mercredi 2 avril 2014

Encore et encore et encore et encore, des lingettes



La semaine passée, je suis arrivée chez  ma copine Mylène pour y passer la journée. Avec ses enfants et les miens, on était déjà neuf dans la maison. J’avais apporté des provisions pour se faire un petit 5 à 7 pendant que les enfants écouteraient doucement un film. Mais évidemment, quand j’ai déposé les sacs sur la table de la cuisine, je me suis aperçue que le plat de bruschettas avait coulé.  J’en avais plein les mains.

«Pas de panique! J’ai ce qu’il faut! », me dit Mylène en saisissant un paquet de lingettes sur son four à micro-ondes.

      En moins de deux, mes mains étaient à nouveau propres prête à saisir sa trop mignonne petite fille qui n’a pas encore 6 mois. Je me suis abondamment gâtée en la cajolant tout l’après-midi.  Les enfants ont joué dans le sous-sol pendant qu’on a mis nos vies à jour en placotant sans relâche. Quand tout à coup, ma fille est montée en catastrophe. 

-  Maman, il y a eu un dégât. On a échappé un verre de jus par terre.
- «Pas de panique! J’ai ce qu’il faut! », a encore dit Mylène. «Prenez des lingettes sur le meuble à côté de la télé et nettoyez ça!» 
-  T’as des serviettes partout, coudonc? , lancé-je à la blague. 
-  Avec cinq enfants, ça me sauve la vie! Sans compter qu’en en ayant partout, je ne perds pas mon temps à les chercher!, m’a-t-elle répondu.

On a fait le tour de la maison. Des lingettes dans la chambre du bébé, ça va de soi pour les changements de couche. Mais aussi dans la salle de bain pour les lavages express, près de la porte-patio pour débarbouiller les bouches, les nez ou les mains avant de rentrer, dans la cuisine là où on se tache et se coupe,  dans le bureau de son chum pour éviter de salir son clavier quand il mange devant son ordi, dans la salle de jeux pour parer aux dégâts en tout genre, etc. 

Les serviettes humides sont d’un secours immense à tout moment. En réfléchissant, je me suis rendue compte que j’achète encore des lingettes aussi même si mes enfants ont grandi.   J’en ai dans le coffre à gants de la voiture. Ainsi, pas de souci quand les enfants veulent manger une collation quand on est pris dans un énième embouteillage. Du coup, j’évite qu’ils ne salissent le siège de l’auto (et leurs vêtements!) et qu’ils se plaignent qu’ils ont trooooop faim jusqu’à la maison, grugeant du coup ma patience.  J’en ai aussi un mini-paquet dans ma sacoche. Cette trousse de secours fait des miracles aussi au parc quand les mains des enfants sont vraiment trop sales, quant au match de soccer la sueur se mélange au popsicle fondu sur les joues de ma fille et qu’un nettoyage express est nécessaire, etc.

J’avais simplement oublié que dans la maison, les lingettes sont utiles dans tous les recoins. Ce soir-là, en partant de chez Mylène, je me suis arrêtée à la pharmacie et j’ai fait provision de lingettes. Une boîte par pièces. Parce que je suis d’accord avec mon amie, ça sauve la vie et ça nous épargne de bien des soucis. À ça, moi je dis toujours «oui». 

Essayez vous aussi les nouvelles lingettes Triple Clean de Huggies. Vous pourrez constater qu’elles sont épaisses et robustes! Totalement efficaces pour tous les dégâts.

lundi 31 mars 2014

Tu te sens vraiment imparfaite (et hot!) quand... (prise 57)

Ces temps-ci, MissPuDeLulus nous achale. «Quand est-ce que j'aurai le droit d'avoir un compte Facebook?»

Curieuse, je lui ai demandé combien de ses amies en avaient un. J'ai été plutôt étonnée de sa réponse: elle m'a nommé au moins la moitié de sa classe.

Quand je lui ai demandé ce qu'elle ferait si elle avait un compte là tout de suite. «Je parlerais avec des amis qui n'ont pas de iPod.». Je lui ai rappelé qu'il existe le bon vieux téléphone, le courriel et... le face à face!

J'ai eu beau lui dire pas avant 14 ou 15 ans. Pour elle, ça lui semblait trop floue comme réponse.

Une amie m'a suggérée la meilleure réponse ever. Celle qu'elle a servi à sa fille. « Tu sais quoi, je vais te donner le droit d'avoir ton compte 3 ans avant l'âge que j'avais, moi, quand j'ai ouvert mon compte Facebook. Deal?»

Réponse parfaite avec nos préados qui ont du mal à saisir que la technologie n'a pas toujours fait partie de nos vies...

MissPuDeLulus aura droit à 27 ans! Et un dossier réglé, next?

vendredi 28 mars 2014

Recherche premier chum désespérément

Momo angoisse ces temps-ci. Tout le monde est matché autour d'elle et pas elle... Elle est en 5e année. #drame

- Tout le monde ne parle que de ça dans la cour d'école. Je suis la seule qui n'a rien à raconter. Je voudrais avoir un chum pour pouvoir dire moi aussi "Je suis avec Untel".

- Mais ça t'apporterait quoi à toi d'être avec Untel?

- Ben... à le dire aux autres, à être comme eux.

Aaaaaah les autres! La pression des autres! Ça m'a pris des années à m'en foutre. Bien franchement, j'ai parfois de petites rechutes mais, la plupart du temps, je m'en contre-fiche sincèrement. Quitte à passer pour une sauvage, une indépendante, une fille négative, mais je suis incapable de téter quelqu'un pour qu'il m'aime. Purement et simplement, parce que je me fous royalement de l'approbation et de la reconnaissance des autres. Je m'autogère, autocongratule et assume mes décisions très bien, merci.

Maintenant, il me reste le défi de réussir à transmettre au moins une parcelle de cela à mes enfants. J'y travaille depuis un bon moment déjà mais l'adolescence sera le test ultime. Leur apprendre à vivre pour soi, pour répondre à ses envies, pour relever ses propres défis (pas ceux des autres!) et se faire plaisir d'abord pour se sentir bien, sans avoir la constante impression que quelqu'un les scrute par-dessus leur épaule. Exprimer leur désaccord mais avec détachement, cesser de se prendre au sérieux pour tout, de monter sur leurs grands chevaux au moindre conflit, tout ça parce que dans le fond, on n'est n'est pas libéré des autres.

C'est ce que je souhaite à Momo. Et tant mieux si son premier chum arrive juste dans 2 ans, mais qu'elle l'ait choisi pour le bien qu'il lui apporte plutôt que l'image qu'il lui donne auprès des autres.

mercredi 26 mars 2014

Ma réserve de patience est vide

Eh oui, j'en suis venue à bout. Ma réserve de patience est vide (ou presque!). Bon, c'est sûr que je n'en avais pas une grosse réserve, c'est vrai.

Je peux mettre ça sur le compte du rude hiver qui a eu raison collectivement de nos nerfs et de notre moral ou encore sur notre boulot. J'aimerais bien trouver la raison, mais tout ce que je sais avec certitude, c'est que je ne suis plus du tout patiente.

J'en ai marre de répéter. « Videz votre boîte à lunch!», « Mets ta vaisselle dans le lave-vaisselle!», «Vide le lave-vaisselle!», «Ramasse ton linge», etc. Je n'ai plus une miette de patience pour ça. Répéter fait monter mon taux d'impatience exponentiellement. Mon constat: il n'y a plus de gradation. Je pète immédiatement une coche si je dois répéter deux fois la même consigne. On dirait que mes consignes rebondissent sur les parois de la mémoire de mes enfants et qu'elles ne sont pas du tout assimilées (et encore moins exécutées!). Ils sont là devant moi alors je dis une demande claire. J'ai l'impression qu'ils comprennent. Ils hochent la tête. Puis, BANG! "Quoi, je ne t'écoutais pas!"

Hein??? Tu ne m'écoutais pas! Au secours! Ils sont sourds!

Autre scénario. Quand je leur rappelle une de leur tâche (tsé, ils en ont pas 8000 là, ils devraient s'en souvenir!) du genre « N'oublie pas le lave-vaisselle!», j'obtiens comme étonnante réponse «Je n'avais pas vu qu'il était plein» alors que la porte de la dite machine est ouverte laissant voir un tas de vaisselle toute blanche!! 

Hein??? Tu ne voyais pas! Au secours! Ils sont aveugles!

Et moi, à travers tout ça, je me dis que je vais finir par virer complètement folle à répéter les mêmes niaiseries. C'est tellement du temps perdu à répéter... que ça me fâche et je deviens hystériquement impatiente. Sincèrement, quand je vois d'autres parents aller et que je les vois répéter deux, trois, quatre fois une consigne tout en étant capable de respirer par le nez et ne pas gruger dans sa réserve de patience, je suis un peu envieuse. Je ne sais pas comment vous faites! J'en ai aucune réserve pour arriver à faire ça. Et un moment donné, je veux juste que ce soit fait pour qu'on passe à d'autres choses. Je ne peux pas répéter, répéter et répéter.

J'ai tout déballé à MissPudeLulus et à JeuneHomme: mon écoeurantite de répéter pour des trucs qu'ils sont franchement capables de faire, mon à boutisme de voir qu'ils n'aident pas spontanément, ma frustration de devoir commencer ma journée par répéter les mêmes trucs qu'au mois de septembre (date de la distribution des tâches dans la maisonnée) et ma sensation de commencer ma journée tout croche à cause de ça. Leur réaction n'a pas été très convaincante. «Désolés!»... Oui, mais maintenant «agissez» que je leur ai répondu en tournant les talons. En rajoutant, «Je suis vraiment trop écoeurée de répéter».

Je sais que ce n'est pas une technique d'éducation grandement recommandée. M'en fous, un peu... Un moment donné, ça va faire. J'ai même rajouté une menace. Si je dois répéter une tâche cette semaine, je leur fais une belle feuille avec des pictogrammes et des dessins qui montrent leurs tâches et leurs responsabilités et je la colle dans leur agenda d'école. «Ben là!» a rétorqué MissPudeLulus.Ce à quoi j'ai répondu «Ben là! Arrange-toi pour ne pas que ça arrive!»

Et vous, êtes-vous tannées de répéter? Et que faites-vous pour que ça arrête?

lundi 24 mars 2014

La menace du camp scout

C'est la période des inscriptions aux camps d'été qui se poursuit et pour plusieurs, c'est source de joie. Chez nous, ça nous permet de faire régner l'ordre.

Quand les enfants deviennent trop vieux pour croire au lutin qui s'infiltre par les trappes de chauffage et qui stoole tous leurs mauvais comportements au père Noël (et qui nous offrait un répit de 2 mois avant les Fêtes. Merci encore lutin invisible pour ces mois de grâce!), il reste encore la menace du camp d'été scout. Et ça a l'avantage de débuter très tôt (depuis quelques semaines, yé!).

Comprenez-moi bien, je n'ai rien contre le mouvement scout mais je connais bien mes enfants et si la menace d'atterir dans un camp culinaire les ravirait plutôt (mais j'aime mieux mettre les 2000$ -tsé, ils sont 3- sur nos vacances à la mer), la menace de passer l'été à faire de la survie en forêt frappe en plein dans le mille. Les moustiques, les toilettes bancales, l'absence de confort et de douche chaude où se prélasser 30 minutes -et surtout l'absence de wifi!- les terrifie au plus haut point. Alors j'en profite. Je laisse trainer les dépliants (ce que je retrouve inlassablement dans la boite de récup' et que je fais réapparaître sur le comptoir...), «j'appelle» pour prendre des informations sur les dates disponibles devant eux et, si la tendance se maintient, on devrait passer un printemps et un été plus calmes que le reste de l'année. Les yeux lèvent moins au ciel pour tout et pour rien ces temps-ci, les tâches se font quasiment sans chialage et les enfants sont en mode médiation rapido quand la chicane pogne.

Merci les scouts de faire régner l'ordre sous mon toit! Je vous promets d'acheter un calendrier pour chacune de leur chambre si vous passez en vendre chez moi!


vendredi 21 mars 2014

Moment pouet-pouet

Tu attendais ce moment depuis longtemps, ayant toujours cru que ce serait un moment charnière (comme ils disent dans les magazines). Tu demandes donc à TriplePapa de venir te rejoindre en lui faisant un signe de la tête qu'il ne comprend pas jusqu'à ce que tu agites les mains avec insistance.

Vous vous placez debout devant les enfants et, dans un instant solennel, tu leur annonces avec une fierté non dissimulée:

- Les enfants, c'est fini le service de garde!!! L'an prochain, vous partirez et reviendrez à la maison et vous resterez seuls jusqu'à notre retour du travail!!!

Ils lèvent les yeux de leur livre/iPod/gogosse pour tricoter et d'une seule voix te répondent:

- Ouain, cool.

Deux mots qui te confortent dans ta décision. Ce ne sont plus des enfants.

Et pour la solennité, bof, c'est raté.

mercredi 19 mars 2014

Barbie et nous?

Vous avez lu le texte Tu te trouves grosses, c'est la faute à Barbie?

Bon, l'idée générale est exprimée de façon assez crue. Au lieu de trouver le coupable et chercher à mettre la faute sur quelque chose, on devrait plutôt trouver des façons et des actions pour contrebalancer les standards hyper stéréotypés et surtout arrêter, nous-mêmes, de s'auto-dénigrer ou de focusser sur le poids et l'apparence.

J'aime bien l'idée de se responsabiliser et de cesser de croire que nos enfants vont nécessairement être influencés par les jouets qu'ils utilisent. J'aime particulièrement ce passage: «Quand j'étais jeune j'avais la poupée Azurine pis j'ai jamais pensé que j'allais avoir de cheveux oranges. J'ai jamais pensé non plus que j'allais un jour avoir des jambes de 6 pieds parce que je jouais aux Barbies. Pis j'ai jamais pensé que mon chum allait avoir l'air de Ken ou de Hulk.»

J'ai joué avec des Barbie et des poupées Bout'de chou, mais je n'ai pas rêvé de leur ressembler. Parce que je n'étais pas perméable aux images? Peut-être. Parce que je savais que c'était faux aussi? Probablement. Du même coup, maintenant adulte et mère, quand je vois la maman de Caillou, je ne mets pas dans la tête que je dois devenir elle (pitiiiiiiiiiiiié!)

Bref... je ne sais pas trop quoi en penser. Mais je me demande si c'est vraiment Barbie ou nous qui a la plus grande influence sur nos enfants?

Qu'en pensez-vous?

jeudi 13 mars 2014

Offrir une carotte à ses enfants

Avec la neige qui n'en finit plus, les journées de boulot où tout va tout croche, la motivation au 3e sous-sol, des fois, j'ai vraiment besoin d'une carotte. D'un but. D'un objectif. Ça m'aide à garder le cap. Je peux trouver une photo de plage pour me rappeler mes prochaines vacances (et en faire mon fond d'écran!) ou m'écrire un mot "choc" sur un post-it et l'afficher directement sur l'écran de mon ordi pour ne jamais le perdre de vue.  Pour moi, le summum quand je feel pour me plaindre, c'est de réserver des vacances, en parler, regarder des dizaines de photos sur Pinterest, lire sur l'endroit, etc. C'est mon meilleur truc quand le moral flanche et que j'ai envie de me plaindre ou de baisser les bras.

Chialer et se plaindre, c'est bon... un moment. Pas trop quand même! Autrement, c'est trop risqué de sombrer dans la déprime.

Justement, c'est une théorie que j'essaie d'inculquer à MissPuDeLulu. Depuis le début de l'année, dans sa classe, il y a une période de "jasage" le vendredi après-midi. Chacun peut mettre un sujet de discussion (un problème, un événement, un truc qui lui arrive, etc.) dans une petite boîte durant la semaine et ensuite le vendredi, les suggestions sont pigées une à une. Et tout le monde peut donner son avis ou ses conseils. Je trouvais l'idée chouette... au début! J'aime bien l'idée qu'on se défoule, qu'on ne garde pas en soi ses problèmes, qu'ils discutent, qu'ils s'écoutent, etc. Il est toujours bon de ventiler pour ne pas rester seul avec son problème. On en a tous besoin.

Toutefois, là, je trouve que cette idée est plus compliquée. Énoncer un paquet de trucs, se plaindre et chialer, c'est facile. Mais ensuite? Il faut réfléchir, se repositionner, recommencer, essayer de nouveau, se poser des questions et se mettre en mode action.

Je n'ai pas ben ben de patience pour le chialage sans actions. La plaignardise, très peu pour moi. Et je constate que MissPuDeLulu a tendance à sombrer du côté obscur et voir son verre à moitié vide. Oh! elle est capable de dire ce qui ne va pas, mais n'arrive pas ensuite à mettre en place un plan d'action pour que les choses changent. Ce n'est pas tout de râler, il faut se bouger. La sur-enchère du malheur est-elle une tare de la préadolescence? Je ne sais pas, mais là mon plus grand défi est de lui montrer qu'il est facile de se plaindre, mais que passer une vie à se gratter les bobos, ça ne fait pas une vie intéressante (et les autres ne nous trouvent pas plus intéressantes!). Oui, on en parle; c'est bien. Je ne le nie pas du tout. Mais après, on se trouve une carotte pour se motiver à changer...

Au début du secondaire, je gardais, après l'école, des enfants dont un enfant très difficile. Très. Je rentrais chez nous en pleurant chaque soir, épuisée et découragée. Mes parents m'ont écouté me plaindre, mais un jour, ils m'ont donné un truc. "Là, tu ne pourras pas brailler à tous les jours. Trouve-toi une motivation, un but à aller garder là!" Bien sûr, ça aurait été plus facile de me dire d'abandonner, mais ils me suggéraient d'essayer au moins de me motiver autrement pour réussir et trouver mes heures de gardiennage moins pénible. J'avais 13 ans et ce qui me faisait envie était un jeu de hockey sur table pour m'amuser les weekends avec ma gang d'amis. Le jeu valait 120$. J'ai découpé l'image dans un circulaire et je l'ai mis en évidence dans mon agenda. J'avais ma première carotte. Depuis, je fonctionne avec des carottes pour me motiver à faire un effort, essayer de voir les choses sous une autre perspective et me pousser vers l'avant.

Une carotte, ça demande un 2e effort, mais ça fait de nous des gens qui n'abandonnent pas et qui se donne le moyen de marcher vers son but. Tranquillement par bout, mais en ayant un objectif en tête. Ce n'est pas facile, mais ça donne un sens à ce qu'on fait... et aux longues heures de travail, les journées plus difficiles, etc.

Ah! Et puis, je vous partage ma carotte du moment: un weekend avec trois amies sur le bord de la mer au début de juin. Avouez qu'elle est belle ma carotte (surtout en journée post-tempête!).



Et vous, quelle est votre carotte présentement ?

mardi 11 mars 2014

J'oublie que j'ai des enfants

Je n'aurais jamais pensé, en laissant mes enfants à la garderie pour la première fois, que cela se produirait un jour.

En fait, la première fois que ça s'est produit, je me suis sentie ultra coupable et je me suis même demandée si je n'avais pas un problème d'attachement: j'avais passé une journée complète au bureau sans penser à mes enfants.

Je n'avais repris contact avec la réalité qu'en sortant du bureau (comme si la bouffée d'air frais m'avait redémarré le cerveau) et en courant pour ne pas manquer le métro pour m'assurer d'arriver à temps à la garderie. Mais entre l'entrée et la sortie de l'édifice, ça m'avait complètement sorti de l'esprit. J'avais oublié que j'étais une mère. J'ai tout de suite mis ça sur le compte de la fatigue et des heures de sommeil en moins mais avec le recul, je sais aujourd'hui que cela n'y était pour rien. J'avais juste réussi à faire mon premier time-out de maman.

Je me suis sentie coupable d'oublier mes enfants ainsi jusqu'à ce que TriplePapa me confirme qu'il y arrivait bien depuis le tout premier jour (bon, peut-être depuis le 2e...) et qu'il ne se trouvait pas un moins bon père parce qu'il ne se préoccupait de ses enfants sur les heures de bureau. Alors pourquoi moi, je m'en souciais? Quand j'ai fini par comprendre qu'on se retrouvait tous le soir avec la même joie et intensité quand bien même ils n'avaient pas hantés mon esprit de toute la journée, je me suis donnée le droit de les oublier, momentanément.

À moins de recevoir un appel de l'école parce qu'ils sont malades ou blessés (et ces appels sont de moins en moins fréquents, heureusement!), j'en arrive à oublier leur existence pour quelques heures.

Bien sûr que je leur promets que je vais penser à eux vers la 2e période, quand ce sera l'heure de faire la présentation orale en anglais, ou après le dîner car c'est le «plus important examen de maths de leur vie». Mais la vraie de vraie vérité, c'est que je n'y pense absolument pas. Je ne m'efforce même pas de chasser ça de mon esprit, ça se fait tout seul. Dès que j'ouvre la porte du bureau, je ferme le tiroir «maman». Et je m'en porte très bien, merci.

lundi 10 mars 2014

La fin de la relâche vous donne des droits


 



vendredi 7 mars 2014

Toute la vérité sur la relâche!

Bon! On n'en peut plus nous non plus d'entendre les 17 trucs pour une super relâche, les 14 places où aller, les 6 bricolages à faire absolument, les 11 activités extérieures à faire, le prix des sorties, les idées de repas cool, etc. 

Comme on l'a écrit dans notre chronique dans le magazine Yoopa, on est jalouses! C'est les parents qui devraient avoir une relâche!

Un extrait? 

«On s’entend… ce n’est qu’à notre âge qu’on saisit bien tout le véritable sens d’une semaine de relâche. Petits, on croit que c’est un samedi qui s’étire sans fin. Adolescents, on croit que c’est un samedi soir perpétuel. Grands, on sait donc ce qu’on ferait d’une semaine rien qu’à nous…surtout parce que ça n’arrive jamais. 
 
Quoi? On peut toujours rêver.  Et dans notre relâche, il n’y aurait qu’une seule chose à faire : rien. Rien en lisant. Rien en enfilant les verres de vin. Rien en magasinant si ça nous détend. Rien en recevant un massage. Rien en dormant. Rien en mangeant à l’heure qu’on veut. Rien, tout simplement. Mais un rien qui fait vraiment du bien. Parce que «rien faire» avec les enfants c’est toujours plus fatiguant. Avouez que ça ne fait rarement « rien ». 

On est certaines que vous avez plein plein d’idées pour votre relâche personnelle. Et c’est d’elle que vous devriez rêver! Sans honte! Sans gêne! Sans culpabilité! Et si vous avez encore la force de refaire un nouveau casse-tête de qui garde les enfants, il vous reste l’option de surveiller les offres de voyage dans un tout inclus… à moins que vous partiez seule, même pas en couple! Ahhhhhhhhh… on aime l’idée!»

Voici 10 signes que vous avez besoin d’une relâche d’adultes
  • Vous fredonnez le thème d’une émission d’enfants au travail. 
  • Vous vous endormez avant les enfants. 
  •  Vous avez envie de tout jeter dans la maison juste pour faire un ménage rapide. 
  •  Vous ne vous rappelez plus de votre dernière nuit complète de sommeil (on parle plus que 4 heures… consécutives!). 
  • Vous pouvez louer tous les films au club vidéo : vous n’avez rien vu de nouveau depuis deux ans! 
  • Vous vous sentez dans un SPM constant. 
  •  Vous avez des boutons/mal à la tête/des démangeaisons/mal partout… 
  •  Votre fond d’écran comprend soit un palmier, un coucher de soleil ou une plage (ou l’ensemble de ces réponses!) 
  • Vous appliquez du cache-cerne… jusque sur votre menton. 
  •  95% des gens vous tapent sur les nerfs.

Les défis (Z)imparfaits durant la relâche
- Faire une liste numérotée,  sans vous censurer, de  tout ce que vous feriez dans votre relâche toute personnelle.
- Réaliser au moins 2 items de votre liste.
- Louer trois films aux enfants… pour pouvoir lire au moins deux heures dans votre bain, faire une sieste, relire deux autres heures dans votre lit.
- Ne pas cuisiner pendant une journée entière (deux si possible)
- Ne fréquenter aucun lieu public susceptible d’être remplis d’enfants
- Filtrer les appels (pour ne pas vous retrouver comme le camp de jour de service!) 

*** 

Juste pour vous faire rire, mais ce sont deux vérités sur la relâche que personne ne dit tout haut!
 
Après une semaine de relâche, on est des «Mombies»:
Doctors have finally come up with a term for the overworked mom.  I don't see anything wrong with surviving on wine.... do you?
 
La partie la plus coûteuse de la relâche:
The most expensive part of having kids is all the wine you have to drink.
 

 

mercredi 5 mars 2014

La charte des (Z) de la relâche (parce que vous vous ennuyez!)

Celles qui nous suivent depuis longtemps vont la reconnaître, mais bon, elle est tellement encore d'actualité! Alors revoici notre charte des droits des (Z)imparfaites, spécial «Relâche». 


lundi 3 mars 2014

Tout ce dont je ne veux pas entendre parler pendant la relâche

Cette année, je travaille pendant la relâche, c'est au tour de TriplePapa de se relâcher avec les enfants. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas prendre un break... si ce n'est pas du boulot, c'est de plein d'affaires pour lesquelles j'ai vraiment envie de faire un shut down pour une semaine.

Cette semaine, je ne veux pas entendre parler de...

... projets scolaires qui nous font acheter des gogosses au Dollarama (alors qu'on pourrait mettre ce 15$-là dans notre pot de vacances!)

... la circulation (fluide ou pas, m'en tape!)

... soupers futés pour parents pressés (cette semaine, on n'est pas pressés!)

... plans de retraite (je le SAIS que je vais être dans la m...)

... voyages à rabais dans le Sud (à 5, c'est toujours trop cher pour une semaine anyway!)

... des élections (voir point suivant)

... la Charte (voir point précédent)

... tout ce qui touche de près ou de loin aux Jeunes loups (c'est poche, arrêtons d'en parler!)

... la fatigue (tout le monde est fatigué à ce temps-ci de l'année!)

... Sotchi, des Olympiques, du biathlon, du curling...

... planification, d'organisation et d'heure de dodo

... choses à faire pendant la relâche


Et vous?

vendredi 28 février 2014

J'ai pu d'argent pour ça

Avec la pluie qui a fait fondre la neige, les degrés qui remontaient sur le thermomètre extérieur et le retour des cerceaux, des craies et des cordes à sauter dans les magasins, je me suis mise à rêver aux fins de journée dans la cour. Vous savez quand on étire le temps, qu'on débouche une bouteille de rosé, qu'on s'assoit dans la chaise Adirondak et qu'on dépose nos pieds sur le pot de fleurs vide pour le moment (ou tout l'été, car il fait un excellent repose-pieds!), qu'on rentre en coup de vent dans la maison juste le temps d'attraper ses lunettes soleil, qu'on regarde les enfants reprendre possession de la cour, qu'on repousse le temps du souper pour ne pas manquer une minute du soleil qui finit par se coucher un peu plus tard, qu'on découvre une petite rougeur sur le bout de notre nez, etc. Bref, vous comprenez...

Du coup, je me suis rappelée que ce sera bientôt le retour de l'émission Des idées de grandeur dans ma cour. Il y a trois ans, j'avais envoyé mon formulaire et avais reçu un appel de la recherchiste. Puis, plus rien... J'ai deviné que ma candidature n'avait pas été retenue (des fois, je suis assez perspicace!). Depuis, j'ai toujours une petite jalousie mal placée quand je tombe sur un épisode. Eh oui, je suis jalouse de ces belles cours et des travaux qui se font sans qu'on ait à y mettre la main (les rénos, c'est ma mort... ça m'intéresse zéro!!!). Pourtant, être jalouse, c'est tellement pas moi! Je ne peux pas perdre du temps à jalouser. Je ne veux pas commencer... Je trouve la jalousie tellement ridicule.  Je ne peux pas me plaindre non plus. Alors, je me suis dit que je pourrais peut-être retenter ma chance.

Go! J'ai ouvert le formulaire et twisté ma demande... jusqu'à ce que je vois (et me rappelle!) que je doive investir 3500$. Je le savais, mais l'info m'a sautée dans la face.

3500$ ??

Eh ben, du coup: pfffiou! Envolée ma jalousie! Du coup, je la trouve pas pire pantoute ma cour. Belle belle belle! Fonctionnelle au max (des chaises et une petite table pour déposer le rosé!). Ce 3500$ (minimum, faut-il le rappeler!) je ne veux pas le mettre dans ma cour. Je n'ai plus d'argent pour ça... Je ne veux pas... Je vais le mettre dans mon budget «vacances» à l'extérieur de la maison. Parce que c'est ça qu'on trippe vraiment à faire en famille, nous quatre. Pas admirer notre cour.

Finalement, quand on choisit et qu'on sait pourquoi on fait nos choix, on n'est plus jaloux. Et on se porte bien mieux...

mercredi 26 février 2014

Mon plus récent «Ben voyons donc!»

J'en suis pas revenue quand, récemment, j'ai appris l'existence du «second gâteau».

Vous savez, ce petit gâteau d'anniversaire qu'il est dans le ton d'acheter en sus (et visuellement complémentaire) au gros gâteau (celui qui se cache sous 5 cm de fondant qui le rend aussi magnifique qu'immangeable) pour le 1er anniversaire de Bébé. Ce gâteau accessoire n'a en fait qu'un but (à part faire de belles photos): être détruit par le fêté qui s'approche généralement pour la première fois à moins d'un mètre d'une substance sucrée et/ou chocolatée à cette occasion.

Exemple:


Je suis peut-être en retard dans les tendances mais n'empêche je ne n'ai pu réprimer mon «Ben voyons donc!» en apprenant son existence. Le même que j'ai lancé il y a quelques années, perplexe et incrédule, devant un chauffe-lingettes ou, plus récemment, devant une boîte maison de carton à 90$.

Je comprends qu'au premier anniversaire de sa progéniture, on a toutes ce besoin irrépressible que Bébé se salisse en plongeant à deux mains dans son gâteau d'anniversaire (ça doit être hormonal... ou une réaction psychologique liée au retour au travail récent ou imminent) mais jusqu'à tout récemment, les bébés s'en tiraient fort bien en détruisant une part du gâteau «principal», ou bien sa version cupcake ou bien un bon vieux Jos Louis (c'est la première fois de sa vie qu'il mange ça, il ne sait même pas ce qui est bon!). Et il avait autant de fun (ou de dégoût à se salir) qu'avec un gros gâteau «complémentaire» (tant dans l'usage que dans la décoration) et complètement inutile.

À mon avis, s'il y a un gâteau «complémentaire» à acheter pour le 1er anniversaire d'un bébé, c'est à sa mère qu'il doit être destiné. Célébrer le 1er anniversaire d'un accouchement, avec un gâteau juste pour soi, sans fondant rose ou bleu mais avec une épaisse couche de chocolat de qualité et imbibé de Grand Marnier, pourquoi pas!

Permettez-moi un autre «Ben voyons donc!»:

«Ben voyons donc! Pour n'y avais-je pas pensé avant?!»

lundi 24 février 2014

Et si on faisait une iRelâche?

La relâche...

Chaque année, c'est un peu le même casse-tête. Qu'est-ce qu'on fait? (parce qu'on veut bien prendre ça mollo, après 2 jours à la maison, être en pyjama et rien faire, ça finit par me stresser!) Où on va? (On ne sait plus quoi visiter, on a quand même fait un peu le tour des trucs pas trop loin pas trop cher! Et ça, c'est sans compter que durant la relâche, il y a teeeeelllement de monde partout que ça ne nous tente pas vraiment!). On aurait bien aimé s'évader dans le Sud, mais notre budget nous en empêche...

Et si on faisait une iRelâche?

Des fois, je me dis qu'acheter un iPad mini à chaque enfant reviendrait pas mal moins cher que tout ce qu'on peut faire dans la relâche. Et mine de rien, tout serait facile.

Je visualise très bien la chose.

Tous les quatre sur le divan avec notre bébelle dans les mains. Pas de chicane à gérer. Pas de «C'est à mon tour!».  Chacun le sien!

Je pourrais éplucher mes dizaines et mes dizaines de magazines sur Next Issue en m'exclamant chaque fois que je lis un truc intéressant.

MissPudeLulus pourrait explorer le monde des studios d'animation et animer elle-même un personnage sur Disney Animated. Entre temps, elle nous suggérerait des bricos à faire via les idées pigées sur Pinterest.

Zamoureux pourrait nous trouver des nouvelles recettes à essayer ou un resto à découvrir, retoucher des photos de famille qu'on voudrait encadrer ou écouter un film.

JeuneHomme s'amuserait probablement en s'écriant des «Ohhh!» et des «Ahh!» en nous montrant ses prouesses.

On prendrait des tonnes de photos. On pourrait même Skyper avec la famille éloignée. On pourrait planifier nos prochaines vacances.

Oh bien sûr! J'en entends beaucoup crier au scandale! Qu'on devrait aller jouer dehors. Mais oui!!!! Bien sûr! Mais ça ne nous empêcherait à rien? Je suis un peu tannée de tout ceux qui stressent quand nos enfants passent du temps devant l'ordi, la télé, les tablettes, etc. Ouin, pis? Souvent, ils s'en lassent aussi. Ils ne restent pas scotchés après toute la journée. On peut bien faire relâche et ne pas compter les minutes qu'ils passent dehors versus celles qu'ils passent à lire versus celles qu'ils passent devant un écran. Les écrans nous amènent à autres choses. Un bricolage à faire, une expérience à tenter, un jeu à essayer, un endroit à découvrir, un resto à tester, etc.

Alors, la iRelâche, elle me tente vraiment...

vendredi 21 février 2014

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (Prise 56)

Au retour de l'école, alors tu commences à préparer le souper avec de la broue dans le toupet pendant une semaine de fou qui s'éternise, tes trois enfants se réunissent autour de toi et, au lieu de te faire un câlin pour te déstresser comme quand ils étaient petits, ils te disent:

- Ça te dirait pas d'ouvrir une bouteille de vin ce soir?

- Ouain, t'es stressée.

- Ça te ferait du bien.



mercredi 19 février 2014

Les nouvelles bonnes mères...


... sont celles qui ne font pas tout comme tout le monde (et s'en portent très bien!)

... sont celles qui accomplissent au quotidien une multitude de petits trucs qui leur font sentir qu'elles sont hot et que bien d'autres ne les réussiraient même pas (comme ceux compilés ici)

... sont encore capable de rire (avouez qu'en février, on entend terriblement moins de fou rire!)

... sont à bouttes, le disent, ne culpabilisent pas et passent à autre chose!

... sont bien dans leur peau même avec cinq kilos en trop (Elles pratiquent le mantra «Tant pis» ce qui leur permet de ne pas passer leurs journées à compter les calories et les milligrammes, ce qui les empêcheraient sûrement de s'amuser)

... sont un peu folles et nous font rire, comme elles:


Camweb 3x02: Bonne mère par Camweb


Avouez qu'on en avait besoin de rire et de se décoincer un peu. Février est dur sur le moral (et je ne vous fais même pas penser à la relâche qui arrive bientôt!). Alors, permettez-vous de rire aujourd'hui... De rire beaucoup. Ça fait drôlement du bien.

Qu'est-ce qui vous fait rire? Envoyez-nous les liens de vidéo qui font du bien!

lundi 17 février 2014

Les enfants dumpés dans les garderies... ouain pis?

On est sûrement les dernières à revenir sur la «bombe» lancée par Réjean Tremblay la semaine dernière:

«Est-ce que les soeurs Dufour-Lapointe auraient été à la salle Tchékov de Sotchi hier après-midi si elles avaient été dumpées dans une garderie à 7 $ à deux ans?»

Et pour cause, le raccourci était tellement grossier qu'on n'a pas jugé bon de lui accorder de l'importance. Celui qui l'énonce n'a aucune crédibilité en la matière (on cherche encore en quoi il en a... le hockey dans les années 90?) alors pourquoi lui en accorder?

Bien franchement, j'ai été déçue que ça suscite autant de colère, de frustrations et de justifications. La seule chose que Réjean Tremblay a réussi à faire avec son affirmation gratuite, ça a été de prouver à quel point il y avait encore du chemin à faire pour déculpabiliser les parents (et les mères en particulier) sur leurs choix de vie. Qu'on en débatte sur le web et à la radio pendant une semaine entière m'est apparu vraiment déprimant. Pourquoi a-t-on ressenti le besoin de se justifier? Ressentons-nous tant de culpabilité que ça à confier nos enfants à la garderie? Doit-on encore s'expliquer en long et en large sur ce choix? Vraiment?!

On sera vraiment assumées comme mères quand l'opinion des autres ne viendra plus nous atteindre dans notre vie personnelle. Quand on sentira pas le besoin de se justifier sur ce qui n'implique que soi et sa famille.

Soyons (z)imparfaites et fières de l'être! Assumons nos choix! Et tant pis pour les mononcles, les voisins, les commentaires des pseudo-parfaites, les qu'en-dira-t-on et tout ce niaisage. On s'en fout vraiment profondément.

vendredi 14 février 2014

La Saint-Valen...quoi? Pas encore!

Bon! C'est la St-Valentin. Je ne veux pas faire ma Grinch (j'haïs trop ça!), mais cette année, ça ne me tente pas. Je ne suis pas tombée dans la folie. Habituellement, au début février, je commence à fouiller Pinterest pour trouver LA bonne idée, LE bon repas (en rouge ou en coeur!), LE cute cadeau, etc. Mais là, aucune envie. L'an passé, on a fait des pizzas en forme de coeur. On a déjà acheté des mini-cupcakes rouges. On a déjà fait un gâteau en forme de coeur. On a mangé des pâtes rouges. Là, je n'ai plus d'idées. Finalement, hier (garde partagée oblige: on fête plus tôt!), on a mangé des fajitas.

On s'aime, c'est tout! C'est assez, non?

On ne s'aimera pas plus avec une table garni de gugusses du Dollorama. Et puis, je n'ai ni le goût de dépenser pour en racheter (allez savoir, mais je ne retrouve jamais ceux des années passées!). J'ai comme une tendance cheap;  j'aime mieux remplir ma banque de voyage (un vieux pot de café dont le couvercle est collé pour ne pas qu'on pige dedans et dans lequel on met des sous pour nos dépenses extras durant notre voyage d'été!) que d'acheter des guirlandes ou des tasses parsemées de coeurs. Je n'ai rien acheté à mes enfants. Même pas du chocolat (en fait, je leur ai refilé celui qu'on donnait gratuitement au IGA cette semaine!). Rien.

Est-ce que je suis devenue blasée? Je ne pense pas. Je suis juste un peu tannée de me faire dire d'aimer à date fixe. Et cette année, je n'ai pas envie de me casser la tête (et de me compliquer la vie!) pour la St-Valentin. L'an prochain, ce sera peut-être différent. Mais là, je suis fatiguée, j'ai de la broue dans le toupet, mille trucs qui me tournent dans la tête, alors la fête de Cupidon, vraiment, je m'en balance. Alors, cette année, je lâche prise. Tant pis Cupidon! Tant pis pour la fête de l'amour! On se reprendra l'année prochaine... 

En attendant, on va s'aimer. Pareil. Encore. Toujours. St-Valentin ou non.

Et vous, y a-t-il des fêtes que vous "skipperez" cette année?

mercredi 12 février 2014

Êtes-vous fatigués?

La Presse + abordait un sujet intéressant en début de semaine: la fatigue des parents (avec nos commentaires Z en prime! 

Un sujet qui tombait pile après une fin de semaine de fou où pendant laquelle je me suis posée 10 fois la question: coudonc, est-ce qu'on en fait trop?

J'ai relu nos conseils (z)imparfaits, je me suis félicitée de tous les mettre en pratique mais... il reste que j'étais épuisée et qu'on était juste lundi matin.

Résumé du weekend:

Momo avait 3 exposés oraux (dont 2 en équipe) à faire pendant le weekend et -pour s'assurer d'avoir le temps de faire tout ça (un reportage récapitulatif de la première journée de compétition aux JO de Sotchi, un Weather Report en anglais filmé par le parent et une présentation avec photos à l'appui du patinage artistique, incluant l'équipement, l'entraînement et l'alimentation des athlètes!)- il a bien fallu lui donner un coup de main.

Lolo aussi avait une présentation orale (avec une affiche où tout devait être illustré) à faire sur une personne qui compte beaucoup dans sa vie, il a donc fallu que je fouille 10 ans d'archives photos pour trouver celles qui illustrait dans toutes les situations possibles son amitié avec JeuneHomme. Encore là, input parental. Et Lili avait une recherche exhaustive à faire sur le ski de fond, des origines à l'entraînement de l'habillement aux qualités mentales des athlètes (!), en vue d'un exposé oral à préparer le weekend prochain (il s'annonce déjà chargé!). Pour accélérer le processus, on a eu l'idée de faire de la recherche sur deux ordis à la fois... un pour les infos, l'autre pour les photos (j'ai beau me répéter qu'ils sont au primaire et que ça ne fait pas de sens mais bon... pensons efficacité!).

Et à travers tout ça, il y avait les devoirs réguliers, un minimum de ménage (donc, juste la salle de bain), le lavage, l'épicerie, le cours de dressage du chien, un souper en famille au resto le samedi soir et une fête amicale le dimanche.

Mine de rien, on est revenu à la maison le dimanche après la fête pour constater que:

1. Il était 16h
2. Il restait 5 brassées de lavage à faire
3. On n'avait pas regardé une seconde les Jeux olympiques alors que les enfants ont eu tant de travaux à faire sur le sujet depuis 2 semaines
4. On n'était même pas allés jouer dehors ni promener le chien au parc
5. Les enfants devaient maintenant ''pratiquer'' leurs présentations orales...

... et l'heure du souper approchait déjà. Un autre weekend envolé à la vitesse de l'éclair!

Comment les parents peuvent-ils ne pas être fatigués? On l'est parce qu'on n'a pas de répit. Ce n'est pas compliqué à comprendre! Quand les nuits deviennent plus faciles, l'école commence. On ne s'en sort pas. Je pensais souffler un peu quand mes triplés seraient sortis de la petite enfance mais je me rends compte que l'école (et les innombrables travaux et devoirs), ce n'est pas plus reposant.

C'est un tourbillon sans fin semaine après semaine, weekend après weekend. Oui, on dort nos nuits, mais la course commence dès qu'on met le gros orteil au sol en se levant du lit. On se fait des High Five quand on a réussi à être tous dans l'auto à 7h12 et on se félicite quand le souper est fini et qu'on peut embarquer sur les devoirs à 18h30.

Je ne me rappelle pas que ma mère m'ait aidé à ce point avec mes travaux scolaires au primaire, mais... je n'ai jamais eu à faire des travaux d'équipe ni à monter une présentation PowerPoint avant le cégep! Si on ne s'implique pas un minimum, le travail qui prend 2 heures à faire sous notre supervision (et quelques petits coups de pouce) en prendra 4 sans notre intervention (et on n'a pas ce temps à perdre!).

C'est ce qui nous bouffe tout notre temps les soirs de semaine et c'est rendu qu'on doit organiser nos weekends en fonction des disponibilités des coéquipiers pour les travaux. Beau programme!

On travaille tous comme des fous le jour, on mériterait tous de se reposer -les adultes comme les enfants- le soir. Retrouver notre vie de famille au lieu de la mettre sur Fast Forward jusqu'au prochain weekend. Le stress tomberait d'un cran, on s'en porterait tous mieux. Je rêve d'avoir du temps pour jaser avec les enfants (sans leur demander de se dépêcher de terminer leur histoire), aller promener le chien pendant une heure, jouer à des jeux de société, lire, rien faire les soirs de semaine.

Ah oui! C'est la Semaine de la persévérance scolaire! Alors... persévérons! Il reste 18 jours avant la relâche et 129 jours avant la fin de l'année scolaire.

Ouf!


lundi 10 février 2014

Le sexe des jouets

Mise en situation
JeuneHomme s'est acheté un livre ce week-end. Une histoire sur un sujet qu'il adore - les espions/enquêtes/mystère - dans un format parfait pour lui (mini-roman avec grosse typographie qui ne l'effraie pas trop). La couverture est rose-mauve. Le personnage principal est une fille.
J'étais pas mal contente de son choix. Et fière aussi qu'il ne s'est pas laissé influencer par la couleur.
- Ahhh! Ton livre est mauve! C'est pas une histoire pour les filles?
- Une histoire, c'est pour tout le monde!

*****

Et puis, ce matin, j'ai vu ce billet sur The Guardian concernant l'éternel débat sur le sexe des jouets.

Votre fille a-t-elle déjà joué avec des Lego? Des Lego traditionnels, genre jaune-rouge-bleu-blanc-noir? Sans que vous lui achetiez des Lego mauve ou rose?

Votre garçon a-t-il déjà joué une poupée? En a-t-il une à lui?

Votre fille a-t-elle déjà joué avec une figurine de Batman?

Votre garçon a-t-il déjà joué avec une cuisinière ou un panier d'épicerie?

Qui a joué avec l'ensemble de balai et porte-poussière? Qui a joué avec un train? Qui a joué au basket? Qui aime les princesses? Qui  aime les voitures?

Dans ce billet, j'ai découvert ce vidéo.


On fait la connaissance de Riley, une petite fille entêtée et outrée, qui lance avec exaspération que les gars et les filles veulent jouer avec des superhéros. Elle est exaspérée de constater que les filles superhéros ne sont pas souvent représentées dans les emballages de figurines. Elle avance même (sur le bord de péter une coche!) que les compagnies «think that boys wouldn't want to play with a girl action figure and girls wouldn't want to play with boy action figures.».

Les compagnies ou les parents?

Comprenez-moi bien. Je saisis parfaitement que les compagnies investissent de rose bien des produits pour cibler les filles. Quand on en vient à faire des manettes de jeux vidéo de couleur, je trouve ça exagéré aussi. Mais c'est du marketing... Et du marketing, ça se base sur le comportement des gens. Non? Ils doivent en vendre des Lego rose pour que la collection existe encore...

Est-ce que ce serait plus aux parents de faire une éducation quant aux couleurs? Il faut que chacun - gars ou fille - soit capable d'outrepasser ces couleurs si le jouet l'intéresse. On s'en fout de la couleur, non? Mais est-ce que les parents le disent que ce n'est pas grave? Est-ce qu'ils achètent la figurine «fille» de superhéros à leur gars? Est-ce que les enfants ont des modèles chez eux? Est-ce que Papa porte du rose parfois? Quelle est son opinion sur un gars qui en porte?

Jouer, c'est jouer. Avec le jouet de n'importe quelle couleur?  Non?

Des fois, je me demande si on n'a pas juste perdu de vue le plaisir de s'amuser, point.







vendredi 7 février 2014

Avez-vous un «lieu trouble»?

C'est la question que la blogueuse du magazine Real Simple a posé à ses lectrices récemment:

"Do you have a “trouble spot”—your desk, your purse, your couch—that refuses to stay neat?"

Je me suis sentie interpellée car j'ai tellement un «lieu trouble» (traduisons-le ainsi) et il est tout aussi utile que ridicule:


Va savoir pourquoi mais depuis que j'ai emménagé dans cette maison il y a presque... 8 ans (!), j'empile mes jeans, vestes, pyjamas et autres sur une chaise qui est savamment placée dans la porte (toujours ouverte) du garde-robe de la chambre à coucher.

Vous vous dites: «Aie! Ce ne serait pas plus long de tendre le bras, d'accrocher les vêtements sur un cintre et de fermer la porte». Et vous avez raison. Sauf que je ne le fais pas (chus de même...).

Et maintenant que je sais que je ne suis pas la seule à avoir un «lieu trouble» et qu'il y a même un nom pour ça, je risque absolument pas de m'en débarrasser!

mardi 4 février 2014

Grosse? Mince? Normale? Correct?


Dernièrement, à travers mille et un trucs plutôt insignifiants sur Facebook, deux trucs sont sortis du lot. Les deux abordaient le sujet de l'estime de soi des jeunes filles. Je n'ai ni bondi, ni over-réagi. En fait, ils se sont accrochés dans ma tête et y ont trotté, vaguement toute la semaine. Vous savez comme lorsqu'on veut se défaire d'une idée, mais qu'elle revient tout le temps. Comme un boomerang. Comme une simili-hantise.

D'abord, il y a eu le texte Le jour où ma fille m'a dit que j'étais grosse sur le blogue de Néorurale. Puis, un vidéo sur l'estime de soi créé par Dove sur les selfies. Vous les avez peut-être lus/vus vous aussi.

Puis, (attention, il n'y a vraiment pas un gros lien entre ce qui précède et ce qui suit, mais c'est ce qui a déclenché le reste de ma réflexion!),  j'ai eu à calculer le nombre de demi-Tylenol à donner à MissPusdeLulus selon son poids.

Euhh? Je ne le sais pas son poids.

En fait, le mien, non plus.

Je sais que j'ai quelques livres en trop. Bien sûr. À peu près comme tout le monde. Mais je n'ai pas vraiment de problème avec mon poids. En fait, pour l'instant, je me sais bien trop paresseuse pour vouloir véritablement perdre du poids. Je bouge et m'entraine (de façon aléatoire chaque semaine), mais sans en faire une fixation. Parfois, avec les amies, on dit qu'on s'entraîne plutôt pour  être capable de manger ce qui nous plait (comme la recette décadente de poutine à l'effiloché de porc envoyée par ma collègue (Z)!). Pas pour perdre du poids.

Même que mon poids exact, je ne le connais pas. Ma balance agonise au fin fond de l'armoire sous le lavabo de la salle de bain. Vraiment que mon poids diffère de 5 livres, je n'en ai rien à cirer. C'est pas un chiffre qui me dicte comment je me sens. Je le sais si je suis pognée dans mes jeans ou si je suis correcte. Je le sens. Et ça me suffit!

Mais avec ce que j'ai lu, je me demandais si je donnais le bon exemple à ma fille. Non, je ne veux pas qu'elle soit obsédée par son poids et son apparence, mais on s'entend que je veux qu'elle se sente belle et qu'elle n'ait jamais honte de son corps (et de ce qu'il devient en changeant...!).

- C'est quoi être belle?, que je lui demande.
- Benn, c'est être... être... , cherche MissPusdeLulus
- C'est être magnifique, répond JeuneHomme en pleine phase de synonyme.
- Non, c'est être confiante, je ne sais pas. Pourquoi tu me demandes, ça?, répond MissPusdeLulus

Pas pire comme réponse.

- Il y en a qui parle de leur poids à l'école?, que je demande ensuite.
- Pas vraiment, répond-elle. Ah oui! Il y a juste un gars qui m'a avoué vouloir perdre du poids parce qu'il se trouvait gros. Mais il ne voulait pas que j'en parle à d'autres. (on est entre nous, ici!)
- Et tu trouves ça comment?
- Ben c'est correct! C'est lui qui veut ça! S'il n'est pas bien...
- Et si ça avait été les autres qui lui disaient de perdre du poids?
- Ben là, c'est pas de leurs affaires, réplique MissPusdeLulus qui commence à être exaspérée par mes questions.
 - Et... 

Je n'ai pas eu le temps de finir mon mini-interrogatoire qu'elle m'a coupée pour me dire : «Aujourd'hui, il y a quelqu'un qui est venu à mon école pour nous parler de l'intelligence. Il y a huit sortes d'intelligence. Alors j'imagine qu'il y a plusieurs sortes de beauté, c'est tout. Pourquoi tu demandes tout ça?»

Je ne savais plus trop quoi lui répondre. Parce que je t'aime. Parce que je m'inquiétais (et que je n'avais pas vraiment raison de le faire!). Parce que des fois les gens sont méchants. Parce qu'on est tous différents. Parce que je veux que tu sois bien.

Des fois, on s'inquiète trop. Mais j'avais quand même besoin de vérifier. Juste au cas.

lundi 3 février 2014

Vos enfants ont-ils assez de tâches?

Si, en lisant le titre vous vous êtes dit, «des tâches? quelles tâches?», c'est mal parti.

Si vous vous êtes dit, «il est trop petit», c'est aussi une mauvaise réponse.

Du moins si on en croit la Charte des tâches Montessori, publiée sur le site du New York Times:
Une liste qui a suscité la colère de nombreux parents (et 6000 commentaires sur Facebook). «Les enfants ne sont pas des esclaves», pouvait-on y lire. En demande-t-on trop à nos enfants en leur demandant de participer aux tâches domestiques? Est-ce vraiment les aider de ne rien leur demander et les laisser vegger sous prétexte qu'ils ont déjà tant de choses à faire entre l'école, les devoirs et leurs activités parascolaires?

Chez nous, chaque enfant a des tâches quotidiennes et hebdomadaires à faire (attribuées selon ses capacités) et, s'il les fait sans chialer, il obtient son 20$ d'allocation mensuelle. Argent qui lui sert à se payer du «plus»: des friandises au cinéma, des bijoux ou accessoires, des crayons, carnets, cartables avec un extra (en bref, on leur paye juste ce qui est de base). On voit ça comme un petit boulot. On négocie ça à la rentrée et hop! c'est parti pour l'année.

Ça fonctionne plutôt bien et nous sommes ravis d'avoir pu rayer de notre quotidien les tâches suivantes: préparer le déjeuner, remplir et vider les boîtes à lunch, remplir et vider le lave-vaisselle, mettre et desservir la table, nettoyer les napperons, promener le chien, ramasser ses jouets, ses crottes et lui donner à boire et à manger, laver les miroirs, laver le lavabo de la salle de bain, ranger les vêtements dans les tiroirs, vider les sacs d'épicerie, épousseter les meubles, planifier, cuisiner et servir un repas (entrée, plat, dessert) par mois. Ce sont les enfants qui s'en chargent dorénavant.

La liste des tâches est révisée chaque année et bien qu'ils aient essayé d'obtenir une augmentation l'an dernier avec l'arrivée du chien (= nouvelles tâches), on leur a demandé de nous laisser 6 mois pour constater leurs efforts avant de leur accorder un 2$ de plus. Ce 6 mois arrive à échéance à la fin du mois.

J'étais convaincue qu'ils méritaient leur augmentation sauf qu'en comparant avec la liste, je constate qu'on ne leur en demande pas assez pour des enfants de 10 ans. Bref, cette liste, elle m'inspire beaucoup plus qu'elle me choque. Je risque donc d'accepter leur 2$ d'augmentation, à condition qu'ils partent aussi une brassée de lavage par semaine, plient les serviettes et essuient le plancher mouillé par les pattes du chien et/ou les roues du fauteuil roulant de Lili (pourquoi je n'y ai pas pensé avant?!).

C'est quand même étrange qu'on multiplie les activités qui coûtent une fortune pour occuper nos enfants alors qu'ils pourraient fort bien s'occuper en apprenant les choses de base de la vie, tout en nous aidant à accomplir les tâches domestiques qui bouffent ce temps dont on manque tellement. La solution est à portée de main, quand on y pense bien...