vendredi 31 mai 2013

Stop le progrès! (prise 1)

Des fois, il serait temps d'arrêter le progrès.
Accepter d'avoir atteint le top.
Accepter qu'il n'y a pas d'amélioration possible.
Ne pas viser plus haut.
Juste comprendre que trop serait juste trop.

Toutefois, dans le marché des produits destinés aux enfants, on frôle souvent la folie. L'exagération. La démesure. Le franchement inutile, quoi?

Oh! Je ne suis pas contre l'évolution. Loin de là! Il y a des trucs inventés dernièrement qui nous sauvent quotidiennement la vie. Mais il y a des choses qui nécessitent pas d'amélioration.

Vous voulez un exemple? La folie des petits pots. Une industrie qui rapportent des millions de dollars.... fou!

Quoi, c'est vrai! C'est un objet «obligé», mais à usage franchement limité. Qui veut utiliser «longtemps» un tel produit? On cherche quoi quand on veut un petit pot? Qu'il soit beau et intéressant? Éducatif? Amusant? Euh pas vraiment! On ne devrait chercher qu'un pot pas trop gros qui prend toute la place dans notre salle de bain. Et surtout pas trop cher: parce qu'on ne souhaite vraiment pas l'utiliser longtemps. On ne cherche pas la durabilité.

Pourtant, on essaie de faire croire aux parents qu'un pot 3 en 1, c'est le meilleur achat possible!(Si vous cherchez les trois fonctions: le petit pot, une marche ET repose-pied quand l'enfant va directement sur la toilette et un banc). Ou le pot chante, «flushe», a un porte-livres sur le côté, etc. Certains offrent la possibilité d'enregistrer un message d'encouragement. On les fait en rose et en bleu (Comme si c'était important!).

Trop, c'est trop! Stop le progrès! Voyez par vous-mêmes...




















Et un de mes préférés.... le Jack Potty!!!

Des suggestions pour le prochain billet sur Stop le progrès! J'avais pensé les suces.... J'attends vos idées!



mercredi 29 mai 2013

Tu sais que tu n'en peux plus d'attendre l'été (ET les vacances scolaires) quand...

... Tu as fait le décompte des lunchs qu'il reste à faire (15) Yé!

... Tu ne t'obstines plus avec tes enfants quand ils retardent l'heure du dodo passé 21h (coudonc, vous vous reposerez cet été).

... Tu chantes : «C’est l’été au Parc Safariiiii» ou «Tout le monde aiiiiime... Marineland!» avec un vrai sentiment de joie dans ton cœur en entendant ces airs qui rappellent l'été à la télé.

... Tu t'émerveilles chaque soir qu'il fasse encore clair à 20h45!

... Tu achètes des guimauves fraîches en prévision du premier feu.

... Tu renouvelles ton stock de crème solaire à coup de bouteilles de 1L avec pompe.

... Tu as full hâte que commence Les Chefs!

... Tu es quasiment contente que tes enfants aient des piqûres de maringouins

... Tu te réveilles le samedi matin avec un concert de tondeuses et tu souris de contentement.

... Tes fleurs ont tellement poussé vite que tu n'as pas eu le temps de ramasser celles de l'an dernier séchées et mottonnées en dessous (de l'auto-compost!)

... Tu ne pognes même pas les nerfs avec ton chum s'il passe un après-midi complet à faire le ménage du cabanon.

... Tu achètes plein de jeux d'extérieur (yé! un jeu de dards!) puis tu te rends compte que tu avais déjà eu cette idée l'an dernier (tiens, un jeu de dards!).

... Tu as super hâte d'aller voir les feux d'artifices de La Ronde en sachant très bien que tu trouveras ça plus si excitant dès le 2e soir (bof, l'Italie, tsé...)

... Tu as fait ta liste des choses à faire avant de partir en voyage, des choses à apporter en voyage, des choses à voir en voyage, des choses à rapporter du voyage...

... Tu es excitée juste à faire cette liste et à la mettre en ligne car c'est le dernier post que tu fais en mai (et que tu as très hâte au mois de juin... Particulièrement à ce moment précis du début des vacances, là où tout est possible, où on n'attend qu'à faire le plein de nouveaux souvenirs et de phrases du genre « Te rappelles-tu de l'été 2013? Non mais y'as-tu fait beau! ».

Et vous? Qu'est-ce qui vous emmène doucement vers l'été?

lundi 27 mai 2013

«Y'é laid ton chandail! Il est bébé! »

JeuneHomme est revenu un peu triste de l'école l'autre jour. Devant mes questions, il a fini par m'avouer.

«PetitDiable m'a dit que mon chandail de Donald Duck était bébé!», a-t-il dit, gêné.

Gêné? Triste! Oh non!

Je n'accepte pas.

«Toi, est-ce que tu l'aimes?», lui ai-je demandé.

«Oui!», m'a-t-il répondu.

«Pourquoi?»

«Parce qu'il est beau! Parce que tu me l'as acheté! Parce qu'il me rappelle Disney!», a-t-il dit.

Ah! Ha!

Exactement où je voulais en venir.

On a le droit d'aimer plein de chose parce qu'on les aime, point. C'est déjà une bonne raison. Sans avoir à se justifier ni rien.

Et on a le droit parce que ça nous rappelle de beaux moments.

Mais des fois, on a à défendre nos opinions un peu plus férocement. Surtout devant les fanfarons qui les mettent en doute et parviennent même à nous faire douter de nous...

***

Vous ne serez peut-être pas d'accord, mais j'ai fait répéter des répliques à JeuneHomme pour l'aider à se défendre. On s'entend: ça ne vole pas haut. Mais je ne veux surtout pas que JeuneHomme soit gêné d'être qui il est, d'aimer ce qu'il aime et qu'il subisse les foudres des autres. C'est plate, mais juste ignorer les autres, ça ne marche pas. En fait, ça marche qu'un temps. Je crois qu'il faut plutôt briser dès le début l'attitude de «victime». Non, tu n'en seras pas une, JeuneHomme. Il faut montrer qu'on réplique, qu'on est capable de le faire et que cette attitude ne nous «brise» pas.

«Il est laid toi aussi ton chandail, et je ne te le dis pas!»

«Coudonc, es-tu jaloux?»

«Je m'en fous de ce que tu penses! C'est pas toi qui décide pour moi!»

«Euhh? C'est le mien, pas le tien! Mêle-toi de tes affaires!»

Désolée. C'est sûrement pas une méthode scientifiquement homologuée. Mais je ne peux pas juste «expliquer» à JeuneHomme. Je dois lui montrer comment se défendre.

Bien sûr, je ne l'encourage pas à ostraciser les autres, mais absolument je l'encourage à se défendre et à ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Et vous?  

«

jeudi 23 mai 2013

Être invité ou ne pas être invité à une fête d'enfant?

Lolo a fait une gaffe terrible récemment. Il a dit aux amis de sa classe et de son autobus (il est en classe spéciale et en taxi, donc ça limite le nombre à 7-8 enfants, par chance!) qu'il allait les inviter à sa fête en juin. Il l'a dit et répété joyeusement.

Lolo est TED, dois-je vous le rappeler, et les amis de sa classe également. Et la faiblesse de Lolo est précisément le décodage des comportements sociaux. Et, malheureusement, on ne peut pas contrôler ce qu'il dit, fait et promet à l'école.

Ce weekend alors qu'on préparait les invitations, j'ai limité le nombre d'amis invités à 4 par enfant (j'ai des triplés, dois-je vous le rappeler). Avec les amis communs de la famille et les amis d'école, cela porte le nombre d'amis invités à 17, incluant les amis TED de Lolo et les amis en fauteuil roulant de Lili. Un chiffre déjà assez élevé si on veut que la fête demeure agréable gérable.

Si bien que Lolo a dû faire des choix et inviter 4 amis et non tous ceux à qui il en avait parlé.

Ce qui nous a valu l'appel d'un parent indigné.

La non-invitation en question a créé une commotion, son fils a passé une mauvaise journée, etc. Lolo et lui ne se voient pas en dehors de l'école mais, de toute évidence, les attentes du garçon(malheureusement bien entretenues par Lolo) étaient élevées et, au final, il n'a pas été invité.

Soit. Je comprends la peine, je comprends l'intervention (ou la leçon de vie) que la situation oblige le parent à faire envers son enfant, mais de là à nous appeler pour discuter de la situation...

C'est moi ou c'est juste une fête d'enfant?!

S'il n'en tenait qu'à moi, je n'inviterais aucun ami qui n'entre pas dans la catégorie BFF à une fête d'enfant. Je ne comprends pas l'engouement pour ce genre d'événement. Depuis 3 ans, Lolo a été invité à une seule fête d'enfants de son école (une sur... 24 si on fait le décompte). Et ce, il y a deux semaines, pour être plus précise. Et cet ami, il a choisi de l'inviter à sa fête finalement, question de réciprocité. Oui, il a parfois été déçu de ne pas être invité, mais il s'en est remis. Ça fait partie de la vie. Tout le monde doit faire des choix et tout le monde doit accepter les choix des autres.

Et au final, c'est juste une fête d'enfant! Ça va être pas mal plus dur quand sa candidature ne sera pas retenue pour sa job de rêve! Autant s'y faire dès maintenant!

mardi 21 mai 2013

Le cycle du sommeil des parents




Avis aux nouvelles mamans un peu cernées qui grappillent ici et là quelques heures minutes de sommeil: un jour, je vous le garantis, les enfants dorment.

Un jour. 

Je ne sais juste pas lequel.  

L'affaire est que vient un temps où l'heure du coucher se passe sans crise, que les enfants s'endorment sans une douzième chanson et sans grattage interminable de dos, qu'ils ne réclament plus un autre dernier bisou (ils se contentent de celui reçu!), qu'ils ne font plus de chi-chi pour un dernier verre d'eau ou une subite envie de pipi, etc. Ils dorment. 

Faut savoir en profiter. Parce que le cycle tourne.

Je suis en plein dedans. Ils sont capables de veiller, de se lever tard le lendemain, de s'occuper seul dans leur lit le soir comme le matin, ils sont des dormeurs autonomes. 

Des fois, j'oublie de trouver ça bon qu'ils dorment. Parce qu'un jour viendra où ils sortiront et ce sera à mon tour de ne pas dormir. J'ai lu dans un article qu'en devenant des parents imparfaits (!), on appréciait et comprenait plus nos propres parents. Je sais que je ne devrais pas faire ça, mais des fois j'anticipe. Est-ce que je vais vraiment être capable de dormir quand il sera deux heures du matin et que je saurai ma fille dans un party, sortie dans un bar ou à un classique party de cégep? À ce moment, je ne dormirai plus à nouveau.  Ce sera mon tour. Le cycle du sommeil des parents. 

Je sais, je sais, faut pas faire ça. Ni grattouiller le passé ni faire de la projection vers l'avant. Mais c'est plus fort que moi, ça s'en vient. La preuve? C'est rendu que ma fille se couche plus tard que moi, elle se lève tard, attrape quelque chose dans le frigo avant d'ouvrir la bouche, etc. Des habitudes d'ado... ou presque. Elle n'est pas encore rendu à ceci:


 

Mais je sens qu'on n'est pas loin... Alors, sachant que le cycle du sommeil des parents me ramènera inéluctablement à la période sans dodo, je vais en profiter et dormir. Et les laisser dormir. L'heure à laquelle elle se couche? Après le 20 juin, ça ne me regardera pas vraiment...

vendredi 17 mai 2013

Les projets scolaires... des parents! (prise 2)

Cet hiver, je vous avais déjà parlé des projets scolaires des parents. Momo a passé l'hiver à faire des projets scientifiques avec des matières recyclées. Un tac de bidules à construire... Heureusement (pour nous), une fois sur deux, elle faisait équipe avec sa copine dont le père est mécanien, et qui manie (et possède!) beaucoup plus d'outils que nous. Bref, on s'en est sorti pas trop mal (même s'il reste encore deux projets d'ici la fin de l'année), mais je vous avais parlé de ces parents qui se donnent beaucoup pour participer faire le projet de leur enfant.

À la soirée portes ouvertes de son école la semaine dernière, on a pu constater les efforts des parents qui ont des habiletés manuelles. Et pas seulement en observant les projets (tsé, quand y'a de la soudure d'impliquée, ça ne doit pas être fait à 100% par Junior...).

Mes doutes ont été confirmés quand je suis tombée face à face avec une jeune fille de 5e année plutôt timide qui avait été choisie pour présenter sa maison de rêve, construite à l'échelle. C'est qu'à ses côtés se tenait son père, trop fier, qui expliquait dans le détail aux autres parents présents comment il avait construit la maison. Ses essais/erreurs dans les choix des matériaux, etc. La maison était ingénieuse, avec de l'éclairage à piles et une piscine remplie d'eau (chauffée?) en terrasse. Vraiment, du beau travail. Vraiment, un beau gros malaise.

En faisant le tour des projets, j'ai pris des notes : guirlandes de lumières à piles, petit pot de crème sûre pour la piscine, plat carré pour le spa, feuilles de scrapbooking pour la tapisserie. Tout ça est à ma portée, mais je n'y aurais juste pas pensé tellement je suis aux antipodes d'une madame Bricole. Alors j'attends l'an prochain avec impatience et quand viendra le projet de la maison de rêve, je serai prête! Mais je mettrai tout ça dans les mains de Momo et elle s'arrangera avec! Tant pis si c'est tout croche. Et tant pis si elle n'est pas choisie pour présenter son projet aux prochaines portes ouvertes!


mercredi 15 mai 2013

Je change de métier

J'apprends depuis cinq ans, avec les (Z), à relativiser, à nuancer, à remettre en question, à en prendre, à en laisser (pas mal!), à me calmer, à tourner les coins ronds et un paquet d'autres affaires.

Être une mère extrême (on en a parlé ici!), ça ne me tente pas. Juste être une mère normale me suffit. Ces temps-ci, je l'avoue, avec le beau temps qui revient, j'ai plus de facilité à dire oui, à être plus permissive et à (Z)imperfecter ma vie sans gêne. J'ai même baissé les bras devant les pissenlits. Je m'en fous... qu'ils «jaunissent» un peu ma pelouse, j'ai juste pas le goût.

Parait-il maintenant que c'est bien d'être ainsi (tiens donc...!). Une nouvelle étude (!) démontre que faire partie des Tiger mom et autres extrémistes de la maternité n'était pas toujours une bonne idée et que ça ne «garantissait» en rien des résultats exceptionnels avec les enfants.

Non, vraiment?

Parfois, je me dis que je devrais me recycler en chercheuse sur des trucs évidents. Je pourrais très bien «inventer» moi-même ces études et ces théories. Franchement, je ne sais pas vous, mais on s'en doutait pas mal des résultats de cette étude. On aura beau vouloir des enfants parfaits, c'est impossible de planifier le tout. Et puis, ça donnerait quoi? Et ça change quoi?

Je peux énumérer d'autres effets néfastes de ce type de parents sur leur famille et leurs enfants: vie de famille  ennuyeuse, niveau de stress considérablement élevé, négation des bienfaits possible du plaisir dans leur vie, fuite de leurs anciens amis, fatigue constante, etc.

Je suis capable d'en inventer d'autres grandes lignes d'études:

« Manger du fast-food un soir de semaine n'est pas mortel. Même deux fois, non plus!»
« Dire «Vous m'énervez, calmez-vous!» à ses enfants ne font pas d'eux des carencés de l'estime de soi.»
« Écouter un film en famille est une activité familiale acceptable.»
« Retarder le moment d'apprendre l'heure aux enfants est une bonne tactique pour grappiller un peu de temps de paix ou de sommeil.» 
« Les parents dorment moins que les célibataires.» (je sais, c'est facile, mais bien souvent, on ne réinvente pas le monde dans les études!).

Nommez-nous donc d'autres études savantes que vous avez menées...  On se part une chaire d'études en (Z)imparfaititude?

lundi 13 mai 2013

Quand ça tourne carré...

C'est quand la routine est chamboulée qu'on se rend compte que ça ne prend pas grand-chose pour que ça se mette à tourner carré.

Je m'explique. Depuis deux semaines, ma mère est hospitalisée. Et depuis deux semaines, c'est le bordel complet chez nous. On oublie de faire pratiquer les leçons, on oublie des rendez-vous, le linge propre, sale, d'été et d'hiver traîne partout, la maison est crasseuse, les papiers s'empilent, les légumes flétrissent d'ennui dans le frigo.

Tout ça parce que j'ai manqué quelques journées de travail, que je passe mes soirées à l'hôpital, qu'on y va parfois avec les enfants et qu'on revient tard, qu'on prend la douche le matin au lieu du soir parce qu'ils sont fatigués, bref, parce qu'on ne suit plus notre routine bien huilée, qui nous permet habituellement d'être parents pressés sans être (trop) stressés.

Une heure de moins par jour et c'est la débandade! Sans compter que les weekends sont amputés par tout ce qu'on a reporté à la fin de semaine faute de temps les soirs de semaine. Si bien qu'on se retrouve au dimanche soir avec de l'eau dans le gaz pour l'autre semaine qui recommence.

Et, évidemment, il fallait que ça tombe pendant le Défi Pierre Lavoie!!!!!

- Maman, je n'ai pas joué dehors ce soir! (Non, mais tu nous as aidé à préparer le souper pendant que ton père faisait des maths avec ta soeur!)

- Maman, il faudrait aller prendre une marche en famille pour multiplier mes cubes d'énergie par 5! (j'ai un gros 10 minutes pour aller marcher avant de partir voir Mamie, je les aurais bien passées à préparer les lunchs pendant que Papa part une brassée)

- Papa, tu peux installer le filet de volleyball? (pouvez-vous jouer à faire semblant? Je vais faire l'épicerie!)

Désolée mais on a passé les deux dernières semaines à courir et on n'a même pas pu l'inscrire dans le carnet de Momo. On se rependra quand on pourra enfin souffler! Pour le moment, viens ici qu'on mette une couple d'activités fictives x 2 pour qu'on n'ait pas l'air d'une gang de paresseux.


dimanche 12 mai 2013

Bonne fête des Mères... en paix!

On vous souhaite d’avoir un minimum de calme et de paix pour la fête des Mères...Un minimum!

Et suivez, d'heure en heure, nos règles de la fête des Mères sur Facebook et Twitter. 


mercredi 8 mai 2013

Encore les bikinis...

On en a déjà parlé, mais chaque année quand revient le beau temps, le sujet revient: les bikinis. D'un côté, les gens scandalés que des enfants portent ça (et la critique sous-entendue:  que des parents leur en achètent et donc consentent!!), de l'autre les gens qui se disent que leurs enfants ont bien droit et qu'il n'y a rien là.

Je continue à être dans la deuxième gang.  Et vous savez qui est là, avec moi, (ou presque!): Gwyneth Paltrow.  Elle a lancé une ligne de bikinis pour les petites filles disponible sur Goop et elle ne comprend pas les critiques qui pleuvent sur le fait qu'elle vende des bikinis pour enfants.

Je ne crois pas qu'accepter que ta fille porte un bikini fait en sorte que tu tombes «l'hypersexualisation». Ce ne serait pas plutôt qu'on l'aide à s'accepter et à ne pas être gênée d'être qui elle est. Une étude menée par Dove en 2010 auprès de jeunes filles de 10 à 17 ans démontre que beaucoup d'entre elles abandonnent ou évitent des sports ou des activités parce qu'elles entretiennent une mauvaise image corporelle d'elle-même. Toutefois, 90% suggèrent que c'est leur mère qui pourrait les aider à se sentir plus à l'aise vis-à-vis de leur corps.

C'est nous. C'est notre job. Et ça peut comprendre le bikini.

Si ma fille demande d'avoir un bikini, je n'ai pas à lui dire que «ce n'est pas une bonne idée», «que ça envoie une «drôle» d'image d'elle», «que c'est trop sexy», «que c'est pas facile de porter un bikini parce que les autres vont te regarder», «que c'est pas pour toi», «que ça n'a pas d'allure qu'elle porte ça», «que c'est déplacé», etc. (ça, c'est des commentaires que j'ai entendu, pas les miens!). Si elle a le goût de porter un bikini, pourquoi pas? Pas besoin de lui faire de grandes leçons. On a peur qu'elle ne soit pas confortable? Elle s'en apercevra d'elle-même. Elle n'aime pas trop être le centre de l'attention? Elle le mettra peut-être que dans la cour derrière la maison. Mais on a pas à la «gêner» d'avance avant même qu'elle enfile le deux pièces.

Ça m'énerve vraiment quand on dit que c'est épouvantable et dégradant pour des fillettes de mettre des bikinis. Ce n'est pas être provocante. Ce n'est pas choquant. Et franchement, je trouve plutôt épouvantable de les laisser croire qu'elle doive cacher leur corps.

vendredi 3 mai 2013

Pas de doute, c'est un parent!

Y'a des choses que seul un parent peut comprendre, des situations que seul un parent peut se vanter d'avoir vécues.

Elles sont parfois magnifiques: les premiers pas, le premier «Maman» ou «Papa» bien audible (pas le premier «mmamammammm» dit en pointant une banane!) ou la douceur d'une petite main qui vient chercher la nôtre.

Mais elles sont parfois embarrassantes, totalement (z)imparfaites comme on les aime!

Voici mes préférées:

Le léchage de face (et sa variante: le doigt mouillé de salive maternelle qui débarbouille les coins de bouche chocolatés et les moustaches de jus en public... Confession: je le fais encore -le second exemple!- et je fais honte à mes enfants... qu'ils me disent...):


Les bas solitaires (la légende du monstre de la sécheuse ou les p'tits bas rebelles en fugue, selon la croyance):


Les objets flottants (malheureusement encore identifiables) dans le café (à peine entamé mais déjà tiède de toute façon...):


Les moments de détente (oui, mine de rien, c'est un moment de détente apprécié du parent!):


L'épreuve du vernis à ongles (on y passe tous, messieurs y compris!) :


La trouvaille dans les poubelles (parce qu'un enfant qui veut se débarrasser d'un objet s'en débarrasse où il peut... habituellement dans un endroit à sa hauteur!):

La fuite (et on ne parle pas ici de l'envie du parent de quitter les lieux:


 D'autres moments de parents mémorables à partager?

(Source: MSN Now)

mercredi 1 mai 2013

La bonne nouvelle de la semaine!

Plus besoin de répéter sans cesse aux tout-petits de ne pas se fouiller dans le nez et -mieux encore!- de ne pas manger ce qu'ils y récoltent!

Notre nouvel ami Scott Napper, un professeur de biochimie de l'Université de la Saskatchewan, s'est penché sur les bénéfices pour la santé de manger des crottes de nez.

Pendant que Junior comment cet acte socialement disgracieux, il fait un geste médicalement acceptable: il renforce en même temps son système immunitaire! Ses plus belles prises (les bien vertes) sont les meilleures pour la santé!

Qui aurait cru?!

Comme quoi, y'a pas que du mauvais dans toutes ces études qui nous envahissent!

Un chercheur pourrait-il se pencher maintenant sur les bienfaits d'aller à l'école ou à la garderie avec de la fièvre? Si on savait qu'on rend service à la communauté, on se sentirait moins cheap d'y envoyer nos enfants après une shot de Tempra? (de toute façon, ils pètent le feu après leur shot de Tempra!)

lundi 29 avril 2013

Trop

Il fait TROP beau. (On a trouvé février et mars épouvantablement loooongs!). Enfin!

Donc.... Inévitablement, le temps accentue tout le reste.

- On a TROP envie de passer du temps dehors (avec du rosé entre amis, par exemple!).

- On a un vraiment TROP un ras-le-bol prooooofond des devoirs!! (Désolée, les profs, on est plus écoeurées que nos enfants. On le sait que ça ne se dit pas vraiment, mais on est à boutte quand même!)

- On est TROP à boutte des lunchs (On fait même la grève des sandwiches. Non, ce n'est pas parce qu'on sait que le jambon tranché et autres charcuteries ne sont pas excellentes pour la santé, c'est juste qu'on est tannée d'en faire!).

- On aurait TROP envie de rester longtemps dehors avec les enfants, de sortir les vélos, d'aller au parc (oui! oui! Aller au parc!), de lire dehors jusqu'à ce qu'il fasse noir, de prendre une marche jusqu'à la crèmerie, etc.

Bon. C'était le trop-plein du jour. 

On avait juste envie d'en parler.

Vous, c'est quoi votre «trop» - positif ou négatif -, on est curieuses! Et surtout ça va nous permettre de commencer notre semaine du bon pied, après un brin de chiâlage.

vendredi 26 avril 2013

Pourquoi faire simple si on peut faire compliqué?

J'avais promis d'arrêter de chialer sur les devoirs, mais là c'est trop. En fait, en signant un examen de maths de MissLulus, j'ai vu qu'elle avait clairement de la difficulté avec ses soustractions. MAIS j'ai surtout remarqué que la méthode utilisée pour réaliser une soustraction (5 chiffres et des retenues) étaient.... comment dire... compliquée?

Pour parvenir à la réponse, au lieu de le faire en une seule ligne sous la soustraction, il y avait deux ou trois rangées de chiffres avec un tas de petits tirets sous les chiffres. "Mais c'est quoi ça?"

J'ai appris que c'était la méthode du tiret. (!!) Une façon nouvelle de leur faire apprendre les soustractions qui sera excellente pour leur calcul mental...

Calcul mental? À l'ère des pitons sur une calculatrice ou un clavier d'ordi, d'applications qui calculent tout pour nous, je doute que ce soit vraiment un attrait. Si j'avais le choix entre faire une soustraction avec la méthodes du tiret ou prendre mon iPhone, l'hésitation ne serait pas longue.

C'est quoi, la inné vieille méthode des retenues est désuète? Je ne crois pas, pourtant. Facile, simple, efficace. Non?

En attendant, je me retiens de ne pas montrer la bonne vieille méthode à ma fille. Vraiment. Je comprends qu'il ne faut pas que je la "mélange". Mais quand même... Et surtout je trouve que faire compliqué juste pour faire nouveau, c'est pas nécessaire. Le retour aux bonnes vieilles bases, j'ai hâte. 

mercredi 24 avril 2013

Le désengagement parental

Quand leur enfant était bébé, ils s'en occupaient quasi fusionnellement. Enfant, ils ont multiplié les activités et se sont donnés à fond avec leur progéniture, chaque nouvel exploit étant source fierté.

Mais au fur et à mesure que leur enfant a gagné en autonomie, ils se sont désengagés. À l'adolescence, ils ne reconnaissent même plus le petit enfant si charmant à qui ils ont tout donné.

Bienvenue dans le merveilleux monde des parents désengagés!

Comme si le fait d'en avoir trop fait, de s'être totalement investis dans l'enfance, d'avoir modeler une (soi-disant) perle, leur permettait de prendre du recul dès que leur enfant est en mesure de s'arranger tout seul. Une libération pour le parent esclave, qui se lance à corps perdu dans le travail ou la vie sociale pour, en quelque sorte, «rattraper le temps perdu». Le parent justifie son désengagement en se disant qu'il a fait sa job et il est trop content de se libérer de son rôle, pas pour le bien de son enfant, mais surtout pour le sien (ouf, il peut souffler maintenant!).

Le Globe and Mail aborde la question, notamment en questionnant le comportement des parents de jeunes footballeurs ayant pris part à un viol collection en Ohio ou ceux des jeunes ayant intimidé Rehtaeh Parsons dans les réseaux sociaux. Le point commun entre ces parents? Ils ont tous plaidés que leur ado était pourtant un petit enfant exemplaire, mais ont confessé leur désengagement dans cette simple phrase rapportée par le quotidien: «Vous savez, ils sont durs à suivre les adolescents de nos jours!».

Oui, certains cas sont problématiques, certaines situations familiales sont compliquées mais bien des parents semblent oublier qu'ils le seront pour la vie. Qu'il n'y a pas de date de finUn parent n'a jamais «fait sa job pis qu'il s'arrange astheure». Et leur ado sera clairement «dur à suivre» s'ils ont perdu sa trace en cours de route.

Selon un sondage mené aux États-Unis par la firme A.C. Nielsen, un parent a en moyenne 38,5 minutes de conversation significative avec son ado par semaine.

Et si ceci expliquerait cela?

lundi 22 avril 2013

Lequel est le plus dangereux: l'oeuf ou le fusil?


Regardez cette photo.


 

C'est une démonstration visuelle du paradoxe existant chez nos voisins du sud. 

Vous ne vous trompez pas. Les oeufs Kinder Surprise sont interdits. On n'en vend pas. Et plus que ça encore, on interdit les voyageurs d'en apporter au pays. Un gun, pas de problème! Un oeuf Kinder Surprise: non! On protège les enfants... eh ben!

Cette photo qui a largement voyagé sur Facebook la semaine dernière m'a troublée. Aussi, la semaine passé, j'ai visité plusieurs écoles pour des ateliers créatifs dans lesquelles on imagine toute sorte de personnages, de choses et d'histoires. Quand j'ai demandé de me dire ce que le personnage de mon livre La collation de Barbo avait dans son panier, j'ai eu comme réponse: une bombe, une grenade, un fusil. Quand j'ai demandé de me dire un endroit où il aimerait être, un endroit «juste trop génial», un monde qui existe ou qu'on invente, j'ai aussi eu comme réponse: «un monde plein de fusils où il n'y a pas de police!». Un autre? «Madame, est-ce qu'il y a des livres violents dans la bibliothèque?».

J'étais estomaquée. Triste. Et, je l'avoue, un peu outrée. Cette réflexion  «La violence, bah c'est pas grave! C'est même cool!», ça me fait peur.

On était en plein drame de Boston. 

Ce n'était pas la majorité des enfants qui me sortait des réponses comme ça. Mais ces 3-4 réponses étaient suffisantes pour me tordre un peu le coeur. Pour me faire peur. Pour douter. 

Comment on en est venu à avoir plus peur d'un oeuf Kinder Surprise que d'un fusil? Comment on en est venu à banaliser autant les fusils? 




vendredi 19 avril 2013

Leur faire peur ou non?

Quand j'ai su que Jurassic Park ressortait au cinéma, j'ai crié: «Les enfants, il faut tellement aller voir ça! En 3D! Pis en D-Box! Ça va être trop malade!» J'étais surexcitée et je me suis heurtée à des faces loooongues de même:

- Maman, tu nous a déjà dit que tu avais super peur en allant voir ce film-là au cinéma...

«Ben oui, mais j'étais jeune...»

- Genre notre âge-là?!??!

«Non, non, plus vieille... un peu...»

- Pis le 3D existait même pas!?!?!!!!!

- Maman, es-tu folle?!! Tu veux nous faire MOURIR de PEUR?

Ben oui, un peu. Peut-être même vous faire un peu pisser dans vos culottes, si possible...

Je suis pour ça, moi, la peur. Toucher aux émotions intenses. Se sentir vivre, ressentir ses battements de coeur dans chaque veine. Je ne parle pas de films d'horreur et de violence (les petites filles livides qui sortent des puits, non merci, c'est juste traumatisant!), mais des films ou des activités d'action et d'aventure qui boostent l'adrénaline, je trouve que c'est une expérience à vivre.

Je suis pour l'expérimentation. Apprendre à ressentir la peur, à la contrôler, à se calmer, c'est utile toute la vie. Aussi bien se pratiquer à petites doses dans un environnement contrôlé!

Mais bon, ils se rappellent peut-être un peu trop la frousse immense qu'ils ont eu cet automne dans le manège Dinosaurs à Disney World ou dans celui de Jurassic Park à Universal... Mais après m'avoir vertement engueulée et s'être promis de ne plus jamais y retourner (de type pacte fraternel solennel), ils embarquaient à nouveau et retentaient l'expérience... et en reparlaient avec fascination le lendemain (et ils en reparlent encore!)

Sauf que pour le film, ils me font front commun.

Je respecte leur choix ou je les pousse un peu plus dans le dos? Je sais qu'ils vont crier comme des malades (c'est bon, ça libère le stress!) mais je sais aussi qu'ils n'en reviendront juste pas et que ce souvenir sera imprégné à vie dans leur esprit. Et comme parent, c'est aussi ma mission de créer des moments intenses et inoubliables, de joie, de rire, de bonheur, mais aussi de bons boosts d'adrénaline amenés par une petite frousse bien sentie.

P.S: Mes enfants ont presque 10 ans. N'appelez pas la DPJ. Je n'irais pas voir ce film au cinéma en 3D avec des jeunes enfants! Mais là, 10 ans...

mercredi 17 avril 2013

Croyez les enfants quand tout va mal...

Les tragédies, les événements chocs et les trucs qui font peur, on en a eu notre dose depuis un an. Le monde s'est chargé de nous rappeler que la vie est fragile, que le bonheur des uns ne fait pas celui des autres et que la folie guette.
Et , il faut le raconter et l'expliquer aux enfants: l'attentat sur Pauline Marois, la tragédie de Newtown, Boston, etc. J'en oublie probablement. Mon cerveau n'en peut plus de les retenir.


Pour contrer tout ça et surtout pour ne pas que nos enfants aient davantage peur de la vie que confiance en elle, il faut lutter, il faut continuer.  Mais j'avouerai que des fois, je ne sais plus trop comment. Lundi, en voyant les événements de Boston, je me suis dit «encore!» en pensant à la discussion à venir.
Je refuse que mes enfants développent une peur trop grande et qu'ils s'empêchent d'aller au bout d'eux. Mais en même temps, je ne veux pas fermer les yeux et ne pas leur raconter ce qui se passe. Alors, je raconte comme je peux, dans des mots à eux. 

Puis, j'ai trouvé comment faire renaître l'espoir: le livre Cent enfants imaginent comment changer le monde publié aux Éditions de la Bagnole.  Il n'y a rien d'extravagant ou compliqué là-dedans, que leurs réflexions sur les possibilités d'améliorer le monde. Une bouchée de fraîcheur!  Un concentré d'espoir! Un pied-de-nez aux gens trop sérieux! Une soupape! 

« Je transformerais le monde en bonbon géant» Frédérique, 9 ans
«Jouer. Je ferais jouer tout le monde.» Alexandra, 6 ans.
 «Je changerais tous les dollars en jouets.» Sacha, 6 ans

(et vous pouvez en voir d'autres extraits sur la page Facebook des éditions de la Bagnole)

Allez, ce matin, demandez à vos enfants comment ils changeraient le monde et croyez-les...

Infos sur le livre: Idée fabuleuse de Jennifer Couëlle, illustrations magnifiques et intelligentes de Jacques Laplante, Les éditions de la Bagnole, 2013. ISBN: 9782897140090. 24,95$

lundi 15 avril 2013

Le p'tit vite du jour


«La vraie intelligence ne vient pas dans la qualité de l'exécution mais dans l'ingéniosité de la solution» (proverbe personnel):



Un p'tit (z)imparfait comme on les aime! Qui exprime sa créativité, sa débrouillardise et sa compréhension de la solution -puisqu'il la répète-, c'est pas beau ça!

J'ai toujours aimé voir mes enfants faire complètement autre chose avec un jouet éducatif. Encore aujourd'hui, j'aime tester leur créativité en leur demandant des solutions aux petits problèmes de la vie quotidienne. Ils se mettent en mode caucus et ça spinne dans les cerveaux. Et souvent, ils me sortent une solution à laquelle je n'aurais jamais pensé dans ma tête «bockée» d'adulte.

C'est grâce aux enfants qu'on a une «armoire à tout dans la cuisine». Ils ne comprenaient pas pourquoi les assiettes étaient dans une armoire, les verres dans une autre et les tasses dans une autre, et que le tout étaient en hauteur, hors de leur portée. Ils ont proposé une armoire mixte avec un peu de tous les formats de vaisselle à leur disposition. Je n'avais franchement jamais pensé à ça mais c'est vrai que c'est fort pratique! Ce n'est pas la grande révolution, mais ça prend souvent les enfants pour enlever nos oeillères de parents!

Encourageons-les à déconstruire les jeux de construction et à détourner tous les autres de leur propos, pas juste à réussir leur casse-têtes en un rien de temps, en mode répétition (les miens, quand ils devenaient trop bons, trop robotisés dans leur exécution, j'enlevais une pièce exprès, parfois deux. Aie! Ça te décontenance un tout-petit ça! La recherche du morceau était bien plus déstabilisante... et amusante!). Leur mettre un jeu ou un jouet dans les mains sans leur expliquer le but du jeu, c'est parfois plus éducatif que le jeu lui-même!

Des idées de jeux «déséducatifs» à partager?

mercredi 10 avril 2013

Inventions Vs Ingéniosité parentale!

Avez-vous déjà prononcé cette phrase lors d'un moment d'épuisement avec Bébé: «Si seulement ils pouvaient inventer (insérer ici votre objet rêvé)!!»

J'ai rêvé d'un mobile avec télécommande (pour le repartir à distance sans faire craquer les lattes du plancher et réveiller le bébé au sommeil léger) et maintenant ça existe!

J'ai aussi eu le fantasme d'un biberon auto-porté (parfois j'en soutenais un avec le pied pour faire boire Bébé No2 quand les boires arrivaient tous en même temps...) et d'une machine à rots qui m'aurait sauvé la vie (et quelques lavages plein de régurgi) quand tout arrivait en même temps.

Pour le biberon, eh bien, c'est maintenant un rêve devenu réalité (sauf que mes enfants ont 10 ans et qu'ils autogèrent leurs verres de lait!). On peut se le procurer ici.


 La suce qui se ferme en tombant par terre? Tadam!


Le banc de punition auto-minuté? Voilà!



Et quand venait le temps de prendre sa température et que le bébé se tournait la tête juste avant que ça l'enregistre («Aaah, j'ai encore perdu son oreille!»), j'aurais rêvé d'une suce-thermomètre comme celle-ci!


Et que quand venait le temps de faire ingurgiter du Tempra ou un maudit antibiotique propice au recrachat, j'aurais donc aimé avoir ce gobelet!



Des parents futés n'ont pas attendu que ces inventions soient disponibles sur le marché et ils ont fait aller leur système D. Au lieu du gobelet à médication, ils ont coupé l'extrémité de la suce pour y insérer le compte-gouttes.


Pour chasser les monstres sous le lit, ils ont inventé ceci (ça mérite un brevet pas vrai?!) :


Et au lieu d'acheter un bain pour bébé, ils en ont inventé un qui pourra éventuellement être recyclé en un autre objet fort utile (et celui-ci pour des années durant!):


D'autres idées ingénieuses à partager?

(D'autres inventions pour faciliter la vie des parents ici.)

lundi 8 avril 2013

L'équilibre entre mes besoins et les tiens

J'ai sursauté, je dois vous l'avouer, en lisant le titre de cet article paru dans La Gazette «Parents who put their kid's needs above their own are happier» ou - en traduction libre «Les parents qui mettent les besoins de leurs enfants en premier sont plus heureux.»

Mes yeux d'imparfaites avaient même lu le contraire. J'avais vu un «don't» entre le «who» et le «put». Étrange quand même comme on fait parfois une lecture déformée...

Je trouve un peu épouvantable le message de cette fameuse étude qui font croire que le bonheur réside dans le fait de faire passer les besoins des enfants avant les nôtres. C'est moi où on encourage les gens à s'oublier, un peu.

Un autre extrait qui me rend fort mal à l'aise: “The more child-centric you are, the more happiness you’ll experience,” said Kushlev, calling to mind the adage of reaping what you sow. “Evolutionarily, it makes sense that parents would be programmed to feel good when they dedicate resources to their children.”


C'est étrange, je crois plutôt que le «self-sacrifice» pour le bénéfice entier des enfants peut, à la longue, créer l'effet inverse. On ne devient pas amère, fâchée et déçue? On peut vraiment être bien dans cette optique où le bonheur des autres est plus important que le nôtre. On vit notre vie les yeux fermés sur nos envies et nos rêves? Et c'est un vraiment exemple à donner à nos enfants?

Coup du hasard, hier MissLulus m'a demandé si j'avais terminé mes études quand je l'ai eue. Je lui ai répondu avec franchise. Oui. Pour moi, j'avais besoin d'avoir une job, des rêves et une indépendance financière même en ayant des enfants. Le reste, elle s'en doute. Elle et son frère sont au coeur de ma vie. Pas toujours au centre. Il y a tellement de pôles dans ma vie. Leur bonheur m'importe, c'est sûr, mais le mien aussi. J'essaie de combiner le tout du mieux que je peux. Je pense que pour eux, c'est drôlement plus inspirant de me voir ainsi, jonglant avec mille rôles.

Désolée, je n'ai pas la fibre «self-sacrifice» bien forte. Selon moi, aimer ses enfants n'est pas s'oublier derrière eux. Être une «bonne» mère n'est pas passer en dernier. Penser à soi n'est pas un geste purement égoïste. C'est vital pour le bonheur de tous. Y a-t-il un chercheur qui veut enquêter et publier une savante étude là-dessus? Pour l'avancement de la science, je suis prête à être un cobaye avec mes mini-imparfaits pour prouver qu'on n'est ni demeurés, ni malheureux... Qui veut témoigner aussi?

dimanche 7 avril 2013

Virée de filles

Bébé, c'était agréable de magasiner avec bébé MissLulus. Ça dormait tout le temps (sauf quand ça hurlait!) dans son siège de bébé posé sur la poussette: facile! Je pensais la partie facile.

Ensuite, ça s'est gâté.

À l'âge où les enfants savent marcher... ils ne veulent plus être dans la poussette. Nooo way! Ça veut marcher (lire courir sous les comptoirs, rentrer dans la cabine d'essayage d'une inconnue, se cacher dans les rack de vêtement et licher la vitrine!): l'horreur.

Puis, vers 3-4 ans, blasée de leur découverte de la marche, ça découvre l'art de se plaindre. Les «J'ai chaud/faim/soif/froid/mal aux jambes/envie», les «C'est plate/long/pas juste/loin/juste des magasins pour toi», les «Je suis fatiguée/tannée/» et les autres plaintes du genre abondent: l'horreur.

Je pensais ne jamais m'en sortir.

Pour m'achever, il y a eu la passe du «mouuuuuuaaa» - ou l'art de demander. «Je veux ça!», «Tout le monde a ça!», «Tu ne m'achètes jamais rien!», «Moi, je veux...», «J'ai besoin de...», etc. Encore l'horreur.

Donc, après ces années d'horreur, j'ai abdiqué et je l'ai laissée à la maison. J'allais magasiner seule. C'était du temps pour moi. J'avais transformé l'horreur en bonheur.

Puis... pouf! La préadolescence. Si sur un milliard et demi de points, cette période me donne des boutons et titille mon nerf du cou (celui qui frétille quand on est à bout!), là pour le magasinage, c'est le bonheur.

Pour vrai.

MissLulus est redevenue agréable lors des séances de magasinage. Depuis deux ans, elle est devenue une compagne vraiment cool. Vrai de vrai!

Elle sait trouver LE beau morceau original, elle surveille les prix et compare avec vigilance, elle ne regarde pas que les vitrines, mais fouille sans se tanner. Elle me surprend. Durant ces années d'horreur, malgré le chignage et les demandes, elle apprenait.

Je suis heureuse.

Je l'ai donc amené avec moi à la découverte du nouveau Square du Dix30 lors du rallye shopping. La consécration pour elle.  Des dizaines de nouvelles boutiques - un peu plus chics, mais surtout plus originales! - dans lesquelles dénicher le look parfait pour le printemps qui tarde à venir. (Vous pouvez lire mon texte sur le blogue de Elle Québec).

Mais surtout, avec son iPod à la main, elle a pris plein de photos de notre rallye, prenant des notes sur notre teint (J'ai besoin de couleurs chaudes, elle des froides), a noté les atouts (et misères!) de ma silhouette (on repassera!), s'est fait maquiller (à son graaaand plaisir!) et coiffer...

Voici des exemples de ses photos.

 

 Bonbons fournis! 

Finalement, cette expérience shopping m'a permis de comprendre qu'un autre cycle s'est entamé. On a du plaisir ensemble. C'est maintenant du temps pour nous. 

Mais... J'en ai peut-être pour quelques années de répit avant que la vraie de vraie adolescence embarque. Je crains un peu... mais pour là, je profite, je vous le jure. 


jeudi 4 avril 2013

La 2e grossesse

Je riais toute seule en lisant la liste des «choses qu'on ne fait qu'à la première grossesse», relevées par cette blogueuse (tant qu'à rire toute seule, autant vous le partager!).

Voici ses meilleures, selon moi (bon, c'est vrai, je n'ai pas eu de 2e grossesse alors ça m'enlève toute crédibilité, mais vous vous reconnaîtrez sûrement):

- Prendre une photo de sa bedaine toutes les semaines
- Tomber endormie en revenant du travail (oups! il y a déjà un bébé in da house!)
- Acheter beaucoup trop de choses inutiles
- Se bourrer la face (le surplus de poids, ce n'est pas si facile à perdre...)
- Demandez de l'aide sur tous les forums (vous avez déjà les réponses!)
- Capoter avec la bouffe INTERDITE
- Organiser un party de dévoilement du sexe, puis un shower (ça devient gênant d'être ensevelie de cadeaux quand on a déjà tout...)

Quant à moi, si j'avais eu une seconde grossesse, je n'aurais pas hésité à prendre les foutus médicaments anti-nausées, je n'aurais pas acheté un livre de bébé pour rien (de toute façon, je n'ai jamais eu le temps de les remplir) et je n'aurais sans doute pas eu besoin d'être au repos pendant 5 mois à regarder tous les talk-shows d'après-midi et les reprises de Canal Vie parce que, croyez-moi, je n'aurais pas eu une autre grossesse multiple. No way!

Et vous? Qu'avez-vous laissez tomber à la seconde grossesse? Quelles leçons avez-vous tirées de la première?



mercredi 3 avril 2013

Des fusils et des armes, oui! Des pénis et des seins, non!

Sommes-nous puritains? Allez lire l'histoire du «Pénisenfeutrinegate» rapportée par le journal des étudiants de l'UQTR.

Un court métrage pour enfant + personnages en feutrine et en tissu +  seins + pénis (car le personnage vit dans une communauté de nudistes) = scandale sexuel?

Parfois, on n'est pas scandalisé par les bonnes affaires. Comme l'auteur de ce texte le souligne, des parents «outrés» d'autant de nudité (textile, faut-il le rappeler!) sont sortis de la salle avec leurs enfants. La question qui reste est de savoir si des fusils ou des armes en tissu les auraient autant effrayés. Malheureusement, je crois que non. On n'a qu'à voir des parents insouciants (inconscients?) amener leurs petits de 5 ans voir des films où la violence, le sexisme brutal et les tueries sont au coeur de l'histoire.

Des seins et des pénis, ah ça non! Faut pas montrer ça!

Vous en pensez quoi?

lundi 1 avril 2013

Faire carrière avec les enfants

Vous connaissez Licia Ronzulli? Moi, avant la semaine dernière, je ne la connaissais pas. Depuis, j'aimerais bien l'avoir comme amie. Clairement, c'est une (Z). Clairement, c'est une fonceuse.

Députée européenne, membre du parti politique italien Le Peuple de la liberté, elle siège au Parlement européen à Strasbourg. Elle y amène souvent sa fille Vittoria depuis que celle-ci a six semaines. C'est pour Licia Ronzulli sa façon de militer pour une meilleure conciliation travail-famille et de défendre les droits des femmes. Elle désire montrer que les femmes n'ont pas à choisir entre leur carrière et leur vie privée.

Ces photos vous choquent ou vous inspirent?

Dans un excellent article du Marie-Claire France d'avril, on fait le point sur «Faire carrière malgré les enfants». En terminant ma lecture, j'ai revérifié le titre. Il aurait très bien pu être «Faire carrière AVEC des enfants». Oui, c'est possible. Pas facile, mais possible. Il faudra tordre le cou à diverses idées reçues, accepter de ne pas recevoir les gratifications habituellement réservées aux femmes, avoir un couple fort où le gars encourage les ambitions de sa blonde, comprendre que la disponibilité physique auprès de nos enfants n'a pas à être de 100%, oser déranger, faire les choses différemment et parfois même d'une façon jamais utilisée avant, avoir une bonne dose d'humour et... en finir avec le mythe de la mère parfaite!

«Le monde du travail doit cesser d'opposer sphères privée et professionnelles. Les nouvelles technologies permettent une porosité performante entre les deux et une meilleure fluidité de la vie quotidienne», écrit-on dans le magazine. Eh oui! On peut répondre à des courriels pendant leur match de soccer... si ça nous permet d'être là au soccer. Il faut arrêter de calculer. Et puis, il faut surtout briser l'idée que les enfants sont une sorte maladie honteuse sur notre CV ou des embûches sur le chemin de l'ambition. Et je crois même qu'être mère fait de nous des travailleuses encore plus performantes. Jamais je n'ai senti que mes enfants m'empêchaient de faire ce que je voulais dans la vie. Je me suis toujours arrangée. Toujours. Et quand je n'avais pas de solutions, je les amenais avec moi en salon du livre, dans une animation dans une école, à une session de photos, etc. Ça dérange (les autres) un peu au début, mais tant pis. Vous imaginez les commentaires que Licia a reçu quand elle est rentrée au Parlement avec son bébé la première fois? Devant les (probablement) vieux députés bornés et archaïques? Elle a continué. Et elle a bien fait.

Vraiment, j'aimerais prendre un café avec elle ce matin et jaser. Vous voulez venir avec moi?


mercredi 27 mars 2013

Vivre en démocratie, c'est épuisant!

Afin de contrer le désengagement qui semble s'installer chez notre trio de pré-ados de plus en plus rapides sur la gachette de la baboune, TriplePapa mène ces temps-ci une croisade pro-démocratie sous notre toit.

Son objectif: motiver les enfants à s'investir dans le bon fonctionnement de la maisonnée et diminuer le chialage par la responsabilisation. (grrrros programme!)

Ces derniers temps, on multiplie donc les «caucus express» et les «meetings stratégiques» pour prévoir les repas, les activités, la répartition des tâches, les vacances et gérer les conflits (incluant les conflits d'horaires).

Moi qui prône davantage le mode de gestion «C'est de même parce que c'est de même!» -et qui ne suis pas tombée dans la marmite de la patience à ma naissance-, je commence à ressentir les premiers symptômes de la réunionnite aiguë.

Mais je dois aussi avouer que tout ça donne lieu à d'intéressantes discussions et à d'étonnantes observations.

Je me rends compte que les enfants ont un point de vue différent sur à peu près tout, alors qu'on les traite un peu trop souvent en un seul bloc homogène. Que la leader naturelle du trio, Momo, impose son point de vue rapidement mais devient tout aussi rapidement à court d'arguments devant la ténacité de Lili à faire passer ses idées. Et que Lolo synthétise tout ça en moins de deux et, à la limite de l'exaspération, prend la décision finale qui vient clore la discussion. Miraculeusement, ses deux sœurs s'inclinent devant sa «sagesse». Du jamais vu!

La dynamique en réunion est complètement différente que la dynamique quotidienne. Si ça ne fait pas disparaître toutes les babounes, ça a le mérite de rétablir le respect au sein du groupe, pas seulement entre eux, mais aussi envers nous.

«Ouain, c'est pas facile être parents! Une chance qu'on est là pour vous aider!»

C'est beau (l'illusion de) la démocratie!

lundi 25 mars 2013

Les showers? Oui, mais aussi les «foetus-party»...

Déjà, les showers, les baptêmes et les cérémonies de naissance, je n'aime pas vraiment. Je n'aime pas du tout même. C'est trop. Juste trop.

Je ne pensais jamais que je trouverais pire.

J'ai trouvé.

Les "fœtus party".

Comme dans inviter du monde chez vous pour un visionnement général sur télé plasma 60 pouces de votre échographie en 3 ou 4D.

Au secours!!! On peux-tu en revenir?

Franchement, ça me dépasse. Comme si ça intéressait vraiment les invités... Comme si ça leur tentait de venir assister à cette projection somme toute intime...

On dit que ce fœtus-party est en fait une pré-véritable rencontre. Vraiment?

On peut aimer notre bébé, vouloir proclamer notre bonheur d'être enceinte, vouloir faire quelques chose de spécial pour souligner son arrivée parmi nous. Je peux comprendre. Sauf que lorsqu'on achale tout le monde avec ça sans aucun complexe, ça me met mal à l'aise... Et là, voilà qu'on a trouvé une autre façon d'exposer la maternité.

Est-ce qu'avoir un bébé est si inhabituel et si special dans notre société qu'il faut en faire une multiplication de célébrations? Ces genres de manifestations rendent souvent mal à l'aise les femmes de l'âge de nos grands-mères qui n'en reviennent pas de toute l'attention manifestée autour d'une grossesse. Dans leur temps, attendre une bébé était dans l'ordre des choses.

Nous, c'est devenu un événement. Tout un événement.

Des fois, aussi, je trouve que ça ressemble à un cirque.

vendredi 22 mars 2013

Dans un monde idéal: la conciliation travail-famille...

Un boulot où les jours de vacances sont illimités et où le télétravail n'est pas un problème, ça relève du rêve, vous croyez?

Un reportage au Téléjournal cette semaine présentait une entreprise de Toronto qui fonctionne ainsi. Personne n'abuse du système, chacun ayant des objectifs serrés à rencontrer. Pas mal, hein?

Je me rappelle de ma maigre semaine de vacances qu'il me restait pour refaire le plein chaque année quand mes enfants étaient encore petits. J'avais dépensé mes deux autres semaines en jours de congé pour cause de rendez-vous médicaux, suivi de physiothérapie, ergothérapie ou orthophonie, ou jours de fièvre ou de gastro. Deux semaines de vacances de rêve, quoi...! Et je me ramassais toujours à booker 2-3 rendez-vous dans la seule semaine de vacances qu'il me restait même si je m'étais promis de ne pas le faire.

Dans un monde idéal, chaque parent aurait une dizaine de journées de maladie (qu'il soit syndiqué ou non, un parent a besoin de journées de maladie. Point.). Et chaque nouveaux parents devraient avoir droit aux services d'une nounou, aide à domicile ou assistante familiale pour les aider à passer à travers les premiers 18 mois (pour leur permettre de dormir quelques nuits, de faire des purées, de remettre de l'ordre dans le foyer durant les 12 mois de congé de maternité et pendant les 6 mois d'adaptation que ça prend après le retour au boulot). J'ai comme le feeling qu'on sauverait une couple  de couples à la dérive.

J'ai eu la chance de pouvoir compter sur une nounou incroyable dans les 2 premières années de vie de mes triplés (pas le choix, AUCUNE garderie n'acceptait 3 nouveaux poupons, on se faisait toujours by-passer par les fratries ;-). Quand je revenais du boulot, elle avait sorti les enfants au parc (je pouvais donc ne pas y aller sans culpabiliser), fait des bricolages et des casse-têtes (je pouvais donc me contenter de les cajoler), fait 1-2 brassées de linge de bébés (tout bien pliés!) et elle avait réussi à faire manger du foie de veau et des épinards cuits aux enfants au dîner -exploit que je n'ai jamais reproduit depuis!- (je pouvais donc leur faire manger des pâtes à rien -parce qu'ils les voulaient blanches, bon!- des fruits et du yogourt sans croire que je les menais tout droit vers la malnutrition).

Depuis, (après quelques années à arriver flush à la garderie et à payer quelques triples amendes et à avoir des semaines de vacances anémiques), TriplePapa et moi avons mis en place des moyens pour rendre notre vie familiale agréable et épanouissante. Il s'est trouvé un boulot à 10 minutes de la maison et le mien me permet de faire du télétravail au besoin. Et, je m'y rends en train où je relaxe dans un calme absolu pendant 15 minutes matin et soir (fini le trafic et les bousculades dans le métro!).

Et, un dernier détail superficiel mais qui a eu un effet immense, on a fait agrandir la maison. C'est fou comme le fait d'avoir une maison de la bonne grandeur pour la taille de sa famille a un impact zénifiant sur l'ordre, l'espace vital et la paix intérieure! Juste le fait de cuisiner à mon aise a fait baisser ma pression artérielle!

Et vous, dans un monde idéal, la conciliation travail-famille, ça ressemblerait à quoi? Quels moyens avez-vous pris pour vous aider à y parvenir?

mercredi 20 mars 2013

On parle de nous... dans un livre!

Eh oui! On parle de nous, les (Z), dans un livre sérieux sur l'hyper-parentalité. On est citées et tout. On présente notre blogue et suggère même notre livre dans un chapitre consacré aux nouveaux modèles de parentalité dans le livre Ces enfants déstabilisés par l'hyper-parentalité, par Myriam Jézéquel paru chez Les éditions Québec-Livres.

«Quelle est leur principale philosophie? Arrêtons de trop prendre au sérieux notre rôle de mère. Non, vous n'êtes pas une mauvaise mère parce que vous avez oublié de stériliser son biberon. Soyons nous-mêmes et aimantes avec notre enfant. Le reste viendra (ou non) avec l'expérience et le recul. Non, votre enfant n'est pas malheureux parce que votre vie est chaotique. Par contre -nuance ! - il peut être triste que vous souffriez de votre chaos. (...) Préférez-vous élever un enfant parfait ou avoir un enfant heureux? semblent dire ces mères imparfaites.»

Cette dernière phrase résume tout de l'esprit des (Z)imparfaites. On n'est pas parfaites, on rame parfois à contre-courant, on a de la broue dans le toupet, on mais on peut dire qu'on a eu -et qu'on continue d'avoir- du fun avec nos enfants. Ils nous en font voir de toutes les couleurs, des hauts et des bas, mais on ne se prend pas la tête avec ça. Oui, on a nos moment d'étourdissement et d'à-bouttisme mais on les accepte tout autant que les moments magiques car c'est ça être parent. Ni plus, ni moins.

Qui l'eut crû, il y a presque cinq ans, quand on a commencé ce blogue qu'on se retrouverait dans un livre! C'est bien la preuve qu'on n'étaient pas seules à se sentir étouffées comme mères. Et la preuve qu'on ne se faisait pas fausse route en se débarrassant de tous ces carcans!

lundi 18 mars 2013

«Lean in»... Bougez-vous!

Je n'ai pas encore lu Lean in, le livre de Sheryl Sandberg - Madame #2 de Facebook, entre autres - qui se veut un manifeste féministe moderne. Je l'ai acheté en ligne et j'ai vraiment hâte de m'y plonger.

Plusieurs gros sujets dans son livre qui exhorte les femmes à bouger et à être en action. Au coeur, bien sûr, la conciliation travail-famille qui selon elle freine les femmes... avant même d'avoir des enfants. Selon elle, le monde roulerait mieux si la moitié des entreprises et même la moitié des pays étaient dirigés par des femmes et la moitié des foyers par des hommes... Selon elle, la conciliation est possible, mais il faut travailler tous ensemble.  Femmes et hommes. Selon elle, les femmes ne doivent pas attendre que la société fasse des changements; elles doivent être au coeur du changement.

Bref, un livre qui promet de brasser pas mal d'idées et remuer certaines de nos convictions.

Mais ce que j'en retiens, même avant sa lecture, c'est que si on veut que les choses changent, il faut travailler «ensemble». Il ne faut pas être seule dans notre coin. Il faut passer à l'action. En accueil du site leanin.org, on peut lire «Let's work together».

Ça, ça m'interpelle.

C'est vrai que sans des femmes hot, fières et fonceuses dans ma vie, je la trouverais pas mal plus difficile. J'ai besoin de déverser mes rêves, mes envies et mes projets avec des filles qui me ressemblent. J'ai besoin de me retrouver en elle ou, d'autres fois, de trouver en elles des inspirations et une certaine force. Le courage d'aller jusqu'au bout, peut-être aussi.

Ce que j'aime donc par-dessus tout de ce livre, c'est qu'il nous dit qu'on est capable. Mais pas seule, ensemble! Ensemble.

Et du coup, j'ai une pensée pour mes soirées de filles à saveur créatrices, mes 5 à 7 improvisés pour refaire le monde, mes lunchs endiablés sur un projet fou ou mes cafés avec des amies rêveuses et puis, je me dis que je suis sur la bonne route. Une autre, autrement pavée que celle de Sheryl Sandberg, mais juste la mienne. Et toutes mes amies et mes collègues me poussent à aller plus loin. À continuer. À aller de l'avant. À ma façon teintée de la leur.

Ça me rend fière.

Et je me dis que j'espère que ma fille trouvera son chemin elle-aussi et qu'elle foncera à sa façon.

Alors, merci mes amies de filles, mes amies (Z) et mes collègues de me permettre de bouger. D'être moi. Terriblement moi. Et de trouver mes rêves pas si fous que ça.

Et vous, avez-vous envie de bouger? De mettre un rêve à exécution? De remercier vos amies? C'est le temps, on vous écoute. 


vendredi 15 mars 2013

Une heure (gratuite!) en tête-à-tête

Durant la relâche, nous nous sommes offerts, TriplePapa et moi, une heure de liberté. Un truc bien simple: un café, relax, à 5 minutes de la maison. Enfin, presque relax, car TriplePapa regardait un peu trop souvent son iPhone. C'est que les enfants étaient seuls à la maison. Et TriplePapa n'approuvait pas trop mon idée.

Oui, ils auront bientôt 10 ans et c'est un peu jeune pour se garder tout seuls. Mais nous faisons des tests. Ça a commencé par des 5, des 10, des 30 minutes. On est allés faire une petite épicerie au coin de la rue ensemble. Pas de catastrophe au retour. Les enfants étaient zen.

Bien sûr, les règles sont strictes: ils ne doivent pas ouvrir la porte ni répondre au téléphone (à moins de voir notre no de cellulaire sur l'afficheur), pas de four en marche, pas même de micro-ondes. On ne mange pas de raisins et autres trucs potentiellement étouffants, on ne grimpe pas sur rien. Ils ne peuvent même pas aller au sous-sol. Pas d'escaliers: on regarde la télé ou on lit un livre tranquille. That's it! Pour l'instant, ils veulent tellement gagner notre confiance qu'ils s'y conforment comme des petits soldats.

Et ils s'auto-stoolent au moindre geste pas pré-approuvé:

Lili: « Momo est allée à la toilette!»

Momo: «Je suis allée à la toilette mais j'ai pas tiré la chasse d'eau au cas où la toilette boucherait.»

Au moindre doute, ils nous appellent et on accourt. On ne poussera pas notre luck pour autant. L'heure de liberté nous semble suffisante pour l'instant.

Et c'est super agréable de pouvoir se permettre un petit tête-à-tête sans devoir trouver/déranger/payer une gardienne!

mercredi 13 mars 2013

Opaaa Zombie Style

J'ai une espèce de zombie à la maison. D'abord, elle aime les histoires mettant en vedette ces personnages. Normal, c'est clairement une mode. Mais aussi, elle répond comme un zombie par une contraction de plusieurs onomatopées le tout entremêlé de grognements.

- «Tu as fait ton sac?» Réponse de zombie: «ouargarrheubaa».
- «Viens mettre la table!» Réponse de zombie: «ouargarrheubaa».
- «Ferme ta lumière, il est assez tard!»  Réponse de zombie: «ouargarrheubaa».

Même sa démarche celle chancelante des zombies. Ses longues jambes - ultra minces! - en sont probablement responsables. Elle n'arrête plus de grandir. Ses bras - devenus aussi trop longs - ballotent de chaque côté de son corps. Sa position préférée? L'effouèrement un peu partout... Absolument fou comment elle pourrait prendre racine dans le sofa si je ne l’ôtais pas de là...

Au moins, je ne suis pas seule. Plein d'autres familles ont des zombies à la maison (dites-moi que vous aussi, svp!). Même que je croyais qu'une amie avait inventé le terme parfait pour ce genre d'attitude pré-ado: le zombie style. J'avais adoré même sa parodie maison de Gangnam Style qui exaspère tant sa préado-zombie qu'elle finit par lâcher un ou deux mots compréhensibles - habituellement un «maaaamaaaaaan arrête!» - ou qu'elle se lève du sofa pour aller s'effouérer ailleurs. J'ai donc utilisé cette tactique aussi. Une petite chanson et tout est réglé! C'est finalement mieux que pogner les nerfs.

Et pour tous nos préados en plein zombie style, voici une réelle parodie de Gangnam Style... Zombie Style! 

 



lundi 11 mars 2013

La diète d'une fillette de 7 ans

Une mère blogueuse australienne a fait une découverte stupéfiante dans la chambre de sa fillette de 7 ans:



La petite -qui ne sait même pas comment orthographier correctement le mot diète et fait encore ses 3 à l'envers- a tout de même fait une liste plus que complète de ce à quoi qu'elle doit s'astreindre pendant son régime, entres autres:

- 17 push-ups 2 fois par jour
- 16 jumping-jack (star jumps) 2 fois par jour
- 3 pommes
- 1 poire
- 2 kiwis
- 5 verres d'eau (avec des cases à cocher)
- Rouler à vélo 3 fois par jour
- Courir 3 longueurs de drive-way

La mère était atterrée parce qu'elle n'avait jamais abordé ce sujet avec sa fille auparavant. Il s'est avéré que la petite suivait les conseils d'une copine d'école qui, elle, suivait ce régime strict.

À ceux qui doutent encore de l'importance de fouiller un peu dans la chambre (ou le journal!) de ses enfants à la quête d'indices pour anticiper les problèmes: voici un bon exemple!