mercredi 19 mars 2014

Barbie et nous?

Vous avez lu le texte Tu te trouves grosses, c'est la faute à Barbie?

Bon, l'idée générale est exprimée de façon assez crue. Au lieu de trouver le coupable et chercher à mettre la faute sur quelque chose, on devrait plutôt trouver des façons et des actions pour contrebalancer les standards hyper stéréotypés et surtout arrêter, nous-mêmes, de s'auto-dénigrer ou de focusser sur le poids et l'apparence.

J'aime bien l'idée de se responsabiliser et de cesser de croire que nos enfants vont nécessairement être influencés par les jouets qu'ils utilisent. J'aime particulièrement ce passage: «Quand j'étais jeune j'avais la poupée Azurine pis j'ai jamais pensé que j'allais avoir de cheveux oranges. J'ai jamais pensé non plus que j'allais un jour avoir des jambes de 6 pieds parce que je jouais aux Barbies. Pis j'ai jamais pensé que mon chum allait avoir l'air de Ken ou de Hulk.»

J'ai joué avec des Barbie et des poupées Bout'de chou, mais je n'ai pas rêvé de leur ressembler. Parce que je n'étais pas perméable aux images? Peut-être. Parce que je savais que c'était faux aussi? Probablement. Du même coup, maintenant adulte et mère, quand je vois la maman de Caillou, je ne mets pas dans la tête que je dois devenir elle (pitiiiiiiiiiiiié!)

Bref... je ne sais pas trop quoi en penser. Mais je me demande si c'est vraiment Barbie ou nous qui a la plus grande influence sur nos enfants?

Qu'en pensez-vous?

7 commentaires:

Anonyme a dit…

En résumé: jamais Barbie n'aura autant d'influence sur une fillette que sa maman et que les autres femmes de son entourrage (soeurs, cousines, amies, tantes, grand-mères). Et je suis tout à fait en accord avec ça.

Je n'ai jamais eu de barbies lorsque j'étais enfant parce que ma mère, féministe, voyait dans Barbie tout ce qui cloche avec l'image de la femme dans notre société. Je ne m'en suis pas plus mal porté: j'ai joué aux legos et aux poupées, j'ai fait du vélo et j'ai grimpé aux arbres. Mes filles ont des barbies. Bien qu'encore aujourd'hui je ne comprenne pas le "trip" barbie, je dois admettre que de les habiller et déshabiller pratique la motricité fine de mes filles de 4 et 6 ans (la mienne aussi, trop souvent!!!). Mais je ne suis pas inquiète pour mes filles. Elles ont pour modèle une maman qui sait être féminine sobrement quand c'est le temps et qui porte des bottes à cap quand elle va sur un chantier... Elles ont des grandes cousines belles à croquer, toutes naturelles, sportives et intelligentes.

Ce qui m'énerve, ce n'est pas barbie... c'est l'emphase que certaines personnes (dont l'école) mettent sur la santé et la beauté au détriment du plaisir. La séparation constance entre ce qui est "bien" (bon pour nous) et ce qui est "mal" (mauvais pour nous). Une pomme c'est bien, la crème glacée c'est mal. Jouer dehors c'est bien, écouter la télé c'est mal. Non... pour moi ça ne passe pas. Jouer dehors c'est l'fun. Ça fait du bien. On aime ça! Écouter la télé aussi des fois c'est l'fun... on se colle, on se repose et ça fait du bien. Manger des fraises y'a rien de meilleur. Du melon d'eau en été il n'y a rien de plus rafraîchissant. Une bonne soupe aux légumes en hiver c'est donc réconfortant!!! On aime ça, point. Et manger une bonne patate frite au casse-crôute du coin aussi des fois on aime ça et c'est ben correct. Je pense que si on cultivait le plaisir de ce qui est sain, au lieu de la culpabilité d'aimer les "mauvaises" choses, il y aurait pas mal moins de problèmes d'obésité au Québec!

Sophie a dit…

j'aurais aimé écrire ton commentaire Anonyme (11:36). Ton dernier paragraphe me rejoint VRAIMENT!
j'ajouterai que les amis et toutes les personnes que les enfants cotoient (école, équipes sportives, amis d'amis...) ont une influence très grande aussi... et on n'est pas toujours au courant des valeurs véhiculées par ces personnes... Moi, en tout cas, je ne connais pas tous très bien les personnes que mes enfants cotoient... je ne sais pas trop de quoi ça placotte dans la cours d'école ou dans le vestiaire de sport... Espérons que ça rejoint les valeurs que j'essaie de transmettre...mais à 100%??? j'en doute.
Et pour l'influence, 100% que les parents ont plus d'influence que Barbie... par contre, les pub et les magazine... ça doit jouer dans l'estime des petites filles (et des mamans...)

Anonyme a dit…

Chez nous, nous avons le samedi cochonnerie...on coupe la corde, on lâche les beans rouges et le tofu une fois par semaine, on se bourre la face dans les chips au ketchup, on porte les jupes trop courtes, on se promène la bédaine a l'air dans le bikini (bon pas tu-suite mais tantôt quand les 88 mètres de neige auront fondues dans la piscine!).

oui on achète la paix le samedi, mais cela a comme bénéfice de faire comprendre aux ti-n'enfants que le laissez allé fait aussi partie de la vie, chaque chose en son temps mais l'important est de doser et de savoir le QUAND. A l'école au travail a la maison, on n'est pas tout a fait la même personne.
et c'est bon aussi pour le régime de maman (qui ne prononce jamais ce mot devant sa progéniture)...surtout qu'elle aussi aimerait se promener la bédaine au soleil avec son bikini de l'an dernier...mais ca c'est une autre histoire, et ce n'est pas la faute de Barbie j'l'vous jure!

Anonyme a dit…

Ma mère non plus voulait pas que j'aille de Barbie, ça représente pas la réalité qu'elle disait...
Euh vraiment !!! Ben aucun de mes jouets ne représentaient la réalité... c'était du JEU !!!
Ceci dit, ce qui m'a plus fait complexé ce n'est pas la taille de barbie, mais l'acharnement de ma mère et bien d'autres à dire que ce n'est pas un bon jouet. J'ai eu conscience de l'importance de l'apparence quand j'ai eu ma fausse barbie avec un tour de taille normal et des pieds plats et des seins plus petits. Moi, je voulais juste jouer, mais à ce moment là (très exactement 8 ans) j'ai compris que l'apparence physique fait réagir.

Et est-ce que le fait de ne jamais avoir eu de barbie à eu un effet positif sur mon image. Non, j'ai fait des régimes toute ma vie et j'ai été dans les extrême pour essayer d'atteindre le canon de beauté.

Je trouve très dérangeante la publicité qui dit que cette petite fille ne connaîtra jamais les chiffres, car on ne lui dira jamais qu'elle est grosse (je pense que la pub est juste en anglais). Ce n'est pas ça le but. Ce qu'il faut atteindre c'est la SANTÉ. Il se peut que la petite fille aille besoin des chiffres, faut qu'elle apprenne à ne pas se comparé, c'est pas la même chose.

En gros, c'est toujours la même histoire, blâmer plutôt que responsabiliser. Les petites filles veulent jouer à Barbie parce que c'est un jouet. Pas parce que c'est une philosophie de vie. La balance permet d'évaluer notre état, mais ne nous contraint à rien. C'est à nous de bouger et de prendre des bonnes habitudes saines.

P.S. Je dois qu'en même admettre que j'ai des garçons et qu'ils n'ont pas le droit aux jouets fusils, épées et autres jouets violents. Est-ce que c'est deux poids deux mesures que je fais involontairement ?

Anonyme a dit…

Barbie non, mais les vedettes, les mannequins, tout ça, oui. Barbie était tellement "difforme" que ça ne m'est jamais venu à l'idée de lui ressembler, tout comme je n'ai jamais voulu ressembler à mes playmobil bien aimés.
Et puis malgré tout l'amour que je porte à ma mère, son combat perpétuel avec son poids est définitivement un héritage lourd à porter. Donc oui, c'est les vraies personnes qui nous influencent plus que les jouets...

Anonyme a dit…

J'adore moi aussi le bout où on fait référence à Ken, Azurine, Hulk et GI Joe... Ici, mes 4 cocos (2 gars, 2 filles) mixte tous ces personnages FICTIFS pour en faire leur monde imaginaire (Barbie fait alliance avec Spyderman et Superman pour se débarrasser de l'araignée monstrueuse, le méchant monstre, le dinosaure (fait en mécano!)parfois, même Flash Mc Queen s'invite dans l'histoire). Je trouve ça génial de les voir s'inventer des histoires et je ne crois pas qu'aucun de mes enfants souhaite "réellement" devenir aucun de ces personnages plus tard. Ce n'est ni un choix de carrière, ni une éducation en règle sur le féminin/masculin c'est une histoire un jeu, qui développe leur imagination. Ma plus grande fille est en âge de comprendre que Barbie, c'est une poupée pas la réalité, l'autre trouve Barbie tout aussi réaliste que Hulk alors à quoi bon s'en faire???
En ce qui concerne l'apparence physique, je crois que si nos filles arrêtaient de se faire parler de poids, de minceur de régime, elles arrêteraient d'en faire une fixation. Un vrai modèle pour une petite fille, c'est un humain, pas une poupée plastique, c'est une mère qui assume qu'elle vieillit, qu'elle a porté des bébés, qu'elle est belle quand même malgré le petit bedon post grossesse, c'est pas une poupée dans sa boite rose bonbon...
J'en ai aussi marre de ceux et celles qui bannissent Barbie sous prétexte que ce n'est pas un jeu "éducatif"... quoi, les enfants ne peuvent pas juste s'amuser pour s'amuser, développer leur imagination sans jeu encadrer par des règles de objectifs?

Julie Philippon a dit…

Peut-être que dans mon temps (hum... Hum..) on ne souhaitait pas ressembler à Barbie parce que personne ne lui ressemblait comme maintenant?

Les chirurgies esthétiques, le laser, le Botox, la mode des ajouts de faux cils-ongles-cheveux-machins, etc. N'étaient pas encore populaires alors que maintenant, c'est presque la norme dans plusieurs milieux.

J'ai 41 ans et l'an dernier, j'ai accompagné la classe de mon enfant lors d'une sortie (nous étions en maillot) et à un certain moment, une maman m'a dit sous forme de confidence/vérité qu'à notre âge, les seules filles qui avaient des beaux seins, c'est qu'ils étaient faux...

Je suis restée assez songeuse, de un, ce n'est pas mon cas, de deux, j'avais l'impression que je venais d'une autre planète!

Il faut croire que c'est vraiment la norme dans certains milieux et ce n'est pas cette image que je souhaite transmettre à mes enfants.

Pas plus que Fraisinette, les Playmobil et Caillou. Ce sont des personnages, point.

À nous d'inspirer sainement nos enfants et de les guider quand ils sont faces à une image qui les dérangent ou qui pourrait les influencer de façon négative.

Si nous sommes plus nombreux à le faire, lentement, les choses vont changer et ce, en profondeur!