vendredi 31 janvier 2014

Laisser l'enfant décider...

Dans LaPresse+ de lundi dernier, il y avait un fort intéressant (surprenant, surtout!) dossier qui nous faisait découvrir deux nouvelles approches en éducation,  l'approche RIE de son gourou initiatrice Martha Gerber et une autre calquée sur la première, celle d'une pédiatre hongroise Emmi Pickler. Les deux approches sont centrées sur le respect (quasi total!) du respect du rythme de l'enfant...   Plusieurs CPE québécois exploreraient cette nouvelle philosophie avec les enfants. En fait, c'est tout le contraire des hyperparents qui veulent tout contrôler de la vie des enfants.

Ce que ça veut dire dans la vraie vie? Par exemple, les enfants ne sont jamais forcés  à être dans une position qu’ils ne sont pas capable d’atteindre naturellement.... donc pas de transat, de soucoupes pour tenir les poupons artificiellement debout ou de sièges pour les tenir assis! Les poupons s’amusent sur le dos tout simplement. Dans un des CPE, les poupées ne sont pas empilées dans des bacs, mais bien couchées dans des petits lits individuels. Et la directrice du CPE explique qu'«une poupée, c’est un corps! On ne met pas ça dans un bac. Il faut encourager ce souci de bien traiter les autres, comme il faut bien traiter les amis» Aussi, dans ces centres de la petite enfance, pas d’horaire rigide et structuré. Les enfants peuvent aller jouer dehors n’importe quand! C'est eux qui décident. Ils n'ont qu'à s'habiller et sortir sur le balcon...  Il n'y a pas de chaises hautes ni de matelas de sol (non, on les appelle des «lits de vie»!). Et parait-il que tout le monde est plus calme et moins stressés (éducatrices comme enfants!). C'est une philosophie qui met de l'avant l'activité autonome et le respect du rythme de l'enfant. 

Personnellement, je n'y crois pas vraiment.  Franchement! Aucune structure? Aucune activité dirigée? Je comprends que les enfants ont besoin de liberté et qu'ils auront toute leur vie et l'école dès cinq ans pour être «structuré», mais quand même. Trop de liberté, je doute que ce soit si profitable. J'ai l'impression que les enfants ont besoin de cadres et de limites, d'interdictions («Tu ne peux pas sortir quand tu veux!») et de moments d'attente («On va jouer dehors après la collation!»). Et c'est bien beau dans les faits, mais est-ce qu'à la maison, on pourrait survivre avec cette approche? Tu veux jouer dehors? Go, vas-y! Tu veux faire de la peinture? Go, je te sors le matériel pour en faire? Tu veux jouer aux poupées? Go, pas de problème! Tu t'endors maintenant? Go, dors! C'est mettre les besoins de l'enfant en avant-plan. C'est bien, mais est-ce trop? La même chose avec les hyperparents qui veut tout tout tout contrôlés...  Finalement, c'est peut-être les extrêmes que je n'aime pas.

Et vous qu'en pensez-vous?

mercredi 29 janvier 2014

Maladresses de cartes de voeux

Samedi, Momo se prépare à se rendre à une fête d'amie. Simple, non?

NON.

Dans l'ordre:

1. aller acheter le cadeau (hésiter, prendre un truc cute dans ses mains, en trouver un autre plus cute, aller le reporter, hésiter, retourner chercher le premier, trouver que c'est pas assez, trouver autre chose, puis un autre petit plus, puis trouver que c'est trop rendu à la caisse, trouver que c'est assez le niaisage et lui payer la différence)

2. choisir une carte (drôle mais pas niaiseuse, avec un chat car elle aime les chats, mais un chat mignon, pas un gros chat laid)

3. revenir à la maison et emballer le cadeau (emballer chaque tite-gogosse séparément avec un papier de soie de couleur différente, puis coller des petits brillants sur chacun des ti-paquets)

4. choisir les vêtements (ça c'est trop brillant, c'est pas une fête de filles à paillettes; ça c'est trop mou, c'est pas une fête de filles en mou, trouver une paire de chaussettes pas trouées, défaire toutes les paires pour vérifier)

5. séance de fer plat (mais les cheveux pas trop plats, juste assez, un peu frisés dans le bas, en twists)

6. rédaction sentie de la carte de voeux (rien à déclarer, je pense que le calvaire est presque fini quand je vois ceci...

« Je suis contente que tu ne sois pas une bitch. »

Hein?!?
(non mais j'ai-tu ben fait de la relire «pour les fautes» !)

- Ben quoi, elle est fine!

(...)

7. détour par la pharmacie avant de la déposer à la fête pour racheter la même carte

8. rédaction d'un message plus «positif» sous supervision

9. dépôt de la party-girl-pas-de-tuque-pour-pas-désaplatir-ses-cheveux

À 10 ans, ils sont autonomes pour plein de trucs SAUF pour écrire des messages dans des cartes de voeux.

Autre preuve: à Noël, TriplePapa a dû se contenter d'un «Tu es un bon complément à notre famille» dans sa carte de voeux.

Il l'a assez mal pris jusqu'à ce que Momo me remette la mienne avec un identique «Tu es un bon complément à notre famille». Au moins, on était «également complémentaires»...

Pour vous faire sourire, en voici d'autres du même genre trouvés sur le web:



Source: passiveaggressivenotes.com




Source:  imgur.com

lundi 27 janvier 2014

Parfois quand on écoute la Voix...



Comme beaucoup d'autres familles, on écoute la Voix. On discute fort. On argumente et on commente les prestations, les commentaires des coachs, les concurrents... et les familles qui les accompagnent (ou le chien!!!). 

J'ai rajouté les familles parce que, moi, c'est ce que je remarque le plus. Je trouve que c'est très révélateur. On en apprend des trucs juste en observant la mère, le père ou encore les enfants. Habituellement, ça se passe relativement bien. Ceux-ci sont nerveux, ça se comprend. J'haïrais être filmée en train de regarder une performance de mes enfants. Mais parfois, quand on éoute La Voix, il y a des parents qui me rendent extrêmement mal à l'aise. Ils sont faciles à repérer. Ce sont ceux qui louangent puissance 1000 leur enfant (prodige?), avancent des trucs comme «C'est ce soir ou jamais!» (Bonjour la pression!) ou «C'est LA meilleure et la plus belle, tous les juges vont être charmés» (ish! Rien de moins!), avouent qu'eux-aussi chantaient avant  mais qu'ils ont dû  abandonner mais que c'est pas grave, parce que là, ils vivent leur rêve à travers leur enfant...

Outch! C'est le dernier bout qui fait mal (quoique les autres aussi!). Surtout si l'enfant chéri finit sa chanson sans qu'aucun coach ne se soit retourné et que le parent est complètement dévasté, en gros sanglots, le maquillage défait (parce que souvent ce sont les mères!), déçu puissance 1000, démoli et ne pouvant répéter que des «Voyons donc...» ne comprenant visiblement pas pourquoi les coachs n'ont pas entendu l'immense talent de leur progéniture...  Chaque fois, je m'imagine le pauvre enfant déjà perturbé de ne pas avoir séduit les coachs (ne comprenant pas ce qui arrive parce qu'il s'est toujours fait dire par ses parents qu'ilétait le meilleur!!) qui prend le chemin vers la loge en sachant très bien que son parent est aussi (sinon plus!) effondré que lui!!! Que ça doit être pénible... Des fois, l'enfant le prend presque mieux que ses parents... Mais des fois, on sait bien qu'une fois les caméras éteintes, le parent va démolir la décision des juges, dire à son enfant qu'ils n'ont juste pas compris son talent, que ce n'était juste pas la bonne fois, etc. Repartir le gros bateau de l'illusion....

Ils me rendent mal à l'aise, ces parents qui croient trop forts en leur enfant, qui vont jusqu'à leur faire porter leur rêve sans jamais et qui leur font croire que leur talent est exceptionnellement rare. Un enfant,ça croit tout. Si on lui dit qu'il est nul, il va le croire. Si on lui dit qu'il est le top du top, il le croit aussi. Un peu de nuance ne fait pas de tort. Parce que c'est la job des parents de préparer ses enfants aux échecs. De les préparer à perdre. Parce que la Voix, c'est un jeu. Une chance. Ça se peut que les coachs ratent un talent formidable. C'est une grosse partie de hasard (vu à la télé par des millions de personnes!!). Les parents doivent encourager sans exagérer, rappeler à leurs enfants de s'amuser, rêver avec eux (pas à leur place!!) et les ramener sur terre quand il le faut. Parce que même avec un certain talent, aussi exceptionnel pensent-ils qu'il soit, eh bien, il y en a d'autres enfants avec du talent autour. Plein. Et que dans la vie, il y a la talent, mais surtout le travail. Personne n'a jamais réussi qu'avec son seul talent. Qui a déjà dit qu'il fallait 10% de talent et 90% d'efforts et de travail? Il faudrait même rajouter 1% de chance, mais on l'enlève de quel côté selon vous? Au % de talent ou % d'efforts? (J'ai tendance à dire au talent...)

Je ne dis pas que c'est facile à faire, mais c'est plus aidant, je crois, pour les enfants. Et on les voit aussi ces parents vraiment encourageants, sans être "trop", qui sont heureux et fiers de leur enfant, mais qui prennent La Voix comme un formidable jeu, un «Qui sait si...» ou un «Peut-être...». Et on voit leur enfant qui s'amuse vraiment et chante de façon beaucoup moins stressé (et souvent mieux !). On ne le sent pas le malaise dans ces cas-là. On voit le plaisir. L'envie de gagner, bien sûr. Un rêve, oui, mais pas L'ultime chance de le réaliser. Et chaque fois, je les trouve beaux ces parents et ces enfants. Vraiment. Je me dis que c'est comme ça qu'on devrait agir devant les victoires ou les défaites, les défis et les rêves...la vie, quoi!

vendredi 24 janvier 2014

Le bonheur est au musée

On a eu la chance de visiter des dizaines de musées en 2013. Les astres étaient bien alignés et on est allé en famille à Paris, Barcelone et New York dans la même année (et on a toppé la marge de crédit, ça oui! Mais bon, on a juste une vie à vivre!)

Le Louvre, le Musée de l'Orangerie, le MoMa, le musée Picasso, le musée Miró, les casas de Gaudi, le Château de Versailles... on a la tête encore pleine de couleurs, de dorures, de sculptures et de textures. Dans notre top 5 personnel de chaque ville visitée, on a tous inscrit l'un ou l'autre de ces musées (et d'autres lieux, anecdotes et repas mémorables aussi, mais ça c'est un autre sujet!).

Dans le tourbillon des grandes villes, les musées sont des refuges où le silence et le calme nous mettent obligatoirement en mode «Pause» (et, détail non négligeable en été, il y a l'air climatisé!).

Trop souvent, on sous-estime l'intérêt des enfants pour l'art ou l'histoire. On pense qu'ils vont trouver ça plate alors que ce sont des éponges insatiables qui veulent tout voir, tout lire, tout connaître.

Au MoMa à New York

Avant de quitter le musée Miró (notre coup de coeur à tous les 5 tellement l'audioguide était passionnant et les installations impressionnantes), Momo nous a imploré de recommencer le parcours afin de retourner voir sa toile préférée («je ne la verrai plus jamais de ma vie, je veux la prendre en photo dans ma tête»).

Lili, qui avait fait un exposé oral sur Picasso à l'école, nous a guidé à travers ses périodes rose, bleu et cubiste et a été énue par les vraies Demoiselles d'Avignon («J'ai jamais pensé que c'était si grand! Woooow!»).

Et même la fameuse toile blanche du MoMa à New York les a subjugés pendant quelques minutes:

- Ça doit représenter le vide...
- Non, moi je vois une grosse tempête de neige, avec du vent
- Ah oui? T'es bon!
- Ça doit pas être ben long à faire...
- Ça serait plus beau sur un mur de couleur
(c'est ce qu'ils se disaient pendant qu'on prenait la photo ci-contre...)

Qu'ils s'y attardent pour vrai nous a convaincu de continuer à les emmener de musée en musée. Car il suffit de s'ouvrir l'esprit pour se l'aérer. Et ça nous fait à tous le plus grand bien.


mercredi 22 janvier 2014

Le temps que je perds...ou celui que je gagne?

Des fois, je compte trop. Ou plutôt, j'évalue ma vie en chiffres. Pourtant, je suis loin d'être une fille très «mathématiques».

Des fois, je compte le temps que je perds avec mes enfants. Parce que je ne les ai qu'une semaine sur deux, les calculs possibles sont (trop) nombreux. Je me mets à faire des équivalences. Une semaine sur deux, c'est 26 semaines dans une année. Je suis avec eux six mois sur douze. Je "manque" donc la moitié de leur vie. La moitié de tous les bisous de «Bonne nuit!». Et c'est là que je me mets à angoisser, toute seule, surtout les soirs où leur chambre est vide à côté de la mienne. Puis, parfois, en moment de déprime passagère (l'approche du terrible mois de février n'aidant en rien!), je me mets à penser à tout le temps qu'on perd pour différents trucs plutôt banals: les courses, les obstinations à l'heure des devoirs, les lunchs, etc. Et les mini chicanes qui virent en gros drames parce qu'on n'a pas pris le temps de s'écouter, parce qu'on s'est mal compris, etc.

Des fois, je trouve que je perds du temps. Et ça me fait capoter... C'est juste plus fort que moi. Qui a vraiment du temps en banque? Qui a trop de temps dans sa vie?

Puis, je me ressaisis (une chance!). Faut que j'arrête de focusser sur le «temps», cette denrée aussi rare que difficile à gérer. Il faut surtout que j'arrête de vouloir le compter. La vie ne se calcule pas en minutes. Je ne rate pas la moitié de la vie de mes enfants. C'est pas vrai. Je suis là quand même, juste différemment. On a Facetime, les SMS et le bon vieux téléphone pour être là, autrement.  Je dois réapprendre à perdre mon temps pour des trucs qui sont importants pour moi. Pas pour tout le monde. Pour moi.

Cependant, ce n'est pas facile. On est programmé à vouloir optimiser tout ce qu'on fait (et surtout notre temps!), tellement qu'on accumule plein de trucs à faire simultanément pour ne pas avoir l'impression de rater quoique ce soit. Jusqu'à récemment, je mettais le pied par terre dès que j'ouvrais les yeux et je plongeais tête première dans le boulot, le roulement de la maisonnée, etc. J'ai décidé de slaker un peu. J'essaie de prendre un peu plus mon temps. Souvent, c'est presque me faire violence parce que j'ai toujours pas très loin l'espèce de crainte de perdre mon temps... Et si je ratais quelque chose? Et si je pouvais en faire plus? Mais en faire plus, est-ce que c'est faire mieux? Profiter plus? Je ne suis pas certaine. Finalement pour calmer mes angoisses de maman une semaine sur deux, je vais penser à me poser la question: si je les voyais tous les jours, est-ce que je ferais mieux? Est-ce que ce serait du meilleur temps? Pas nécessairement. Ça devrait suffire à modérer mes angoisses nocturnes... du moins, je l'espère...

(Billet écrit à 4h04 du matin. Eh oui... ! Demain, promis, j'essaie de me lever plus tard!)


lundi 20 janvier 2014

J'avoue tout

Combien de fois par jour avouez-vous? Si vous n'avez pas de pré-ado ou d'ado à la maison, vous vous demandez sans doute de quoi je parle. Mais si une bibitte à hormones est échouée quelque part sous votre toit, vous devez sûrement, comme moi, avouer plusieurs fois par jour.

Certaines fois, ça fait du sens:

«Maman, avoue que mes cheveux sont laids aujourd'hui!»

Mais d'autres fois, pas du tout:

«J'aime tellement pas ça les choux de Bruxelles, maman avoue!»

«Avoue qu'il faut beau aujourd'hui!»

Chaque fois que mes enfants m'interpelle, c'est pour que j'avoue quelque chose. Des fois, je ne sais même pas quoi! Ils me disent juste «Avouuuue». Mais quoi? «Ben, j'avoue que je ne le sais pas!» (arrg, encore!)

Alors aujourd'hui j'avoue UNE FOIS POUR TOUTE que je n'en peux plus d'avouer.

(et j'avoue que ça fait du bien!)

vendredi 17 janvier 2014

Les bébés ont-ils leur place dans les restos?

Quand j'ai vu la nouvelle où un chef s'interroge, par un tweet, si les enfants devraient être admis dans les grands restaurants, je ne sais pas quoi en penser.

D'un côté, je ne me suis jamais privée d'aller au restaurant avec mes enfants, même quand ils étaient bébés. Bon d'accord, je n'allais pas dans de grands restaurants, mais je ne me limitais pas non plus qu'au McDo, au Saint-Hubert ou au Pacini. MAIS, chaque fois si bébé pleurait, je me faisais un devoir de sortir et d'aller le calmer plus loin. Pour moi, c'était une évidence. Quand même, ni moi ni les autres n'avaient à endurer ça en mangeant. Même si je suis maman, les bébés qui hurlent, ça finit par me taper sur les nerfs aussi.

De l'autre, je ne comprends pas le désir de vouloir à tout prix avoir la même vie qu'avant une fois qu'on devient parent. Il y a comme une part des choses qu'on doit changer, modifier et réévaluer. Aller au resto, oui. Sans problème. Peut-être un différent resto (qui sait, si vous allez en trouver en découvrir des nouveaux!). Ou faire garder son bébé pour s'offrir une soirée "comme dans le temps". Parce qu'on s'entend, aller au resto, dans un grand resto, avec un bébé, c'est pas si l'fun que ça non plus. On n'a jamais le temps de manger. On ne peut pas vraiment prendre son temps. On est toujours sur le qui-vive de «peut-être-il-va-se-réveiller/avoir faim/pleuré/envie d'être dans nos bras/avoir besoin de se faire changer». Bref, tant qu'à aller dans un «grand restaurant», j'aimerais mieux payer une gardienne et ne pas passer potentiellement la soirée avec mon bébé sur les genoux en essayant d'attraper mon verre de vin.

Bref, je ne sais pas trop quoi en penser.

Et ça, c'est sans compter les parents qui se croient tout permis et qui n'interviennent pas avec leurs enfants au restaurant parce que «ben quoi, c't'un enfant! Il a besoin de bouger/crier/faire du tapage». Des fois, c'est les parents qui n'ont pas leur place dans un resto parce qu'ils ne font pas leur job de parents. C'est pas parce qu'ils payent qu'ils ont tous les droits non plus.

Mais, je comprends aussi les parents tannés d'être emmurés chez eux et qui décident de se payer un resto en famille pour décompresser. Je comprends aussi que pour habituer les enfants à manger au restaurant et savoir bien se tenir (ou minimalement se tenir!), il faut les y amener. Leur apprendre certaines règles. Donc des essais-erreurs aussi. Et peut-être déranger un peu les autres autour (et essayer de s'en foutre... ou de lâcher prise sur leurs regards et leurs soupirs!).

Les grands restos, ça viendra. Plus tard. Pas à 8 mois. Pour le bien-être des autres, c'est vrai. Mais aussi pour soi-même. Pour pouvoir vraiment en profiter de son souper tranquille.

mercredi 15 janvier 2014

Cet hiver, j'veux rien faire!

Il faisait moins 38 avec le facteur vent et j'avais une liste de courses longue de même.

Aie! J'reste dans la maison pis j'fais rien!

Qu'est-ce qui me pressait tant que ça à sortir?

Aller faire le plein de collations pour le chien (bof, on peut bien le faire rentrer dans la maison en shackant un sac presque vide et en lui promettant sa gâterie pour demain, il a une mémoire de 10 minutes anyway).

Aller chercher les nouvelles lunettes de Momo enfin livrées chez l'opticien? (ils peuvent bien les garder encore 2 jours et elle peut bien porter ses vieilles lunettes, ça ne la rendra pas aveugle).

Aller acheter de quoi se faire un bon souper à l'épicerie? (aie! On se dégèle du boeuf et du poulet à fondue et on se fait des soupes thai avec un reste de pain, de pâtés et de fromages. Ça ne fitte pas pantoute ensemble mais ça bouche un coin!)

Bon, ce sont toutes des choses que je devrai faire un jour ou l'autre. Mais qu'en est-il de toutes celles qu'on peut définitivement rayer de la liste ou organiser différemment comme:

- inscrire Lolo au cours de natation (en hiver, c'est l'enfer alors non, c'est fini!)
- emmener Momo chaque semaine à son cours d'équitation à une heure de route de la maison (on reprendra ça au printemps!)
- faire 7 soupers par semaine (cet hiver, y'en a au moins un par semaine dont je ne me soucierai pas, je passe le relais et je vais m'arranger pour que ça dure après l'hiver parce qu'on compte un peu trop sur moi pour ça ici-bas...)
- faire 2 billets de blogue par semaine (des fois, y'en n'aura pas, des fois y'en aura, je vais y aller au feeling)
- travailler la fin de semaine sur le nouveau livre des (Z)imparfaites (je vais me prendre des journées de congé au travail pour le faire ''sur les heures normales de bureau'')
- stresser avec les leçons et les tables de multiplication des enfants (on va faire notre gros possible, sans plus)

Cet hiver, j'élimine, je coupe. J'en ai assez de courir le weekend en plus de courir la semaine. J'ai envie de m'ennuyer, d'avoir le temps de me demander «Mais qu'est-ce qu'on pourrait bien faire aujourd'hui?»

Je ne veux rien planifier pour au moins une journée sur deux les weekends. Parce qu'il faut bien les faire ces courses à un moment donné... mais je vais m'organiser pour les faire en concentré et me laisser du temps pour me concentrer sur les vraies affaires. Au moins pour cet hiver.

Doudous, chocolats chauds, livres et jeux de société, nous voilà!

lundi 13 janvier 2014

Attention! Je vous imite!

Bon, pas vraiment.

Je devrais peut-être dire «Je m'inspire» de vous, ce serait mieux.

Et ce n'est pas parce que j'envie vos vies; je ne suis pas du tout jalouse. Ce que vous avez et que je n'ai pas, vous ne l'avez pas gagné sans sueurs, sans travail, sans effort. Non, je n'envie pas vos vies sans rien changer dans la mienne. En 2014, je le dis haut et fort, je vais améliorer la mienne en m'inspirant de ce que je vois. Je vais lâcher prise de plus en plus (J'ai moi-aussi une liste longue de même de trucs qui m'énervent et sur lesquels je veux lâcher prise!) et pour ça, je n'attendrai pas qu'il me tombe dessus, je vais travailler pour qu'il débarque dans ma vie.

Donc, je vais regarder comment ça se passe pour vous. Je vais éplucher Pinterest à la recherche de trucs imparfaits pour arrêter de m'en faire.

Cette année, vrai de vrai, j'essaie. Quitte à faire des erreurs. Quitte à revenir en arrière. Quitte à modifier le conseil pour qu'il fitte dans ma vie à moi.

Par quoi j'ai commencé?

Une amie m'a rappelé comment elle trouvait «mer-veil-leux» de commander ses repas à un petit traiteur sympathique. Bingo! J'ai passé ma première commande!

Une autre amie sur Facebook a commencé un défi sur Facebook pour s'entraîner sans pression (elle s'est fixé un objectif  - un nombre de jours pour l'année entière - d'entraînement). J'ai trouvé l'idée moins pointue que «Je veux m'entraîner 4 fois par semaine». Ça, ça me fait capoter. Je me sens obligée et j'haïs ça. Disons que mon défi serait de m'entraîner au moins 100 fois durant l'année, je peux me donner un break sans problème durant deux semaines sans me sentir coupable et sans me traiter de lâche. Là, je suis en réflexion entre 100 ou 150 fois. (bon, j'avoue que c'est aussi pour repousser un peu le retour au gym...).

Un autre truc que j'ai copié sans gêne: pour chasser le blues de l'hiver et des jours trop froids, je prends un looooooong bain chaud en plein milieu de journée (je sais, je sais, c'est un bonheur d'une travailleuse autonome....qui se couchera plus tard le soir, voilà tout!).

Bref, j'ouvre les yeux et je vous regarde. Je vous lis, je vous suis et je vous copie... en partie! Je prends bien ce que je veux. C'est égoïste comme ça! Et ça ne me dérange pas tant que j'arrive de plus en plus à lâcher prise dans ma vie.

Et question d'être plus rapide, dites-moi donc ce que je pourrais copier chez vous pour lâcher prise et avoir une vie moins stressée...  


vendredi 10 janvier 2014

Comment choisir sa BFF à 10 ans... ou à tout âge!

En mode résolutions elle aussi, Momo s'est lancée dans une classification complexe de ses amies, question d'identifier celles qui ''en valent la peine en 2014'' (je la cite).

Et ma foi, c'est pas bête son affaire! Combien d'entre nous sommes entourées de gens qui nous sucent notre énergie, qui nous font nous sentir plus mal que bien, bref, qui n'en valent pas la peine tant que ça.

En 2014, il est peut-être temps de faire le ménage dans ces amitiés qui persistent on-ne-sait-plus-trop-pourquoi.


J'ai particulièrement allumé sur les critères suivants, qui me semblent autant essentiels à 10 ans qu'à 20, 30, 40 ans (plus que ça, faudrait avoir réussi à flusher le moins qui nous énaaarve):

- Est-elle gentille en donnant des commentaires appropriés?

- Est-elle toujours prête à aider quelqu'un?

- A-t-elle de l'allure (ses parents, elle-même, ses travaux)?
(Mine de rien, on oublie parfois qu'avoir de l'allure est un critère primordial!)

- Est-elle un peu fofolle en ne disant pas tout ce qu'on fait?
(bon, j'ai allumé sur celui-ci pour une autre raison...!!!)

- Est-elle trop sérieuse?

- Est-ce que c'est cool de passer du temps avec elle?

- Veut-elle que je fasse les choses à sa place?

- Me traite-t-elle comme un bouche-trou?

- Je ne tomberai pas sous son influence?

Avouez qu'on ne se pose pas ces questions assez souvent! Il faut parfois revenir à l'essentiel!

jeudi 9 janvier 2014

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 55)

Lundi matin, post-vacances de Noël, tu penses que tes DEUX enfants sont en pédago jusqu'au moment où tu vois un statut Facebook d'une amie, mère d'un garçon qui va à l'école de ta fille, qui dit "Mes enfants sont déçus d'avoir de l'école aujourd'hui finalement" (il faut dire que la météo nous avait gâté avec pluie verglaçante et déluge de pluie hivernale!).

1) D'abord, tu penses avoir mal lu.
2) Tu te dis "Ohh! Elle n'était pas au courant de la pédago!"
3) Le doute s'insinue en toi et tu réfléchis un moment...
4) Tu prends une gorgée de café pour être sûre d'être bien réveillée.
5) Tu regardes l'heure. Il est 8h55.
6) Tu fais un calcul rapide. MissLulus commence ses cours à 9h.
7) MissLulus est dans son lit et dort.
8) Tu te lèves et pars à la recherche du calendrier scolaire de son école.
9) Tu réalises que MissLulus n'était pas en pédago.
10) Tu demandes à JeuneHomme d'aller réveiller sa soeur.
11) Tu te trouves bien drôle.
12) Tu appelles à l'école pour quand même vérifier si elle est bel et bien ouverte.
13) Ça répond. C'est ouvert. Tu dis que visiblement ta fille va être en retard car elle est encore dans son lit.
14) Tu ris encore un peu de ta gaffe.
15) Tu arrêtes de rire en jetant un coup d'oeil dehors et en voyant le lac infini qu'est devenue ta rue.
13) MissLulus, les deux yeux dans le même trou et de mauvaise humeur, engloutit deux Pop Tart et s'habille.
14) Tu réalises que le sac d'école est chez son père.
15) Tu t'aventures sur la glace dehors pour patiner jusqu'à l'auto. Puis direction sac d'école, puis école.
16) Tu te dis que tu aurais peut-être dû dire qu'elle était malade.
17) Tu arrives à l'école, tu déposes MissLulus et tu reviens te faire un gros café. Tu rigoles un peu en te disant que tu commences vraiment de façon imparfaite la deuxième partie de l'année.
18) Tu réalises que tu dois aller la chercher pour dîner. Car elle n'a pas de lunch. Tu ris déjà un peu moins.
19) Tu refais un aller-retour dans la pluie pour aller chercher MissLulus pour dîner.
20) Tu te fais un dernier café Baileys avant décembre prochain...

lundi 6 janvier 2014

Le pire lundi matin de l'année... ou nos trucs pour un retour au travail (z)en!

Le premier lundi de janvier est le retour au boulot le plus difficile de l'année. Il fait frette. Il fait noir (et on n'a pas reçu la lampe de luminothérapie qu'on avait mis sur notre liste de cadeaux de Noël parce que personne n'a pris ça au sérieux). Le monde s'est donné le mot pour aller se pogner dans le trafic tout en même temps. On s'est couché à des heures pas possibles pendant 2 semaines et là, il faudrait reprendre le beat sans bougonner... wow, minute!

Voici nos trucs (z)imparfaits pour y arriver:

Un espace de travail qui nous rend de bonne humeur

On court avant de partir au bureau et on est à boutte avant même d’avoir franchi la porte. Il faut pouvoir changer d’humeur en arrivant au bureau. On affiche des photos qui nous font rêver (on n’est pas obligé de regarder la face de ses enfants toute la journée, ça nous changera pas les idées après une nuit blanche à bercer bébé!). Et on s'organise pour me mettre un sourire dans la face en rentrant au bureau (quitte à le perdre plus tard mais pour ça, voir les trucs qui suivent!).

Une plante bouc émissaire

En 2014, on ne rentrera plus à la maison à boutte avec les soucis du bureau plein la tête. On se dote d'une plante bouc-émissaire sur qui on déverse ses frustrations quotidiennes pour ne pas les ramener à la maison le soir. Une plante avec des feuilles molles mais résistantes (et pas piquantes), qu'on peut snaper solide au besoin. Appelons-la Marcel (ou Huguette).

Piger ses tâches

On a une looooongue liste de choses à faire sans ordre précis? On les inscrit sur des bouts de papier et on les pige au fur et à mesure. C’est plus ludique que la longue liste de choses à faire qui nous décourage pour la journée. On a l'impression de gagner un tirage! (genre ;-)

S’offrir des douceurs

LE meilleur café près du bureau (pour les matins difficiles!), LA meilleure poutine (pour les journées où tout va mal!) et LA meilleure soupe thaï (pour les journées archifroides!). Ça aide vraiment... Et on remet le lunch plate au lendemain (ça se congèle un lunch!)

Des écouteurs

On se fait des playlists pour s’énergiser, pour se mettre de bonne humeur et on écoute de la musique en travaillant. C’est vivifiant ou apaisant, selon le besoin. Et, comme par magie, on n'entend plus les commentaires plates ni le mémèrage des collègues.

On lâche prise (ben oui, encore!)


On ne sauve pas le monde tous les jours (on n'est pas tous ambulancier ou urgentologue!) alors on arrête de s’en faire si la journée se passe un peu tout croche. Il y en aura d’autres pour se reprendre... et un verre de vin pour effacer tout ça le soir. On se prend au sérieux, mais pas trop... Ainsi, on s’évite une dose de stress inutile.

Bon retour au boulot! (et envoyez-nous la photo de votre plante bouc émissaire!)

Voici Chose (pis elle est ben maganée!):



vendredi 3 janvier 2014

Comment tenir ses résolutions de façon (Z)imparfaite



Pour les tenir, il y aurait la simple idée de ne pas en prendre. Mais on se fait tous prendre (même si on a dit en février dernier «C'est la dernière fois que je prends des résolutions de maaaaaa viiiiie!») et on en reprend, année après année. On est de même, tout le monde, que voulez-vous? On a envie de changer, de s'améliorer, de déstresser, de vivre plus (ou mieux), de réaliser des rêves, etc. 

Bref. On a pris des résolutions et on est pris avec. Alors voilà comment les tenir (et possiblement les réaliser!) 

... On les sous-divise: On a toujours tendance à viser trop grand et avoir un but presque inatteignable ou trop vague du genre «Je veux être plus heureuse!» ou «Je veux manger mieux». C'est bien beau, mais c'est assez imprécis merci. On essaie de sous-diviser notre grande résolution en petits pas faciles et potentiellement réalisables.   On a alors plusieurs mini-résolutions qui nous mènent, lentement mais sûrement, vers notre but!   

... On se calme les nerfs: La modération a bien meilleur goût alors au lieu de dire “Je ne mangerai plus jamais de chips de l’année”, on essaie plutôt de trouver des alternatives plus adéquates (des nachos avec de la salsa, du maïs soufflé, etc.). Ainsi, on n’est pas constamment frustrée de ne pas manger de cochonnerie ou de s’installer devant la télé sans bol de grignotines... 

... On prend une vraie résolution pour SOI. Fini les folies de résolutions pour faire plaisir à notre chum, à notre mère ou pour faire comme notre soeur, notre collègue, notre voisine, alouette! Aussi, on ne prend pas une résolution juste parce que notre meilleure amie la prend. Elle veut aller au gym: “Tant mieux... pour elle”. On ne se garoche pas au gym pour s'abonner juste pour l'imiter... Si nous, ça nous emmerde, on se trouve une résolution qui nous ressemble vraiment.

... On lâche prise! (C'est notre mot d'ordre cette année!). On ne tient pas sa résolution dès la deuxième semaine de janvier? On flanche une journée? Wooo! On ne panique pas! On ne scrappe pas notre désir de changement pour ça! On recommence, voilà tout sans s’autoflageller... On est parfois ultra rigide avec nos résolutions. On dirait presque l’on attend notre moindre déviation pour l’abandonner...Et puis, si on l'abandonne, ben c'est pas plus grave! On recommencera l'année prochaine. Faut pas virer fou non plus! Y'a encore 2015 au bout des douze prochains mois.

mercredi 1 janvier 2014

Les résolutions (z)imparfaites de 2014

Puisque l'heure est au bilan et aux résolutions, et que l'année 2014 est (z)officiellement celle du lâcher-prise, voici notre Top 5 des choses sur lesquelles il faut absolument lâcher prise cette année.

Et ce ne sont pas les (Z)imparfaites qui vous le disent, nenon... c'est vous-même!

Voici donc les réponses les plus fréquentes que VOUS nous avez envoyées pour compléter cette phrase: En 2014, je me promets de lâcher prise sur…

Alors, qu'est-ce que le sondage donne?

1.    Le ménage
On rêve d’une maison rangée avec des canapés blancs comme dans les magazines mais... il y a des jouets partout, des piles qui débordent, des vêtements à plier...
Solutions (Z): Se faire un tiroir à chaussettes mixtes pour toute la famille (tu fais la paire quand tu t'habilles ou tu adoptes le style dépareillé); ne plus jamais plier les débarbouillettes, ça ne sert à absolument rien!
Le ménage est LA perte de temps numéro un qui vous prive du temps de qualité avec les enfants. On travaille toute la semaine, le soir, on est débordés, on ne va pas passer tout un samedi à frotter! No way! C’est la première tâche qu’il faut abandonner.
Résolution (Z) : Se trouver une femme ou un homme de ménage, ça presse!

2.    La perfection
Arrêter de vouloir être ultra performante au boulot + que la maison soit impeccable + que notre conjoint soit à la hauteur de nos attentes ultra élevées + que les enfants soient parfaits en... courant toujours après le temps + en se dépêchant à faire les devoirs + en devant se séparer en deux pour aller au cours de trampoline de l'un et à la compétition de patinage de vitesse de l'autre. 
Solutions (Z): Diminuer les attentes et réduire l'agenda (éliminer au moins une activité!) éliminent les frustrations!
Tout ne peut pas être bien organisé en tout temps et en tout lieu. Il faut l'accepter une fois pour toute.

Résolution (Z): Tourner les coins ronds dans tout, en couper juste un peu sur tout sur les bords, ça ne parait pas mais la somme permet de s’enlever un gros poids des épaules.

3.    Le travail
Arrêter de jouer à la super-woman. C'est un concept dépassé depuis longtemps. Demander de l'aide et, surtout, accepter l'aide qu'on vous propose!
Solutions (Z):  Réduire au maximum le temps de transport matin et soir ou l’utiliser plus efficacement (ex : prendre le train en répondant aux derniers courriels du bureau ou en achetant les vêtements des enfants en ligne ou alors décrocher et arriver zen avant de courir au service de garde et se lancer dans le terrible 5 à 7 parental); se prendre des journées pédagogiques pour soi, sans les enfants.
Décrocher du bureau en arrivant à la maison, cesser de regarder ses courriels du bureau les fins de semaine ou songer à changer d'emploi s'il est irréconciliable avec la famille.

Résolution (Z): Ranger son cellulaire dans un tiroir en arrivant à la maison et vivre le moment présent avec les enfants.

4.    La culpabilité
On a gagné des points ces dernières années avec le «temps pour soi». De plus en plus de parents sont conscients de la nécessité de le faire mais... il reste un fond de culpabilité  et il y a, bien sûr, ce besoin de contrôler, d’organiser à sa façon qui fait que déléguer n’est pas une mince tâche mais aussi la difficulté à dire NON. Le stress de l’«éducatif» en rajoute une couche aussi. Est-ce que je stimule assez mon enfant? Est-ce que ses jeux sont assez éducatifs? Les enfants passent la journée à être stimulés, on peut bien juste s'amuser ensemble parfois, non?
Solutions (Z): Retrouver le plaisir d’être avec son enfant. Se donner le droit de ne rien faire de planifié, d'organisé, de créatif, d'éducatif.
Arrêter de se sentir coupable si on n’a pas fini les tâches (vaisselle, plier le linge, ranger la maison) avant d'aller se coucher; si on refuse une invitation à souper chez les beaux-parents; si on sort entre copines; si on n'est pas là pour mettre bébé au lit un ou deux soirs par semaine.
Résolution (Z): Déléguer et accepter que les autres ne fassent pas les choses à sa manière (elles sont faites et c’est ça qui compte!).

5.    Ce que les autres pensent de moi
Les mères se sentent jugées (je n'ai pas l'air d'en faire assez si je me compare aux autres mères sur Facebook...) et subissent le regard réprobateur de l'éducatrice en garderie (quand on amène les enfants à la garderie même si on ne travaille pas ce jour-là ou, plus encore s'il y a un nez qui coule…), le prof, la caissière de l'épicerie, etc.
Solutions (Z): Flusher la personne de votre entourage qui vous fait plus de mal que de bien. C'est impossible? (vraiment, impossible?) Faire preuve de surdité passagère et d’amnésie partielle en sa présence.
On passe tellement de temps à se comparer qu'on en oublie de vivre sa vie. Il faut aussi cesser aussi de comparer bébé à tous les autres. Il ne se retourne pas encore sur le ventre? Il n'a pas commencé à marcher? Il ne fait pas de jeu symbolique? Non, il évolue à SON rythme!
Résolution (Z): Arrêter de se comparer (les autres ont une plus belle maison, une plus belle vie, de plus belles vacances), faire des choix et les assumer.

En bonus : la bouffe!
La planification des soupers est devenue un vrai casse-tête! On veut des repas différents chaque jour, des menus dignes des restos, un souper santé, équilibré (avec les 4 groupes alimentaires) à TOUS les soirs, au moins 2 sortes de légumes de 2 couleurs différentes par repas et on a… 15 minutes pour les préparer pendant qu’on vide le lave-vaisselle d’une main et qu’on donne la dictée au plus vieux en coupant les légumes… Wo! Minute!
Solutions (Z): Bébé ne veut manger que du fromage ou du pain? Il n'en mourra pas, ce n'est qu'une phase! On peut aussi acheter des purées commerciales, des pizzas congelées et des plats préparés (arrêtons de croire que c'est du poison!).
Dois-je introduire la courge butternut avant la courge buttercup? Est-il trop tôt pour lui faire manger des artichauts? Y a-t-il trop de sucre/sel/amidon/gras trans? Pas assez de vitamine D, B, C, fer, zinc? On se calme avec la bouffe! Arrêter de compter, peser, scruter, examiner, additionner, soustraire et multiplier. On calcule les portions et les calories, on compare les glucides et les lipides, on lit les étiquettes et on ne sait plus où donner de la tête entre l'amidon de maïs modifié et tous les dérivés du glucose. Et si on laissait la théorie de côté et qu’on se fiait au bon vieux gros bon sens? 
Résolution (Z): Acheter des légumes précoupés, faire des portions géantes de riz/couscous/quinoa qu'on réutilisera toute la semaine. Tout cuisiner en double tout le temps pour réutiliser la viande cuite dans un autre repas ou pour avoir des lunchs congelés en banque. Et se rappeler que manger des céréales ou un sandwich pour souper un soir de débordement généralisé, ça n’a jamais tué personne!

Quelle est la vôtre? (on va commencer par une! ;-)

vendredi 27 décembre 2013

2014, l'année du lâcher-prise!

Les (Z) décrètent l’année 2014, l’année du lâcher-prise! Assez de perdre son énergie sur des tâches, stress, choses inutiles! Mais lesquelles? On en a du choix! Commençons par s’inspirer de vos 423 réponses (bon, on a dû faire un tri sinon on aurait fait exploser les Internets!) sur lesquelles vous nous avez promis de lâcher prise pour avoir un cadeau (sans cadeau, allez-vous le faire pareil? ;-)

En 2014, je me promets de lâcher prise sur…

... le stress que je m'impose inutilement au bureau, j'apprendrai donc à me dire que certaines choses peuvent attendre au lendemain et que je ne suis pas une machine!

... les jouets qui trainent....partout, tout le temps!!! Chez moi, il n'y a pas de salle de jeux, donc les jouets sont surtout dans mon salon (quel salon que je me demande des fois, parce qu'on s'entend qu'avec deux enfants, les jouets sont PARTOUT!!!)

... la culpabilité envers ma file : pour mille raisons ... mais surtout parce qu'on habite loin et qu'elle ne voit pas souvent son père; la culpabilité envers mon ex : parce qu'on habite loin et qu'il ne voit pas souvent sa fille; et, sur une note plus légère, je vais lâcher prise sur les dodos! Je crois que ma Pinotte de 5 ans est beaucoup bousculée par la vie et qu'elle a besoin de dormir collée sur sa mère... comme pour contrebalancer. Alors tant pis pour ce qu'en pense ma mère : elle continuera à dormir avec moi tant qu'elle le voudra!

... sur les poils de chien dans la maison. Je passe la balai, le Swiffer, la balayeuse plusieurs fois par semaine et il en reste tout le temps. Ma fille est bénéficiaire d'un chien Mira pour enfant TED. Depuis, de petits miracles se produisent et notre qualité de vie s'est grandement améliorée, alors si j'arrêtais de m'en faire pour les poils dans la maison? Je promets d'essayer!

... les "il faut, ils disent". Vous savez toutes les choses que l'on fait pour nos enfants et pour nous (comme faire du mausus de jogging), car il faut le faire selon les "ils disent". Je veux faire ce que l'on a envie de faire parce que ça nous tente.

... les cubes de n'importe quoi, même si j'admire le beau Pierre Lavoie!

... mon besoin que tout soit bien organisé en tout temps et tout lieu!

... ce que les autres pensent de moi, le reflet de mon même dans le miroir, avoir peur de manquer de temps, être sûre que tout le monde autour de moi est bien, mes enfants (est-ce qu'ils ont froid, chaud, faim, sont heureux...) 
... le besoin de tout savoir à l'avance pour être sécure.
... les travaux que je dois faire le soir avant que mes enfants soient couchés afin de profiter le plus possible d'eux.

... mes attentes concernant les gens qui m'entourent.

... la fameuse manie de vouloir tout finir ce que je commence car avec 7 enfants je stresse trop avec cette manie.

... le passé. Il est impossible d’y revenir ou de changer les choses… Tant au niveau des bons souvenirs que des regrets ou remords…

... les choses que je ne peux contrôler, exemple les amies qui vous font toujours sentir cheap, jamais à la hauteur... Les fausses amies finalement!

... tous les trips de consommation. Du genre: ça prend le nouveau gadget à la mode, nouveaux vêtements, etc.

... mon poids. J'ai eu 4 enfants, je suis une belle femme mais j'accepte mal de faire caresser mon p'tit bedon par mon conjoint, alors je vais lâcher prise sur ça et accepter que je n'ai pu 20 ans et j'ai porté mes 4 enfants . Cela fera de moi une femme encore plus accomplie et qui s'accepte!

... ce que les autres attendent de moi mais qui ne correspond pas à mon besoin à moi et qui en plus utilisent le chantage émotif ou la culpabilisation pour y arriver.

... comment placer le rouleau de papier toilette, comment plier les serviettes...

... le ménage (je suis une maniaque du ménage!) et de laisser plus de place à mon chum avec notre nouveau bébé qui devrait naître bientôt. Il est un excellent papa et je dois lâcher prise sur la manière dont il fait les choses. Si j'arrive déjà à faire ça en 2014, je crois que j'aurai fait un grand pas en avant!
... les travaux sur la maison qui avancent pas assez vite à mon goût.

... le perfectionniste. Pas la réponse la plus originale hein? Mais si complet... Ça inclut: les manies de mon chum, le développement de ma fille (en tant que nouvelle maman et ergothérapeute pédiatrique pas facile), le ménage de la maison, cesser de m’inquiéter pour les fin de mois. On fini toujours par y arriver et avec ma passion pour le couponning on fait des miracles!

... arrêter de toujours être en avant de tout le monde, je veux diminuer d'être le ''leader'', j'aimerais laisser un peu de place aux autres. Je trouve que tout est trop lent, je veux que tout se fasse immédiatement, donc je fonce....Alors, je veux donner aux autres la chance de prendre leur place.

... arrêter de penser le soir avant de me coucher pour dormir plus et arrêter de ramasser les jouets à la place de mes enfants.

... quand mon chum fait le ménage: prendre le geste sans dire que ce n'est pas fait comme je l'aurais fait! Il l'a fait, alors c'est bon, je n'ai pas besoin de le faire!

... l'opinion et le regard que les autres me portent. Je veux bâtir ma famille en 2014 et je ne veux pas que l'opinion des autres m'en empêche. Je veux également lâcher prise sur le travail, être capable de rentrer a la maison avec la conscience tranquille.

... le ménage "spic & span" parfait : quand c'est le temps de s'amuser, on lâche la guénille.

... cesser de regarder mes courriels les fins de semaine.

... complètement sur les "qu'est-ce que les autres vont penser". J'ai commencé mais je veux vraiment y aller à font pour 2014, ça va faire du bien au quotidien.

... le travail et passer plus de temps avec ma famille.

... tout le négatif qui m'entoure et aussi le ménage pour passer de magnifiques journées avec mes enfants.

... le fait que mon fils de 3 ans et demi a reçu un diagnostic de dyspraxie verbale et d'atteinte sévère de la compréhension, je vais lâcher prise sur les possible jugements que des gens peuvent faire là-dessus également. En gros, ce sont les deux choses que je devrai le plus travailler cette année sur moi-même.

... la préparation des enfants pour divers voyages et activités. Mon chum (et leur père) est capable de faire tout ça, différemment mais correctement...

... mon manque d'organisation familiale et de finalement l'assumer à son max. 

... Facebook qui n'aide pas à me faire sentir cheap face aux copines-plus-que-parfaites qui affichent ouvertement sur leur mur leur enfants dans chacune de leur moindre activité "éducative-épanouissante-et-permettant-de-passer-des-moments-de-qualité-familiaux-spécialement-organisé-par-leur-maman-qui-travaillent-aussi-à-temps-plein-et-qui-ont-une-maison-spic-&-span."

... les traîneries dans la maison et arrêter de ramasser derrière tout le monde, tout en restant zen (quitte à sortir plus de la maison pour fuir en cas de rechute).

... le lavage excessif (je dois bien faire 4 brassées par jour). À la quantité de linge qu'ont les enfants, je ne comprends pas pourquoi je deviens folle dès que le panier de linge déborde. Au moins, ça servira à quelque chose d'être excessive dans l'achat de vêtements!

... le ménage parfait! Profiter de l'instant présent et apprendre à me dire que si ça traîne un peu, ce n'est si grave et qu'il vaut mieux profiter de beaux moments en famille.

... le fait que mon ex déménage avec sa nouvelle copine et que mes enfants vont maintenant avoir une "belle-maman" 40% du temps.

... les gens négatifs et qui ne font que téter le jus des autres.

... ma vision de la famille parfaite. Accepter que ma famille est merveilleuse comme elle est! Je vais tenter de tolérer les imprévus et les incertitudes et accepter que je fais mon mieux!

... beaucoup de choses car je vais avoir un bébé en mars! Je vais devoir lâcher prise sur le ménage, sur ce que les gens vont dire ou penser de l'état des lieux. Lâcher prise sur les millions de conseils que j'aurais pas demandé et qu'on va me donner et me faire confiance. Lâcher prise (un peu) sur mon look! En 2014, je vais avoir 40 lb en trop, je vais être cernée par les nuits trop courtes et je vais avoir envie d'être habillée en mou. Je devrai lâcher prise et accepter la situation, et me donner du temps pour y remédier, à mon rythme!

...  un peu plus au travail. Faire moins de temps supp. car au final, tout peut attendre et lâcher prise sur le temps. Il n'y a que 24 heures dans une journée.

... le désordre de jouets que crée quotidiennement ma fille, et que créeront bientôt mes 2 filles!

... mon garçon à un retard de développement sans diagnostic clair encore, je vais essayer d'arrêter de toujours trouver des thérapies possibles: ergo et ortho suffisent. Je vais aussi arrêter de trouver des maladies qu'il n'a pas et arrêter d'écouter les commentaires désagréables des autres personnes.

... de vouloir tout contrôler. Je sais que je deviens étouffante avec ce désir que tout soit comme je le veux...

... la perfection dans le ménage de ma maison et dans l'avenir de mon coco. Mon garçon est TSA et je suis présentement dans un fou tourbillon pour l'amener à se développer au maximum avant sa rentrée à l'école en septembre prochain. N'allez pas croire que je ne ferai plus rien, au contraire, je veux retrouver mon coco souriant, le voir à nouveau en premier lieu comme un enfant, point, profiter du moment présent, et vivre ses réussites et ses apprentissages avec grande joie plutôt que voir immédiatement quel objectif on peut viser par la suite. Et j'accepterai davantage que ma petite poulette de 2 ans fasse des choses "tu seule maman!!!" sans que je repasse derrière.
... la propreté de la maison. Avec 2 ados, c'est presque impossible de garder une maison propre. Alors on va y aller avec l'essentiel. Je veux aussi moi me peser. Je suis tannée de toujours regarder mon poids à chaque matin.

... mon poids, m'accepter comme je suis et arrêter d'être à la diète.

... mes exigences envers moi-même, parfois trop lourdes. Me donner droit à l'erreur et le droit de manquer de temps.

... le ménage si je veux survivre à mon nouvel horaire. Je me promets aussi d'accepter de temps à autre de se contenter d'un repas sur-le-pouce ou disons par super équilibré. Je me promets (souhaite?!?) aussi de réussir à décrocher du boulot à mon retour à la maison les soirs et fins de semaine.

... le stress inutile, l'anxiété de performance. Aussi, je suis aussi presque décidée à demander un quatre jours semaine, même si j'ai ben ben peur du jugement, de déplaire. Ben c'est ça, je veux lâcher prise sur le jugement!

... l'argent (où l'absence de), mon poids, le ménage... En fait, j'aimerais que l'année 2014 soit une année "no stress". Étant de nature angoissée, je vais avoir beaucoup à faire pour mon année zen, mais je compte bien sur mes cours de Zumba (et un petit verre d'alcool de temps à autre) pour m'aider dans ma démarche.

... le travail une fois rendue à la maison et de me concentrer sur ma vie de famille.

... ma carrière professionnelle que j'ai décidé de mettre de côté pour la petite famille. Pas facile comme changement de vie.

... les petites inquiétudes quotidiennes. Je suis enceinte de mon deuxième enfant et, à mon premier, je me suis beaucoup inquiétée de sa santé et de son développement sans raison. Je voudrais être capable de mieux profiter de ma grossesse et de ma maternité parce que le temps passe trop vite.

... le matchage de vêtements pour la prochaine année. Et aussi sur la répétition des p'tits kits! (faut surtout pas qu'un proche ou même le prof voit 2 fois le même chandail en dedans de 3-4 semaines)! Avec 4 enfants... pu le temps pour ce niaisage-là. Ils vont pouvoir se choisir eux-mêmes ce qu'ils veulent mettre, ce qu'ils réclament depuis un bout déjà... Du moins, pour les grands.

... les handicaps de mes 2 enfants. Je me bats continuellement pour qu'ils soient évalués. Cela dure depuis dix ans. Je viens d'apprendre qu'à 36 ans, je souffre de fibromyalgie alors c'est une très grande priorité de penser à moi et lâcher prise.

... ce que les autres peuvent bien penser de moi. Il faut que j'apprenne à vivre pour moi sans toujours craindre le regard des autres.

... le ménage! Pour pouvoir passer plus de temps avec mon petit garçon et accueillir bébé 2 en mai sans culpabiliser!

... arrêter de me sentir coupable si je n'ai pas TOUT fini les tâches (vaisselle, plier le linge, tsé les trucs à faire chaque jour-là!) avant d'aller me coucher. Je me promets SURTOUT d'essayer d'arrêter de m'en faire avec ce que les autres pensent. Je promets de faire des efforts pour m'aimer plus. J'essaierai aussi de prendre un peu plus de temps pour penser à moi (peut-être un bon bain, lire un livre (ça fait un bout!), scrapbooker...)

... les conventions. Ma fille a 16 mois, elle est en top santé, tous ses morceaux à la bonne place et un bel esprit vif, je lâche prise sur les standards qui disent qu'elle doit avoir dit 3 mots avant tel âge et si et ça et tout le tralala qui me stress tellement pour finalement arriver à la conclusion qu'elle fait les choses à SON RYTHME À ELLE!

... penser plus à moi. Je dis oui tout le temps je vais m’essayer que ma bouche dise “NON” de temps en temps. Deuxièmement, je vais plus respecter l’opinion des autres. On dirait que je veux toujours avoir raison.

... ma manie à vouloir que tout soit parfait: que le ménage soit tout fait, que ma carrière soit parfaite, que mon mari soit parfait et nos 5 enfants aussi.

... la vitesse! La vitesse dans tous les domaines: pressé le matin pour l'école, pressé de se lever, pressé de s'habiller (les enfants), pressé de manger, courir après le temps continuellement. Je vous et me le promets pour mon bien mais aussi pour ma famille!

... ce que ma fille mange. Je sais que je fais de mon mieux, mais quand elle ne veut manger que du fromage ou du pain, il faudra que je me dise que ce n'est qu'une phase. Elle a seulement deux ans, je sens que je vais payer pour quand elle en aura 14, avec leur estomac d'ado sans fond!

... le fait de vouloir être une mère parfaite, je dois me laisser le droit à l'erreur sans angoisser.

... la perfection... dans mes travaux à l'université! Je viens de débuter une maîtrise et, avec trois enfants à la maison, je réalise que je ne peux plus avoir les mêmes exigences que lorsque j'étais à l'université SANS enfant.

... le stress chaque semaine pour la planification des soupers. Je ne me mettrai plus tout ça sur le dos; je vais... je dois demander une participation de mon homme. Merci, votre concours me fait réaliser que je ne délègue pas assez.

... ma panique du dimanche soir. Je m’engage à commencer la semaine dans la bonne humeur, même s’il reste du linge à plier dans la sécheuse et que les poubelles n’ont pas été vidées. On les videra quand elles seront pleines et du linge dans la sécheuse, si ça ne se voit pas, ça ne compte pas comme une trainerie.

... d'être moins structurée avec ma famille et laisser la place au moment présent, faire preuve de plus d'improvisation! Laisser la routine de côté quelques jours par mois!

... tout ce qui traîne dans la maison!  En effet, je dois accoucher le 14 janvier 2014 donc je devrai vraiment faire beaucoup de lâcher prise sur bien des choses!

... la poubelle pas vidée au moment où je le demande, le lavabo avec une ou deux taches de pâte à dents et le manque de petites attentions! Je vais me concentrer la chance que j'ai d'avoir un homme qui m'aime et une famille unie!

... la culpabilité qui me ronge et les doutes qui m'habitent face à mon choix de terminer la relation avec le père de mes filles. Je me promets d'écouter mon coeur et de croire que cette décision sera pour le mieux de tous. Je me promets de faire confiance à la vie et de croire au bonheur, malgré les épreuves et les gros changements qui font peur. Je me promets de continuer d'être présente auprès de mes enfants et de les accompagner à travers cette étape difficile, tout en faisant confiance à leur capacité de s'adapter au changement et de voir le positif dans ce changement. Voilà ma résolution pour 2014. J'arrêterai de manger des chips en 2015. ;)

... les frasques de ma belle-famille, plus particulièrement de ma belle-mère. Je suis en gros processus pour les accepter tels qu'ils sont. Pas facile! Pas évident! Mais si je lâche prise sur ma rancoeur, ce sera plus facile. Après tout, je dois accepter toutes les formes de (Z)imperfections!

... les ondes, personnes, attitudes, habitudes et situations négatives. Au lieu de m'obstiner, argumenter, trépigner et me refrogner, je vais juste m'éloigner. Tourner le dos sans jeter un regard par en arrière et choisir plus de positif dans ma vie. Pour mon bien, pour le bien de ma famille (mon fils et mon chum) mais aussi ma grande famille (mes ami(e)s). Je pourrais aussi lâcher prise sur les kilos en trop qui se collent à moi, mais comme j'aime la bonne bouffe, le bon vin et la bonne paresse (on est (Z)imparfaite ou on ne l'est pas), je préfère ne pas trop m'avancer sur celle-là! Si ces kilos lâchent prise, je ne les retiendrai pas, mais bon...!

... ce que les autres pensent de moi, de ce que je fais, etc. Arrêter de vivre en fonction des autres, et davantage en fonction de moi.

... l'obstinage quasi permanent avec l'ex! Je fais mon gros possible avec les enfants alors que lui fait de son mieux... et même si son mieux ne m'arrive pas à la cheville, je vais lâcher prise... après 4 ans de séparation, il le faut!

... les courriels du travail passé 17h. Décrocher, décrocher et décrocher! Lire un bon roman le soir.

... deux gros trucs : le maudit ménage, source de tous les conflits! (et finalement engager une femme de ménage pour vraiment lâcher prise) et le hamster qui trotte en permanence dans ma tête et qui m'empêche même de dormir la nuit, parfois. Pour réussir ce tour de force, je pense que je dois me donner droit à l'erreur et ne pas avoir de regrets et je dois cesser de vouloir tout planifier.
... la culpabilité. Je me sens coupable si je dois travailler et ne pas être avec les enfants. Je me sens coupable de ne pas aller travailler ou de refuser un rendez-vous (je suis travailleuse autonome) pour être avec mes enfants. Je me sens coupable de refuser une audition, tournage ou tout autres activités aux enfants quand je suis juste trop dans le jus ou fatiguée. En gros, fini la culpabilité!

... ma tendance à vouloir organiser des fins de semaine chargées. Tentons de se reposer.... au moins le dimanche!

... le ménage (pas trop quand même), sur le ramassage des jouets et sur le fait de toujours vouloir que tout le monde m'aime. De gros défis qui me rendront heureuse une fois accomplie!

... la technique du 5-10-15 pour endormir mon fils de 9 mois dans son lit... Coudonc, s'il se rendort dans mon lit après sa tétée de nuit (oui, oui de NUIT), ben je le laisse dormir (et moi aussi) dans mon lit...
... les commentaires des collègues qui croient que les congés de maternité sont des moyens de ne pas travailler (et donc de leur laisser plus d'ouvrage )... OUI, il va y en avoir un quatrième!

... la gestion de la maison. J’ignore si c’est parce que je suis une femme et parce que mon conjoint a quitté le nid familial depuis trois ans seulement, mais c’est toujours moi qui dois penser à l’épicerie, prévoir les repas, rappeler les sorties et occasions spéciales, bref, toujours pousser pour que les choses se fassent dans les temps. Lui, il se fie que je vais lui faire penser à tout alors qu’il devrait partager cette responsabilité et prendre sa place. Ça me permettrait d’avoir plus de temps et d’énergie pour penser à autre chose!

... les purées. Me donner le droit de choisir des purées commerciales. Ne pas m'en vouloir de retourner travailler, au lieu de rester à la maison avec ma fille plus longtemps.

... mon horaire doublement ou triplement chargé. Mes 3 gars n'ont pas besoins de faire tous les sports et participer à toutes les activités qui existent. Un peu plus de temps en famille, ça nous ferait un grand bien.

... l'habillage de ma fille de 5 ans! Plus il y a de couleurs, plus ça a l'air quétaine, plus ça tourne, moins ça "match", mieux elle se sent. Pourquoi pas après tout.

... ma belle-famille. Je passe définitivement beaucoup trop de temps à essayer de les comprendre et essayer aussi de leur plaire. Je promets aussi de cesser de m’en faire avec les “affaires poches” du quotidien, les trucs qui ne sont pas ramassés, les choses qui ne sont pas faites à ma façon ou pas faites du tout!

... le fait de tout vouloir faire dans la maison parce que je suis en congé de maternité. Je veux lâcher prise aussi sur le fait que mon chum fonctionne différemment de moi avec les enfants. Et surtout, je veux lâcher prise sur les obligations sociales qui sont plus difficiles à remplir avec deux bébés! Ne plus me sentir coupable d'avoir envie de rester à la maison avec les miens mais aussi de ne plus me sentir coupable envers ma famille si j'ai besoin de changer d'air!

... mon travail le soir (ne pas lire mes courriels); le ménage (ne pas m'en faire avec les traîneries partout dans le salon, la cuisine et ++); mon 10 livres à perdre (vive le vin et le pain!); sur la BIP de perfection et la culpabilité pour devenir une VRAIE Z!

... la propreté des miroirs. Tant que les enfants se brosseront les dents, inutiles d’espérer que le miroir reste propre!

... pour 2014, je promets une chose : je vais arrêter d'être obsédée par les petites graines sous la table après les repas!

... la lenteur des enfants. Dans le fond, c'est eux qui ont raison de prendre leur temps, nous on veut que tout aille vite. Alors tant pis si ma fille prends 10 minutes pour mettre son pyjama alors qu'elle peut le faire en 2 minutes. Elle se couchera 8 minutes plus tard mais au moins elle se couchera dans le calme.

... l'astinage avec les enfants. Je dis une fois, that's it that's all, ensuite, talk to the hand.  En espérant qu'ils comprennent rapidement que les consignes, ben elles sont non négociables.

... l'alimentation de ma fille. Je suis toujours inquiète quelle ne mange pas assez étant donné sa petite taille même si c'est une petite fille en pleine forme. Ma mère me dit toujours de ne pas m'inquiéter, je crois que je vais écouter ses conseils.

... mon agenda parfait. Je me promets de remettre à demain les choses qui peuvent l'être, de rayer de la liste les choses qui ne sont pas indispensables à faire et d'en profiter pour jouer encore plus avec mes filles, surtout dehors!

... sur les  "Dépêche-toi". Je vais tenter très fort de ne plus dire cette phrase à ma fille de 5 ans et à mon fils de 2 1/2 ans avant de partir à la garderie le matin; avant de souper; avant d'aller se coucher; avant d'aller/de faire quoi que ce soit.

... mon couple! J'ai tout donné, tout essayé, mais c'est assez, je passe à autre chose et je fais confiance à la vie!

... les objets que mes enfants perdent ou que moi-même j'égare, par exemple, une oreille de Madame Patate.

... les commentaires de ma mère et de ma soeur aînée concernant la sécurité de ma fille (ex: moi, je n'inscrirais pas mon enfant à une activité car il y a tellement d’histoires aux nouvelles sur des abus (!!!), ou encore, tu la laisses jouer avec ''ça'', moi je trouve ça assez dangereux!). Je me fais confiance, c'est moi qui connaît ma fille, un point c'est tout!

... mes obligations quotidienne (ménage, souper) qui ne sont pas parfaites si je peux à la place prendre du temps pour jouer avec ma fille

... sur la culpabilité de ne pas être une mère parfaite!

... l'image de la perfection! Ça peut arriver que je sois en retard au bureau, que ma fille ait des bas dépareillés dans les pieds ou que mon garçon ait les cheveux un peu trop longs, que ma maison soit bordélique ou que l'on mange au McDo. Nous avons droit de vivre sans culpabilité!

... les petits stress inutiles. Stresser pour ne pas coucher ma fille trop tard pour ne pas qu'elle soit trop fatiguée, stresser réussir à boucler un souper avant d'entendre trop de "j'ai faim ou encore je meurs de faim", stresser pour lever ma fille le matin alors que je pourrais prendre quelques minutes de plus pour lui donner des bisous, stresser quand j'ai trop de vaisselle qui s'accumule sur le comptoir, stresser pour ne pas arriver trop tard au SDG. Bref, je voudrais arrêter de stresser inutilement pour tout ça et continuer à profiter du moment présent!

... mon chum qui ne peut pas tout faire comme moi à ma façon et c'est très bien comme ça!

... les événements que je ne peux contrôler, les choses que je ne peux contrôler. Ne pas tenter de trop anticiper les choses avant qu'elle ne se produisent et essayer d'être plus zen et calme.

... le fait que je ne peux pas tout contrôler. Les choses qui ne sont pas faites à ma façon sont tout de même bien faites.

... arrêter d'avoir peur de décevoir les autres en me pliant à leurs attentes au détriment des miennes.

... la pression sociale qui fait que peu importe ce qu'on fait, on se sent inadéquate et jugée: "hein, t'allaites encore?", "hein, tu veux pas allaiter jusqu'à 2 ans?"... Faire ce qui est le mieux pour moi, mon fils et mon mari, point.

... le maudit ménage. Ok, en faire encore, mais arrêter de ''renoter'' ce qui est fait, mais pas parfait... on s'en fout si le linge est pas plié à ma façon, il est plié baaaonnn!!

... arrêter d'espérer que les amis et amies pour qui j'étais toujours présente avant d'être malade et de ne plus conduire viennent me visiter, c'est l'avantage de la maladie, on voit qui sont nos vrais amis(es)!

... les choses qui ne sont pas faites selon ma manière. Les enfants m'aident, ils se responsabilisent, ils deviennent autonomes... que ça soit fait à leur manière et non la mienne ne change rien: la tâche est accomplie!

... la famille (les enfants). Je veux tenter de prendre plus de temps seule avec mon amoureux pour se retrouver. Ce n'est pas facile de garder la flamme avec trois enfants, la maison, le travail. Je suis chanceuse car je suis encore en congé de maternité jusqu'au mois de mars, mais ensuite, ça sera la folie furieuse dans la maison. (métro, boulot, dodo)... Je ne vous dis pas que je vais délaisser mes enfants-là! Je vais les confier à leur mamie adorée!

... le ménage… J’ai maintenant 3 enfants et ça me pourrit la vie de toujours repasser derrière eux (et mon chum…) donc je veux ne plus choisir cette bataille! Bien sûr je vais continuer de frotter ici et là mais je ne veux plus focusser là-dessus et capoter à chaque fois que quelqu’un fait une trace ou laisse traîner une affaire…

... le bonheur des autres et me concentrer sur le mien (et celui de mes enfants).

... la maudus de culpabilité de ne jamais en faire assez! Et d'arrêter d'agir en fonction de ce que les autres pensent.

... les coiffures de petites filles! Oui oui, malgré les commentaires des éducatrices de la garderie, ça se peut que ma plus jeune ait le toupet dans les yeux et que l'aînée ait les cheveux mêlés!!!

... l'enfant parfait... Oui, un enfant c'est turbulent et ça n'a pas forcément besoin de médication! Laissez les enfants être des enfants!

... mes angoisses sur mes capacités de mère. Je me demande toujours si je stimule assez mon fils, si je vais être en mesure de gérer les deux enfants (parce que je suis enceinte), etc.

... arrêter de me comparer aux autres mamans (surtout sur Facebook, c’est si déprimant). Je dois également arrêter de toujours me demander si nous ne serions pas supposés faire quelque chose de plus important, constructif, etc. Ne rien faire, c’est aussi bon pour le moral!

... sur les bébelles électroniques (iPhone, iPad, iNimporteQuoiDautre) afin d'être présente au moment présent avec les enfants et mon amoureux.

... la job, le stress, la frustration relié au travail, arrêter de ramener tout ça à la maison et les laisser bien serrés dans le tiroir au bureau!

... mon travail. Mon poste est très surchargé et autrefois j'essayais vraiment de tout faire. Je réalise que c'est impossible. Je vais faire mon travail du mieux que je peux et je vais tenter de décrocher en dehors des heures ouvrables.

... notre infertilité. Je suis maman d'un adorable coco de bientôt 1 an et j'aimerais avoir un deuxième miracle à aimer. Je me promets de lâcher prise sur l'éventualité d'une grossesse pour retrouver une vie de couple normale et non basé sur là-dessus. Vivement 2014!!!

... arrêter de me comparer, arrêter de me sentir coupable lorsque mes enfants regarde la télé au lieu de faire une activité éducative, arrêter de faire toujours du ménage et d’être stressée quand y’a un peu de poussière sur les meubles… Arrêter de vouloir que mon chum soit le père parfait… parce que même moi, des fois je me tape sur les nerfs!

... le fait que mon fils grandit. Eh oui, il a maintenant 5 ans, ira à l’école en septembre 2014 et fréquente une garderie en milieu familial dont l’éducatrice est une perle. Après 4 ½ années passées à ses côtés à tous les jours, je dois le «laisser-aller». Il devient de plus en plus autonome, il devient un grand (comme il me dit). Et j’en suis très fière. J’ai fait le choix de démarrer une garderie quelques mois après sa naissance afin d’être la personne qui «l’élève» et j’ai passé de très beaux moments en sa compagnie. Mais le timing était parfait pour la fermer en juillet dernier (4/6 s’en allaient à l’école maternelle), sachant que je voulais la fermer maximum à l’entrée à l’école de mon fils. Car j’ai fait ça pour être avec lui et je ne regrette rien. Je dois juste me dire que je ne suis plus SA seule référence à tout moment.

... le fait que je suis une TOC dans une famille de TDA!

... ce que la famille de mon chum pense de moi, en particulier mon beau-frère et sa blonde. Après tout, ce n'est pas avec eux que je fais ma vie!

... ce que les gens pensent de moi. Je vais essayer d'être moi-même sans me préoccuper de ce que les gens pourraient penser et ne pas changer ma façon d'être pour plaire aux autres.

... les soupers : je veux arrêter de penser que je dois faire toutes sortes de recettes, c'est correct si on mange souvent les mêmes choses!

... le fait de dire oui à tout. Être capable de dire non. Je me suis pratiquée à quelques reprises en 2013 et je crois bien en 2014 être officiellement capable de lâcher le oui: le oui à tout pris, le oui pour tout faire, le oui pour tout rayer de la liste de la journée/semaine/mois... Prendre donc plus le temps de prendre mon temps.

... les devoirs. Je me chicanais si souvent avec ma grande durant la période de devoirs. Rendue en 6e année: Arrange-toi ma grande. Assume s'ils ne sont pas faits, ne m'en parle pas. Avec mon fils en première année, j'ai bien voulu lui pousser un peu, mais on arrive à la maison à 18h. Le temps de faire le souper, prendre le bain, mon fils est crevé. Il arrive qu'on saute des bouts. L'anglais, l'étude des nombres. Qu'il mélange le 14 et le 40 en première année ne me semble pas dramatique, voilà, on laisse aller! That's it.

... le fait de vouloir aider à tout prix celui qui se plaint de sa vie. J'aimerais juste être capable de les écouter sans prendre leur problème sur mes épaules. C'est ma manière à moi de vouloir aider mais, peut-être (probablement) que la personne veut seulement se vider le coeur à une oreille attentive, sans attendre après une solution! Quand il s'agit d'enfants, j'aime partager ce qui a fonctionné chez moi et je suis consciente (en fait, j'en ai la certitude) que ce qui fonctionne ici ne fonctionnera pas "magiquement" partout! De donner des conseils lorsque quelqu'un me dit qu'il a de la difficulté avec ses enfants, je voudrais arrêter d'avoir ce réflexe et travailler mon écoute.

... mon chum qui ne sait jamais quoi faire avec notre fils de 2 ans et que je dois quasiment lui faire un planning détaillé minute par minute pour pouvoir sortir seule en ayant l'esprit tranquille. Je vais le laisser se démerder, et il fera les affaires toutes croches, personne n'en meurt!

... le pliage des serviettes et autres pliages connexes. Honnêtement, je ne suis pas maniaque du ménage, je ne suis pas le genre de freak qui cours après la visite avec la balayeuse... mais j’aime que mes placards soient en ordre.. (les psychologues de salon s’abstenir) Mes débarbouillettes pliées et placées avec le petit pli bien enligné, idéalement en ordre de couleur. Mon chum est extraordinaire: Il plie le lavage de façon exemplaire en écoutant la télé, et en redemande (je pense que ça lui donne des bonnes excuses pour rester devant la télé mais ça c’est une autre histoire!)

... l’obligation que je me donne d’avoir un souper santé, équilibré (avec les 4 groupes alimentaires!) et bon à TOUS les soirs… (J’essaie de me convaincre là : on relaxe… personne ne va mourir si je n’ai pas tordu les bras de tout le monde pour qu’ils finissent leur salade (ou insérer ici légumes non prisés)… Et même que des fois, il n’y en aura pas de salade!)

... les petites disputent des enfants. Je voudrais cesser de m'en faire autant. Ils doivent apprendre à gérer leurs conflits par eux-mêmes!

... une chose en particulier: celle d'arrêter de jouer à la super-woman. Étant maman à la maison depuis plusieurs années et ayant un chum avec des horaires de 12 heures, j'ai été celle qui menait la maisonnée au complet sur tous les points ou presque. Et maintenant que les enfants sont à l'école, je prévois un retour sur le marché du travail dès l'automne prochain alors je dois apprendre à déléguer. Apprendre à ma belle-famille que j'adore que je ne pourrai plus être seule à gérer le quotidien alors ce sera un beau lâcher prise et une belle autonomie à acquérir pour toute la maisonnée.

... cesser de m’inquiéter à l'avance (et sur les choses dont je n'ai pas le contrôle!) et profiter pleinement du moment présent; arrêter de m'en faire quand ma-soeur-qui-a-des-enfants-parfaits passe des commentaires sur MES enfants; cesser de prendre toutes les responsabilités sur mes épaules et déléguer un peu plus à papa... et, pourquoi pas, prendre du temps pour moi.

... tout ce que je fais en voulant que ce soit comme dans les magazines : la bouffe, les desserts, les emballages, les bricolages, les décorations de table..... ÇA NE LEUR RESSEMBLERA JAMAIS. Je ne l'ai pas pantoute et désormais, je l'accepte.

... les fêtes de famille. Avant, je songeais à tout des semaines à l'avance, me cassant la tête à trouver un menu que tout le monde aime, qui impressionnera un peu, que les enfants pourront manger sans trop d'aide, qui est iso-allergies, qui est assez équilibré... Bref, par moments, je n'en dormais plus la nuit. Alors je m'engage à SIMPLIFIER. Nos repas habituels ne sont pas nécessairement les mêmes que nos invités, alors même si je leur sers, ça peut avoir l'air spécial en soignant un peu la présentation. Des plats de base, que tout le monde aime partout. Qui ne demande pas des heures de préparation. Tiens, un simple plat mijoté, pourquoi pas. Une bonne vieille assiette de crudités pour une portion de légumes, et tant pis si la valeur nutritive du reste n'est pas idéale. Une fête, ça reste un événement spécial. On a tous les autres jours pour manger mieux.

... le ménage et sur le sommeil des enfants (coudonc, je ne peux pas dormir à leur place, mais je les prendrais donc ces heures de sommeil-là!)

... le rangement des jouets/livres. J'ai du mal à voir traîner des affaires dans le salon ou même la salle de jeu et je me mets à ranger presque tous les soirs! Alors je promets de lâcher prise, en tout cas dans la salle de jeu et les chambres des enfants!

... la recherche d'une perfection ou d'une moindre imperfection de la maman que je suis. Ironique pour le blogue des (Z)imparfaites! Je me targue d'assumer mon imperfection, mais c'est un souhait plus qu'une réalité. La réalité c'est que je me ''pressionne'' pour que mon plus grand soit poli, bien élevé, qu'il ramasse ses jouets et son assiette sans broncher, qu'il soit couché pas trop tard, bien habillé, bien nourri (varié et sain, faisant la guerre sans cesse au monde du sucre, du sel, et du sirop de maïs à haute teneur en fructose dans lequel on vit (je vis au Mexique, et à cet égard, je crois bien que c'est particulièrement grave...). Il va avoir trois ans! Au secours! Et j'en ai un de presque 5 mois qui exige d'être dans des bras le 3/4 du temps! À quelle heure tu veux que je sois presque-parfaite???
Je disais donc, lâcher prise. Savoir ce qui est vraiment important, me concentrer sur le fait que, mes gars, ce qu'ils veulent c'est être heureux, rire et passer du temps avec papa-maman. Mon instinct sait mettre les limites au bon endroit, faut juste que je m'arrête avant de vouloir mettre une limite pour savoir si elle en vaut vraiment la peine (lire: si elle vaut la bagarre que je m'apprête à mener pour la faire respecter...). Gros contrat!

... les obligations. L'an passé, j'ai lâché prise sur le ménage et j'ai réussi! Pas mal! Mais les obligations, par exemple: les soupers avec les belles-soeurs... Allez virer à Québec pour que mes parents voient leurs petits-enfants... Fréquenter les amis de mon chum... Recevoir mes soeurs qui par habitude viennent s'échouer chez nous... Ce n'est pas que je veux être seule tout le temps, mais quand toutes les fins de semaine sont occupées et qu'on travaille à temps plein avec trois enfants et bien j'aimerais ça dire non.... Mettons une fois par mois!

... un paquet de petites choses qui rendent le quotidien parfois un peu lourd, mais surtout l'horaire trop chargé de la famille qui dit toujours oui à toutes les invitations sans s'écouter... Si ça nous donne plus de temps en famille et un temps de meilleur qualité puisque tout le monde est reposé, ce serait génial!

... le ménage, bien sûr, et sur le fait d'essayer d'être parfaite aux yeux de ma belle-famille, sur les activité dites éducatives, sur le sentiment de culpabilité quand je prends UNE journée pour moi et que j'envoie mes filles à la garderie...

... les "faut que".  Il faut que je stimule mon enfant à toutes les secondes, il faut que je sois la meilleure au travail, il faut que je fasse le meilleur souper possible (santé et savoureux), il faut que je visite la famille, il faut que je lave le four, etc.

... le nombre d’heures que les enfants passent sur internet ou avec leur iPod. Dans mon temps, je passais autant de temps au téléphone avec mes amies!

... les situations qui ne me concernent pas directement, pour lesquelles j'ai réagi, qui ne se règlent pas à mon goût et sur lesquelles je n'ai pas de réel pouvoir. À l'aube de la quarantaine, je veux profiter de chaque instant avec mes enfants, mon conjoint et mes amies sans remâcher des événements sur lesquels je ne peux agir puisqu'ils font partie du passé. Je crois que les regrets sont un effroyable gaspillage d'énergie.. 

... les commentaires qui suivent souvent l'aide que mon conjoint peut m'apporter à la maison et accepter qu'il ne fait pas les choses pareilles comme moi, mais qu'elles sont toutes aussi valables.

... les petits détails qui me font capoter d'habitude comme le ménage ou la petite cuillère qui traîne dans l’évier le soir quand je vais me coucher.

... ce que pensent les autres quand mon fils de 3 ans fait un bacon à la garderie; l'état de ma maison quand j'ai de la visite; me sentir mal quand je demande de l'aide à ma mère pour garder un de mes trois (ou les trois gars) pour me simplifier la vie...

... les gens autour de moi qui ont une énergie négative et qui chialent sans arrêt, à propos de tout et de rien (météo, politique, santé). Tout le monde a ses petits problèmes et on n'est pas obligé de les relater sans arrêt ! Faut voir ce qu'il y a positif dans nos vies!

... les questions d'argent. Arrêter de culpabiliser pour chaque petit plaisir qui ne cadre pas avec le budget, ce qui gâche ledit plaisir. Sans tomber dans l'excès, arriver à trouver la balance entre vivre et survivre.

... les oublis que le papa des enfants a fait en faisant leurs sacs pour leur semaine chez moi.

... le tri des bas! Arrêter d'essayer de faire des paires de bas pareils. C'est peine perdue!

... le fait de toujours comparer mon bébé aux autres et m'inquiéter parce qu'il ne se retourne pas encore sur le ventre à 5 mois ou ne fait pas les choses que fait la fille de mon ami qui a un mois de moins que lui. Mauvaise habitude de maman d'un premier bébé...

... l'importance que mes enfants fassent bien leur lit:  après-tout, ce sont eux qui couchent dedans!  Tant pis si les couvertes sont toutes en motton!

... toutes les mosus de rencontres de réseautage, chambre de commerce, représentation pis toutes ces affaires-là (plates) qui me grugent du temps, de l’énergie, des soirées que j'aurais bien passées avec ma tribu en pyjama!

... le fait de devoir rencontrer du monde (famille ou amis), parce que sinon on a l'air "sauvage" de ne pas sortir, alors que le weekend est tellement court et qu'on a parfois juste envie de rester à la maison!

... le je-m'en-foutisme de mon beau-père à l’endroit de mes enfants.

... les obligations socialement commandées: la carte à la Semaine des enseignants, le cadeau de fête à la femme de ménage, l’envoi de cartes de Noël écrites à la main, les fêtes d’amis de classe, le bénévolat régulier à l’école, dire oui à toutes les invitations des « connaissances »… Oh que cela va faire du bien à l’auto-pression de la maman professionnelle et monoparentale de deux cocottes que je suis!

... «faire plaisir à tout le monde, dire oui à tout le monde». En 2014, je ferai ce qui me plaît, au risque de déplaire. Penser d'abord à moi, mon chum et ma famille.

... arrêter de passer l'aspirateur une fois par jour, malgré un chien, un chat et des enfants! Pousser les mottes de poils sous le divan et sortir le terrible engin une fois semaine seulement.

... la coiffure de ma fille. Tannée de me battre avec elle pour lui faire des couettes qu'elle se fait un plaisir de défaire dès que j'ai le dos tourné.

... le regard parfois réprobateur de l'éducatrice en garderie de mes enfants lorsque je les amène à la garderie même si je ne travaille pas cette journée là et encore plus réprobateur si, en plus, il y a un nez qui coule!

... le fait d'être l'amie parfaite: je vais me donner le droit de dire non parfois, de ne pas avoir envie d'être TOUJOURS celle sur qui on vient pleurer... De mettre mes limites en tant qu'amie et de faire passer ma famille en premier. Je vais lâcher prise sur certaines personnes qui sont énergivores et que je garde dans ma vie au risque de leur faire de la peine ou par habitude.

... la perfection! Dans tous les rôles de ma vie: maman, épouse, amie, collègue et me concentrer sur les gens que j'aime et les choses qui me font du bien!  

... les « commentaires » (recommandations) de l’infirmière pour le bébé. Beau garçon d’un an se porte bien et évolue à son rythme. Elle a ce don de nous faire douter de nous-mêmes et de lui aussi. C’est qu’on s’en fait toujours du mauvais sang avec le moindre commentaire!

... le ménage. Étant un peu maniaque sur le ménage, j'aime quand ma maison est propre, quand tout est bien rangé, en ordre et organisé. Mais depuis que j'ai eu mon fils, je dois lâcher prise parce que je veux profiter de mon temps libre avec mon fils, pas pour frotter les planchers. Aussi parce que de toute façon avec un ou des enfants, c'est impossible de garder une maison propre et bien rangée plus que 5 minutes alors vaut mieux lâcher prise!

... les cours de cardio sur l'heure du midi au boulot! Ça a l’air bizarre, mais ça m'apporte une source de stress non négligeable. Je me suis rendue compte que faire mon 30 minutes de tapis roulant par soir lorsque les enfants sont couchés est beaucoup plus bénéfique pour mon mental que d’essayer d’avoir un horaire booké mur à mur et courir entre la job, le lunch, la douche, le cours, etc.

... les cours des enfants la fin de semaine… Alors que nous les «obligions» à faire un choix de cours et qu’ils n’ont toujours pas trouvé dans ce qu’ils veulent performer alors tant pis pour eux. Pas de cours en 2014 et plus d’argent et de temps pour nous!

... les traumatismes que je risque de causer à mes enfants en étant imparfaite (c'est-à-dire en étant moi-même: impatiente, colérique par moment, TOC, anxieuse et complètement timbrée).

... l'entretien de la maison. Je me sens extrêmement coupable quand toutes les tâches ne sont pas faites alors que personne ne s'en formalise dans la maison... Alors on lâche prise.

... l'attente d'un feedback positif de mon patron. Il n'a jamais de bons mots pour nous, il n'est pas mécontent, loin de là, mais parfois ce serait bien une petite tape dans le dos. Donc en 2014, je me donnerai moi-même ces fameuses tapes!

... le devoir d'occuper les enfants à tout prix. Je ne suis pas obligée de tenir un camp de vacances à l'année!