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mercredi 26 février 2014

Mon plus récent «Ben voyons donc!»

J'en suis pas revenue quand, récemment, j'ai appris l'existence du «second gâteau».

Vous savez, ce petit gâteau d'anniversaire qu'il est dans le ton d'acheter en sus (et visuellement complémentaire) au gros gâteau (celui qui se cache sous 5 cm de fondant qui le rend aussi magnifique qu'immangeable) pour le 1er anniversaire de Bébé. Ce gâteau accessoire n'a en fait qu'un but (à part faire de belles photos): être détruit par le fêté qui s'approche généralement pour la première fois à moins d'un mètre d'une substance sucrée et/ou chocolatée à cette occasion.

Exemple:


Je suis peut-être en retard dans les tendances mais n'empêche je ne n'ai pu réprimer mon «Ben voyons donc!» en apprenant son existence. Le même que j'ai lancé il y a quelques années, perplexe et incrédule, devant un chauffe-lingettes ou, plus récemment, devant une boîte maison de carton à 90$.

Je comprends qu'au premier anniversaire de sa progéniture, on a toutes ce besoin irrépressible que Bébé se salisse en plongeant à deux mains dans son gâteau d'anniversaire (ça doit être hormonal... ou une réaction psychologique liée au retour au travail récent ou imminent) mais jusqu'à tout récemment, les bébés s'en tiraient fort bien en détruisant une part du gâteau «principal», ou bien sa version cupcake ou bien un bon vieux Jos Louis (c'est la première fois de sa vie qu'il mange ça, il ne sait même pas ce qui est bon!). Et il avait autant de fun (ou de dégoût à se salir) qu'avec un gros gâteau «complémentaire» (tant dans l'usage que dans la décoration) et complètement inutile.

À mon avis, s'il y a un gâteau «complémentaire» à acheter pour le 1er anniversaire d'un bébé, c'est à sa mère qu'il doit être destiné. Célébrer le 1er anniversaire d'un accouchement, avec un gâteau juste pour soi, sans fondant rose ou bleu mais avec une épaisse couche de chocolat de qualité et imbibé de Grand Marnier, pourquoi pas!

Permettez-moi un autre «Ben voyons donc!»:

«Ben voyons donc! Pour n'y avais-je pas pensé avant?!»

lundi 10 février 2014

Le sexe des jouets

Mise en situation
JeuneHomme s'est acheté un livre ce week-end. Une histoire sur un sujet qu'il adore - les espions/enquêtes/mystère - dans un format parfait pour lui (mini-roman avec grosse typographie qui ne l'effraie pas trop). La couverture est rose-mauve. Le personnage principal est une fille.
J'étais pas mal contente de son choix. Et fière aussi qu'il ne s'est pas laissé influencer par la couleur.
- Ahhh! Ton livre est mauve! C'est pas une histoire pour les filles?
- Une histoire, c'est pour tout le monde!

*****

Et puis, ce matin, j'ai vu ce billet sur The Guardian concernant l'éternel débat sur le sexe des jouets.

Votre fille a-t-elle déjà joué avec des Lego? Des Lego traditionnels, genre jaune-rouge-bleu-blanc-noir? Sans que vous lui achetiez des Lego mauve ou rose?

Votre garçon a-t-il déjà joué une poupée? En a-t-il une à lui?

Votre fille a-t-elle déjà joué avec une figurine de Batman?

Votre garçon a-t-il déjà joué avec une cuisinière ou un panier d'épicerie?

Qui a joué avec l'ensemble de balai et porte-poussière? Qui a joué avec un train? Qui a joué au basket? Qui aime les princesses? Qui  aime les voitures?

Dans ce billet, j'ai découvert ce vidéo.


On fait la connaissance de Riley, une petite fille entêtée et outrée, qui lance avec exaspération que les gars et les filles veulent jouer avec des superhéros. Elle est exaspérée de constater que les filles superhéros ne sont pas souvent représentées dans les emballages de figurines. Elle avance même (sur le bord de péter une coche!) que les compagnies «think that boys wouldn't want to play with a girl action figure and girls wouldn't want to play with boy action figures.».

Les compagnies ou les parents?

Comprenez-moi bien. Je saisis parfaitement que les compagnies investissent de rose bien des produits pour cibler les filles. Quand on en vient à faire des manettes de jeux vidéo de couleur, je trouve ça exagéré aussi. Mais c'est du marketing... Et du marketing, ça se base sur le comportement des gens. Non? Ils doivent en vendre des Lego rose pour que la collection existe encore...

Est-ce que ce serait plus aux parents de faire une éducation quant aux couleurs? Il faut que chacun - gars ou fille - soit capable d'outrepasser ces couleurs si le jouet l'intéresse. On s'en fout de la couleur, non? Mais est-ce que les parents le disent que ce n'est pas grave? Est-ce qu'ils achètent la figurine «fille» de superhéros à leur gars? Est-ce que les enfants ont des modèles chez eux? Est-ce que Papa porte du rose parfois? Quelle est son opinion sur un gars qui en porte?

Jouer, c'est jouer. Avec le jouet de n'importe quelle couleur?  Non?

Des fois, je me demande si on n'a pas juste perdu de vue le plaisir de s'amuser, point.







vendredi 31 janvier 2014

Laisser l'enfant décider...

Dans LaPresse+ de lundi dernier, il y avait un fort intéressant (surprenant, surtout!) dossier qui nous faisait découvrir deux nouvelles approches en éducation,  l'approche RIE de son gourou initiatrice Martha Gerber et une autre calquée sur la première, celle d'une pédiatre hongroise Emmi Pickler. Les deux approches sont centrées sur le respect (quasi total!) du respect du rythme de l'enfant...   Plusieurs CPE québécois exploreraient cette nouvelle philosophie avec les enfants. En fait, c'est tout le contraire des hyperparents qui veulent tout contrôler de la vie des enfants.

Ce que ça veut dire dans la vraie vie? Par exemple, les enfants ne sont jamais forcés  à être dans une position qu’ils ne sont pas capable d’atteindre naturellement.... donc pas de transat, de soucoupes pour tenir les poupons artificiellement debout ou de sièges pour les tenir assis! Les poupons s’amusent sur le dos tout simplement. Dans un des CPE, les poupées ne sont pas empilées dans des bacs, mais bien couchées dans des petits lits individuels. Et la directrice du CPE explique qu'«une poupée, c’est un corps! On ne met pas ça dans un bac. Il faut encourager ce souci de bien traiter les autres, comme il faut bien traiter les amis» Aussi, dans ces centres de la petite enfance, pas d’horaire rigide et structuré. Les enfants peuvent aller jouer dehors n’importe quand! C'est eux qui décident. Ils n'ont qu'à s'habiller et sortir sur le balcon...  Il n'y a pas de chaises hautes ni de matelas de sol (non, on les appelle des «lits de vie»!). Et parait-il que tout le monde est plus calme et moins stressés (éducatrices comme enfants!). C'est une philosophie qui met de l'avant l'activité autonome et le respect du rythme de l'enfant. 

Personnellement, je n'y crois pas vraiment.  Franchement! Aucune structure? Aucune activité dirigée? Je comprends que les enfants ont besoin de liberté et qu'ils auront toute leur vie et l'école dès cinq ans pour être «structuré», mais quand même. Trop de liberté, je doute que ce soit si profitable. J'ai l'impression que les enfants ont besoin de cadres et de limites, d'interdictions («Tu ne peux pas sortir quand tu veux!») et de moments d'attente («On va jouer dehors après la collation!»). Et c'est bien beau dans les faits, mais est-ce qu'à la maison, on pourrait survivre avec cette approche? Tu veux jouer dehors? Go, vas-y! Tu veux faire de la peinture? Go, je te sors le matériel pour en faire? Tu veux jouer aux poupées? Go, pas de problème! Tu t'endors maintenant? Go, dors! C'est mettre les besoins de l'enfant en avant-plan. C'est bien, mais est-ce trop? La même chose avec les hyperparents qui veut tout tout tout contrôlés...  Finalement, c'est peut-être les extrêmes que je n'aime pas.

Et vous qu'en pensez-vous?