lundi 24 août 2009

Qui s'occupera des enfants cette semaine?

Je ne sais pas si vous êtes comme moi et bien d'autres parents mais le camp de jour est terminé et...l'école ne commence que jeudi!

Il nous reste donc un beau casse-tête de trois jours entiers où on doit malheureusement essayer de "caser" nos enfants d'âge scolaire quelque part. C'est la première année que je vis cela, ma fille était en CPE jusqu'à la veille de son entrée à l'école l'an dernier, heureuse de passer ces derniers moments avec ses copains des dernières années et son éducatrice.

Que faire pour ces trois jours? Prendre une semaine de vacances? Pas possible ici. Car après deux mois de vacances estivales, pas certaine que mon employeur apprécierait que je manque la rentrée de mes étudiants ce matin (Tiens, tiens! Voilà pourquoi ces charmants étudiants du collégial ne sont plus disponibles pour animer les camps de jour, ils dorment... euh... ils écoutent attentivement leur professeur en classe!).

Grand-maman ne peut plus prendre la relève non plus cette année parce qu'elle est loin. Quant à mes voisines et amies, eh bien, elles sont dans la même situation que moi, à jongler avec l'organisation d'un horaire pas du tout adapté à leur réalité familiale.

Pour cette année, on s'est organisé du mieux qu'on a pu. Avec une petite gardienne à la maison lundi et mardi - à 25$ par jour! - et avec un arrangement digne de ce qu'on est supposé appeler la conciliation travail-famille mercredi.

Mais je ne peux pas croire que je vais passer les 6 ou 7 prochaines années à me demander ce que je vais faire de ce "trou" de services pré-début d'année scolaire! Il me semble qu'à la quantité de parents pris avec ce casse-tête, ça devrait être suffisant pour faire pression sur les commissions scolaires afin que leurs services de garde soit ouvert dès le lundi, non? Allez, on se part une pétition?

Et chez vous...qui s'occupera des enfants cette semaine?

(Z) Imparfaite invitée: So

dimanche 23 août 2009

La rentrée sans stress selon les (Z)imparfaites

On va jaser en long et en large de la rentrée sur le blogue dans les semaines venir mais pour avoir un avant-goût, lisez ceci.

On s'en reparle dès demain!


Bon dimanche!


vendredi 21 août 2009

Jour férié familial


Je devrais être en congé aujourd'hui.

En fait, c'est la première fois en 6 ans que nous ne passons pas le 21 août en famille - nouveau boulot et deadline obligent!

En 2003, cette journée a pourtant été décrétée «jour férié familial». Vous n'en aviez jamais entendu parlé? Normal! Cet amendement à la constitution concerne seulement notre famille et s'est fait discrètement dans notre auto sur le chemin du retour de l'hôpital.

Nos triplés avaient vu le jour le 19 juin mais ce n'est que deux mois plus tard -le 21 août précisément- que notre petite famille se trouvait finalement réunie à la maison. Né à 813 grammes, Lolo avait (enfin!) atteint les 2 kilos magiques qui lui assuraient son congé de l'hôpital et il avait pu rejoindre ses soeurs sorties 2 et 4 semaines plus tôt.

Après trois ans de traitements de fertilité, une grossesse éprouvante et deux mois d'aller-retours quotidien entre la maison et le service de néonatalogie de l'Hôpital Sainte-Justine, on commençait enfin notre vraie de vraie vie de famille. On attendait ce moment précis depuis si longtemps. On avait eu le temps d'espérer, de désespérer, d'échouer, de recommencer, de désirer, de supplier, de s'endetter... Et là, c'était fait. On allait franchir la porte de notre maison avec nos 3 bébés. On allait enfin commencer notre nouvelle vie de parents. Et oublier (ou presque) tout ce qui s'était passé avant pour se concentrer sur ce qui s'en venait ensuite.

Six ans plus tard, on a encore le goût de fêter. Et pas seulement les grands! Car cette année, les enfants ont réalisé comme c'est long, très long même entre leur anniversaire en juin et le «jour de la famille» en août. «Tout l'été a passé, maman!», a constaté Lolo. Eh oui mon grand, ça passe vite mais c'est long un été!

Alors, même si on n'a pas pu prendre congé cette année, nous allons fêter dignement ce soir cette date qui nous est chère et qui nous appartient juste à nous.

Et j'espère que se retrouvera encore tous ensemble tous les 21 août jusqu'à ce qu'on soit très très très vieux!

jeudi 20 août 2009

Zut, mes enfants n'ont pas (assez) grandi!

Bon, ça y est, on a fait le tri de tous les vêtements de l'hiver dernier des enfants, question de savoir ce qu'on donne, ce qu'on garde et évaluer ce dont on aura besoin pour la rentrée. Résultat: Un tout petit sac de rien du tout a éliminer.

Mes enfants ont grandi un peu durant l'été, mais pas assez pour les vêtements ne fassent plus. Le sac d'école et la boîte à lunch de Choupinette sont encore en très bon état, le sac de garderie de PetitLoup aussi, ce qui fait qu'à part les fournitures scolaires, notre magasinage de la rentrée est presque réduit à néant. Zut! Et moi qui avait déjà hâte à la rentrée, juste pour me taper une bonne journée de magasinage!

N'en déplaise aux adeptes de la simplicité volontaire, il me semble que la rentrée, c'est aussi le plaisir d'étrenner un nouveau vêtement qu'on a choisi, de porter avec fierté un sac à dos qui sent tout neuf. En tous cas, ce sont les souvenirs que j'en ai de mon enfance. C'est un cycle nouveau qui commence, et on a envie de le faire avec du beau et du nouveau!
Je pourrais bien sûr me vanter à qui veut l'entendre que la rentrée ne m'a pas coûter un rond mais je pense que je vais tout de même aller magasiner un ou deux ensembles à leur goût avec eux. Après tout, quel plaisir a-t-on a d'être toujours raisonnable?

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 19 août 2009

Dégénération

Bon, il faut que je passe (encore!) aux aveux? Alors voilà: on ne prend pas tous nos soupers en famille.

Les déjeuners se prennent sur 3 chiffres différents: d'abord le mien, archi-tôt en travaillant dans une maison encore endormie, puis celui de papa et des enfants. Souvent, les petits mangent leur bol de céréales devant Zoobomafoo (ou autres émissions) en tentant de s'ouvrir tranquillement les yeux!

Le dîner se passe souvent divisé: papa étant au boulot, JeuneHomme à la garderie, MissLulus et moi à la maison.

Et puis, les soupers sont parfois écourtés, parfois étirés selon l'humeur du moment. Et si on a envie de placoter, eh bien pour le faire en paix, on laisse les enfants libres de quitter la table.

Quand on reçoit des amis, il n'est pas rare qu'on installe une table au salon pour que les petits y mangent à leur rythme et à leur gré, avec la télé!

Mais ce qui fait mon plus grand bonheur c'est quand je vois mes enfants assis à une table où sont mêlés jusqu'à quatre générations. J'aime les voir côtoyer tantôt les oncles de ma mère, tantôt leur arrière-grands-parents. Ces soupers - et pas qu'à Noël ou au Jour de l'an - où s'entremêlent passé et technologie, "tu" et "vous" et pourtant partageant les mêmes étincelles au fond des yeux me font sourire béatement. Plus que n'importe quoi! Et tant pis pour ceux qui se targuent de ne jamais ouvrir la télé en mangeant! Sans en faire une habitude, c'est le plaisir qui prime! Des milliers de repas partagés sans télé "juste parce que ça sonne mieux!" ou un mélange de tout avec en prime de précieux soupers improvisés où fusent des rires intergénérationnels? Je prends la deuxième option sans hésiter!

mardi 18 août 2009

Jamais eu aussi hâte...

... à l'automne!

Pas pour la rentrée (quoiqu'on est un peu tannée de jouer à la G.O. familiale!), pas pour les pommes (quoique c'est moins pire que les courges) ni pour les nouvelles émissions de télé (quoique La Galère est bientôt de retour!) ni parce qu'on a le vague espoir que septembre et octobre seront plus ensoleillés que mai-juin et juillet réunis (quoique, même s'il neigeait, on ne serait même pas surprises!)...

Non, on n'a jamais eu si hâte à l'automne car... nous lançons notre premier livre aux Intouchables, rien de moins! Le Guide de survie des (Z)imparfaites sera en librairie le 14 octobre.

Vous pourrez enfin mettre un visage sur vos personnages (z)imparfaits préférés: Miss Lulus, Momo, Lolo, Jeune Homme, Lili, Triple Papa et Papa(im)parfait prendront vie en personnages animés à travers les pages de ce livre, qui deviendra -on l'espère!- la nouvelle Bible de toutes les mamans (z)imparfaites!

Plein de surprises, de moments embarrassants, de coups de gueule et de fous rires totalement (z)imparfaits.

Alors, vous allez nous suivre dans cette nouvelle aventure?

lundi 17 août 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 20)

Au zoo de Granby, tu es en train de jouer dans les jeux d'eau avec tes filles quand tu t'aperçois que ton gars est sorti de l'eau et s'affaire à faire pipi sur un mini-arbuste en plein milieu de tout le monde...

Puis, il revient, tout joyeux, en criant très fort pour que tout le monde l'entende: «Maman, j'ai fait pipi comme Papa!»

vendredi 14 août 2009

Gadgets inutiles, mais rigolos!

C'est l'été! On a droit d'être futiles!

Dans les boutiques de musée et un peu partout sur le web, on trouve souvent des trucs archi inutiles, mais complètement rigolos. Le meilleur truc? En acheter incognito pour garnir le futur bas de Noël un peu trop drabe en décembre prochain!

Un labyrinthe de paille à construire... (jus de raisin interdit!!)

Trouvé ici.



Des crayons "juicy" pour créer des t-shirts

Pour voir des œuvres visiblement pas réalisées par nous avec ses crayons, cliquez ici.


Moules pour plaisirs glacésPour faire ses "Mister Freeze" maison. On les trouve ici.


Vous en trouvez d'autres, n'hésitez pas à partager vos trouvailles!

jeudi 13 août 2009

Collection ou compulsion?

Dans mon temps (Mon Dieu, je parle comme ma mère!), tous les enfants avaient une collection. Macarons, timbres, gommes à effacer, épinglettes, porte-clés... allez savoir pourquoi mais chacun de mes amis avait sa collection et était fier de la montrer à quiconque franchissait sa porte d'entrée.

J'en conviens, ce n'est pas plus utile maintenant que dans ce temps-là. Ça encourage à la surconsommation et ça frôle parfois la compulsion, mais ça ne m'a pas empêché, le printemps dernier, d'inciter les enfants à commencer une collection.

Je m'entends encore:

«Choisissez quelque chose de significatif, utile et amusant et -très important- qui ne coûte pas trop cher et qui se vend à l'unité. Comme ça, quand vous voudrez vous acheter un maudit toutou comme souvenir de vacances, vous vous raviserez et vous choisirez plutôt un truc pour votre collection.»

Lolo a tout de suite allumé, super enthousiasmé par ma nouvelle idée: «Je vais faire une collection de roches! J'ai déjà deux belles roches précieuses que j'avais trouvé à la mer!»

Bon.
Depuis quelques mois, on ne peut plus aller nulle part sans que Lolo farfouille le sol de ses mains. Curieusement, il en a trouvé, lavé, frotté des dizaines depuis mais sa collection ne contient que trois roches. «J'en veux juste trois!» Wow! Su-per collection...! Monsieur s'entête à remplacer les moins belles à chaque fois qu'il en trouve une nouvelle qui surpasse les autres. Si bien qu'on se retrouve maintenant avec une cimetière de roches moches dans le fond du jardin...

Lili, pour sa part, a naturellement choisi de collectionner les porte-clés. Souvenir d'enfance, je présume. Car en plein terrible two, elle ne faisait aucun trajet en auto sans «ses clés» alors nous lui en avons fourni de toutes sortes pour être sûrs d'éviter les crises intravéhiculaires (les pires d'entre toutes, non?) Si bien qu'elle se retrouve maintenant avec des dizaines de porte-clés et ne sait plus quoi en faire. Une collection, ça ne pouvait pas mieux tomber!

Ne restait plus que Momo qui tergiversait jusqu'à la semaine dernière sur le thème de sa collection. Elle n'arrivait pas à se décider, hésitant entre les Barbies (non, trop cher!), les sacoches (non, ça viendra bien assez vite!) et les gougounes (hein?! les gougounes?!). Jusqu'à ce qu'elle ait la révélation suprême chez Jean Coutu. Devant l'étalage coloré, elle a crié à plein poumons, comme si elle venait d'avoir une apparition divine: «Maman, j'ai trouvé!!!! Je vais collectionner les vernis à ongles!!!!!!!»
(...!)
La monnaie étrangère, ça ne te tenterait pas, cocotte?

mercredi 12 août 2009

Encore plus parfaite

Vous allez tomber sur le c**.

Allez voir ce vidéo. Perso, jusqu'à la toute fin, je croyais que c'était un mauvais drôle de vidéo, que la mère allait éclater de rire en nous disant "Bande de malades! Voyons donc! Jamais je ne ferais cela!". Mais non...

Troublant.

Comment peut-on vouloir que notre enfant soit encore plus parfait? Et, surtout pourquoi exiger cela? Parce que nous, les parents, on n'a pas réussi? On n'a pas eu cette chance?

Là, on parle de beauté et de chirurgie, mais cela pourrait être pour un petit qui joue au hockey et que son père "pousse" à outrance, un musicien amateur que ses parents voient comme un nouveau prodige?

Où est la ligne qui délimite la folie de la raison? De l'encouragement et de l'enlisement? Et quand, devons-nous, en tant que parent apposer notre droit de veto?

mardi 11 août 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand (prise 19)


en visite chez une tante un peu éloignée, JeuneHomme dit (exige?) : "Je veux du laaaaaaaaaiiiiit!". Voulant faire bonne figure et montrer que mes enfants étaient bien élevés, je dis "On demande cela comment JeuneHomme? Le petit mot magique?".

Et lui de hurler "Tout de suite!".


Ça m'apprendra à vouloir me faire du capital sympathie sur le dos de mes enfants. Y a quelqu'un qui a une pelle pour que je creuse un trou pour me cacher?

lundi 10 août 2009

Se reposer... du désordre!

Ce que j'apprécie le plus dans ces vacances annuelles à la mer? Le soleil? La farniente à la plage? Le homard à volonté? Les enfants qui se couchent à 21h super claqués?

Non. Vous n'y êtes pas du tout.

Ce que je remarque plus que tout et que j'apprécie intensément durant ces semaines loin de la maison, c'est le nombre infiniment petit de jouets, de vêtements et d'objets personnels qui nous entourent. Ce que j'apprécie le plus, c'est le vide, l'espace, l'ordre. Depuis le temps qu'il a déserté la maison familiale, c'est un plaisir de le retrouver dans ce chalet loué!

Oui, cette année, on a tenté l'impossible avec trois enfants: on a essayé de voyager léger! Si bien qu'il reste plein d'espace, de coins, de placards, d'armoires et de dessous de lits vides dans ce chalet. Alors qu'à la maison on ne peut circuler sans risquer de s'entailler la plante du pied sur l'épée d'une figurine de pirate, ici les jouets sont trop peu nombreux pour traîner. On n'a pas peur de crouler sous les vêtements qui déboulent à chaque fois qu'on ouvre la porte d'un garde-robe. Il n'y a pas trois sortes de biscuits ni cinq sortes de céréales dans le garde-manger. Pour deux semaines, on est libérés de tout le superflu et on vit avec le strict nécessaire. Simplicité obligée.

Et ça fait du bien!

Cette trève annuelle nous permet de faire le vide et de revenir à la maison l'esprit plus léger... et d'être à même d'apprécier nos traîneries dans lesquelles on se sent si bien le reste de l'année!

vendredi 7 août 2009

Amuser les enfants dans l'auto

Pour un long voyage en auto, les (Z) ne partent pas sans...

- figurines d'animaux (idéalement que vous avez cachées pendant au moins une semaine avant!)

- des CD d'histoires (parfait pour dire "On se tait un peu et on écoute")...

- le jeu "Quand est-ce qu'on arrive?"

- deux slinky

- deux suçons maxi (Oui, ça colle! Mais on ne les entend plus pour au moins 40 kilomètres)

- des cahiers d'activités et des crayons (et accessoirement une tablette solide)

- un journal de bord (pour le voyage du retour)

- le nouveau Cube Rubik 360 qui ne ressemble plus du tout à l'ancien car le cube est... rond (qui amuse autant papa...!)

- une vieille carte routière pour faire croire à JeuneHomme qu'il suit l'itinéraire à la lettre et une bonne pour MissLulus qui pourra s'exercer à lire les pancartes et retrouver les bonnes infos sur sa carte

- un paquet de livres divers

- des bébelles achetées aux magasins 1$ et qu'on sort à intervalle de 100 kilomètres


Quelques règles:

- À 3 et 6 ans, il faut obligatoirement que les bébelles soient presqu'identiques pour éviter d'expliquer au plus jeune (et parfois à la grande) le pourquoi du comment de la différence pendant au moins 20 kilomètres.

- Avoir un lot de crayons de secours à la portée de la main.

- Mettre une pile de choses entre les deux bancs des enfants pour ne pas qu'ils se touchent et en cas de catastrophe, avoir dans la valise (et pas dans le fond) 2 oreillers et une glacière avec lesquelles on peut ériger une muraille en deux temps trois mouvements.

D'autres suggestions? Vite, on part....

jeudi 6 août 2009

Le bonheur vient en jasant

6 ans. De tous les âges, je dois avouer que c'est mon préféré (jusqu'à maintenant!)

Les crises se font plus rares, les rires fusent de toutes parts, la curiosité est à son comble, les intérêts sont diversifiés. Et surtout, à 6 ans, on peut enfin s'adonner à une nouvelle activité familiale: jaser!

Autour de la table, on traîne désormais après les repas et on jase. Dans le grand lit, on fait la grasse matinée en discutant de ci de ça. Dans l'auto, sur le sofa, sur des chaises longues ou un banc de parc, couchés dans l'herbe ou réunis au resto, on parle, parle, jase, jase!

Les enfants sont intarissables! Ils se remémorent des souvenirs d'enfance (!), ils partagent ce qu'ils aiment et ce qu'ils n'aiment pas, ils discutent de ce qu'ils feront plus tard, ils trouvent eux-mêmes des réponses à leurs grandes questions existentielles...

Et contrairement à l'an dernier, ici en vacances à la mer, on creuse un peu moins dans le sable et on s'éternise un peu moins dans l'eau car on prend plaisir à jaser face au soleil et nez au vent. Et c'est un pur bonheur!

Six ans plus tard, je dois avouer que c'est un des premiers avantages que je constate dans le fait d'avoir trois enfants du même âge. Alors j'en profite pleinement... avant que l'adolescence ne les rattrape et vienne leur fermer le clapet!

mercredi 5 août 2009

Conduire vers la désillusion... à 7 ans

Je ne voulais pas en parler. Je ne vous mettrai même pas le lien vers le vidéo; je trouve cela trop exagéré. Et puis, vous devez l'avoir vu un peu partout à la télé ou sur le web, à moins d'être parti en camping au fond d'un bois ou d'être sur le bord de la mer...

Faire conduire son garçon à 7 ans... Bon, quand j'ai entendu parler de ce vidéo pour la pour la première fois, je me suis dit que le père l'avait filmé incognito et que le vidéo s'était retrouvé sur Internet par mégarde. À la limite, je pourrais "comprendre" de laisser un enfant conduire alors qu'il est assis sur toi (et que c'est l'adulte qui a le contrôle des pédales!!) dans une route déserte, une montée vers le chalet ou quelque chose du genre.

Mais le laisser conduire pendant qu'on le filme en l'encensant de compliments ("Mon petit bonhomme qui mâche sa gomme", "Fais un beau sourire", "Garçon, je t'aime, mon petit conducteur en herbe",etc.) et en dénigrant les propos de la mère qui a eu quelques éclairs momentanées de lucidité ("Bon, on entend maman poule en arrière!"). Euhhh c'est parce que MamanPoule avait peut-être de quoi s'énerver! Le petit chauffe son CRV à 70km/h sur le bord de fossé avec un père qui l'idolâtre!! Allo l'inconscience! "Je ne regarde même pas ce qu'il fait, je lui fais totalement confiance": pour moi, c'est la PHRASE qui m'a tuée.

C'est quoi? Si à 7 ans, on lui montre qu'on peut enfreindre plusieurs lois (conduire, avoir plusieurs personnes dans l'auto visiblement pas attachées, etc.), c'est correct! Et en plus, le filmer pour pavaner ses prouesses devant la famille et les amis, ce sera quoi son "trill" à ce petit Samuel à 16 ans, alors qu'il aurait l'âge légal pour le faire.

Est-ce que le petit désirait vraiment conduire? Et même si c'est le cas, ce n'est pas aux parents de faire preuve de lucidité et de modérer ses désirs en lui expliquant que TOUT ne lui est pas destiné. C'est ben d'valeur, mon grand, mais conduire, tu vas attendre encore AU MOINS 9 ans! That's it!

Est-ce que ce ne serait pas les parents qui sont pressés de voir grandir leurs enfants? Moi, comprise! (mais pas pour l'auto, ne vous inquiétez pas!). C'est d'une désolation. Surtout quand je pense que cet enfant - et bien d'autres - qui franchissent sans le savoir de nombreux interdits et vivent prématurément diverses expériences ne connaîtront jamais ce qu'est que désirer quelque chose. Les parents pensent sûrement ainsi leur éviter l'attente et supprimer les frustrations qu'engendrent nécessairement l'envie et ledésir. En leur procurant un bonheur immédiat (mais passager en leur faisant volontairement sauter des étapes, des passages, des rites et des lois, ils pensent gagner leur estime? Être nommé le parent top qui dit "oui" tout le temps? Vraiment, je ne vois pas... Ça me dépasse! Pour moi, c'est cela être un parent irresponsable, autant dans le geste que dans la transmission bafouée des valeurs.

Dernier coup: quand ce petit Samuel aura à raconter son plus beau moment de l'été à ses copains les premiers jours de la rentrée, il dira quoi? Quand j'ai conduit l'auto de mes parents? Quand mes parents et moi avons passé dans tous les médias de la province? Sera-t-il vraiment plus heureux que les amis de sa classe qui seront allés pêché avec leurs grands-parents ou ceux qui auront enjamber sans tomber un parcours d'arbre-en-arbre?

Réellement, ça me désole... Vous?

Tadammmmm! Les gagnants sont....

Qui ira se promener à La Ronde? Qui ira se perdre joyeusement dans le Labyrinthe? Qui? Qui? Qui? Tout le monde ne parle que de cela ce matin, non?

Alors, la firme (Z)&(Z) inc a procédé dignement au tirage ce matin aux aurores munie de sa célèbre boîte à tirage:


Alors, les gagnantes sont.....


- Anne-Marie ira s'époumoner dans tous les manèges de La Ronde avec ses deux enfants et une personne mystère....
- Julie et Grabrielle devront se trouver une boussole (ou réveiller leur sens d'orientation) pour ne pas passer le reste de l'été dans un champ de blé d'Inde!

Vite, les heureuses gagnantes hystériques, courriellez-moi votre adresse postale pour que je puisse vous envoyer vos billets rapido. Les autres - déçues et éplorées - n'ayez crainte, la "tombola" des (Z) reprendra cet automne!

mardi 4 août 2009

La mer, notre rituel estival


Pour certains c'est le camping, pour nous c'est la mer.

Cet été encore, elle nous attire comme un aimant et nous voilà en vacances à Cape Cod. Pas à Virginia Beach, pas à Wildwood ni à Ogunquit. Nous, c'est Cape Cod. Parce que c'est à seulement 7 heures de route (détail non négligeable!) mais surtout parce qu'on s'y est sentis bien dès la première vague alors qu'on initiait les enfants à la mer.

Et parce qu'on croit aux rituels, on compte y revenir encore et encore année après année. Pas par manque d'originalité mais pour ancrer solidement ces souvenirs estivaux dans la tête de nos trois petits vacanciers. Pourquoi changer de «mer» quand on s'y plaît? Et pourquoi les emmener plus loin quand ils en redemandent? Quand ils en auront marre de Cape Cod et du homard, ils auront l'âge de voyager outremer et d'en apprécier la valeur.

Alors d'ici là, on répètera notre rituel estival, ajoutant chaque année un souvenir de plus dans notre précieuse mémoire familiale.

lundi 3 août 2009

Profiter de l'été? Yeah right!

Enfiiiiin août! Enfin de réelles promesse de soleil! Ben oui, les (Z) jasent pluie et beau temps aussi. Bordel, avec l'été de merde qu'on a eu, on a bien le droit de râler nous aussi! Et chez moi, la série de journées pluvieuses moche&poche a eu des effets dévastateurs. Sérieux! Mon moral a atteint les bas fond, mon teint a verdi et ma patience s'est envolé sous une bourrasque de fin d'orage. Et les enfants pareil! Si en juin, j'avais des anges (ou presque... ou disons des anges avec des cornes), en juillet j'avais des diablotins (sans aucune illusion d'auréoles). Ils ne se sont jamais autant chamaillé et disputé. J'ai eu droit au summum des obstinations pour des niaiseries, des rouspétages pour des pacotilles et des chialages en règlepour tout et pour rien. Le mauvais temps a frappé MissLulus dans son pic d'hormones de 6 ans et demi. Elle a découvert le «plaisir» de dire exactement le contraire juste pour nous contrarier et celui (tout aussi désagréable) de re-tester nos limites en adoptant des comportements de bébés (genre crise de drama queen qui essaie de donner des claques sur le plancher pour démontrer sa contrariété tout en prenant soin, tout de même, à ne pas se faire mal... un beau numéro!). Pendant ce temps, JeuneHomme entamait sa 2e année de TerribleTwo (parait que cette période est ainsi nommée non pas pour l'âge à laquelle cela frappe, mais bien pour la durée qu'elle dure... a-u-s-e-c-o-u-r-s!!). Crises par-dessus cris, par-dessus essai de taper sa soeur par-dessus visites consécutives sur le tapis de punition, par-dessus ambivalence et changements brusques d'idées, etc. Vous voyez le portrait...

Et moi, là-dedans qui avais choisi de ne pas prendre trop de contrat pour pouvoir être avec eux pour profiter de l'été! Pfffft! Je me suis souvent endormie en espérant me réveiller en septembre... J'ai prié pour retrouver le goûtde faire des activités plaisantes avec eux... J'ai rêvé d'aller cogné à la porte du camp de jour pour supplier les organisateurs de prendre MissLulus... J'ai essayé de chasser ces démons pour retrouver ma patience et leur bon caractère... J'essayais de me convaincre que me délecter de ma journée de travail à l'extérieur de la maison (Quelle délivrance!) n'était pas péché!

Aussi, je me suis trouvée très poche de penser un peu tout cela! J'aurais tant voulu faire tout plein de choses avec eux dans une ambiance frôlant l'euphorie perpétuelle et le bonheur suprême. Ma liste de mille et une choses qu'on voulait faire me nargait sur frigo. Je ruais dans les brancarts (et eux aussi!). Bref, on a passé le mois de juillet à cran! Le poils "drette" sur les bras! Et plus d'une fois - malheureusement - je leur ai lancé par la tête que passer l'été avec eux avec leur air blasé, leurs commentaires négatifs (du genre «Ahh c'est plate! On n'a pas mangé de muffins» après une journée à enfiler des activités pour eux...) et leur mantra préféré «C'est plaaaaaaaaaaaaaaate!», c'était loin d'êtreamusant! Et que j'en avais ras-le-pompon! Technique assurément non homologuée par les spécialistes de la petite enfance (que je mets au défi de survivre à un mois d'été aussi horrible), mais une maman n'en peut plus! Tu t'égosilles, tu te démènes, tu tords ton imagination pour les amuser et la litanie se poursuit! J'ai (re)compris qu'être maman à la maison est un art que je ne possède pas. Surtout pas en cas de météo poche. Et plus d'une fois, j'ai eu une pensée pour toutes les mamans qui le font... Chapeau!

Puis... août est arrivé. Il faisait un soleil resplendissant pour la première journée du mois. Vous en avez profité? Moi, oui! J'ai fait la paix avec juillet. Fini. Derrière. Terminé. Oublié. Même s'il a plu hier, j'ai tenu le coup! On a «enterré» symboliquement juillet et tous ses projets à l'eau, la mauvaise humeur ambiante, les attitudes désagréables et les grincements de dents. Les enfants ont adoré l'idée. D'autant plus qu'août s'annonce plus clément. Je ne demande pas grand chose. Du soleil et des sourires, des coeurs plus légers et un entrain nouveau! À commencer par moi...

Tout le monde après moi, recitez mon mantra «Aaaaaaaaaaaaaaaoûûûûûûût! Aaaaaaaaaaaaaaaoûûûûûûût!!»!

vendredi 31 juillet 2009

Gérer son portefeuille à 6 ans

Nous partons pour 15 jours à la mer en famille. Deux semaines au soleil (on se croise les doigts!!) à humer la brise marine. Deux semaines pour faire comprendre aux enfants la valeur de l'argent.

Oui, vous avez bien lu. Ces vacances purement récréatives comporteront cette année un volet éducatif.

Après avoir subi les plaintes démesurées l'an dernier pour mettre la main sur le moindre toutou ou cossins dans les magasins de souvenirs, nous avons pris cette résolution: plus de vacances sans budget (pour les enfants, s'entend!)

Pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et profiter de ce séjour chez nos cassés voisins du sud pour expliquer aux enfants les 5 principes de base du capitalisme?

À 6 ans, ça va comme suit:



1. Chaque chose que tu désires coûte des sous.

2. Cette chose, aussi désirable soit-elle, vaut-elle la peine de donner tous ces sous?

3. Tu veux cette chose magnifique mais tu n'as plus de sous: tant pis pour toi!

4. Tu veux encore aller au restaurant? Est-ce qu'il te reste assez de sous?

5. Sois prudent et évite les blessures: ça coûte cher de se faire soigner aux États-Unis

Alors pour réussir à leur inculquer ces notions de base de l'économie de marché, chacun des enfants devra traîner en tout temps son portefeuille qui sera garni de 20$ par semaine à dépenser pour des biens essentiels (souvenirs, jouets, crayons) et denrées alimentaires de première nécessité (crème glacée du soir, bonbons, slush, gâteries glacées sur la plage) pour des enfants de leur âge.

Et en plus des notions mathématiques qu'implique la gestion d'un budget, les enfants apprendront la signification de nouveaux verbes comme résister, soustraire, analyser, soupeser, dépenser, économiser, fructifier, apprécier.

Puissant, hein?

À bien y penser, je devrais peut-être suivre la leçon moi aussi... et laisser mes cartes de crédit à la maison!

jeudi 30 juillet 2009

La fin de l'innocence

Je le sens, ça s'en vient. Dans moins d'un mois ma Choupinette entre en première année et avec cela viendra irrémédiablement la fin de son innocence...

La première année pour moi, c'est l'âge où on commence à remettre en question ce que nos parents nous disent et où l'opinion des copains commence à prendre beaucoup d'importance ("Ce n'est pas ce que disent mes amis en tous cas!" ou encore "Amélie, sa mère elle veut, elle!"). C'est l'âge où d'un seul regard, nos enfants peuvent nous faire sentir qu'on est complètement dépassés. Exit le temps où nos enfants nous voyaient comme des héros.

C'est aussi l'âge où on apprend comme enfant, par le biais des commentaires des autres, que notre dessin ou notre bricolage n'est pas si extraordinaire que cela. C'est la période de vie où les enfants se comparent entre eux, autant physiquement que dans leurs réalisations. C'est le temps où ils perdent ce regard naïf, pur et totalement subjectif sur leurs oeuvres et sur eux-mêmes. Côté estime de soi, c'est souvent à ce moment que "ça passe ou ça casse"...malheureusement.

C'est aussi bien souvent le moment où on apprend que le Père Noël et la fée des dents n'existent que dans le coeur de nos parents. Certains enfants y croient plus longtemps bien sûr, mais en première année, c'est certain qu'il y aura plus d'un enfant pour dire à ma fille qu'elle n'est pas dans le coup de croire encore à toutes ces histoires.

Je n'ai jamais été une maman nostalgique. J'ai toujours apprécié chacun des moments de vie de mes enfants. Quand ils étaient petits, je trippais à les avoir tout contre moi et maintenant, j'aime bien les voir prendre peu à peu leur autonomie d'enfants. Mais j'avoue que pour moi la première année, encore plus que la maternelle je crois, c'est la fin de la petite enfance et l'entrée dans la "cour des grands". Et pour la première fois depuis ma vie de maman, j'ai un réel pincement au coeur de voir grandir ma Choupinette...

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 29 juillet 2009

Nature sauvage

«Fais attention à mes fleurs!», «N'accroche pas mes framboisiers!», «Ouste! Allez jouer plus loin, vous risquez de piller mon jardin!».


Quand je m'arrête pour y penser, ma cour n'est pas hyper fonctionnelle! Il y a...

- le patio (rempli de mini table à pique-nique, petit poteau de basket-ball, le filet de hockey, le bac à sable sur pied, le tableau peinture-craie et le mini-établi);
- la piscine (zone assez peu utilisée cet été!);
- la terrasse (avec le BBQ, la table, les 6 chaises et ma chaise-longue);
- un jardin (zone délicate si on veut manger un ou deux piments d'ici octobre!);
- un coin de terrain à ne pas piloter car on tente de faire pousser (et non noyer!) de la tourbe neuve;
- le cabanon et le composteur constant!(zone en bordel);
- le petit coin rosé (surface avec des dalles en pierre suffisamment grande pour avoir table bistro pour boire un rosé... entre deux averses!);
- un coin de cour avec des framboisiers (donc zone sinistrée à moins de jouer au fackir!);
- au moins 15 ballons (soccer, basket, football, de plage, balles, etc), des jouets de sable et des cordes à sauter (assez pour ligoter un groupe de camp de jour!).


Bref, je me rends compte que les enfants jouent finalement sur une surface microscopique! Poche! Et pourtant chez nous aucune délimitation de territoire: il y a de leurs bébelles partout. Même dans mon jardin! Mais reste que leur contact avec la nature - un des plaisirs de l'été! - est plutôt limité.


Alors, c'est décidé: fini les innombrables jouets d'extérieur! J'ai pris le taureau par les cornes et j'ai éliminé des jouets. Discrètement. Pendant une sieste, j'ai fait disparaître des jeux inutiles qui embarassent. Et ce matin, jour des vidanges, j'en mettrai d'autres à la rue.

MissLulus et JeuneHomme pourront reprendre possession du petit coin de terrain pour eux. Bon, ils ne sont pas à plaindre! Ils prennent chaque weekend ou presque... le dehors! Le grand! Pas notre cour: le bois, au chalet! C'est là que mon déclic s'est produit. Je les regardais jouer avec trois bouts de branches, un pot de margarine vide, 28 roches et un filet à papillons (un jouet, je sais! Mais je ne les ai pas tous éliminés.... juste les plus gros qui sont toujours plein d'eau et donc conséquemment de bébittes!). Juste jouer dehors sans trop de contraintes d'espace, c'est assez formidable! On inonde les petits de toutes sortes de jeux. On garnit nos cours, les décore avec presque plus de soin que notre salon, les bourre de meubles et pourtant on ne gagne pas un pouce de verdure!


Je pars ma révolution verte: envahissons les parcs, les espaces verts, les bois, les sentiers pédestres, les bords de lac et bientôt la plage! Avec le strict minimum. Ohhh vite! J'entends le gros camion de vidanges, je me sauve!

mardi 28 juillet 2009

Le meilleur moniteur du camp de jour (ce n'est pas moi!)

Bon, je l'admets. Il ne m'a pas forcée et je n'ai reçu aucun pot-de-vin. Même pas un petit incitatif coquin...

Mais après 6 ans, je rends les armes.

Je suis la meilleure pour consoler, nourrir et organiser ma marmaille mais pour la divertir et l'animer, devant TriplePapa, je dois m'incliner.

Je ne sais pas quel est son truc mais pour motiver un trio d'enfants un peu paresseux, il n'a pas son pareil! En moins de deux, il lance une compétition d'habillage ou un remue-méninges d'idées et les voilà qui s'activent dans la joie. Et si j'essaie de faire de même, j'échoue lamentablement. Pire: je ne suis même pas prise au sérieux!

Et la plupart du temps, j'arrive tout juste à leur tirer un sourire avec mon cabotinage alors qu'il parvient à déclencher des fous rires prolongés en se mettant deux mini-carottes dans les narines!

Il a donc passé une semaine de vacances extraordinaire seul avec les enfants. Ils ont multiplié les petits-déjeuners au restaurant, sont allés au cinéma, au Musée de la Pointe-à-Callière, sur le mont Royal et ils ont passé deux journées ensoleillées dans la piscine.

Et je dois avouer je suis un peu jalouse, ayant eu une expérience désastreuse de «monitrice monoparentale» l'an dernier... J'ai eu beau leur faire faire la tournée des grands ducs des cinq plus beaux modules de jeux des parcs de Longueuil (une merveilleuse sortie pourtant réclamée à cor et à cri!), je n'ai eu droit qu'à une série de crises et de babounes de première catégorie. Une semaine éprouvante que j'essaie depuis de larguer aux oubliettes.

Chacun ses forces? Euh... très peu pour moi! L'été prochain, je vous le jure, j'aurai ma revanche! Et c'est avec moi que les enfants vont s'éclater! Le défi est lancé, TriplePapa!

lundi 27 juillet 2009

Tu enfanteras dans la douleur... version 2009

On s'en croyait sorti. La malédiction de la bible semblait éteinte depuis l'arrivée de l'épidurale et des autres méthodes médicales de soulagement de la douleur. Et voilà qu'on nous dit que la douleur aurait un sens et qu'accoucher naturellement serait bon pour les femmes. Qu'au lieu d'une injection dans le dos, on devrait se tourner vers le ballon de naissance, le yoga, l'acupuncture et les bains...

À quand la dérive de cette idéologie vers les extrêmes comme l'est présentement l'allaitement? Selon mes prophéties, ça devrait être bientôt.

Un accouchement à la carte: ça existe? Quelque chose qui ressemble à chacune et où on a une panoplie de choix parmi lesquels on choisit... Près de moi, il y a...

- AmieM qui n'attendait que la 1ere contraction pour accrocher par le collet l'anesthésiste de garde

- AmieJ qui s'est présentée à l'hôpital avec son iPod garni d'un enregistrement d'auto-hypnose dans une main, ses huiles de massages de l'autre tandis que son chum trimballait la valise, le ballon de naissance et deux sacs magiques;

- AmieB qui jubilait de savoir qu'elle accoucherait le 8 du 8 à 7h45 (ou à peu près!) en césarienne planifiée;

- AmieC qui braillait comme une Madeleine en se rendant à sa césarienne planifiée car BébéC ne s'étant jamais retourné à temps;

- AmieF avait tout lu les livres sur l'accouchement;

- AmieL n'en avait lu aucun (mais son chum, si! Allez comprendre!)

- AmieN se disait "Ça ira comme ça ira!";

- AmieV avait écrit un plan de naissance de 4 pages simple interligne, plus détaillé qu'un mode d'emploi de bébelle high-tech (bref, à faire hurler les infirmières de garde!)

- AmieMF qui aurait souhaité ne jamais avoir à accoucher et se retrouver du jour au lendemain avec BébéMF dans les bras sans passer par la case «accouchement»

Au bout du compte, le même résultat: un bébé!

L'épidurale a été présentée comme THE miracle. Comme le lait maternisé. On l'a vantée hier et on la démonise aujourd'hui. Avouez que les scénarios présentent des similitudes. C'était LA solution jusqu'à ce que la tendance se renverse. Puis, maintenant, il ne faudrait plus la prendre... Des tas de filles prennent l'épidurale! Comme des tas de filles donnent du lait maternisé aussi. À chacune ses choix! Dites-moi pas qu'on va repartir la machine à créer des débats pour/contre l'épidurale...

Et puis, même si les bien-pensants de la maternité estiment que toutes les femmes devraient accoucher sans douleur mais sans épidurale, il faudra redoubler le nombre d'infirmières dans les unités d'obstétrique et greyer les chambres d'accouchement de bains, de ballons et de lecteurs CD avec CD d'hypnose sur le coin de la table. La révolution va jusque là... Et visiblement les hôpitaux ne sont pas prêts à aller jusque là! Pas tout de suite en tout cas! Alors, on ne s'y rendra pas avant eux quand même! À chacun son bout de chemin!

vendredi 24 juillet 2009

En route vers 4 ans

Tiens, pourquoi pas une confession.

JeuneHomme a eu 3 ans il y a quelques semaines. Et... il est toujours dans sa bassinette! Et en route vers 4 ans!

C't'une farce!

Mais pas vraiment, en fait. Si on était l'hiver, il y serait encore. Si c'était pas qu'on va en camping et que dans la roulotte qu'il dorme dans un vrai lit, il serait toujours dans sa bassinette.

Combien de fois ai-je répondu - en créant tout un émoi - "non, je ne vends pas sa bassinette. Il est encore dedans"? Ça a été la même chose avec la chaise haute pour MissLulus. Elle adorait. Elle y grimpait toute seule, pouvait même mettre le plateau elle-même, mais ne chignait pas. Elle aimait voir le monde de haut faut croire. Lui, JeuneHomme aimait la tranquillité de son lit de bébé. C'était son moment à lui. Il y amenait une ou deux voitures, trois ou quatre figurines et une doudou et il semblait vraiment le plus heureux des hommes. Il écoutait sa musique, tranquille. Seul. Son besoin de calme, faut croire après sa journée bien entourée! Il ne voulait pas en sortir, ne grimpait pas ni même sautait sur son matelas. Dites-moi pourquoi je l'aurais sorti de là avant? Juste parce que d'autres mamans semblaient "horrifiées" que JeuneHomme y fasse ses dodos, comme si je l'infantilisais? Euhhh, c'est qu'il est un enfant... C'est parce que je ne le mets pas là de force? Et c'est parce que je ne fais pas systématiquement tout comme ce qui devrait être... En farce, à ceux qui me disaient :"Hein! Il est encore dans sa bassinette? Moi, Merveille-Merveilleuse dort dans son lit de grand depuis ses 19 mois", je leur répondais "Bouaff! Moi, juste avant la maternelle, je vais faire le switch, c'est sûr!".

Bref, tout cela pour dire que les petites manies de nos tout-petits, leurs petits plaisirs... pourquoi les leur enlever juste pour faire comme les autres... et surtout que moi la sortie bassinette va aussi vouloir dire dodo plus compliqué, levers fréquents et dodos dans mon lit... j'aurais été folle de devancer ce jour... Sur ce, où est mon tournevis que je défasse en braillant cette bassinette!

jeudi 23 juillet 2009

Sophie a tout compris (enfin!)

«Oh boy! Elle va nous ramasser!», me suis-je en voyant la chronique de Sophie Durocher publiée dans le nouveau numéro du magazine Châtelaine.

Eh bien non!

Elle trace un portrait très juste de l'état actuel de la maternité et félicite au passage toutes les mères imparfaites pour leur bon travail!

Extrait:

«Mais ce que font ces délinquantes de la maternité est un formidable pied de nez à tous ceux qui pensent qu'il n'y a qu'une seule façon de faire les choses. «Pukapab!» des donneurs de leçons, des diktats de la rectitude politique nataliste. Elles nous rappellent avec humour - et amour - que la maternité devrait être une période d'expérimentation. Nous avançons à tâtons, faisons des essais et des erreurs et gardons ce qui fonctionne pour nous, ce qui correspond à nos valeurs et nous ressemble. Et ce qu'en pensent les autres? Pffft! On s'en fout!»

Pile dans le mille, hein?

Après nous avoir vanté les mérites du manger rigolo l'hiver dernier, Sophie Durocher s'avouerait-elle vaincue dans sa dernière chronique? L'aurait-elle finalement eu sa première bouchée de chou-fleur au visage? Serait-elle passée du côté obscure de la force? Aurait-elle un (Z) tatoué entre deux vergetures?

Alors après les blogues, les livres et les chroniques, il ne manque plus qu'un congrès sur la maternité déjantée! Ou un Salon post-maternité/paternité pour réunir tous celles et ceux dont la balloune a dégonflé après de trop nombreuses nuits blanches. Avec Sophie comme porte-parole, bien sûr! Maintenant qu'on est copines (on l'a lu dans sa chronique!), elle nous doit bien ça...

mercredi 22 juillet 2009

J'ai 361 mois

Je pense que dorénavant, quand les gens vont me demander mon âge, c'est ce que je vais répondre. Mis comme ça, je ne sens pas trop le poids de la trentaine. 361 mois, c'est pas très vieux.

Je suis inspirée par les parents que je rencontre et qui, à la question «quel âge a votre enfant», me répondent en mois.

En bas d'un an, je ne tique pas.

Mais rendu à 17 mois, je me dis: ton bébé n'a pas 17 mois, il a un an et demi.

Et 25 mois, j'appelle ça deux ans. Le mois supplémentaire ne change pas grand chose à la donne.

Je ne sais pas ce qui pousse les parents à continuer de compter l'âge de leur enfant en mois, sinon une sorte de nostalgie du bébé, une sorte de refus de voir son enfant grandir. Comme si les mois gardaient un enfant plus petit.

C'est vrai qu'un bébé, ça ne reste pas bébé longtemps. À l'hôpital, on regarde son enfant en s'étonnant qu'il n'ait pas encore une journée. La visite arrive, on dit «il est né il y a 12 heures».

Puis, une semaine après sa naissance, on se dit qu'il n'y a pas longtemps on comptait sa vie en heures.

Au bout d'un moment, on abandonne le décompte en semaines pour passer aux mois. C'est là que certaines personnes ne décrochent pas.

Ont-elles peur de faire vieillir leur bébé trop vite?

(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

mardi 21 juillet 2009

Un enfant laid est-il plus difficile à aimer?


La laideur.

Après la maladie, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus injuste dans la vie d'un enfant?

Le petit n'a rien demandé. Il est débrouillard, gentil, hyper futé mais... il est laid. Et pas rien qu'un peu: le nez trop long et pointu, des oreilles de gnome, des yeux creux, les cheveux fourchus, une dentition qui implore l'appareil dentaire...

Et quand l'enfant en question a sa photo accrochée dans le bureau de son papa -qui s'avère être un collègue de travail- imaginez le malaise...

Heureusement, même si mes yeux ne pouvaient manquer de s'arrêter sur la photo à chaque fois que je passais devant le bureau du fier papa, je n'ai jamais été en contact avec lui directement (et heureusement, ça n'arrivera jamais car j'ai changé d'emploi!). Mais ça ne m'empêchait pas d'imaginer les pires scénarios:

- C'est votre fils? Aaaaah... Il tient ça de sa mère? (oups!)

- Vous n'aviez vraiment pas d'autres photos plus réussies pour mettre à la place de celle-ci? (re-oups!)

Sérieusement, sa face me rendait mal à l'aise! Et je souhaitais qu'en chair et en os, il ait un «charme naturel» assez puissant pour réussir à camoufler ses défauts physiques.

Quand on y pense, la beauté n'est-elle pas le plus grand atout d'un enfant? Elle attire naturellement le regard et l'attention et le rend immédiatement attachant. Il suffit qu'un bel enfant monte dans un autobus pour que les passagers soient gagas. Pourtant, c'est tout le contraire qui se produit quand le petit n'est pas gâté par la nature. Quand il ne suscite pas l'indifférence, il fait détourner le regard des autres mais pas pour les bonnes raisons... Et je serais prête à parier qu'un mignon petit tannant se fait moins réprimander en classe qu'un p'tit morveux pas cute.

«Tous les enfants sont beaux aux yeux de leurs parents!», direz-vous. Eh bien non, c'est un mythe! Le Time révélait récemment que les parents ne seraient pas du tout insensibles à la laideur de leur enfant. Pire encore, l'amour «inconditionnel» de la mère serait directement lié à la beauté de l'enfant. Plus un bébé est beau à la naissance, plus l'amour maternel serait puissant. Mais cela s'applique aussi à l'inverse. Plus l'enfant est laid, plus l'attachement serait difficile.

Qu'en pensez-vous? Est-ce possible de trouver son enfant laid?

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Sur la photo: Cher et Eric Stoltz dans une scène du film Mask.

lundi 20 juillet 2009

Surnoms : la catastrophe ou pas?

Vous appelez votre enfant Juju, "Ma petite fouine", mon petit ange, mon beau trésor, Schtroumpf grognon, Mini-Monsieur Craque-Poutte, ma poulette, ma puce, mon ouistiti ou un surnom totalement inventé par vous en une suite bizarre d'onomatopée dont vous êtes parfois un peu gênée de répéter en public? Bref, on donne tous à nos enfants de jolis... et d'affreux surnoms. Sans compter tous ceux qu'il recevra à l'école aussi!

Envie de passer chez la psy? Il parait que tous les surnoms que l'on donne ont une signification. Exagéré? Je ne sais pas. Quand on donne un surnom pseudo-méchant (Mini-Monsieur Craque-Poutte, disons), on essaie en fait de conjurer le mauvais sort, un peu comme la dernière fée dans La Belle au bois dormant qui tente de revirer de bord le souhait de la méchante sorcière. En fait, on l'appelle Monsieur Craque-Poutte, mais on veut qu'il soit tout le contraire. Espoir vain... trop souvent.

Bref, étendez-vous avec la liste des surnoms que vous donnez à vos enfants et lisez ceci. Sois vous changez de surnoms... ou vous intensifiez le tout!

vendredi 17 juillet 2009

Concours (Z)estival

Il pleut, il mouille, même les grenouilles sont à boutte?

Profitez d'une journée où il y aura plus d'un rayon de soleil pour sortir avec votre tribu! Et pas n'importe où! À La Ronde ou au Labyrinthe Artic Gardens à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Et pour ne rien débourser, rien de plus facile: participez à notre concours (Z)estival !

Envoyez-nous un courriel d'ici le 5 août, 5h05 du matin et dites-nous comment vous avez découvert les (Z)imparfaites. Bébé fa-fa, hein?!

À gagner:

- 1 forfait familial (comprenant les entrées-manèges pour une journée pour 2 adultes/2 enfants) à La Ronde

- 2 forfaits (comprenant chacun les entrées pour 2 adultes et 2 enfants) pour le Labyrinthe.

Les gagnants seront annoncés sur le blogue le 5 août... et les billets vous seront postés dès le lendemain!

***

En attendant, voici quelques photos et pour les malchanceuses qui ne gagneront pas (Ohnnn!)

En passant, sachez que La Ronde a devancé de plus de deux semaines ses forfaits mi-saison:
58 $ pour le passeport mi-saison, soit seulement 19 $ de plus qu’une entrée-manège. Reste à espérer qu'il fasse beau pour cette autre portion de l'été...




Bye Bye mon cow boy!

Les Américains font de leurs enfants des adeptes du rodéo. Mais pas besoin de traverser la frontière pour trouver des balades hard à dos de mouton: juste à aller dans les festivals western (Saint-Victor, entre autres). Des petits qui s'aggrippent à un mouton déchaîné; ça fait peur à voir.

Mais à petite échelle: on avoue que l'atttrait westernien nous a atteint. Étrange tendance, mais bon! Ici, MissLulus a un chapeau et des bottes de cow boy, Lolo aime Lucky Luke et JeuneHomme trippe sur un petit livre Petit Cow Boy parce qu'il croit que c'est Woody de Histoire de Jouet (au fait, on attend ici de pieds fermes la sortie du 3e épisode de ce film... avant que la folie s'estompe!). Et pour ajouter encore plus de délire à cette passe intense de cow boy, on a trouvé ces bottes en cuir version mini pour les bébés de 0 à 6 mois. Coudonc, la vague western aurait-elle frappé même les parents?

Pas que je trippe cow-boy, mais je les aime beaucoup mieux que les Transformers ou autres superhéros du temps futur. Moi, un brin de nostalgie, j'adhère! Quand il joue à se batailler version farwest, les coups sont moins violents qu'avec un turbo-fusil-lanceur-de-laser-ultra-puissants. Et il y a toujours un shérif (ou une shérife... moi!) pas loin pour faire régner l'ordre et ramener le calme! Après une bonne course à cheval (et non dans une fusée-plus-vite-que-vite), j'apprends à mes cow boy qu'il faut ensuite s'écraser à l'ombre, le chapeau sur les yeux et faire la sieste! ;-)

Je pense que Mitsou devrait ressortir son hit et l'adapter pour les petits. Succès assuré!

jeudi 16 juillet 2009

Les goûts discutables des enfants

Les goûts de mes enfants m'ont toujours estomaquée.

On dirait que tout ce qui est affreux et de mauvais goût attire invariablement leur regard. Qu'ils sont toujours en pamoison devant l'horrible morceau de vêtement que je m'étais jurée qu'ils ne porteraient jamais. Qu'ils choisissent comme souvenir de voyage la pacotille la plus moche et la plus attrape-touriste de tout le magasin. Qu'ils craquent dans une vente de garage pour le bibelot le plus laid qu'on puisse imaginer (voir photo... Eh oui, ils ont même pu l'avoir en double!). Qu'ils s'extasient invariablement devant la sculpture d'un goût douteux vue au détour d'une virée touristique.

Je vous jure, quand je rentre dans un musée avec eux, je peux quasiment prévoir ce qu'ils trouveront superbe (Facile: c'est tout ce que moi je trouve épouvantablement laid). Mais comment peuvent-ils avoir toujours aussi mauvais goût?

Je veux bien qu'ils développent leur autonomie et leurs intérêts en les laissant faire certains choix, mais de grâce, dites-moi que ça s'améliore avec les années! Car à 4 et 6 ans, mes enfants sont des adeptes du quétaine en pleine puissance!

(z) Imparfaite invitée: So

mercredi 15 juillet 2009

Rester à la maison: des vacances?

Il ne reste que 15 jours avant mes «vraies» vacances et je ne tiens plus en place! À vrai dire, je suis excitée comme une puce à l'idée de faire les valises et d'empiler bagages et enfants dans la voiture pour deux semaines de repos loin de la maison.

C'est plus fort que moi, j'ai besoin de lever les voiles et de quitter mes quatre murs pour avoir l'impression d'être vraiment en vacances. Et ce sentiment a le pouvoir de changer mes perceptions du tout au tout. La preuve: même faire le lavage devient excitant!

Enfant, j'ai pratiquement passé toutes mes vacances d'été chez moi. Mon père était atteint du syndrome «On est donc bien chez nous!». Je passais donc l'été à squatter les piscines de mes voisins et amis et à attendre éperdument la rentrée scolaire. Quand j'ai eu l'âge d'avoir un emploi d'été, j'ai commencé à apprécier les mois de juillet et août. C'est tout dire...

Aujourd'hui, j'ai beau avoir une grande cour et une piscine, je ne peux pas me résigner à rester à la maison lors des (si courtes) semaines de vacances estivales. Bien sûr, je suis heureuse de faire un BBQ, déjeuner/dîner/souper sur le patio, profiter de la piscine, faire un feu et veiller dehors mais ce ne sont pas des vacances. C'est juste l'été!

Mais il semblerait qu'avec la crise économique, le prix de l'essence, les pertes d'emplois, un nombre record de familles américaines privilégieront la ««staycation» à la «vacation» cet été.

Quelles sont les règles d'une «staycation» réussie? Elles se résument en quelques mots selon le site ivillage.com: planifier, décrocher, visiter les alentours, se payer la traite, prendre des photos et rester positif (!)

Désolée, je ne suis pas convaincue... ça ressemble beaucoup trop à mes week-ends!

Et vous, que faites-vous pour vous sentir en vacances à la maison?

mardi 14 juillet 2009

Été sans féminité

MissLulus, je l'ai habillée de minuscules collants et de mignonnes robes dès sa sortie de l'hôpital. Je n'allais pas me priver; j'avais une fille! Je lui ai trouvé des jumpers de jean ultra mimi, des jupes colorées, des chemises féminines, etc.

Résultat?

6 ans plus tard: ma fille est le clone de Elie du film Up. Elle pourrait passer son été avec un short, un vieux t-shirt difforme et ses bottes de pluie (ou ses gougoumes lors d'exceptionnelles journées avec soleil!). Exit la touche féminine! Ses ongles sont sales en permanence malgré la mince couche de vernis qu'elle applique de temps en temps dans un soubresaut de féminité. Rajoutez à cela la perte de ses deux palettes lui conférant un style rivalisant avec celui de Fifi Brind'acier. Je ne vous ai même pas parlé de ses pyjamas. Elle porte invariablement ceux qui sont trop courts. "Je les aiiiiiiiiiiime". Même la nuit, elle détonne vestimentalement parlant. J'ai même poussé le tout jusqu'à lui couper les cheveux au carré aux oreilles car je n'en pouvais plus de sa grêve de lulus et de barrettes. On s'entend que des passes (lousses, car autrement, ça l'achale...) dans les cheveux pour aller au soccer, ce n'est pas merveilleux! Je vous le dis qu'en matière de féminité, on est descendu bas. Et j'ai remarqué qu'en été, son affranchissement à la féminité est à son paroxysme. L'hiver, elle joue avec Momo et Lili aux princesses, à l'école et se maquille volontiers avec elles. L'été, bonjour les épées, les bâtons de bois, les escargots gluants, la pêche, le baseball, les châteaux de sable et de boue avec Lolo et JeuneHomme.

Et le pire?
- "Maman, je suis obligée de prendre un bain?"
- "Euh oui!! Tu viens d'aller au soccer. Tu as les cheveux tout humides (lisez: gras) et tes avant-bras sont tachés (lisez: huilés) de popsicle fondu!"
- "OK. Je me dépêche. Cela veut dire que demain, puisque je n'ai pas de soccer, je ne prendrai pas de bain ni de douche. Trop coooool"

Voulez-vous bien me dire ce qu'est advenu de sa féminité? Ne serait-ce qu'une petite parcelle? Je n'ai pas hâte à l'hiver, mais presque...

Sérieusement, elle est sur la bonne voie pour être imparfaite et ne pas se soucier des qu'en-dira-t-on! Faut se consoler! ;-)

lundi 13 juillet 2009

Moi, mère?!

C'est rare, je l'admets, mais il y a des matins où je me réveille par moi-même. Toute seule. Sans que le bruit de la porte de chambre de Lolo qui s'ouvre ou celui du premier pipi matinal de Momo me tirent du sommeil.

Et dans ces rares moments de flottement, entre les rêves et la réalité, j'oublie que je suis mère. Pour quelques secondes seulement, je me sens moi et j'ai 22 ans dans ma tête. Puis je reprends contact avec ce qui m'entoure et les dizaines de dessins et de bricolages d'enfants me rappellent rapidement que je suis une mère.

Pourtant je ne me sens pas «mère». Pour moi, une mère ressemble à une mère, s'habille en mère et a des passe-temps de mère. Et moi, je n'ai rien de tout ça. Je suis encore moi et rien n'a changé depuis que j'ai enfanté. Je ne fais pas plus de tartes et de biscuits qu'avant et je suis toujours aussi allergique à l'aspirateur. J'achète tous mes desserts à la pâtisserie et je n'ai pas une recette de cigares au chou digne de ce nom. Je n'ai même pas de photos de mes enfants dans mon portefeuille... alors que ma mère a encore toutes mes photos de classe dans le sien!

Bref, rien de tout ça arrive à me convaincre que je suis une mère.

Mais quand les enfants débarquent dans la chambre en commando pour me réveiller, là, croyez-moi, je n'ai plus aucun doute! Et c'est très bien comme ça!

vendredi 10 juillet 2009

Longue attente

Je ne sais pas ce que vous faites, vous, mais moi j'attends. J'ai eu le temps de prendre deux autres tasses de café. Loin de me calmer, je me sens encore plus à pic. Le coeur me cogne dans la poitrine. Je regarde l'heure et je rage.

J'attends depuis précisément 24 heures. 1 journée. Pour un retard, c'est quand même considérable, non?

Bon! Ça y est: je me ronge les ongles en ayant le pied qui martèle le plancher. Je fixe l'horloge. 8h40. Et pas un signe de vie! Pas le moindre petit espoir. Pas d'appel pour dire qu'il est prend seulement tout son temps...

Je n'ai plus d'ongles. Quoi faire? Tiens, si je pianotais frénétiquement sur le coin du bureau. En poussant de longs soupirs, c'est encore mieux. "Ma vie est finie. Mes nerfs ne tiendront pas le coup encore longtemps. Je ne survivrai pas à cela...". Je trésaille sous l'émotion. Je sens que je vais craquer!

"Maman, qu'est-ce qui se passe?", demande JeuneHomme.
"T'as l'air fâchée!", renchérit MissLulus.
Et ils retournent jouer et chasser Buzz LightYear, un mammouth et Nemo. J'entends au loin, JeuneHomme qui s'obstine avec sa soeur, qui refuse de lui prêter un jouet, MissLulus qui l'assome de "Pas gentil", etc. La routine, quoi? Cette pensée me fait couler une larme.

Et c'est là que j'explose. Oui je suis fâchée! J'attends et j'ai la furieuse impression de m'être fait avoir. Une genre de bien bien bien mauvaise blague. Je lorgne encore vers l'horloge. Je pense que je pourrais la crucifier en direct juste par la force de mon mental! Je vous le jure! Une journée que j'attends. UNE JOURNÉE, bordel. Je finis par m'écrouler. Je m'écroule sur la table de la cuisine, le cheveu hirsute, les yeux cernés, le teint vert à force d'attendre, les nerfs en boule, etc. Et je braille. Je braille. Je braille....

Une journée: autant dire la vie entière. Une journée d'attente. Sans nouvelle. Sans signe manifeste de changement. Pourquoi? Qu'ai-je fait pour mériter cela?

La déception fait place à la rage. La colère noire. Violente. J'aurais le goût... le goût de... le goût de quoi? Je ne sais pas, mais quelque chose d'aussi violent que ma furie!

Je me suis fait avoir. J'y ai cru. Vraiment. Qu'hier, tout changerait. Voilà une journée que je guette et qui ne se passe rien. Une journée que j'attends...


...


Que j'attends un signe me prouvant que le Terrible Two se termine et non, ça ne se produira pas. Je dois me rendre à l'évidence: après le Terrible Two vient le Terrible Three. Ou c'est le même qui a pris racine. Peu importe, le résultat est pareil. Juste avec plus de vocabulaire. On a même eu droit au premier sacre quand JeuneHomme a renversé tout son jus sur lui. Juste avant une petite crisette.

Nonnnnnn. Pitié. Depuis hier matin, à l'heure précise de sa naissance, un signe, quelque chose de minime, qui me ferait croire que le spectre du Terrible Two avait déserté la maison (et JeuneHomme, en fait), mais non... Rien. J'ai attendu pour rien. Après une journée de patience (à vif), je rends les armes. Ou plutôt je les reprends pour affronter une autre "terrible" année avec JeuneHomme. (Voyez ce vidéo où un moustachu nous dit que l'extension peut tenir jusqu'à 4, 5 ou même 10 ans.... A-U--S-E-C-O-U-R-S!)

Faut que je me fasse à l'idée... Il n'est pas trop tôt pour un p'tit verre de rosé? Au fond, pourquoi attendre... non?

jeudi 9 juillet 2009

Grand écart deviendra petit


JeuneHomme a 3 ans. Aujourd'hui. Et moi, au lieu de goûter tout sourire à son gâteau, je vais me surprendre à m'imaginer en fée marraine et à lui souhaiter 2341 voeux. Mais le plus cher: ne grandis pas trop vite.

Souvent, je trouve que JeuneHomme est passé dans le «beurre», derrière une grande soeur extravertie et moulin à paroles, ayant déjà séduit tout son monde. Il est arrivé sans grand fracas, à part ses cris puissants. Pour lui, n'ayant pas été piqué par une aiguille de gramophone, c'est sa manière, depuis toujours, de nous signifier sa présence. On le regarde avec les mêmes yeux qu'on regarde MissLulus. La différence pourtant: 3 ans et demi. Parfois - même souvent - j'oublie qu'il n'a que 3 ans. Je le vois plus grand qu'il ne l'est.

Je voudrais qu'il parle plus, qu'il chante plus, qu'il compte bien, qu'il dessine bien, qu'il écoute pile poil, etc. Je le reprends s'il tient son livre à l'envers; je le reprends quand il dit "hippotopame", je le reprends quand son cercle n'est complètement fermé, quand il inverse ses bottes de pluie, etc. Des fois, j'oublie qu'il a 3 ans et non 6, c'est vrai!

Mais des fois, aussi, je voudrais bannir cet écart. Les mamans de plus d'un enfant vivent-elles comme moi un décalage? Je me suis longtemps sentie coupable (mauvaise mère, sans coeur, name it!) les premières semaines après sa naissance de ne pas le comprendre, de ne pas le deviner, de ne pas l'aimer autant que sa soeur... Elle avait trois ans et demi d'avance et je ne l'acceptais pas. J'avais du temps à rattraper avec lui. J'avais un but en tête (courir plus vite que le temps) et je n'en démordais pas. Je voulais être la même maman pour les deux. Les connaître parfaitement tous les deux. Déchiffrer la moindre expression. Pareil. Égal. Puis, trainant ma crainte de ne pas être une copie conforme, les mois ont passé. Non, sans crises. Je m'obstinais à bercer JeuneHomme en lui chantant des chansons parce que MissLulus avait adopté cette routine. Je flattais le cou de ma fille qui frémissait chaque fois que je passais trop proche de ses oreilles (elle détestait) parce que mon gars aimait se faire minoucher de la sorte. Le retard était toujours là.

Un jour, mon amie So m'a avoué avoir senti ce même décalage. Déjà, je me suis sentie mieux. C'est une course perdue d'avance. Je n'y arriverais jamais... Quoique je fasse, MissLulus aura toujours trois ans et demi de plus d'expérience avec moi que lui... Puis, je suis tombée sur un épisode de SuperNanny où elle faisait écrire aux parents les qualités et les intérêts de chacun de leur enfant. «Pffft trop facile», que je me souviens avoir lancé comme commentaire. Mais deux jours plus tard, l'exercice m'étant resté en mémoire, je me suis attelée à la tâche.

Oups! Pas si facile (essayez!!). Je les ai regardés puis, je me suis mise à départager les goûts et les aptitudes de chacun, leur trait de personnalité et leur dédain. Quel choc: j'avais deux enfants différents. Et le temps que je perdais à vouloir me cloner en maman identique pour chacun d'eux, je ne l'occupais pas à les suivre dans leur propre élan.

Désormais, je sens que l'écart se ramincit vraiment. Je connais encore mieux chacun d'eux et je sais que MissLulus aura toujours une certaine «avance» de temps... Mais il m'arrive aussi de comprendre plus JeuneHomme, même avec notre retard commun... Et lui aussi me devine parfois mieux que sa soeur. L'écart est mouvant.

Ne grandis pas trop vite JeuneHomme, j'ai tout mon temps pour toi encore. Et j'aime apprendre à te connaître tout doucement! C'est aussi grâce à toi que je deviens imparfaite (et heureuse) un peu plus chaque jour! Bonne fête!

mercredi 8 juillet 2009

Un placenta pour dîner?

Je pensais que cette tendance était révolue, disparue avec les derniers soutiens-gorges brûlés par nos prédécesseures dans les années 70, mais le mouvement a évolué et s'est adapté aux goûts du jour si bien qu'aujourd'hui, on mange encore notre placenta... mais on l'avale désormais sous forme de capsules.

L'effort est louable car les propriétés du placenta sont reconnues depuis fort longtemps. Manger son placenta permettrait d'accroître la production de lait maternel et de chasser la dépression port-partum. Mais l'exercice n'en demeure pas moins indigeste. Quiconque a déjà vu un placenta en personne, ne peut s'imaginer l'engouffrer avec plaisir. La chose a beau être apprêtée au vin rouge et fines herbes, elle demeure très loin du foie de veau au porto!

L'idée de déshydrater le placenta et de l'encapsuler pour le consommer comme un supplément alimentaire est brillante. Pas d'odeur, pas de texture, pas de dégout. On avale d'un trait la petite capsule et le tour est joué­.

Un reporter du Time en a fait l'expérience après l'accouchement de sa femme. Il présente sa rencontre avec une chef spécialisée dans l'encapsulation de placenta dans cette vidéo fort sympathique. Et il raconte le chemin qu'a suivi le placenta, du ventre de sa femme jusqu'à sa cuisine, avec beaucoup d'humour dans cette chronique.

Et, franchement, ça nous réconcilie (presque!) avec l'idée. Mais de l'idée à l'action, il y a un pas... Le franchiriez-vous?

mardi 7 juillet 2009

Soyez heureuses, pas parfaites!

Ce titre (Be Happy not Perfect), tiré d'un article du site ivillage.com est le nouveau credo des (Z)imparfaites. Simple et efficace, il traduit en peu de mots ce que nous nous efforçons d'exprimer depuis un an sur ce blogue. Mieux encore, il nous recentre sur la vraie de vraie priorité de la maternité: le bonheur!

Une journaliste du magazine Enfants Québec me demandait récemment si les (Z)imparfaites poursuivaient une mission. Une mission?! Ce n'est pas un peu trop sérieux, une mission? Décoincer la maternité, est-ce une mission? Humblement, je crois que les efforts faits en ce sens de la part de toutes les mères qui en ont ras-le-bol sont en train de porter fruit.

Même le Time s'est penché sur la question. «Ce que les mères devraient apprendre des pères» titrait le prestigieux magazine il y a quelque temps. Car il faut admettre que les hommes ont la grande qualité de ne pas s'en faire avec grand chose et, surtout, ils ne font pas l'erreur de se comparer entre eux. Ils ont la paternité légère et, la plupart du temps, tout aussi efficace, quoi qu'on en dise.

Le Time reprochait aux mères d'avoir fait de la parentalité une profession qui implique de devoir performer sous l'oeil d'un «conseil d'évaluation des compétences ultrasévère composé de pairs» (nous, les autres mères) à la critique affûtée, ce qui a pour conséquence de créer un climat de compétition malsain.

Bref, à force de prendre la maternité trop au sérieux et se documenter comme si on préparait un post-doctorat dès la première nausée, nous l'avons détournée de son but premier: le plaisir d'être mère!

Alors oui, les (Z)imparfaites sont en mission! Et nous recrutons en plus! Car il va falloir une armée de mères prêtes à aller au front pour faire taire les spécialistes de la parentalité qui nous dictent une conduite ultra-parfaite et qui tentent de nous faire crouler sous la pression.

Et qui sait, un jour, les mères n'auront plus honte de sortir un petit pot de purée non bio en public...

lundi 6 juillet 2009

Dernier round vers le petit pot

Chaque été, c'est pareil! La frénésie me reprend! Je me dis que ce sera le temps parfait, le moment idéal, c'est presque écrit dans le ciel...


***

Dommage que le lâcher prise n'est pas compris lors de l'accouchement. Car en matière, je suis plutôt pourrie. Et quand vient l'été, malheureusement - pour moi - des envies de petit pot me reprennent. Pas de confiture (je les aurais mis au pluriel), mais bien THE petit pot. THE one!

«C'est l'été, profitons-en pour le mettre propre!»

Ouin.

Et puis tant pis! J'ai (un peu) compris ma leçon et à presque trois ans après avoir accouché, je viens d'expulser mon lâcher prise. Comme cela!

Au diable
... Pee et Poo
... l'armée de la propreté
... le projet Petit Pot de Huggies (promis à nous faire acheter encore plus de Pull-Ups à un prix exorbitant!)
... les dizaines de livres martelant peu subtilement JeuneHomme de trôner royalement dans la chambre de bain (on a vu des adultes souffrant de constipation lire des livres sur la joie inconmensurable des laxatifs... bien que je sois une fana des livres et que je rabâche les oreilles de tous sur la pertinence de lire aux enfants, je doute fort de l'effet des livres sur le processus du pipi... En fait, je sais que les enfants flairent rapido la conspiration et risquent davantage de ne plus vouloir approcher un livre si je lui en refile toujours un où le personnage principal jubile à l'idée de se défaire - instantanément et presque par magie - de ses couches!)
... les versions toujours plus améliorées des petits pots (à l'effigie de Dora, les Princesses, Diego, Flash et j'en passe, puis la nouvelle génération techno: lumières et musiques et la «next» génération qui comprendra probablement un ordinateur ou un MP3 intégré)
... les livres de pros qui nous jurent que tout sera réglé en 4 étapes rapides suivies de 2 exercices de renforcements positifs du genre Dre Nadia et cie. (au fait, quelqu'un l'a lu son bouqin Bye bye les couches... un avis, svp)
... les tableaux de motivation (j'ai du perdre une paye en autocollant lors de ce fameux passage chez MissLulus)
... les promesses folles pour inciter l'enfant qui finit par ne plus croire en rien ou qui laisse tranquillement monter les enchères!
... mon espoir d'été sans couche...

Le pire, c'est que je le sais: quand moi je vais avoir réglé le problème dans ma tête (lire ici: arrêtez de stresser avec cela alors que je n'ai AUCUN foutu contrôle), je sais que JeuneHomme fera le grand saut... Tout seul. Comme c'est arrivé à MissLulus. Elle avait trois ans et trois mois. Elle pouvait tenir une conversation d'adultes, faire des dissertations sur de profondes réflexions, mais contrôler ses envies: nop! Alors, pourquoi JeuneHomme serait différent! Faut que je me calme moi-même!

Alors, go go go moi. Je lâche prise! Il y a quelqu'un qui voudrait me donner un p'tit autocollant pour me motiver à continuer ma zénitude... Vite, offrez-vous quelqu'un; j'ai encore une couche à changer! ;-)

vendredi 3 juillet 2009

J'anticipe la «première fois»

Mes filles n'ont que 6 ans mais c'est plus fort que moi, j'anticipe leur «première fois». Momo a perdu une dent lors de son party de fête, ce qui m'a inspiré ce commentaire pas très inspirant: «À 6 ans, tu perds une dent à ton party, à 16 ans, tu perds ta virginité!» Ce à quoi tous les invités présents (ou presque) ont répliqué: «À 16 ans, t'es folle! À 12 ans plutôt!»

12 ans !! Dans 6 petits années mes filles seront des adolescentes en rut! Le pire, c'est que j'arrive presque à le croire. Car j'ai l'impression que depuis quelque temps mes filles vieillissent de deux ans par année. Leur croissance semble défiler en accéléré. Et leurs préoccupations suivent leur courbe de croissance en mutation.

Momo me faisait d'ailleurs part d'une angoisse 100% adolescente récemment:

- "Maman, quand je vais aller à l'université, est-ce que je vais avoir des seins?"

- "Bien heureuse d'apprendre que tu veux aller à l'université ma belle, mais tes seins, ils devraient apparaître bien avant ça!"

- "Cool!!!"

Cool??!?!?

Certainement pas pour moi! Je ne sais pas pour vous mais moi, je ne me rappelle pas m'être préoccupée de l'existence de mes seins avant mes 12 ans, justement!

Alors imaginez quand elle tombera «sérieusement» en amour avec l'«homme de sa vie»? Je serai en alerte maximale nuit et jour! Je lui grefferai une puce avec GPS intégré aux fesses, je l'appellerai sur son cellulaire au 15 minutes, je lui demanderai son emploi du temps détaillé en 3 copies, je mettrai un détective à ses trousses, je...

... je lui offrirai de vivre ce moment important dans le confort de son foyer. Je lui permettrai de vivre une «première fois» agréable en lui laissant la maison pour une soirée, en plaçant à portée de mains tout ce dont elle aura besoin pour ne pas gaffer ni regretter de l'avoir fait.

Oui, c'est ce que je ferai...

Mais pas avant ses 16 ans, d'accord?!

jeudi 2 juillet 2009

Moins (z)imparfaits que nos parents?

Cet été s'ajoute à notre vie de famille une nouvelle expérience: le camping saisonnier.

Papa (trop) zen et moi ayant vécu nos étés d'enfance en camping, nous souhaitions perpétuer la tradition en permettant à nos mousses de vivre leur été de façon un peu plus libre qu'en ville tout en créant des liens avec des copains qu'ils verront régulièrement.

Mais après quelques fins de semaine en camping, on s'est vite rendu compte qu'on ne pouvait pas être des parents aussi insouciants et (z)imparfaits que nos parents l'étaient avec nous jadis.

Alors que j'imaginais Choupinette circuler librement sur son vélo à travers le terrain de camping comme je le faisais à 6 ans, j'ai peine à la perdre de mon champ de vision sur ses 2 roues. Et alors que j'imaginais PetitLoup s'amuser à lancer des cailloux sur l'eau pour leur faire faire des bonds, voilà que je stresse à l'idée que le caillou prenne un faux départ et atterisse en plein visage de sa soeur...

Et ce n'est pas qu'une histoire personnelle. Les différences entre la société d'il y a 30 ans et celle de maintenant sont majeures. Qu'on ne pense qu'à toutes les normes et lois en matière de sécurité pour les enfants. On a presque tous reçu un moment donné un courriel du genre: "Nous avons survécu aux années 70!". Les années où on faisait des voyages à Old Orchard couchés sur le banc arrière de la voiture. Les années où les barrières pour bébés étaient faites en accordéon avec un espace juste assez grand pour y entrer la tête, les années où on dormait sur le lit de Matante Berthe, au travers du tas de manteau à 1 an pendant que papa et maman terminaient le party en buvant un dernier petit "drink" avant de prendre la route!

Combien de conflits intergénérationnels ces différences ont-elles fait éclater? Beaucoup à ce que j'entends!

Et quand j'y pense, je me demande si c'est notre génération qui est trop protectrice comme parents ou celle de nos parents qui était trop insouciante. Qu'en pensez-vous?

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 1 juillet 2009

Le compte est bon

Le nombre d'enfants qu'on aura. Certaines femmes ont un chiffre fixe dans la tête depuis l'enfance et y tiennent mordicus, coûte que coûte! Leur couple bat de l'aile, leur situation financière visite les bas fonds, mais elles multiplient les rejetons pour atteindre leur idéal. Pour elles, la décision est passionnée, sentimentale et personnelle. D'autres hésitent à en avoir. Elles y songent longtemps, longuement. Elles mesurent le pour et le contre deux fois plutôt qu'une. Pour elles, la décision est plutôt mathématique, raisonnable et réfléchie. Certaines (comme moi) rêvaient d'en avoir bien plus, mais entre le rêve et la réalité il y a tout un pas! J'ai divisé par deux le nombre d'enfants qu'on imaginait avoir. Et c'est très bien ainsi! Tant qu'on n'est pas maman, je pense qu'il est difficile de savoir combien on en veut vraiment. Mais à chacune sa décision... ce constat philosophique s'applique à nous, mais cela ne nous empêche pas de provoquer quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve de recueillir malgré soi de nombreux commentaires... plates!

On fait un petit palmarès? Chez les (Z), on aime les palmarès! Au fait, vous savez que dans exactement 6 mois - eh oui, déjà!- , on publiera notre deuxième édition du palmarès des prénoms selon les (Z)imparfaites... avouez que vous vous mourrez d'impatience. En attendant, vous pouvez toujours nous envoyer des idées de catégories et des suggestions de prénoms... )

Tu n'as qu'un seul enfant d'un an. Oh! Pauvre lui! Vous n'allez pas le laisser tout seul au moins...
Tu as toujours qu'un seul enfant de deux ans. Mais, c'est pour quand le p'tit 2e?
Tu as un garçon et une fille. Vous n'en voulez pas un 3e? Ah non, c'est vrai: vous avez déjà le couple?
Tu as deux enfants du même sexe. Vous voulez pas vous essayer pour (ajoutez ici le sexe manquant)?
Tu as trois enfants. Un quatrième? Pour vrai? Eh bien! Vous êtes courageux!
Tu as 4 enfants. Un autre? Vraiment? Vous devez avoir tout un salaire? Vous pourriez avoir une garderie...
Plus de cinq enfants. Ils sont tous à vous? C'est le même père?

Et je ne m'imagine pas ce que doivent entendre comme commentaires les mamans avec un gêne de la maternité terriblement vibrant qui décident d'avoir plus de 6 enfants. Et celles qui en ont 10 comme celle-ci.

Des commentaires à ajouter à notre liste? Allez, on se défoule!