C'est la période des inscriptions aux camps d'été qui se poursuit et pour plusieurs, c'est source de joie. Chez nous, ça nous permet de faire régner l'ordre.
Quand les enfants deviennent trop vieux pour croire au lutin qui s'infiltre par les trappes de chauffage et qui stoole tous leurs mauvais comportements au père Noël (et qui nous offrait un répit de 2 mois avant les Fêtes. Merci encore lutin invisible pour ces mois de grâce!), il reste encore la menace du camp d'été scout. Et ça a l'avantage de débuter très tôt (depuis quelques semaines, yé!).
Comprenez-moi bien, je n'ai rien contre le mouvement scout mais je connais bien mes enfants et si la menace d'atterir dans un camp culinaire les ravirait plutôt (mais j'aime mieux mettre les 2000$ -tsé, ils sont 3- sur nos vacances à la mer), la menace de passer l'été à faire de la survie en forêt frappe en plein dans le mille. Les moustiques, les toilettes bancales, l'absence de confort et de douche chaude où se prélasser 30 minutes -et surtout l'absence de wifi!- les terrifie au plus haut point. Alors j'en profite. Je laisse trainer les dépliants (ce que je retrouve inlassablement dans la boite de récup' et que je fais réapparaître sur le comptoir...), «j'appelle» pour prendre des informations sur les dates disponibles devant eux et, si la tendance se maintient, on devrait passer un printemps et un été plus calmes que le reste de l'année. Les yeux lèvent moins au ciel pour tout et pour rien ces temps-ci, les tâches se font quasiment sans chialage et les enfants sont en mode médiation rapido quand la chicane pogne.
Merci les scouts de faire régner l'ordre sous mon toit! Je vous promets d'acheter un calendrier pour chacune de leur chambre si vous passez en vendre chez moi!
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lundi 24 mars 2014
vendredi 8 février 2013
Une Saint-Valentin ouache
J'ai sorti mes décorations de la Saint-Valentin en catimini le weekend dernier et, pour la première fois, je n'ai pas demandé aux enfants de m'aider a tout accrocher. Ces temps-ci, chez nous, l'amour est un sujet tabou. Les pages des journaux intimes (Momo en a 14- oui 14!!!!- à elle seule!) se remplissent pourtant facilement et, la plupart du temps, les grandes questions existentielles qu'on y retrouve (on tombant dessus sans le vouloir, là, tsé...) sont toutes reliés à l'amour. Tel garçon a été gentil avec moi aujourd'hui, tel autre le jour suivant. «Lequel choisir?» écrit en 8 couleurs différentes surlignées en 6 marqueurs différents.
Alors que Momo ne sait plus où donner de la tête parmi ses prospects (ma foi, chaque garçon de sa classe a un petit quelque chose!) (Oups! Je suis tombée sur cette page vraiment par hasard, là...!), Lili maintient dur comme fer qu'elle sera à tout jamais célibataire. On ne peut même pas la titiller avec les Valentins qu'elle recevra la semaine prochaine, elle ne veut rien entendre. Et elle multiplie les occasions de nous le dire. « Eh que je vais être bien célibataire! Je vais pouvoir avec une chambre rose toute ma vie! » ou « J'aurai pas besoin d'aller voir des films de gars au cinéma! ».
Lolo me parle de sa «blonde» mais ne veut pas en entendre parler. Personne d'autre que lui peut prononcer ce mot. Il détient l'exclusivité dans le domaine même s'il n'est pas sûr de ce que ça implique vraiment. Et là, il est bien embêté avec la St-Valentin qui s'en vient. Doit-il marquer le coup ou ne pas en faire trop, telle est la question! Mais quand ses soeurs veulent lui donner des conseils, il ne veut rien entendre et nie tout. « J'ai même pas de blonde! Mamaaaaaan, j'ai pas de blonde, dis-leur que j'ai pas de bloooonde! »
Bref, impossible d'avoir une discussion sur l'amour sous notre toit. À 10 ans, c'est le plus gros tabou qui soit. Les baisers sont dégueux, les câlins sont acceptés entre filles ou entre gars et les câlins mixtes sont faits du bout des doigts et les coeurs sont à la limite « un peu cool genre ».
Reste les chocolats et le traditionnel gâteau en forme de coeur avec des petits coeurs en sucre rouge et rose saupoudrés dessus que je leur fais tous les ans le 14 février. Ça fait deux fois qu'ils m'en parlent cette semaine... Oui, je vais le faire! Y'a au moins ça qui tient encore à cet âge-là!
Alors que Momo ne sait plus où donner de la tête parmi ses prospects (ma foi, chaque garçon de sa classe a un petit quelque chose!) (Oups! Je suis tombée sur cette page vraiment par hasard, là...!), Lili maintient dur comme fer qu'elle sera à tout jamais célibataire. On ne peut même pas la titiller avec les Valentins qu'elle recevra la semaine prochaine, elle ne veut rien entendre. Et elle multiplie les occasions de nous le dire. « Eh que je vais être bien célibataire! Je vais pouvoir avec une chambre rose toute ma vie! » ou « J'aurai pas besoin d'aller voir des films de gars au cinéma! ».
Lolo me parle de sa «blonde» mais ne veut pas en entendre parler. Personne d'autre que lui peut prononcer ce mot. Il détient l'exclusivité dans le domaine même s'il n'est pas sûr de ce que ça implique vraiment. Et là, il est bien embêté avec la St-Valentin qui s'en vient. Doit-il marquer le coup ou ne pas en faire trop, telle est la question! Mais quand ses soeurs veulent lui donner des conseils, il ne veut rien entendre et nie tout. « J'ai même pas de blonde! Mamaaaaaan, j'ai pas de blonde, dis-leur que j'ai pas de bloooonde! »
Bref, impossible d'avoir une discussion sur l'amour sous notre toit. À 10 ans, c'est le plus gros tabou qui soit. Les baisers sont dégueux, les câlins sont acceptés entre filles ou entre gars et les câlins mixtes sont faits du bout des doigts et les coeurs sont à la limite « un peu cool genre ».
Reste les chocolats et le traditionnel gâteau en forme de coeur avec des petits coeurs en sucre rouge et rose saupoudrés dessus que je leur fais tous les ans le 14 février. Ça fait deux fois qu'ils m'en parlent cette semaine... Oui, je vais le faire! Y'a au moins ça qui tient encore à cet âge-là!
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vendredi 28 septembre 2012
De l'importance de se parler en privé...
Au retour de l'école mardi, Lili m'a vite averti: «Je dois vider mon tiroir à soucis.»
(c'est le truc que j'ai trouvé pour que les enfants me parlent de leur soucis mais ne restent pas pris avec ça toute la journée. On doit rouvrir le tiroir pour que le souci revienne mais quand le tiroir est fermé, on l'oublie. Essayez-le, ça marche!)
Comme j'aime faire d'une pierre trois coups avec mes triplés, je lui ai demandé si on pouvait en discuter tous autour à table au souper. «Ton frère et ta soeur vont peut-être trouver des solutions» (mais mon idée, soyons franche, est de faire une thérapie collective pour que la leçon serve aux deux autres tant qu'à y être!)
«J'ai un chagrin d'amour...» Oups! Déjà, ça partait mal et ça me semblait de l'ordre du privé mais on était là tous ensemble à vouloir en savoir plus... Pour faire une histoire courte, le meilleur ami d'un garçon de son école lui a demandé si elle voulait être la blonde de son ami en question. Et elle a refusé parce qu'elle ne le connait pas et ne lui a jamais parlé. Sauf qu'elle a dit «non», juste «non» et l'amoureux transis a eu de la peine. Et là, elle avait de la peine de lui avoir fait de la peine (vous me suivez encore?) et elle aurait dû lui dire qu'elle pourrait peut-être commencer par être son amie. Bref, un cas classique!
Alors qu'on la rassurait sur sa réaction, qu'on lui donnait des idées pour amorcer le dialogue avec le futur beau-frêre et que le souci semblait réglé (yé! enfin, on allait pouvoir se lever de table et clancher les douches!), Momo a lancé un: « Elle est tellement chanceuse, Lili! Elle est tellement plus belle que moi, tous les garçons sont amoureux d'elle!». Vingt minutes de discussions plus tard, alors que Momo se convainquait peu à peu qu'elle avait du potentiel et qu'elle reprenait confiance en son pouvoir de séduction (genre...), elle a eu l'idée de poser la question à son frère.
« Qui est la plus belle: Lili ou moi? »
- Ben, Lili!, a-t-il répondu dans toute la subtilité et la délicatesse que ses 9 ans lui permettent et sans se soucier de mes grands yeux qui allaient de gauche à droite et qui disaient clairement LES DEUX!
J'ai donc transformé la discussion de groupe en entretiens privés malgré moi en poursuivant Momo, partie en coup de vent dans sa chambre, et je m'en suis tapée trois plutôt qu'un, car il a fallu aussi donner quelques leçons de tact à Lolo.
Ça m'apprendra à vouloir rentabiliser la gestion des soucis! La prochaine fois, je privilégie les têtes-à-têtes! Finies les thérapies collectives! Pffft!
(c'est le truc que j'ai trouvé pour que les enfants me parlent de leur soucis mais ne restent pas pris avec ça toute la journée. On doit rouvrir le tiroir pour que le souci revienne mais quand le tiroir est fermé, on l'oublie. Essayez-le, ça marche!)
Comme j'aime faire d'une pierre trois coups avec mes triplés, je lui ai demandé si on pouvait en discuter tous autour à table au souper. «Ton frère et ta soeur vont peut-être trouver des solutions» (mais mon idée, soyons franche, est de faire une thérapie collective pour que la leçon serve aux deux autres tant qu'à y être!)
«J'ai un chagrin d'amour...» Oups! Déjà, ça partait mal et ça me semblait de l'ordre du privé mais on était là tous ensemble à vouloir en savoir plus... Pour faire une histoire courte, le meilleur ami d'un garçon de son école lui a demandé si elle voulait être la blonde de son ami en question. Et elle a refusé parce qu'elle ne le connait pas et ne lui a jamais parlé. Sauf qu'elle a dit «non», juste «non» et l'amoureux transis a eu de la peine. Et là, elle avait de la peine de lui avoir fait de la peine (vous me suivez encore?) et elle aurait dû lui dire qu'elle pourrait peut-être commencer par être son amie. Bref, un cas classique!
Alors qu'on la rassurait sur sa réaction, qu'on lui donnait des idées pour amorcer le dialogue avec le futur beau-frêre et que le souci semblait réglé (yé! enfin, on allait pouvoir se lever de table et clancher les douches!), Momo a lancé un: « Elle est tellement chanceuse, Lili! Elle est tellement plus belle que moi, tous les garçons sont amoureux d'elle!». Vingt minutes de discussions plus tard, alors que Momo se convainquait peu à peu qu'elle avait du potentiel et qu'elle reprenait confiance en son pouvoir de séduction (genre...), elle a eu l'idée de poser la question à son frère.
« Qui est la plus belle: Lili ou moi? »
- Ben, Lili!, a-t-il répondu dans toute la subtilité et la délicatesse que ses 9 ans lui permettent et sans se soucier de mes grands yeux qui allaient de gauche à droite et qui disaient clairement LES DEUX!
J'ai donc transformé la discussion de groupe en entretiens privés malgré moi en poursuivant Momo, partie en coup de vent dans sa chambre, et je m'en suis tapée trois plutôt qu'un, car il a fallu aussi donner quelques leçons de tact à Lolo.
Ça m'apprendra à vouloir rentabiliser la gestion des soucis! La prochaine fois, je privilégie les têtes-à-têtes! Finies les thérapies collectives! Pffft!
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mercredi 29 août 2012
Double autorité
Je l'avoue, je suis la maître incontestée de la double autorité (tsé, le truc que tous les experts disent de ne jamais faire avec les enfants?).
TriplePapa dit souvent Non à plein de trucs qui me semblent appeler un Oui.
On en a discuté souvent ensemble et on sait très bien que cela vient de notre éducation. TriplePapa a toujours fait ce qu'il voulait tout le temps sans jamais que ses parents ne s'en soucient (0 sur l'échelle de l'autorité, un cas complexe que je ne vous expliquerai pas ici aujourd'hui...!) tandis que moi, c'était le contraire (un beau 10/10 avec les rennes tenus bien serrés). Si bien qu'en réaction à tout ça, je suis Madame Oui et il est Monsieur Non (on a trouvé ça tout seuls, pas eu besoin de 15 ans de psychanalyse!).
Et ça n'a pas pris beaucoup de temps aux enfants pour comprendre le beau paradoxe qui se joue entre leurs parents. Mais comme nous aussi on a compris qu'ils ont compris (me comprenez-vous?), on se fait des « meetings éducatifs » TriplePapa et moi pour établir la « ligne de parti » (désolée, le langage électoral déteint sur moi ces temps-ci!) et tenir bon.
Mais sur les « petites choses anodines de la vie » (TriplePapa n'utiliseraient définitivement pas ces mots pour décrire ce qui suit...), la double autorité surgit plus souvent qu'à son tour.
Exemple:
Lolo: Maman, je peux prendre un verre de jus même si je me suis brossé les dents?
Moi: Ben oui! Un petit. Tu te rebrosseras les dents ensuite.
TriplePapa: Mais qu'est-ce qu'il fait? Je lui avais dit non.
Moi: Si on lui dit non tout le temps, il ne saura jamais que ça goûte méchant.
Lolo: Ouache! Je vais prendre de l'eau!
Voilà un exemple Touché/Coulé (on a beaucoup joué à Battleship cet été...). mais ce n'est pas toujours aussi glorieux. Et parfois, entre le Oui de maman et le Non de papa, les enfants vont bien y réfléchir et choisir le Non! « Papa a raison, c'est mieux pas » (et j'en reste bouche bée!)
Mais j'assume le fait de ne pas toujours être un bon modèle pour mes enfants (je rote aussi parfois exprès à table pour les provoquer. J'aime trop les entendre dire: «Maman, t'as tellement pas de classe!»... et voir la face de TriplePapa... ben découragé!) Tssst, tssst!
TriplePapa dit souvent Non à plein de trucs qui me semblent appeler un Oui.
On en a discuté souvent ensemble et on sait très bien que cela vient de notre éducation. TriplePapa a toujours fait ce qu'il voulait tout le temps sans jamais que ses parents ne s'en soucient (0 sur l'échelle de l'autorité, un cas complexe que je ne vous expliquerai pas ici aujourd'hui...!) tandis que moi, c'était le contraire (un beau 10/10 avec les rennes tenus bien serrés). Si bien qu'en réaction à tout ça, je suis Madame Oui et il est Monsieur Non (on a trouvé ça tout seuls, pas eu besoin de 15 ans de psychanalyse!).
Et ça n'a pas pris beaucoup de temps aux enfants pour comprendre le beau paradoxe qui se joue entre leurs parents. Mais comme nous aussi on a compris qu'ils ont compris (me comprenez-vous?), on se fait des « meetings éducatifs » TriplePapa et moi pour établir la « ligne de parti » (désolée, le langage électoral déteint sur moi ces temps-ci!) et tenir bon.
Mais sur les « petites choses anodines de la vie » (TriplePapa n'utiliseraient définitivement pas ces mots pour décrire ce qui suit...), la double autorité surgit plus souvent qu'à son tour.
Exemple:
Lolo: Maman, je peux prendre un verre de jus même si je me suis brossé les dents?
Moi: Ben oui! Un petit. Tu te rebrosseras les dents ensuite.
TriplePapa: Mais qu'est-ce qu'il fait? Je lui avais dit non.
Moi: Si on lui dit non tout le temps, il ne saura jamais que ça goûte méchant.
Lolo: Ouache! Je vais prendre de l'eau!
Voilà un exemple Touché/Coulé (on a beaucoup joué à Battleship cet été...). mais ce n'est pas toujours aussi glorieux. Et parfois, entre le Oui de maman et le Non de papa, les enfants vont bien y réfléchir et choisir le Non! « Papa a raison, c'est mieux pas » (et j'en reste bouche bée!)
Mais j'assume le fait de ne pas toujours être un bon modèle pour mes enfants (je rote aussi parfois exprès à table pour les provoquer. J'aime trop les entendre dire: «Maman, t'as tellement pas de classe!»... et voir la face de TriplePapa... ben découragé!) Tssst, tssst!
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Imparfaitement soi-même;
lundi 2 juillet 2012
Pour les enfants qui s'ennuient... déjà!
Moins de deux semaines de vacances passées avec Mamie et la perspective de la semaine au camp de jour prévue au août n'est plus une menace mais une bonne idée des parents? Certains enfants (comme les miens!) commencent à trouver que toutes les journées ne sont pas si géniales que ça. Pour ajouter un peu de pep dans les journées-un-peu-trop-normales, voici quelques idées simples mais efficaces!
L'ère de glace
Profitez de la vague renouvelée d'intérêt pour le préhistorique glacé avec la sortie du 4e film le 13 juillet pour créer votre propre ère de glace. Faites geler toutes les maudites petites figurines d'animaux, de dinosaures, de bibittes ou de super héros qui traînent partout dans un gros bloc de glace et donnez quelques outils (pas de pic à glace, ce serait trop efficace et rapide! ;-) aux enfants pour qu'ils sauvent leurs jouets chéris de l'emprise glacière!
Deux avantages: c'est long (surtout si vous attendez qu'il fasse nuageux et 23 degrés pour faire cette activité!) et vous ne vous blesserez plus la plante des pieds pour quelques jours le temps que les figurines gèlent bien comme il faut (oui, ça peut prendre jusqu'à 48 heures si vous voulez les garder ''rangées'' tout ce temps!)
D'autres idées de jeu qui prennent des heures (le critère numéro un!) trouvées sur le web:
- Les boîtes à sons
- Les expériences scientifiques en bouteille
- Dessiner avec la lumière
(partagez vos trouvailles!)
Et pour les enfants qui ne crient déjà plus de joie à l'annonce d'un dîner hot-dogs, faites-leur des saucisses en spirales! Super simple et succès assuré!
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Plai(Z)irs
vendredi 19 février 2010
Choisir un film en famille... ouf!
Tous les vendredis soirs, on se fait un petit cinéma maison (petit car la télé ne fait pas 35 pouces!). La fatigue accumulée de la semaine se dissipe plus rapidement collés tous les 5 sur le sofa, un gros bol de pop corn sur les genoux et la télécommande Illico à la main! Y'a aucune autre proposition qui arrive à la cheville de notre petit rituel.Jusqu'à tout récemment, on trouvait rapidement un titre qui convenait à toute la famille. C'est l'un des avantages d'avoir 3 enfants du même âge, leurs goûts font presque toujours l'unanimité. Mais avec le temps, les vendredis se succédant à un rythme d'enfer, nous avons dû élargir notre sélection (on a tout vu!) et les enfants sont devenus beaucoup plus pointilleux.
Lolo, le plus pissous d'entre tous, ne veut absolument pas avoir peur. ''Je vais faire des cauchemars!'' Bon point. Pas de films fantastiques, pas de Harry Potter dépassé le tome 3, pas d'images glauques, pas de personnages mystérieux. Exit les Narnia et cie!
Momo ne veut plus de dessins animés. ''C'est pour les bébés!'' Pourtant, je la surprends encore à chantonner devant Cendrillon ou La Belle au Bois dormant (''Ça ne compte pas, c'est nos DVD!'')
Lili veut rire. Des comédies, rien que des comédies, ou des documentaires mais ''sans petits bébés qui meurent, ok maman?'' (Comment savoir? Y'a toujours une petite bête qui meurt dans les documentaires animaliers!)
Alors ces derniers temps, nos soirées cinéma sont devenues des ''soirées bandes-annonces''. On se farcit une dizaine de bandes-annonces à la suite. On se tanne et on finit par ré-écouter le dernier épisode des Parent emmagasiné dans notre enregistreur numérique.
Mais vendredi dernier, un film a fait l'unanimité: 27 robes (!)
''Voyons les enfants, c'est une comédie romantique pour les grands...!'' J'avais prononcé un mot de trop: grands ''Alors ouiiiii, on veut ce film-là!'' Même Lolo nous suppliait! Comme ça nous semblait malgré tout inoffensif, on a cédé. Et grâce à leurs 1001 questions sur ''la vie des grands'', on a passé un bon moment (parce que le film, bof... ;-)
Sommes-nous rendus dans une phase contes de fée modernes? Le Journal de Bridget Jones? La Mariée est en fuite et autres sucreries mettant en vedette Jennifer Aniston (ils ont adooooré Marley et moi!!) ou Julia Roberts?
Ce sera quoi à 8 ans? Lendemain de veille? 7 plans avant mes 30 ans? (Je blague!!)
Et ce soir?
TriplePapa veut les convaincre de regarder 1981. ''On va leur montrer c'était quoi être des enfants dans notre temps! Pas de DVD, pas d'Illico, pas de jeux vidéo, même pas un VHS!"
Quand on y pense c'était l'âge de pierre!
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mardi 14 avril 2009
Les soeurs rendent les familles plus heureuses?
C'est pas moi qui le dit, ce sont des chercheurs qui ont fait ce constat devant l'éminente British Psychological Society.
Et comment les soeurs apportent-elles davantage de soleil dans la maisonnée?
Quand elles ne chignent pas, quand elles ne se tirent pas les cheveux, quand elles ne sanglotent pas de jalousie, quand elles ne se griffent pas, quand elles ne se pensent pas plus belle que l'autre (ça, c'est moi qui le dit!), elles contribueraient à établir un climat de communication dans le clan familial. Et avec la communication viendrait le bonheur.
Bien sûr! Cela va de soi!
Mais quand, après une chicane corsée entre soeurs, j'entends Momo crier à Lili: «J'aurais mieux aimé avoir un chien, moi!», je doute que l'équation soit si simple!
Oui, mes filles s'aiment, se dorlotent, se câlinent, s'aiment et se collent. Elles se racontent leurs secrets et se murmurent toutes ces choses qui les font pouffer de rire. Au retour de l'école, Lili n'hésite jamais à raconter à Momo les situations et les chicanes dont elle a été témoin dans l'autobus et toutes les deux, elles discutent sérieusement pour «trouver des solutions». De vraies médiatrices... pour les autres!
Car quand elles se déclarent la guerre (au moins une fois par jour!), la maisonnée ne rayonne plus de bonheur! Quand elles décident de s'ignorer, de bouder ou de se crier des vacheries, elles savent s'y mettre! Et elles n'ont que 5 ans! Qu'est-ce que ce sera à l'adolescence? Pas sûre qu'elles contribueront tant que ça au «bonheur familial» dans 10 ans...!
Et comment les soeurs apportent-elles davantage de soleil dans la maisonnée?
Quand elles ne chignent pas, quand elles ne se tirent pas les cheveux, quand elles ne sanglotent pas de jalousie, quand elles ne se griffent pas, quand elles ne se pensent pas plus belle que l'autre (ça, c'est moi qui le dit!), elles contribueraient à établir un climat de communication dans le clan familial. Et avec la communication viendrait le bonheur.
Bien sûr! Cela va de soi!
Mais quand, après une chicane corsée entre soeurs, j'entends Momo crier à Lili: «J'aurais mieux aimé avoir un chien, moi!», je doute que l'équation soit si simple!
Oui, mes filles s'aiment, se dorlotent, se câlinent, s'aiment et se collent. Elles se racontent leurs secrets et se murmurent toutes ces choses qui les font pouffer de rire. Au retour de l'école, Lili n'hésite jamais à raconter à Momo les situations et les chicanes dont elle a été témoin dans l'autobus et toutes les deux, elles discutent sérieusement pour «trouver des solutions». De vraies médiatrices... pour les autres!
Car quand elles se déclarent la guerre (au moins une fois par jour!), la maisonnée ne rayonne plus de bonheur! Quand elles décident de s'ignorer, de bouder ou de se crier des vacheries, elles savent s'y mettre! Et elles n'ont que 5 ans! Qu'est-ce que ce sera à l'adolescence? Pas sûre qu'elles contribueront tant que ça au «bonheur familial» dans 10 ans...!
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vendredi 15 août 2008
La vie est injuste
Je ne connais rien aux relations soeur-soeur-frère. Je n'ai pas de repères et TriplePapa non plus étant tous les deux enfants uniques. J'ai vaguement entendu parlé de chicanes, de tirages de cheveux, de bataillages... Et à mes yeux, tout cela semblait follement amusant... Jusqu'à ce que sous mon toit, ce rêve vire en cauchemar.Dans notre famille (et juste dans la nôtre à ce que je crois comprendre...), la vie est remplie d'injustices graves, d'envies refoulées et de déséquilibre dans le partage des biens et des denrées alimentaires.
Lolo a toujours moins de biscuits que ses soeurs, Lili a des toutous «tellement moins beaux» que ceux des autres et Momo n'a pas «même pas de poupées» (alors qu'en réalité, elle en a 12!)
Pour l'un c'est toujours trop, pour l'autre ce n'est jamais assez... et ça se termine invariablement par a) des cris aigus; b) un pincement au sang; c) une tape dans la face; d) un tirage de cheveux; e) toutes ces réponses.
Mon truc infaillible pour abaisser la tension?
Ça commence comme suit: «Quand j'étais petite, je n'avais pas de poupée, juste un toutou même pas beau et je n'avais pas le droit de manger des biscuits». Ça les fige bien raide! «Pôvre toi maman! Tu devais être triste...» Et ils s'apitoient tous sur mon sort... jusqu'à la prochaine chicane!
Et c'est mamie qui passe pour une cheap...!
***
Le comble de l'injustice (entendu chez nous)?
Momo: «Pourquoi il faut toujours que je marche pour aller me chercher un Ficello dans le frigo et pas Lili?»
Moi: «Parce que ta soeur est handicapée Momo et qu'elle ne marche pas.»
Momo: «C'est injuuuuuste, moi aussi je veux avoir un fauteuil roulant!!!»
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