vendredi 13 décembre 2013

La dinde, c'est pu moi!


Ferez-vous une belle dinde à Noël?



Non, je ne ferai cuire une dinde au four. Je sais que c'est la tradition, mais tant pis. Je trouve même pas que ça goûte bon. C'est toujours sec. C'est trop gros. On en mange pendant des jours et on s'écoeure jusqu'à l'année prochaine.

Lisez la phrase une deuxième fois. Elle a un double sens.

Mais parfois, durant le temps des Fêtes (et même avant d'arriver au 24 décembre!), vous sentez-vous la dinde qui court partout, qui s'oblige de faire plein de trucs, qui multiplie les desserts au congélateur "au cas où" la visite débarquerait (ce qui n'arrive jamais... et si ça devait arriver cette année, on a le pamphlet de la pizzéria du coin sur le frigo!), qui lave-nettoie-range-astique, qui magasine-achète-emballe une tonne de cadeaux (en sachant que vous, vous ne recevrez qu'un bain moussant et un pyjama), qui s'épuise à mille tâches juste parce qu'il le faut bien, qui invite la parenté éloignée (même si ça ne vous tente pas pantoute!), qui est stressée (et stressante),  et qui n'a même pas le temps de s’asseoir pour regarder tomber la neige ou admirer son si beau sapin...

Cette dinde-là, non plus, je ne la fais plus.

J'ai simplifié Noël. Pas dans le sens que je suis une nouvelle adepte de simplicité volontaire. Nooon! Mais j'ai modéré mes élans sur plusieurs points. J'ai adapté mon menu. Le soir de Noël, on passera à la poissonnerie. Du saumon, des palourdes et des moules. Hop au four, hop dans une casserole! Fini les gros repas extravagants avec des restes à n'en plus finir. Cette année, je ne bourre plus mon congélo de petites bouchées, de gâteaux et de tartes. J'ai décidé de ne faire que nos traditionnels bonbons à ma tante Jeannette. C'est LE classique. Autrement, on a fait une provision de Turtles, d'After Eight et de chocolats au Baileys. Une bûche? Non, merci. Première Moisson a ouvert à quelques coins de rues. Le tour est joué! Et je gagne un après-midi, mine de rien. On pense recevoir des amis pour une soirée. On ne sait pas quel jour. Merci Le Choix du Président et ses nombreuses mini-bouchées. On ira faire une virée à l'épicerie pour choisir quand on se rassemblera. Je pourrais les acheter d'avance, c'est vrai. Mais qui sait si on ne dira pas "oui" aux enfants pour une soirée de poulet Benny. Le soir de Noël, on passera à la poissonnerie. Du saumon, des palourdes et des moules. Hop au four, hop dans une casserole! On aura le temps de prendre l'apéro tranquille. J'ai magasiné en ligne ce qui m'a laissé plein de temps pour aller s'amuser au Marché de Noël de Longueuil et taper des mains en écoutant les chorales, pendant que d'autres faisaient la file au centre d'achats. Avec ma collègue (Z), on a décidé d'offrir une "journée de plaisirs" aux enfants: cinéma, bouquiner, chocolat chaud dans un café à Montréal et un souper dans un restaurant de tapas. Durant les congés, on s'est promis de jouer dehors, de lire, de sortir les vieux jeux de société, d'aller jouer aux quilles. Vive Skype pour souhaiter nos voeux à tout le monde au loin. Aussi, ce week-end, au lieu de passer notre samedi dans les magasins, on va en famille faire la guignolée du Dr Julien, une nouvelle tradition qui nous met de bonne humeur (si vous passez dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve samedi, il se peut que ce soit nous qui vous interpellons sur le coin d'une rue! Si vous ne passez pas dans le bout, vous pouvez donner ici si ça vous tente!). Le nombre de fois qu'on m'a dit "Hein? Tu as le temps de faire ça? Moi je cours tout le temps...". Ben oui, j'ai choisi d'avoir le temps parce j'ai coupé ailleurs.


En fait, je ne diminue pas Noël, je me calme tout simplement. J'ai toujours de graaaaandes ambitions... et de grosses déceptions après coup! Cette année, au milieu de rénovation dans la maison (je vous le dis, ça aide à lâcher prise!), j'ai pris la décision d'arrêter de courir et de me concentrer sur nos vrais plaisirs de Noël à nous.Tant pis pour la maison Spic&Span, la surabondance de bouffe déjà prête et l'enfilade de partys...

Bref, la dinde qui s'oblige, qui court et qui tombe complètement paf au 2e verre de vin parce que trop fatiguée, ce n'est plus moi. Finito! Je ne veux pas arriver à Noël complètement épuisée et stressée (légèrement à boutte aussi!)... je l'ai déjà fait, mais ça ne me tente pu du tout!

Qui sait si je ne m'enligne pas sur un super beau Noël ainsi... ? Et vous, avez-vous lâché prise sur votre Noël parfait? Comment?




mercredi 11 décembre 2013

On n'a donc ben pas le temps de regarder la télé!

C'est la réflexion que je me suis faite ce weekend après avoir vu une annonce de l'épisode de Découverte et programmé l'enregistreur numérique, puis de m'être rendue compte qu'il y avait 4 autres épisodes déjà enregistrés (et jamais regardés) dans la liste.

Je ne compte plus le nombre d'émissions pour lesquelles je me dis: je vais enregistrer ça, les enfants vont aimer ça. Un document sur la fouille de l'épave du Titanic, tous les épisodes de la série Qui êtes-vous? (on a vu les 2 premiers, on a adoré ça mais on n'a jamais retrouvé le temps de regarder les autres), un spectacle du Cirque du Soleil sur ARTV. Que je finis généralement pas effacer de la liste de l'enregistreur car il ne reste plus de place.

Vous me direz, c'est pas grave, c'est juste de la télé! Mais si on n'a même plus le temps de regarder la télé, c'est quand même un signe qu'on est essoufflés.

Ça prend tout pour regarder Les Parent (on finit par le regarder le mercredi soir car on est en blitz de devoirs les lundis et mardis soirs) alors je n'imagine pas comment 400 000 personnes arrivent à suivre une quotidienne comme 30 Vies!

Sans compter les films que je vois passer et que j'enregistre en me disant qu'on trouvera bien le temps de les regarder avec les enfants dans le temps des Fêtes (j'ai de l'espoir). Mais avec la programmation spéciale qui va bientôt commencer, on ne saura plus où donner de la tête. L'enregistreur va rouler au max et... on va finir par effacer tout ça pour faire de la place pour le Bye Bye et les émissions spéciales de fin d'année qu'on va regarder... le 3 janvier après s'être fait raconter tous les punchs!

Alors non, je n'ai pas vu les six saisons de Six Feet Under, Mad Men, The Walking Dead et je n'ai aucune idée quand je vais trouver le temps de le faire mais j'aimerais donc ça! (à ma retraite, peut-être?)

Et ce n'est pas parce que je passe toutes mes soirées à lire (si au moins!). Tous mes magazines de l'automne (non lus, même pas feuilletés!) trainent sur le bord de la fenêtre du salon, j'ai des piles de livres prêtés, achetés, reçus sur ma table de chevet, et je n'ai pas pu m'empêcher d'en mettre 203 sur ma liste au père Noël. Et mes cahiers de La Presse du samedi sont empilés sur une table depuis la fin octobre, une pile remplie de promesses de matinées tranquilles... qui va finir dans la bac à récup, j'en ai bien peur, parce que les matinées tranquilles ne sont pas tellement nombreuses, finalement.

Je me dis que je vais enfin faire du rattrapage dans le temps des Fêtes sauf... qu'à part les fériés (= partys), je n'ai qu'une vraie journée de congé dans le temps des Fêtes. (Le «temps» des Fêtes, assez ironique, non?)

Alors, autant me concentrer sur l'essentiel :


 Y en a-t-il d'autres dans mon club?

lundi 9 décembre 2013

Les appels de Newtown: les avez-vous écoutés?

Presqu'un an jour pour jour après la tragédie de Newtown, on a pu entendre (moi, j'ai changé de poste!) les appels passés au 911 depuis l'école le jour du drame.

Quand j'ai entendu, aux nouvelles, qu'on aurait "d'ici peu l'autorisation d'écouter les appels", j'ai été sonnée. Je ne m'attendais pas à ce genre de nouvelles en m'assoyant devant la télé avec mon repas (eh oui, je fais ça!). Je dois même avouer que ça m'a même un peu coupé l'appétit.

Je me suis aussi demandé dans quel monde on vit. A-t-on vraiment besoin d'entendre ça? D'entendre les appels à l'aide et en même temps les coups de feu qui ont atteint les enfants?
C'est quoi? On est rendu là dans notre voyeurisme?

Certains disaient que cacher ces enregistrements trahissaient la confiance envers les autorités; moi je me demande à qui ça sert vraiment? Je ne vois pas à quoi ça sert... (et Babble non plus!)

Quand j'ai entendu cette annonce à la télé, j'ai pensé, un moment, être dans un mauvais film. C'est quoi, désormais, on a toujours besoin de plus. Il nous ne faut pas juste connaître la nouvelle, il nous faut davantage. Plus de détails. Plus de faits réels. Plus de "crunchy". Avoir un pied dans cette horrible réalité. Y toucher presque sans se tremper pour vrai. Être fasciné par un flot de plus en plus morbides de détails.On ne veut pas juste le savoir, on veut le voir... ou l'entendre.

Ça me lève le coeur... 

On ne parle pas de regarder par les fenêtres sans rideaux quand on prend une marche le soir; là, il me semble que c'est trop. Beaucoup trop. Et on le demande dans un texte de l'Actualité: "Pourquoi écouter des appels de détresse où le son de chaque tir est aussi celui d'un coeur d'enfant qui s'arrête de battre?"

Vous les avez-vous écoutés?

vendredi 6 décembre 2013

Cher père Noël, tu n'as pas de temps à perdre...

...et moi non plus:

(source: Tumblr)

Sans blague, depuis quelques années, c'est quasiment aussi efficace chez nous. Les enfants se promènent sur les sites de Toys r Us, Renaud-Bray ou Archambault et impriment la photo de ce qu'ils ont choisi de demander au père Noël. Puis se mettent à l'écriture de la lettre, collent la photo et hop! à la poste.

Je passe immédiatement derrière, je commande le tout en deux clics et je reçois leurs cadeaux directement du pôle Nord (genre...) une semaine plus tard.

Sauf que cette année, ils savent tous que le père Noël n'a pas trop à voir dans la livraison des cadeaux demandés. Je pensais que cette information les découragerait de lui écrire et qu'ils ne joueraient pas le jeu... Eh bien au contraire!

Ils ont tout donné et n'ont jamais été aussi détaillé et convaincant dans leur lettre. Ils ont listé leurs bons coups de l'année et n'ont pas ménagé les compliments sur «les meilleurs parents du monde». Et bien sûr, ils ont même pris la peine de nous demander de réviser leurs lettres, «tsé, au cas où on aurait fait des fautes»... (Yeah, right! Et moi, je suis aussi nunuche que la Fée des Étoiles!)

L'avantage c'est qu'ils vont passer le mois de décembre les fesses serrées, redoublant de politesse et multipliant les services rendus parce que père Noël ou pas père Noël, tant que les cadeaux ne sont pas sous le sapin, tout peut arriver... héhéhé

Eeeeeeh que j'aime ça le mois de décembre!

mercredi 4 décembre 2013

La bonne nouvelle du jour!



Il y a des journées où on n'est pas super inspirées, d'autres où on se dit que nos histoires ne valent peut-être pas la peine d'être racontées... et il y a celles où on apprend que notre blogue est le meilleur blogue canadien, catégorie Famille, des MiB Awards. Et ça, ça fait plaisir!

Autant que les mots d'encouragement que vous nous glissez dans vos courriels (et qui nous font du bien) que les commentaires et les critiques que vous nous laissez (même si vous n'êtes pas d'accord avec nous, on aime provoquer des débats et vous entendre).

Notre projet de sous-sol, lancé sur un coup de tête avec une bouteille de rosée bien entamée et un niveau d'à-bouttisme maternel élevé, dure depuis presque 5 ans. Et à lire vos réponses sur le lâcher-prise pour 2014 (nous les publierons à la fin de l'année, elles sauront toutes vous inspirer), la perfection est encore une pression inutile qui pèse lourd sur les épaules de nombreuses mères. Tant qu'elle sera là, nous le serons aussi!


lundi 2 décembre 2013

Remède anticynisme

Avoir des enfants m'a appris une chose (enfin, 2 millions de choses, mais on va se concentrer sur une à la fois): redevenir une enfant. Et c'est la meilleure période de l'année pour en profiter.

Les décorations de Noël, les contes de Noël, la musique de Noël, les dessins animés de Noël, Ciné-Cadeau... eh que j'aime ça! Même que je crois que j'aime plus ça maintenant que quand j'étais moi-même une enfant.

Je suis cynique dans ma vie d'adulte mais quand je fais des activités avec mes enfants, tout ce cynisme disparait. Je me mets au même niveau d'émerveillement qu'eux et ça me fait un bien fou.

Je ne vois pas ça comme une souffrance de faire des choses «pas d'adultes». Je vois ça comme une chance inouïe de pouvoir me sortir de mon rôle sérieux d'adulte aussi souvent que je le peux.

Aller au défilé du père Noël (pour une 8e année consécutive samedi dernier) m'a autant réjouit que quand mes enfants avaient 2 ans. Même si aucun d'entre nous ne croit plus  «officiellement» au père Noël, on s'est amusé à se lancer des défis stupides (le premier qui voit la dinde, celui qui touche le plus de boules (défi favori de TriplePapa..., etc.), et on a passé un bon moment. Oui, j'aurais pu trouver ça cucul, car ça l'est quand même assez quand on regarde ça froidement, mais j'ai eu du fun tout le long et des papillons dans le ventre quand j'ai aperçu le père Noël (même si je sais que ce n'est pas le vrai!).

Jouer à Battleship, à Jour de paye et à Uno, n'importe quand! J'aime encore aller voir un film d'animation au cinéma (La Reine des Neiges, j'ai hâte!) et je me tape joyeusement les Twilight et autres films d'ados en série qui excitent les miens tout en sachant que ce ne sont pas des chefs-d'oeuvre et qu'on est loin du dernier film d'auteur iranien qui a remporté les honneurs quelque part et que tous mes collègues de travail ont vu à l'Ex-Centris.

Même quand on allait voir des pièces de théâtre pour enfants (un souvenir douloureux de Souris Bouquine me revient), je finissais par voir le bon côté des choses (oui, la médiocrité peut être hilarante!) plutôt que d'exiger un remboursement.

Ça m'amène à tous ceux qui me font une face d'enterrement quand je leur dis qu'on a trop hâte de retourner à Disney World. Ou qui ont trouvé que «c'était pas aussi le fun que je m'y attendais». Mettons les choses au clair, si trouves ça plate à Disney, c'est que tu veux trouver ça plate. Tu pars déjà fru. M'en fous que ce soit cher, juste du marketing, le temple de la surconsommation, de la propagande mercantile américaine et quoi encore! Quand j'arrive sur place, je mets mes oreilles de Minnie, je laisse ma réputation de côté et j'embarque à fond. Et mes enfants, aussi. Pas de face de blasé, pas de cynisme. Juste du gros gros fun. Si tu veux pas embarquer dans la game, vas-y juste pas! Je ne sens pas que je me fais avoir ni fourrer, car j'y vais en toute connaissance de cause et j'en profite à fond. Pourquoi y aller si c'est pour chialer? Mais pourquoi chialer à tout prix au lieu de se laisser aller et de voir ça avec des yeux d'enfants (sans la main sur le portefeuille et l'analyse socio-économique toute prête)?

Sans les enfants, je n'aurais sans doute pas eu la chance de me débarrasser de mon cynisme. J'aurais pris tout ça avec moins de légèreté. Merci... et vivement une bonne bordée de neige pour aller faire un gros bonhomme!

vendredi 29 novembre 2013

Le BlackFriday: faut être fou...


Aujourd'hui, c'est le Black Friday.

Le monde est fou. Complètement.

Regardez les vidéos compilés par Dominic Arpin de gens qui perdent complètement la tête pour mettre la main sur (genre!) un toaster en vente. De grands coups de porte-clés, des roulades par terre, se pousser, se donner des coups de poings, etc. Tout ça pour une bébelle? Et après, on dit à nos enfants de consommer intelligemment et de régler calmement leurs conflits.

Vous n'êtes pas convaincu de la folie du BlackFriday? Suivez le hashtag #walmartfights ou #BlackFriday  sur Twitter ou visitez le site www.balckfridaydeath qui compile les morts (!!) et les blessés de l'histoire du BlackFriday.

Déjà que la madame hystérique de la pub de Walmart me tombait sur les nerfs, je ne comprends pas pantoute cette effervescence de vouloir magasiner spécialement aujourd'hui. Au péril de ma vie, en plus...

Aujourd'hui 33 millions de consommateurs américains se garocheront dans les magasins pour profiter de pseudo-aubaines, faire la file, pester contre les stationnements inexistants, faire monter sa pression, devenir immanquablement à bout de nerfs après moins d'une heure et revenir à la maison bien fier d'avoir économisé quoi... 20$? 50$? Peut-être 100$. Franchement.

Vraiment... Ça donne envie de rester chez nous et magasiner à tout jamais sur le web (pourquoi pas directement  sur AirMilesShops pour accumuler des points et possiblement me gâter moi-même ensuite!). Je dois être trop paresseuse pour me faire subir cette folie du BlackFriday. On devrait partir le mouvement RelaxFriday où on magasine de chez soi, un café à la main (c'est presque décembre: avec du Baileys!) en se moquant de ceux qui s'infligent ce supplice.  Je ne sauverais pas 100$ (quoique!), mais je vais sauver mon état d'esprit.

Que pensez-vous du BlackFriday? Vous serez dans les magasins aujourd'hui?




mardi 26 novembre 2013

Les p'tites scratchs au coeur

Y’a des jours où je trouve que je suis la pire des mères. Et ces jours, il y a toujours beaucoup d’impatience et des phrases lancées en l’air qui entrent en ligne de compte.

Et une fois que c’est lancé, j’ai beau me mordre les lèvres. C’est dit. La petite scratch est faite.

« T’es donc ben maladroite! »

Ce weekend, j’ai lancé cette phrase aussi simple que directe à Lili qui venait d’échapper sa brosse à dents par terre pour la 2e fois dans le même 2 minutes. Deux mottes de dentifrice à ramasser. Deux rinçage de brosse à dents. Pas si compliqué, finalement.

Mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui lancer ce commentaire plate. C’est sorti. Tout haut. Alors que j’aurais très bien pu me contenter d’y penser, tout bas.

Et j’ai vu dans ses yeux que ma remarque l'avait blessée. Pas une grande blessure ouverte, juste une petite égratignure. Mais qui fait mal pareil.

Elle a roulé son fauteuil jusqu’à sa chambre, a fermé la porte et ne voulait pas de mon aide pour la hisser sur le lit. Jusqu’à ce qu’elle se rende à l’évidence qu’elle avait besoin de moi pour la soulever. Et que j’aille m’excuser. Mais je trouve toujours que les excuses sont trop faciles. Et je n’en pense pas moins quand c’est à moi de les utiliser.

Avec cette petite phrase, j’ai effacé les rires qu’on avait eu dans la journée. Et je me suis senti la pire des mères. Celle qui scratche des cœurs pas mal plus souvent qu’elle le voudrait. Avec des phrases inutiles, une patience effritée et une boule qui reste dans la gorge pour le reste de la journée.

Et même si je connais ce sentiment de profonde déception qui me happe aussitôt la phrase prononcée, ça finit par se reproduire. Je lance des flèches. D’autres circonstances, même feeling de marde.

Je sais que ce ne sera pas la seule chose que mes enfants retiendront de moi. Ils me répètent si souvent que je suis la «meilleure mère du monde». Et ils semblent le croire véritablement. Reste que moi, des fois, je n'y crois pas.

dimanche 24 novembre 2013

Plein de cadeaux sous le sapin des (Z)

Ho! Ho! Ho! La tradition se poursuit. Les (Z) vous gâtent avant le temps pendant tout le mois de décembre. Un tirage par jour pour vous aider à tenir le coup durant ce mois pré-festivités, souvent grande source de stress.


Sous le sapin des (Z), il y a toutes sortes de cadeaux. Certains pour vous faire du bien, d'autres pour amuser vos petits, d'autres pour en profiter en famille. Bref, on veut simplement vous faire plaisir et vous offrir du bon temps. 

Cette année, on déballera nos cadeaux mercredi le 27 novembre. Vous pourrez voir tout ce qu'on vous a déniché pour vous. On pense que vous allez être contentes! Ensuite, du 1er au 24 décembre, on fera un tirage (parfois deux!) par jour. Bref, un plaisir avantageusement comparable au ti-chocolat du calendrier de l'Avent!

Pour participer à notre grand concours, rien de plus simple, vous nous envoyez un courriel dans lequel vous inscrivez vos coordonnées complètes (adresse et code postal) et vous répondez à notre question «spécial Noël 2013»:

Nommez une (ou plusieurs) chose sur laquelle vous nous promettez de lâcher prise en 2014

On attend vos réponses avant le 2 décembre 22h. Ne manquez pas le dévoilement des cadeaux le 27 novembre et le début des tirages le 1er décembre!

vendredi 22 novembre 2013

On ne se fera pas ch*** avec un poulet rôti

Tout a commencé avec l'achat de poulets entiers que j'ai fait congeler (bon, j'en ai oublié deux sur le bord de l'escalier en croyant que c'était mon chum qui allait les mettre au congélo et lui, pensait que c'était moi. Bref, six heures plus tard au moment de leurs découvertes, les deux poulets étaient bons pour les vidanges!) et mon histoire se termine par une formidable leçon de lâcher-prise.


Je vous la raconte.

Un dimanche après-midi, malgré que je devais travailler pour remettre à temps quelques contrats et malgré le fait que mon chum et les enfants essayaient de faire un GRAND ménage au sous-sol en vue des rénovations qui débutaient le lendemain, je décide de me lancer et de faire cuire deux poulets (pas ceux de l'escalier, mais ceux du congélo que j'avais sorti la veille!). J'avais mis "Faire cuire les poulets" dans ma to-do list. Donc, entre la fin de rédaction d'un article et de la recherche pour un autre, je lâche mon ordi pour aller couper des oignons et des bouts de céleri, saupoudrer mes poulets de fines herbes (après avoir gueulé sur l'état de fouillis total de mon plat d'épices!), vérifié si la pellicule de papier qui imbibe le jus de poulet était sous le poulet et mis les bêtes au four.  S'en est suivi évidemment de mille lavages de main; ça m'écoeure du poulet cru (et son jus!)! Mais bon, il faut ce qu'il faut. Je faisais cuire 2 poulets en me trouvant prévoyante. J'allais avoir un souper et au moins quelques lunchs pour le début de la semaine. Je me trouvais prévoyante et organisée pour une fois malgré tout ce que j'avais en tête et ce que je devais faire cette journée-là.

Puis, vers 18h, les yeux petits parce que j'avais passé ma journée devant l'écran de mon ordi, la tête grosse comme ça parce que je n'avais pas arrêté et brûlée tout en sachant qu'il me restait une heure ou deux à travailler encore, je sors le poulet du four. Yé! Manger, enfin! En piquant un bout de cuisse, c'est là que je l'ai aperçu. Quoi? Un espèce de truc comme du papier bruni par le four... Nooon? Eh oui! C'était la pellicule de papier gonflé par la cuisson et rempli de jus de poulet (erk!). Quand je l'ai touchée du bout de la fourchette, elle a explosé comme un mini volcan. Ouache! Vous dire comment ça m'a écoeurée. 

J'étais là devant mes deux maudits poulets rôtis mais pas mangeables parce que le boucher de l'épicerie avait mis la pellicule DANS le poulet (moi, je ne mets pas mes mains-là!) et non en-dessous comme d'habitude et que je l'avais pas vue. J'avais perdu du temps dans ma journée déjà over-booké pour préparer un souper que j'allais devoir jeter.

Bref, mes poulets avaient été de trop, toujours, dans cette journée-là. Je m'étais imaginé que c'était une bonne idée de les faire et de rajouter ça dans ma to-do list. Mais c'était de trop. Je ne le voyais pas, mais c'était pourtant ça. Devant mes poulets, j'ai comme réalisé un paquet de choses (qui n'avaient pas du tout rapport avec le poulet!): on s'obliges-tu des fois à faire des trucs vraiment banals pour des raisons nulles. On s'en mets-tu de la pression soi-même pour un truc qui ne vaut pas la peine? On se force, on déploie de l'énergie (trop) pour des choses pas vraiment importantes. 

Mon chum est parti à l'épicerie et est revenu avec deux poulets rôtis. 12 minutes que ça lui a pris. 12 minutes. 12. J'en ai pris pas mal plus pour faire mes poulets (penser à les sortir du congélo, vérifier l'état de leur décongélation, préparer la rôtissoire, assaisonner les bêtes, vérifier la cuisson, laver la vaisselle, etc.). Je ne l'avais pas ce temps-là, mais j'ai "cru" que je l'avais.

Je n'en ferai plus de poulet. Comme je ne ferai plus un paquet de trucs dans ma vie. Des trucs que franchement je peux me passer sans problème ou que je peux couper court autrement. Et ça vaudra autant pour une invitation à un party auquel je n'ai pas vraiment envie d'aller, une incitation à faire du bénévolat quand j'ai pas le temps, la non-nécessité de plier nos draps propres avant de le sacrer dans un tiroir, etc. Il y a plein de trucs qui ne méritent pas de se faire ch*** avec. Mais on l'oublie. Trop souvent. Ce soir-là, la leçon je l'ai reçue en plein visage. C'est fini, j'arrête de m'imposer des trucs niaiseux, des attitudes qui bouffent mon énergie, des fausses obligations, etc.  Et ce grâce à mes deux poulets rôtis ratés.

Vous, c'est quoi? Avec quoi n'avez-vous plus envie de vous faire ch***?

mercredi 20 novembre 2013

Merci! Merci!


Les (Z) sont parmi les 10 finalistes des blogues canadiens les plus populaires dans la catégorie « Famille » au concours  MiB Awards de madeinblog. 




On se retrouve là avec trois autres blogues québécois: Mamanbooh!, Un gars, un père et Wooloo. 




Mais, on est surtout là grâce à vous, lectrices et (Z)amies. Alors merci! Doublement merci! 



À suivre: l'annonce des gagnants aura lieu le 2 décembre prochain.

Être mère, la plus importante job au monde?

La maternité est de plus en plus magnifiée, glorifiée, mise sur un piédestal. Alors que nos arrières-grands-mères se tuaient à l'ouvrage avec une tralée d'enfants à leurs trousses sans se poser de questions, de nos jours, moins on en a et plus on fusionne avec sa progéniture. Selon Parents magazine, 92% des lecteurs sondés (en majorité des femmes, j'imagine) trouvent qu'être mère est la plus importante job au monde.

Ce ne serait pas trop s'auto-attribuer de l'importance, ça? Ce ne serait pas une façon de se rendre croire indispensable?

D'abord, l'enfant a un père qui, à mon sens devait faire équipe à part égale à titre de parent. Éventuellement, après les deux premières années de vie d'un enfant, le père et la mère devrait être interchangeable et répondre tout aussi adéquatement aux besoins de l'enfant. Avec des forces et ses faiblesses, bien sûr. Mais le père devrait tout autant pouvoir se débrouiller que la mère avec ''la chair de sa chair''.

Ensuite, c'est minimiser l'importance de tous ceux qui interviennent auprès de l'enfant. L'entourage affectif (grands-parents, etc.) mais aussi les éducatrices, les professeurs, etc. qui ont un rôle primordial à jouer dans le développement de l'enfant.

Ça commence à faire une grosse équipe avec qui partager les honneurs finalement...

Combien de fois vous êtes-vous dit que personne ne ''saurait comment garder votre enfant''? Ils s'en sont bien sortis, finalement. Combien de fois avez-vous cru que votre enfant était triste de partir à l'école sans vous? Il est revenu avec le sourire et plein de choses à raconter chaque fois.

Oui, être mère est un rôle de premier plan. Mais ça reste un rôle... et il n'a peut-être pas autant d'importance aux yeux de nos enfants qu'on pourrait voudrait le croire.

lundi 18 novembre 2013

Des excuses imparfaites qu'on adore

Tiens, tiens... Pourquoi ne pas commencer la journée par des trucs qui font sourire? Ça fait du bien (Surtout en novembre. En novembre gris. En novembre gris et pluvieux. Bref, vous saisissez!!)

La semaine passée, j'ai vu sur Facebook les nouveaux mots d'excuse des parents provenant d'un article de Marianne. Des parents français (faut-il le noter!) qui écrivent aux professeurs de leurs enfants.

Excellent.

Il y en a des absolument charmantes et surtout des totalement imparfaites. Parmi mes meilleures - celles que j'aurais aimé avoir écrites:

William n’est pas venu à l’école hier parce qu’il a fait grève. Chacun son tour. (Et vlan!)


 Madame,
Je m'excuse pour le retard a Tatiana parce que hier matin avec les gosses qui gueulaient et le chien qui dégueulait, c'était carrément le bordel a la maison.

(La vérité toute crue! Pas de fausses excuses: chapeau!)

Madame,
Si on brossait au savon de Marseille la bouche de tous ceux qui disent des gros mots et insultent ma fille, ça sentirait bon dans votre classe ! Merci de m'avoir lu et au revoir. 


Madame,
J'ai le regret de vous informer que vous n'êtes plus la seule pédagogue de la classe, et que vous êtes moins efficace pour transmettre votre savoir qu'un de vos élèves, à savoir Jules Durand. Depuis le début de l'année, grâce à ce camarade aimable et prévenant, mon fils a en effet bien enrichi son vocabulaire en termes de grossièretés. Les meilleures choses ayant une fin, j'aimerais que vous mettiez un terme à la vocation professorale de ce triste individu. Avec tous mes remerciements. 


Madame,
Vous voulez que j'achète la photo de classe de ma fille ? Non mais vous avez vu la tête des autres ? Alors c'est non merci ! Cordialement.  


Madame,
Franchement que Yannick est D en musique on sans fout. Il sera jamais un Picasso et alors ? 
(On comprend l'idée,  encore faut-il savoir de quoi et de qui on parle...)

Avouez qu'il y en a d'excellentes. Et dire qu'il y a un livre qui en compile plein d'autres. Je le mets sur ma liste de cadeaux.

mercredi 13 novembre 2013

Pratiquez-vous l'éducation inversée?

Je ne sais pas si c'est l'âge de mes enfants ou l'arrivée certaine et imminente de l'adolescence, mais je pratique de plus en plus l'éducation inversée (C'est mon terme inventé! Ne cherchez pas sa réelle signification!).

Vous ne savez pas ce que c'est... Et bien voilà! Quand je vois d'autres enfants que les miens faire des niaiseries ou des trucs que je ne tolèrerais pas, j'en profite pour passer le message à mes enfants. Pas juste «passer le message»: souligner le message. À gros trait. Avec un marqueur fluo.

Dernièrement, on en a vu des pas pires dans la rue chez nous. Bon, il y a le classique «Je fais du skate en plein milieu de la rue question de ne laisser aucune voiture passer de chaque côté AVEC des écouteurs sur la tête».

Il y a aussi le groupe de copines qui s'assoit sur le trottoir, les jambes bien étendues dans la rue, et qui choisissent comme «spot» le coin d'une rue et possiblement même cachée par une voiture stationnée. Comme conducteur, j'ai toujours la frousse quand je les vois !

Mais l'exemple suprême: on a vu des ados se diriger vers leur coin d'autobus et qui crachait systématiquement sur toutes les poignées des poubelles alignées au bord du chemin en ce jour des vidanges. En riant, bien sûr! Hahah! Quelqu'un va se mettre la main dessus! Je ne sais pas comment je peux trouver ça épais. Cependant, j'en ai profité pour appliquer le seul principe de l'éducation inversée qui tient en un seul mot: JAMAIS.

Je veux simplement ne JAMAIS les pogner en train de faire ça. J'aimerais vraiment qu'ils ne pensent JAMAIS à le faire eux-mêmes. Ou que JAMAIS ils ne suivraient leur petite gang dans ce genre de niaiseries.

Et vous, quels sont les trucs que vous avez vu et pour lesquels vous vous êtes dit «Je ne veux jamais pogner mes enfants en train de faire ça!»



lundi 11 novembre 2013

Une famille pour Noël

C'est bientôt Noël -du moins ça l'est déjà à l'épicerie et dans tout bon magasin qui veut profiter de la manne festive- et une belle histoire, ça fait toujours du bien.

Peut-être avez-vous entendu parler de Davion Only. Cet ado de 15 ans, né en prison d'une mère toxicomane et qui a passé sa vie à l'orphelinat, s'est retrouvé dans les médias après avoir fait une déchirante demande d'adoption un dimanche à l'église.




Déterminé à trouver une famille après la décès de sa mère biologique, qui n'avait jamais pris soin de lui, le jeune homme a contacté le journal de Tampa Bay qui l'a suivi à l'église et qui a publié son histoire. La nouvelle est devenue virale en quelques heures, avec plus de 20 000 partages sur Facebook et Twitter. Son plaidoyer a touché le coeur de millions de personnes à travers le monde, si bien que 10 000 personnes se sont manifestées pour l'adopter. De ce nombre, 100 propositions sérieuses ont été retenues et, ce nombre sera réduit à 10 d'ici la fin du mois.

Alors qu'il y a à peine un mois, le jeune homme était désespéré de trouver une famille adoptive, il pourra choisir parmi 10 familles celle qu'il intégrera fort probablement d'ici Noël, réalisant ainsi son plus grand souhait. Le jeune homme a fait le tour des talk-shows américains, suscitant une visibilité sans précédent aux 10 000 enfants à la recherche de parents aux États-Unis. À Barbara Walters qui lui demandait de décrire sa famille idéale, il a répondu: ''n'importe quelle famille qui voudra m'aimer''.

Une histoire comme celle-là me réconcilie avec le genre humain, surtout quand d'autres histoires, aux antipodes de la bonté, parviennent jusqu'à nous.

Rappelez-vous cette mère américaine qui, en 2010, avait remis dans un avion pour Moscou le garçon russe alors âgé de 7 ans qu'elle avait adopté, accompagné d'une lettre indiquant, sans émotion, qu'elle ne souhaitait plus être sa mère adoptive. Le paquet ne lui convenait plus alors elle retournait à l'expéditeur, ni plus ni moins. Elle a finalement dû verser 150 000$ pour soutenir l'enfant qu'elle avait officiellement adopté... et rejeté.

vendredi 8 novembre 2013

Un effort de plus... moins la chance!

Ces temps-ci, MissLulus apprend l'effort, l'incapacité de toujours gagner (ou réussir), les comparaisons, les mesquineries, l'échec et la chance. Ce ne sont pas des compétences transversales au programme de la cinquième année, mais ça vient avec! Et c'est bien correct ainsi!
Un moment donné, ça ne donne plus rien de les épargner et leur faire croire qu'on vit dans un monde de Calinours (en fait, je me demande si on les aide quand on leur fait miroiter ce monde-là!). 

Oui, il y a une infime partie de trucs qui nous arrivent qui sont reliés à la chance.
Non, ce n'est pas juste.
Oui, on doit mettre des efforts. Souvent, beaucoup!
Non, ce n'est pas facile.
Oui, il faut faire des choix.
Non, ce n'est pas toujours l'fun.
Oui, on peut perdre pareil.
Non, ce n'est pas la fin du monde.
Oui, on continue.
Non, on ne baisse pas les bras.
Oui, on dérange les autres.
Non, on ne peut pas plaire à tout le monde.
Oui, certains vont dire des trucs pas fins à ton égard.
Non, tu n'en mourras pas.
Oui, ça fait de la peine.
Non, tu n'es pas obligé de répondre.
Oui, tu continues.
Non, tu n'arrêtes pas.
Oui, c'est difficile/ça demande du temps.
Non, c'est pas évident.
Oui, il y en a qui jalouse.
Non, ça ne devrait pas t'arrêter.
Oui, il y a du monde qui te tape sur les nerfs.
Non, tu ne peux pas les éliminer complètement de ta vie.
Oui, tu dois trouver le moyen de travailler avec eux, parfois.
Non, tu n'abandonneras pas.
Oui, tu vas foncer.
Non, tu n'es pas chanceuse.
Oui, tu travailles pour ce que tu as.
Non, tu te décourageras pas.
Oui, tu peux oser.
Non, se tromper, c'est pas grave! 
Oui, tu choisis parce que... oui, c'est ta vie.

Finie l'enfance rose bonbon et l'illusion que le monde est parfait. C'est le choc avec la vraie vie. Je le vois dans ses grands yeux de préados. Elle se questionne beaucoup. Mais à travers tout ça, j'essayais de trouver ce qui valait vraiment la peine qu'elle retienne de tout ce passage. Je ne veux pas qu'elle entrevoit la vie d'adultes comme étant plate et difficile. Mais en même temps, ce serait faux de lui faire croire que tout est beau. Chigner en regardant la vie des autres sans rien faire n'a jamais rien donné!

Finalement, j'ai opté pour lui dire un peu tout ça, en haut, en insistant, surtout, sur le fait que c'est elle qui a le choix final. Mais qu'elle ne compte pas sur la chance. Sinon, elle peut attendre longtemps. Il y a encore beaucoup d'adultes qui attendent que le bonheur leur tombe dessus sans effort.

Et vous, que faites-vous pour apprendre la vraie vie d'adultes à vos enfants?

mercredi 6 novembre 2013

Une mère: parfois l'ennemie de son bébé?

Attention! La vidéo de la Société du cancer de Finlande - tel que vu à Vlog - donne froid dans le dos.



Est-ce qu'une mère peut réellement être l'ennemie de son bébé? Est-ce que dès qu'on déroge de la ligne générale, on est tout de suite étiquetée comme «mauvaise mère» ou jugée comme «ennemie de notre bébé»?

Est-ce que vous avez fumé, enceinte, et avez perçu qu'on vous jugeait?

Une mère qui fume.
Une mère qui boit.
Une mère qui n'allaite pas.
Une mère qui prend des médicaments.
C'est dangereux? Déplacé? Irresponsable? Inconscient?

Y'en a un pire que l'autre?

Qu'en pensez-vous?

lundi 4 novembre 2013

Pas touche à ma bedaine!

Combien de personnes (inconnues ou non) ont touché votre ventre de femme enceinte sans vous demander votre avis?

Incalculable?

Ou vous avez eu assez de boutons de grossesse pour rebuter les indésirables? (je blague mais... bon plan!!)

Eh bien, plus besoin de craindre les touchers de bedaine non désirés en Pennsylvanie où on vient de passer une loi rendant illégal le fait de toucher un ventre de femme enceinte sans permission. Sans blague!

À ceux qui pensent encore que «ça ne nous dérange pas», c'est la preuve! (bon, c'est peut-être un peu exagéré... mais ça enlève le goût!)

Bon, maintenant, à quand une loi interdisant aux personnes âgées de bécoter les bébés dans les poussettes?

Vous avez d'autres projets de lois en tête?


vendredi 1 novembre 2013

Profiteur ou astucieux?

Bon! L'Halloween est passée! Vous avez survécu?

Et qu'avez-vous trouvé dans les sacs de récolte de vos enfants?

Voici les "découvertes" étranges. Vous trouvez que c'est profiteur ou astucieux de donner des cartes d'affaires, des produits ou des offres dans le sac des enfants?

On a hâte de vous entendre.


Source: Salut, Bonjour!

Source: Salut, Bonjour!

Source: une lectrice
 
D'autres choses trouvées, vous pouvez les lire sur le Facebook de Salut, Bonjour!. Mais on aimerait aussi voir ou lire vos découvertes.

jeudi 31 octobre 2013

L'Halloween pour les stressées



Ouf! 

Suis épuisée. 

J'ai vu passer nombre d'articles sur le web sur comment fêter l'Halloween (du genre que se mettre un drap sur la tête c’est un bon déguisement de dernière minute et que décorer une citrouille est une chouette activité à faire avec les enfants, on n’est pas stupide!), le classique duel quoi faire et quoi ne pas faire, la pseudo-réflexion sur les limites à mettre pour les bonbons, le rappel des règles de sécurité (ce sont les mêmes que dans les années 80, là! Faudrait en revenir, on les sait!!), les (incalculables) dangers de porter un masque, etc. Derrière tout ça, j’ai senti qu’on était en train de rendre la fête Halloween stressante. Wooo! S’il y a une fête « no stress », c’est bien l’Halloween. On transgresse avec bonheur plein d’interdits, en famille! On sort le soir quand il fait noir et on mange des bonbons. That’s it! On peux-tu se calmer? 

Et en plus de tut ça qu’on sait déjà, y’a toutes les niaiseries qu’on a entendues sur l’Halloween cette semaine.  Au top du top, il y a la femme qui a décidé de régler les problèmes d’obésité directement le soir de l’Halloween et qui va distribuer cette lettre aux enfants qu’elle juge trop gros pour mériter des bonbons d’Halloween (euhhhh?! De quoi tu te mêles?). Y’a aussi une madame qui va donner des bouteilles d’eau, d’autres qui vont donner des brosses à dents… C’est beau, on a saisi que c’est utile, mais c’est plate! À la base, on donne des trucs qu’on n’a pas d’habitude, des surprises, des trucs cools, etc. sinon, c’est juste pu l’Halloween! Ça suffit de vouloir scrapper l’Halloween des enfants quand même! Déjà qu’à Noël, il y a bien assez de Grinch et de parents ultra stressés…

Et si on simplifiait ça au maximum. Une seule règle : « arrêtez de stresser immédiatement et mangez tous les bonbons sans vous poser de question! »  Plus on stresse, moins on s’amuse! Plus on capote sur le fait que les enfants mangent des bonbons, plus ils veulent en manger! Plus on limite, plus ils en veulent! Plus on en mange avec eux, moins ils en ont, plus la réserve baisse vite (notre solution préférée!). Bref, interdit de stresser avec l’Halloween… même si on annonce de la pluie! Alors, on arrête de chigner et on se dit qu’on va passer une Halloween cool quand même! (autrement, qui va chigner aussi? Les enfants!!) Il suffit d’avoir un plan B! Si la pluie tombe ce soir à l’heure où on est supposé sortir, on se costume, on se commande de la bouffe et on promet un truc aux enfants: 

1) On n’ouvre à personne et on mange les bonbons qu’on devait donner (tant pis pour vous si vous aviez songé donner des bonbons cheap ou... des bouteilles d'eau!)

2) demain, on va aller à la pharmacie avec eux et on va se choisir chacun nos meilleurs bonbons… à 50% de rabais, en plus!  Du même coup, on ne sera pas pognés avec des bonbons poches. 

Bref, y’a moyen de trouver son compte et de rendre des enfants heureux même s’il pleut alors ne paniquez pas avec la météo! Et amusez-vous! C’est LA fête pour ça… et en plus, il n’y a pas de belle-sœur fatiguante, d’oncle saoul ou de cousine parfaite à endurer… 

lundi 28 octobre 2013

Biberon = bébés moins braillards?

Les bébés allaités seraient moins souriants, auraient plus de difficultés à s'endormir et pleureraient plus que ceux qui prennent le biberon. Vrai ou faux? On ne sait pas trop. Mais c'est ce qui ressort d'une autre étude qui avance qu'un bébé au biberon mange plus, donc trouverait plus de réconfort.
C'est sûrement n'importe quoi! Comme la plupart des études (une autre que j'ai adoré: Manger des ailes de poulet durant la grossesse influencerait - négativement - le pénis du bébé).

Je voulais surtout parler des bébés qui braillent. En jasant avec des amies dernièrement, on est venu à la conclusion que le son d'un bébé qui pleure ou qui hurle... eh ben, ça nous tapait un peu sur les nerfs. Pas au point de vouloir interdire les enfants des restos, des avions ou des lieux publics (quand même!), mais reste qu'on est plus capable de ce bruit d'ambiance... dans nos maisons. On s'est dit qu'on devait être comme le contraire du tic tac de l'horloge biologique. C'est le signe que tu ne veux plus d'enfants et que tu as vraiment tourné la page.

Et celles qui sont rendues là , qu'est-ce qui a été le déclic qui vous a fait dire que vous ne vouliez plus d'autres enfants?


jeudi 24 octobre 2013

Les enfants, la religion et la manipulation!


Regardez ce vidéo intitulé Obéis à Jéhovah.  Attention: malaise...




D'abord, la manipulation des enfants à propos de la religion est bouleversante. Un enfant, ça croit les parents. Que les parents disent n'importe quoi (ou son contraire!). Et puis, juste la façon dont la mère prononce le mot "Satan" est assez terrifiante pour que les enfants fassent des cauchemars.

Et le pire, c'est qu'il y a plein d'autres vidéos semblables...

Ce n'est que de la fiction? Hum, pas vraiment. On peut lire le livre de Jean Sébastien Lozeau Réveillez-moi! - Une enfance chez les témoins de Jéhovah (publié chez VLB éditeur). Une enfance volée. Parce qu'il a dû troquer son bâton de hockey pour une bible et son chandail du Canadien pour une cravate et partir faire du porte à porte. 

La religion et les enfants, les jouets à l'index, les idéologies des parents, la non-liberté, la soumission à un Dieu et ses idées, la manipulation, la démonstration flagrante qu'on peut faire croire n'importe quoi à un enfant... ça aussi, c'est assez pour qu'on fasse des cauchemars, non? 

lundi 21 octobre 2013

En perte de vitesse

La pré-adolescence a happé mes enfants d'une façon dont je ne m'attendais pas. Ils ont tous été atteints en même temps d'un ralentissement généralisé.

Ils sont lents, lents, lents depuis quelque temps. C'est rendu exaspérant.

Préparer son déjeuner: alors que ça roulait sur des roulettes par les années passées, c'est devenu une tâche complexe. D'abord le choix du déjeuner, puis l'exécution. Ils semblent hypnotisés par le grille-pain donc incapables de se verser un verre de lait pendant que la toast grille. Quand je leur rappelle qu'ils pourraient en profiter pour gagner quelques secondes en faisant ces 2 étapes simultanément, ils me regardent avec des grands yeux comme si je venais de leur apprendre que finalement, la terre est plate. Et, le temps que la toast soit prête, ils n'ont pas encore rejoint le frigo.

Prendre sa douche: alors qu'il fallait compter un 5-10 minutes avant cette année, la douche ne se termine plus sans un jet d'eau froide -gracieuseté d'un parent à boutte qui a décidé de laver la vaisselle anyway. Avant, lancer une alerte de type «y'aura plus d'eau chaude!» fonctionnait allégrement. Maintenant, les paroles ne suffisent plus, il faut de l'eau froide. Mais attention, ce n'est pas parce que l'eau a arrêté de couler que la douche est terminée! Entre la fermeture du robinet et l'ouverture de la porte, comptez au moins 15 minutes. Alors 3x30 minutes, ça nous donne 1h30 de douche chaque soir!

Sortir de l'auto: impossible de sortir de la fourgonnette sans s'obstiner. Lolo et Momo partagent malheureusement la banquette du fond et ils sont incapables de s'en extirper rapidement. La voiture est stationnée, je suis sortie et ils ont encore leur ceinture et ne semblent pas avoir réalisé que nous sommes arrivés, trop pris par leur sujet d'obstination du jour. Et encore, ils n'ont pas entrepris les manoeuvres d'extraction du véhicule combinées à l'appropriation du sac à dos + boite à lunch, qui peut prendre de longues minutes (parfois, Lolo reste debout dans la fourgonnette et termine sa conversation!) Sors!!!!!!!!!!!!

Marcher de la voiture à l'école: s'ils marchaient de la maison à l'école, ça leur prendrait bien une heure car ils s'arrêteraient bien à chaque coin de rue pour mettre toutes leurs énergies à s'obstiner avant de reprendre leur chemin, jusqu'au prochain coin de rue. Le matin, nous avions l'habitude de les laisser à l'école et de les regarder aller jusqu'à ce qu'ils franchissent la porte du service de garde. Sauf que maintenant, les 40 pas qui nous séparent me feraient rater mon train si je les regardais jusqu'au bout avant de redémarrer. C'est loooong, ça niaise, ça se parle de son linge, ça s'arrête en chemin pour vérifier les cheveux ou les boutons de l'autre pendant qu'on hurle un discret «mais quessé qui font?!!» dans l'auto.

L'an dernier, tout ça se déroulait sans failles, comme une chorégraphie suivie à la minute près. Maintenant, on ne vit plus dans le même espace-temps. Comment les ramener à une vitesse normale? On ne va quand même pas recommencer à coller des collants sur leur calendrier et je REFUSE de leur donner 1$ par journée de rapidité. En tout cas, je résiste encore. Peut-être plus pour très longtemps après tout...



jeudi 17 octobre 2013

Inspirante ou show off?




La dame fière de ses abdos ci-haut s'est attirée les foudres sur Facebook, son message ayant été perçu de manière trop «négative», selon ses dires.

Ce n'est pas sa top shape exhibée que cette phrase qui m'exaspère:

«Quelle est votre excuse?»

Difficile de ne pas y voir une attaque à toutes celles qui n'ont pas réussi à éliminer leur petit mou post-grossesse alors qu'ELLE a retrouvé une forme d'enfer 8 mois après une 3e grossesse (les mères porteuses, c'est plus fréquent qu'on le croit mais bon... il parait que c'est plutôt le fruit d'un entraînement intensif...)

C'est précisément ce qui m'énerve avec tous ces ultra-enthousiastes de la forme physique: ils ont nécessairement besoin d'étaler leurs exploits sur la place publique. Comme si le nombre d'heures passées au gym ou les kilomètres courus avaient moins de valeur s'ils gardaient cette information pour eux. Alors pour qui s'entraînent-ils: pour eux ou pour les autres?

À en croire les médias, les magazines féminins, les blogues, les statuts Facebook ou les tweets qui croisent ma route dans une journée, je suis assurément la SEULE à ne pas «courir».

Eh ben... Il en faut bien une!

lundi 14 octobre 2013

Mettre notre switch à off

Arrivez-vous à mettre votre switch à off? Votre hamster intérieur?

J'y arrive... difficilement! J'ai toujours mille trucs en tête. Des idées qui spinnent. Des projets emballants qui font en sorte que j'ai hâte à tel jour, tel semaine, tel mois.J'ai toujours une liste dans ma sacoche. Je photographie des portions de revue, le titre d'un livre, etc. Rarement, je ne fais qu'une chose à la fois. Je sais, je sais, les études disent que c'est contre-productif... mais je m'en fous! Suis incapable de faire autrement. C'est tout simplement plus fort que moi, je pense, je projette, j'organise, je planifie, je créé. C'est sûrement inné. Depuis que je suis toute petite que je fais ça. Je regardais la télé en faisant mes devoirs tout en parlant au téléphone (eh oui!). Et j'aime ça. Vraiment. Quand je n'ai pas un projet ou une idée, je me sens «vide». Je tourne en rond.

Mais parfois, je l'avoue, j'ai besoin de mettre mon cerveau à off. Vraiment. Parce qu'il surchauffe, solide.

Mon meilleur truc? Une émission niaiseuse à la télé. Un truc complètement vide-cerveau. Idéalement, quelque chose de complètement épais. Des exemples : C'est incroyable! à Canal D (en fait presque toute leur programmation avec des reconstitutions d'histoires de simili-horreur), Allume-moi! à V, Les super radins à Canal Vie et ma meilleure qui a vécu qu'une seule saison: Opération Séduction à V. Ces émissions me permettent totalement de mettre ma switch à off et d'arrêter de penser. Je me surprends à être là devant la télé à regarder ces trucs, disons-le, hallucinantes dans le sens «Ça se peux-tu que des gens aillent dire/faire des choses comme ça à la télé?», mais plus les minutes passent, plus je sens que mon cerveau respire et se relâche. Dieu que ça fait du bien! J'en ai besoin. Vraiment. Une fois par semaine, je m'éffouère (parce qu'on ne fait pas juste s'asseoir!) devant la télé et je reste scotchée à la télé. Sans aucune culpabilité.

Et vous? Quelle est votre émission pour mettre votre switch à off? Ou que faites-vous d'autres pour y arriver?

jeudi 10 octobre 2013

Jeux de mains

Aujourd'hui, je m'adresse aux parents de filles (car les gars résistent à la contamination).

Vos filles sont-elles atteintes de la pathologie des jeux de mains? Sont-elles toujours en train de se taper dans les mains de plus en plus vite, de jouer à Si Si Mayonnaise et autres comptines de ce genre accompagnées d'un savant mouvement de mains?

Vos filles sont-elles incapables de rester debout devant une table s'en s'emparer d'un verre et de faire la ''chorégraphie manuelle'' de Cups ?

Peuvent-elles survivre plus de 2 minutes dans la file d'attente de la caisse de l'épicerie sans faire un jeu de mains dans le vide avec une table ou une amie imaginaire?

Docteur, mes filles sont atteintes de ce mal, et Momo est particulièrement infectée. Elle est toujours en train de se taper dans les mains et ne peut plus vider le lave-vaisselle sans faire la mautadite chorégraphie de Cups avec les verre de plastique avant de les ranger dans l'armoire (si bien que je n'utilise plus que des verres en vitre pour que ceux en plastique disparaissent du lave-vaisselle).

Elle se plaint de manquer de temps pour faire ses devoirs ou étudier l'Acte de Québec et ses notes d'Univers social, mais si on comptabilisait toutes les minutes passées à se taper dans les mains, elle viendrait sans doute de gagner une journée.

Comment la soigner, docteur? Lui faire jouer avec des menottes et oups! perdre la clé? Coller ses mains ensemble pendant la nuit? Lui donner du linge à plier chaque fois qu'elle a les mains vides? Toutes ces solutions me tentent... mais je vais plutôt prendre 2 Tylenol, et attendre que ça passe.

lundi 7 octobre 2013

Sein-bole ?


Une lectrice nous a fait parvenir cette photo prise samedi au Salon du bébé Lactéa à Saint-Jean-sur-Richelieu.




Eh oui! Des tuques en forme de sein avec le mamelon sur le dessus de la tête. Parait-il que même des papas (!!!!!) se promenaient avec cette tuque vendue là-bas au coût de 10$. Tout de même étonnant!

Vous, vous en pensez quoi? En achèteriez-vous? Vous la feriez porter à vos enfants?

Et je rappelle: on jase, là.



jeudi 3 octobre 2013

De moins en moins indispensables

Vous croyez-vous indispensable?  À quoi? Pourquoi?

Si vous partiez quelques jours, seriez-vous du genre à préparer les repas? Sortir le linge des enfants? Appeler dix fois pour savoir s'ils ont mangé? Si les enfants sont bien? S'ils se sont brossé les dents?

Êtes-vous celle qui gère, qui court aux rendez-vous, qui tient les comptes, qui paie les factures, qui prépare les repas, qui brosse les cheveux, qui court au coiffeur, qui fait le taxi et qui organise les fêtes?

Vous le faites pourquoi? Vous êtes vraiment LA seule qui peut le faire? Vous avez partagé les tâches? 

Cette semaine, j'ai eu un vilain rhume. Du genre que la moitié de mon cerveau était dans la brume. Du genre que je dormais avec ma boîte de Kleenex, mon pot de Vicks, un verre d'eau sur ma table de chevet et une débarbouillette humide sur le front (en alternance avec un sac magique bien chaud!). Bref, j'étais assez KO.

Et du fond de mon lit, j'ai compris que j'étais de moins en moins indispensable. Pour l'une des rares fois, ça ne m'a pas fait un pincement au coeur.

C'est vrai! Comprendre qu'on n'est pas indispensable - du moins en entier! - à notre enfant n'est pas toujours facile à prendre. La première fois où je me suis fait dire par MissLulus que ce n'était pas nécessaire qu'on la reconduire au coin de l'autobus, j'ai compris qu'on venait de franchir une étape. Quand JeuneHomme annonce fièrement qu'il s'en va prendre sa douche et qu'il n'a plus besoin de nous pour lui sortir ses trucs, aussi.

Cette semaine, j'ai vu la maisonnée rouler très bien sans moi. Les enfants ont préparé leur lunch. Les repas se sont fait sous l'initiative de mon Zamoureux, le lavage aussi, les douches, les devoirs, aussi. Les enfants se sont rappelés qu'ils allaient chez leur père mardi soir et se sont mis une note dans leur agenda pour ne pas oublier. En dehors de moi, on a planifié la visite de l'école secondaire de MissLulus (avec leur père!) et le magasinage du costume d'Halloween (avec Zamoureux!).

Ça ne veut pas dire que je vais lâcher ce que je fais ou que je vais baisser les bras. Mais cet état enrhumé m'a fait réaliser que je pouvais donner du lousse. Arrêter de me mettre le nez partout. MissLulus veut transformer sa chambre. J'ai mille idées pour elle, presqu'autant de suggestions et de trucs qui commencent par «Selon moi, ce serait mieux de...», mais j'ai décidé de me taire.C'est SA chambre. Je vais lui donner du lousse. C'est un domaine où je n'ai pas à être là.

Avant, j'avais de la misère à ne pas m'impliquer, là je comprends que je peux laisser aller. Peu à peu et que c'est beeeeeen correct! Personne n'est traumatisé. Personne ne se sent mal.

En ces temps où on parle énormément de la conciliation travail-famille, est-ce que la propension toute féminine de se croire indispensable - partout! - n'est pas en train de nous couler? Si on se sentait moins indispensables ou on ciblait mieux nos champs où on doit vraiment intervenir, est-ce qu'on n'y arriverait pas mieux? Arrêter de prendre ceux qui entourent nos enfants - père, beau-père, grand-parent, gardienne, etc - comme étant incapable de s'en occuper. Surtout que pour la plupart, on les a choisis pour cette aventure. Je ne dis pas de se désengager complètement et de s'en crisser, je dis d'arrêter de croire que sans nous le monde ne tournera pas rond. Il tournera quand même... Nous, les mères, ne sommes pas indispensables dans la vie de nos enfants. Nous sommes un morceau indispensable de leur vie. Il y a une différence, je crois. Une petite, mais indispensable différence.

lundi 30 septembre 2013

Puberté: 1; Estime de soi: 0

La puberté a frappé Lili de plein fouet. L'espace d'un été, elle est passé de jeune fille à jeune femme. Et ne veut surtout pas en parler. En fait, elle en parle mais sous le couvert d'acronymes (un soutien-gorge est un «s-g») ou d'onomatopées (les seins sont des «hou-hou»). J'aime beau employer les vrais mots, aborder le sujet avec elle, elle s'entête. Je la trouve souvent en train de lire son livre Être une fille (excellent d'ailleurs!). Donc le sujet la préoccupe même si elle ne veut pas en parler. Même pas à moi, sa mère...

J'ai donc eu un point dans le dos quand j'ai reçu ce communiqué de Dove et lu que «90 % des jeunes Québécoises affirment que leurs mères/mentors peuvent les aider à se sentir plus à l'aise vis-à-vis de leur corps». Je fais donc partie du 10%. Ayoye.

Heureusement, Dove a lancé une nouvelle campagne pour stimuler la conversation entre les mères, les mentors et les filles sur les questions d'image corporelle, avant qu'il ne soit trop tard. Ce petit bout de phrase a flashé en couleur fluo devant mes yeux. Mais ce qui est de plus génial c'est que Dove propose un nouvel outil, disponible en ligne, pour amorcer la conversation. On a passé notre samedi matin là-dessus et, franchement, je crois que ça portera fruit.

Même si la campagne porte essentiellement sur l'abandon d'une activité en raison d'une piètre estime de soi (6 filles sur 10 ont cessé de pratiquer des sports ou des activités qui pourraient jouer un rôle important dans leur développement futur, parce qu'elles n'aiment pas leur apparence. Plus triste encore: au Québec, neuf filles sur 10 disent que ces activités leur permettent d'apprendre de nouvelles habiletés, de se faire de nouveaux amis, de stimuler leur confiance en soi et de les aider à se sentir mieux dans leur peau. Bref, voilà tout ce qu'elles ratent en abandonnant leurs activités), le document aborde les transformations physiques, la perception de l'image corporelle et, surtout, on y propose des solutions et un plan d'action. Pas juste du bla-bla.

En une petite heure de discussion (j'y vais par petites doses), j'ai pu apprendre que la seule partie du corps que ma belle Lili aimait était ses cheveux (on a du chemin à faire!) et qu'elle déteste aller chez le coiffeur parce «qu'il y a trop de miroirs et je suis obligée de me regarder dedans». (ayoye) Ses pieds? Trop petits! Ses yeux? «Franchement, je porte des lunettes! Ses bras? Trop minces! Son nez? «Ben là, un nez, c'est jamais beau!»

On a donc suivi les étapes du programme en complétant des phrases de manière positive et en choisissant des moyens d'action parmi ceux proposés pour améliorer son appréciation corporelle. D'abord, prendre soin de son corps, en appliquant de la crème pour le corps en sortant de la douche, par exemple. Elle déteste le maquillage, les produits de beauté et tous les «trucs de filles», mais nous sommes allées choisir ensemble sa crème à la pharmacie. Elle a aussi accepté de se regarder chaque jour dans le miroir et de souligner une belle chose qu'elle y voit et de la noter dans son journal. Et nous allons créer ensemble un album inspirant, où elle collera des modèles de beauté féminins qu'elle apprécie, des pensées positives, des citations inspirantes et des souvenirs et photos de ses exploits personnels. Un album qu'elle pourra consulter quand elle se sent moche&poche et qui nous permettra de discuter de l'apparence physique et de la féminité sans trop focusser sur elle.

On a d'ailleurs commencé à faire la liste de ses exploits. Elle a commencé par «j'en n'ai même pas!» pour finir avec une longue liste (et un grand sourire) et plein de photos à retrouver dans l'ordi.


Les années précédentes, je trouvais le projet Dove pour l'estime de soi rafraichissant, mais cette année, il m'a atteint droit au coeur. Je sens que l'adolescence va être une longue traversée avec Lili mais déjà, ces outils nous mettent sur la bonne piste. Avant qu'il ne soit trop tard.

Et, franchement, on ne se tanne pas de revoir la vidéo Dove Evolution, non?

jeudi 26 septembre 2013

La vie, c’est un peu courir après le trouble!


Je n'ai jamais rien compris à ça mais ma mère a toujours une bonne journée quand... il ne s'est rien passé. Souvent, notre petite conversation quotidienne s'amorce comme ça:

«Tu a eu une bonne journée?»

- Oui!

«Qu'est-ce qui s'est passé?»

- Rien de spécial.

Ma mère aime que «rien de spécial» se passe dans une journée. Elle a toujours été comme ça et gère mal les imprévus. Moi, c'est tout le contraire, je carbure aux nouveaux projets, à tout ce qui peut mettre du piquant dans la routine, à ce qui rebrasse les cartes et change la donne.

Bon... des fois, j'aimerais qu'il ne se passe rien de spécial. Mais ça ne dure pas longtemps. Après 15 minutes, je suis tannée.

Bien sûr, c'est pas extraordinaire et excitant tous les jours mais j'essaie toujours d'avoir un projet familial ou personnel en cours, quelque chose qui nous sortira de l'ordinaire le weekend suivant ou des plans à plus long terme. L'an dernier, on a planifié et fait trois voyages en famille. Ça nous a tenu en haleine toute l'année. Dernier projet en lice: l'arrivée imminente de notre chien Rufus (rappelez-vous, il y a un an, j'ai dit oui, et le projet a suivi son cours).

Une petite bête poilue qui va venir mettre encore plus de vie dans notre maisonnée survoltée. Excitant, non? Eh ben non, on dirait. Je ne compte plus le nombre de réactions négatives que nous avons eues à ce sujet et toutes comptaient le mot trouble:

«Vous cherchez le trouble!»
«Vous aller vous mettre dans le trouble!»
«Ça va être du trouble!»
«Toi, tu aimes ça le trouble!»
«Coudonc, tu cours après le trouble!»

Ce qui m'a emmené à penser que «se donner un peu de trouble», c'est peut-être un peu ça la vie, après tout!


lundi 23 septembre 2013

85%? C'est pas assez! (et la folie des écoles secondaires!)

À la rencontre de parents dans la classe de MissLulus, j'ai eu envie d'aller faire un câlin à son professeur. Drette là au milieu de la rencontre. Au moment où elle disait, avec insistance, aux parents d'arrêter de capoter avec les notes de leurs enfants. Que ce n'était pas normal qu'elle gère des enfants qui pleuraient parce qu'ils avaient 80 ou 85%. Que ça n'avait pas d'allure. Elle a dit «Je sais que VOUS êtes énervés parce que VOUS voulez qu'ils aillent au privé l'an prochain....». Elle a longuement insisté sur les «vous» dans sa phrase en soutenant du regard la trentaine de parents présents.

J'ai eu envie de crier «merci».

Bien sûr que c'est important, l'école. Je suis vraiment la première à le dire et à en parler à mes enfants. Je suis la première fatiguante à les reprendre ou à souligner leurs fautes. Je suis la première à encourager l'effort et tout. Mais la vie, c'est important aussi. Et il ne faut pas capoter. Ils sont au primaire. En 5e année. Et là, on leur met de la pression pour l'entrée au secondaire. On leur fait miroiter plein de programmes spéciaux et on se met à penser que si on ne fait pas le bon choix, leur vie totale va être scrap!

Parce que les parents ne carburent qu'aux notes et aux bulletins, sa professeur a pris soin de copier une citation de Stéphane Laporte au tableau: «Un bulletin, ce n'est pas seulement une façon de nous évaluer. Un bulletin, c'est aussi une façon de nous apprendre à nous assumer.» Elle nous a averti qu'elle faisait des dictées et des travaux, mais que pour le moment, elle ne les faisait pas signer par les parents pour ne pas que les enfants passent le weekend dans sa chambre à étudier (elle a spécifié qu'elle blaguait... mais on a senti que c'était à peine!).

Vraiment, j'ai eu l'impression (joyeuse!) qu'elle a calmé les parents pour qu'ils arrêtent de stresser leurs enfants avec leurs notes si importantes en 5e année pour "choisir" leur école secondaire. Ça m'a sonné une cloche. En lisant le dernier Châtelaine, dans l'article «Pourquoi les parents fuient l'école publique?», trois phrases m'ont fait capoter. Une mère admet avoir talonné son enfant toute l'année pour qu'il maintienne une moyenne d'au moins 75%... assez pour que «son pédiatre la sermonne au sujet de la pression qu'on met sur les enfants». Un peu plus loin, on apprend qu'elle a inscrit son fils à 5 séances de préparation aux tests d'admission, le samedi matin (!). Puis, le chat sort du sac à la toute fin de l'article. «Je voudrais qu'il réussisse là où j'ai échoué». Ahhhhhhhhhhh! C'est ça!

En tant que parents, on est en train de pousser peut-être trop nos enfants pour compenser un manque personnel. On les force à avoir de super notes en les enrôlant rapidement dans un engrenage de stress et de pression de performance. On le fait avec les meilleures intentions du monde, mais je pense qu'on a besoin de professeurs comme celle de MissLulus pour nous brasser un peu.

Ici, dans le grand Longueuil, il y a toute une bataille qui se joue entre les écoles privées et les écoles publiques qui offrent désormais une foule de programmes spécialisés spéciaux. Aux portes du gymnase durant la rencontre, des écoles avaient leur table pour nous expliquer leurs programmes. On aurait dit une foire... On a des soirs de visites des écoles et des rencontres d'information. C'est complètement fou! Je comprends qu'il faut bien choisir, mais faut aussi se calmer. Au secondaire, il n'y pas beaucoup de cours "spéciaux" ou à réelle option, le programme avec les matières obligatoires est déjà chargé. Mais on leur fait croire qu'ils choisissent déjà leur voie. Ce n'est pas parce que tu prends l'option «concentration théâtre» ou «musique» que tu ne feras des maths, du français, de la bio. On oublie de leur dire ça aussi! Des fois, je suis en train de me demander si on est en train de faire des demandes d'admission à l'université. Même pour le cégep, je ne me rappelle pas que ça a été aussi fou! MissLulus a 10 ans! Je ne savais même pas ce que je voulais vraiment faire à 18 ans après mon cégep et mes expériences de travail. MissLulus a 10 ans et on lui demande de choisir!

Encore dans sa classe, le vendredi après-midi, ils font une plénière de discussion sur les sujets qui les touchent. Le sujet qui revient le plus souvent? Le secondaire. Ça les stresse vraiment. C'est moi où ça ne devrait pas être une source d'anxiété pour eux? C'est juste une suite logique. C'est pas "si gros" que ça! On veut qu'ils réussissent à l'école ou on veut qu'ils aiment l'école? Les deux, bien sûr. Mais il faut d'abord qu'ils aiment l'école pour réussir. Et trop les pousser peut les mener à tout simplement les écoeurer de l'école.

Vraiment, je refuse d'entrer dans cette folie. Je n'ai pas l'impression d'abandonner ma fille et de ne pas lui donner toutes les chances. Je lui ai dit plusieurs fois que c'est à elle de faire de son passage à l'école, une réussite et une super expérience. Au primaire comme au secondaire! Ce n'est pas l'école où tu es qui fait que tu vas aimer ça ou que tu vas avoir des bonnes notes. C'est ce que tu y fais, ce que tu y apprends. C'est comment tu t'y impliques. Comment tu la vis. Il faut leur rappeler ça aussi. Et surtout leur dire que les notes, c'est pas tout dans la vie! (et se rappeler à soi-même si on stresse trop!). On ne veut pas qu'ils virent fou en 5e année, quand même!


jeudi 19 septembre 2013

Vive les pellicules!

On y avait échappé. Mais, la réalité nous a rattrapé.

Mes enfants ont eu des poux. Depuis le début de l'été, je me bats avec quelques petites bêtes (Dieu merci, elles n'évoluent qu'en duo pour le moment!) et des tenaces lentes.

J'en peux pu!

J'ai fait les shampoings prescrits (et les rappels), passé le peigne fin qui brise les cheveux, fait des concoctions d'eau vinaigrée avec thym bouilli, lavé les draps, les toutous, les doudous, les vêtements, etc. à l'eau chaude, acheté une trousse anti-poux à la pharmacie et aspergé de l'huile essentielle toute la maison. Ça marche. Mais ça revient. (parlez-moi pu de l'odeur de lavande... ça m'écoeure!). 

Moi, depuis, ça me gratte.

Pire encore depuis que j'ai lu sur le site Fini les poux  qu'«un pou vit 6 à 8 semaines et la femelle pond près de 300 œufs dans sa vie (les lentes), au rythme d'une dizaine par jour. Et en 10 jours, la lente devient un pou mature et est rapidement capable de pondre à son tour…» Pas besoin de grandes notions de mathématiques pour savoir que la prolifération est hallucinante.

Depuis, j'épluche les cheveux de mes enfants chaque soir qu'ils sont avec moi. Je suis une pro pour savoir si j'ai attrapé une lente ou une pellicule. C'est probablement quand les poux infestent la maison qu'on devient heureux de trouver une (si insignifiante!) pellicule! 

Mais bon, les poux doivent être une épreuve de plus dans notre cheminement scolaire comme la gastro et la varicelle. Étrange, quand on avoue que nos enfants ont des poux, il y a encore des réactions légèrement archaïques. Beaucoup croient que les poux sont signes de malpropreté. Mais on a aussi des confessions rassurantes. MissLulus, n'en pouvant plus de son secret et ne sachant plus trop comment expliquer à ses amies pourquoi elle porte ses cheveux bien attachés, a confié à son amie qu'elle avait eu des poux. Étonnement: son amie lui a dit la même chose. Du coup, les deux filles ont dédramatisé le tout.

Mais quand même, je n'aime pas plus cette visite indésirable et je suis prête à entendre vos trucs questions de ne pas passer l'Halloween avec des petites bêtes. Parce que comptez bien, c'est dans 6 semaines!À moins que je ne me parte une nouvelle business: organisatrice de party de poux! Qu'en pensez-vous?

lundi 16 septembre 2013

Le dur aprentissage de l'autonomie

Cette année, nous avons décidé d'être moins présents aux côtés des enfants pour tout ce qui a trait à l'école. Le secondaire s'en vient dans 2 ans, il me semble qu'il est temps (peut-être même un peu tard) pour prendre du recul et leur laisser gérer leurs affaires, en étant présents, bien sûr, mais pas autant qu'avant.

Exemple: pour la première fois de sa vie, Lolo a oublié ses vêtements d'éducation physique et il a eu une note à faire signer à l'agenda. Pourtant, le matin de l'édu, je lui avais dit: «t'a pas de l'édu aujourd'hui?» et obtenu un évasif «oui, oui!» , en voyant bien le sac d'édu traîner à côté du sac à dos. Les années précédentes, j'aurais mis le sac d'édu dans le sac à dos. Cette fois, mon intervention s'est limitée à ça, en tout connaissance de cause. «Vis avec les conséquences, mon homme!»

La semaine dernière, le même scénario s'est reproduit. Sauf qu'au lieu d'un «oui, oui», il s'est empressé d'aller mettre son sac d'édu dans son sac à dos en multipliant les «Fiou! Une chance que j'y ai pensé!». Éventuellement, j'espère obtenir la même réaction en ne prononçant que le mot «édu», puis un faussement banal «eh ben, c'est mercredi aujourd'hui...», plus rien du tout (je ne suis pas si optimiste, je vise ses 18 ans...).

Pareil avec les devoirs supervisés. Alors qu'avant j'arrêtais tout pour m'installer à la table et m'assurer qu'ils comprenaient et partaient dans le bon sens. Désormais, je fuis la période des devoirs, je m'occupe ailleurs. Si tu as des questions, viens me voir; si tu as des fautes, recommence. Bref, je fais la disponible pas trop disponible en espérant qu'un jour mon rôle ne se limite plus qu'à semer des idées, donner des pistes de solution ou des trucs d'organisation, faire de la correction et... les féliciter pour leur beau bulletin!

jeudi 12 septembre 2013

Je n'ai pas de gun à colle chaude

Parfois, j’ai l’impression d’être une mauvaise mère pour des raisons futiles (c'est le propre de la femme de culpabiliser pour des raisons stupides, non?).

Ces temps-ci, la source de ma culpabilité est le fusil à colle chaude.

Je n'ai pas de gun à colle à chaude.
De nos jours, on dirait que c’est devenu un accessoire indispensable à toute mère qui se respecte et veut le meilleur pour ses enfants. Montages photos, scrapbooking, bricolage, déco DIY, cadeaux personnalisés, projets scolaires, la vie est ainsi faite qu’on ne peut s’en sortir sans gun à colle. En 2013, on peut vivre sans rouleau à pâte, sans broyeur à déchets, sans micro-ondes mais pas sans gun à colle chaude.

Pourtant, j’en n’ai toujours pas. Je pourrais m’en acheter un mais ce serait trop simple. Alors je résiste.

J’aime à penser que j’ai d’autres qualités et que je n’ai pas besoin de m’inventer un intérêt (inexistant) pour le gun à colle chaude pour être une aussi bonne mère que la voisine ou que toutes les mères full motivées qui semblent beaucoup plus excitées que moi lors des rencontres de parents du début d’année.

Clairement, cette semaine, je me sentais comme la SEULE MÈRE AU MONDE sans gun à colle chaude.

C'est que les projets prévus au calendrier scolaire de mes enfants semblent tous plus élaborés les uns que les autres et ça me m'enthousiame pas à ce point. Je comprends les avantages de l’apprentissage par projets mais je ne ressens pas le besoin de pousser des oh! et des ah!, ni de m’investir furieusement dans les projets scolaires de mes enfants parce que… ben, ce sont leurs projets, justement, pas les miens.

Et parce que le gun à colle chaude représente justement pour moi cette limite à ne pas franchir. Si ça ne tient pas avec de la colle blanche liquide, c'est peut-être un peu trop over the top comme présentation... Je veux m'impliquer au minimum manuellement dans les projets de mes enfants, quitte à ce qu'ils soient les plus laids de leur classe.

Mais au moins ce sera les leurs. Et non les miens. Watch out la maison de rêve...

lundi 9 septembre 2013

Et la gagnante est...

Catherine Beaudry!

Elle aura la chance de réveiller ses neurones et celles de ses enfants avec une tablette HP Slate 7, une imprimante  HP ENVY 5530 e-All-in-One, le livre Creative IQ™ et un ensemble de fourniture d’impression (encre et papier), le tout d’une valeur approximative de 420$. 



Bravo Catherine et amuse-toi bien!  

mardi 3 septembre 2013

Pourquoi je n'utilise pas le controle parental

«Isshhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!»

C'est la réplique que j'ai eu quand j'ai avoué que je n'avais pas de logiciel de contrôle parental sur l'ordi familial ni sur le iPod de MissLulus. (J'ai même appris qu'on pouvait en mettre sur la télé!). Pire (je me suis tue pour ne pas que les autres parents s'étouffent!), le portable peut être dans la chambre de MissLulus si elle en a besoin pour une recherche et non dans une pièce familiale. Elle a même le droit de jouer sur son iPod dans son lit et écouter des vidéos sur Youtube.

Vraiment, je ne vois pas l'utilité. Et je ne comprends pas la panique.

Limiter l'horaire d'utilisation de l'ordinateur et d'Internet: j'y arrive sans problème. Je gère peut-être un peu tout croche avec des «JeuneHomme, décolle de l'ordi! Ta soeur en a besoin!», je ne minute rien, mais il n'y a pas de drames. Et il y a aussi le puissant bouton ON/OFF. Ça marche très bien...

Interdire l'accès à divers sites. Par quoi commencer? Comment les choisir? Il ne faut pas charrier. Aujourd'hui, tu tapes «Maman» sur Google et peut-être que tu vas tomber sur un site un peu weird ou une photo provocante. Alors, quoi? On fait quoi?

Je me rends compte que je ne veux (ne peux pas!) tout contrôler. De un, c'est impossible. De deux, j'aime mieux, je pense, apprendre à mes enfants à être responsables. Ils savent très bien ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas consulter. Chez nous, je leur fais confiance d'emblée, mais leur répète qu'ils ne doivent pas la trahir. Un point, c'est tout. On a des règles à respecter, tous. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais vraiment pensé utiliser un contrôle parental. Jamais venu à l'esprit. Et le pire, c'est que ça ne m'angoisse pas...(est-ce que je devrais... ça je ne le sais pas, mais je pense que non!)

Le contrôle parental est-il sans failles? Est-il trop limitatif ou exagéré? Vraiment utile? Est-il une protection de conscience pour les parents? Je me pose la question.