jeudi 29 août 2013

La honte!

Jusqu'à tout récemment mes enfants me trouvaient cool, drôle, un peu fofolle, surprenante, pas plate.

Mais depuis quelque temps, je leur fais honte. Devant leurs amis surtout. Je n'ai pas changé de comportement et c'est bien la cause de leur malheur.

Le premier «Maman, tu me fais honte!» m'a atteint en plein coeur. Il m'a rappelé tous ceux que j'ai dit ou pensé envers ma propre mère, alors qu'elle, elle me faisait vraiment honte! Enfin, c'est ce que je croyais, ado, quand elle essayait tout comme moi maintenant, de se retrouver une place dans tout ce chambardement hormonal.

Mais je me souviens trop bien de ce sentiment pour ne pas lui prêter attention maintenant. Alors je suis en «repositionnement», en «restructuration» de mon rôle maternel. J'ai perdu le rôle principal, je dois désormais accepter le rôle de soutien, avant de peut-être, pour une certaine période de temps, devoir me résigner à ne faire que de la figuration.

Il vient un moment où on doit savoir qu'on peut compter sur ses parents sans qu'ils soient en permanence dans notre ombre. Sans qu'ils ne nous écrasent, nous pèsent. Je crois qu'on est à l'aube de ce moment chez moi, la pré-adolescence a fait son entrée.

Je tâcherai donc de ne plus leur faire honte, tout en arrivant encore à les faire rire, à se confier, à passer à travers cette période de changement avec le moins de heurts possible. D'être là tout près alors qu'ils croiront qu'ils mènent leur barque tout seuls. De leur souffler dans le dos sans qu'ils ne s'en aperçoivent. De leur prendre la main virtuellement quand ils la glisseront hors de la mienne.

Ça reste tout de même un beau rôle, le rôle de soutien...

lundi 26 août 2013

Les demi-journées d'école: inutiles?

Mercredi, mes enfants iront à leur party première journée d'école. Une demi-journée. Une minuscule demi-journée. La première de deux demi-journées (!!!!!).

On s'entend, je comprends la demi-journée pour les maternelles. Mais ensuite, une fois que tu sais ce qu'est l'école, on peut-tu les éliminer ces demi-journées? 

Sérieusement, le premier matin, les enfants commencent par être dans la cour d'école et profitent de la pseudo-fête pour renouer avec leurs amis. C'est le temps des retrouvailles! C'est l'fun! Les parents et les profs sont là. Ça jase. C'est l'fun! La cloche ne sonne pas à l'heure prévue; c'est une journée spéciale! Puis, c'est le temps de sortir les pancartes, les coupons, les ballons ou autres moyens pour qu'un professeur retrouve ses nouveaux élèves. Ça, c'est plus long. Puis, chaque groupe entre un après l'autre. Ça ne finit plus... L'heure file.

Une fois entrés dans leur classe, les enfants défont leur gros sac bien rempli (C'est sûr que deux boîtes de kleenex, c'est déjà pas mal!), découvrent leur classe, écoutent leur professeur... et hop! Une récré! Et ensuite,une mini activité et il faut délimiter qui va où pour le midi (autobus? marcheur? service de garde?) que c'est le temps de partir.

Une rentrée express. Une rentrée rapide. Une rentrée pressée. 

Dans ces deux journées-là, on gère plus les départs et les arrivées qu'autre chose. Personne n'a le temps de se déposer et juste profiter de la rentrée. On court, le temps file, «vite!», «Dépêche-toi!», etc.

Juste comme ça, je repousserais le début de l'école d'une journée et je ferais débuter les élèves pour une journée complète. On gagne une dernière journée de vacances et la première journée ne se fera pas à toute vitesse. Du vrai temps pour se découvrir. Pour faire une activité en classe. Pour avoir un dîner spécial le midi. Pour avoir du plaisir sans avoir à lorgner l'horloge toutes les deux minutes. Juste profiter.  Il me semble qu'on serait tous plus relax... prof, enfants et parents.

Qu'en pensez-vous?

jeudi 22 août 2013

Ne pas vouloir d'enfant et l'écologie...

Intéressant article dans La Presse sur la pression sociale d'avoir un enfant. Moi qui en ai voulu à tout prix, j'essaie toujours de comprendre les raisons qui poussent au choix inverse.

Je trouve toutes les raisons louables, dont les classiques:

Je n'ai aucune affinité avec les bébés (ce que je partage!)
J'ai de la misère à m'occuper de moi alors surtout pas d'un enfant (bon point!)
Je ne veux pas faire de compromis dans la vie (c'est impossible, mais bon...)
Je ne veux pas brimer ma liberté (oui, penses-y avant!)
C'est trop demandant à long terme (effectivement, c'est un engagement non jetable)

Je respecte leur choix. C'est sans doute mieux pour elles et pour l'hypothétique enfant qui aurait pu en surgir.

Mais là où je décroche de mon soutien moral, c'est quand le discours tombe dans le blâme envers toutes celles qui ont commis l'acte irresponsable d'avoir un enfant (ou pire, 3-4!).

Extrait: «Mettre au monde un enfant dans le contexte actuel, c'est laisser une empreinte écologique encore plus considérable. Il faut prêcher par l'exemple», estime Élise Desaulniers, spécialiste de l'éthique alimentaire.

Aie! Tu. Me. Niaises?

Je comprends l'enjeu théorique mais il ne faudrait pas se trouver un argument personnel là où il n'y en a pas. Come on!

Est-ce mieux d'avoir une planète pleine de petites empreintes sales (parmi lesquelles se trouve sans doute le génie qui va la remettre en bon état) que d'avoir une coquille vide délaissée de tout espoir de changement?

Ne pas vouloir d'enfant car il y en a déjà trop sur la planète (alors, faites oeuvre utile et adoptez-en!) ou parce que ça la pollue, ça me tue! Ce sont de grandes théories trop souvent éloignées des actions concrètes.

Je n'ai pas eu d'enfant pour être carboneutre ni pour répondre égoïstement à mes besoins personnels. J'ai l'espoir d'en faire des êtres intelligents qui apporteront quelque chose de positif à la société, du moins aux gens qui les entourent. Il faut du monde pour aider le monde. La planète ne s'aidera pas toute seule avec des machines.

Et le «prêcher par l'exemple» est un peu fort. Je passe le plus clair de mon temps à éduquer, montrer, faire faire des expériences, expliquer la vie, transmettre des bonnes valeurs, apaiser la tristesse, calibrer la colère, expliquer l'injustice et les inégalités, donner des cours d'histoire en accéléré, faire découvrir le monde, expliquer le fonctionnement de la société, répondre à des centaines de questions, mettre des balises, faire respecter des règles, exiger l'harmonie, enseigner le respect, bref, je ne sens pas du tout que je ne donne pas l'exemple à ma progéniture en la laissant salir la planète. Alors pour la morale, on repassera!

Et je n'en crois pas mes oreilles quand un groupe dénonce la pression sociale dont il est victime en en culpabilisant un autre. Tu ne veux pas d'enfant, fine! Mais ne viens pas me faire filer cheap d'en avoir.

En passant, je ne me sens même pas coupable de ne pas composter alors...

Et si pour certains les enfants ne sont que des empreintes sales, pour d'autres, ils ont du sens:

lundi 19 août 2013

«Acheter la paix» version St-Hubert



Vous avez vu la pub de St-Hubert? Une amie l'a partagée sur Facebook et j'ai bien failli m'étouffer. 

Illico, je l'ai montré aux enfants en leur disant «Ne me faites jaaaaaaaamais ça!». Et puis, j'ai haussé les épaules. Même s'ils me faisaient cette face-là (en fait, ils me la font souvent... en version préado aussi!), JAMAIS je ne penserais d'acheter ma paix en allant au restaurant.

Depuis quand on récompense une face de babounage? Depuis quand on plie au chantage? Depuis quand devant un air bête manipulateur, on dit «bon, je t'amène au St-Hubert»? Et puis, imaginez comme ça doit être agréable d'aller au resto avec un enfant comme ça... Parce que non, je ne pense pas que ça arrête de chigner et de lyrer une fois assis devant le menu. 

Devant un air comme celui-là, je n'ai malheureusement aucune pitié. AUCUNE. Yeux froncés, bras croisés, méga-baboune, grognement, tapage de pieds? Tant pis. Ça m'affecte (j'ai le nerf du cou qui me coince!), mais je ne cèderai pas. Noooo way! Autrement, je sais que je vais perdre à tout coup. Devant les faux-airs frustrés d'enfants qui font donc pitié (je ne sais pas chez vous, mais chez moi, ils se pensent en haut de la liste des enfants les plus malheureux et les moins chanceux du monde!!), j'ai trouvé une solution radicale (et vous l'aurez deviné ce n'est pas de m'exclamer «Viens! On va aller chez St-Hubert!»). Ma solution? Tu vas dans ta chambre et tu retrouves ta bonne humeur. Tu ne reviens pas avant de t'être calmé. Et avoir relativiser un peu. Un point, c'est tout. J'ai décidé que je n'avais pas à subir les sautes d'humeur,  les premiers down hormonaux ou les attitudes «je-ne-me-supporte-pu-moi-même-et-j'énerve-les-autres-pour-passer-mon-fou». Je ne vois pas l'intérêt de calmer les enfants en leur donnant ce qu'ils veulent. C'est plus facile? Oh oui, probablement! Céder, ça met un baume 2 minutes. Puis la crise revient. Expliquer, ça demande beaucoup d'énergie et ça n,a pas beaucoup d'effet, bien souvent au coeur de la discorde. Alors, je mise sur l'exclusion.  On en reparle après... et pas plus de deux minutes, top chrono! 

Bref, cette pub m'a jeté par terre autant mais différement que celle de Walmart la semaine passée. C'est vraiment l'image qu'on a des parents québécois: des hystériques qui ont hâte au retour à l'école ou des parents mous qui cèdent devant des enfants rois.

jeudi 15 août 2013

L'hystérique de la rentrée... c'est pas moi!

Criez-vous de joie devant un paquet de crayons HB? Hurlez-vous votre vie dans le rayon des boîtes à lunchs? Sautez-vous sur place devant un étalage de duo-tangs?

Pas moi! Je suis plutôt du genre à me perdre complètement dans mes trois listes de fournitures scolaires, souffler mille fois dans mon toupet (tsé, pour tasser la broue) et avoir très hâte d'avoir tout ça en main. Ciao! Bye!

Pas de High Five à chaque fois que je trouve un cahier Hilroy avec le bon interlignage!

Alors je vous confesse que la mère hystérique qui fait ses emplettes de la rentrée dans la publicité de Wal-Mart m'agresse au plus haut point. Une maudite folle! Juste le goût de lui dire: Calme-toé chose et get a life!

Bon, je sais, c'est de l'humour publicitaire de type nos-clients-sont-tous-représentés-comme-des-tarés-mais-ça-les-fait-rire mais je n'en peux plus de ces représentations de folles-pas-d'vie.

Non, les mères n'ont pas d'orgasme dans une allée chez Wal-Mart, même devant des sacs à dos à 5$.

Parce qu'on le sait qu'ils valent juste 5$ et qu'ils vont nous revenir déchirés, fendus, le zipper pété après 3 semaines. Et qu'il va falloir se retaper le magasinage...

mercredi 14 août 2013

Concours à venir

Tous les détails dès le samedi 31 août. Bonne chance!

lundi 12 août 2013

2-3 petites semaines de vacances... seulement?

Cet été, j'ai eu l'occasion de visiter et de jaser marmots, boulot, dodo avec ma belle-cousine française. C'était fascinant de voir à quel point l'organisation familiale tient sur les mêmes bases de deux côtés de l'Atlantique car tout se ressemble mais, en même temps, tout est différent.

Si elle envie nos congés parentaux et nos CPE, moi, j'enviais ses 6 semaines de vacances. Pas 2, pas 3 après 10 ans de service ni 4 après 20 ans, non, 6 semaines. De base.

J'ai réfléchi à ça pendant mon voyage de 2 semaines qui a passé à toute vitesse, puis en planifiant mon calendrier de congés pour être plus présente à la maison cet été sans pour autant sacrifier du temps en famille pendant les Fêtes. Beau casse-tête... qui serait franchement réglé avec 6 semaines de vacances annuelles pour tous.

Avec 6 semaines de vacances, plus besoin de tout faire fitter dans un mince 2 semaines et croire qu'on va pouvoir vraiment se reposer. On pourrait même en prendre une pour faire des travaux (on n'aurait pas l'impression de perdre une semaine de vacances pour ça et les weekends passent tellement vite, on n'a jamais le temps d'entreprendre rien de bien ambitieux), une en hiver en pleine déprime saisonnière, et on aurait enfin le temps de se vider l'esprit pendant un bon mois en été.

Imaginez quel énorme changement ce serait d'un point de vue social. Je suis convaincue que tout le monde serait moins stressé, moins absent au travail, mois dépressif, plus motivé, que les familles seraient plus unies (on aurait le temps de se voir!) et les couples moins séparés (avouez que c'est toujours plus olé olé en vacances! ;-)

Les vacances sont le seul moment où l'on peut prendre le temps de s'arrêter, de souffler, de profiter pleinement de la vie. Six semaines sur 52, c'est pas trop demandé, non?

jeudi 8 août 2013

Un verre, deux verres, trop de verres?

Il parait que les femmes trinquent trop. Cinq consommations par soir, c'est trop.

Fiou!

Rapidement, j'avais lu que cinq consommations par semaine, c'était trop. Là, j'ai écarquillée les yeux, parce que cinq consommations par semaine, c'est pas mal moi. Même parfois un peu plus. Pas toujours, mais quand même.

Oui, je bois. J'aime prendre un verre avec une amie et chialer sur nos vies et nos jobs. J'aime prendre un verre en lisant dehors. J'ai adoré prendre un verre en après-midi en vacances sur le bord de la mer. J'aime prendre un verre les soirs où je suis à boutte. J'aime prendre un verre pour fêter une bonne nouvelle. J'aime prendre un verre un mardi soir à l'heure des devoirs quand je n'en peux plus. J'aime prendre un verre avec mon amoureux. J'aime prendre un verre sur une terrasse avec des amis.

On se fait souvent reprocher, les (Z), de parler beaucoup de boissons (même dans notre dernier texte dans le Yoopa de août sur la rentrée, on prescrit aux lectrices de lire notre chronique pour une rentrée zen avec un solide gin tonic!). Ouin, pis? On ne s'en cache pas. On ne vit pas en cachette. On ne boit pas en cachette. Y'a quelque chose de mal? Non.

On a réellement débuté le blogue avec une bouteille de rosé. C'était un peu notre symbole. L'objet qui représentait notre lâcher-prise, notre envie de rébellion, notre petit bonheur qui fait du bien et notre désir de faire à notre manière. Prendre un verre, ça fait la job des fois! Quelle job? Celle que vous voulez. Vous donner un prétexte pour sortir et voir une amie, vous détendre, faire baisser la pression, délier les langues, vous accorder un petit plaisir, inviter les amis, rire, dédramatiser, etc. Non, ça ne remplace rien. Et l'idée n'est pas que l'alcool devienne un échappatoire, une béquille ou un secours. Mais des fois, ça aide.

lundi 5 août 2013

Parce que ça va arriver un jour... (bientôt?)





MissLulus regarde des vidéos sur Youtube. Beaucoup.

J'en ai trouvé un qui risque de l'intéresser. Parce qu'il parle des vraies affaires et aussi «parce que ça s'en vient».





Eh oui! Un vidéo explicatif sur les menstruations qui fait fureur sur le net depuis quelques jours.

Aussi, un dossier dans le dernier Coup de Pouce (celui avec la poutine sur la couverture!) aborde le sujet de nos filles et la puberté.

Du coup, je me suis sentie vieille. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, je préparais le sac d'école d'une petite fille à lulus qui partait pour la maternelle et là, elle - sans lulus - s'affaire, elle-même, à se créer une «trousse de survie d'une fille qui commence sa 5e année». Dans cet élan de nostalgie, je me suis rappelé le livre «À la découverte de mon corps» avec la jeune ballerine mélancolique et songeuse sur la couverture (vous vous rappelez, vous aussi?). J'ai beau être là, disponible pour discuter, reste qu'on veut découvrir un peu par nous-mêmes à cet âge... Dans le dossier de Coup de Pouce, j'ai trouvé une lise de sites fiables à suggérer à MissLulus (ce que je ferai!).

Et puis, une dernière question suite à tout ce que j'ai lu. Il parait que certaines mères soulignent ce passage de la vie d'enfant à celle d'une femme. Dans le vidéo, on offre un bonbon (étrange, quand même!) dans une trousse pour les premières menstruations. Vous, vous avez eu quelque chose? Vous allez souligner ce passage pour votre fille? Oui? Non? Comment?

Je dis ça de même... parce que ça va arriver un jour... bientôt!

jeudi 1 août 2013

Les grandes vérités de l'été - Prise 2



Quand on magasine avec sa pré-ado, on a parfois d'étranges réflexions...








mercredi 31 juillet 2013

Le mystère du pique-nique élucidé!

Je vous faisais part de mon questionnement au sujet du grand mystère du pique-nique plus tôt cet été. Ça a beau goûter meilleur en pique-nique, ça reste des sandwiches (et j'en ai marre!).

J'étais en train de me demander ce que je mettrais bien dans ma glacière ce weekend quand je suis tombée sur cette vidéo qui répond à la question Comment faire un pique-nique qui fait «wow»?:


De bonnes idées santé pour les pique-niques de la nutritionniste Isabelle Huot et de la finaliste de l'émission Les Chefs! Marjorie Maltais, ça se prend toujours bien!

J'aime bien l'idée des tartines à faire sur place (deux fois moins de pain dans le bedon et, surtout, du pain moins mou!) et moins de préparation à l'avance (bon plan!). Je ne suis pas fan des brochettes de légumes (mes enfants finissent toujours par s'en servir comme arme pour se picosser...) mais je me rappelle bien de l'attrait qu'elles avaient sur eux avant qu'ils n'aient l'âge de s'en servir comme objet de terreur!)

Et, mine de rien, le retour des lunchs s'en vient...! Aussi bien tester tout de suite les tartines «Do It Yourself», ça pourrait être une option (z)imparfaitement approuvée pour la rentrée!

lundi 29 juillet 2013

Comment rêvez-vous?

Nous sommes suis revenus de vacances la semaine dernière après plus de 12 heures d'avion complètement rocambolesques. J'ai bien eu peur que toute ma marmaille finisse par passer une nuit empilée sur un banc à l'aéroport, notre vol étant reporté au lendemain (je compatis avec toi, Edward Snowden! ;-). Mais après deux courses contre la montre dans deux aéroports (on a changé notre trajet de retour pour éviter la nuit supplémentaire), un décalage horaire, des turbulences exceptionnelles et même un «Y a-t-il un médecin dans l'avion?» (!!!), la première chose que j'ai fait en ouvrant mon ordi a été de consulter mon compteur de milles Air Miles. Total: 8570 milles, accumulés depuis octobre dernier (on les avait vidés pour louer une voiture aux États-Unis et, avant, on s'étaient payés 5 billets d'avion et une location de voiture pour passer une semaine à Disney World).

Je suis une accro finie aux Air Miles. Tout notre entourage contribue à notre compteur (je leur ai offert une carte pour Noël il y a plusieurs années, pas le droit de refuser!) et nous aide à voyager. Et on multiplie les trucs pour accumuler un max de milles (vous les retrouverez tous dans le blogue Air Miles auquel les (Z) ont contribué cet été).

Ma carte Air Miles est synonyme de voyage et, en revenant de voyage justement, tout ce que je voulais c'était repartir. Pas partir à ce moment même (j'étais bien contente de retrouver mon matelas!), mais je voulais me permettre de rêver à notre prochaine destination. Mes photos n'étaient pas encore uploadées dans mon ordi que je faisais déjà des plans pour le futur.

J'avais la piqûre du voyage avant d'avoir des enfants mais j'ai fini par choisir de consacrer mon budget sur des traitements de fécondation in vitro. Je pensais bien que je n'arriverais jamais à revoyager avec l'arrivée des triplés mais voilà que 10 ans plus tard, on l'a fait. Et on le fera encore. J'avais beau être parfois épuisée à force répondre à leurs innombrables questions (leur apprendre l'histoire, l'art et l'architecture en accéléré, c'est de l'ouvrage!), mais pendant nos deux semaines européennes,  j'ai vu dans les yeux de mes enfants l'envie d'apprendre, de découvrir et de voir le monde.

Je ne rêve pas d'avoir une plus belle maison, je ne rêve ni d'un chalet ni d'une voiture de luxe. Je rêve d'aller voir ailleurs. Les voyages forment la jeunesse... et soudent les familles! Nos souvenirs les plus mémorables, ils sont presque tous hors de notre maison. Plus on s'éloigne, plus on se rapproche, loin du quotidien et de ses contraintes.

On ne repartira pas très loin avant deux ans alors j'ai le temps d'y penser. Mais c'est tout aussi excitant de rêver que de partir.

Momo veut aller en Inde, Lili à Londres, Lolo en Italie. Je ne crois pas qu'on arrivera à voir tout ça avec eux, mais juste leurs réponses m'ont suffit.

Et vous, où rêvez-vous d'aller avec votre marmaille? Qu'avez-vous envie de leur faire découvrir?

jeudi 25 juillet 2013

Les grandes vérités de l'été - prise 1

Avouez que c'est quand vous sortez votre livre que vos enfants ont subitement besoin de vous/se chicanent/ont faim/veulent vous raconter quelque chose...

lundi 22 juillet 2013

Dossier Mystère de l'été - Partie 3: le camping

«Docteur, je veux changer. Dites-moi pourquoi je ne partage pas l'enthousiasme de mes congénères pour le camping?»

Si ça se soignait par des pilules, j'en prendrais bien volontiers pour au moins essayer de faire du camping.

Et voilà, direz-vous! C'est parce que tu en as jamais fait que tu n'aimes pas ça! Oui, mais je ne vois aucune raison d'en faire, pas même une fois pour essayer.

Mes principe de base en vacances sont durs à battre:

- être aussi confortable sinon plus qu'à la maison (sinon, à quoi bon!)
- éviter autant que possible de cuisiner / faire la vaisselle / me donner du trouble

Alors, la tente, le ti-poêle, les chiottes, le stock à apporter, le risque de pluie... tout ça, c'est trop pour moi. (Au moins, je me connais, j'irai pas faire suer la cavalarie avec ma baboune pendant 3 jours au fond d'un bois!)


Je ne recherche pas la compagnie des bestioles en vacances - qu'elles soient de type insectes ou bêtes sauvages, ni la promiscuité (la roulotte, oubliez ça même si c'est plus confortable = y'en a une autre parkée pas loin! Aaaahhhhh!).

J'aime aller marcher, explorer, observer la nature sans ressentir le besoin de m'y coucher. J'aime parler aux gens 5 minutes, pas me faire de nouveaux amis collants (laissez-moi tranquille, je suis en vacances!)

J'aime me retrouver en cocon avec TriplePapa et les enfants. Une chambre d'hôtel ou la location d'une maison/chalet comble entièrement mes besoins de confort et d'isolement (et c'est encore mieux s'il y a une piscine et un lave-vaisselle!).

Alors, est-ce que ça se soigne? Croyez-vous être capable de me convaincre d'aller en camping avant ma mort (et si, possible, avant l'apparition de mon arthrite!)? Avez-vous des spots «tout confort» à me suggérer? (ça existe juste pas chose, ça s'appelle un chalet!!)

jeudi 18 juillet 2013

Les (Z) célèbrent...

Sortez le rosé, le gin tonic, le rhum&coke et tout ce que vous voudrez... On fête nos 5 ans!



Déjà, vous dites?

Nous aussi, on dit ça!

C'est fou comme ça a passé vite! Quand on a commencé, MissLulus, Momo, Lili et Lolo avaient cinq ans et allaient débuter leur maternelle. JeuneHomme avait à peine deux ans. Nous, on évite de faire le compte! Mais une chose est certaine: on a sûrement moins de cheveux blancs à cause de notre trajectoire (Z) que si on avait sombré du côté obscur de la perfection.

On en aura vidé des bouteilles de rosé pour éviter de trop s'en faire avec la vie et toutes ses surprises! On aura ri de nos travers plus souvent qu'on a pleuré sur notre sort. On a regardé les autres (C'est vrai!) pour être bien sûre de ne pas faire les mêmes erreurs et pour mieux choisir ce qui nous convient (ou non!). On a choisi pour nous; pas pour la voisine, la collègue, les bien-pensants ni pour les pseudo-psys qui connaissent tout sur la maternité. On a lâché prise sur un paquet d'affaires. On le fait. Jour après jour. Encore. On se fout un peu de ce que les autres pensent ou si on nous juge. On a choisi d'avoir du fun avec nos enfants, même si on ne suit pas les règles et les diktats des livres sur le développement des enfants (ni le guide alimentaire!). On fait un tas de trucs tout croches, on tourne les coins ronds, on parle fort, on sacre, on est à boutte, mais on vit comme on l'entend. On a décidé de remettre au goût du jour le «gros bon sens», rien de moins. Oh! Ce n'est pas glamour, mais c'est pratique en maudit! Avec lui, on arrête de s'en faire, on ne reste pas réveillée des nuits à savoir si on est une bonne mère si on envoie un Ficello dans le lunch des enfants, on ne consulte pas toute la rue avant de partir en pique-nique, etc. On se fait confiance.

Notre maternité a été beaucoup plus (Z)heureuse grâce à ce blogue qu'on a vraiment crée dans le sous-sol chez Nadine en 2008, une bouteille de rosé à la main. On n'imaginait pas que vous seriez encore là, cinq ans plus tard. En fait, on n'imaginait même pas trouver un écho. En voyant les premiers commentaires publiés sur le blogue, on était étonnées puissance dix. Et on ne savait pas du tout qu'on serait là, encore cinq ans plus tard...

Depuis cinq ans, on a reçu près de 1,2 million de visites!!! Bref... merci d'être là! De nous lire. D'être (Z) aussi. On se sent moins folles seules.

lundi 15 juillet 2013

Dossier Mystère de l'été - Partie 2: le pique-nique

Allez comprendre pourquoi, un pique-nique, ça goûte toujours meilleur qu'un lunch!

Décortiquons le contenu dudit pique-nique (contenu type):

- des sandwiches
- une salade de pâtes sans mayo
- des crudités
- de la trempette/de l'hummus
- des boites de jus
- du vin rosé camouflé dans une bouteille d'eau en acier inox


Mes enfants sont É.C.O.E.U.R.É.S. de manger des sandwiches («Ah non! Pas encore des sandwiches! Pus capable de manger de sandwiches!») mais proposez-leur d'aller faire un pique-nique AVEC LES MÊMES MAUDITS SANDWICHES et ils sautent de joie («Yé! Un pique-nique! C'est tellement le fun un pique-nique!»)

Alors qu'est-ce qu'il y a de plus dans un pique-nique (à part le fait que je doive m'éreinter le dos à traîner une glacière? ben non, j'ai pas ça une glacière à roulettes...)?

Il y a de la verdure? On a en plein dans la cour (relire le post sur les maringouins!)

On mange à terre entre deux colonies de fourmis qui aiment encore plus les sandwiches que nous?

On se déplace pour manger? (manger sur le patio, c'est beaucoup trop simple, c'est juste 2 aller-retours avec un plateau surchargé...)

Il y a des modules de jeux autour? (ne vous méprenez pas, j'évite TOUJOURS les modules de jeux. Je suis même capable d'aller d'un point A à un point B dans mon quartier en évitant les 5 parcs avec modules de jeux)

Y'a pas de mayo dans la salade de pâtes? (si c'est juste ça, je vais vous en faire des sans mayo à la maison!)

On se lave les mains avec des Wet-Ones?

Même moi, je trouve ça meilleur un pique-nique (y'a pas à dire!), mais j'arrive pas à mettre une explication sur ce phénomène mystérieux.

jeudi 11 juillet 2013

Délais (ir)raisonnables

La vie de famille apporte son lot d'étrangetés. Parmi celles-ci, la notion du temps devient toute bouleversée.

Une nuit de 4 heures, c'est EXTRAORDINAIRE!
Une sieste de 1h30, c'est MERVEILLEUX!

À l'inverse, certaines choses qui prendraient normalement 10 minutes prennent un temps fou à se concrétiser.

Quelques exemples pris chez moi:

Sur ce mur, une horloge encore dans sa boite attend d'être posée depuis... 2 ANS!



Ce patio attend d'être teint, pire encore, les poteaux ont encore leurs codes-barres! Ils résistent aux intempéries depuis... 2 ANS!



La plaque murale de la salle de bain n'a toujours pas été achetée depuis... 3 ANS! (Ajouter à cela le délai que prendra son installation!)




Et pourtant, ces années m'ont paru quoi... 3 semaines, tout au plus!

C'est fou comme le temps passe incroyablement vite quand les enfants arrivent dans le décor (et le décor, ben ça n'a plus trop d'importance!)

mercredi 10 juillet 2013

Un été sans taches




L’été, on n’a pas ni vraiment temps ni jamais envie de passer du temps près de la laveuse. Si on pouvait éliminer cette tâche (et les dizaines de taches difficiles!) pour les mois de beau temps, on serait bien heureuses. En fait, on n’aime jamais particulièrement faire la lessive, mais l’été, c’est pire.
 
Peut-être est-ce parce qu’on a nécessairement plus de lavage. Malgré nos illusions, les enfants ne passent pas vraiment l’été en maillot. Non, il se change dix fois. Le matin, il fait un peu froid. Le midi, ils sautent dans des shorts ou enfilent une robe. En après-midi, on se change : fuite de popsicle... sur leur t-shirt blanc, bien sûr (ou d’autres!)! Pour aller souper, on les somme de se changer. Des traces de gazon encerclent leurs genoux.  Le soir, ils prennent une petite veste pour veiller dehors... et jamais la même que la veille!  Et puis, ça sent l’anti-moustique! Bref, les piles de vêtements sales s’accumulent.  

Parmi les pires taches de l’été, il y a les fraises, le jus rouge/mauve/orange, les popsicles, la crème glacée (au chocolat bien sûr!), le gazon, la terre/boue/bouette/et autres variantes, les cerises... et pour nous, le vin! Eh oui, ça arrive à tout le monde de se tacher et en été, parce qu’on n’a pas du tout envie de se prendre la tête avec la lessive, on opte pour du détergent qui « fait la job » pour vrai! Efficace pour qu’il déloge les taches sans passer par l’étape du frottage extrême! Deux nouveaux produits à essayer pour nous sauver la vie cet été à l’ombre de notre laveuse : l’OxiClean® MaxForce® Blancs purs (en liquide et en poudre). Incroyablement, il parvient à détacher les vêtements blancs sans contenir du javellisant au chlore. Et pour les peaux sensibles (mais les maisons terribles!), il existe le détergent Arm&HammerMC Peau sensible (en liquide ou les sachets à usage unique!). Au léger parfum ultra-doux pour la peau, sans colorant et surtout toujours aussi efficace pour supprimer les taches. Sans soucis pour les petites peaux délicates.   

 Alors voilà! On vous souhaite un été sans taches et sans soucis!

lundi 8 juillet 2013

Dossier Mystère de l'été - Partie 1 : l'auto-cueillette des fraises

Pendant des années, je suis allée aux fraises. 

Puis, j'ai tout arrêté. Surtout les fraises.

M'écraser par terre (outch!) dans un champ avec de la paille (mouillée), sous un gros soleil (ou une bruine constante, ça dépend des étés et de leur météo!), pour ramasser des plats et des plats de fraises... quand on en vend à l'entrée, déjà cueillies, toutes prêtes à être mangées!Bien sûr, j'avais les fraises les plus fraîches qui soient (le ventre bien rempli du surplus que j'avais mangé!), mais j'avais taché mon linge, pris un coup de soleil, une jambe ankylosée et du foin dans mes souliers.

Et là, je n'avais pas les enfants à surveiller, à dire «Non attention, marche pas sur les plants!», «Non, ça c'est la talle de l'autre monsieur!», «Non, je n'ai pas apporté de jus. Oui, il fait chaud! Non, il n'y a pas de toilettes. Oui, c'est long...», etc.

Tout ça pour des fraises! Non merci! Le marché existe! Et c'est là qu'on va!

J'entends très bien les commentaires de ceux pour qui aller ramasser des fruits en famille est un must: «C'est une belle activité familiale!», «Ça fait prendre l'air aux enfants!» ou «Ça leur montre d'où viennent les fraises!». Vraiment, je n'y crois plus. Disons-le clairement, c'est un paquet de trouble pour ce qu'on récolte!

Rappelez-moi pourquoi on va aux fraises? Pourquoi vous y allez? Ça va peut-être ranimer mon envie, mais je vous jure que vous devez avoir de vraiment bonnes raisons...

Je ne suis pas contre l'auto-cueillette. La preuve: je vais parfois ramasser des bleuets. Ça j'aime bien! C'est beaucoup plus propre que les fraises et ça va vite! Pas besoin de parcourir, accroupi, des rangs et des rangs pour remplir mon plat. La bleuetière Goulet près de mon chalet est incroyable: j'y cueille des bleuets par grappe. Mais j'amène rarement les enfants. À moins qu'ils le demandent eux-mêmes. Et je leur dis d'apporter une bouteille d'eau.

Vous: vous  y allez (et pourquoi?) ou non (et pourquoi?) ?


jeudi 4 juillet 2013

Maudits maringouins!

«Les p'tites bibittes ne mangent pas les grosses bibittes!» Ma mère me répétait ça tous les étés quand je paniquais et partais à courir en zig-zag dans la cour à la vue d'une guêpe.

Je me suis entendue le dire à Momo cet été alors qu'elle a développé la même phobie que moi à son âge -phobie que je m'efforçais pourtant de contrôler au maximum devant les enfants (pour rien, il faut croire, c'est génétique, on dirait!).

Mais cet été -est-ce dû au printemps pluvieux?- toujours est-il qu'on est plus que jamais ENVAHIS par les maudits maringouins. On a beau multiplier les torches et les chandelles à la citronnelle, et se push-pusher du chasse-moustiques derrière les oreilles, ça nous pique et re-pique à toute heure du jour!

À part se baigner en combinaison d'astronaute et raser le boisé derrière la maison, je ne sais plus quoi faire! J'ai pensé lancer une pétition en ligne (ça en ferait juste une de plus! ;-) mais je doute de l'efficacité du procédé (et cela vaut pour toutes les pétitions en ligne!).

Ma mère m'a même ressorti le vieux filet qu'elle plaçait par-dessus le parasol et qui se remplit d'eau à la base pour se placer autour de la table, et qu'on utilisait pour jouer aux cartes dans le temps que les maringouins étaient 100 fois moins gros et nombreux. On est loin du gazebo avec lumières intégrées et du pavillon outdooring! (en passant, maudit que ça m'énerve ces deux mots-là, pavillon outdooring. Et cet énervement n'est causé que par la jalousie et l'envie, sachez-le... mais avoir une cours mieux aménagée que ma maison, c'est illogique dans ma tête alors ceux qui ont un pavillon outdooring de rêve -tsé ''j'ai reproduit la circulaire de Club Piscine''- ben c'est qu'ils ont une maison de rêve en plus -tsé ''j'ai reproduit la circulaire de JC Perreault''... et ils n'ont sûrement pas de maringouins parce qu'ils ont juste un ti-coton d'arbre planté au centre d'un aménagement paysager qui a coûté le prix de mon char. Mais là, je m'égare!)

L'idée, c'était de vous demander vos trucs pour enrayer de la planète chasser les maudits maringouins. Allumer de l'encens, répandre des pesticides achetés illégalement en Ontario, sacrifier une mouffette? Je suis prête à tout! Sauf à passer mon été en dedans!

mercredi 3 juillet 2013

Accros aux Air Miles!

Confession (z)imparfaite: nous sommes accros aux Air Miles!

Si vous voulez connaître tous nos bons trucs pour accumuler le maximum de milles et découvrir tous ce qu'on a pu faire comme projets et quels rêves on a pu réaliser grâce à nos cartes Air Miles, suivez-nous aussi cet été sur le blogue Air Miles!

Notre dernier post ici (vous saurez où acheter les souliers les plus confortables de l'été, on en a commandé une pleine boite!)


lundi 1 juillet 2013

La télé en été

Êtes-vous du genre à hurler aux enfants «Allez jouer dehors! Il fait beau! Ça as-tu du bon sens de regarder encore la télé?»?

Ou plutôt comme cette mère qui dit que son enfant a regardé la télé tout l'été et que ça ne lui dérange pas du tout?

J'avoue que je ne sais pas trop. Quand je leur dis la première réplique, ils finissent par aller jouer dehors  et reviennent 10 minutes plus tard dans mes pattes ne sachant pas trop quoi faire et/ou en s'obstinant parce qu'il y a eu une chicane. Franchement, dans ce temps-là (et si j'ai des trucs à faire!), j'ai presqu'envie de leur redonner la manette de la télé.

Dire que ça ne me dérange pas du tout n'est pas vrai non plus. Pas à 7 et 10 ans. J'aime quand même qu'ils fassent autre chose. Prendre du soleil (quand il y en a!), lire, jouer, inventer, etc. Mais les jours de pluie, franchement, moi aussi, j'aime bien écouter une série ou des émissions vide-cerveau. Alors, est-ce que je peux vraiment leur en vouloir de faire comme moi?

Non. Si je suis sérieuse et honnête, je dirais que ça m'énerve royalement quand les enfants se transforment en larve devant la télé à 10h le matin. Ouin, je pense que c'est ce qui m'énerve le plus. Les voir regarder la télé. Parce que je ne sais pas trop quel phénomène qui arrive quand ils s'installent devant l'écran, mais on dirait qu'ils sont mous, effouérés, la bouche ouverte, en semi-conscience, etc. Vous voyez le tableau?

Écouter la télé en déjeunant, pendant qu'on se réveille: ça va. En fait, ça va jusqu'au moment où je leur parle et ils ne me répondent pas, trop obnubilés par l'écran. Quand ça arrive, je suis incapable de ne pas pogner les nerfs, je l'avoue. Y'a rien, je pense, qui m'énerve le plus. J'ai réglé la question. Quand ça arrive, quand il n'y a pas une once de «Oh! scuse, maman! Je n'ai pas entendu!» (On s'entend, il n'y en a jamais!), je prends la manette et je ferme tout.

En fait, j'ai trouvé ce qui m'énervait... c'était de les voir en «larve télévisuelle». J'ai remédié au problème: interdiction (sauf exception!) de regarder la télé à l'étage. Et ça me déstresse! Oh bien sûr, plusieurs diront que j'ai déménagé le problème. Peut-être. Mais j'ai éliminé l'irritant. C'est ce qui compte. Parce qu'un peu comme cette mère l'écrit, j'ai plein de souvenirs d'étés passés à écouter Campus en mangeant des biscuits au chocolat avec ma meilleure amie. On regardait Musique Plus pendant des heures en enregistrant, sur cassette VHS, nos meilleurs clips. On n'est pas devenu des demeurés pour autant. Un moment donné, on se tanne de la télé et on va voir dehors, la vraie vie. Franchement, je pense que je leur fais confiance. Et la résistance et les chicanes sur la télé: bof, je pense que j'ai lâché prise. Ce n'est pas une vraie bataille pour moi...

Pour l'instant, juste le fait de leur demander d'aller écouter la télé en bas leur suffit pour faire passer leur envie de la regarder pendant des heures. En fait, la télé devient donc un choix. Il faut qu'ils fassent un effort pour aller l'écouter. Ils ne sont plus au coeur de la maison... et ça, ils trouvent ça bien plate. Avant, en l'écoutant à l'étage, ils voyaient ce qu'on fait, pouvait décider de se joindre à nous, etc. Là, ils se sentent exclus... et c'est assez pour les amener à fermer la télé en bas et monter voir ce qui se passe en haut. La curiosité! Ce que ça peut faire! Et parce que je ne dis rien (parce que je ne les vois pas!), on dirait que c'est moins l'fun... Tiens donc!

Cet été, on a l'air à être promis à alterner entre beau temps et mauvais temps (souvent dans la même journée!). Ils trouveront aussi leur équilibre, j'imagine. Et même s'ils passent une journée à la regarder, promis je ne dis rien, je ne culpabilise même pas... Et je glisse un DVD de Private Practice, sur la télé à l'étage, et je l'écoute en paix! C'est ça aussi l'été!

jeudi 27 juin 2013

Défis de l'été: photographier des statues

Vous avez toujours le doigt sur le «piton» de votre caméra, prête à capturer tous les bons moments? Super! Mais vient un temps, quand les enfants vieillissent, où toutes les photos finissent par se ressembler. MissLulus à la plage entre l'an passé et cette année, les différences ne sont pas énormes. On va en prendre quand même des photos, mais pourquoi ne pas opter pour des photos drôles. Je vous laisse une suggestion de photos mises en scène. Cet été, cherchez les statues et amusez-vous! Les enfants vont adorer ce doux délire...


Amusez-vous bien!

lundi 24 juin 2013

La liste de l'été

Habituellement, à ce temps-ci de l'année, je fatigue mes enfants avec la liste la plus excitante de l'année (bien avant celle des souhaits de cadeaux de Noël): la liste des activités qu'on veut faire cet été. Elle est remplie de promesses d'escapades, de découvertes et de petites folies.

Mais cette année, comme nous partons en vacances pour deux semaines dès le début du mois de juillet, je suis plus en mode préparation/excitation pour ce voyage qu'en mode «qu'est-ce qu'on pourrait bien faire cet été?» Mais ce sont les enfants qui ont mis le sujet sur la table: «Pis, on la fait quand la liste?»

Je ne pensais pas qu'ils aimaient faire ça autant que moi, mais il semble bien qu'à force de leur faire faire année après année, je l'ai inscrite dans nos rituels familiaux sans même y penser. Alors on a fait le tour du web, on a épluché la programmation de nos sorties classiques et on l'a fait.

Alors, que retrouve-t-on sur notre liste de l'été 2013? (avis à ceux qui voient des complots partout: si je mets les hyperliens, c'est pas pour les ploguer pour y aller gratis, mais pour les partager au cas où vous auriez envie d'y aller aussi):

- Une activité qu'ils veulent faire depuis qu'ils ont découvert les Amérindiens à l'école: aller visiter le Village iroquoien (ils l'avaient mis sur la liste de l'an dernier et on n'y était pas allé...)

- Aller au nouveau Planétarium (ouiiiii, moi aussi!!!)

- Essayer le kayak adapté avec Lili

- Aller voir La Roulotte jouer Hansel et Gretel dans un parc (situé si possible près d'une crèmerie)

- Aller au cinéma un soir de semaine (c'est pas dans nos habitudes alors ça les excite)... mais là ils ont nommé plus de films qu'il y a de semaines dans l'été!

- Aller à La Ronde (on ne reviendra pas là-dessus svp! ;-), mais précisément le jour des feux d'artifices Hommage à U2 (à la demande de TriplePapa)

- Aller au Festival de la poutine de Drummondville (ma demande spéciale de l'été qui n'a malheureusement suscité l'enthousiasme de... personne!)

- Aller voir Les Trois Accords au Festival des Montgolfières

- Aller jouer au soccer en famille au parc ou au basket dans la cour d'école, avec Lili qui fait l'arbitre (elle a déjà acheté son sifflet)

- Aller à la crémerie chaque semaine en revenant du cinéma (pffft, ils peuvent bien rêver!)

- Faire un pique-nique et visiter le Fort Chambly (sur la liste pour la première fois: ils voulaient voir quelque chose de la Nouvelle-France, merci l'école!)

- Aller au ciné-parc (ah ça, j'haïs ça! Je vais essayer de troquer ça pour: Aller voir un film projeté dans un parc, héhé)

- Inviter des amis à coucher

Évidemment, on ne fera pas tout ça! Mais juste la perspective de le faire nous «drive» tout l'été. Alors, risque-t-on de vous croiser quelque part cet été? Et vous, quelle(s) activité(s) mettez-vous sur votre liste de l'été? Y a-t-il des choses à voir et à faire qu'on ignore dans votre coin de pays?

mercredi 19 juin 2013

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 58)

le soir où ton amie fait une démonstration de bijoux et de porte-clés qu'elle fabrique, tu demandes à MissLulus si elle veut qu'on aille acheter un petit quelque chose pour son prof qu'elle aime beaucoup. À la fête des mères, MissLulus m'avait donné un joli porte-clés et je me disais que ce serait juste parfait comme cadeau.

La réponse de MissLulus?

«Ah tu sais, mon prof est un peu à boutte! Je pense que ce serait mieux du vin!»

Eh ben! On peut dire qu'elle comprend qu'un porte-clés ne soulage pas des grands élans d'à-bouttisme... :-)
J'imagine aussi que si elle avait eu l'âge, elle m'aurait acheté son cadeau de la fête des Mères directement à la SAQ.


vendredi 14 juin 2013

Stimuler = culpabilité ?

Vous voulez des mots qui m'énervent? Jeux d'éveil ou intelligents - Activités éducatives -
Stimulation intellectuelle ou précoce. Vous savez ce dont je parle!

Mais enfin, on démystifie le tout dans un excellent article publié sur Yoopa.ca.

Non, un enfant n'a pas vraiment «besoin» de tout ça. En tout cas, pas planifié selon un horaire et dans un cadre précis.

On note même dans l'article que les mères (eh non pas les pères! Ça prend ça plus cool que nous - comme plein d'autres trucs! - on le sait et on les félicite, vraiment!) ont tendance à culpabiliser (encore!) si elle ne prenne pas le temps de stimuler leur enfant.

Pourtant, on n'a pas à acheter mille jeux éducatifs (gnan gnan gnan!) pour stimuler bébé. On n'a qu'à être des mères... normales. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est un pédiatre/psychiatre/psychanalyste britannique, Donald Woods, qui l'affirme. Voici ce que l'article de Yoopa rapporte sur ses théories. «Selon lui, l’enfant qui naît en bonne santé physique et neurologique porterait en lui un potentiel inné à croître, à devenir un individu autonome et à avoir foi en la vie. Toutefois, pour qu’il parvienne à ce degré d’épanouissement, certaines conditions gagnantes doivent être réunies: le petit doit évoluer dans un milieu qu’il jugera suffisamment bon pour lui et, pour le lui offrir, il suffit d’être «une mère ordinaire, normalement dévouée». Oh, et avec des défauts, précisait-il.»

Alors, à la veille des vacances scolaires, on donne un break à nos enfants. On ne leur fait pas l'école. On ne leur fait pas pratiquer leurs verbes. On s'amuse tout simplement. On prend du bon temps ensemble. Parce que durant l'année scolaire, franchement, on est trop souvent à la course. Et on ne se sent pas coupable une seule seconde de jouer à un jeu niaiseux et pas du tout éducatif avec eux...



mercredi 12 juin 2013

Un cadeau de dernière minute pour papa!

Mes aptitudes (et intérêt) pour le bricolage étant limités, jamais l'idée ne me viendrait d'offrir un cadeau fait maison à quelqu'un de mon entourage. Si ça prend de la colle chaude, oubliez-moi!

Mais j'ai enfin trouvé le projet qui est adapté à mes capacités.

Ça vous prend:

Un crayon Sharpie
Une tasse blanche
Un four à 350F

Et vous laissez aller votre créativité en imitant cette idée:



Puis vous placez la tasse pendant 30 minutes dans le four préchauffé et vous faites un heureux dimanche prochain... qui sera désormais trop content d'avoir une excuse pour ne pas lever les yeux du journal pour s'occuper des enfants avant d'avoir atteint la dernière ligne de la tasse (mettons, que c'est ça votre message... et votre cadeau!).

Et si vous voulez que votre chéri n'en prenne pas une habitude, et que ce privilège ne devienne pas permanent, eh bien sautez l'étape du chauffage. Et prenez soin de mettre la tasse au lave-vaisselle après utilisation! héhé

lundi 10 juin 2013

Jamais sans son iPod

Non, Misslulus n'est pas vraiment accro à son iPod. C'est plutôt moi qui a voulu qu'elle le soit. J'ai même un peu encouragée le tout. Je lui ai acheté un deuxième fils pour le chargement quand elle va chez son père et elle a une console avec hauts parleurs/réveil-matin/recharge de pile. Je suis donc comme la majorité des Américains (78%) qui ne trouvent pas inquiétant la montée et l'ultraprésence des technos dans la vie de nos enfants.

Ou presque.

Pourquoi la rendre accro? Parce que c'est pratique.

Trois intérêts principaux:

1) le réveil-matin, les alarmes de rappel et la gestion d'un calendrier. Elle apprend à gérer son temps et à moins oublier des trucs. Elle peut mettre tous ses horaires (les semaines où elle est chez moi, celles où elle est chez son père, les rendez-vous, les pratiques de soccer, etc). Mine de rien, je trouve que ça la responsabilise...

2) Les applications qui ME sauvent la vie. Étudier  les tables de multiplication ensemble, ça joue sur nos deux systèmes nerveux. Maintenant, elle a plein d'applications pour le faire. Je n'ai qu'à féliciter et hop!

3) c'est une raison encore plus égoïste encore... LA raison pour laquelle je trouve le iPod si formidable: je peux rester en communication avec elle. Justement la semaine où elle va chez son père. On s'écrit de petits "bonne journée", des bisous de bonne nuit, elle m'envoie une ribambelle d'émoticons, je suis ses photos sur Instagram, elle commente les miennes, elle m'envoie de petites farces, je l'encourage le matin d'un examen, etc.

Les deux premières raisons n'en sont pas des vraies, en fait! C'est la dernière qui est vraiment importantes. Tous les parents séparés devraient offrir un iPod à leur enfant. Parce que ça fait vraiment du bien de justement maintenir ces minuscules échanges. Oh pour bien des gens, ça ne parait pas grand chose. Pour moi, c'est réconfortant. Et, comme bien des parents séparés, je traine toujours l'impression de rater une partie de la vie de mes enfants et j'ai peur qu'ils ne me sentent pas toute là. C'est autant déraisonnable comme réflexion, mais tout autant incontrôlable. Alors, je cherche toujours des façons d'atténuer ça. Le iPod fait partie d'une solution.

Et vous, pourquoi aimez-vous le iPod de votre enfant ?

vendredi 7 juin 2013

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 57)

Ta fille revient de l'école en te disant: «Maman, faut que je fasse 120 pages de mon cahier de maths minimum avant la fin de l'année!» (mais elle a oublié le cahier... comme s'il y avait une soirée à perdre!).

Puis, après une nuit d'insomnie passée à faire les calculs dans tous les sens pour trouver un moyen de faire autant de pages en si peu de temps, elle revient de l'école avec le cahier et te dis: «J'ai compté les pages, j'en ai faites 103 depuis le début de l'année (fe-yiou! tu avais imaginé le pire et eu des brûlements d'estomac pendant 24 hrs...) alors il m'en manque  juste 17» (bravo! Elle sait compter, ça ne devrait pas être si pire!).

Et, devant une page complète de calcul mental de type 2971-1789= ? -et l'horloge qui indique 21h-, tu vois qu'elle a fait 4 opérations sans faire d'erreur (donc, elle a compris le principe) mais qu'il lui en reste encore 21 à faire (et 16 autres pages...), tu déposes discrètement la calculatrice sur la table et, devant son air ahuri, tu quittes la pièce sans demander ton reste.

Tsé, des fois...

mercredi 5 juin 2013

L'école, ça devrait finir en mai...

... ou du moins les devoirs, les leçons et les examens!

En juin, on devrait initier les enfants à la prochaine année scolaire, en douceur. Et en profiter pour s'amuser. Pour leur faire aimer l'école et avoir hâte d'y revenir. On fait un projet (EN CLASSE, pas à la maison!). On écoute des documentaires. On ralentit. Slow-school, svp.

Je suis à boutte. Les enfants aussi. Oh! J'essaie de ne pas trop le montrer, mais franchement j'en ai ras le pompon! MissLulus a des examens plusieurs jours par semaine. JeuneHomme avait un exposé oral à préparer encore cette semaine.

Il fait beau. Il fait clair tard. On a eu un hiver difficile et sombre, là on a franchement envie d'en profiter. Le soccer est recommencé. Les détours par la crèmerie aussi. Les «Je peux-tu jouer avec la voisine d'en face. Elle est encore dehors!» se multiplient. Et j'ai pas du tout envie de refuser.

Et puis, comme s'il fallait en rajouter, c'est le temps des examens. Et les examens du Ministère. Est-ce que quelqu'un dans ces vastes grands bureaux pourraient penser que ce n'est pas la période idéale. Il fait chaud. Les enfants n'ont pas l'air climatisé dans leur classe (en tout cas, pas ici!). 26 enfants qui suent, qui bougent (en plus c'était le défi Pierre-Lavoie) et qui suffoquent dans une classe pour faire un gros examen. Eh bien! Je ne trouve pas l'idée géniale. On a tendance à surenchérir l'importance des examens ces temps-ci. On s'entend: on est tout de même juste au primaire! Je ne dis pas de ne pas étudier ou de ne pas se forcer, mais quand même! On s'entend disons que dans son CV plus tard, si elle a un DEC ou un BAC, ses résultats de français aux examens du Ministère, qu'elle ait eu 65% ou 85%, ça ne changerait pas grand chose... C'est mieux de partir sur une bonne base, j'en conviens, mais il ne faut pas exagérer... (C'est comme la folie des écoles secondaires, mais j'y reviendrai l,automne prochain. Ceci est mon dernier billet sur l'école d'ici septembre!).

C'est sans compter les conseils d'experts divers et les notes dans l'agenda qui nous disent de coucher les enfants tôt. On en a pas envie. Eux non plus. On prend plaisir à lire dehors, à aller manger une crème molle, à flâner au parc, on soupe plus tard, on vit... on vit dehors.

Alors, je propose que l'école finisse en mai. Qui serait d'accord?

lundi 3 juin 2013

Gâcher son fun... par principe?

Je vais me faire lancer des tomates aujourd'hui mais je dois confesser que je ne comprends pas le gros débat et l'appel au boycott de La Ronde à la suite du règlement interdisant qu'on y apporte son lunch (en fait, on peut l'apporter, mais le manger à l'extérieur des lieux.)

Enfant, j'aurais été full déçue que mes parents me fassent manger un lunch à La Ronde alors que j'en mangeais tous les jours à l'école. C'était LA sortie de l'été et ça venait avec un hot-dog moutarde-chou et une barbe à papa. Aujourd'hui, dans ma tête, La Ronde rime avec une poutine de chez Valentine. Mon fun n'est pas complet si je ne me permets pas ce grand écart gastronomique, accompagné du classique p'tit mal de coeur. C'est de même, ça va ensemble.

Et quand je sors pour une journée de gros fun en famille (que ce soit à La Ronde ou ailleurs), mon seul principe est d'avoir du gros fun et d'empêcher tout ce qui pourrait le gâcher. Je me lève ce matin-là avec la même excitation que quand j'étais enfant. Ce n'est pas la journée pour donner une leçon de vie ni de faire la morale à mes enfants. J'ai amplement d'autres occasions de leur faire la leçon. Et l'une d'elle est que des fois, il faut être en mesure de lâcher prise (et son fou!) pendant 12 heures.

À mes yeux, ce moment de fun a plus de valeur que le montant que je vais mettre en plus pour la bouffe. Ça nous sort complètement de notre quotidien stressant et on a l'impression d'être en vacances pour une journée. Bref, on a tous un gros sourire étampé dans la face.  Et on y va en tout connaissance de cause. Quitte à y aller une seule fois dans l'été et en profiter pleinement, avec le sourire. Dans mon budget vacances, ça s'équilibre avec les pièces de théâtre et les concerts gratuits dans les parcs. Ou avec les feux d'artifices qu'on va voir fidèlement dans le stationnement de la place Longueuil et qui occupent 4-5 soirées dans l'été.

Cela dit, si vous ne voulez pas y aller pour 1001 raisons, n'y allez pas! Mais si vous vous sentez lésés de ne pas pouvoir y aller ben, allez-y et profitez-en!

Je comprends que c'est chiant pour les allergies et les restrictions alimentaires mais ils ont tout de même prévu une solution et ça fait partie de la vie des familles aux prises avec cette particularité-là. Elles n'en sont pas à leurs premières expériences de ''compliquétude'' comme je l'appelle. Avec Lili en fauteuil roulant, nous aussi on est souvent à part, on n'a pas accès partout, on est limités. Mais on prend chaque moment de plaisir pour ce qu'il est, tant pis pour les casse-têtes et autres situations impossibles (tsé, être au pied d'un grand escalier et évaluer la situation en finissant par la monter à deux, en position de ''je te fais la bascule'', pendant que deux gentils passants grimpent le fauteuil). On accepte nos besoins particuliers et, le plus souvent, on finit par en rire. On n'est pas tout le temps en mode furie. C'est notre vie, faut s'y faire. Mais on se s'empêche pas de vivre. On part d'ailleurs en vacances à Paris cet été (belle-famille française avec une maison pleines d'escaliers, nous voilà!) en sachant fort bien que son fauteuil n'y sera pas le bienvenu. Qu'elle sera sûrement déçue de se faire refuser l'accès au sommet de la tour Eiffel même si on tente de négocier de monter dans l'ascenseur avec son fauteuil roulant malgré l'interdiction, qu'on on aura sûrement plus d'une raison par jour de s'offusquer, de crier au scandale et à l'injustice mais on y va dans l'état d'esprit de se détendre et de s'amuser. On ne s'en va pas militer ni faire pitié.

On me dirait que la nouvelle règle pour entrer à La Ronde est de s'habiller en jaune fluo que je le ferais et... je trouverais juste ça drôle! Mais ce serait sûrement plus salissant, avec la poutine...

vendredi 31 mai 2013

Stop le progrès! (prise 1)

Des fois, il serait temps d'arrêter le progrès.
Accepter d'avoir atteint le top.
Accepter qu'il n'y a pas d'amélioration possible.
Ne pas viser plus haut.
Juste comprendre que trop serait juste trop.

Toutefois, dans le marché des produits destinés aux enfants, on frôle souvent la folie. L'exagération. La démesure. Le franchement inutile, quoi?

Oh! Je ne suis pas contre l'évolution. Loin de là! Il y a des trucs inventés dernièrement qui nous sauvent quotidiennement la vie. Mais il y a des choses qui nécessitent pas d'amélioration.

Vous voulez un exemple? La folie des petits pots. Une industrie qui rapportent des millions de dollars.... fou!

Quoi, c'est vrai! C'est un objet «obligé», mais à usage franchement limité. Qui veut utiliser «longtemps» un tel produit? On cherche quoi quand on veut un petit pot? Qu'il soit beau et intéressant? Éducatif? Amusant? Euh pas vraiment! On ne devrait chercher qu'un pot pas trop gros qui prend toute la place dans notre salle de bain. Et surtout pas trop cher: parce qu'on ne souhaite vraiment pas l'utiliser longtemps. On ne cherche pas la durabilité.

Pourtant, on essaie de faire croire aux parents qu'un pot 3 en 1, c'est le meilleur achat possible!(Si vous cherchez les trois fonctions: le petit pot, une marche ET repose-pied quand l'enfant va directement sur la toilette et un banc). Ou le pot chante, «flushe», a un porte-livres sur le côté, etc. Certains offrent la possibilité d'enregistrer un message d'encouragement. On les fait en rose et en bleu (Comme si c'était important!).

Trop, c'est trop! Stop le progrès! Voyez par vous-mêmes...




















Et un de mes préférés.... le Jack Potty!!!

Des suggestions pour le prochain billet sur Stop le progrès! J'avais pensé les suces.... J'attends vos idées!