaté?». Ben oui, pourquoi pas? Il est vrai que cet enfant est sûrement le seul de sa classe à avoir une activité après l'école, que ses parents sont les seuls à se courir d'un bord et de l'autre, qu'il vaudrait mieux qu'il n'ait pas à faire trop de devoirs la veille pour compenser, que le contrôle et la dictée ne devraient pas être le lendemain de son cours de karaté parce que ça pourrait influencer son résultat, etc. Et quoi encore? D'autres demandes? Pas de devoirs le lundi, parce que vous voulez écouter Pour Sarah et que ça brime votre horaire? Pas de devoirs le mardi, car c'est le jour de l'épicerie? Heyyyy! Voyons! Comment tu peux penser formuler une telle demande devant tout un groupe de parents? Comment tu peux penser que le prof va dire «Ah bien oui, certainement! C'est bien de me l'avoir dit! Bonne idée!»? Comment tu peux penser que c'est le problème du prof si ton enfant a du karaté le jeudi? Comment tu peux penser que ce sont les 25 autres familles qui ont à se plier à ta propre incapacité de parent à gérer l'horaire familial?
Alors, chers professeurs, on aimerait bien vous entendre, sous le couvert de l'anonymat bien sûr, mais rapportez-nous ces perles de parents que vous entendez durant l'année scolaire. Peut-être que ça peut aider et que l'an prochain, vous en ayez ramassé moins (parce qu'on le sait bien que vous devez vous faire un p'tit palmarès!).
Encore cette année, j'ai encore fait le plein de ces perles qui m'étonnent tout autant qu'elles m'exaspèrent (J'ose imaginer ce qu'en pensent les profs!). Parmi celles entendues et celles qu'on m'a rapportées, j'en ai gardé deux. Et je me demande comment font les profs pour gérer tout ça en ne pognant pas les nerfs (on doit le dire! Je capoterais à bien moins!)
Donc, en pleine réunion de parents, le professeur indique qu'elle ne veut pas avoir à gérer 26 fêtes d'enfants durant les heures de classe et qu'elle demande aux parents de ses élèves de ne pas envoyer un gâteau pour collation le jour de la fête de leur enfant. Totalement compréhensible! 26 fêtes sur 180 jours d'école, ça fait une fête aux 7 jours environ. C'est beaucoup! On comprend toute la job derrière le geste: 'enseignante a à gérer la distribution du gâteau, les possibles dégâts, l'énervement qui s'en suit et la gestion pour un retour au calme. À répétition 26 fois dans l'année: au secours!
Tout le monde semble d'accord. D'autant plus que c'est une classe de 4e année. Et puis, l'enseignante va tout de même souligner la journée spéciale. Ce n'est pas dit que l'enfant ne doit pas recevoir de souhait ni se faire chanter «bonne fête». Mais voilà qu'un parent lève la main. «C'est que les enfants sont habitués à vivre ce rituel-là depuis leur maternelle... C'est dommage... Ils s'attendent à ça, chaque année! Et puis, c'est juste 26 fêtes, quand même!». Pardon? Les enfants s'attendent à ça? Ou c'est le parent qui veut prouver quelque chose en envoyant le plus gros gâteau ou les mieux décorés cupcakes devant un nouveau public? Souligner la fête de l'enfant, ça se fait très bien à la maison, non? Les rituels, ça se change aussi. Un enfant qui aura 10 ans est très capable de comprendre que c'est juste impossible de fêter dans la classe. C'est tout! Il va survivre! Du regard, ce parent cherchait un allié dans la salle de classe. Personne n'a bronché (fiou!). Et quelqu'un, porte-parole du reste, a lancé «Ben non, on vous comprend. Ça n'a pas d'allure de fêter 26 anniversaires!». C'est ça, aussi, appuyer les profs!
Une autre remarque parmi les plus étonnantes «Pourriez-vous ne pas donner de devoirs le jeudi soir, car mon enfant a du karaté?». Ben oui, pourquoi pas? Il est vrai que cet enfant est sûrement le seul de sa classe à avoir une activité après l'école, que ses parents sont les seuls à se courir d'un bord et de l'autre, qu'il vaudrait mieux qu'il n'ait pas à faire trop de devoirs la veille pour compenser, que le contrôle et la dictée ne devraient pas être le lendemain de son cours de karaté parce que ça pourrait influencer son résultat, etc. Et quoi encore? D'autres demandes? Pas de devoirs le lundi, parce que vous voulez écouter Pour Sarah et que ça brime votre horaire? Pas de devoirs le mardi, car c'est le jour de l'épicerie? Heyyyy! Voyons! Comment tu peux penser formuler une telle demande devant tout un groupe de parents? Comment tu peux penser que le prof va dire «Ah bien oui, certainement! C'est bien de me l'avoir dit! Bonne idée!»? Comment tu peux penser que c'est le problème du prof si ton enfant a du karaté le jeudi? Comment tu peux penser que ce sont les 25 autres familles qui ont à se plier à ta propre incapacité de parent à gérer l'horaire familial?
Alors, chers professeurs, on aimerait bien vous entendre, sous le couvert de l'anonymat bien sûr, mais rapportez-nous ces perles de parents que vous entendez durant l'année scolaire. Peut-être que ça peut aider et que l'an prochain, vous en ayez ramassé moins (parce qu'on le sait bien que vous devez vous faire un p'tit palmarès!).
vendredi 25 septembre 2015
Écouter sa musique en classe
À la question «Pour ou contre les téléphones cellulaires en classe au secondaire?», il y a rarement de pour, surtout du côté des écoles.
C'est donc avec étonnement que j'ai appris que Momo -oui, celle qui apprend à chiller et qui a trouvé que certaines personnes qui ont laissé des commentaires outrés gagneraient à l'apprendre aussi!- pouvait apporter le sien en classe et même que... c'était encouragé!
Pas pour texter ou écrire des statuts insignifiants sur Facebook, mais pour faire des recherches d'infos complémentaires et... écouter de la musique.
En période de travail en classe ou de création en arts, les élèves sont invités à écouter leur musique sur leur iPod, iPhone, iQuelquechose. Ça détend, ça encourage la créativité, ça donne un break.
Wow!
Bien sûr, si tu perds ton temps à texter ou sur Facebook, tu perds ce privilège (et il faut pas que ça sonne en classe ce bidule-là!) Mais qui voudrait le perdre? Et en plus, ça leur enseigne les bonnes manières... que plusieurs adultes n'ont pas encore compris (tes notifications et tes textos entrants ont-ils vraiment besoin de faire du bruit?!).
Voilà une école qui n'a pas peur de la technologie et qui a su s'adapter au mode de vie actuel des ados! Avez-vous d'autres exemples de ce genre à partager?
C'est donc avec étonnement que j'ai appris que Momo -oui, celle qui apprend à chiller et qui a trouvé que certaines personnes qui ont laissé des commentaires outrés gagneraient à l'apprendre aussi!- pouvait apporter le sien en classe et même que... c'était encouragé!
Pas pour texter ou écrire des statuts insignifiants sur Facebook, mais pour faire des recherches d'infos complémentaires et... écouter de la musique.
En période de travail en classe ou de création en arts, les élèves sont invités à écouter leur musique sur leur iPod, iPhone, iQuelquechose. Ça détend, ça encourage la créativité, ça donne un break.
Wow!
Bien sûr, si tu perds ton temps à texter ou sur Facebook, tu perds ce privilège (et il faut pas que ça sonne en classe ce bidule-là!) Mais qui voudrait le perdre? Et en plus, ça leur enseigne les bonnes manières... que plusieurs adultes n'ont pas encore compris (tes notifications et tes textos entrants ont-ils vraiment besoin de faire du bruit?!).
Voilà une école qui n'a pas peur de la technologie et qui a su s'adapter au mode de vie actuel des ados! Avez-vous d'autres exemples de ce genre à partager?
mercredi 23 septembre 2015
J'appuie les moyens de pression!
Je n'ai pas encore pris part à une chaîne humaine autour d'une école (j'en ai trois à défendre, je ne saurais laquelle choisir) mais je suis -comme vous j'espère- chaque jour plus choquée, désespérée et en colère contre les coupures monstres qui touchent les élèves québécois (oui, touchent directement, malgré ce qu'en disent mentent les politiciens en place).
Je le sens dans chacune des trois écoles publiques de mes enfants, qui se dégradent en tant que lieu de vie. Malgré la bonne volonté des profs et des intervenants, arpenter les couloirs d'une école publique québécoise, c'est quasiment comme faire un voyage en Europe de l'Est (j'y suis allée et la comparaison se tient, croyez-moi!). J'ai aussi une pensée pour les parents qui doivent se battre pour avoir un minimum de services pour leur(s) enfant(s) aux besoins particuliers et je comprends totalement le désarroi dans lequel ils peuvent se trouver en apprenant que l'orthophoniste ou la psychologue n'a qu'une demi-journée par semaine à offrir pour l'ensemble des élèves en difficulté de l'école (le plus grand non-sens du système d'éducation au Québec!).
Je remarque le travail acharné des journalistes et chroniqueurs pour tenter de remettre chaque semaine ce sujet sur le tapis dans les médias. Mais rien à faire, ça ne lève pas.
Y aura-t-il une grève générale le 30 septembre? Je le souhaite. J'appuie absolument tous les moyens de pression des professeurs et des intervenants scolaires (même ceux qui touchent directement les élèves... à long terme ils auront quand même eu moins d'impacts que ces coupures sauvages!) devant cette impasse.
L'autre moyen de pression que j'appuie particulièrement (et qui a changé positivement notre vie familiale depuis la rentrée!) est le refus des profs de remettre des devoirs (à 2 de mes enfants sur 3). Wow! Quelle idée merveilleuse! On a retrouvé nos soirées en famille depuis septembre (ce qu'on n'avait pas eu depuis... la fin de la garderie!). Des soirées où on a le temps d'aller promener le chien, jaser longuement, regarder #TamyUSA (notre émission préférée en famille), lire, planifier nos prochains voyages, s'informer, jouer à des jeux de société, profiter de l'été (celui qui est arrivé sur le tard), bref, vivre.
Merci les profs! Ça faisait longtemps que ça ne nous étaient pas arrivés à cette période de l'année!
Je le sens dans chacune des trois écoles publiques de mes enfants, qui se dégradent en tant que lieu de vie. Malgré la bonne volonté des profs et des intervenants, arpenter les couloirs d'une école publique québécoise, c'est quasiment comme faire un voyage en Europe de l'Est (j'y suis allée et la comparaison se tient, croyez-moi!). J'ai aussi une pensée pour les parents qui doivent se battre pour avoir un minimum de services pour leur(s) enfant(s) aux besoins particuliers et je comprends totalement le désarroi dans lequel ils peuvent se trouver en apprenant que l'orthophoniste ou la psychologue n'a qu'une demi-journée par semaine à offrir pour l'ensemble des élèves en difficulté de l'école (le plus grand non-sens du système d'éducation au Québec!).
Je remarque le travail acharné des journalistes et chroniqueurs pour tenter de remettre chaque semaine ce sujet sur le tapis dans les médias. Mais rien à faire, ça ne lève pas.
Y aura-t-il une grève générale le 30 septembre? Je le souhaite. J'appuie absolument tous les moyens de pression des professeurs et des intervenants scolaires (même ceux qui touchent directement les élèves... à long terme ils auront quand même eu moins d'impacts que ces coupures sauvages!) devant cette impasse.
L'autre moyen de pression que j'appuie particulièrement (et qui a changé positivement notre vie familiale depuis la rentrée!) est le refus des profs de remettre des devoirs (à 2 de mes enfants sur 3). Wow! Quelle idée merveilleuse! On a retrouvé nos soirées en famille depuis septembre (ce qu'on n'avait pas eu depuis... la fin de la garderie!). Des soirées où on a le temps d'aller promener le chien, jaser longuement, regarder #TamyUSA (notre émission préférée en famille), lire, planifier nos prochains voyages, s'informer, jouer à des jeux de société, profiter de l'été (celui qui est arrivé sur le tard), bref, vivre.
Merci les profs! Ça faisait longtemps que ça ne nous étaient pas arrivés à cette période de l'année!
vendredi 18 septembre 2015
Activités parascolaires: nos réflexions (z)imparfaites
Septembre marque le retour des activités parascolaires. Aaaaah! Ce choix qui se présente à tout parent et qui le fait sentir comme le meilleur (ou le pire!). D'abord le stress des inscriptions, puis l'enfilade des samedis matins (ou mercredis soirs ou... les deux!) pressés et l'envie de prétexter une gastro ou un rhume pour sauter un cours (ou deux!) et la fin de la session qui semble ne jamais arriver...
Théâtre, natation, karaté, équitation, chant, soccer, danse, ballet... Nos petits (z)imparfaits ont multiplié les expériences (ben oui, on était folles de même!) jusqu'à ce qu'on en vienne à dégarnir volontairement nos agendas.
Que votre weekend soit rempli d'activités pour les enfants (ou totalement vide), vous vous reconnaîtrez dans ce retour sur nos 7 ans de réflexions sur les activités parascolaires et... la réappropriation de nos weekends!
La mafia des cours de natation
Une activité à tout prix?
Je ne manque pas de temps
Cet hiver, j'veux rien faire!
Vos enfants ont-ils assez de tâches?
Théâtre, natation, karaté, équitation, chant, soccer, danse, ballet... Nos petits (z)imparfaits ont multiplié les expériences (ben oui, on était folles de même!) jusqu'à ce qu'on en vienne à dégarnir volontairement nos agendas.
Que votre weekend soit rempli d'activités pour les enfants (ou totalement vide), vous vous reconnaîtrez dans ce retour sur nos 7 ans de réflexions sur les activités parascolaires et... la réappropriation de nos weekends!
La mafia des cours de natation
Une activité à tout prix?
Je ne manque pas de temps
Cet hiver, j'veux rien faire!
Vos enfants ont-ils assez de tâches?
mercredi 16 septembre 2015
Apprendre à «chiller»
Momo est revenue à la maison après ses premiers jours au secondaire avec une grande question existentielle: «Comment être une vraie ado?».
C'est que Momo avait commis un impair plus tôt dans la journée en confiant à ses tout nouveaux amis qu'elle avait a-do-ré le premier cours de maths. Isssshhh! Grave erreur! «Mais c'était tellement cool le cours de maths! Mais quand j'ai vu leur air, je me suis rattrapée. Je veux être une vraie ado comme dans les films. Tsé, les filles cool sauf que moi, j'aime ça l'école!».
Grand dilemme en ce début de secondaire!
Je la voyais aller ma Momo au primaire: toujours en train d'étudier, de faire des recherches sur ses projets, bien franchement, elle en faisait trop. Elle aurait pu ne pas étudier et elle aurait eu des notes tout à fait correctes. Elle a mis les efforts et elle a eu de très bonnes notes. Et je ne voulais pas que ça se poursuive au secondaire. Je n'ai pas voulu qu'elle s'inscrive au programmation d'éducation internationale parce que je voulais qu'elle apprenne à «chiller».
Oui, oui, vous avez bien lu. Moi, sa mère, je veux qu'elle chill. Pas qu'elle n'aime plus l'école, au contraire! Sa passion pour le cours de maths, elle peut me la raconter tous les soirs. Mais elle doit apprendre à vivre selon son âge. Pas toujours voir plus loin, se projeter dans l'avenir ou s'inquiéter des examens de fin d'année. Mais vivre son moment présent d'ado.
Je lui ai conseillé d'aller dans un programme qui la passionnerait sans qu'elle ait à pousser en fou sur les études. Je voulais qu'elle slaque sur la performance et qu'elle fasse de la place au plaisir, aux relations sociales, aux activités-midi, pas juste aux exposés oraux, aux examens de maths et aux dissertations de français.
Et depuis qu'elle a commencé le secondaire, elle sait ce qu'elle a à apprendre. Pas juste les maths -même si le cours est très cool!- ni l'anglais ou la géo, elle doit apprendre à devenir une vraie ado. Cette période qui définit les contours de la future adulte qu'elle sera. Une adulte dont le bonheur ne se mesurera pas à la performance, je l'espère...
C'est que Momo avait commis un impair plus tôt dans la journée en confiant à ses tout nouveaux amis qu'elle avait a-do-ré le premier cours de maths. Isssshhh! Grave erreur! «Mais c'était tellement cool le cours de maths! Mais quand j'ai vu leur air, je me suis rattrapée. Je veux être une vraie ado comme dans les films. Tsé, les filles cool sauf que moi, j'aime ça l'école!».
Grand dilemme en ce début de secondaire!
Je la voyais aller ma Momo au primaire: toujours en train d'étudier, de faire des recherches sur ses projets, bien franchement, elle en faisait trop. Elle aurait pu ne pas étudier et elle aurait eu des notes tout à fait correctes. Elle a mis les efforts et elle a eu de très bonnes notes. Et je ne voulais pas que ça se poursuive au secondaire. Je n'ai pas voulu qu'elle s'inscrive au programmation d'éducation internationale parce que je voulais qu'elle apprenne à «chiller».
Oui, oui, vous avez bien lu. Moi, sa mère, je veux qu'elle chill. Pas qu'elle n'aime plus l'école, au contraire! Sa passion pour le cours de maths, elle peut me la raconter tous les soirs. Mais elle doit apprendre à vivre selon son âge. Pas toujours voir plus loin, se projeter dans l'avenir ou s'inquiéter des examens de fin d'année. Mais vivre son moment présent d'ado.
Je lui ai conseillé d'aller dans un programme qui la passionnerait sans qu'elle ait à pousser en fou sur les études. Je voulais qu'elle slaque sur la performance et qu'elle fasse de la place au plaisir, aux relations sociales, aux activités-midi, pas juste aux exposés oraux, aux examens de maths et aux dissertations de français.
Et depuis qu'elle a commencé le secondaire, elle sait ce qu'elle a à apprendre. Pas juste les maths -même si le cours est très cool!- ni l'anglais ou la géo, elle doit apprendre à devenir une vraie ado. Cette période qui définit les contours de la future adulte qu'elle sera. Une adulte dont le bonheur ne se mesurera pas à la performance, je l'espère...
lundi 14 septembre 2015
Pour ou contre les crayons à mine?
Avez-vous peur des crayons à la mine? Les bons vieux crayons jaunes? Ou les bleus? Ou même les gros méchants pousse-mines?
Vous trouvez ma question épaisse? C'est vrai: elle l'est!
Mais quand je vois tout ce qui s'écrit sur la grosse méchante technologie, je ne peux m'empêcher de me demander si nos aïeux ont autant capoté quand les enfants sont passés de l'ardoise au crayon de plomb? Est-ce qu'on n'est pas en train de virer complètement fou?
Dans la classe de JeuneHomme (le seul des petits (Z)imparfaits à ne pas être au secondaire!), son prof utilise l'application ClassDojo avec laquelle on peut suivre ce qui se passe dans sa semaine (ses bons coups et ses moins bons). Bien sûr qu'il y aurait le bon vieil agenda, mais pourquoi pas cette application? C'est pratique, convivial, intéressant et foutument bien fait! Même chose pour les tableaux interactifs, les ordinateurs, etc. Ce sont des outils qui peuvent autant aider les enseignants que les élèves en plus de multiplier les façons d'apprendre. Et ça ne veut pas dire qu'on a à abandonner tout le reste. Les enfants écrivent encore avec des crayons à mine (j'en ai étiqueté 24 juste pour lui!), apprennent et jouent avec les tables de multiplication avec des petites cartes et lisent des livres en papier à la bibliothèque.
La techno fait encore peur dans les salles de classe. Et dans la vie de tous les jours.
Les enfants vont pouvoir plus facilement tricher... Ben voyons, un enfant qui veut tricher trouvera toujours le moyen, techno ou pas! La techno dérange les enfants... Est-ce qu'on ne pourrait pas voir plutôt que la techno varie les supports pédagogiques qui peuvent aider un enfant à mieux comprendre? Tout est toujours une question de gros bon sens et d'équilibre. Mais faire semblant que ça n'existe pas ou prétendre catégoriquement que c'est une mauvaise chose démontre surtout qu'on est rigide face aux changements. On avance, on évolue et on trouve des nouvelles façons pour intéresser, le plus longtemps possible, nos enfants à l'école. C'est difficile d'être contre ça, non?
Vous trouvez ma question épaisse? C'est vrai: elle l'est!
Mais quand je vois tout ce qui s'écrit sur la grosse méchante technologie, je ne peux m'empêcher de me demander si nos aïeux ont autant capoté quand les enfants sont passés de l'ardoise au crayon de plomb? Est-ce qu'on n'est pas en train de virer complètement fou?
Dans la classe de JeuneHomme (le seul des petits (Z)imparfaits à ne pas être au secondaire!), son prof utilise l'application ClassDojo avec laquelle on peut suivre ce qui se passe dans sa semaine (ses bons coups et ses moins bons). Bien sûr qu'il y aurait le bon vieil agenda, mais pourquoi pas cette application? C'est pratique, convivial, intéressant et foutument bien fait! Même chose pour les tableaux interactifs, les ordinateurs, etc. Ce sont des outils qui peuvent autant aider les enseignants que les élèves en plus de multiplier les façons d'apprendre. Et ça ne veut pas dire qu'on a à abandonner tout le reste. Les enfants écrivent encore avec des crayons à mine (j'en ai étiqueté 24 juste pour lui!), apprennent et jouent avec les tables de multiplication avec des petites cartes et lisent des livres en papier à la bibliothèque.
La techno fait encore peur dans les salles de classe. Et dans la vie de tous les jours.
Les enfants vont pouvoir plus facilement tricher... Ben voyons, un enfant qui veut tricher trouvera toujours le moyen, techno ou pas! La techno dérange les enfants... Est-ce qu'on ne pourrait pas voir plutôt que la techno varie les supports pédagogiques qui peuvent aider un enfant à mieux comprendre? Tout est toujours une question de gros bon sens et d'équilibre. Mais faire semblant que ça n'existe pas ou prétendre catégoriquement que c'est une mauvaise chose démontre surtout qu'on est rigide face aux changements. On avance, on évolue et on trouve des nouvelles façons pour intéresser, le plus longtemps possible, nos enfants à l'école. C'est difficile d'être contre ça, non?
vendredi 11 septembre 2015
Devoirs: nos réflexions (z)imparfaites
Après l'arrivée des lunchs en maternelle, les devoirs sont le gros choc post-garderie que doivent absorber les parents d'enfants d'âge scolaire.
Bonne nouvelle: on y survit! Bien sûr, nos soirées ne sont plus les mêmes (et même parfois nos weekends!) mais vous n'êtes pas seuls!
Même si les devoirs hantent encore nos vies (z)imparfaites, nous avons survécu au primaire et avons livré nos réflexions et partagé vos commentaires au fil des années sur le sujet.
Voici le «best of» de nos billets sur le sujet depuis 7 ans (oui, oui, les (Z)imparfaites ont l'âge de raison... enfin!):
La dictature de la boîte à lunch
Trop de devoirs?
30 ans plus tard... encore la maudite flûte à bec!
Corriger ou ne pas corriger?
Bientôt la fin des devoirs?
Les projets scolaires... des parents!
Négocier ses devoirs... au primaire!
Les projets scolaires... des parents! (prise 2)
Les notes scolaires: faut pas virer fou!
Bonne nouvelle: on y survit! Bien sûr, nos soirées ne sont plus les mêmes (et même parfois nos weekends!) mais vous n'êtes pas seuls!
Même si les devoirs hantent encore nos vies (z)imparfaites, nous avons survécu au primaire et avons livré nos réflexions et partagé vos commentaires au fil des années sur le sujet.
Voici le «best of» de nos billets sur le sujet depuis 7 ans (oui, oui, les (Z)imparfaites ont l'âge de raison... enfin!):
La dictature de la boîte à lunch
Trop de devoirs?
30 ans plus tard... encore la maudite flûte à bec!
Corriger ou ne pas corriger?
Bientôt la fin des devoirs?
Les projets scolaires... des parents!
Négocier ses devoirs... au primaire!
Les projets scolaires... des parents! (prise 2)
Les notes scolaires: faut pas virer fou!
mardi 8 septembre 2015
Bon, la rentrée, c'est du passé!
On en a beaucoup (entendu) parlé depuis des semaines sous les angles psychologiques, émotionnels, pédagogiques, économiques... On a soupiré devant la liste des effets scolaires, puis la seconde liste reçue dans les premiers jours de classe. On a payé les frais, acheté des souliers neufs, les uniformes (ou non), commencé à faire (ou coacher) les premiers lunchs, survécu aux premiers devoirs, réussi à arriver à l'heure à l'arrêt d'autobus. Les enfants ont pris le temps de déjeuner, ils n'ont pas oublié leur agenda, leurs cartables, leur linge d'édu. Ils se sont déjà fait des nouveaux amis, ils aiment leurs profs, ils savent déjà quelles activités-midi ils vont choisir. Le retour à la maison se déroule bien, ils sont crevés et se couchent sans discuter.
Et (encore une fois) on a chialé, trouvé ça dur, cher, mal organisé. On a stressé, angoissé, mal dormi. On s'est inquiétés, mis de la pression, on a eu le coeur qui se serre.
Mais c'est fait. C'est parti! On a redémarré le moteur et... ça roule! On a passé à travers la rentrée... comme à tous les ans!
Faudrait se rappeler tout ça l'an prochain, à la fin août, juste avant d'appuyer sur le bouton "panique"! ;-)
Et (encore une fois) on a chialé, trouvé ça dur, cher, mal organisé. On a stressé, angoissé, mal dormi. On s'est inquiétés, mis de la pression, on a eu le coeur qui se serre.
Mais c'est fait. C'est parti! On a redémarré le moteur et... ça roule! On a passé à travers la rentrée... comme à tous les ans!
Faudrait se rappeler tout ça l'an prochain, à la fin août, juste avant d'appuyer sur le bouton "panique"! ;-)
jeudi 3 septembre 2015
La «don't» liste
Vous savez ce que c'est une to-do list; vous devez en faire au moins une par jour (peut-être plus selon
votre degré d'organisation!). C'est excellent! Tout le monde le dit que les listes sont efficaces pour nous éviter d'oublier des trucs et pour nous aider à mieux planifier. Sans farce, je ne survivrais pas sans mes listes.
Mais je vous en présente une toute nouvelle. La «don't» liste. Elle est bien simple. C'est la liste de tout ce que je ne ferai pas aujourd'hui.
On peut décider qu'aujourd'hui...
je ne ferai pas le lavage (malheureusement, il ne se sauvera pas et sera encore là demain! Qu'il attende!)
je ne m'occuperai pas des devoirs (je délègue à mon chum!)
je ne m'inquiéterai pas concernant ce gros dossier qui n'avance pas (je tente de lâcher prise!)
je n'irai pas à l'épicerie (on va bien trouver quelque chose dans l'armoire)
je ne passerai pas la tondeuse (c'est joli du gazon, non?)
Vous comprenez? C'est la liste de tout ce que vous vous déchargez! Ce que vous ne faites pas attendra à demain (ou plus tard), vous le délèguerez, vous ferez autrement ou vous verrez la vie d'une nouvelle façon.
La «don't» liste devrait nous aider, car elle nous enlève du poids qui pèse sur nos épaules, notre esprit ou notre coeur. C'est décider qu'aujourd'hui on ne s'en fait pas pour ça! Pas pire, non?
Et vous, que mettrez-vous sur votre «don't» liste du jour?
Mais je vous en présente une toute nouvelle. La «don't» liste. Elle est bien simple. C'est la liste de tout ce que je ne ferai pas aujourd'hui.
On peut décider qu'aujourd'hui...
je ne ferai pas le lavage (malheureusement, il ne se sauvera pas et sera encore là demain! Qu'il attende!)
je ne m'occuperai pas des devoirs (je délègue à mon chum!)
je ne m'inquiéterai pas concernant ce gros dossier qui n'avance pas (je tente de lâcher prise!)
je n'irai pas à l'épicerie (on va bien trouver quelque chose dans l'armoire)
je ne passerai pas la tondeuse (c'est joli du gazon, non?)
Vous comprenez? C'est la liste de tout ce que vous vous déchargez! Ce que vous ne faites pas attendra à demain (ou plus tard), vous le délèguerez, vous ferez autrement ou vous verrez la vie d'une nouvelle façon.
La «don't» liste devrait nous aider, car elle nous enlève du poids qui pèse sur nos épaules, notre esprit ou notre coeur. C'est décider qu'aujourd'hui on ne s'en fait pas pour ça! Pas pire, non?
Et vous, que mettrez-vous sur votre «don't» liste du jour?
lundi 31 août 2015
Accepteriez-vous qu'un village élève votre enfant?
Hier, en lisant cet article du Journal de Montréal sur les parents-rois, je suis restée songeuse. En même temps, le proverbe «Ça prend tout un village pour élever un enfant» m'est revenu en tête. Et je me suis dit que ces parents ne laisseraient pas jamais leurs enfants dans les mains de d'autres. Un village qui s'occupe de leur progéniture? Ben voyons! À moins qu'ils en soient les maires respectifs de ces villages et que ceux-ci fonctionnent comme ils veulent, ils n'accepteront jamais.
Ils sont les «spécialistes» de leurs enfants, donc ils sont les intervenants de premier choix. Le mot «intervenant» me fait frissonner, je l'avoue. On est des parents (relisez le billet de Nancy: Intervenants ou parents? qui abordait justement ce sujet.), non? D'abord et avant tout.
Attention, je ne dis pas de laisser les enfants seuls dans l'aventure scolaire. Mais, je ne les suis pas à la trace. Je les laisse aller de l'avant, faire des essais et des erreurs (aussi!). Surtout, je fais confiance à ceux qui y travaillent. Ça aussi, c'est ma job de parents de faire confiance aux autres pour transmettre un savoir à mes enfants. C'est ma job de parents de laisser mon enfant bâtir des liens uniques avec d'autres adultes et d'autres jeunes sans que je sois impliquée. Ça ne veut aucunement dire de ne pas m'y intéresser, mais être capable de ne pas vouloir m'imposer. Et, surtout, ma job de parent, c'est de pousser mes enfants à ne plus avoir besoin de moi. À être autonome, indépendant. Heureux aussi sans moi.
C'est bien beau de clamer qu'il faut un village pour élever un enfant et de publier d'autres citations semblables sur leur mur Facebook, mais encore faut-il être capable de lâcher la main de nos enfants et de laisser notre place, tranquillement. Soyons francs, on n'ira pas au cégep discuter de la note de la dernière dissertation de fiston, non? Alors, pour que la cassure se fasse, comme parents, on doit utiliser le primaire (la maternelle?) pour entamer ce détachement. Et c'est «l'école» qui est devenu ce «village».
En ce matin de rentrée, on doit laisser de côté notre envie de «surveiller» l'école. On doit lui faire confiance. On doit être heureux de connaître son nouveau professeur et non le voir comme un compétiteur! Et en laissant notre enfant dans la cour d'école ce matin, on doit lui répéter qu'il s'en va là pour avoir du plaisir. Oui, du plaisir! Parce que ça aussi, on oublie de le dire à nos enfants. L'école, les amis, les récrés, les cours, apprendre : c'est l'fun! On lui dit aussi qu'on a hâte qu'ils nous racontent ce qu'ils auront fait de leur journée. Pas pour critiquer, là! Ni pour trouver les failles! Non, juste pour le plaisir d'entendre les nouvelles du village! ;-)
Ils sont les «spécialistes» de leurs enfants, donc ils sont les intervenants de premier choix. Le mot «intervenant» me fait frissonner, je l'avoue. On est des parents (relisez le billet de Nancy: Intervenants ou parents? qui abordait justement ce sujet.), non? D'abord et avant tout.
Attention, je ne dis pas de laisser les enfants seuls dans l'aventure scolaire. Mais, je ne les suis pas à la trace. Je les laisse aller de l'avant, faire des essais et des erreurs (aussi!). Surtout, je fais confiance à ceux qui y travaillent. Ça aussi, c'est ma job de parents de faire confiance aux autres pour transmettre un savoir à mes enfants. C'est ma job de parents de laisser mon enfant bâtir des liens uniques avec d'autres adultes et d'autres jeunes sans que je sois impliquée. Ça ne veut aucunement dire de ne pas m'y intéresser, mais être capable de ne pas vouloir m'imposer. Et, surtout, ma job de parent, c'est de pousser mes enfants à ne plus avoir besoin de moi. À être autonome, indépendant. Heureux aussi sans moi.
C'est bien beau de clamer qu'il faut un village pour élever un enfant et de publier d'autres citations semblables sur leur mur Facebook, mais encore faut-il être capable de lâcher la main de nos enfants et de laisser notre place, tranquillement. Soyons francs, on n'ira pas au cégep discuter de la note de la dernière dissertation de fiston, non? Alors, pour que la cassure se fasse, comme parents, on doit utiliser le primaire (la maternelle?) pour entamer ce détachement. Et c'est «l'école» qui est devenu ce «village».
En ce matin de rentrée, on doit laisser de côté notre envie de «surveiller» l'école. On doit lui faire confiance. On doit être heureux de connaître son nouveau professeur et non le voir comme un compétiteur! Et en laissant notre enfant dans la cour d'école ce matin, on doit lui répéter qu'il s'en va là pour avoir du plaisir. Oui, du plaisir! Parce que ça aussi, on oublie de le dire à nos enfants. L'école, les amis, les récrés, les cours, apprendre : c'est l'fun! On lui dit aussi qu'on a hâte qu'ils nous racontent ce qu'ils auront fait de leur journée. Pas pour critiquer, là! Ni pour trouver les failles! Non, juste pour le plaisir d'entendre les nouvelles du village! ;-)
vendredi 28 août 2015
C'est le temps... des prochaines vacances!
Avouez que l'été (comme tous les autres avant lui) a passé vite!
Ma méthode pour ne pas vivre de blues post-vacances est simple: je planifie les prochaines à chaque fin de vacances! Ça me garde "en vacances" constamment.
Besoin d'idées pour rêver à la rentrée? Ça tombe bien! Vos (Z)imparfaites collaborent depuis le printemps au blogue ExpérienceTransat. Nous y partageons nos expériences de voyage en famille et nous y révélons tous nos bons plans.
Alors... qu'est-ce qui vous ferait le plus envie pour vos prochaines vacances: Barcelone? La Floride? Amsterdam? Prague?
Il faut bien rêver! On part ensemble?
Ma méthode pour ne pas vivre de blues post-vacances est simple: je planifie les prochaines à chaque fin de vacances! Ça me garde "en vacances" constamment.
Besoin d'idées pour rêver à la rentrée? Ça tombe bien! Vos (Z)imparfaites collaborent depuis le printemps au blogue ExpérienceTransat. Nous y partageons nos expériences de voyage en famille et nous y révélons tous nos bons plans.
Alors... qu'est-ce qui vous ferait le plus envie pour vos prochaines vacances: Barcelone? La Floride? Amsterdam? Prague?
Il faut bien rêver! On part ensemble?
jeudi 27 août 2015
25 (bonnes) raisons d'aimer à la rentrée
(extrait d'une chronique publiée dans le magazine Yoopa en 2011- avec lequel on collabore depuis 5 ans chaque mois)
La belle saison est presque terminée. Certains font la baboune parce que l’été a filé trop vite ou
parce qu’il a plu durant leur maigre semaine de vacances (ohnn!). D’autres
préparent des fausses rentrées pour préparer leurs petits (faut avoir du temps à perdre!)! Mais chez les
(Z)imparfaites - pendant que plusieurs s’arrachent les cheveux, listes
d’articles scolaires à la main – nous guettons avec plaisir l’arrivée de
septembre et le retour des autobus jaunes. Ben quoi? On aiiiime la rentrée! Et
on aiiiime les listes! C’est pourquoi on partage avec vous nos bonnes raisons d’aimer
la rentrée (et faire en sorte que cette période ne soit plus l’une des pires épreuves de votre vie!)
1- Après deux mois de désorganisation, vive la routine!
2- On a épuisé toutes nos idées de sorties à faire dans notre région/ville/quartier/cour/sous-sol.
3- Fini le casse-tête pour trouver une activité qui plait à tout le monde! (on est ben tannée de jouer au G.O. familial!)
3- Fini le casse-tête pour trouver une activité qui plait à tout le monde! (on est ben tannée de jouer au G.O. familial!)
4- Nos réserves de plasters, d’onguent, de chasse-moustique et de crème solaire sont à
sec!
5- Finis les «C’est plate ton jeu!», «J’gagne
jamais!», «Y’a ben trop de règles!»
6- L’ordinateur familial (et les iPad) a besoin d’une
profonde décontamination (Oups! Y’a un truc étrange qui
flash sur l’écran… )
7- Fini les pleurs causés par ce drame du
quotidien : «C’est toujours mon frère qui déciiiiiide! ». Ou cet autre drame "C'est pas moi, c'est de SA faute!"
8- Les frères et sœurs ne se supportent pu (ça tombe bien: leurs chicanes nous énervent aussi.)
9- On n’en peut plus d’aller jouer au parc! À
partir d’aujourd’hui, il est fermé le parc! Grosses rénovations! On se revoit
au printemps!
10- Notre gazon nous supplie d’arrêter de le
noyer sous les jeux d’eau (faudrait bien le tondre
aussi!)
11- Une fois les enfants partis à l’école, on
pourra se recoucher pendant une heure si on en a envie!
12- La rentrée, ça sent le neuf : les
crayons, les livres avec plein de pages blanches, les vêtements, les souliers,
etc.
13- On pourra travailler de la maison sans
s’arrêter toutes les deux minutes pour admirer la ma-gni-fi-que bibitte trouvée
dans le jardin, placer la millième p’tite fleur bleu dans un verre d’eau, aller
chercher le ballon chez le voisin, crier «Lâche ta sœur! », etc.
14- Les sandales puantes prendront le chemin de
poubelles… et on respirera mieux!
15- On est obligé d’aller magasiner pour
revamper les garde-robes (un truc pour eux, un truc
pour moi… pourquoi pas!)
16- On n’entendra plus «Je ne sais pas
quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii faire!» (nous non plus!)
17- Le retour d’un grand exilé : le
silence!
18- Notre rôle de lifeguard prend fin et on peut maintenant lire plus de trois
phrases de notre livre sans lever les yeux pour surveiller les petits.
19- De toute façon, les enfants ne trouvent
même plus la piscine intéressante! (enfin, on va
pouvoir arrêter de la nettoyer!)
20- On pourra ressortir certains classiques pour
inciter les enfants à se coucher comme
«Tu dois te coucher tôt parce que demain, il y a de l’école! »
21- Et comme ils vont se coucher plus tôt, on
va enfin avoir du temps pour soi en fin de soirée!
22- Les nouveaux amis découverts dans le
quartier vont enfin repartir chez eux (on l'espère en tout cas!).
23- Septembre offre encore des belles soirées
pour sortir le rosé, jouer à l’été, profiter des soirées plus fraîches près du
feu tout cela avec l’impression de savourer une prolongation inespérée des
vacances (on savoure deux fois plus dans ce temps-là!)
24- Yé! On recommence à faire des lunchs (voyons, qu’est-ce qu’on dit?! On s’emporte un peu trop là!)
25- Surtout, surtout… nos enfants ont encore
plein de choses à apprendre, à découvrir, à explorer et à expérimenter! (et on a hâte de recommencer à préparer les exposés oraux à
leur place avec eux!)
lundi 24 août 2015
«Calme-toi, calvaire!»
Connaissez-vous la méthode CTFD, une nouvelle forme d'intervention dans l'éducation des enfants?
On peut dire qu'on l'a adopté cet été (et tout particulièrement là en pleine rentrée!). On l'a même librement traduite.
Explication: la CTFD, c'est la méthode « Calm The Fuck Down». Chez nous, on l'appelle la méthode «Calme-toi, calvaire!». Et, bien qu'elle permet le développement et l'épanouissement des enfants, cette méthode s'applique... aux parents. C'est à eux qu'il faut dire «Calme-toi, calvaire!».
Dans le billet où on a découvert cette méthode, on donne quelques exemples :
- Vous n'êtes pas le type de parents que vous pensiez que vous seriez? Calme-toi, calvaire! (tu ne savais pas ce que c'était «avoir des enfants»!)
- Vous vous inquiétez parce que votre enfant n'a pas appris l'alphabet (en trois langues!) comme le fils d'une amie? Calme-toi, calvaire! (Dans une entrevue d'embauche, personne ne se fait demander à quel âge il a récité l'alphabet en anglais!)
Avouez qu'on a tous, un jour ou l'autre, voulu se crier cette phrase salvatrice pour se calmer le gros nerf. On sait qu'on angoisse un peu trop en devenant parent et on aparfois souvent besoin de se renligner un peu. De relativiser. De dédramatiser.
- «Je ne fais pas huit bricolages par semaine.»... Calme-toi, calvaire!
- « Je n'ai pas allaité mon enfant; que se passera-t-il avec son QI?»... Calme-toi, calvaire!
- « On a mangé des grilled cheese deux fois cette semaine!» Calme-toi, calvaire!
- « J'aime aller travailler... j'ai la paix de mes enfants. C'est épouvantable, non?»... Calme-toi, calvaire!
- « Mon enfant n'a pas eu des notes en haut de 75% dans son bulletin de 3e année. Et s'il était un potentiel décrocheur?»... Calme-toi, calvaire!
- «Faudrait que mes enfants lisent plus!» Calme-toi, calvaire!
- «On ne sort pas jouer dehors tous les jours.»... Calme-toi, calvaire!
- «On passe parfois des soirées toute la famille avec notre iPhone, iPad, iPhone devant la télé!»... Calme-toi, calvaire!
Finalement, cette méthode efficace permet justement de souffler un peu et de simplement apprécier le moment au lieu d'angoisser sur ses potentiels effets, de le maximiser à outrance, de s'inquiéter en permanence, de se comparer, de l'organiser, de le comptabiliser, etc. Elle nous permet de se secouer et de se dire «Heeey! Woooo! On se calme! Suis-je en train de virer folle sur un truc de même?». Prendre conscience qu'on était en train soit de se casser la tête (et le cul!) avec des trucs futiles ou anodins soit de laisser la culpabilité ou le doute s'infiltrer en nous. Ou encore même de se créer des problèmes.
Aussi, cette phrase-clé a une autre fonction. Quand on se surprend à la dire mentalement devant des parents un peu trop excessifs, on sait exactement ce qu'on ne veut pas reproduire, nous comme parents. On apprend nos limites en voyant les débordements des autres. Oui, regarder les autres aller nous permet de nous définir et de se renligner aussi. En tout cas, on sait ce qu'on ne veut pas. On se dit «Eh boy que je ne veux pas me rendre là!» ou «Ouf! Est-ce que je suis de même? Ça suffit!». Des exemples?
- la mère ultra motivée au soccer qui encourageait son équipe au détriment de l'autre avec des commentaires poches... Calme-toi, calvaire! (on n'est pas en finale de la Coupe du Monde!)
- le parent qui fait d'une sortie à l'épicerie une sortie éducative pour apprendre à compter (avec les pommes, les courgettes, les paquets de gomme, etc.) en insistant unnnnnnn, deuuuuuuuux, troiiiiiiiis, quatrrrrrrre en articulant exagéremment et ce, devant un enfant qui ne manifeste aucun intérêt.... Calme-toi, calvaire! (tout n'a pas à être éducatif dans la vie!)
- les parents qui organisent même les sorties au restaurant en faisant des «activités». Calme-toi, calvaire! (tes enfants vont survivre à 3 minutes de silence et d'attente!)
- les parents qui n'ont aucun plaisir au zoo ou aux glissades d'eau, mais qui y vont quand même et qui se plaignent d'avoir attendu des heures dans des files d'attente. Calme-toi, calvaire! (et reste chez vous! T'as pas à faire tant de sorties si ça t'emmerde!)
- les stressés de la rentrée qui chialent, râlent et visitent 14 magasins pour acheter tout ce qu'il y a sur la liste... en juillet! Calme-toi, calvaire! (Solution rapide: Bureau en Gros, le 29 août à 16h)
Et vous, sur quoi vous auriez intérêt à vous calmer?
On peut dire qu'on l'a adopté cet été (et tout particulièrement là en pleine rentrée!). On l'a même librement traduite.
Explication: la CTFD, c'est la méthode « Calm The Fuck Down». Chez nous, on l'appelle la méthode «Calme-toi, calvaire!». Et, bien qu'elle permet le développement et l'épanouissement des enfants, cette méthode s'applique... aux parents. C'est à eux qu'il faut dire «Calme-toi, calvaire!».
Dans le billet où on a découvert cette méthode, on donne quelques exemples :
- Vous n'êtes pas le type de parents que vous pensiez que vous seriez? Calme-toi, calvaire! (tu ne savais pas ce que c'était «avoir des enfants»!)
- Vous vous inquiétez parce que votre enfant n'a pas appris l'alphabet (en trois langues!) comme le fils d'une amie? Calme-toi, calvaire! (Dans une entrevue d'embauche, personne ne se fait demander à quel âge il a récité l'alphabet en anglais!)
Avouez qu'on a tous, un jour ou l'autre, voulu se crier cette phrase salvatrice pour se calmer le gros nerf. On sait qu'on angoisse un peu trop en devenant parent et on a
- «Je ne fais pas huit bricolages par semaine.»... Calme-toi, calvaire!
- « Je n'ai pas allaité mon enfant; que se passera-t-il avec son QI?»... Calme-toi, calvaire!
- « On a mangé des grilled cheese deux fois cette semaine!» Calme-toi, calvaire!
- « J'aime aller travailler... j'ai la paix de mes enfants. C'est épouvantable, non?»... Calme-toi, calvaire!
- « Mon enfant n'a pas eu des notes en haut de 75% dans son bulletin de 3e année. Et s'il était un potentiel décrocheur?»... Calme-toi, calvaire!
- «Faudrait que mes enfants lisent plus!» Calme-toi, calvaire!
- «On ne sort pas jouer dehors tous les jours.»... Calme-toi, calvaire!
- «On passe parfois des soirées toute la famille avec notre iPhone, iPad, iPhone devant la télé!»... Calme-toi, calvaire!
Finalement, cette méthode efficace permet justement de souffler un peu et de simplement apprécier le moment au lieu d'angoisser sur ses potentiels effets, de le maximiser à outrance, de s'inquiéter en permanence, de se comparer, de l'organiser, de le comptabiliser, etc. Elle nous permet de se secouer et de se dire «Heeey! Woooo! On se calme! Suis-je en train de virer folle sur un truc de même?». Prendre conscience qu'on était en train soit de se casser la tête (et le cul!) avec des trucs futiles ou anodins soit de laisser la culpabilité ou le doute s'infiltrer en nous. Ou encore même de se créer des problèmes.
Aussi, cette phrase-clé a une autre fonction. Quand on se surprend à la dire mentalement devant des parents un peu trop excessifs, on sait exactement ce qu'on ne veut pas reproduire, nous comme parents. On apprend nos limites en voyant les débordements des autres. Oui, regarder les autres aller nous permet de nous définir et de se renligner aussi. En tout cas, on sait ce qu'on ne veut pas. On se dit «Eh boy que je ne veux pas me rendre là!» ou «Ouf! Est-ce que je suis de même? Ça suffit!». Des exemples?
- la mère ultra motivée au soccer qui encourageait son équipe au détriment de l'autre avec des commentaires poches... Calme-toi, calvaire! (on n'est pas en finale de la Coupe du Monde!)
- le parent qui fait d'une sortie à l'épicerie une sortie éducative pour apprendre à compter (avec les pommes, les courgettes, les paquets de gomme, etc.) en insistant unnnnnnn, deuuuuuuuux, troiiiiiiiis, quatrrrrrrre en articulant exagéremment et ce, devant un enfant qui ne manifeste aucun intérêt.... Calme-toi, calvaire! (tout n'a pas à être éducatif dans la vie!)
- les parents qui organisent même les sorties au restaurant en faisant des «activités». Calme-toi, calvaire! (tes enfants vont survivre à 3 minutes de silence et d'attente!)
- les parents qui n'ont aucun plaisir au zoo ou aux glissades d'eau, mais qui y vont quand même et qui se plaignent d'avoir attendu des heures dans des files d'attente. Calme-toi, calvaire! (et reste chez vous! T'as pas à faire tant de sorties si ça t'emmerde!)
- les stressés de la rentrée qui chialent, râlent et visitent 14 magasins pour acheter tout ce qu'il y a sur la liste... en juillet! Calme-toi, calvaire! (Solution rapide: Bureau en Gros, le 29 août à 16h)
Et vous, sur quoi vous auriez intérêt à vous calmer?
jeudi 23 juillet 2015
#jesuisbien
... en vacances!
#jesuisdansmachaiselongue
#jesuisrelaxe
#jesuisdanslapiscine
#jesuispompette
#jesuisdansmacour
Et vous, quel hashtag décrirait vos vacances?
#jesuisdansmachaiselongue
#jesuisrelaxe
#jesuisdanslapiscine
#jesuispompette
#jesuisdansmacour
Et vous, quel hashtag décrirait vos vacances?
jeudi 16 juillet 2015
Sacrer devant les enfants
Vous dites des gros mots devant les enfants? Moi aussi. Et je ne suis plus vraiment gênée. Et il parait que c'est ok de le faire. Que ça peut même les aider. Eh bien, chapeau! Il y a longtemps que je les aide, donc. Bien sûr, quand ils étaient plus petits, j'essayais de refouler quelques «calisses». Mais MissLulus, à peine deux ans, avait compris l'essentiel des blasphèmes. Ratant toujours sa cible au jeu de poches, elle avait utilisé un puissant «calisse» pour se défouler. Une autre fois, elle l'a dit parce qu'elle avait échappé tous les bagages de sa poupée dans les marches d'escalier. Une autre bonne utilisation, en fait. J'en ai pas fait de cas. Je n'ai ni ri, ni puni, ni réagi, ni expliqué, ni été outrée. Et elle n'a plus jamais sacré ensuite.
Mais moi, j'ai continué. C'est plus fort que moi. Mais c'est un moyen d'expression comme un autre. Et désolée, je ne crois pas que de lâcher un «Zut de flute!» quand je me cogne violemment le gros orteil sur le bord de mon lit est aussi «soulageant» qu'un bon vieux «tabarnak». Il y a toute une variété de nuances dans nos sacres - chacun a son préféré et celui qu'il utilise que lors de moments de très très haute intensité! - et selon leur utilisation, on peut mieux comprendre notre degré d'à-boutisme, par exemple. Un «Misère qu'il m'énerve!» n'est pas du tout la même chose qu'un «Sacrament qu'il m'énarve!».
Selon un billet d'une mère qui dit que c'est correct de sacrer devant nos enfant, sacrer permettrait une certaine cohésion sociale, de se défouler et de réduire notre douleur. Plus encore, cette forme d'expression très spontanée montre aux enfants à être franc. Si on leur évite ce contact bien réel avec nos émotions fortes, si tout est toujours beau, bon et gentil, si on ne s'emporte jamais, si la vie est un fleuve tranquille sans jamais de houle, ils pourraient prendre toute une débarque quand ils vont tomber dans la vraie vie. Il serait toujours mieux de leur montrer à vivre et extérioriser leurs émotions qu'à les refouler. Un «ostie» de temps en temps vaudrait mieux qu'une explosion de colère. Sacrer serait donc échapper au fur et à mesure le trop plein, comme la vapeur qui s'échappe d'un presto pour empêcher la catastrophe.
Et puis, en sacrant, on montre aussi aux enfants le moment et les lieux où c'est socialement acceptable ou non. Savoir avoir du filtre est un art qui se perd. Dire des gros mots entre amis ou en famille, c'est une chose. Les utiliser à l'école ou au travail pourraient avoir des conséquences. Les enfants apprennent donc qu'il y a des comportements appropriés selon les circonstances.Tout n'est pas permis partout. Ça aussi, c'est un apprentissage.
Donc, je ne m'offusque plus de sacrer ou non devant mes enfants. Tout est question de dosage et de gros bon sens. Et surtout, je ne fais pas l'autruche... Ils vont en dire aussi... comme moi! Et ce n'est pas une raison pour en faire tout un plat.
Puisqu'on en jase, quel est votre «sacre» préféré?
Mais moi, j'ai continué. C'est plus fort que moi. Mais c'est un moyen d'expression comme un autre. Et désolée, je ne crois pas que de lâcher un «Zut de flute!» quand je me cogne violemment le gros orteil sur le bord de mon lit est aussi «soulageant» qu'un bon vieux «tabarnak». Il y a toute une variété de nuances dans nos sacres - chacun a son préféré et celui qu'il utilise que lors de moments de très très haute intensité! - et selon leur utilisation, on peut mieux comprendre notre degré d'à-boutisme, par exemple. Un «Misère qu'il m'énerve!» n'est pas du tout la même chose qu'un «Sacrament qu'il m'énarve!».
Selon un billet d'une mère qui dit que c'est correct de sacrer devant nos enfant, sacrer permettrait une certaine cohésion sociale, de se défouler et de réduire notre douleur. Plus encore, cette forme d'expression très spontanée montre aux enfants à être franc. Si on leur évite ce contact bien réel avec nos émotions fortes, si tout est toujours beau, bon et gentil, si on ne s'emporte jamais, si la vie est un fleuve tranquille sans jamais de houle, ils pourraient prendre toute une débarque quand ils vont tomber dans la vraie vie. Il serait toujours mieux de leur montrer à vivre et extérioriser leurs émotions qu'à les refouler. Un «ostie» de temps en temps vaudrait mieux qu'une explosion de colère. Sacrer serait donc échapper au fur et à mesure le trop plein, comme la vapeur qui s'échappe d'un presto pour empêcher la catastrophe.
Et puis, en sacrant, on montre aussi aux enfants le moment et les lieux où c'est socialement acceptable ou non. Savoir avoir du filtre est un art qui se perd. Dire des gros mots entre amis ou en famille, c'est une chose. Les utiliser à l'école ou au travail pourraient avoir des conséquences. Les enfants apprennent donc qu'il y a des comportements appropriés selon les circonstances.Tout n'est pas permis partout. Ça aussi, c'est un apprentissage.
Donc, je ne m'offusque plus de sacrer ou non devant mes enfants. Tout est question de dosage et de gros bon sens. Et surtout, je ne fais pas l'autruche... Ils vont en dire aussi... comme moi! Et ce n'est pas une raison pour en faire tout un plat.
Puisqu'on en jase, quel est votre «sacre» préféré?
lundi 13 juillet 2015
Les vacances-doudou
Ça y est, on est parti en vacances: au même endroit, dans le même village, à la même plage, aux mêmes restos, crémeries, boutiques où on va depuis 7 ans. Ce sont nos vacances-doudou et il n'y a aucun bonheur comparable à ça. Les enfants y ont leurs repères depuis qu'ils sont tout petits. Nous y avons amassés une tonne de souvenirs qui resserrent nos liens année après année. On multiplie les "te rappelles-tu quand..." et même nos nouveaux ados n'y sont pas insensibles (c'est tout un exploit!).
Et même si cette année on n'y passera qu'une seule semaine -on est allés ailleurs en mai et on n'a pas des semaines de vacances à l'infini... malheureusement!-, c'est suffisant pour sentir l'effet doudou. Ces vacances sont comme une grosse couverture chaude qui nous attend après 8 heures de route. On est tous heureux à l'idée d'aller saluer le propriétaire du general store (il nous reconnaît chaque année!), de retrouver notre saveur de crème glacée préférée, nos bonbons d'enfance qu'on ne trouve qu'à tel candy shop, la première limeade de la semaine -fraîchement pressée-, qu'on passe chercher avant d'aller passer la soirée à la plage pour voir notre premier coucher de soleil le soir de notre arrivée, sans oublier notre table à la terrasse du resto où l'on va toujours le premier dimanche ni les gaufres aux fraises qui démarrent la première journée nuageuse du séjour. Cette "routine dans les vacances" est enveloppante. Elle fait du bien.
Ça ne nous empêche pas d'aller voir ailleurs le reste de l'année pour découvrir et explorer le reste du monde -sans repères et sans routine- mais nos vacances-doudou sont simples et reposantes. Et j'espère qu'on pourra les faire durer longtemps... et (pourquoi pas!) y fêter notre 25e visite entourés de nos petits-enfants.
Et même si cette année on n'y passera qu'une seule semaine -on est allés ailleurs en mai et on n'a pas des semaines de vacances à l'infini... malheureusement!-, c'est suffisant pour sentir l'effet doudou. Ces vacances sont comme une grosse couverture chaude qui nous attend après 8 heures de route. On est tous heureux à l'idée d'aller saluer le propriétaire du general store (il nous reconnaît chaque année!), de retrouver notre saveur de crème glacée préférée, nos bonbons d'enfance qu'on ne trouve qu'à tel candy shop, la première limeade de la semaine -fraîchement pressée-, qu'on passe chercher avant d'aller passer la soirée à la plage pour voir notre premier coucher de soleil le soir de notre arrivée, sans oublier notre table à la terrasse du resto où l'on va toujours le premier dimanche ni les gaufres aux fraises qui démarrent la première journée nuageuse du séjour. Cette "routine dans les vacances" est enveloppante. Elle fait du bien.
Ça ne nous empêche pas d'aller voir ailleurs le reste de l'année pour découvrir et explorer le reste du monde -sans repères et sans routine- mais nos vacances-doudou sont simples et reposantes. Et j'espère qu'on pourra les faire durer longtemps... et (pourquoi pas!) y fêter notre 25e visite entourés de nos petits-enfants.
jeudi 9 juillet 2015
Je suis un rejet
J'avais presque réussi à oublier ce sentiment de répulsion qu'on a tous déjà ressenti à l'adolescence quand ça m'est revenu cette semaine en pleine face en entrant dans la chambre de Lili, ma vraie de vraie ado.
Je m'en venais la rejoindre pour jaser un peu -j'avais fait mes trois toc, toc, toc réglementaires et ouvert la porte en deux temps tel prescrit- quand je l'ai vue fermer son cahier d'écriture, monter un peu le son de son iPod et faire semblant de m'écouter en me faisant sa nouvelle face d'enterrement de tous les jours. Et j'ai su que j'étais désormais rejet. Lili 1 - Maman 0.
Par chance, j'ai une 2e fille sur qui me rabattre. Je suis donc partie au sous-sol d'un pas décidé et après mes trois toc, toc, toc réglementaires (et le reste, vous avez compris l'idée...), même accueil glacial. Sauf que Momo a pris soin de m'achever en m'expliquant le pourquoi du comment de leurs nouvelles têtes d'enterrement. "Maman, t'étais drôle avant mais là, on ne te trouve plus drôle. Pis maintenant, j'aime mieux chercher mes réponses sur Internet ou jaser de mes affaires de filles avec mes amies. C'est trop gênant avec toi."
Ouain... ça avait le mérite d'être clair. J'ai eu beau jaser de tout avec elles, les écouter, les consoler. Ce temps est révolu, du moins le temps qu'elle se crée leurs nouvelles "elles". Bien compris le message, je vais vous laisser tranquilles les filles. Vous savez où me trouver. "Ben oui, inquiète-toi pas maman!"
Par chance, j'ai un fils sur qui me rabattre. Il m'a accueillie avec un "t'es trop cool maman!" qui ne pouvait pas mieux tomber. Mais après l'avoir écouté me parler de ses humoristes et super héros préférés, je me suis auto-rejetée de sa chambre (zzzzzzzzz).
Et ce qui est bien quand on est un rejet, c'est qu'on peut aller s'étendre, lire, rien faire sans une micro-once de culpabilité! Avoir su...
Je m'en venais la rejoindre pour jaser un peu -j'avais fait mes trois toc, toc, toc réglementaires et ouvert la porte en deux temps tel prescrit- quand je l'ai vue fermer son cahier d'écriture, monter un peu le son de son iPod et faire semblant de m'écouter en me faisant sa nouvelle face d'enterrement de tous les jours. Et j'ai su que j'étais désormais rejet. Lili 1 - Maman 0.
Par chance, j'ai une 2e fille sur qui me rabattre. Je suis donc partie au sous-sol d'un pas décidé et après mes trois toc, toc, toc réglementaires (et le reste, vous avez compris l'idée...), même accueil glacial. Sauf que Momo a pris soin de m'achever en m'expliquant le pourquoi du comment de leurs nouvelles têtes d'enterrement. "Maman, t'étais drôle avant mais là, on ne te trouve plus drôle. Pis maintenant, j'aime mieux chercher mes réponses sur Internet ou jaser de mes affaires de filles avec mes amies. C'est trop gênant avec toi."
Ouain... ça avait le mérite d'être clair. J'ai eu beau jaser de tout avec elles, les écouter, les consoler. Ce temps est révolu, du moins le temps qu'elle se crée leurs nouvelles "elles". Bien compris le message, je vais vous laisser tranquilles les filles. Vous savez où me trouver. "Ben oui, inquiète-toi pas maman!"
Par chance, j'ai un fils sur qui me rabattre. Il m'a accueillie avec un "t'es trop cool maman!" qui ne pouvait pas mieux tomber. Mais après l'avoir écouté me parler de ses humoristes et super héros préférés, je me suis auto-rejetée de sa chambre (zzzzzzzzz).
Et ce qui est bien quand on est un rejet, c'est qu'on peut aller s'étendre, lire, rien faire sans une micro-once de culpabilité! Avoir su...
lundi 6 juillet 2015
Aller à la plage, c'est de l'ouvrage!
Voici
un extrait de notre premier livre Le guide de survie des (Z)imparfaites - Mieux (sur)vivre avec ses enfants... et ceux des autres! (éditons Les
Intouchables)
jeudi 2 juillet 2015
Les plaisirs non-coupables
Pourquoi associe-t-on «plaisir» et «culpabilité»? Y avez-vous déjà songé? C'est tout de même étrange qu'on ait besoin (?) de faire entrer en soi la culpabilité quand on s'offre un plaisir.
Un plaisir coupable: ça fait négatif. Ça sonne «on ne devrait pas se l'offrir», «on devrait se cacher pour le savourer», «on devrait se rattraper ensuite», «on ne donne pas le bon exemple», «on ne suit pas les dicktats ambiants», etc. Vraiment, depuis environ un an, je me défais de plus en plus de cette pensée. En fait, depuis la parution de notre guide Assez, c'est assez!, j'ai fait le constat qu'il faut s'écrier de plus en plus «Assez!» comme un signe que ça suffit de s'en faire. Donc, ça y est: plaisir et culpabilité ne pourront jamais ne riment pas du tout ensemble dans ma tête. Je n'ai pas envie de me
sentir «coupable» de m'offrir un plaisir peu importe ce qu'il est. Non! J'ai envie d'en profiter et de le savourer pour vrai sans laisser s'infiltrer une culpabilité, l'idée que je dois «payer» pour ce plaisir (aussi ridicule que «Un instant sur la langue, des années sur les hanches» quand on se permet une deuxième portion de dessert!) ou avoir honte de mon plaisir.
Des exemples de plaisirs non coupables qu'on peut s'offrir sans honte sans gêne sans culpabilité
- Une poignée de chips en plein après-midi... sur le bord de la piscine ou au bureau! Et le sac au complet si ça nous chante un soir en enfilant 4 émissions de notre série préférée.
- Une deuxième bouteille de vin un mardi soir après le boulot avec des amis dans un souper improvisé.
- L'achat d'une revue à potins et bien sûr la lecture. (vous devriez voir la pile quand je pars en vacances!)
- Une poutine bien dégoulinante.
- Un bain moussant ultra long alors que les enfants écoutent un film qui ne m'intéresse pas du tout.
- Un détour par la pharmacie pour m'acheter une crème ou un produit trop cher, mais qui fait du bien.
Je veux les vivre les plaisirs et surtout les assumer. autrement, je trouve que lorsqu'on colle l'idée de la culpabilité, on les dilue, les amoindrit et... ils goûtent moins bons.
Qu'en pensez-vous?
Un plaisir coupable: ça fait négatif. Ça sonne «on ne devrait pas se l'offrir», «on devrait se cacher pour le savourer», «on devrait se rattraper ensuite», «on ne donne pas le bon exemple», «on ne suit pas les dicktats ambiants», etc. Vraiment, depuis environ un an, je me défais de plus en plus de cette pensée. En fait, depuis la parution de notre guide Assez, c'est assez!, j'ai fait le constat qu'il faut s'écrier de plus en plus «Assez!» comme un signe que ça suffit de s'en faire. Donc, ça y est: plaisir et culpabilité ne pourront jamais ne riment pas du tout ensemble dans ma tête. Je n'ai pas envie de me
sentir «coupable» de m'offrir un plaisir peu importe ce qu'il est. Non! J'ai envie d'en profiter et de le savourer pour vrai sans laisser s'infiltrer une culpabilité, l'idée que je dois «payer» pour ce plaisir (aussi ridicule que «Un instant sur la langue, des années sur les hanches» quand on se permet une deuxième portion de dessert!) ou avoir honte de mon plaisir.
Des exemples de plaisirs non coupables qu'on peut s'offrir sans honte sans gêne sans culpabilité
- Une poignée de chips en plein après-midi... sur le bord de la piscine ou au bureau! Et le sac au complet si ça nous chante un soir en enfilant 4 émissions de notre série préférée.
- Une deuxième bouteille de vin un mardi soir après le boulot avec des amis dans un souper improvisé.
- L'achat d'une revue à potins et bien sûr la lecture. (vous devriez voir la pile quand je pars en vacances!)
- Une poutine bien dégoulinante.
- Un bain moussant ultra long alors que les enfants écoutent un film qui ne m'intéresse pas du tout.
- Un détour par la pharmacie pour m'acheter une crème ou un produit trop cher, mais qui fait du bien.
Je veux les vivre les plaisirs et surtout les assumer. autrement, je trouve que lorsqu'on colle l'idée de la culpabilité, on les dilue, les amoindrit et... ils goûtent moins bons.
Qu'en pensez-vous?
lundi 29 juin 2015
Mon objectif de l'été: tout faire pour ne rien faire!
Les vacances sont enfin arrivées et depuis le premier jour sans lunch une seul chose m'obsède: ne rien faire.
Je n'ai qu'une semaine de vacances cet été mais j'ai la ferme intention de me sentir en vacances tout l'été. Au retour du bureau: piscine, chaise longue, souper pas compliqué et soirée étirée sur le patio. On profite des soirs de pluie ou trop gris pour faire les courses. Pas de lavage ni de ménage les weekends: les enfants, qui passent l'été à la maison- ont ces nouvelles tâches à leur liste pour l'été (et qui sait... sûrement pour le reste de l'année). Cet été, les weekends sont des mini-vacances. Pas de travaux, de rendez-vous, de tâches ni d'obligations plates au programme. On a décidé de profiter de chacun de nos weekends cet été (et il n'y en a pas tant que ça!), quitte à tourner les coins encore plus ronds et à faire le minimum en quatrième vitesse. Pas question de gaspiller chaque précieuse minute estivale!
Et qu'est-ce que je vais en faire de ces précieuses minutes: rien! Lire, somnoler, jaser, trinquer, jouer à des jeux niaiseux, gosser sur mon iPad, perdre mon temps sur le web, aller promener le chien... faire ce qui me tente et, surtout, multiplier les activités vide-cerveau, les occasions de rire un bon coup et d'être juste bien en famille ou entre amis.
Mes attentes sont à zéro. Qu'il fasse beau, qu'il pleuve, qu'il fasse froid ou trop chaud, rien ne m'empêchera de passer un bel été!
Et vous, quels sont vos plans pour faire un "reset" cet été?
Je n'ai qu'une semaine de vacances cet été mais j'ai la ferme intention de me sentir en vacances tout l'été. Au retour du bureau: piscine, chaise longue, souper pas compliqué et soirée étirée sur le patio. On profite des soirs de pluie ou trop gris pour faire les courses. Pas de lavage ni de ménage les weekends: les enfants, qui passent l'été à la maison- ont ces nouvelles tâches à leur liste pour l'été (et qui sait... sûrement pour le reste de l'année). Cet été, les weekends sont des mini-vacances. Pas de travaux, de rendez-vous, de tâches ni d'obligations plates au programme. On a décidé de profiter de chacun de nos weekends cet été (et il n'y en a pas tant que ça!), quitte à tourner les coins encore plus ronds et à faire le minimum en quatrième vitesse. Pas question de gaspiller chaque précieuse minute estivale!
Et qu'est-ce que je vais en faire de ces précieuses minutes: rien! Lire, somnoler, jaser, trinquer, jouer à des jeux niaiseux, gosser sur mon iPad, perdre mon temps sur le web, aller promener le chien... faire ce qui me tente et, surtout, multiplier les activités vide-cerveau, les occasions de rire un bon coup et d'être juste bien en famille ou entre amis.
Mes attentes sont à zéro. Qu'il fasse beau, qu'il pleuve, qu'il fasse froid ou trop chaud, rien ne m'empêchera de passer un bel été!
Et vous, quels sont vos plans pour faire un "reset" cet été?
jeudi 25 juin 2015
Tu te sens vraiment imparfaite quand…(prise 56)
Dans un party, on fait un feu dans la cour deux jours avant la fin de l’année scolaire et que tu offres aux 5 petits (Z)imparfaits de brûler un des cahiers d’école dont ils veulent le plus se débarrasser. «Les devoirs de maths!», «Éthique et culture religieuse!», «Le manuel d’anglais!», etc. Et qu’après un décompte, on garoche le tout direct dans le feu en applaudissant toute la gang ensemble en répétant ce qu’on vient de lancer dans le feu… Jusqu’à ce qu’on réalise que parmi tout le monde réuni, il y a aussi un petit qui va commencer la maternelle l’an prochain qui participe avec ardeur au grand feu de joie. Oups! Va-t-il penser que l’école c’est plate? Ou aura-t-il juste plus hâte à la fin de l’année en sachant le plaisir du feu qui viendra (on a décidé que ce serait une tradition!). Puis, re-oups, on s’apprête à brûler «Le projet d’art avec le père Noël». Va-t-on le traumatiser en brûlant le gros personnage? Vient-ton de briser la magie de Noël et celle de l’école en même temps?
Et puis pendant qu’on se pose toutes ses questions, tout à coup on entend le mini crier «On brûle le père Noël! On brûle le père Noël!» le sourire fendu jusqu’aux oreilles en tapant des mains pour imiter ses grands amis…
Ben coudonc, on ne l’a pas traumatisé pantoute... On se pose trop de questions, c'est tout.
Pour lire toutes les autres billets «Tu te sens vraiment (Z)imparfaite quand...», cliquez ici.
Et puis pendant qu’on se pose toutes ses questions, tout à coup on entend le mini crier «On brûle le père Noël! On brûle le père Noël!» le sourire fendu jusqu’aux oreilles en tapant des mains pour imiter ses grands amis…
Ben coudonc, on ne l’a pas traumatisé pantoute... On se pose trop de questions, c'est tout.
Pour lire toutes les autres billets «Tu te sens vraiment (Z)imparfaite quand...», cliquez ici.
jeudi 18 juin 2015
Fini les cadeaux!
Mes triplés vont fêter leurs 12 ans demain et je n'ai pas de cadeaux à leur offrir. L'an dernier, on leur avait offert des billets de spectacles et un weekend à Toronto pour leur anniversaire commun. Ils ont tellement aimé leur virée qu'ils nous avaient dit: "On est d'accord tous les trois: on ne veut plus jamais avoir de cadeaux à notre fête! On veut faire des sorties!"
Bien franchement, je suis plutôt contente de voir l'ère des bébelles se terminer. On a assez donné (le Toys r Us nous doit des années de profits!). Ils vont être super contents des cadeaux que nos proches vont leur offrir mais nous, en tant que parents, on va désormais leur offrir des "bons moments": un weekend, une escapade, une sortie, des billets de spectacle, de théâtre, une activité, un voyage, un bon souper au resto. Même chose pour la fête des Mères, des Pères, ma fête et celle de TriplePapa. On s'offre désormais des moments à chaque fois qu'on en a l'occasion. Une belle façon d'enrichir notre banque à souvenirs familiale!
Les iPad, jeux vidéo et autres "objets de nécessité" de ce type, ils se les payent avec leur argent de poche accumulé (ça fait presque deux ans que Lolo attend d'avoir assez d'argent pour s'acheter un nouvel iPod). Ils y réfléchissent à deux fois avant de dépenser leurs sous pour des peccadilles quand c'est leur seule façon d'y accéder.
Et comme on planifie un voyage pour le temps des Fêtes, on a aucun cadeau à magasiner d'ici là: nos 5 fêtes et nos cadeaux de Noël y passent tous. Une belle économie de temps... et d'emballage! Vivement le 26 décembre pour qu'on parte fêter tout ça ensemble!
Bien franchement, je suis plutôt contente de voir l'ère des bébelles se terminer. On a assez donné (le Toys r Us nous doit des années de profits!). Ils vont être super contents des cadeaux que nos proches vont leur offrir mais nous, en tant que parents, on va désormais leur offrir des "bons moments": un weekend, une escapade, une sortie, des billets de spectacle, de théâtre, une activité, un voyage, un bon souper au resto. Même chose pour la fête des Mères, des Pères, ma fête et celle de TriplePapa. On s'offre désormais des moments à chaque fois qu'on en a l'occasion. Une belle façon d'enrichir notre banque à souvenirs familiale!
Les iPad, jeux vidéo et autres "objets de nécessité" de ce type, ils se les payent avec leur argent de poche accumulé (ça fait presque deux ans que Lolo attend d'avoir assez d'argent pour s'acheter un nouvel iPod). Ils y réfléchissent à deux fois avant de dépenser leurs sous pour des peccadilles quand c'est leur seule façon d'y accéder.
Et comme on planifie un voyage pour le temps des Fêtes, on a aucun cadeau à magasiner d'ici là: nos 5 fêtes et nos cadeaux de Noël y passent tous. Une belle économie de temps... et d'emballage! Vivement le 26 décembre pour qu'on parte fêter tout ça ensemble!
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