mardi 28 février 2017

Les défis (Z)imparfaits durant la relâche



  • Faire une loooooongue liste, sans vous  censurer, de tout ce que VOUS feriez dans votre relâche toute personnelle.
  • S'arranger pour réaliser au moins 2 items de la dite liste. 
  • Louer trois films aux enfants... pour pouvoir lire au moins un roman, prendre un bain, faire une sieste, etc. 
  • Ne pas cuisiner pendant une journée entière (deux, si possible!) et même si cela implique de dire «hummm, ils sont délicieux vos grilled cheese» ou de faire livrer deux fois du même resto. 
  • Ne fréquenter AUCUN lieu public susceptible d'être remplis d'enfants. 
  • Filtrer les appels (pour ne pas vous retrouver comme le camp de jour de service!)

Et pour vous, une sélection de nos textes, au fil des ans, sur la reâche!

 «Je panique!» : 
Cinq idées pour une journée tranquille à la maison
Une relâche de rêêêêêve!
Tout ce dont je ne veux pas entendre parler pendant la relâche
Toute la vérité sur la relâche!

Cinq suggestions pour se remettre de la relâche


«Je ne sais pas quoi faire!» :
 Cinq idées pour sortir avec les enfants sans se ruiner
 Merci la relâche!

«Je veux rien faire!» : 
Cinq endroits où on n'ira absolument pas durant la relâche
Vivement la relâche... des lunchs!
«Qu’est-ce qu’on fait?»: RIEN!

(dés)organiser la relâche!





     

lundi 27 février 2017

10 signes que vous avez besoin d’une relâche... pour adultes

  • Vous fredonnez le thème d'une émission d'enfants au travail.
  • Vous vous endormez avant les enfants.
  • Vous avez envie de tout jeter dans la maison pour faire un ménage rapide. 
  • Vous ne vous rappelez plus de votre dernière nuit complète de sommeil (on parle plus que 4 heures... consécutives!).
  • Vous pouvez louer TOUS les films dans la section «nouveautés».... vous n'avez rien vu depuis deux ans!
  • Vous vous sentez dans un SPM constant (et fulgurant!).
  • Vous avez des boutons/mal de tête/démangeaisons/mal partout...
  • Votre fond d'écran comprend soit un palmier, un coucher de soleil ou une plage (ou l'ensemble de ces réponses!)
  • Vous appliquez du cache-cerne... jusque sur votre menton! 
  • 95% des gens vous tapent sur les nerfs (ou plus!) 

samedi 18 février 2017

Le plaisir d'être parent

Le plaisir. Savoir ce qu'on veut. Le trouver. Le faire. Le vivre. On entend peu ce discours quand vient le temps d'aborder la parentalité.

Puis, on tombe sur un extrait qu'on aime dans un article. On se dit «Et voilà!». Mon dernier coup de coeur trouvé sur Slate.fr dans le texte Les enfants sont intelligents, et c'est génial d'être parent:

«Il est bon de s'en rappeler lorsque on est pris dans le tourbillon des doubles journées. Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas fait des enfants pour savoir si je pouvais me faire obéir/comprendre et tester ma capacité à encaisser l'absence de sommeil (mauvaise)... Pas plus que pour m’interroger sur l’allaitement, le biberon ou la nourriture équilibrée (mais j’ai passé du temps à m’interroger) car, au fond, ce n'est le plus intéressant. J’ai fait des enfants portée par cet obscur besoin de me reproduire, par amour (oui, comme beaucoup de gens) mais aussi parce que je pense que les enfants sont des vraiment gens intéressants. Et les éduquer, c'est stimulant.»

Oui, les enfants sont des gens intéressants. C'est ça qu'il faut dire et répéter. Oui, les voir grandir (et les accompagner!), c'est stimulant! Déstabilisant, souvent, mais vraiment plaisant! C'est loin d'être plate même si ce n'est pas jojo tous les jours. C'est tisser quelque chose qui enveloppe quelque chose de plus grand que nous. 

Non, je n'ai pas fait des enfants pour me faire de nouveaux amis en allant les chercher à la garderie ou à l'école / pour jeter mon contrôle sur quelqu'un / me faire aimer inconditionnellement (quoiqu'à l'adolescence, on oublie ça!... et c'est très bien ainsi!)  / faire de belles photos sur Instagram / éplucher des manuels sur l'alimentation et m'imposer des règles folles / faire comme les autres / etc. J'ai eu envie d'avoir des enfants parce que  je savais que ce serait l'fun. Je n'ai jamais pensé que ce serait facile, mais je n'ai jamais pensé que ce serait insurmontable.

Il n'y a rien de banal à éduquer et stimuler un enfant. Oui, élever un enfant et lui faire découvrir le monde (pas des voyages, nécessairement, mais aussi des connaissances) réveille notre propre cerveau. Ils ont des choses à dire. Ils veulent apprendre. Ils confrontent nos idées. Ils exposent les leurs. Et surtout avec des ados. Parfois, comme tous les parents, j'aurais envie de trouver l'interrupteur pour mettre le don de paroles à off de ma grande ado. Il y a des soirs où c'est étourdissant, mais chaque fois, j'essaie de me rappeler que j'aime mieux avoir des discussions (des prises de bec, aussi!) qu'avoir un ado qui refuse de discuter, qui s'enferme dans sa tanière, qui ne s'intéresse à rien et qui nous tourne le dos. Évidemment que c'est plus confrontant, mais c'est pas mal plus intéressant. Il y a du challenge! Comme on le dit dans l'article de Slate.fr, «il faut cesser de négliger le temps de la conversation».  C'est de l'ouvrage... c'est vrai! Mais j'ai dit «oui» à tout ça et, pour moi, ça fait partie du plaisir.

dimanche 12 février 2017

L'imperfection est encore nécessaire

Il y a quelques semaines, dans Châtelaine, Manal Drissi s'interrogeait sur la pertinence, en 2017, des mères imparfaites. Le documentaire Pas facile d'être une mère diffusé sur Canal Vie a fait apparaître de nombreuses prises de position (dont la nôtre!). Voilà qu'hier, LaPresse publiait un dossier intitué «Manifeste de la femme imparfaite».



L'imperfection semble encore nécessaire. Pour mille et une raisons. Pour la mère comme pour la femme.

- Parce qu'on a envie d'être réaliste. D'être vraie. Pas une pâlotte imitation d'un modèle (souvent tout le temps) inatteignable (peu importe qui est ce maudit modèle!).

- Parce que le discours entourant «la mère parfaite» et la «femme parfaite» est teinté et qu'on a besoin d'avoir la version honnête qui dit l'heure juste au lieu de tout embellir, façon photos Pinterestiennes, comptes Instagram léchés et mouvements de bien-être possibles pour personnes qui ont 42 heures dans leur journée (au choix selon!).

- Dans LaPresse, on apprend que la femme imparfaite est (et on est bien d'accord!)
...  faite forte (elle trouve des solutions nouvelles parfois bien loin des chemins dictés dans les livres pour faire face aux coups durs!)
... affranchie (le regard des autres: tant pis! )
... assumée (elle a fini de s'expliquer/se justifier/s'excuser pour ce qu'elle est/son succès/ses échecs/ses questionnements/son choix de couleur de cheveux/son besoin d'aller travailler quand son bébé a 6 mois/son envie de rester à la maison/ses décisions/etc)
... authentique (elle n'est pas multiple personnalité: elle n'a pas le temps de se créer une image parfaite pour son compte Instagram. Elle est toujours la même et ne tient pas de discours fake.)
... sans tabou (elle prend la parole et dit ce qui se passe pour vrai, pas pour faire pitié. Juste pour le dire, s'en défaire et passer à autre chose!)


Des raisons, il y en a plein. Parce qu'être «imparfait», c'est souvent simplement être soi et s'accepter. Arrêter de s'enfarger dans les fleurs du tapis et assumer qui on est. 

En créant le blogue, il y a 8 ans, on a ajouté un «Z» bien important pour nous. À cette époque (hahaha! On parle comme si ça fait 150 ans, mais en temps «web», c'est presque l'équivalent! Pour vous dire, Facebook n'était même pas populaire et Instagram n'existait même pas!!), le mot «imperfection» n'était pas synonyme d'authenticité. On le rattachait à «négligence», «indignité immonde», «déchéance», etc. D'où l'importance d'accoler un (Z) à ce mot qui faisait peur. Qui voulait se dire «imparfaite»?

Et puis, on l'a mis parce qu'on voulait faire un pied-de-nez, en quelque sorte. On n'est pas parfaite, on n'est pas imparfaite, on est... juste normale! Depuis tout ce temps, c'est ce qu'on essaie de dire et répéter. Jamais on s'est sentie inférieure  ou incapable. Notre discours n'a jamais été de louanger nos difficultés et s'y complaire dedans. Nous, on avait du fun avec nos enfants. On aimait (et aime encore!) être mère. On faisait les choses à notre manière, on sentait qu'on sortait du moule, on se foutait un peu de ne pas suivre toutes les règles de la supposée-maternité-parfaite, on avait du plaisir et c'était ça l'important. Ça et le fait que nos enfants étaient bien. On voulait se débarrasser du carcan, de la maternité obligé, retrouver notre gros bon sens. On l'a retrouvé le gros bon sens. Et de plus en plus, on sent que la maternité n'étouffe plus autant les mères... mais pas tant que ça quand on voit le clash que vivent les nouvelles mères (notamment dans le documentaire, mais aussi tout autour!). Le courant de la maternité facile dont tous les pépins se règlent en suivant 3 étapes faciles est encore fort. On entretient une image dorée de tout. En fait, être imparfait, c'est accepter la vie. La vraie vie.  Parce que s'il y a quelque chose qui ne suit aucune règle et qui se fout de toutes les prédictions, c'est bien ça! 

Alors, on est curieuses. L'imperfection est encore nécessaire? Qu'est-ce qu'être imparfaite? Pourquoi aimez-vous (ou détestez-vous) le discours sur les femmes/mères imparfaites?

lundi 6 février 2017

Penelope, Marcel, Remix et Agador: mes précieux amis Instagram

Le weekend dernier, après une semaine désespérante à plusieurs points de vue, je me suis surprise à dire le plus sérieusement du monde: "Faudrait bien que je me trouve un cochon d'Inde à suivre sur Instagram".
Instagram est le seul réseau social auquel j'ai consenti à me soumettre (eh oui, je considère ça de la soumission) car je peux y suivre... le moins d'humains possible!

Mon compte ressemble pas mal à ça (merci @buzzfeedanimals, je me sens moins seule!):


Mais la part des Meme Accounts, dans mon cas, est remplacée par toutes les villes et endroits où je me suis déjà posée dans le monde et où mon Instagram me ramène quotidiennement (+ mes restos préférés ou sur ma bucket list).

Mon compte Instagram, c'est du bonheur assuré. Mon plaisir (non) coupable. Mon évasion instantanée. Un 10 minutes avec un sourire étampé dans la face.

Petits animaux, écorniflage de vedettes, bouffe qui fait saliver, endroits de rêve et nouvelles (brèves!) des amis: quoi demander de plus? 



Sincèrement, pourquoi suivre un humain qui se plaint quand on peut suivre un chien comme Agador (@poochofnyc) ?
Ou @marcel.lecorgi, @remi_the_teddy, @cotton.crush et @remixthedog ?

Je l'avoue, j'aimerais faire partie du squad new-yorkais de @minniedoodle:
Mais y'a pas que les chiens (mais qu'un seul chat, le célèbre @realgrumpycat... désolée, j'suis pas tellement féline)! Y'a les hérissons (@ernest_hedgingway et @atticusthehedgie sont trop chous!) et les moutons! Mon affection pour les moutons noir et blanc de @whitehall_farms m'ont d'ailleurs menée jusqu'à les contacter et aller les visiter pendant mes vacances en Écosse (je les connaissais par leurs prénoms!). Folle de même!

Et, depuis samedi, j'ai une nouvelle source de joie: Penelope (@guineapigma) !
 Et je sens déjà qu'on va bien s'entendre! :-)

jeudi 2 février 2017

« Je n'ai pas le temps »

Cette phrase, on la dit souvent. Elle sert aussi à se «justifier». Besoin d'un exemple? «Je n'ai pas le temps d'aller au gym.», «Prendre du temps pour moi? Je n'ai pas le temps avec tout ce que j'ai à faire!», « Je n'ai pas lu un livre depuis des années, je n'ai pas le temps pour ça!», etc. Vous voyez le genre?

Au fond, quand on s'entend dire «Je n'ai pas le temps», il faut réaliser qu'en fait «Je ne prends pas le temps». Ce n'est pas la même chose. Parce que notre banque de temps (ou notre «budget temps» comme on en a déjà parlé) , même si elle est maigre maigre maigre, on a le choix de l'aménager comme on veut. Chaque fois qu'on utilise le temps comme «excuse» pour avouer ne pas faire telle ou telle chose, on a un indicateur qu'on aime cette activité et qu'on souhaiterait la faire plus souvent. Autrement, on ne dirait pas qu'on n'a pas le temps, on déclarerait simplement qu'on n'aime pas la pratiquer. Je n'ai aucun problème à dire «Je ne fais pas de jogging, je n'aime pas ça», mais je sourcille en m'entendant dire «Je n'ai pas le temps de faire du yoga». Parce que j'aime en faire, pour vrai.

Évidemment, dire «Je ne prends pas le temps de...» ne règle pas tous les problèmes d'un coup. Ce serait trop beau. Mais c'est tout de même une mini-amorce en vue d'un changement. On en profite pour examiner ce qu'on pourrait tasser pour retrouver du temps pour ce qui compte vraiment. Il est toujours mieux de ne pas escompter pouvoir avoir une semaine totalement libre (dans six mois, genre!) pour enfin se plonger dans les huit romans qui trônent sur notre table de chevet. Un simple 10 minutes par jour serait bien plus satisfaisant. On vivrait un petit plaisir au quotidien au lieu d'attendre/espérer/projeter/fantasmer sur un potentiel plus gros plaisir en différé...

Pas convaincu? Il parait que le temps passé sur les réseaux sociaux nous empêcherait de lire 200 livres par an. Fou, non? Et dire qu'on dit qu'on n'a pas le temps...

jeudi 12 janvier 2017

Une truite pour me parler d'alcool ?

 

Bon, ce n'est peut-être pas une truite, mais un poisson. De toutes façons, c'est assez ridicule, merci!
Un poisson à la voix de femme qui me dit pourquoi elle a modéré sa consommation d'alcool et qui m'incite à faire pareil. Et là, elle énumère les bénéfices d'une consommation modérée. Franchement!

La première fois que j'ai vu l'annonce, je ne l'ai même pas écouté. Je pensais que c'était une pub pour un mauvais film d'animation. On dirait que l'univers graphique est le même que les vieux Démétan de mon enfance. Même couleurs fades et faces de déprimés!


La deuxième fois, j'ai pensé que c'était une farce. Quelqu'un ne pouvait pas vraiment avoir pensé faire parler un poisson était l'idée la plus géniale pour nous convaincre que boire modérément était la bonne solution. Pire, ça ne se pouvait pas que d'autres (autour de la même table de travail ou dans le même bureau!) ait dit «Ah oui! Wow! Vraiment une bonne idée! C'est la meilleure!». Voyons donc!? La meilleure idée? En tout cas de toutes celles qu'ils ont eues? Pourtant Éduc'alcool a eu leur lot de pubs percutantes, marquantes et efficaces. Qu'est-ce qui s'est passé? Là, j'ai cru qu'on les parodiait.

Faut dire que je suis un peu tannée qu'on nous dise de se modérer tout le temps. Je n'ai pas vraiment envie de me sentir coupable si je me ressers un deuxième verre un mardi soir. Je sais qu'il ne faut pas exagérer. Je suis capable de comprendre qu'il y a des conséquences, que ce n'est pas optimum pour la santé (comme ma poignée de chips, aussi!), mais ça se peut que je choisisse de le faire pareil. Pas tout le temps. Pas tous les soirs. Des fois. Et ça se peut aussi que je me mange pas du brocoli chaque soir parce que ça ne me tente pas. Même si ce serait bien meilleur pour ma santé.

En janvier, les défis, les résolutions, les combats, les nouvelles bonnes habitudes et les intentions nobles ne manquent pas. «Il faut » donc se prendre en main...  Faire comme les autres! Suivre le courant... comme un poisson? Cette année, je débarque. Je n'ai pas envie. En fait, oui. J'ai juste envie d'être bien et chaque fois, j'agirai en conséquence en choisissant ce qui fait du sens.



lundi 9 janvier 2017

Eh oui, crier après ses enfants... ça arrive!

«Reese, on est pas mal d'accord avec toi! »


Trouvé dans le Star Système du 13 janvier



samedi 7 janvier 2017

Pas facile d'être une mère... mais c'est l'fun en maudit, aussi!

 
Vous avez vu le documentaire Pas facile d'être une mère sur Canalvie.com ? Vous pouvez le visionner en entier ici.
 
Oui, il y a des bouts «pas faciles»! 
Oui, par bout, on peut être découragées! 
Oui, on se sent tiraillées. 
Oui, on se sent parfois coupables (pour tout et pour rien!). 
On ne se fera pas croire que tout est facile, que ça va de soi et que tous les jours sont des parties de gros fun (ou des images pinterestiennes!).  
 
Mais, au final, c'est l'fun d'être une mère! Pour vrai! On aime être mère.

Qu'est-ce que vous avez trouvé «difficile» en devenant maman?
 
Et surtout: qu'est-ce qui vous a aidé ? (ou qui vous a aidé?) Parce que c'est bien beau de dire tout ce qui va tout croche, faut aussi focusser sur ce qui fait que ça va mieux/bien.

samedi 24 décembre 2016

Nos voeux (Z) pour Noël et 2017


mercredi 21 décembre 2016

Vos moments de réconfort suprême!

Vous avez été nombreuses à nous faire parvenir une (ou plusieurs!) photo de votre "réconfort suprême" (et parfois imparfait!).

Nous avons fait le tri parmi toutes les photos reçues (toutes vos photos nous ont fait faire un grand "ahhhhhh oui!"), et voici les 8 tendances que nous avons dégagées.

Pour se réconforter, tout ce dont la "mère moderne" a besoin, c'est:

Un bain chaud (à l'abri du chaos):


 
Refaire le plein (ou le vide) dans la nature (seule, en famille, avec les amies):





 Lire/Boire/Manger/Tricoter tranquille 
(dans cet ordre ou non mais le mot-clé est "tranquille"!):




 

Un café (chaud!):





 Un chat ou un chien (ouiiii, moi aussi!):




Un foyer (ou un feu!):
 

Notre livre (avec un foyer ou un café!): 




... et nos petits (z)imparfaits (pour rire, se coller, se chamailler, jouer):







Profitez-en bien pendant le congé des Fêtes et multipliez les moments de cocon-réconfort tranquilles en mou!


vendredi 16 décembre 2016

Ce n'est pas péché de gâter les autres (et soi-même!)

«Vos enfants, ils ont tout! Vous les gâtez trop!»

Ah oui? 

Cette phrase (qu'on a trop souvent entendue) peut sonner mesquine et blessante. Mais bien franchement, elle ne nous dérange pas. Ou plus. Parce que c'est vrai. On gâte nos enfants. Volontairement et consciemment.

Oui, nos petits (Z)imparfaits (et les vôtres aussi probablement!) ont des iPod, une chambre remplie de livres, de jouets, des jeux, des figurines, des vêtements, des jeux vidéo, etc. (le tout étalé pêle-mêle directement sur le plancher ou en train de s'auto-déverser des tablettes du placard!). 

Ils ont voyagé, ils aiment les restos et les hôtels avec piscine. Ils ont vu des dizaines de spectacles et encore plus de films au cinéma. Et puis? Ça en fait des enfants «gâtés»? Peut-être. Mais vous savez quoi? On l'assume parce que faire ces activités avec eux ou leur acheter ces bébelles en cadeau (quoique... en y pensant bien plusieurs de leurs jeux, iPad mini ou giga kit de Lego, leur ampli de guitaire, ils les ont acheté avec leur argent de poche accumulé patiemment!), eh bien, on aime ça! Tout simplement!

En voyageant, en découvrant un nouveau resto ou en assistant à une pièce de théâtre ensemble, on se gâte tout autant. On ne le fait pas pour acheter la paix ni parce qu'on est incapable de dire «non» (on est excellentes, croyez-nous!) ou parce que les autres le font. Non! (on vous l'avait dit qu'on était capables, la preuve!). Si on le fait, c'est que ça nous rend heureux. Pendant plus d'un spectacle, on s'est surprises à observer davantage la réaction de nos enfants au lieu de s'attarder à ce qui se passait sur la scène. Les voir heureux, surpris ou émus, c'est beau à voir! Et on garde le tout dans notre banque à souvenirs (pour utilisation ultérieure quand ils ne voudront plus faire des trucs avec nous!) Être parent, c'est avoir le devoir d'alimenter la machine à souvenirs tous les jours en se sortant de la routine, en acceptant de «faire des folies», en accordant une faveur par ci, une permission spéciale par là, etc.

Et puis, on est bien mal placées pour montrer l'exemple de l'austérité. On se gâte nous aussi. À coup de chandail trop parfait (ou parfaitement inutile, mais trop beau!) chez Winners, de barre de chocolat achetée impulsivement en mettant de l'essence ou bien en s'éclipsant au spa un midi, en s'achetant un ordi plus puissant, etc. 

Plus encore, on aime ça aussi recevoir des cadeaux. Oui, oui! Ce n'est pas péché d'aimer s'offrir des cadeaux «à moi de moi» (même assez souvent!), de donner des cadeaux et d'en recevoir (le message est passé! On peut vous donner notre adresse!). Les «Ah! Tu n'aurais pas dû!», les «C'est beeeen trop!» et autres « C'était pas nécessaire, voyons!»: c'est du gnan gnan non assumé! Des phrases pleine de conventions sociales empoussiérées. Le réflexe de refuser des plaisirs. Des mauvaises habitudes. On n'embarque pas. Peut-être simplement parce qu'on a décidé de ne pas bouder les plaisirs. Et si se gâter et gâter les autres nous en procure, pourquoi on s'en priverait? 

Attention! Ne vous méprenez pas! La grosseur du plaisir, sa valeur monétaire et ce qu'il représente aux yeux des autres n'a aucune importance. Nous, on s'extasie et s'excite tout autant (peut-être plus!) devant une tasse rigolote à 1$ du Dollorama (bon, peut-être vendue à 2,25$ maintenant!) qui nous fera sourire chaque matin en prenant notre café qu'une bébelle technologique dernier cri. On carbure aux plaisirs, à ce qu'ils nous procurent, pas à ce qu'ils valent.

Bref, si être (trop) gâté, c'est de s'offrir des petits et gros bonheurs et en faire profiter ceux qu'on aime, alors on revendique le droit de l'être! 

Et puis (bon, on s'enflamme!), ce n'est pas d'être un enfant (ou un adulte, parce qu'on l'oublie, mais ils sont tout aussi insupportables que les petits!) gâté qui est le vrai problème! Ce sont les agissement narcissiques et superficiels qui en découlent qui sont inacceptables. Penser que ce qu'on possède est meilleur que ce que possède notre voisin; s'attendre à tout avoir en un claquement de doigts, sans efforts; s'imaginer que tout nous est dû; ne pas tolérer se faire dire non; ne pas ressentir (et encore moins exprimer) de gratitude; exhiber nos biens au vu et su de tous sans empathie; ne pas avoir envie de partager; ne penser qu'à soi (et jamais aux autres); compter; comparer, etc. C'est ça, le vrai problème.

Être gâté en étant capable de le reconnaître et de pouvoir se dire «Wow! C'est cool ce qui m'arrive!» ou «Eh qu'on est bien!», ça c'est profiter de la vie. Être gâté, c'est être tellement «plein» qu'on veut en faire profiter les autres. Et c'est tout le contraire que de se sentir constamment vide à un tel point qu'on ressente le besoin de se remplir encore et encore...



5 façons de gâter les autres
  • Offrir un cadeau juste comme ça, sans occasion spéciale.
  • Dire «oui» quand habituellement on dirait «non».
  • Se creuser la tête pour trouver LE bon cadeau qui va susciter un «Wow!» ou un «Yé!» sincère (et non acheter pour acheter!)
  • Offrir de son temps à quelqu’un.
  • Ne rien attendre en retour.



5 façons de se gâter 
  • Se donner congé d’une tâche qu’on déteste (pour toujours?) 
  • Sur un coup de tête, acheter une gugusse qui nous fait sourire. (sans éprouver une once de culpabilité même si c’est un truc superflu!) 
  • S’accorder du temps (une petite journée pédagogique juste pour soi?). 
  • (Se) dire «oui» quand habituellement on dirait «non». 
  • Prolonger un plaisir (un 5 à 7, un long détour au magasin, lire encore plus tard la nuit, etc.) 

Ce texte a d'abord été publié dans le défunt magazine Yoopa en décembre 2015. Mais le sujet nous apparait toujours aussi d'actualité. 

jeudi 15 décembre 2016

Les piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiires cadeaux que vous avez reçus


On dit que c'est l'intention qui compte, on le sait. Mais quand même...

En 2011, on avait demandé à nos lectrices de se vider le coeur et de nous dire les pires cadeaux qu'elles ont déjà reçus. On aurait pu les classer en catégories: les cheap, les inappropriés, les embarrassants, les inutiles, etc., mais c'est bien plus drôle de les lire ainsi en vrac comme un melting pot d'horreurs et de malaises.

Prenez une pause et rigolez un bon coup en constatant que le terme «cadeau» est un concept assez larg et assez flou pour certains qui croient vraiment nous faire plaisir.

Partie 1
Partie 2
Partie 3


Vous en avez d'autres à rajouter à notre liste? Écrivez-nous.

Voici vos nouveaux pires cadeaux (merci à toutes celles qui ont répondu à notre appel Facebook ou qui nous ont envoyé un courriel!):

- un tricot blanc avec des pompons!
- des boules à mites (dans un échange de cadeaux!!!)
- une trousse avec une photo de chat avec des échantillons de Dove
- un ouvre-boîte à batteries
- un refroidisseur d'eau
- des produits contre l'acné
- un chèque de 10$

jeudi 8 décembre 2016

Vos meilleures imperfections des Fêtes


Noël imparfait? Tellement! Et c'est en plein ce qu'on vous souhaite! 

Si, aujourd'hui, 8 décembre, vous avez déjà envie de mordre quand vous entendez Jingle Bell, si vous ne savez donc pas quand vous arriverez à faire les (maudites) tourtières, si vous êtes désespérée à l'idée d'aller magasiner samedi prochain et si vous comptez les jours avec désespoir avant que la famille débarque, il est temps de déparfaitiser votre temps des Fêtes. Vous n'avez pas à le «subir» ainsi! Amusez-vous! 

Et c'est parfait si votre sapin ne rivalise en rien avec celui pinterestement décoré de tous ceux que vous suivez sur Instagram, si cuisiner avec vos enfants ne ressemblent en rien aux photos de magazines, si vos bonhommes en pain d'épices ressemblent à des «mottons» (faites donc des boules décorées... bien plus faciles!), c'est signe que vous avez lâché prise! 

Il y a quelques années, on avait demandé à nos lectrices de nous avouer leurs imperfections autour de Noël. On avait reçu une avalanche de confidences... inspirantes! Eh oui, parce que chacune semblait bien contente d'avoir finalement osé «déparfaitiser» ce temps complètement fou de l'année... et ainsi mieux l'aimer!

Voici un rappel des pires (z)imperfections des Fêtes totalement assumées de nos lectrices.


Les cuisinières (presque) modèles
Les parents modèles (tuf tuf tuf)
Les fantasmes inassouvis du temps des Fêtes
Les fantasmes inassouvis - partie 2 - du temps des Fêtes

lundi 28 novembre 2016

Ta photo d'école ou 20$?

Et voici revenue la saison des photos scolaires! Avez-vous vu la dernière de votre rejeton? Alors, les cheveux? Le sourire édenté? Les mains savamment placées l'une sur l'autre (quand l'avez-vous vu avec les mains placées comme ça dans la vie de tous les jours?!) À chaque fois qu'on découvre la photo scolaire, une émotion nous étreint (appelons-la "déception").

Heureusement, rendu au secondaire, les photos scolaires sont comme un vieux téléphone (qui flippe et qui ne prend pas de photos): obsolètes!

Sérieusement, a-t-on encore besoin, en 2016, d'une photo figée pour donner aux grands-parents alors qu'on peut prendre de belles photos naturelles à chaque jour de la vie de notre enfant avec notre simple téléphone et leur faire quand même une belle tasse ou un calendrier qu'ils se sentiront obligés d'afficher? (ou faire des vidéos des moments i-n-o-u-b-l-i-a-b-l-e-s de leur vie comme leur première coupe de cheveux chez le coiffeur... et mettre ça sur leur chaîne YouTube!)

Malgré les offres de retouches sur Photoshop (tentantes mais on se garde une p'tite gêne!) et les fonds les plus spectaculaires (votre progéniture devant les pyramides d'Égypte? L'escalier de l'université d'Harvard? La muraille de Chine?), j'ai mis un point final aux photos scolaires en cette belle année du Secondaire 2.

À l'offre "veux-tu ta photo d'école ou le 20$ que ça me coûterait pour les acheter?", la réponse ne s'est pas fait attendre! Le jeune de 13 ans a une bonne idée de ses priorités! Et enfin elles rejoignent les miennes!

Voici un screenshot de ta photo (que tu n'aurais pas donnée à tes amis car ils en ont 129 de toi sur ton compte Instagram)... et mon 20$. De rien!

lundi 21 novembre 2016

Une occasion manquée (avoue, genre!)

Momo est revenue de l'école l'autre jour avec un beau projet de classe: présenter une personnalité marquante de la culture québécoise. Elle n'a pas hésité une seconde, elle a choisi Félix Leclerc (je pense qu'elle aurait voulu l'avoir comme grand-père!).

Dans sa classe (secondaire 2), la plupart n'avait aucune idée qui choisir parmi tous ceux qu'elle leur nommait. Vrai qu'il y a une majorité d'enfants d'immigrants mais la proportion d'enfants ayant des parents québécois ne connaissaient pas plus les noms suggérés.

«René Lévesque, c'est qui ça?»

J'étais étonnée mais en même temps, je me suis dit que le projet était une justement belle occasion de présenter une vingtaine de personnalités qui ont marqué le Québec à des jeunes qui ne les connaissent pas.

Sauf que... même si la consigne était de présenter des personnalités marquantes de la culture québécoise, voilà que certains (certaines) ont présenté Catherine Brunet (vous aussi elle vous a marqué dans... Le Chalet, hein?!) et Marianna Mazza (elle marquera peut-être le Québec mais elle n'est pas encore rendue là dans sa carrière, il me semble...).

Clémence DesRochers, Janette Bertrand: «c'est qui ça?»

Une occasion ratée d'encadrer un apprentissage utile.

lundi 14 novembre 2016

Mes enfants, ces «sans talent»!

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux!

En cet automne où les petits chanteurs et chefs de génie pas encore pubères ont envahi l'écran, mon trio de 13 ans s'est exclamé d'une seule voix: «coudonc, on est donc ben des sans talent»!

Et je suis pas mal d'accord avec eux.

Même si l'une chantonne (sans que nos oreilles saignent, ce qui a tout de même du mérite) sans arrêt, que l'autre apprend des langues (allemand, breton... mais pourquoi?!) et que l'autre court sans se fatiguer pendant des heures, ils sont «average» comme on dit en anglais. Rien pour se partir une chaîne YouTube, courir les auditions et faire des compétitions. Ils sont bons dans rien mais ils ont du plaisir à faire plein de choses.

Les seules fois où on les a poussé à compétitionner, on les a forcé à la retraite. À chaque fois, la compétition leur a fait perdre tout intérêt pour ce qu'ils aimaient. Fini le boccia, fini les compétitions d'athlétisme. Jouer au boccia pour le plaisir de jouer, courir hors piste parce que «j'aime ça courir dans le bois», chanter haut et fort (et tout le temps...) sans aucune intention de «faire carrière».

Et plus on les laisse tranquille avec ça, plus ils se donnent. Pas besoin de les réveiller tôt le matin, pas besoin de courir la province pour participer à des tournois, pas besoin de sacrifier des soupers en famille pour se consacrer à leur passion. Ils s'y adonnent librement quand ça leur tente. Alors il ne sont pas bons, juste moyens.

Et leur plus grand talent, c'est d'être capable de le reconnaître.

vendredi 4 novembre 2016

Une nouvelle tradition?

Euh... j'pense pas, non!



mercredi 2 novembre 2016

Tu parles d'une bonne nouvelle (prise 2)


Ces bas, on les a vus passer sur le web il y a quelques mois déjà. On a mis la photo sur Facebook et voilà que Farfelu nous annonce qu'ils les auront en inventaire. « Tu parles d'une autre bonne nouvelle!». 

Vous ne pouvez pas dire qu'on ne rend pas vos journées plus merveilleuses. 

Qui les aura à Noël? 

 

Tu parles d'une bonne nouvelle!

Rien à ajouter.

https://www.supercall.com/news/100-year-old-woman-credits-long-life-to-gin-and-tonics?utm_source=thrillist&utm_medium=fb_thrillist&utm_campaign=supercall

En fait, oui. Il parait qu'une autre étude dit que c'est l'alcool des psychopathes. Ce qu'on répond? Bah! Les études, faut savoir utiliser celle qu'on aime le plus. C'est un art que les parents développent autrement, on virerait fou!!

mardi 1 novembre 2016

Ce dont on doit arrêter de s'en faire

Parce qu'on doit arrêter de s'en faire... sur un paquet d'affaires! Des rajouts à faire à cette liste?


http://www.thebolde.com/13-fucks-stop-giving-youre-grown-woman/#.V-lXTJ5PBKk.facebook

vendredi 28 octobre 2016

Je cours ≠ je suis

Comme vous, j'ai été frappée par un tourbillon en ce début d'automne. Trop de choses à faire, pas assez de temps. Quand on pense s'en sortir enfin, d'autres trucs nous tombent dessus. Je suis certaine que vous savez de quoi je parle. Ça doit être pareil chez vous! J'ai rencontré une vingtaine d'entre vous la semaine passée à Trois-Pistoles lors d'une conférence et c'est ce que j'ai compris: on court tous.

Le problème? J'haïs courir. Au propre comme au figuré.

Mais, je le fais. Au propre comme au figuré. Reste que ce n'est pas ma tasse de thé.

Au propre. Je cours au gym parce que j'ai besoin de me remettre en forme. Non, en fait, c'est que j'ai besoin de retrouver une énergie perdue. Je sais que le sport peut m'aider à le retrouver, alors je me force un brin (lisez ici: je me donne un *?%(* de coup de pied au cul!). Parce que c'est un peu contre moi. Je dois vraiment miser sur les bienfaits ressentis après pour m'encourager à y aller. Et je ne fais pas ça sans rien. Je m'entraine en trainant mon iPad pour suivre une émission de télé que je ne m'autorise pas à regarder autrement que si je suis sur une machine. Il m'en faut du «nanane» pour me faire avancer sur un tapis roulant. Et parlez-moi même pas de courir dehors: 1) le froid, la pluie, la possibilité d'un orage ou d'une averse, un vent, un grain de neige ou autres seraient suffisants pour me faire sauter ma séance. 2) je suis bien trop dans ma tête en train d'imaginer et penser à 1001 affaires que j'oublierais de regarder où je pose les pieds. Pas pour moi. Alors j'haïs courir, mais je sais que ça me fait du bien «après coup», alors je le fais... Je ne dis pas que je ferai ça toute l'année (même encore peut-être pas tout le mois), mais, là aujourd'hui, je le fais. Je n'essaie pas de me convaincre d'aimer ça. Mais j'ai trouvé une façon de mieux «profiter» de cette course (et du coup des bienfaits physiques qui viennent ensuite!).

Au figuré. Je cours d'un projet à l'autre ces jours-ci (en fait depuis quelques semaines et pour quelques semaines encore si je regarde mon agenda... que j'essaie de ne pas trop regarder pour ne pas hyperventiler!). Au fond, c'est une bonne nouvelle. C'est que les contrats arrivent, que les choses bougent, que les projets avancent. Mais fiou! Tout ça crée une bonne dose d'angoisse qui explose souvent vers 3h41 et m'empêche de me rendormir ensuite. Je me lève donc pour m'avancer. Et là, je mets le pied dans un engrenage sans fin. Oui, j'étire en quelque sorte mon temps de travail... mais je gruge mes heures de sommeil (et ma réserve de patience qui, elle, joue sur mon irritabilité, etc. Quand je vous dis qu'on se connait mieux qu'on pense dans la vie!). Rarement une équation gagnante sur le long terme. Alors, à travers cette course folle, j'ai décidé de mettre des pauses dont je ne suis même plus gênée. Des fois, je sais très bien que ma to-do-list déborde toujours, mais tout ce dont j'ai envie c'est de prendre un bain et lire. Ou sortir prendre un café. Ou même laver mes armoires. Ou aller à la biblio. Ou jouer à un jeu. Ou me mettre du vernis. Autant d'activités qui semblent contre-productives dans la course du quotidien, mais qui sont nécessaires pour faire une coupure. Pour ne plus avoir l'impression d'être juste quelqu'un qui court. Parce que je n'aime pas courir ainsi. J'ai l'impression de ne profiter de rien. Alors, ces «pauses» sont des pieds-de-nez à la course imposée par la superposition de projets et des moments où je peux ralentir. Parce que c'est moi qui décide, non? Je peux devoir courir par bout, mais je refuse que ce soit tout le temps.

Au fond, on fait tous des choses qu'on n'aime moins dans la vie. Et on en fera toujours. C'est ainsi. L'important, c'est de savoir y injecter une dose de plaisir pour contrebalancer le tout et nous faire croire (un instant ou deux) que c'est pas si pire. Ou, mieux, que ça a du sens de le faire.

Courir peut avoir du bon, mais je sais que ça ne me définit pas et ne me définira jamais. Et, pour moi, c'est très bien ainsi. Au moins, je sais pourquoi je le fais et je m'organise pour le faire sans me sentir fâchée de le faire. En prenant des détours, en courant moins vite, en courant autrement, mais à ma manière.

jeudi 6 octobre 2016

Parler au «nous»

Hier matin, j'écoutais Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand et ce dernier interviewait une mère et son fils qui avait participé à La voix Junior. Je n'ai pas écouté La Voix Junior, car je prédisais que les parents des participants me taperaient sur le chou. Les débordements amplifiés devant caméra des familles des candidats adultes m'énervent, je me disais que ce serait encore pire avec ceux des jeunes. Je ne sais pas ce qu'il en est: je n'ai pas regardé.

Mais hier, à la radio, une chose m'a accroché l'oreille durant l'entrevue. À un moment, la mère a dit quelque chose comme « c'était une belle expérience qui s'offrait à nous». Nous? C'est l'expérience de l'enfant, non?

C'est en plein ce qui m'agace un brin. Le désir de s'inclure dans le projet des autres et tout particulièrement de nos enfants. J'avais vécu un peu la même chose à un match de soccer où une mère encourageait son adolescente et son équipe en criant «Lâchez-pas! On va les avoir!» dans un esprit assez clair qu'elle ne faisait pas qu'encourager l'équipe de sa fille, mais en faisait en quelque sorte partie.

Je sais que c'est un peu chercher des poux, mais ça m'agace. Comme si en parlant au «nous», en s'incluant dans le projet ou la mission, on avait l'impression de plus s'impliquer ou de mieux encourager.

Même chose avec les parents qui disent «On a fait les devoirs hier!». Ou devant une note «On a assez travaillé pour cette note-là!» Hein? Chaque fois, les oreilles me frisent un peu. Un autre exemple du «nous» qui m'achale «notre grossesse». Euh... ? «Notre bébé»: oui. «Notre grossesse» - et venant de la femme ou de l'homme - : non.

Il n'y a rien de mal à ne pas avoir les deux pieds dans le projet, l'épreuve ou la vie de l'autre et être ultra-présent quand même. On n'a pas à s'inclure pour se sentir impliqué. Être «à-côté» n'est pas moins. C'est peut-être encore mieux: c'est laisser de l'espace, montrer à l'autre qu'on a pleinement confiance et ne pas lui laisser croire que sans nous, il n'y arriverait pas.

On a tellement besoin de faire partie d'un tout, d'une gang, d'un projet. Des fois, c'est épuisant. Des fois, ça fait peur.  Comme si on avait peur de moins exister.



vendredi 30 septembre 2016

Se (dés)organiser... un peu


Êtes-vous organisée? Oui? Non? Moyennement? Ça dépend des jours? Bof?

Une chose est probablement certaine, c’est que vous ne l’êtes pas autant que vous le voudriez. Ça, c’est courant. La preuve : le nombre de dossiers sur l’organisation, la gestion de la maisonnée, l’optimisation du temps et la planification méthodique qu’on retrouve dans les émissions de télé, les magazines et les journaux. Le dernier en liste? Le gros dossier de LaPresse+ : organisation 101.   

D’abord, intéressée, je l’ai parcouru avec empressement. Une injection de bons trucs d’organisation dans ma vie plutôt chaotique avec semaines de garde partagée, salon du livre en région, déplacements divers et autres soucis du quotidien, je ne dis jamais non! Et chaque automne, j’ai des envies (passagères) de grand ménage et d’organisation. 

Donc, j’ai tout lu. Folle de même, j’ai même pris des notes. Puis, j’ai tout jeté. Si au départ, le système « Bullet Journal » me semblait intéressant, mais je m’y suis vite perdue. Les agendas bien remplis des 5 personnes du milieu des affaires? Je ne m’y reconnais guère (mais ils dorment quand et surtout, ils ont des activités plaisantes quand??). Les calendriers des mères de famille, je connais déjà. Les trucs de Patrick Lagagé? On les applique déjà (et on en a longuement parlé dans notre livre Assez, c’est assez!, parce qu’être dans le jus, on connaît aussi… comme tous les parents!). Ce n’est pas que le dossier n’était pas bien étoffé – loin de là —, mais il a fait vibrer une autre fibre que celle de l’organisation extrême en moi. Il a réveillé autre chose. Quelque chose de probablement non prévu : le désir de la spontanéité. 

J’ai pris conscience que je suis tannée de tout enfermer dans des cases de calendrier. J’ai besoin d’air, j’ai besoin de délier le tout, j’ai besoin d’espace, j’ai besoin de laisser venir les choses à moi au lieu de les compresser dans un horaire.  

Bien sûr, il faut un minimum d’organisation. Mais pas à outrance. On est toujours dans le jus, toujours tiraillé, à la couse. Franchement, j’ai le goût, cet automne, d’étirer le temps et de moins essayer de le contrôler. C’est peut-être mes quelques jours de vacances, loin de la maison, tout de suite après la rentrée qui m’ont donné envie de donner du lousse au lieu de resserrer le tout. 

En parcourant le dossier sur l’organisation, j’ai pris aussi conscience de ma chance de ne pas à avoir à organiser toute ma vie au quart de tour, ainsi. De ne pas avoir de « système » qui fonctionne ne me fait pas vraiment peur : en fait, je n’en ai pas vraiment besoin parce que ma vie ne déborde plus autant. On s’en sort très bien avec un simple calendrier. Un oubli, un accroc, un changement ne créent pas de panique. On réagit, on change. Vive la souplesse des horaires plus légers. Et en automne, c’est en plein ce dont j’ai besoin. Pas de me désorganiser, mais d’être capable de dire « oui » à toutes sortes de plaisirs qui contrecarrent les plans établis pour me forcer à être plus flexible. Peut-être que la solution est d’en avoir moins à organiser? Réduire nos mille occupations pour se créer du temps? Alléger pour plus savourer au lieu de passer sa vie à enchaîner des dizaines et des dizaines de trucs à faire… Au fond, c’est juste un choix.

mardi 13 septembre 2016

Le lâcher-prise en poche!

Bonne nouvelle! Vous pourrez désormais trimballer notre guide du lâcher-prise Assez, c'est assez!
dans votre sacoche et le sortir au moment le plus opportun:

- Pendant une crise de bacon de votre Terrible Two (adoptez nos techniques (z)approuvées!)
- Quand votre ménage vous fatigue (prêtez-vous à notre exercice de désensibilisation!)
- Après avoir laissé votre petit dernier à la garderie pour vous prendre un jour de congé (alerte culpabilité!)
- Quand vos amis Facebook font de trop beaux gâteaux maison (bouclier anti-pression inclus!)
- Quand vous vous sentez un peu trop paresseuse (on a 9 autres beaux défauts à cultiver!)
- Quand l'heure des devoirs vire au cauchemar (utilisez nos sauve-la-vie!)
- Pour vous initier à la chasse aux faucons (notre sport préféré: «Faut qu'on fasse de la sauce tomate maison», «Faut qu'on ramasse les feuilles»; «Faut qu'on aille souper chez tes parents», «Faut qu'on inscrive le petit à la natation»...)


Dans l'auto, sur votre table de chevet, dans la salle de bain (votre ultime lieu de refuge: merci à l'inventeur du bouton de serrure!), dans le cellier (car il se déguste bien avec un verre de vin!), gardez-le à proximité et épluchez-le quand le coeur vous en dit (ou quand les nerfs vous lâchent!): effet (z)en assuré!

Allongez la «liste des choses dont je me contre-fous», relevez nos dizaines de défis (y'en a des faciles!), mettez-vous en mode élimination sur les 100 choses sur lesquelles vous pourrez lâcher prise (oui, 100!)!

Pas cher et mini: le parfait cadeau «À moi de moi»! Après le rush de la rentrée, vous le méritez bien!

vendredi 2 septembre 2016

J'peux pas croire que je me suis déjà énervée avec ça!

Avec la rentrée et le sentiment de panique qui s'est emparé des parents depuis quelques semaines, il y a une phrase qui me revient sans cesse en tête: «J'peux pas croire que je me suis déjà énervée avec ça!»

Les horaires, le transport, les fournitures scolaires (je n'ai pas trouvé exactement les cahiers quadrillés demandés... j'peux pas croire que j'ai déjà fait plus d'un magasin pour trouver les "bonnes" fournitures scolaires), les lunchs, les formulaires à remplir, les vêtements à acheter, l'heure du coucher et du lever... ouain, pis? C'est la première année scolaire où rien de tout cela n'est compliqué. Où tout roule tout seul. Même si aucune étude scientifique ne l'a encore révélé, c'est en secondaire 2 que la rentrée devient une banalité. Une petite semaine un peu plus excitante que les autres, tout au plus.

Oui, il faut recouvrir les 18 manuels mais c'est toujours bien moins long que d'étiqueter 195 crayons de bois, stylos et feutres! Oui, il y a les devoirs et les présentations orales, mais c'est du déjà vu (ils en ont plein derrière la cravate!). Oui, ils ne veulent pas déjeuner le matin... mais ce n'est pas long qu'ils meurent de faim et vident la moitié de leur boite à lunch entre deux cours devant leur casier. Et, bien franchement, c'est désormais leur problème (j'peux pas croire qu'on s'est déjà chicané le matin parce qu'ils ne voulaient rien avaler à part une barre tendre!), leur appétit, leur éventuel mal de tête.

Ils oublient leur linge d'édu? Leur problème (j'peux pas croire que je suis déjà allée leur porter leur linge d'édu oublié en rush à l'école!). Ils n'ont pas apporté de parapluie ou imper et il pleut? Leur problème! C'est fou mais quand on ne s'en mêle plus, c'est là qu'on se rend compte qu'ils regardent la météo du jour chaque matin, s'assurent d'avoir assez de bouffe dans leur boîte à lunch ou de la monnaie pour la cafétéria, vérifient 2 fois si la carte Opus est dans la pochette du sac, bref, ils s'autogèrent... ENFIN!

Il fallait juste se rendre là, en secondaire 2!

Combien d'années vous reste-t-il?



vendredi 26 août 2016

Eux aussi ont hâte (que l'école recommence!)

Un peu partout, c'est la rentrée. Certains (dont, nous!) avons un sursis jusqu'à mardi. L'école recommence! Ça donne envie de fêter (regardez les drôles de photos à prendre lors du premier jour d'école qu'on a mise vis un lien sur notre compte Facebook!)! Et les enfants aussi ont le coeur à la fête. Pour vrai.

Je sourcille toujours quand les parents disent se sentir coupable en avouant à voix basse qu'ils ont hâte que l'école et la routine (bon, peut-être pas les lunchs!) reprennent. Pourquoi devrait-on se sentir cheap? Parce qu'on ne peut pas dire qu'on est tanné par bout? Pas tout le temps (ça, ça s'appelle de la nuance!), mais de temps en temps (vers la fin août, c'est un sentiment récurrent qui revient plusieurs fois par jour et qui nous fait sourire juste en pensant au sac d'école!). Et c'est juste normal. Ben oui!

Et ce qu'on n'entend jamais, c'est que les enfants aussi ont hâte. Eux aussi n'en peuvent plus de nous (et de nos "ramasse ça!", "lâche ton frère!", "décollé de la télé!", "veux-tu bien te coucher!", etc.). Eux aussi en ont plein le dos de nous voir aussi souvent. Faudrait pas imaginer que vivre avec nous en mode "proximité maximale" n'est que du bonheur minute après minute! On leur tape sur les nerfs aussi! Ils nous vendraient sur eBay aussi. Ils ont hâte de sortir de la maison et pas pour aller en visite ou pour une sortie dans un autre place trop bourré de monde pour voir en vrai de vrai un hippopotame mariner dans une mare (alors qu'en deux clics, on doit pouvoir en voir un sur YouTube dans son habitat naturel!). Ils ont hâte de retrouver leur école (et du même coup leurs amis qui sont moins emmerdants que nous, faut-il l'admettre!). L'école est cet espace non-investi de nous où ils peuvent être eux-mêmes et commencer à expérimenter le monde tout seuls. Avouez que c'est un plaisir! À l'école, ils se sentent moins surveillés et un peu plus libres, car enfin seuls devant un univers où enfin leurs parents ne sont pas en permanence. Leur école, c'est LEUR lieu, leur place, leur repère. Leur tremplin vers leur vie sans nous. Et c'est normal (et bon signe!) qu'ils aient hâte d'y retourner.

Donc que l'été achève et que le temps que la routine reprenne doit être un moment qu'on attend sans gêne, sans culpabilité. Des deux côtés. Parce que si on n'ose pas dire qu'on a hâte au retour de l'école, nos enfants ne le feront peut-être pas non plus. Et ce serait bien dommage. Comme si compter les jours avant le retour aurait avoir avec l'amour qu'on se porte mutuellement. Pas du tout! Se sentir coupable de dire qu'on a hâte qu'ils tournent à l'école serait comme de leur laisser sous-entendre qu'ils ne peuvent pas "ne pas vouloir" été avec nous. Ce serait se donner une bien trop grande importance. Nos enfants ont besoin de nous pour vivre et s'épanouir. Mais pas juste de nous (nuance, encore!). On doit leur donner le droit (et leur faire sentir) qu'ils ont à créer des liens d'autres personnes et que ces liens-là ont aussi besoin d'être forts et significatifs. La maxime "il faut tout un village pour élever un enfant" n'est pas juste cute à avoir sur sa tasse de café. Il faut laisser nos enfants le vivre ce village-là. Et pour eux, leur premier village est l'école. En allant voir ailleurs, en se réalisant pas seulement dans notre cocon médiat, en confrontant nos manières de vivre et nos idées, on s'ouvre aux autres, au monde, Apprécier nos vies, c'est apprécier tous ses moments. Quand on est ensemble et quand on ne l'est pas. Faudrait pas imaginer que des vacances seraient possibles 365 jours par année: on se taperait tous sur les nerfs et notre relation en écoperait bien plus que de s'avouer franchement qu'il est temps que les classes reprennent.

Le bonheur avec les vacances, c'est donc qu'elles finissent. Parce que c'est le retour du bonheur de la routine et des "sais-tu ce qui est arrivé aujourd'hui à l'école...".

vendredi 12 août 2016

Quelles tâches leur donner d'ici la fin de l'été?

Mon trio de 13 ans a passé quasiment tout l'été seul à la maison. Après 3 semaines de vacances  actives et dépaysantes, ils sont restés pratiquement tous les jours sagement à la maison à attendre qu'on revienne du travail avant de plonger dans la piscine (j'ai encore quelques inquiétudes, voyez-vous!).

Je me doutais bien qu'ils feraient honneur à leur iPad et à leurs jeux vidéo mais ils ont aussi beaucoup lu, joué avec le chien (qui est brûlé de son été!), chatté avec leurs amis, écris des histoires et, surtout, ils ont réussi à RIEN fait sans s'en plaindre. En prime: ils se sont bien entendus -et j'oserais dire qu'ils se sont même rapprochés- en étant complices de leurs journées "sans adultes".

Mais j'avais tout de même un plan derrière la tête cet été. Aucun compte à me rendre, soit! Mais une tâche par jour à accomplir. Ils ont depuis lavé les tiroirs, fait le ménage des armoires, nettoyé les fenêtres et la porte-patio, passé l'aspirateur (plus d'une fois!), fait (et plié) au moins 25 brassées, nettoyé la salle de bain, l'évier, le patio extérieur, vidé la récup' aux 3 jours, jeté les aliments expirés dans le frigo et l'ont nettoyé de fond en comble... (piège: ils sont si bons qu'ils vont hériter de plusieurs tâches à l'année... héhéhé!)

Si bien que je ne sais plus quelle tâche leur donner d'ici la fin des vacances! (Le four est auto-nettoyant et les mauvaises herbes ne me dérangent nullement.) Un été en liberté, ça s'achète... Et je l'ai bien monnayé! Avez-vous d'autres idées de tâches à leur faire faire pour que je "rentre dans mon argent" d'ici la fin du mois?

Et vous, de quelle(s) tâche(s) vous enfants ont-ils hérité cet été? Et lesquelles vont-ils conserver dorénavant? (apprentissage pour eux = congé pour vous!)