mardi 13 octobre 2009

Les (Z) au petit écran

Eh oui! On a passé du blogue au livre. Et là, on va passer de nos sacs en papier au petit écran de la télé.

Demain, nous serons à l'émission Franchement Martineau (à midi trente à LCN) avec Richard Martineau. Puisque sa blonde, Sophie Durocher, a bien aimé notre livre, on souhaite bien qu'il l'a lu du même oeil.

Et ensuite, on file au lancement! Alors, c'est doublement la chance de nous voir! ;-)

That's it! That's all!


Le lavage, quel ouvrage! La vaisselle. Le plancher. L'auto. Le bureau. Le bain. Les murs. Les fenêtres. Le linge. Tout cela, ça va... Mais laver les enfants (les dents, les cheveux, le corps, les ongles, la bouche, etc.): quel ouvrage! Tous les jours. Comme un jour de la marmotte perpétuel.

3407 bains. 1500 lavages de cheveux. Près de 500 coupes d'ongles (près de 1000 si on compte le doublé mains et pieds). Bah, c'est sûr que c'est moins parce que je n'ai pas été la seule à "laver" les enfants (D-I-E-U-M-E-R-C-I!) Mais c'est quand même trop! Surtout quand pour les enfants, c'est comme si je les amenais à la torture.

Alors? J'ai fait quoi? Je choisis mes batailles. J'ai expliqué clairement aux enfants que tant que c'est moi qui décide, ils prendront leur bain TOUS les soirs. That's it, that's all (leur nouveau mantra - et le mien!! - depuis que je leur ai expliqué ce que ça veut dire! Soyez assuré qu'ils mettent fin à une discussion ainsi!). SAUF que des fois, je vais choisir mes batailles et leur permettre de ne pas se laver. Des soirs où je suis brûlée. Des soirs où je suis pressée. Des soirs où les devoirs se sont étirés. Des soirs où on a trop de plaisir à faire autre chose. Mais c'est moi qui l'aurai décidé.

Parce que pour moi, si le lavage, c'est de l'ouvrage, l'obstinage est bien pire. Avoir à négocier, à supplier et à faire des concessions, ça m'épuise. Alors, les bains et le lavage, pas de discussion! Sur pleins d'autres choses, je suis molle, pliable, malléable. Mais je suis stricte sur d'autres choses. That's it! That's all!

Et vous, quels sont vos trucs sur lesquels vous dites: "C'est ainsi. That's it! That's all!"

lundi 12 octobre 2009

La peur du ridicule

Je pensais que ça venait plus tard. Avec l'apparition des premiers boutons et des poils sur le menton. Je pensais que le problème se poserait dans quelques années mais non, nous y sommes. Déjà.


Ma Lili à roulettes a peur de ce que les autres vont penser d'elle... et de son fauteuil roulant. C'est arrivé avec la rentrée scolaire, alors qu'elle devait désormais rejoindre sa soeur et son frère au service de garde de l'école de quartier après sa journée à son école spécialisée.


- Maman, les enfants vont être normaux là-bas... Ils vont rire de moi!

Elle s'est renfrognée, elle s'est fermée.

- Je-ne-vais-pas-leur-parler.

Elle a chigné, elle a crié.

- Je ne veux paaaaas y alllleeeeeer, boooon!

Elle s'est opposée, elle a voulu résister.

- Je n'irai paaaaaas!

Plus elle craignait, plus elle se braquait, plus elle pleurait et plus j'étais sûre d'une chose. Il fallait qu'elle y aille. Absolument. Il fallait qu'elle brise la glace tout de suite. Il ne fallait surtout pas attendre l'âge des premiers boutons. Il fallait qu'elle soit confrontée tout de suite au regard des autres, il fallait qu'elle apprenne plus tôt que tard à répondre à leurs questions, à subir leurs regards interrogateurs et devenir l'une des leurs.

Cela valait bien une crise de larmes.

Évidemment, j'espérais que ça se passe bien. J'avais confiance, À 5-6 ans, les enfants sont plein d'empathie et de curiosité bienveillante. Ils ne sont pas (encore...) en mode reject.

Quel soulagement quand je suis arrivée dans la cour de l'école (une demi-heure plus tôt quand même... au cas où)!

J'étais soulagée car je ne la voyais pas... tant elle était entourée de sa garde rapprochée! Des dizaines de petits et de petites se pressaient autour d'elle et n'ont pas manqué de lui faire un "câlin jusqu'à demain" avant de partir.

Depuis, tout se passe bien. Elle s'est fait une copine "normale" et semble tout à fait dans son élément.

Et c'est Momo qui le prend mal... "Tout le monde est toujours autour de Lili. C'est ça, elle est plus belle que moi, hein?"

Ça aussi, je croyais que ça venait plus tard...!

dimanche 11 octobre 2009

Liaisons dangereuses

Je montre à Choupinette, 6 ans et demi, la couverture du nouveau livre des (Z) imparfaites. Choupinette, toute fière de sa nouvelle compétence transversale récemment acquise commence à lire le titre:

-Choupinette: Gui.... de...de... su...sur...vie....d....de....des... (Z)... im... euhhhh... pourquoi le "Z" maman il est là entre les deux mots?

-Moi: Euh...ohhh... ben ce sont mes amies Nadine et Nancy qui ont donné ce nom à leur blogue, qui est aussi devenu leur livre.

- Choupinette: Oui, mais le "Z" maman, pourquoi il est là? J'ai jamais vu de "Z" après le mot "les".

- Moi: Non, c'est vrai. En fait, il est là pour montrer la liaison entre l'article "les" et le nom "imparfaites". Habituellement on l'entend quand on le dit: "Les zzzzzz imparfaites" mais on ne l'écrit pas.

-Choupinette: Mais pourquoi tes amies elles l'ont écrit? Elles ont eu une faute dans leur dictée?

Plusieurs le pensaient sûrement déjà, mais voilà, c'est dit! Elles ont la trentaine bien sonnée, elles ont publié un livre (plusieurs dans le cas de Nadine) mais elles n'ont pas encore réussi à avoir une belle étoile dans leur dictée. Votre imperfection mise au grand jour par une demoiselle de six ans et demi qui sait à peine lire!

Je vous aime pareil mes copines (z) imparfaites!

(Z) Imparfaite invitée: So

Sophie Durocher part le bal

1ere critique du Guide de survie des (Z)imparfaites... et elle ne fait pas mal! Fiou! Nous sommes (un peu) soulagées.




(écrit par Sophie Durocher, dans le Journal de Montréal du samedi 10 octobre 2009)

Les 2 mères dignes... c'est nous!

Dans le journal Métro du mardi 6 octobre 2009


vendredi 9 octobre 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 25)


... La prof de ton fils demande d'apporter une photo de famille pour le lendemain.

Sauf que la seule photo de famille que tu as (prise par une touriste à Ottawa!) est introuvable.

Tu te décides alors d'imprimer des photos de chacun des membres de la famille...

Sauf qu'il est 22h, qu'il ne reste plus d'encre couleur et que la pharmacie vient de fermer.

Tu les imprimes quand même... dans les tons concentrés de magenta et de jaune.

Tu te sens assez nulle comme ça... puis tu rends compte qu'il manque une photo: la tienne!

Tu te mets à chercher des photos de toi-même dans l'ordinateur...

Et tu n'en trouves que 4...

Et sur les 4, tu tiens un verre de vin!

J'ai donc hâte de voir le beau bricolage généalogique de Lolo!

jeudi 8 octobre 2009

Humour naissant


Je suis de nature bon public. Vrai de vrai. J'aime bien rigoler. Mais my god que les jokes des enfants parfois (bon... souvent!) sont d'un tel ennui... Non, mais je veux bien leur faire croire qu'ils ont de la graine d'humoriste en eux, mais faut pas pousser trop.

Et vous avez remarqué que c'est interrrrrrrrmiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnaaaaaaaaaaablllllllllllllleeeeee! Le punch n'arrive jamais (ou si faiblement!). J'ai envie de pleurer devant leur répertoire? C'est le même que le nôtre dans le temps... c'est dire comme c'est édifiant! Des jokes qui survivent 30 ans...? Pas toutes. Pas beaucoup. Très très peu, en fait...

Mais, il y a pire. Il y a les simili-ados qui racontent des farces en se croyant époustouflants. Et les enfants qui n'ont vraiment aucun humour. Aucun. Mais j'arrête là.

Car, il y a pire encore. Les enfants qui n'entendent pas à rire. Qui ne rient pas. Qui ne "catchent" aucune farce. Qui panique devant l'ironie. Qui n'ont aucune réaction devant un jeu de mots simple.

Finalement, c'est peut-être mes blagues qui sont plates de leur point de vue. On est en plein décalage d'humour. Mais si on veut rire ensemble un bon coup plus tard, on serait mieux de se décoincer et écouter un peu plus les blagues de l'autre... Car rire en famille, ça fait du bien! Alors, tant pis pour nos jokes qui tombent à plat, faut se mouiller dans la vie! Et quand on se trouve piètre, pourquoi ne pas se tourner vers des films, des extraits sur Youtube ou autres pour se dilater la rate tous ensemble. Ici, Mr Bean est un classique pour MissLulus. Ou encore le duo dinosaure et cochon sur Youtube.

Vous avez des classiques de rigolade en famille? Racontez! Ça va garnir notre répertoire!

mercredi 7 octobre 2009

Quand je vais être grand, je veux être...

Voici quelques extraits d'une conversation de Choupinette et PetitLoup au retour de la garderie/école:

  • Choupinette: Toi PetitLoup qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?
  • PetitLoup: Ben... rien.
  • Choupinette: Mais ça ne se peut pas ça. Tu dois faire quelque chose comme éducatrice comme Caroline ou professeure comme maman ou travailler dans un bureau sur des ordinateurs comme papa.
  • PetitLoup: Ben moi quand je serai grand, je veux juste être un adulte, c'est tout!
Hummm... à cette réponse, ma foi, plutôt affirmative je me demande... Devrais-je me désoler de son peu d'ambition? Ou bien me réjouir? Après tout, bien des gens n'ont jamais réussi à devenir adulte, même devenus "grands"! C'est pas rien d'avoir ça comme but dans la vie, non?

(Z) Imparfaite invitée: So

THE panneau

Le voici, le voilà!


Si vous prenez d'autres photos, envoyez-nous les via notre page Facebook.


mardi 6 octobre 2009

Les (Z) dans le Échos-Vedettes

Une pleine page avec la couverture du livre dans l'album souvenir Yvon Deschamps dans l'édition du 3 au 9 octobre.

Et ça nous donne une belle excuse pour lire un paquet de potins comme Alain Zouvi qui n'a pas encore fait son voyage de noces, le mariage sous la pluie de Paul Arcand et le baby-boom chez les artistes. LA question: ces nouveaux parents vont-ils acheter notre Guide de survie?

Les courges et moi... c'est fini!


Chaque automne, c'est la même chose. Le temps des courges et des citrouilles revient... me hanter. Comme un mauvais souvenir qui ne veut pas s'effacer. Comme une vieille douleur de retour après des mois d'accalmie. Entre les courges et moi, c'est une relation amour-haine.

Chaque automne, donc, probablement par un élan désespéré, je me dis que je vais ré-essayer d'aimer les courges. Mais à part une courge spaghetti à l'occasion (lire une fois aux deux ans!) ou une folie soudaine qui m'a poussée à faire une croustade pomme-courge poivrée, j'ai toujours échoué. Les courges et moi, c'est une relation amour-haine... depuis à peu près 6 ans. Avant c'était une relation complètement platonique, car je n'avais jamais été tenté par elles... en fait, je connaissais leur existence - et encore, que celle de la citrouille à peu près - mais sans plus...

Chaque automne, quand je vois les publicités et les incitations à aller visiter des courgeries, j'ai comme un malaise.

Il faut que je le dise, depuis le jour 1 de mon initiation aux courges, notre relation a été difficile. D'abord, quelle aberration! Un des premiers aliments à introduire à nos bébés est... la courge! "C'est moins drabe que d'autres légumes. C'est plus sucré!"... Euhhh! Ok! En bonne maman, quand MissLulus n'en pouvait plus de manger de l'orge ou du riz, je me suis garochée au marché pour aller chercher la plus dodue des courges butternut. Jusque là tout va bien. C'est ensuite que tout se gâche, et quand je dis tout, c'est TOUT!


Déjà, on s'entend que la relation commence toujours mal quand tu es obligée de sortir le grand couteau (THE one) avec le manche long comme cela et la lame qui fait peur. On a beau vouloir être prudente, on finit écrasée sur le manche, les pieds sur un tabouret pour avoir plus de pogne et on a peur de s'éventrer avant de massacrer ladite-maudite-courge!

Avec la première courge, j'ai fait exploser mon plat de Pyrex. J'avais tellement peur que ma courge ne soit pas assez tendre que j'ai voulu rajouter un peu d'eau (froide!!) sur ma courge et dans le fond (pour ne pas que ça crame!). POUUUUUUF! Direction poubelle! Je ne peux pas prendre le risque qu'un éclat de vitre se soit déposé sur la tendre chair de la courge. (petite parenthèse: j'ai dû AUSSI laver mon four et ramasser les 4000 miettes de verre!)

Donc retour à l'étape de l'éventrage de la courge (avec double supplice puisque j'ai des ampoules dans les mains dues à mon premier duel, mais je vous épargne les détails!). Je réussis l'étape jusqu'à sortir la courge du four et la déposer, en cubes, dans le blender. Mais la texture n'étant pas super lisse, j'ai voulu encore rajouter de l'eau. Pour brasser mon mélange orangé, j'ai décidé de mettre la cuillère de bois dans le fond pour défaire les mottons... et j'ai actionné le mécanisme. Sans le capot. La cuillère au fond. POUAHHHHH! 1) J'ai déchiqueté la cuillère de bois. 2) Ma main a été secouée. 3) Mon plafond était nouvellement tacheté de purée lisse et collante de courge.

Tabar....

Je suis allée chercher des purées de courge Heinz. Merci. Bonsoir.

Et quand on y repense - avec du recul surtout- c'est quoi l'intérêt d'introduire des courges aux enfants? C'est un délire puissant! Pourquoi s'en demander autant avec ce légume? On en cuisine souvent des courges autrement qu'en période de purée? (et laissez-moi vous dire que si on n'était pas habitué, c'est pas mon expérience qui va me donner le goût!!) Il y a vraiment des gens qui ont cela à leur menu plus de 2 fois par année? On vire complètement folle aux premières purées et surtout on succombe à la courge butternut, buttercup, la hubbard, la poivrée, la musquée, la spaghetti, la citrouille, etc. 6... 8... 10... sortes de courges!! Franchement! On en fait manger à bébé, mais on n'en mange pas!! Ça va bien me prendre 16 ans avant d'avoir remis chaque sorte de courge dans nos assiettes. Woooo!

Je le déclare haut et fort. Les courges et moi, c'est fini! Pour la vie!

lundi 5 octobre 2009

En visite au Royaume du scrapbooking

Je suis peut-être trop déconnectée du monde extérieur mais je pensais qu'elle était (enfin!) finie la mode du scrapbooking.

D'emblée, je n'ai jamais compris l'intérêt des adultes pour ce passe-temps. Faire un beau bricolage est une belle façon de se valoriser et de laisser aller sa créativité, j'en conviens, mais passé l'âge de 12 ans, ça me semble moins pertinent. Il faut vraiment avoir beaucoup de temps libre (ou en banque) pour le passer à décorer des photos. Une fois de temps en temps, comme activité familiale de nostalgie post-vacances, ou pour offrir un joli cadeau à mamie, je ne dis pas. Mais a-t-on vraiment besoin de mettre en scène ses souvenirs pour qu'ils soient intéressants à regarder? L'intérêt d'une photo, n'est-ce pas la photo elle-même?

Bref, ça me dépasse. Sans doute parce que, personnellement, je n'ai pas eu le temps de faire imprimer mes photos au Jean-Coutu depuis l'été 2007. Et que si j'avais une petite demi-heure de libre, j'aurais tellement d'autre(s) chose(s) à faire que de découper des papiers de couleur avec des ciseaux à lames ondulées.

Et si j'en viens à aborder le sujet aujourd'hui c'est que je suis encore sous le choc d'une visite chez une amie d'une amie d'une amie ce week-end. Ce n'était pas le 5150, rue des Ormes, mais pour moi, ça a eu le même effet!

J'ai visité le Royaume du scrapbooking... et ce n'était pas un Omer deSerres! Je n'ai jamais vu autant de simples-moments-de-la-vie-quotidienne mis en scène sous un même toit. J'en étais stupéfiée.

Un arrangement artistico-bricolo-scrap pour chaque première mèche coupée de chaque enfant, pour les empreintes des pieds et des mains (à 1 an, à 3 ans...), la photo de la première purée avalée par Bébé avec des tites-carottes en carton (et leurs indissociables lapins) collées savamment tout autour, Bébé qui mange ses premiers spaghettis avec des (vraies!) pâtes alimentaires collées pour former le nom du petit autour de la photo. Sans compter les 5 (oui, cinq!) photos de mariage «rehaussées avec talent» dans des cadres disposés partout... jusque dans la salle de bains! Créatif et imaginatif mais... superflu?

La créatrice de ce «riche décor» est une maman à la maison dont les enfants vont désormais à l'école donc j'imagine qu'elle a fait de son passe-temps son emploi à temps plein. Mais en pénétrant cet antre du scrapbooking, je me suis sentie comme un allergique qu'on plonge dans un pot de beurre d'arachides. J'étais à deux doigts du choc anaphylactique.

Pour enjoliver et disposer autant ses souvenirs ne faut-il pas souffrir d'un ennui mortel? C'est l'impression que j'avais quand je suis sortie de là.

Pathétique et triste.

Ils ont toujours besoin de bénévoles pour aider les enfants handicapés à l'école de Lili... Devrais-je lui proposer?

dimanche 4 octobre 2009

Pétage de coche post-rentrée (prise 2)

L'original nous avait fait bien rire mais la parodie est tout aussi savoureuse. Si vous n'avez pas vu Marc Labrèche sortir ses gros yeux et péter sa coche sur la rentrée scolaire à la Jean-Luc Mongrain, voici l'occasion de rire en ce dimanche. N'oubliez pas vos petoufles!


samedi 3 octobre 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand (prise 23)


tu reviens de magasiner en ayant déniché (à bas prix) un mignon petit manteau de cuir qui te fait croire que tu as presqu'encore 20 ans et que tu es encore dans le vent et que MissLulus te lance:

- Mon Dieu! Tu t'es-tu habillée avec ta sacoche?
-... (???)
- Ben quoi! C'est le même tissu et les mêmes zippers!

Je prends cela pour un compliment, vous pensez?

vendredi 2 octobre 2009

Joueuses compulsives

Tout l'été, on a joué. Presque compulsivement. Notre chance? On avait été choisi pour faire partie du jury pour l'attribution des Trois Lys (enfant), prix qui souligne la qualité et l'originalité (entre autres) de nouveaux jeux de société pour les petits. (le grand dévoilement aura lieu le 15 octobre prochain!).

Chez les (Z), on joue avec les enfants et entre adultes. On a souvent bien du fun même à jouer entre adultes à des jeux d’enfants! Il faut le faire! L’an passé, à Noël, pas de montagnes de cadeaux entre nous. On a fait un échange de jeux de société et on a passé une journée en pyjama, le 26, à manger les restants du 24 et du 25 à jouer à tout cela!

De faire partie du jury, on était très excitées? Ce n'est presque pas le mot. Les enfants n'en revenaient pas! "Vite, vite! Les enfants, on joue!", "Dépêchez-vous! Il faut jouer ce soir!", "Ok ne prends pas ton bain, on joue ce soir!". Ben quoi, il fallait les tester ces jeux... On en avait des piles! Une poche pleine comme la hotte du père Noël. On était limite folles un brin! Mais on n'est pas du type extrême - quand même - comme ce papa dans le vidéo qui montre 10 choses à ne pas faire quand on joue à des jeux de société…

Y’a pire imparfait que nous!! Fiou!

jeudi 1 octobre 2009

Choux, genoux, hiboux, poux... POOUUXX!!

Ça y est! L'an dernier nous l'avions échappé belle mais cette année, avant même la fin du premier mois d'école, nous voilà infestés!
Momo nous a rapporté des poux de l'école.

Oui, des POOOOOOOOUX!!!

Des POOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUXXXXXXXXXXXX!!

Et après seulement 24 heures de shampouinage, de peignage, de lessivage à l'eau chaude, de lissage de mèches et de dépouillage en règle, je vois des p'tits points noirs partout. Sur mes feuilles, dans mon lit et sur tous les draps, couvertures, oreillers. Dans le lavabo de la salle de bain quand je fais un secouage matinal. Je vois des nymphes (non, non, je ne délire pas poétiquement, ce sont les petits petits bébés poux noirs!)

Je ne peux plus regarder un fond de tête sans y voir des poux et quand je regarde à nouveau, ils ne sont plus là! Vrai de vrai! J'hallucine des poux!

Mais qu'est-ce qui nous a pris de ne pas prévenir les poux cette année? L'an dernier, j'étais tellement paniquée à l'idée de vivre cette expérience que je badigeonnais généreusement les nuques et les derrières d'oreilles de chaque enfant tous les jours d'huile essentielle à la lavande. Et cette année, niet! Zéro! Comme si j'avais oublié l'existence de ce produit-miracle! En plus, les enfants vont à trois écoles différentes cette année, les risques sont multipliés par trois et je laisse les poux venir à nous en leur offrant presque l'hospitalité!! Bienvenue au Bed & Breakfast les amis! Buffet à volonté: 4 têtes à grignoter. Eh oui! Seulement quatre parce que TriplePapa nous faire suer avec sa calvitie anti-poux! Rien ne colle à son crâne dégarni et il n'en est pas peu fier tout à coup!

Alors, ça pique, ça gratte et on se lève à 5h30 pour faire les vérifications matinales avant l'école et on passe nos soirées à se dépouiller tels des babouins mais... il y a du bon! Oui, oui!

J'ai enfin pu ranger les millions de toutous et de poupées qui envahissaient les chambres et le salon. Huit poches oranges bien pleines d'oursons et de chiots de toutes races et de tous formats. Ciao les 7 Mickey Mouse non identiques de Lolo et les 18 Barbies nues aux cheveux emmêlés de Lili! J'ai même réussi à ranger la super cool sacoche de Momo en forme de chihuahua géant rose (offerte par Nadine elle-même, je me dois de le préciser ;-) et désormais remplie à ras bord de maquillage! Beu-bye!

Dans le garage.

Pour 7 jours.

Minimum!

Oh yeaaaahhhh!

Car à partir d'aujourd'hui, on a une bonne excuse pour ne plus les revoir dans la maison (ou du moins, n'en revoir que 3 ou 4... dont le chihuahua rose sans doute!)

Trois petits poux par-ci, quatre petites lentes par là... ce n'est pas trop cher payé finalement pour être enfin débarrassé de tout ce fatras!

Vous en avez envie? J'offre le service postal!

***

En photo: une suggestion de lecture pour dédramatiser (efficace autant sur les parents que les enfants!)

mercredi 30 septembre 2009

L'affaire est ketchup!

Ce n'est un secret pour personne que le ketchup rend la bouffe plus savoureuse pour les enfants. Il est utilisé depuis des lunes pour masquer le goût de certains aliments plus rejetés des petites fines bouches. Et là on ne parle pas du bon ketchup maison de grand-maman, mais bien du truc rouge, rempli de sucre et de colorant, commercialisé par la compagnie Heinz et la très honorable "No name" pour les économes.

Je dois avouer en bonne non-adepte du ketchup (j'aime pas le goût, j'ai le droit bon!) que je ne pensais jamais utiliser cette stratégie de camouflage de goût avec mes enfants. Pour moi, il me semble qu'un aliment ça se découvre, ça s'apprivoise et ça s'apprécie quand on peut vraiment le goûter. Mais il y a bien longtemps que j'ai laissé tomber certaines de mes convictions pour que mes enfants ingurgitent un minimum des quatre groupes alimentaires quelque part dans leur journée (et qu'ils ne me demandent pas une collation à peine sortis de table parce qu'ils n'ont ENCORE UNE FOIS rien mangé).

On a donc commencé à leur servir du ketchup avec quelques repas qui les répugnaient l'an dernier et oui, je peux confirmer que ça marche! Mes deux enfants mangent à peu près de tout maintenant, allant des hamburgers au pâté chinois aux lentilles, le tout arrosé de savoureuse sauce rouge. Ai-je masacré leurs papilles gustatives pour les aliments "nature"?
Peut-être... Ai-je crée une dépendance ou une mauvaise habitude? Peut-être encore une fois...

Mais je suis prête à en assumer les conséquences. Parce que les bénéfices eux, sont remarquables. Les repas en famille sont tellement plus agréables depuis que tout le monde est assis à manger ensemble! Plutôt que d'être en négociation avec des petites moues de dégoût qui veulent quitter la table après trois minutes et deux bouchées.

Et que dire des magnifiques compliments que je n'osais même plus espérer: "Il est bon ton souper maman." me disent Choupinette et PetitLoup en souriant devant leurs montagnes de pâté décorées d'un superbe coulis rouge.

Merci Heinz! Avec toi, l'affaire est ketchup!

(Z) Imparfaite invitée: So

mardi 29 septembre 2009

Attention, les ogres arrivent à la maison!


Outre les devoirs et leçons, le plus grand changement qui dérange mes enfants entre le passage de la maternelle à la 1re année est la disparition... des collations d'après-midi!

Si bien qu'après une heure passée au service de garde, je récupère des ogres affamés. Et dès qu'ils mettent les pieds dans la maison, ils se précipitent directement vers le frigo et le garde-manger.

J'ai beau essayer de les convaincre de boire un verre d'eau ou de manger une pomme avant le souper, ils s'organisent pour détourner mon attention et faire une razzia dans mon dos.

Leur nouveau truc: Momo me dit d'un air grave qu'elle a quelque chose «dans son tiroir» (notre truc quand il s'est passé quelque chose de négatif dans la journée dont elle veut me faire part) et m'attire dans sa chambre. Là, elle me confie ses problèmes et quand je me rends compte que ça ne fait plus ni queue ni tête, je retourne à la cuisine juste à temps pour voir Lolo refermer doucement la porte du frigo avec une lisière complète de Ficello dans les mains quand ce n'est pas un camembert entier dans la bouche! Et j'ai tout juste le temps d'apercevoir la boîte de biscottes que Lili croit dissimuler, bien en vue sur les appuie-pieds de son fauteuil roulant, avant qu'elle ne parte à vive allure vers sa chambre!

Le pire, c'est que même s'ils se font un gros snack une heure avant le souper, ils redemandent parfois une 2e assiette au repas. Et mes deux ogres gourmands sont gros comme des poux!

Devrais-je déjà commencer à magasiner un deuxième frigo pour survivre à l'adolescence?

lundi 28 septembre 2009

Les autos ou les dinos?

Je vis avec Fred Caillou. En version miniature.

Il y a quelques semaines, j'ai remercié le Bon Dieu! JeuneHomme semblait avoir délaissé (un peu) les autos. Il n'en traine presque plus sur mon plancher, sous la table et dans tous les racoins de la maison. Délivrance. Je me voyais me fracturer la hanche en roulant sur un engin. Bref, JeuneHomme s'est développé un goût prononcé pour les dinosaures. Je l'ai même trouvé ultra mignon quand il imite ces bêtes préhistoriques.

Question d'aviver son désir, j'ai ressorti Jurassic Parc et ai dévalisé les tablettes de DVD pas chers pour trouver les 28 Petit Pied le dinosaure. Un dinosaure, c'est assez gros pour que je le vois. Je ne risque pas de piler dessus... que je me disais.

D'un côté, j'avais raison. MAIS, je n'avais pas fait le lien qu'à l'époque des dinos, il n'y avait rien. Rien à part des roches. Vous devinez la suite... Je retrouve des maudites roches partout dans la maison. Dans toutes les chambres. Dans mon auto. Dans ma laveuse. Dans mon bain. Entre mes draps. Dans ma sacoche. Dans ma trousse à maquillage (!!!).

Finalement, je ne sais plus trop. "Dis, JeuneHomme, on écoute Flash McQueen? Maman s'ennuie tout à coup..."

Sur quoi je vais m'estropier dans 6 mois, dites-moi?

dimanche 27 septembre 2009

Problème mathématique de 1re année


J'ai 3 enfants heureux avec chacun 2 joues rougies et 100 livres de pommes.

Si j'en donne 40 livres et qu'il m'en reste (quand même) 60.

Alors, je fais quoi avec tout ça???!!

Vos idées! Vos recettes! Vos trucs de conservation? Fermentation? Déshydratation?

Au secooooouuuuurs!!!!!!!!!!

samedi 26 septembre 2009

Manger santé chez McDo


Des mères obsédées par la nutrition sont passées derrière le comptoir d'un McDo de Manhattan jeudi dernier pour tester les «qualités nutritionnelles» des repas Joyeux festins.

Les plus sceptiques ont été confondues. Leur conclusion: 4 McCroquettes (sans frites), un sachet de pommes coupées et une bouteille d'eau font un repas fort acceptable pour leurs enfants.

Voilà, c'est tout!

Mais ça fait du bien de lire ça quand la veille, après une semaine éreintante, tu as cédé au chantage du McDo pour le souper!

vendredi 25 septembre 2009

Citations scolaires de la semaine

Enfin vendredi!!!!!

La semaine m'a parue in-ter-mi-na-ble avec les rencontres de profs qui ont bouffé deux soirées cette semaine. Mais dans toute chose, on y trouve son compte et j'ai trouvé le mien à chaque fois grâce à ces deux citations qui ont valu le déplacement!

Mardi. 19h45. La prof de Momo se présente aux parents réunis dans la classe. Voici ses 2 premières phrases, fort prometteuses:

«Bonjour, comme vous voyez, je suis en fin de carrière. Il me reste juste deux ans à faire.» (!)

***

Jeudi. 20h30. La prof de Lili nous explique pourquoi les enfants n'ont toujours pas de piscine à l'horaire:

«La préposée qui a appliqué sur le poste à la piscine ne sait pas nager.» (!!)


Pas mal, hein?

Et vous, avez-vous des gags scolaires à partager?

jeudi 24 septembre 2009

La lettre anonyme (ou presque)


Quand votre pré-pré-ado de 6 ans et demi refuse de vous parler, de "communiquer" ou de vous révéler ce qui la tracasse, tous les psys vous disent de ne pas insister.

Beeeeeeeeeen ouiiiiii! Facile d'abord. La chair de votre chair se morfond et je vais attendre qu'elle trouve le bon moment (les bons mots? la bonne façon? etc.) pour me raconter sa peine? Je dois user de patience? Et ne dois surtout pas la bousculer?

Bien sûr... MAIS j'ai la tactique parfaite pour savoir ce qui se trame dans sa tête et ce qui fait pleurer son coeur. Une tactique tout en douceur, en finesse et en subtilité.

- "Hey, MissLulus, j'écris souvent à Nancy, moi... Toi, ça ne te tenterait pas d'écrire à Momo des fois?"
- "Ahhhhhhhhh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, Maman! Je peux prendre le beau papier avec des papillons. Et je pourrais faire un dessin, et..."
- "Quoi, ma poulettine?"
- "Ben, je ne sais pas écrire... Tu pourrais me dire comment écrire les mots. Moi, je te dis ce que je veux écrire, et toi tu me dis comment on l'écrit, lettre après lettre!"
- "Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien sûûûûûûûr!"

Ah ha!

Et je n'ai même pas à écrire à Nancy pour lui raconter ce que j'aurai appris...

mercredi 23 septembre 2009

Princesse deviendra... Crapaud?


Plusieurs se souviendront certainement de mon PetitLoup et de ses tendances "Princesses" dont j'ai parlé à quelques reprises ici et là sur le blogue.

Et bien, voilà, je suis maintenant rassurée. Car bien qu'il aime encore jouer avec les Barbies, Polly-pockets et autres mini-princesses avec sa soeur-son idole, mon petit homme s'est miraculeusement transformé en "vrai gars" au cours des dernières semaines.

Ça a commencé au camping, quand les branches ramassées dans nos promenades dans le bois se sont tout à coup transformées en fusil à grands coups de "pow-pow, t'es mort!" (Aucune idée où il a pris cela, le seul personnage de film ou dessin animé qu'il a vu avec un fusil c'est "Woody" dans Histoires de jouets...)

Puis ça s'est poursuivi avec le court magasinage de la rentrée où PetitLoup a choisi ses trois pyjamas d'automne à l'effigie soit de super héros ou... du Canadien de Montréal!

Et ça s'est finalement terminé au magasin de chaussures où, entre quatre modèles proposés, il a choisi - à mon humble avis - le plus laid d'entre eux, soit un espadrille noir et argenté, avec des toiles d'araignées dessus...

J'étais parfois inquiète de voir mon PetitLoup grandir en trippant sur des trucs de filles, mais à le voir aller, je me demande sérieusement si ma "Princesse" n'est pas en train de se tranformer en... vilain crapaud! Et j'avoue que je me demande lequel des deux me fait le plus réagir finalement!

(Z) Imparfaite invitée: So

mardi 22 septembre 2009

Une (Z) en solo...

Hier soir, 2e épisode de La Galère. J'ai encore beaucoup beaucoup aimé. Retrouver les 4 copines me faisait déjà du bien durant leur première saison et là, c'est encore mieux. En fait, cet automne, La Galère m'interpelle d'une autre façon. Du type de plein fouet. Je suis comme elles, désormais.

Eh oui, je suis devenue une maman en solo. Finie la famille nucléaire (à deux doigts de Jupiter comme dit la chanson de l'émission Les Parent), mes idéaux d'une tribu unie et les scénarios parfaits (la perfection n'est pas pour moi, c'est sûr!).

Bref, j'écoute La Galère d'un tout autre oeil (avec verre de rosé, natchos et... kleenex!), car j'essaie de me retrouver dans une facette de l'une ou de l'autre de Mimi, Stéphanie, Isabelle et Claude. Je scrute comment elles "dealent" avec leur vie entremêlée, leurs doutes, leurs colères, leur déceptions, leurs peines, leurs nouvelles joies, etc. Je pleure sans gêne quand je les vois tomber, trébucher et rusher, mais guette les moments où elles se relèvent, plus fortes et plus vraies.

Étrangement (maudit destin!), l'automne a toujours eu des allures de renouveau pour moi. Chaque année, quand l'été tire à sa fin, je sens qu'un changement se trame. Là, il y en a eu tout un. Je ne peux pas dire que j'en souhaitais autant, franchement!

Certaines me disent que je leur semble forte de traverser cette tempête en marchant et ne regardant droit devant, mais ai-je le choix? Ai-je le choix??? Parce que si j'arrête, si je fige, si je ne bouge pas, si je ne me mets pas en mode "action", une pluie de questions m'assaillent et me torturent jour et nuit. Comme Isabelle dans le 1er épisode, j'ai le goût de crier à toutes les mamans monoparentales de me dire comment elles font, car moi, "j'y arrive... comme pas!". Quand j'y pense j'ai 2000 questions qui me viennent en tête...

- Comment vous faites... pour ne pas tout à coup vouloir pleurer en regardant vos enfants dormir?
- Comment vous faites... pour dormir quand vos enfants ne sont pas dans leur lit, dans la chambre d'à côté?
- Comment vous faites... pour accepter de n'être là qu'à mi-temps pour eux?
- Comment vous faites... pour ne pas redoubler vos attentions pour eux pour compenser cette "perte"?
- Comment vous faites... pour ne pas céder à leurs petits caprices juste pour ne pas les peiner davantage?
- Comment vous faites... pour supporter leur regard triste qu'ils tentent de vous dissimuler?
- Comment vous faites... pour réprimer une envie folle de les couvrir de bisous et de câlins?
- Comment vous faites... pour ne pas haïr d'avance celle qui sera la future blonde de l'ex?
- Comment vous faites... pour imaginer le premier Noël sans eux toujours près de vous?
- Comment vous faites... pour maintenir une vie normale alors que plus rien ne l'est pour eux?
- Comment vous faites... pour répondre à leurs questions embêtantes sur le pourquoi du comment de la "chicane"?

J'y arrive, c'est vrai. À coup d'injections massive de positivisme, de présence quotidienne et soutenues et de compréhension sans dire plus de 3 mots venant de mes amitiés solides. J'y arrive chaque fois que je plonge au fond des yeux de mes enfants et que j'y retrouve les mêmes étincelles qu'avant. J'y arrive parce que j'aime profondément la vie et que mes petits (Z)imparfaits ont besoin d'une maman (Z)imparfaite qui fonce et qui se relève. J'y arrive à coups de petites gâteries spéciales, de passe-droit et de nouveaux rituels à s'inventer. J'y arrive à coup de repères retrouvés et de projets personnels qui m'emballent toujours (un... livre, genre!).

J'y arrive, je pense. Vraiment. Mais à ma façon qui est certainement très très (Z)imparfaite. Mais c'est la seule façon que je connais pour affronter les tempêtes. J'ai compris que ma vie désormais encore plus (z)imparfaite (et compliquée!), je dois la forger à ma manière. Je ne dois pas attendre qu'elle me tombe dessus. Si je reste les deux pieds dans une mare stagnante, je risque de m'y figer. Et qui sait si demain n'était que... différent? Selon une vieille chanson de Ferland, "C'est à recommencer que l'on apprend à vivre", alors je retrousse mes manches et j'avance. Un petit pas devant l'autre... Dans l'action, toujours!

lundi 21 septembre 2009

Du Ritalin... juste pour essayer?

Comme de plus en plus de parents, nous avons tiré un billet gagnant à la loterie du TED et nous avons un enfant souffrant d'un trouble envahissant du développement dans la famille. Et depuis qu'il a reçu ce diagnostic, Lolo multiple les tests en tous genres afin de préciser son portrait.

Dernier en lice: un test psycho pour déterminer s'il a oui ou non un TDAH associé (trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité).

D'abord: rien de moins hyperactif que mon Lolo. Il peut rester des heures à regarder un livre, il ne court pas partout et ne grimpe pas sur les meubles. Bref, aucun indice d'hyperactivité chez mon fils.

Pour ce qui est du déficit de l'attention, je conviens que Lolo peut être facilement distrait par ce qui se passe autour de lui mais, jusqu'à présent, cela n'a causé aucun problème. Ni en famille, ni en société ni en classe (classe adaptée avec orthopédagogues et tout le tintouin).

Sauf que le médecin est CATÉGORIQUE. Et TDA (H ou non) = Ritalin.

Bon.

Sauf qu'il a dit une phrase de trop sur le répondeur: « Pour essayer. »

Dites-moi, pourquoi «essayer» une médication quand il n'y a pas de problèmes «réels» à régler? Quand il n'y a pas de manifestions dysfonctionnelles à rendre plus fonctionnelles? Quand il n'y a pas de problèmes de santé à traiter?

Je ne dis pas que Lolo n'aura jamais besoin de Ritalin mais pour l'instant, il ne manifeste pas ce besoin. Dans deux ans, s'il devient agité en classe ou démontre des problèmes d'attention concrets, je serai la première à réclamer du Ritalin. Mais aujourd'hui, la seule indication menant au Ritalin est le diagnostic.




Pour en arriver à ce diagnostic, Lolo a passé 2 heures en compagnie d'une psychologue qui lui a fait faire des tests tous plus difficiles les uns que les autres en raison de son TED. Et, devinez quoi? Après une heure de tests d'organisation spatiale et de synthétisation d'histoires, il était tanné. Conclusion: il a un trouble déficitaire de l'attention.


Le hic, c'est que moi, sans même un TED, j'aurais montré un déficit de l'attention devant cette ribambelle de tests... Docteur, dois-je prendre du Ritalin?


En fait, la seule raison qui me pousse à accepter la médication à ce stade-ci est totalement (Z)imparfaite: ça me permettrait d'avoir une prescription de Ritalin à portée de main. Pas pour Lolo, pour moi!


Imaginez tout ce que cette «drogue de la performance» me permettrait d'accomplir en une journée!


Docteur, à bien y penser, on pourrait peut-être «essayer»...!

dimanche 20 septembre 2009

Co-autoplogue

Mes filles ne savent pas encore lire... mais elles l'apprendront!

Elles n'ont qu'une vague idée de l'amitié entre copines... mais elles la maîtriseront!

Pour ces raisons (et une autre bien plus importante encore!), je me suis empressée de mettre la main sur cette nouvelle trilogie rose bonbon afin de passer quelques soirées et matinées de filles à leur faire découvrir l'univers de Frédérique et ses copines...


P.S.: Qui a battu Twilight au palmarès des ventes de livres jeunesse depuis deux semaines? Qui?!



L'auteure me dit vaguement quelque chose... Nadine? Ça sonne très (Z)imparfaite, non? ;-)


Bravo co-(Z)!!!!!

Dites, on peut en louer des comme ça?

Parce que, bien franchement, j'en aurais hébergé un chez moi quand mes triplés n'étaient pas plus gros que ceux-là!

Et vous?


samedi 19 septembre 2009

Maman récup'


Je composte, je recycle et fais un minimum attention à ce que j'achète. Mais je ne gagnerai pas le titre de la maman verte de l'année. Toutefois, j'aime bien ménager les achats... surtout quand j'épargne doublement.

Et voici un bel exemple.

Y'as-tu du monde qui achète cela pour vrai??

75$ dans mes poches. Un bel exemple de recyclage, non?

vendredi 18 septembre 2009

Fausse imparfaite

À la première rencontre d'école, j'ai fait la connaissance (désastreuse!) des parents des enfants de la classe de MissLulus. Vous le savez, je n'ai pas été piquée par l'aiguille de la sociabilité à outrance. Mais apparemment, ma voisine de pupitre, oui! Bref, contorsionnée sur la minuscule chaise de ma fille, cette autre mère a décidé de me prendre pour sa nouvelle confidente (j'en veux pas!).

Tout de suite, elle m'a énervée. Non, énAAARvée. Une "fausse imparfaite". Et cela, ça se détecte au premier coup d'oeil et au premier échange (pratiquement unidirectionnel tellement Medame a quelque chose à dire).

LA FAUSSE IMPARFAITE (sa bouteille en acier rempli d'eau fraîche) - "Je viens chercher Capucine-Flavie (j'exagère, mais si peu!) tous les midis et tous les soirs et j'ai rencontré MissLulus. Elle semble s'être bien adaptée à sa nouvelle école. Vous avez sûrement instauré comme moi des routines sans trop en faire quand même?"

MOI (en m'étouffant avec mon café - dans un gobelet jetable ô outrance! - en songeant à mon rituel pré-rentrée): "Mouiii, mouii!"

LA FAUSSE IMPARFAITE (startée par ma réponse pourtant évasive... poursuit sa lancée): "Moi, j'ai organisé une fausse rentrée. Une genre de simulation, quelques jours avant. "

MOI (réprimant une envie de recracher mon café): "euhhh une si-mu-la-tion? Genre... une journée où il faisait ultra beau?"

LA FAUSSE IMPARFAITE (pensant que j'allais louanger sa méthode prochainement homologuée): "Ouiiii! Mais on n'est pas maître de tout, surtout pas de la météo! J'essaie vraiment de ne pas en faire trop. La perfection, c'est plus à la mode! Toi, tu as fait pareil?"

MOI (hal-lu-ci-née et me remémorant dansant et m'époumonant sur "Tout ceux qui sont tristes ou qui s'ennuient trop devraient parfois visiter la boîte à Broco!"): "Non, pas vraiment! Pas du tout!"

Je me suis levée subito presto pour aller voir le professeur de ma fille pour lui demander de la changer de place. Pas question que ma fille socialise avec Capucine-Chose... Mais, connaissant MissLulus, elle doit déjà lui taper sur les nerfs!

***

C'est étrange, mais devant les fausses-imparfaites, je bloque. Elles m'énarvent trop! Quoi leur répondre? Elle se croit "imparfaite" et moi je la trouve ultra-parfaite... J'ai juste envie de me pousser tellement j'ai l'air hébété. Faut que je m'entraîne. Mais habituellement, c'est peine perdue de discuter avec elles... non?

jeudi 17 septembre 2009

Le syndrome du lama et autres plaisirs gastronomiques

Faire manger son bébé, ce n'est pas de tout repos.

Je vis avec ma fille de neuf mois mon lot de difficultés.

D'abord, sachez qu'elle est atteinte du syndrome du lama et que ça commence à mettre ma patience à rude épreuve.

Ça a commencé tout doucement, mais maintenant c'est rendu critique. Au début, le syndrome se traduisait par de petits «pffff» tout doux, qui se sont intensifiés.

Ma fille venait de découvrir qu'elle peut cracher sa nourriture.

Je venais de découvrir que ma patience a des limites.

Voir un bébé cracher de la nourriture, c'est cute au début, ou quand ce n'est pas le nôtre. Après deux ou trois repas à me faire asperger de maïs et de poulet, quand ce n'était pas de céréales, j'ai décidé de mettre mon autorité à l'oeuvre.

J'ai sorti le «NON» bien ferme.

Résultat: ça ne marche pas, je dirais même que ça empire la situation.

Je vis maintenant avec la peur constante que tout ce qui entre dans la bouche en ressorte. Je tiens la cuillère à bout de bras, je me recule au possible avant de mettre la nourriture dans la bouche. J'ai également oublié l'idée de rester propre, et j'accepte peu à peu de sortir en public avec de la courge sur la robe ou des carottes sur les sourcils.

Mais ce n'est là que la pointe de l'iceberg. J'ai appris qu'un bébé qui mange = un plancher sale en permanence. Que la visite se le tienne pour dit: plus besoin d'enlever ses chaussures pour venir dans ma cuisine. Le plancher est plus souvent qu'autrement parsemé de bananes, de petits bouts de pain détrempés, de couscous.

J'en suis presque rendue nostalgique de l'époque où j'allaitais aux trois heures. C'était si simple et surtout, beaucoup moins salissant.

mercredi 16 septembre 2009

«Je peux aller dormir chez toi?»

C'est la nouvelle lubie de Momo: elle veut aller dormir chez les gens. Elle pose systématiquement la question à tous nos parents et amis si bien que je commence à le prendre personnel...

Pourquoi diable veut-elle à ce point aller dormir ailleurs? Elle n'a pourtant pas une longue feuille de route de découchage, elle n'a dormi que deux fois chez MissLulus. Et une fois, seule, chez mamie.

Seule.

En 6 ans de vie, Momo n'a pratiquement jamais été seule. En sa qualité de triplée, Momo a un frère et une soeur quasiment greffés à elle depuis sa naissance. Elle pose une question, sa soeur en pose une à son tour. Elle fait une prouesse, son frère lui vole l'attention avec ses beaux yeux.

De plus en plus, je me rends compte qu'elle a besoin de se retrouver en tête à tête avec les gens qu'elle aime. De se consacrer entièrement à une personne qui se consacre entièrement à elle. Pas facile de garder les projecteurs sur soi, d'installer et de poursuivre une conversation quand on a un frère et une soeur qui rappliquent à la moindre occasion.

Alors, le week-end dernier, elle a découché deux nuits chez mamie. Une, ce n'était pas assez... Je lui laisse donc profiter de ses moments privilégiés en tête-à-tête en sachant qu'ils sont extrêmement chers à ses yeux.

Même si moi je m'ennuie un peu...

mardi 15 septembre 2009

Occupés et heureux

Non, je ne parle pas de nous (le titre aurait plutôt été: Occupées et fatiguées!)... Mais la publication d'une étude non culpabilisante méritait qu'on en parle.

En effet, parait-il que malgré leur horaire chargé, les changements de journées de garde, les heures à la garderie, les activités parascolaires, les sports et les sorties culturelles, bref tout ce qui fait que l'agenda des petits est ultra bookée, eh bien ils ne sont pas plus stressés pour autant. Il est possible d'être occupés et heureux.

Pour une rare fois, on dit que ces enfants qui suivent le même modèle que nous (il faut voir nos calendrier... qui veut vraiment mettre cela sur son frigo tellement c'est essoufflant juste à lire!) sont même socialement plus matures.

Bien sûr, ce n'est pas une raison de ne pas lâcher prise parfois sur les activités à faire et de se décréter des journées pyjama familiales, mais au moins, on sait qu'on n'en fera pas non plus des boules de nerf prêtes à exploser à tout moment.

Les (Z) aiment La Galère...


Et les répliques comme:

- "Comment vous faites pour travailler pis élever vos enfants?" (Isabelle)
- "On fait pas cela! On ne les élève pas, voyons. On laisse ça à l'école et au CPE!" (Claude)

Et que dire... vous avez vu: les filles de La Galère aiment aussi le rosé...!! On serait prêtes à aller "trinquer" avec elles.


Vous avez écouté? Qu'avec-vous aimé?

lundi 14 septembre 2009

Invitation officielle... à notre lancement!


Ce n'est plus qu'un vague projet, c'est vrai!

Dans un mois, le 14 octobre, notre premier livre, le Guide de survie des (Z)imparfaites envahira toutes les bonnes librairies du Québec.

Et le 14 octobre, on va fêter ça... avec vous!

Lieu: au Lobby Bar, 4538, ave Papineau (coin Mont-Royal), à Montréal.

Heure: Dès 17h (ou vers 18h si vous devez d'abord passer au service de garde)

Indications routières: Nous vous suggérons d'emprunter le pont Jacques-Cartier à partir de la rive-sud pour admirer notre magnifique panneau promotionnel aux abords du pont! (du 5 au 19 octobre inclusivement)

Autres: Le bar est rattaché à un resto sympathique qui préparera une carte spéciale pour notre soirée. À vous de commander de quoi pouvoir veiller tard avec nous! Ben quoi? Un lancement, ça n'arrivera pas tous les jours!


Pour recevoir une (Z)invitation officielle, envoyez-nous un courriel (lesimparfaites@hotmail.com) sans tarder (si vous l'aviez déjà fait il y a quelques semaines, vous être déjà sur notre liste).

Au plaisir de vous comptez parmi nous pour cette soirée des plus (Z)imparfaites!

dimanche 13 septembre 2009

Morceaux choisis

Tu sais qu'il va falloir que tu jettes un coup d'oeil sur bébé avant qu'il parte à la garderie quand...

...papa habille ta fille avec ces deux morceaux et te regardes d'un air franchement surpris quand, devant la profusion de motifs, tu lui dis que «ça matche pas».



(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

samedi 12 septembre 2009

Pétage de coche post-rentrée

Quand ça fait trois jours que tu échanges 15 Ziplocs avec la prof de ta fille parce qu'ils ne sont jamais du bon format (Jour 1: Il faut des Ziplocs qui zippent: j'en mets des grands qui zippent... Jour 2: Il ne faut pas des grands, il faut des petits: J'en mets des petits à sandwich... Jour 3: Il ne faut pas des petits à sandwich, il faut des moyens qui zippent... Aaahh! Fallait le dire!), ça fait du bien!

Merci de virer fou pour nous M. Mongrain!

vendredi 11 septembre 2009

Un bébé du 11 septembre 2001

Chaque 11 septembre, je me rappelle avec précision où j'étais en 2001. Ce jour-là, je n'ai pas perdu une personne chère. Mais j'ai perdu mes illusions. Ce jour-là, j'ai décidé que l'actualité quotidienne: plus jamais! Le travail de terrain: non merci! J'ai commencé à me chercher une nouvelle job la semaine suivante, je pense...

J'ai aussi pris conscience de la fragilité des équilibres. Tout peut tellement basculer. Chaque 11 septembre depuis, j'y songe encore. Tout peut voler en éclat.

Mais je me rends compte que c'est une réflexion presqu'égoïste quand je lis cette histoire touchante de cette femme enceinte de 7 mois quand elle a vu s'effondrer les tours... où était son mari. Son garçon est né quelques semaines plus tard. Il est un enfant endeuillé avant de naître. Cet enfant de 8 ans tout souriant et sa mère aussi nous donne une belle leçon...

Une histoire touchante à lire ici.

jeudi 10 septembre 2009

Voix de transmission

Momo est une mini-me sur plusieurs aspects. Physiques d'abord (quand elle me voit à son âge, elle trouve donc qu'elle est mal habillée sur la photo!) et surtout expressifs. Elle parle comme moi, utilise mes expressions sans me verser de droits d'auteur et, depuis quelque temps, formule tout haut les messages que je n'ose même pas dire tout bas lorsqu'elle parle au téléphone avec ma mère.

Ainsi, alors que ma mère - retraitée et maniaque du ménage (pour faire ça court!) - lui expliquait qu'elle ne viendrait pas souper à la maison par manque de temps, Momo lui a balancé directement: «Ben voyons, tu ne travailles même pas! Pis t'es tout le temps en train de faire ton ménage! Si tu frottais moins, tu aurais le temps de faire autre chose!»

Et vlan!

Ma mère est partie à rire devant tant de franchise bien placée (pas sûre qu'elle aurait autant ri si c'était sorti de ma bouche...)

Et quand ma mère a tenté un reproche en disant: «Il faut que j'aille tondre mon gazon. Je ne suis pas comme ton père qui le fait juste une semaine sur deux»; elle a répondu avant nous: «C'est parce qu'il travaille et qu'il a trois enfants à s'occuper, lui!»

Jouissif!

Et ce n'est que le début, j'imagine!

J'aurai bien le temps de lui apprendre les rudiments de la politesse. Pour l'instant, je suis encore à l'étape d'en profiter malicieusement!

mercredi 9 septembre 2009

Trop raisonnable...

Parfois, je regarde MissLulus et je la trouve non pas raisonnable, mais bien effroyablement raisonnable.

Docteur, est-ce une cause perdue?

Devant les épreuves, elle brave la tempête. Devant la peine, elle érige une barricade pour tenir le coup. Devant le stress, elle se remémore ses trucs de relaxation appris à la maternelle. Devant le chagrin des autres, elle ouvre son coeur et refléchit aux manières de les aider. Devant un problème, avant même de paniquer, elle pense à foncer. La tête haute. Devant de grands bonheurs, elle rayonne surtout quand les autres y goûtent aussi. Devant un mince bol de chip, elle partage instantanément.

Parfois, j'ai peur qu'elle s'égare. Qu'elle se perde de vue. Qu'elle oublie de vivre pour elle au lieu de simplement pour les autres. Je ne dis aucunement qu'il faut qu'elle soit égoïste, mais elle doit songer à vivre ce qu'elle a à vivre sans se brimer pour "bien paraître".

Nous, comme adultes, on a chacun développé une façon de laisser passer nos émotions. Certaines se défoncent dans un sport, d'autres norcissent des pages et des pages dans un cahier, d'autres se défoulent en placotant avec une amie, d'autres empriffrent des litres de crème glacée... peu importe notre façon de faire face à nos journées "moche&poche". Mais MissLulus, à 6 ans, que peut-elle faire? Je dois, à mon tour, lui laisser une place pour qu'elle évacue son trop-plein. Pour ne pas qu'elle craquèle par en-dedans. Je dois donc lui apprendre à être déraisonnable, à laisser couler ses émotions, etc. Mais quand on a un enfant raisonnable, on a tendance à vouloir qu'il le soit toujours et en tout temps. On dirait que je ne lui laisse pas la chance d'exploser. J'ai mon bout de chemin à faire.

Et si MissLulus, on était déraisonnable ensemble? Je te fais la promesse de t'aider à devenir... (Z)imparfaite. Je te jure, c'est la voie pour ne pas sombrer. Suis-moi...

mardi 8 septembre 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 22)

... tu demandes à ta fille ce qu'elle a fait dans son cours de musique et qu'elle te répond qu'elle s'est proposée, avec 3 autres amis, pour chanter une chanson devant sa classe.

- Laurent a chanté Il était un petit navire. Maïka a chanté Ça fait rire les oiseaux et Charles a chanté la chanson de Star Académie.

Et toi?

- J'ai chanté Love Game de Lady Gaga!

(...)

- Pis la prof de musique connaissait même pas ça!, ajoute-t-elle outrée.

I wanna take a ride on your disco stick... Compte-toi chanceuse qu'elle ne connaisse pas ça en effet! Et que ton anglais ne soit pas au point!

... et TriplePapa qui s'entête à lui faire écouter du Brel!

lundi 7 septembre 2009

Bon débarras!

Depuis le début de l'été, je ne ramasse plus les jouets dans la chambre des filles. J'en avais ma claque de ranger chaque semaine leur 52 accessoires de Polly Pockets, leurs 28 Barbie, leurs 34 colliers et leurs 4 boas à plumes. J'ai même cessé de leur parler de ménage. Je n'employais même plus le mot bordel, que j'échappais plus souvent qu'à mon tour en entrant dans leur chambre.

Tout l'été, je les ai laissées vivre dans leur foutoir. Je tassais ce qui traînait en-dessous de leurs lits et quand ça s'est mis à ressortir par l'autre côté, j'ai fait des tas contre les murs.

Car engueuler, punir et menacer ne donnait rien. Alors j'ai choisi une autre voie. J'ai laissé les choses empirer. Et...

Les filles se sont écoeurées par elles-mêmes de leur bordel!

Si bien qu'en fin de semaine, elles ont décidé par elles-mêmes de tout ranger. Par ici, les bacs, par là les Ziploc grand format! Elles ont mis les petites boîtes dans les grandes et ont tout réorganisé leur chambre. Si bien qu'elle est maintenant im-pec-ca-ble! Et elles ont tellement travaillé que j'ai l'impression qu'elles vont la tenir en ordre à partir de maintenant!

- « Maman, ne va pas raconter ça dans ton blogue, tu vas nous faire honte !», ont-elles pris la peine de me dire.

C'était un peu ça l'idée, les filles! Et ça a marché! héhé

dimanche 6 septembre 2009

Les (Z) dans le Elle Québec d'octobre

Eh oui! Encore nous!!

Dans l'article « Au secours, je n’en peux plus » de Caroline Duval dans le tout dernier Elle Québec (octobre), on présente comme moyen de se déculpabiliser de lire... Les (Z)imparfaites!
Voici ce qu'on dit:

« Les (Z)imparfaites : Un véritable coming-out de 2 mères imparfaites qui en ont assez des diktats culpabilisants et étouffants de la société sur les bonnes mères. À la fois rafraichissant, rigolo et truffé d’infos intéressantes. »

Bientôt, une (Z)imparfaitesmania?

hahaha

samedi 5 septembre 2009

Un automne à cours réduits

Premier samedi matin post-rentrée.

On traîne au lit, on relaxe. Qu'est-ce qu'on pourrait bien faire aujourd'hui?

C'est pour se répéter cette question chaque semaine que cet automne nous avons choisi d'abandonner tous les cours du samedi.

Congé de théâtre pour Momo. Congé d'équitation thérapeutique pour Lili. Congé de théâtre pour Lolo. Pas de Gymn-Eau pour lui non plus (même si c'est génial).

Seul le cours de natation combiné de Momo et Lolo (durée: 25 minutes; Lieu: à deux coins de rue de la maison) du dimanche matin a survécu.

Cet automne, au lieu de courir d'un cours à l'autre, on va se chercher quoi à faire les week-ends.

Et j'ai le vague pressentiment qu'on n'aura pas besoin de chercher fort fort! Mais au moins, on sera libre (un peu).

J'adore quand mes enfants veulent suivre des cours, j'adore assister à leurs spectacles de fin d'année, j'adore le fait qu'ils aient du temps juste pour eux pendant une heure par semaine. Mais, à la demande générale, on prend un break de tout ça cet automne. On ira voir des spectacles, on ira plus souvent à la bibliothèque, on prendra le temps de jouer à des jeux en famille, de prendre des marches dans le boisé.

Et, à la demande générale, on reprendra quelques cours cet hiver. Momo voudra faire de la danse, Lolo voudra apprendre à jouer de la guitare, Lili voudra retrouver Pirate, son cheval préféré. Et l'hiver passera très vite! Jusqu'à la prochaine pause!

vendredi 4 septembre 2009

Baby-boom d'automne à prévoir l'an prochain?

Les bébés nés au printemps seraient discriminés pour leur entrée en CPE...

Les sacro-saints CPE font encore la manchette cette semaine. Une règle administrative qui fait que, pour les enfants de plus de 2 ans, les subventions du gouvernement sont moins élevées, et ce même s'ils occupent une place en pouponnière. Alors comme les enfants nés au printemps ont leur 2 ans avant la fin d'année et les changements de groupes, ils demeurent en pouponnière plus longtemps et les CPE auraient semble-t-il davantage tendance à "passer par dessus" ces enfants dans les listes d'attente ou à les refuser, puisqu'ils ne sont pas rentables. Comme si c'était déjà pas assez compliqué comme ça d'avoir une place en CPE...

Autre dilemme, pour les bébés de printemps, que j'ai moi-même vécu deux fois plutôt qu'une... L'entrée en garderie. On vous appelle (avec le ton de quelqu'un qui vous annonce que vous avez gagné à la loterie bien sûr!) pour vous aviser qu'on a une place pour l'automne alors que votre bébé n'a que quelques mois, que vous allaitez aux 2 heures jour et nuit, que vous vous remettez à peine d'un babyblues d'enfer parce que vous n'avez pas osé vous pointer sur une plage durant l'été autrement que couverte des pieds à la tête.

Vous avez deux choix:

1) Vous prenez la place et vous y laissez votre enfant durant le congé de maternité que vous aviez pensé passer avec lui.

2) Vous refusez la place et le remettez sur la liste d'attente pour l'année suivante. Il vous faudra alors prendre un congé sans solde de 6 mois pour vous rendre jusqu'à l'automne - date butoire des entrées en CPE - et ce sans être certaine d'avoir une dite place en CPE l'année suivante.

Et il y a bien sûr un troisième choix non officiel - parce qu'en principe non-conforme aux règles du Ministère - celui de payer pour une place que votre enfant n'occupe pas ou n'occupe que partiellement (C'est ce que j'ai fait... chuuuuuuuuut!).

Non, mais quel dilemme intéressant à avoir dans l'expérience la plus enrichissante d'une vie, soit celle de la maternité! N'est-ce pas?

Alors, va-t-il falloir calculer la conception de nos bébés en fonction des politiques gouvernementales maintenant? Baby-boom d'automne à prévoir en 2010?
À suivre...

(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 2 septembre 2009

Party de picotte: oui ou non?

Jamais une rentrée se sera déroulée autant sous le signe de la santé. L'an passé, on jasait "jambon potentiellement contaminé", là, on redoute la propagation de la grippe A. Alors tant qu'à mettre les maladites sur la table, jasons donc picotte!

Vous l'avez eu, vous, la varicelle? Moi, oui. À 14 ans. L'horreur. Une face de pizza boursoufflée et dégueu. Pas d'espace à mettre un dix sous sur ma peau sans toucher à au moins 2 boutons. Sans compter les boutons entre les orteils, dans les oreilles, dans la gorge, alouette! Une vision d'horreur. Je suis restée tout l'été enfermée dans le sous-sol...

Quand MissLulus était petite, le vaccin faisait son apparition. J'étais sceptique. Puis, elle l'a attrapée. Je me disais que c'était mieux qu'elle l'ait jeune et non comme moi à l'adolescence. Autre vision d'horreur. Une petite poulette de 2 ans bourrée de boutons, fiévreuse en quasi-permanence et ultra-fatiguée. Mais une semaine et demi plus tard: tout n'était que du passé.

JeuneHomme n'a pas eu la varicelle, ni son vaccin. Mon médecin n'étant pas très chaud à l'idée et moi, je me suis laissée convaincre. L'immunité ne serait que, pour l'instant, de dix ans. Donc il ne serait protégé que jusqu'à 13 ans... ce qui fait qu'il pourrait l'attraper et vivre le même calvaire que moi... nooooo!! Quand on a passé par là, on ne souhaite pas cela à personne.

Je ne pense pas organiser un party de picotte, quoique... j'espère qu'il sera rapidement en contact avec un autre petit "picoteux" pour qu'il fasse sa réserve d'anticorps. Ce sera une semaine difficile, mais au moins, ensuite c'est fini...

Alors, quand JeuneHomme aura ses premiers "picots", je vous envoie (ou non) une invitation?

mardi 1 septembre 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand.... (prise 21)

... Tu découvres ta fille de 6 ans -qui a reçu un beau 5$ remis par la fée des dents- en train de vider complètement sa banque pour aller placer son billet neuf tout au fond de celle-ci.

Puis, alors qu'elle entreprend de remettre les pièces de monnaie à leur place, elle te dit, l'air sérieux et vaguement préoccupé:

- J'sais pas ce qui arrive avec les billets, ils doivent s'envoler quand ils sont trop proche de l'ouverture parce qu'ils disparaissent de ma banque. C'est peut-être une fée cheap qui veut les ravoir!

Euh...

La fée cheap, tu l'as dans la face, chérie!

Quoi? Ça ne vous arrive pas de vous servir subtilement? Cinq cochonneries au Dollorama ou un mezzo latte? Quand on y pense...

lundi 31 août 2009

Pré-rentrée? Pfft!

Hier soir, on a pris nos bains avant le souper. On a tiré les rideaux très très tôt et on a fermé les lumières et les fenêtres! Pas pris de chance!

Stratégie pré-rentrée, pensez-vous?

Bien sûr! Mais à la sauce imparfaite. Qu'est-ce que je faisais avec les enfants?

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un party pré-rentrée! Musique dans le tapis (il fallait fermer les fenêtres!), déhanchements bizarres (il fallait fermer les rideaux!) et lumières dynamo avec lampes de poche (il fallait fermer les lumières!), on a dansé pour chasser les peurs de la rentrée, pour conclure un été en montagnes russes et entamer du bon pied la nouvelle aventure!

Dire combien du Annie Brocoli avec son Broco-Show peut nous faire du bien!

Vous avez fait quoi hier?

vendredi 28 août 2009

Juste à temps pour la rentrée

Moins d'une semaine avant le retour de la discipline militaire (oups... la routine scolaire!), des soupers faits à toute vitesse entre deux supervisions de devoirs, des vérifications quotidiennes de poux et autres joies de la rentrée!

À partir de demain (dans mon cas), les 5 à 7 prendront une nouvelle signification, et ce pour les 10 prochains mois. Mes triplés prennent le chemin de la première année... dans trois écoles différentes - troubles et/ou handicaps obligent! Lolo et Lili auront besoin de toute mon attention pour les aider dans leurs devoirs et je ne devrai pas négliger Momo l'intello et ses projets.

Alors, entre 5 et 7, qu'est-ce qui va écoper cette année? Les soupers!

La mijoteuse a déjà commencé à se faire aller et le congélo se remplit dignement! Mais pour les jours de gros rush scolaire, je me réserve ceci: 50 recettes avec des nouilles Ramen.

Après les pâtes au pesto, les grilled cheese et les omelettes, les nouilles Ramen seront au menu des (Z)imparfaites cet automne. Dites, ils en ont des caisses au Costco?

jeudi 27 août 2009

Changement de fuseau horaire

Mes enfants sont depuis toujours des lève-tôt. À 5h30. il n'était pas rare d'en voir un débarquer derrière le rideau de douche alors que je me préparais à aller au boulot. Et le week-end, on pouvait se vanter d'avoir fait la grasse matinée quand le dernier des trois se levait à 7h15. Bref, ici, le coq avait eu son 4% depuis fort longtemps!

Mais tout a changé l'espace d'un été.

Pas de garderie, par de camp de jour, pas d'école pendant deux mois. Ils ont eu le luxe de se faire garder à la maison par mamie et tatie quand nous n'étions pas en vacances. Et comme on souhaitait avoir des grasses matinées dignes de ce nom lors des jours de congé, on a entrepris au début de l'été de modifier leur horloge interne. Le processus a duré 3 semaines. Au début, ils avaient beau se coucher plus tard, ils se levaient toujours aussi tôt. Mais épuisement oblige - j'imagine!- ils ont commencé par franchir la barre des 8h, puis des 9h... et même des 9h30!

Et là, même s'ils se couchent à une heure d'été plus que raisonnable pour leur 6 ans (21h), ils ne se montrent pas le but du nez avec 8h-8h30! Un exploit familial!

Mais alors que les enfants vivent depuis 2 mois dans un autre fuseau horaire, voilà que je dois reculer l'horloge de deux heures et les ramener à l'heure de Montréal. Et, si possible, la semaine seulement car pour les week-ends, j'y ai pris goût!

Car depuis ce matin, Lili doit attraper son autobus adapté à... 6h40 pour se rendre à son école montréalaise. Tandis que Lolo et Momo vivent encore à l'heure du 450 et ne commencent pas l'école avant le 1er septembre, nous devons la tirer de son lit (l'extirper, la décoller!) et - même avec l'excitation de la première journée d'école- ça s'annonce mal. Pleurs, crises, chignage et pognage de nerfs collectif, voilà ce qui nous attend pour les prochaines semaines.

Des trucs pour nous rendre la tâche plus facile?

Reculer l'heure sur tous les appareils électroniques de la maison pour qu'ils se couchent plus tôt?

Dormir avec les stores ouverts en semaine et fermés les week-ends?

Allez-y! Je suis prête à tout!

mercredi 26 août 2009

Comme si les lunchs n'étaient pas assez compliqués comme ça...

Rentrée scolaire = la joie des lunchs quotidiens qui recommence.

Avec en prime, un problème de plus sur la conscience.

Comme si ce n'était pas assez compliqué comme cela de faire des lunchs santé, variés, sans noix, arachides, sans emballage inutile, froids trois jours par semaine, avec une capricieuse Choupinette, alouette! Voilà qu'on nous recommande maintenant d'éliminer les charcuteries pour les petits.

Je veux bien nourrir ma fille "santé"...autant que possible en tous cas. Et non, je ne veux surtout pas qu'elle ait le cancer colorectal. Mais il me semble, et ce n'est pas la première fois qu'on en parle ici, que trop d'information, c'est comme pas assez.

On nous met en garde face à tellement de choses avec les tout-petits qu'on en devient paranoïaques. Tout est rendu cancérigène: les crèmes solaires, les biberons, les contenants et bouteilles de plastique et bien sûr ce qu'on ingurgite aussi. Il n'y a pas une semaine qui passe sans qu'une étude quelconque vienne remettre en question l'une de nos habitudes de vie. Et que Santé Canada émette une recommandation.

Oui, on mange du jambon ici. Je n'en ai pas mangé durant les dix années précédant l'arrivée des enfants, mais quand les mousses ont commencé à manger, après avoir essayé toutes les sortes de viandes et autres sources de protéines possibles, ils sont tombés par hasard sur un morceau de jambon à déjeuner au resto qu'ils ont avalé sans rechigner. Alors j'ai recommencé à en servir occasionnellement. Devrais-je arrêter? Expliquer à mes enfants que ce n'est pas bon pour la santé? Ils savent déjà que c'est le genre d'aliment qu'on ne mange pas à tous les jours, et je considère que pour leur âge, c'est bien suffisant. Il me semble qu'il y a moyen de doser, dans cela comme dans tout.

Et vous, que faites-vous de toutes les recommandations de Santé Canada? Appliquées à la lettre ou selon le gros bon sens?

(Z) Imparfaite invitée: So

mardi 25 août 2009

Petite panique de la fin août

À ce temps-ci de l'année, j'angoisse. C'est incontournable.

L'été est (déjà!) fini et je n'ai pas eu l'impression d'en profiter au maximum.

La maison est en mode vacances (jeux, maillots, crème solaire, serviettes de plage dans tous les coins) et je dois tout réorganiser (à contre-coeur, je l'avoue...) pour la faire passer en mode école.

Je croule sous les listes (effets scolaires et vêtements à acheter, idées pour les lunchs, repas à préparer d'avance et à congeler, trucs à faire avant l'automne...) et les trois faces de mon frigo ne sont pas assez vastes pour les afficher en plus des trois calendriers scolaires et de tous les feuillets d'info sur la rentrée que m'envoient compulsivement les trois écoles des enfants et que je dois garder bien en vue si je ne veux pas m'y perdre.

Bref, pour un mois, je suis tout près d'appuyer sur le bouton «Panique». Je ne suis pas la seule, n'est-ce pas? Et c'est ce qui me console! On est tous dans le même bateau et dans un mois, savez-vous quoi? On aura repris le dessus.

Et si, pour une trentaine de jours, on se mettait moins de pression? Fiston a les jeans qui lui arrivent en haut des chevilles? On n'a pas trouvé le fichu crayon marqueur à encre sèche Sanford Expo 2 effaçable de couleur rouge? On a mis les duo-tangs vert et bleu dans le mauvais sac à dos? Pas grave, en octobre, la machine sera bien huilée et roulera comme une neuve.

En attendant, on respire!

On installe un tableau aimanté à côté du frigo pour faire plus de place pour les listes...

On met des shorts à Fiston jusqu'à ce qu'on ait le temps de magasiner...

On achète n'importe quel maudit crayon marqueur effaçable rouge...

... et on se procure une étiqueteuse P-Touch, ce précieux gadget à qui l'on doit ce qu'il nous reste de qualité de vie en cette période d'étiquetage acharné pré-rentrée scolaire. Car après avoir identifié 3 x 48 crayons de couleur en bois, 3 x 4 crayons à mine HB, 3 x 3 effaces Staedler blanches, 3 règles, 3 x 8 duo-tangs, 3 x 3 bâton de colle, 3 x 4 marqueurs jaune et 3 x des jetons de bingo (la boîte, pas les jetons individuellement, quoique... c'est peut-être ça qu'ils demandaient, on ne sait jamais!), il nous restait encore du temps et de l'énergie pour classer la paperasse accumulée de l'année scolaire 2008-2009 qui traînait encore partout dans la maison!