dimanche 7 avril 2013

Virée de filles

Bébé, c'était agréable de magasiner avec bébé MissLulus. Ça dormait tout le temps (sauf quand ça hurlait!) dans son siège de bébé posé sur la poussette: facile! Je pensais la partie facile.

Ensuite, ça s'est gâté.

À l'âge où les enfants savent marcher... ils ne veulent plus être dans la poussette. Nooo way! Ça veut marcher (lire courir sous les comptoirs, rentrer dans la cabine d'essayage d'une inconnue, se cacher dans les rack de vêtement et licher la vitrine!): l'horreur.

Puis, vers 3-4 ans, blasée de leur découverte de la marche, ça découvre l'art de se plaindre. Les «J'ai chaud/faim/soif/froid/mal aux jambes/envie», les «C'est plate/long/pas juste/loin/juste des magasins pour toi», les «Je suis fatiguée/tannée/» et les autres plaintes du genre abondent: l'horreur.

Je pensais ne jamais m'en sortir.

Pour m'achever, il y a eu la passe du «mouuuuuuaaa» - ou l'art de demander. «Je veux ça!», «Tout le monde a ça!», «Tu ne m'achètes jamais rien!», «Moi, je veux...», «J'ai besoin de...», etc. Encore l'horreur.

Donc, après ces années d'horreur, j'ai abdiqué et je l'ai laissée à la maison. J'allais magasiner seule. C'était du temps pour moi. J'avais transformé l'horreur en bonheur.

Puis... pouf! La préadolescence. Si sur un milliard et demi de points, cette période me donne des boutons et titille mon nerf du cou (celui qui frétille quand on est à bout!), là pour le magasinage, c'est le bonheur.

Pour vrai.

MissLulus est redevenue agréable lors des séances de magasinage. Depuis deux ans, elle est devenue une compagne vraiment cool. Vrai de vrai!

Elle sait trouver LE beau morceau original, elle surveille les prix et compare avec vigilance, elle ne regarde pas que les vitrines, mais fouille sans se tanner. Elle me surprend. Durant ces années d'horreur, malgré le chignage et les demandes, elle apprenait.

Je suis heureuse.

Je l'ai donc amené avec moi à la découverte du nouveau Square du Dix30 lors du rallye shopping. La consécration pour elle.  Des dizaines de nouvelles boutiques - un peu plus chics, mais surtout plus originales! - dans lesquelles dénicher le look parfait pour le printemps qui tarde à venir. (Vous pouvez lire mon texte sur le blogue de Elle Québec).

Mais surtout, avec son iPod à la main, elle a pris plein de photos de notre rallye, prenant des notes sur notre teint (J'ai besoin de couleurs chaudes, elle des froides), a noté les atouts (et misères!) de ma silhouette (on repassera!), s'est fait maquiller (à son graaaand plaisir!) et coiffer...

Voici des exemples de ses photos.

 

 Bonbons fournis! 

Finalement, cette expérience shopping m'a permis de comprendre qu'un autre cycle s'est entamé. On a du plaisir ensemble. C'est maintenant du temps pour nous. 

Mais... J'en ai peut-être pour quelques années de répit avant que la vraie de vraie adolescence embarque. Je crains un peu... mais pour là, je profite, je vous le jure. 


jeudi 4 avril 2013

La 2e grossesse

Je riais toute seule en lisant la liste des «choses qu'on ne fait qu'à la première grossesse», relevées par cette blogueuse (tant qu'à rire toute seule, autant vous le partager!).

Voici ses meilleures, selon moi (bon, c'est vrai, je n'ai pas eu de 2e grossesse alors ça m'enlève toute crédibilité, mais vous vous reconnaîtrez sûrement):

- Prendre une photo de sa bedaine toutes les semaines
- Tomber endormie en revenant du travail (oups! il y a déjà un bébé in da house!)
- Acheter beaucoup trop de choses inutiles
- Se bourrer la face (le surplus de poids, ce n'est pas si facile à perdre...)
- Demandez de l'aide sur tous les forums (vous avez déjà les réponses!)
- Capoter avec la bouffe INTERDITE
- Organiser un party de dévoilement du sexe, puis un shower (ça devient gênant d'être ensevelie de cadeaux quand on a déjà tout...)

Quant à moi, si j'avais eu une seconde grossesse, je n'aurais pas hésité à prendre les foutus médicaments anti-nausées, je n'aurais pas acheté un livre de bébé pour rien (de toute façon, je n'ai jamais eu le temps de les remplir) et je n'aurais sans doute pas eu besoin d'être au repos pendant 5 mois à regarder tous les talk-shows d'après-midi et les reprises de Canal Vie parce que, croyez-moi, je n'aurais pas eu une autre grossesse multiple. No way!

Et vous? Qu'avez-vous laissez tomber à la seconde grossesse? Quelles leçons avez-vous tirées de la première?



mercredi 3 avril 2013

Des fusils et des armes, oui! Des pénis et des seins, non!

Sommes-nous puritains? Allez lire l'histoire du «Pénisenfeutrinegate» rapportée par le journal des étudiants de l'UQTR.

Un court métrage pour enfant + personnages en feutrine et en tissu +  seins + pénis (car le personnage vit dans une communauté de nudistes) = scandale sexuel?

Parfois, on n'est pas scandalisé par les bonnes affaires. Comme l'auteur de ce texte le souligne, des parents «outrés» d'autant de nudité (textile, faut-il le rappeler!) sont sortis de la salle avec leurs enfants. La question qui reste est de savoir si des fusils ou des armes en tissu les auraient autant effrayés. Malheureusement, je crois que non. On n'a qu'à voir des parents insouciants (inconscients?) amener leurs petits de 5 ans voir des films où la violence, le sexisme brutal et les tueries sont au coeur de l'histoire.

Des seins et des pénis, ah ça non! Faut pas montrer ça!

Vous en pensez quoi?

lundi 1 avril 2013

Faire carrière avec les enfants

Vous connaissez Licia Ronzulli? Moi, avant la semaine dernière, je ne la connaissais pas. Depuis, j'aimerais bien l'avoir comme amie. Clairement, c'est une (Z). Clairement, c'est une fonceuse.

Députée européenne, membre du parti politique italien Le Peuple de la liberté, elle siège au Parlement européen à Strasbourg. Elle y amène souvent sa fille Vittoria depuis que celle-ci a six semaines. C'est pour Licia Ronzulli sa façon de militer pour une meilleure conciliation travail-famille et de défendre les droits des femmes. Elle désire montrer que les femmes n'ont pas à choisir entre leur carrière et leur vie privée.

Ces photos vous choquent ou vous inspirent?

Dans un excellent article du Marie-Claire France d'avril, on fait le point sur «Faire carrière malgré les enfants». En terminant ma lecture, j'ai revérifié le titre. Il aurait très bien pu être «Faire carrière AVEC des enfants». Oui, c'est possible. Pas facile, mais possible. Il faudra tordre le cou à diverses idées reçues, accepter de ne pas recevoir les gratifications habituellement réservées aux femmes, avoir un couple fort où le gars encourage les ambitions de sa blonde, comprendre que la disponibilité physique auprès de nos enfants n'a pas à être de 100%, oser déranger, faire les choses différemment et parfois même d'une façon jamais utilisée avant, avoir une bonne dose d'humour et... en finir avec le mythe de la mère parfaite!

«Le monde du travail doit cesser d'opposer sphères privée et professionnelles. Les nouvelles technologies permettent une porosité performante entre les deux et une meilleure fluidité de la vie quotidienne», écrit-on dans le magazine. Eh oui! On peut répondre à des courriels pendant leur match de soccer... si ça nous permet d'être là au soccer. Il faut arrêter de calculer. Et puis, il faut surtout briser l'idée que les enfants sont une sorte maladie honteuse sur notre CV ou des embûches sur le chemin de l'ambition. Et je crois même qu'être mère fait de nous des travailleuses encore plus performantes. Jamais je n'ai senti que mes enfants m'empêchaient de faire ce que je voulais dans la vie. Je me suis toujours arrangée. Toujours. Et quand je n'avais pas de solutions, je les amenais avec moi en salon du livre, dans une animation dans une école, à une session de photos, etc. Ça dérange (les autres) un peu au début, mais tant pis. Vous imaginez les commentaires que Licia a reçu quand elle est rentrée au Parlement avec son bébé la première fois? Devant les (probablement) vieux députés bornés et archaïques? Elle a continué. Et elle a bien fait.

Vraiment, j'aimerais prendre un café avec elle ce matin et jaser. Vous voulez venir avec moi?


mercredi 27 mars 2013

Vivre en démocratie, c'est épuisant!

Afin de contrer le désengagement qui semble s'installer chez notre trio de pré-ados de plus en plus rapides sur la gachette de la baboune, TriplePapa mène ces temps-ci une croisade pro-démocratie sous notre toit.

Son objectif: motiver les enfants à s'investir dans le bon fonctionnement de la maisonnée et diminuer le chialage par la responsabilisation. (grrrros programme!)

Ces derniers temps, on multiplie donc les «caucus express» et les «meetings stratégiques» pour prévoir les repas, les activités, la répartition des tâches, les vacances et gérer les conflits (incluant les conflits d'horaires).

Moi qui prône davantage le mode de gestion «C'est de même parce que c'est de même!» -et qui ne suis pas tombée dans la marmite de la patience à ma naissance-, je commence à ressentir les premiers symptômes de la réunionnite aiguë.

Mais je dois aussi avouer que tout ça donne lieu à d'intéressantes discussions et à d'étonnantes observations.

Je me rends compte que les enfants ont un point de vue différent sur à peu près tout, alors qu'on les traite un peu trop souvent en un seul bloc homogène. Que la leader naturelle du trio, Momo, impose son point de vue rapidement mais devient tout aussi rapidement à court d'arguments devant la ténacité de Lili à faire passer ses idées. Et que Lolo synthétise tout ça en moins de deux et, à la limite de l'exaspération, prend la décision finale qui vient clore la discussion. Miraculeusement, ses deux sœurs s'inclinent devant sa «sagesse». Du jamais vu!

La dynamique en réunion est complètement différente que la dynamique quotidienne. Si ça ne fait pas disparaître toutes les babounes, ça a le mérite de rétablir le respect au sein du groupe, pas seulement entre eux, mais aussi envers nous.

«Ouain, c'est pas facile être parents! Une chance qu'on est là pour vous aider!»

C'est beau (l'illusion de) la démocratie!

lundi 25 mars 2013

Les showers? Oui, mais aussi les «foetus-party»...

Déjà, les showers, les baptêmes et les cérémonies de naissance, je n'aime pas vraiment. Je n'aime pas du tout même. C'est trop. Juste trop.

Je ne pensais jamais que je trouverais pire.

J'ai trouvé.

Les "fœtus party".

Comme dans inviter du monde chez vous pour un visionnement général sur télé plasma 60 pouces de votre échographie en 3 ou 4D.

Au secours!!! On peux-tu en revenir?

Franchement, ça me dépasse. Comme si ça intéressait vraiment les invités... Comme si ça leur tentait de venir assister à cette projection somme toute intime...

On dit que ce fœtus-party est en fait une pré-véritable rencontre. Vraiment?

On peut aimer notre bébé, vouloir proclamer notre bonheur d'être enceinte, vouloir faire quelques chose de spécial pour souligner son arrivée parmi nous. Je peux comprendre. Sauf que lorsqu'on achale tout le monde avec ça sans aucun complexe, ça me met mal à l'aise... Et là, voilà qu'on a trouvé une autre façon d'exposer la maternité.

Est-ce qu'avoir un bébé est si inhabituel et si special dans notre société qu'il faut en faire une multiplication de célébrations? Ces genres de manifestations rendent souvent mal à l'aise les femmes de l'âge de nos grands-mères qui n'en reviennent pas de toute l'attention manifestée autour d'une grossesse. Dans leur temps, attendre une bébé était dans l'ordre des choses.

Nous, c'est devenu un événement. Tout un événement.

Des fois, aussi, je trouve que ça ressemble à un cirque.

vendredi 22 mars 2013

Dans un monde idéal: la conciliation travail-famille...

Un boulot où les jours de vacances sont illimités et où le télétravail n'est pas un problème, ça relève du rêve, vous croyez?

Un reportage au Téléjournal cette semaine présentait une entreprise de Toronto qui fonctionne ainsi. Personne n'abuse du système, chacun ayant des objectifs serrés à rencontrer. Pas mal, hein?

Je me rappelle de ma maigre semaine de vacances qu'il me restait pour refaire le plein chaque année quand mes enfants étaient encore petits. J'avais dépensé mes deux autres semaines en jours de congé pour cause de rendez-vous médicaux, suivi de physiothérapie, ergothérapie ou orthophonie, ou jours de fièvre ou de gastro. Deux semaines de vacances de rêve, quoi...! Et je me ramassais toujours à booker 2-3 rendez-vous dans la seule semaine de vacances qu'il me restait même si je m'étais promis de ne pas le faire.

Dans un monde idéal, chaque parent aurait une dizaine de journées de maladie (qu'il soit syndiqué ou non, un parent a besoin de journées de maladie. Point.). Et chaque nouveaux parents devraient avoir droit aux services d'une nounou, aide à domicile ou assistante familiale pour les aider à passer à travers les premiers 18 mois (pour leur permettre de dormir quelques nuits, de faire des purées, de remettre de l'ordre dans le foyer durant les 12 mois de congé de maternité et pendant les 6 mois d'adaptation que ça prend après le retour au boulot). J'ai comme le feeling qu'on sauverait une couple  de couples à la dérive.

J'ai eu la chance de pouvoir compter sur une nounou incroyable dans les 2 premières années de vie de mes triplés (pas le choix, AUCUNE garderie n'acceptait 3 nouveaux poupons, on se faisait toujours by-passer par les fratries ;-). Quand je revenais du boulot, elle avait sorti les enfants au parc (je pouvais donc ne pas y aller sans culpabiliser), fait des bricolages et des casse-têtes (je pouvais donc me contenter de les cajoler), fait 1-2 brassées de linge de bébés (tout bien pliés!) et elle avait réussi à faire manger du foie de veau et des épinards cuits aux enfants au dîner -exploit que je n'ai jamais reproduit depuis!- (je pouvais donc leur faire manger des pâtes à rien -parce qu'ils les voulaient blanches, bon!- des fruits et du yogourt sans croire que je les menais tout droit vers la malnutrition).

Depuis, (après quelques années à arriver flush à la garderie et à payer quelques triples amendes et à avoir des semaines de vacances anémiques), TriplePapa et moi avons mis en place des moyens pour rendre notre vie familiale agréable et épanouissante. Il s'est trouvé un boulot à 10 minutes de la maison et le mien me permet de faire du télétravail au besoin. Et, je m'y rends en train où je relaxe dans un calme absolu pendant 15 minutes matin et soir (fini le trafic et les bousculades dans le métro!).

Et, un dernier détail superficiel mais qui a eu un effet immense, on a fait agrandir la maison. C'est fou comme le fait d'avoir une maison de la bonne grandeur pour la taille de sa famille a un impact zénifiant sur l'ordre, l'espace vital et la paix intérieure! Juste le fait de cuisiner à mon aise a fait baisser ma pression artérielle!

Et vous, dans un monde idéal, la conciliation travail-famille, ça ressemblerait à quoi? Quels moyens avez-vous pris pour vous aider à y parvenir?

mercredi 20 mars 2013

On parle de nous... dans un livre!

Eh oui! On parle de nous, les (Z), dans un livre sérieux sur l'hyper-parentalité. On est citées et tout. On présente notre blogue et suggère même notre livre dans un chapitre consacré aux nouveaux modèles de parentalité dans le livre Ces enfants déstabilisés par l'hyper-parentalité, par Myriam Jézéquel paru chez Les éditions Québec-Livres.

«Quelle est leur principale philosophie? Arrêtons de trop prendre au sérieux notre rôle de mère. Non, vous n'êtes pas une mauvaise mère parce que vous avez oublié de stériliser son biberon. Soyons nous-mêmes et aimantes avec notre enfant. Le reste viendra (ou non) avec l'expérience et le recul. Non, votre enfant n'est pas malheureux parce que votre vie est chaotique. Par contre -nuance ! - il peut être triste que vous souffriez de votre chaos. (...) Préférez-vous élever un enfant parfait ou avoir un enfant heureux? semblent dire ces mères imparfaites.»

Cette dernière phrase résume tout de l'esprit des (Z)imparfaites. On n'est pas parfaites, on rame parfois à contre-courant, on a de la broue dans le toupet, on mais on peut dire qu'on a eu -et qu'on continue d'avoir- du fun avec nos enfants. Ils nous en font voir de toutes les couleurs, des hauts et des bas, mais on ne se prend pas la tête avec ça. Oui, on a nos moment d'étourdissement et d'à-bouttisme mais on les accepte tout autant que les moments magiques car c'est ça être parent. Ni plus, ni moins.

Qui l'eut crû, il y a presque cinq ans, quand on a commencé ce blogue qu'on se retrouverait dans un livre! C'est bien la preuve qu'on n'étaient pas seules à se sentir étouffées comme mères. Et la preuve qu'on ne se faisait pas fausse route en se débarrassant de tous ces carcans!

lundi 18 mars 2013

«Lean in»... Bougez-vous!

Je n'ai pas encore lu Lean in, le livre de Sheryl Sandberg - Madame #2 de Facebook, entre autres - qui se veut un manifeste féministe moderne. Je l'ai acheté en ligne et j'ai vraiment hâte de m'y plonger.

Plusieurs gros sujets dans son livre qui exhorte les femmes à bouger et à être en action. Au coeur, bien sûr, la conciliation travail-famille qui selon elle freine les femmes... avant même d'avoir des enfants. Selon elle, le monde roulerait mieux si la moitié des entreprises et même la moitié des pays étaient dirigés par des femmes et la moitié des foyers par des hommes... Selon elle, la conciliation est possible, mais il faut travailler tous ensemble.  Femmes et hommes. Selon elle, les femmes ne doivent pas attendre que la société fasse des changements; elles doivent être au coeur du changement.

Bref, un livre qui promet de brasser pas mal d'idées et remuer certaines de nos convictions.

Mais ce que j'en retiens, même avant sa lecture, c'est que si on veut que les choses changent, il faut travailler «ensemble». Il ne faut pas être seule dans notre coin. Il faut passer à l'action. En accueil du site leanin.org, on peut lire «Let's work together».

Ça, ça m'interpelle.

C'est vrai que sans des femmes hot, fières et fonceuses dans ma vie, je la trouverais pas mal plus difficile. J'ai besoin de déverser mes rêves, mes envies et mes projets avec des filles qui me ressemblent. J'ai besoin de me retrouver en elle ou, d'autres fois, de trouver en elles des inspirations et une certaine force. Le courage d'aller jusqu'au bout, peut-être aussi.

Ce que j'aime donc par-dessus tout de ce livre, c'est qu'il nous dit qu'on est capable. Mais pas seule, ensemble! Ensemble.

Et du coup, j'ai une pensée pour mes soirées de filles à saveur créatrices, mes 5 à 7 improvisés pour refaire le monde, mes lunchs endiablés sur un projet fou ou mes cafés avec des amies rêveuses et puis, je me dis que je suis sur la bonne route. Une autre, autrement pavée que celle de Sheryl Sandberg, mais juste la mienne. Et toutes mes amies et mes collègues me poussent à aller plus loin. À continuer. À aller de l'avant. À ma façon teintée de la leur.

Ça me rend fière.

Et je me dis que j'espère que ma fille trouvera son chemin elle-aussi et qu'elle foncera à sa façon.

Alors, merci mes amies de filles, mes amies (Z) et mes collègues de me permettre de bouger. D'être moi. Terriblement moi. Et de trouver mes rêves pas si fous que ça.

Et vous, avez-vous envie de bouger? De mettre un rêve à exécution? De remercier vos amies? C'est le temps, on vous écoute. 


vendredi 15 mars 2013

Une heure (gratuite!) en tête-à-tête

Durant la relâche, nous nous sommes offerts, TriplePapa et moi, une heure de liberté. Un truc bien simple: un café, relax, à 5 minutes de la maison. Enfin, presque relax, car TriplePapa regardait un peu trop souvent son iPhone. C'est que les enfants étaient seuls à la maison. Et TriplePapa n'approuvait pas trop mon idée.

Oui, ils auront bientôt 10 ans et c'est un peu jeune pour se garder tout seuls. Mais nous faisons des tests. Ça a commencé par des 5, des 10, des 30 minutes. On est allés faire une petite épicerie au coin de la rue ensemble. Pas de catastrophe au retour. Les enfants étaient zen.

Bien sûr, les règles sont strictes: ils ne doivent pas ouvrir la porte ni répondre au téléphone (à moins de voir notre no de cellulaire sur l'afficheur), pas de four en marche, pas même de micro-ondes. On ne mange pas de raisins et autres trucs potentiellement étouffants, on ne grimpe pas sur rien. Ils ne peuvent même pas aller au sous-sol. Pas d'escaliers: on regarde la télé ou on lit un livre tranquille. That's it! Pour l'instant, ils veulent tellement gagner notre confiance qu'ils s'y conforment comme des petits soldats.

Et ils s'auto-stoolent au moindre geste pas pré-approuvé:

Lili: « Momo est allée à la toilette!»

Momo: «Je suis allée à la toilette mais j'ai pas tiré la chasse d'eau au cas où la toilette boucherait.»

Au moindre doute, ils nous appellent et on accourt. On ne poussera pas notre luck pour autant. L'heure de liberté nous semble suffisante pour l'instant.

Et c'est super agréable de pouvoir se permettre un petit tête-à-tête sans devoir trouver/déranger/payer une gardienne!

mercredi 13 mars 2013

Opaaa Zombie Style

J'ai une espèce de zombie à la maison. D'abord, elle aime les histoires mettant en vedette ces personnages. Normal, c'est clairement une mode. Mais aussi, elle répond comme un zombie par une contraction de plusieurs onomatopées le tout entremêlé de grognements.

- «Tu as fait ton sac?» Réponse de zombie: «ouargarrheubaa».
- «Viens mettre la table!» Réponse de zombie: «ouargarrheubaa».
- «Ferme ta lumière, il est assez tard!»  Réponse de zombie: «ouargarrheubaa».

Même sa démarche celle chancelante des zombies. Ses longues jambes - ultra minces! - en sont probablement responsables. Elle n'arrête plus de grandir. Ses bras - devenus aussi trop longs - ballotent de chaque côté de son corps. Sa position préférée? L'effouèrement un peu partout... Absolument fou comment elle pourrait prendre racine dans le sofa si je ne l’ôtais pas de là...

Au moins, je ne suis pas seule. Plein d'autres familles ont des zombies à la maison (dites-moi que vous aussi, svp!). Même que je croyais qu'une amie avait inventé le terme parfait pour ce genre d'attitude pré-ado: le zombie style. J'avais adoré même sa parodie maison de Gangnam Style qui exaspère tant sa préado-zombie qu'elle finit par lâcher un ou deux mots compréhensibles - habituellement un «maaaamaaaaaan arrête!» - ou qu'elle se lève du sofa pour aller s'effouérer ailleurs. J'ai donc utilisé cette tactique aussi. Une petite chanson et tout est réglé! C'est finalement mieux que pogner les nerfs.

Et pour tous nos préados en plein zombie style, voici une réelle parodie de Gangnam Style... Zombie Style! 

 



lundi 11 mars 2013

La diète d'une fillette de 7 ans

Une mère blogueuse australienne a fait une découverte stupéfiante dans la chambre de sa fillette de 7 ans:



La petite -qui ne sait même pas comment orthographier correctement le mot diète et fait encore ses 3 à l'envers- a tout de même fait une liste plus que complète de ce à quoi qu'elle doit s'astreindre pendant son régime, entres autres:

- 17 push-ups 2 fois par jour
- 16 jumping-jack (star jumps) 2 fois par jour
- 3 pommes
- 1 poire
- 2 kiwis
- 5 verres d'eau (avec des cases à cocher)
- Rouler à vélo 3 fois par jour
- Courir 3 longueurs de drive-way

La mère était atterrée parce qu'elle n'avait jamais abordé ce sujet avec sa fille auparavant. Il s'est avéré que la petite suivait les conseils d'une copine d'école qui, elle, suivait ce régime strict.

À ceux qui doutent encore de l'importance de fouiller un peu dans la chambre (ou le journal!) de ses enfants à la quête d'indices pour anticiper les problèmes: voici un bon exemple!

mardi 5 mars 2013

«Qu’est-ce qu’on fait?»: RIEN!

Depuis le temps qu'on le dit, on va le mettre en pratique toute la semaine.

De retour après la relâche!

Profitez-en vous aussi!

vendredi 1 mars 2013

Petites réussites, gros sourire

Combien de fois ai-je répété tout ceci aux enfants (et même plus): Dites svp, dites merci, ne faites pas du bruit avec votre bouche en mangeant, rapportez votre assiette après le souper, accrochez vos pantalons de neige pour les faire sécher, changez le rouleau de papier de toilette quand il est fini, lavez vos mains, lavez vos oreilles, peignez vos cheveux...

Et je me rends compte qu'il aura pris 10 ans pour récolter les fruits de ce long labeur. Les trucs de base sont de plus en plus acquis et je me surprends moi-même à voir un nouveau rouleau de papier de toilette remplacer le précédent SANS que j'aie eu à le dire!

Et chaque fois, j'ai un petit buzz (vous me direz qu'il ne m'en faut pas gros dans la vie pour m'exciter mais c'est en plein cela!). Sérieusement, je pensais que répéter ces consignes serait un exercice sans fin mais je me rends compte que ce n'était pas vain. Un moment donné quelque chose de magique de passe et tout ça rentre vraiment dans leur cerveau.

Bon, ça ne restera peut-être pas en place pendant des années. La rébellion anti-changement-de rouleau-de-papier-de-toilette battra sans doute son plein un jour sous mon toit mais je le prends pendant que ça passe.

L'autre matin, TriplePapa m'a fait ce commentaire en voyant Lolo attendre une dame en lui tenant ouverte la porte de l'école: «Regarde-le, on a fait une bonne job!».

Je ne pensais jamais ressentir une telle gratification de ces petits moments de grâce de la vie quotidienne et je les prends comme un encouragement pour la suite. Car la job est loin d'être finie, mais on a un bon bout de fait, et on peut commencent à en apprécier les résultats.

Et si on souligne toujours les grandes réussites, le dépassement de soi et les réalisations plus spectaculaires, les exploits modestes méritent tout autant notre attention. Lesquels vous rendent fière ces temps-ci?

Je vous laisse sur ce mignon duo père/fille. La vidéo s'intitule justement «My Greatest Achievement» (ma plus grande réalisation):


mercredi 27 février 2013

Désolée, j'ai oublié.


Hier, je participais au lancement de la capsule web «Coucher de bébé» par le Regroupement des organismes communautaires familles de Montréal.

Enfin! ENFIN! On y voit des parents mêlés avec les discours projetés par les livres et les avis de médecins et de spécialistes qui s'obstinent sur la façon de coucher leur bébé. Puis, après avoir viré leur bébé de bord comme une crêpe, ils se plongent dans leur livre et - miraculeusement - le bébé s'endort... à sa façon. Enfin, une vidéo qui dit clairement aux parents de lâcher prise un peu, de décoller leur nez des livres et de se faire confiance, point. L'enfant, c'est lui l'expert de son dodo, il sait comment il est bien. Ce vidéo montre qu'on est parfois un peu ridicule de se tourner que vers les livres et oublier notre instinct. Et dans la mer de surinformation dans laquelle on nage, ce vidéo est vraiment rafraichissant!

Aussi, quand j'ai vu le vidéo pour la première fois, j'ai été replongé dans cette lointaine époque fait de minuscules pyjamas, de bassinette, de parc, de mobile, de régurgit, de suce perdue et de doudous en flanalette. 

Mais sur la façon dont dormait mes enfants: rien. Je ne me souvenais plus. J'ai oublié. Vraiment. Je ne sais plus quelle était la position de dodo préférée de MissLulus et j'ai oublié si JeuneHomme avait une façon bien à lui de se positionner. 

Je me rappelle de mon bonheur de les savoir endormis, retrouvant du coup quelques heures à moi. Je me rappelle les cris et les crises, les «je veux du lait chauuuuuuuud», les sons étranges me disaient qu'ils ne dormaient pas encore, mais leur position: rien. Je me rappelle de leur avoir chanté des berceuses, flatté le dos (tiens, ça me dit qu'ils ne devaient pas être sur le dos, alors!), tenu la main parfois, etc. Mais quand ils étaient minuscules, je pense qu'il dormait sur le dos ou sur le côté. En fait, la position n'importait peu. Et c'était sûrement jamais la même. C'était aléatoire probablement selon la façon dont j'avais réussi à les mettre au lit et à les déposer dans leur bassinnette. En effet, j'avais abdiqué à baisser le panneau amovible de la bassinnette. Quand je déposais bébé endormi et que je devais monter le panneau, le «clok» de la fermeture finissait toujours par le réveiller. Je le laissais toujours en place. Alors je me contorsionnais parfois pour réussir à déposer le ronfleur dans son lit... 

Cette vidéo m'a fait prendre conscience d'une chose. C'est fou comme ce qui nous paraissait si important à l'époque - et pour lesquels on lisait des livres, tous les articles et écoutait tous les conseils -, on l'a oublié... Pour le dodo, mais pour une foule d'autres petites choses aussi. Par exemple, je me souviens de mes tableaux Excel pour l'introduction des fruits et des légumes. C'était important à l'époque. Je me faisais des listes, des rangs, des ordres et une planification réglée au quart de tour (juste au premier bébé, ne vous inquiétez pas! j'ai tout mis à la récup' au deuxième!). À l'époque, j'étais sûrement capable vous dire quel était le rang d'introduction de l'abricot et entre quels autres fruits ou légumes il était placé. Là, aujourd'hui, je ne me rappelle plus. Aucune idée! Et puis, de toutes façons je ne sais pas si j'en ai rachetés des abricots, depuis...

Alors, consolez les nouvelles mamans autour de vous. Dites-leur de relaxer sur certains trucs qui les stressent tant avec leur mini-bébé. Dites-leur qu'on oublie ensuite et que c'est ben correct comme ça. Que ces peccadilles ne sont pas SI importantes. Et qu'elles peuvent, au lieu de se plonger dans la lecture d'un ième livre quand bébé dort enfin, profiter de leur soirée libre...

Et vous, qu'avez-vous oublié?   

lundi 25 février 2013

Syndrome de la page blanche... des repas!

Hier soir, 16h05, en direct de ma cuisine, je suis aux prises avec le syndrome de la page blanche... des menus!

J'ai examiné le contenu du frigo, zyeuté dans mes plus récents magazines, ouvert deux livres de recettes et j'ai même sorti les dépliants des restos qui livrent. Même résultat: rien ne me tentait.

J'avais prévu faire une lasagne. Ça ne me tentait pas plus qu'il faut. Ça, c'est un de mes problèmes. Quand je planifie trop à l'avance, je finis par ne plus avoir envie de manger ça le moment venu. Même chose - encore plus amplifié - quand je prépare une bouffe à la mijoteuse. (Parenthèse: vous savez que la blogueuse Madame Unetelle alias Danielle Verville va sortir un recueil de ses chroniques sous le succulent et trop bien pensé, et si juste titre On ne sauvera pas le monde avec une mijoteuse quelque part au courant des prochains mois... À mettre sur votre liste de lecture!) J'haïs ça, la mijoteuse! À moins de force majeure et si et seulement si, je ne suis pas à la maison durant la cuisson.  Sentir de la bouffe qui cuit huit heures quand je travaille dans la pièce d'à côté : c'est un supplice. Pu le goût pantoute  d'en manger ensuite.  Ça finit que je me prépare une toast au beurre de peanut...

Bien sûr, on a tous nos classiques familiaux! Chez nous, on aime le Général tao, le spaghetti bien relevé au fromage, les sautés aux légumes et viande quelconque, du riz au poulet, du jambon, de la pizza, du rôti de palette, des filets de porc, de la raclette (pas compliqué et tellement bon), de la fondue, etc. Mais mine de rien on finit par faire le tour rapidement...  On était précisément là hier soir. Mon chum et moi, devant le frigo, en haussant les épaules, un verre de vin à la main (ça, au moins, mon intérêt ne faiblit pas!).

Avec la température étrange et sombre du week-end, j'ai même songé à ouvrir le BBQ. Mais je me suis dit que je ne scrapperai pas mes "nouveautés" de la belle saison (qui deviendront des classiques qui ne me tentera plus pantoute en septembre...).

Bref, panne d'idée totale! Je sais, ce n'est pas une catastrophe... y'a pire dans la vie! Mais ça revient tellement souvent ce face à face avec la panne d'inspiration des menus. Et les repas reviennent souvent aussi. Et. Là, je n'avais même pas encore songé aux menus pour le reste de la semaine ni aux lunchs (c'est quand la relâche, donc?). Quand ça vous arrive ces pannes de menus et d'idées, vous faites quoi dans ce temps-la? Vous allez au resto? Vous vous faites inviter chez des amis? Vous sortez les céréales? Vous abdiquez et préparer un touski? Vous rêvez d'avoir un chef à la maison? Vous vous servez une autre coupe de vin?

(Pour ne pas vous laisser dans le suspense: finalement, un peu découragée, j'ai préparé la lasagne prévue. Comme quoi, la panne d'inspiration n'avait d'égal que ma non-envie de sortir pour aller à l'épicerie!)


vendredi 22 février 2013

Négocier ses devoirs... au primaire!

Chez nous, on passe un bon deux heures chaque dimanche à faire les devoirs de la semaine. L'objectif est de nous permettre d'avoir un minimum de vie du mardi au jeudi, tout en répétant les leçons. Bien franchement, je ne sais pas comment ceux qui ont des activités parascolaires 3 soirs par semaine y arrivent sans virer fou. Je leur lève mon chapeau! Personnellement, je me prépare un gin tonic «spécial devoirs» le dimanche pour passer à travers ce moment. Je ne pense pas que je passerais à travers la pratique des Tables sans mon petit breuvage. (Y a-t-il quelque chose de pire à leur faire apprendre que les Tables??!! Un truc quelqu'un?)

L'autre dimanche, Momo soupire à n'en plus finir parce qu'elle doit trouver un synonyme pour ses 25 mots de vocabulaire. Bien franchement, je ne vois pas le souci, mais je sens bien qu'elle trouve ça long de chercher dans le dictionnaire (en répétant son alphabet au complet pour chaque lettre de plus) pour y arriver. Elle me montre le nombre de pages de maths qui lui reste à faire et, devant mon verre déjà presque vide, je me dis qu'il vaut mieux écourter la séance de synonymes pour passer aux choses sérieuses pour lesquelles elle aura besoin de mon aide ma patience (les fameux 2x + 3y = ? qui me laissent perplexe la plupart du temps!).

Bref, je lui suggère de lâcher le dico et de s'installer à l'ordi. Après tout, je suis de mon temps (et je travaille sur le web alors autant en faire la promotion!) et qui va se servir encore d'un dictionnaire (le livre) dans 5 ans? Autant maîtriser la recherche sur le web!

Elle s'exécute en deux temps trois mouvements. Sans un seul soupir supplémentaire. Finalement, trouver 25 synonymes, ce n'était pas si pire. Yé! Elle a appris de nouveaux mots, l'objectif est atteint (à mes yeux du moins, même si je feel un ti-peu cheap... bon, un gros 2 minutes).

Mais ce dimanche, voilà qu'elle m'annonce qu'elle n'a plus besoin de trouver un synonyme par mot. «Je peux juste en faire quelques-uns», qu'elle me dit. Ah oui?! «Y'a des élèves qui se sont plaints que c'était trop long alors la prof a dit d'en faire le plus qu'on pouvait». Jusqu'à ce que vous soyez tannés, genre?

J'étais découragée! Momo est en 4e année!!! On négocie ses devoirs au primaire? Déjà qu'elle finit son plan de travail de la semaine le mercredi et qu'elle lit le reste de la semaine durant les périodes de travail, il faudrait qu'en plus elle ne fasse ses devoirs qu'à moitié?!

Je veux bien lui donner des trucs pour y arriver plus rapidement (j'appelle ça de l'efficacité!) mais pas question qu'elle s'arrête parce qu'elle est tannée. Un minimum d'effort est apprécié et un maximum d'apprentissage l'est encore plus!

J'en ai rencontré des fatigantes (s'cusez le féminin mais il y avait une majorité de filles dans mon bac) qui négociaient tout -les prises de notes, le pourcentage des notes, le nombre de pages de lecture, le nombre de pages de textes à remettre- à l'université. Et ça me mettait hors de moi quand le prof cédait à leurs demandes.Y'a pas de mal à dire «non, c'est de même, c'est moi qui décide, point final».

On dirait que ça se perd, de peur de déplaire. Et elle n'est qu'en 4e année... Ouf!

mercredi 20 février 2013

Au service de la beauté?

Sûrement comme moi, vous allez chez le coiffeur régulièrement (en fait de plus en plus souvent à cause de votre teinture!). Vous avez peut-être des mèches (j'en ai eues!). Vous allez chez l'esthéticienne pour une cure d'élimination de points noirs de temps en temps (pas assez souvent, peut-être comme moi!). Vous vous épilez soit vous-même ou chez une spécialiste. Vous succombez, quelques fois par an,  aux bienfaits d'un vrai bon massage (ceux de nos chums, ça fait la job, mais rien ne vaut les techniques d'un ou une massothérapeute!). Vous vous occupés de vos sourcils. Vous vous gâtez parfois avec une manucure ou une pédicure. Bref, on se met belle. Ou on fait ce qu'on peut, du moins. On s'aide, comme on dit.

« Maman, je pourrais avoir des mèches?»

Euh... non?

«Pourquoi?»

J'avoue que sur le coup, je n'ai pas trop su quoi répondre. J'ai finalement dit qu'il faut teindre et reteindre. Entretenir la chose, bref, payer plusieurs fois. Donc si elle est prête à mettre 50$ (j'ai un peu exagéré!) chaque mois pour ses cheveux tout en lui rappelant l'horrible travail qu'elle a déjà de les laver et de les coiffer (on s'entend, chez nous, je peux pas dire que se coiffer est un concept acquis!!).

« Tu diras «oui» plus pour une teinture ou pour des mèches, mettons...»

- «Mettons que je ne le sais pas... des mèches!»

- Yé!!!

Pourquoi ce «yé»? Je n'avais dit oui à rien. Mais c'est sûre que mon hamster intérieur s'est mis à tourner dans ma tête. Des mèches, c'est si grave? Et même si elle vivait avec une repousse? Au fond, je vais au coiffeur avec elle depuis qu'elle a 16 mois! On est déjà allé au spa ensemble pour un duo de massage. Une manucure, aussi. Et bientôt, faut pas que je me le cache, mais il faudra faire quelque chose avec le poil sur ses jambes. Je ne peux plus me faire croire que ce n'est qu'un duvet. Et ses aisselles?

- MissPudeLulus, viens ici! Lève tes bras!

Oh! Aussi! Bon! Des mèches, des mèches, c'est pas si grave. Mais d'un autre côté, elle n'est pas rendu là. Elle ne s'occupe jamais de sa tête en broussaille. «Et si ça l'aidait à le faire?» me demande une voix dans ma tête. Peut-être... Je pourrais peut-être dire «oui» à la fin de sa sixième année, comme un cadeau de «graduation». Bon plan!

Une chose réglée! Mais je me demande comment mon hamster va s'en sortir quand la question tournera sur les tatous ou l'épilation des sourcils.

On dit quoi? On refuse pourquoi?Au nom de quoi? Est-ce pire si on leur repousse toujours ce petit "plus"? La limite est où? Si vous le savez, dites-le moi. Je gère, pour l'instant, une demande à la fois.

Vous trouvez que c'est contradictoire des fois ce qu'on fait ou qu'on dit en matière de beauté. «Il faut que tu t'aime au naturel.» Ben oui! Qui sort pas coiffé, pas un peu de BB crème sur la peau, qui ne va jamais au coiffeur, qui aime sa repousse, ses sourcils touffus, ses jambes non épilées, etc. Faut pas faire l'autruche et faire croire à nos filles que la beauté ce n'est rien. Ce serait totalement faux! C'est un plus!  Prendre soin de soi et se trouver belle dans notre peau nous donnent confiance. Ça nous donne du pep! Ça nous fait sourire! Je pense qu'il faut que les petits plus beauté soient à notre disposition, notre service. Mais que nous, nous ne soyons pas au service de la beauté, ni être soumise à ses règles souvent un peu folles.

lundi 18 février 2013

Aie!

Ces temps-ci -est-ce à cause de l'hiver qui est toujours là ou le rhume qui m'a finalement happée ou encore la perspective d'un break imminent (Yé! Bientôt, la relâche des devoirs et des lunchs!)- j'ai la mèche courte.

Je ne me rends pratiquement plus à trois avertissements avant le monter le ton et mes «Aie! Ça va faire!» sont plus fermes que jamais.

J'ai beau tenter de me raisonner et des relire les 10 façons de cesser de crier après ses enfants, y'a pas à dire un bon «Aie!» bien envoyé fait toujours mieux la job que:

a) prendre une grande respiration (sortir un «Aie!» va me faire tellement plus de bien que juste de l'air!)
b) discuter calmement du mauvais comportement avec l'enfant (oui, ça je veux bien le faire mais après mon «Aie!»)
c) me mettre à la place de mes enfants (ça va faire l'empathie!)

Quand c'est l'hystérie collective et qu'on est en pleine foire d'empoigne (voyez, ce n'est pas parce que je n'ai pas de vocabulaire que je dis «Aie!» ;-), il n'y a rien de mieux qu'un solide «Aie!» pour stopper les machines et imposer le silence immédiatement. Ça saisit, ça fait la job et puis après on peut se parler.

Même les spécialistes le disent: on peut se permettre d'être imparfait et d'élever la voix. En autant qu'on explique pourquoi ensuite.

Facile! L'explication n'est habituellement pas très difficile à trouver!





vendredi 15 février 2013

Décolle! - Ou les parents hélicoptères

Bon, oui, lundi, je vous parlais des parents-rois, mais il y a aussi les parents hélicoptères, ceux qui tourbillonnent toujours autour de leur enfant, qui ne le laissent pas s'éloigner, qui planent au-dessus d'eux, jamais bien loin, qui surveillent sans cesse et surtout qui surprotègent. Habituellement, ce sont des parents hyper anxieux ou encore hyper contrôlant ou hyper peureux. Ils croient que leurs enfants ont constamment besoin d'eux.

Désolé, mais non. Vient un temps où nos enfants n'ont pas toujours besoin de nous. Où ils doivent apprendre à se gérer seul. Où ils doivent avancer sans qu'on les tire, les traine ou même leur tienne la main.

C'est clairement une job pas facile à faire. On veut leur éviter le pire, les échecs, les peines, mais en leur cachant la vraie vie, est-ce qu'on ne les fragilise pas davantage. Et c'est une job plus difficile à faire pour les parents que pour les enfants. Mais c'est notre job! Autrement, nos enfants ne seront jamais capables de se débrouiller. Et ces enfants couvés dans cette hyper-présence sont paralysés quand ils tombent dans la vraie vie.  Le pire exemple (selon moi!): un jeune s'est présenté à une entrevue pour un emploi dans une firme d'architectes avec... sa mère! Non, mais!! Quel employeur voudrait de ce futur employé? Qui? Vous l'auriez engagé?

Vraiment, des fois, à trop vouloir aider, je pense qu'on peut nuire. Il faut savoir être à sa place, sans toute la prendre. Pas facile, mais nécessaire. Et on fait quoi pour trouver notre place? Vous avez des idées?

mercredi 13 février 2013

Un rabais au resto pour les enfants bien élevés

Une famille américaine a fait parler d'elle récemment parce qu'elle s'est vue attribuée un rabais de 4$ sur sa facture en récompense pour le bon comportements des enfants au restaurant.

Le propriétaire du chic resto italien, qui avait accueilli la famille qui compte trois jeunes enfants dont un bébé, a admis que le serveur et le personnel avait voulu souligner les bonnes manières et le comportement exemplaire des enfants durant le repas.

Une belle attention, n'est-ce pas?

Quand on ne le sait pas à l'avance et qu'on le reçoit comme une récompense, c'est une belle surprise, mais j'imagine l'ambiance si un resto se vantait d'accorder des rabais aux familles dont les enfants se comportent bien. Personne n'est à l'abri d'une crise -même les enfants les mieux drillés- alors imaginez le stress pour les parents qui iraient manger là dans le but de sauver quelques dollars...

D'un autre côté, ce serait sans doute un bon moyen d'encourager les parents à s'occuper de leurs enfants au resto et, surtout, de les inciter à leur inculquer de bonnes manières.

Avouez que des fois on aurait le goût de sortir nous-même un p'tit 5$ de notre portefeuille pour le remettre au parent de l'enfant qui court entre les tables pour qu'il le fasse se tenir tranquille!

lundi 11 février 2013

Avez-vous aussi du sang de monarque en vous?

Vous avez lu dans Le Devoir en fin de semaine l'excellent article de Lisa-Marie Gervais sur les parents-rois dans les écoles?

Oh! Comme moi, vous avez pensé aux parents qui s'interposent devant une punition donnée à leur enfant par un prof zélé, à celui qui «défend» chaque erreur de leur enfant, qui râle parce que leur enfant doit aller faire (trop!) de recherche à la bibliothèque le weekend ou qui lui permette de ne pas faire un travail parce qu'ils ne comprennent pas à quoi ça peut servir.  Mais c'est à un tout autre parent-roi qu'on fait référence (et on y a pris le «majestueux» témoignage d'une collègue blogueuse MadameUnetelle). C'est le parent qui s'implique, qui a des valeurs (et qui y tient!), qui croit à la bonne éducation, qui n'accepte pas que son enfant répète une erreur de son enseignante, qui ne se gêne pas pour écrire des mots dans l'agenda de ses enfants, appeler à l'école pour parler d'une problématique ou envoyer (et trouver!) le courriel de la directrice, qui s'implique dans la vie scolaire, qui ose dire «Ça n'a pas de sens!», qui ne ressent pas de culpabilité (ni le sentiment de devoir demander une permission) si son enfant manque de l'école pour un voyage en famille, qui pose des questions, qui exige des efforts (et des devoirs) et qui exprime ce qu'il a à dire.

J'ai eu un choc. J'étais un parent-roi aussi. Dans le deuxième sens. Je suis exigeante et fatiguante. L'école me connait, c'est certain. Je fais manquer l'école à mes enfants souvent pour un voyage ou un déplacement pour un salon du livre. Je suis plus exigeante que leur prof en français. J'écris ou appelle à l'école quand ça me dépasse. Je suis souvent là dans la cour d'école quand la cloche sonne. Je vois plein de trucs. Je suis un parent-roi, eh bien voilà! Et ça ne me dérange pas. L'école, c'est important. Mais en agissant ainsi, bien sûr qu'on s'interpose entre l'école et notre enfant. On gruge sa crédibilité. Mais tant pis.  Et MadameUnetelle résume bien ma pensée dans cet extrait de la fin de l'article du Devoir. « Qu’on valorise ou pas l’école, Danielle Verville ne peut que constater que le règne du parent-roi est bel et bien installé. « [Devant une faute de français], je répète souvent à mes filles que je ne veux pas savoir ce que madame machin a dit ou fait en classe, je veux que ce soit écrit correctement. J’agis donc de la même façon qu’un autre parent qui dirait à ton enfant “Ton enseignante exagère, ne fais pas ce travail débile !”. Tous les deux, on enlève de la crédibilité à l’école et tous les deux on est convaincus d’avoir raison. En ce sens, je suis un parent-roi. » »

Alors, qui a du sang de monarque aussi? Allez, on se dévoile. 

vendredi 8 février 2013

Une Saint-Valentin ouache

J'ai sorti mes décorations de la Saint-Valentin en catimini le weekend dernier et, pour la première fois, je n'ai pas demandé aux enfants de m'aider a tout accrocher. Ces temps-ci, chez nous, l'amour est un sujet tabou. Les pages des journaux intimes (Momo en a 14- oui 14!!!!- à elle seule!) se remplissent pourtant facilement et, la plupart du temps, les grandes questions existentielles qu'on y retrouve (on tombant dessus sans le vouloir, là, tsé...) sont toutes reliés à l'amour. Tel garçon a été gentil avec moi aujourd'hui, tel autre le jour suivant. «Lequel choisir?» écrit en 8 couleurs différentes surlignées en 6 marqueurs différents.

Alors que Momo ne sait plus où donner de la tête parmi ses prospects (ma foi, chaque garçon de sa classe a un petit quelque chose!) (Oups! Je suis tombée sur cette page vraiment par hasard, là...!), Lili maintient dur comme fer qu'elle sera à tout jamais célibataire. On ne peut même pas la titiller avec les Valentins qu'elle recevra la semaine prochaine, elle ne veut rien entendre. Et elle multiplie les occasions de nous le dire. « Eh que je vais être bien célibataire! Je vais pouvoir avec une chambre rose toute ma vie! » ou « J'aurai pas besoin d'aller voir des films de gars au cinéma! ».


Lolo me parle de sa «blonde» mais ne veut pas en entendre parler. Personne d'autre que lui peut prononcer ce mot. Il détient l'exclusivité dans le domaine même s'il n'est pas sûr de ce que ça implique vraiment. Et là, il est bien embêté avec la St-Valentin qui s'en vient. Doit-il marquer le coup ou ne pas en faire trop, telle est la question! Mais quand ses soeurs veulent lui donner des conseils, il ne veut rien entendre et nie tout. « J'ai même pas de blonde! Mamaaaaaan, j'ai pas de blonde, dis-leur que j'ai pas de bloooonde! »

Bref, impossible d'avoir une discussion sur l'amour sous notre toit. À 10 ans, c'est le plus gros tabou qui soit. Les baisers sont dégueux, les câlins sont acceptés entre filles ou entre gars et les câlins mixtes sont faits du bout des doigts et les coeurs sont à la limite « un peu cool genre ».

Reste les chocolats et le traditionnel gâteau en forme de coeur avec des petits coeurs en sucre rouge et rose saupoudrés dessus que je leur fais tous les ans le 14 février. Ça fait deux fois qu'ils m'en parlent cette semaine... Oui, je vais le faire! Y'a au moins ça qui tient encore à cet âge-là!

mercredi 6 février 2013

Des t-shirts «plus rien à ajouter»

Des t-shirts avec des messages clairs: j'adore. Et quand j'étais enceinte, j'aurais probablement adoré encore plus! (surtout le deuxième!)

Leqeul auriez-vous choisi? Ou si aucun ne nous convient, quel serait votre message?










lundi 4 février 2013

Ces parents cons... qu'on aime!

Y'a des parents crétins (je n'ai pas besoin de vous les décrire, vous avez déjà une image en tête) et il y a des parents un peu cons sur les bords, pas méchants et même parfois drôles.

J'en suis à mes heures. J'ai une bonne moyenne au bâton en matière de «yeux levés au ciel par mon trio d'enfants exaspérés par mon comportement peu maternel» mais TriplePapa me bat haut la main dans ce domaine (surtout que je lève habituellement les yeux au ciel en même temps que les enfants...) devant ses bonnes jokes.

Mais voici mon top 5 des meilleurs gags de parents parmi ceux répertoriés par BuzzFeed:


No 5: Le faux certificat du parent à boutte qui ne sait plus comment passer ses messages:





No 4: Le parent prévoyant qui emmagasine les preuves pour faire du chantage au moment opportun plus tard...





No 3: Le parent qui se moque de son enfant avec génie subtilité :




 No 2: Le parent qui se s'en fait pas passer et qui en profite pour humilier suffisamment sa progéniture




No 1: Le parent qui célèbre un événement heureux qui n'a pas encore eu lieu
 


























Je vais clairement m'en inspirer un jour! (j'accote le No 4: j'ai une collection de vidéos humiliantes, prêts à déposer sur YouTube au besoin)

vendredi 1 février 2013

Un autre weekend à ne rien faire (yé!)

On n'a jamais été aussi occupés depuis qu'on ne fait rien les weekends. Depuis le retour des fêtes, on est en mode cocon maximal chez nous.

Alors qu'on passe le reste de l'année à multiplier les sorties (au printemps, on a envie de tout voir), à passer nos journées dehors (l'été, on est toujours dehors) et à courir de tous les côtés (l'automne, de la rentrée jusqu'aux Fêtes, c'est le sprint), l'hiver est le moment béni pour vegger.

J'ai l'habitude de booker nos weekends un mois à l'avance, mais de janvier à mars, j'emploie tous mes efforts à ne rien booker pantoute.

Et on ne voit pas plus nos fins de semaine passer. Car rien de prévu au programme ne veut pas dire rien faire. Mais on a le temps de faire ce qu'on n'a jamais le temps de faire et ça, c'est pas mal!

J'ai classé les photos des vacances des 2 dernières années. J'ai rattrapé mon retard dans mes magazines (mais pas encore dans ma Presse du samedi, je suis rendue en novembre... Ça va venir! ;-) On a commencé à se documenter sur notre destination voyage de l'été prochain. On a construit une glissade dehors qui a tout gelé puis tout fondu. On a regardé le film de Katy Perry un samedi matin avec chocolats chauds, cappuccinos et pain aux bananes tout chaud sorti du four. J'ai fait des recettes qui étaient aimantées sur mon frigo depuis un an mais que je reportais sans cesse (un risotto... c'est ben trop long! Avec un verre de vin, relaxe, pas pressée, pas tant que ça finalement!) On a fait une soirée improvisée de karaoké exclusivement dédiée à One Direction (pendant que les gars multipliaient les parties de Battleship). On a même regardé des émissions de voyage et de surf sur le canal Évasion!

Que des choses simples (mais qu'on ne fait jamais) ou des «faudrait bien que...» que j'ai enfin pu cocher dans ma liste mentale des choses pas urgentes à faire un moment donné si possible avant ma retraite.

Bon, là, il faudrait bien recommencer à inviter des amis à souper, organiser de quoi pour la Saint-Valentin, penser à réserver dans une cabane à sucre pas trop cheap, repeindre l'entrée... Ah pis non! Encore quelques semaines d'hibernation!








mercredi 30 janvier 2013

Tu veux une gorgée?

Quand on boit du vin, on demande chaque fois aux enfants s'ils veulent y tremper les lèvres? Je me rappelle, quand j'étais petite, que j'adorais que mes parents fassent la même chose. Souvent, je refusais. Berk! Du vin! Mes enfants refusent presque toujours. Parfois, ils osent. Puis, repartent se servir du lait, de l'eau ou du jus. Et n'en font pas de cas.

Selon moi, plus on interdit quelque chose, plus il devient attirant pour un enfant. Si j'interdis à mes enfants de manger des chips (même chose avec le chocolat, la télévision, le thé, le café, les jeux vidéos, etc.), ils vont en faire une fixation et se garocher là-dedans les seules fois où je dirai "oui" ou lorsqu'ils le feront en cachette! Interdire rend drôlement attirant. Je ne dis pas de leur servir un verre complet de vin, mais d'y tremper les lèvres et de prendre quelques petites gorgées. Habituellement, juste le fait de leur permettre les décourage. Ils trouvent le vin dégueu et ne comprennent donc pas comment on peut en ouvrir des bouteilles aussi souvent... (ça viendra!)

Toutefois, voilà que des études (encore!) annoncent que laisser un enfant boire dans notre verre pourrait les encourager à boire encore davantage plus tard. Je n'y comprends rien. Pourtant, les mères interrogées croient - comme moi! - qu'en laissant les enfants boire un peu, les enfants pourraient mieux résister à la pression de ses amis plus tard et serait moins enclin à développer des comportements à risques avec l'alcool. Eh bien, ces chercheurs prétendent justement le contraire. Les enfants qui ont déjà "bu" seraient plus enclin à développer une dépendance. Il me semble qu'on charrie pas mal!

Vous, que croyez-vous?  Vous y penserez sûrement en débouchant votre bouteille ce soir. Et en attendant, je vous montre une bouteille de vin dont on deviendrait bien les porte-paroles:





vendredi 25 janvier 2013

Nombreuses fins du monde quotidiennes

Les Mayas qui avaient prévus la fin du monde le 21 décembre dernier avaient tout faux! Et clairement, ils n'avaient pas de préados chez eux.

Je suis rendue experte à prévoir les fins du monde. Je vis avec une pré-ado. Une tween comme on les appelle du côté anglophone. Chez cette espèce coincée entre l'enfance et l'adolescence, vivre des fins du monde est un acte quotidien. Tout, tout est sujet à faire basculer leur monde. La moindre pécadille, le moindre drame de cours d'école, le moindre regard de travers, le bris d'une mine de crayon qui les force à se lever et trouver un aiguisoir (dès lors, on crie au complot contre eux!), la certitude (erronée!) que tout le monde les déteste (ou la variante «personne ne m'aime»), la malchance de ne pas avoir un t-shirt de la marque hot (et passagère) que tous les autres enfants à l'école ont, le devoir de prendre sa douche, l'apparition d'un bouton, la présence de chou-fleur dans son assiette, une chicane avec une amie, la non-invitation à une fête, l'oubli d'un devoir, etc.

Bref, vous avez compris. Tout (et son contraire!) est susceptible de faire craquer un pré-ado! On vit sur un terrain miné, on ne sait jamais quand, quoi et où ça va exploser... Et parait-il que ça va qu'en s'empirant durant l'adolescence.

J'ai longtemps lutté et dédramatisé. Consolé, aussi. Mais un moment donné, après avoir épuisé ma réserve de réconfort, j'en viens à mon ultime conseil «Reviens-en, chouette! Demain, tu sais pas ce qui pourrait t'arriver... » (quand le drame du jour est «Mon frère m'a regardé!», le conseil arrive très rapidement!). Avec le préados, il faut doser. On ne peut pas toujours les prendre en pitié avec leurs fins du monde quotidiennes, on va les encourager dans leur «vie de malheur» sans pour autant ignorer ce qui se passe. Mais en ajoutant une touche d'humour, je pense que ça leur permet eux-mêmes de dédramatiser, d'évaluer leur drame sur une échelle de malheurs. Il faut bien qu'ils réalisent qu'ils ne sont pas si pitié. Que c'est juste la vie qui entre, rien de plus, rien de moins. Et qu'ils deviennent grands.

mercredi 23 janvier 2013

Magasinage en famille, version zen

J'adore mes samedis matins de shopping avec les enfants!

Trois ou quatre fois par année, on se fait de grosses matinées de shopping bien remplies. On fait le tour de nos boutiques préférées, on choisit ensemble les vêtements, les couleurs, les accessoires. On court les rabais sans se chicaner, c'est une des façons préférées de passer un samedi matin. On renouvelle la garde-robe de chaque enfant en une matinée, en pyjama, avec un cappuccino et un chocolat chaud à la main.

Oui, oui, vous n'avez pas la berlue! Ce qui était auparavant une activité terrorisante et traumatisante est devenue un petit plaisir.

Depuis que je magasine les vêtements des enfants en ligne, je suis zen. Et je sauve des sous! J'attends les journées « 40% de rabais, moins 20% à la caisse », je me prépare un bon café et je réquisitionne chaque enfant l'un après l'autre. Ok, toi tu as besoin de jeans et de chandails à manches longues. Toi, il te faut des vêtements de sport, deux pyjamas et 4 t-shirts. On remplit le panier et on reçoit le tout 2 jours plus tard. Et c'est presque Noël lors du déballage des vêtements! « Wow! Le chandail est encore plus beau en vrai!! » C'est la parade de mode improvisée (on n'est pas coincés dans une cabine d'essayage, en sueur sous les spots!) et on n'a qu'à rapporter ce qui ne fait pas au magasin. Ça arrive rarement (on est devenus pros dans l'art de choisir les bonnes tailles sur Internet) et j'en suis presque contente car ça me donne l'excuse parfaite pour aller au centre commercial et... aller magasiner seule, juste pour moi!

lundi 21 janvier 2013

Attachment parenting: torture parentale (traduction libre)

Le concept d'attachment parenting fait jaser nos voisines américaines. Comment le traduit-on en français? On parle de maternage proximal ou de maternité extrême (tiens, le père est exclu dans ces deux expressions!). Personnellement, j'opte pour l'expression torture parentale. Ça me semble convenir parfaitement.

Allaitement exclusif, allaitement à la demande, cododo, portage, scolarisation à la maison... La mère agit et le père subit, la plupart du temps. Il ne faut donc pas l'exclure dans le concept, d'où le choix de l'adjectif parentale (et non, maternelle) après le mot torture.

Mais bon, assez pour la sémantique. Ce concept d'esclavagisme parental (tiens, une autre bonne traduction!) vient rouvrir le débat « bon parent Vs mauvais parent ». Et ça, bien franchement, je n'en peux plus!

J'essaie de comprendre le trip mais je n'y arrive pas. De la perspective des enfants, du moins. Sérieusement, en quoi l'allaitement à la demande et le portage feront de ce bébé un meilleur adulte 20 ans plus tard? C'est du délire!

Tous ces concepts ont un point en commun, ils placent la mère au centre de l'univers de l'enfant. Elle doit répondre à tous ses besoins, fusionner avec son bébé et -ça me semble être ça l'élément crucial- devenir LA personne la plus importante du petit univers qui vient de se créer autour d'elle.

ELLE est indispensable. ELLE sait ce qui est bon pour son bébé. ELLE se sent valorisée. ELLE se sent une meilleure mère.

Ok, stop! ELLE a clairement un manque. ELLE a besoin d'avoir le contrôle. ELLE a besoin de fusionner avec son enfant.

Pas sûre que l'attachment parenting n'ait quoi que ce soit à faire avec le bien-être psychique et émotionnel du bébé finalement...

Arrêtons de capoter et d'évaluer l'impact à long terme de TOUS nos faits et gestes comme parents. Personne n'est parfait! Nos enfants auront des bibittes plus tard comme nous en avons. Suffit de leur apprendre à les gérer comme nous les gérons.

Mais de grâce, ne devenons pas esclaves de nos enfants! Ils n'ont jamais demandé ça!

vendredi 18 janvier 2013

Gadgets inutiles pour bébé!

Je ne sais pas si c'est parce que je ne suis plus dans le coup, mais il me semble que je vois (ou suis plus consciente!) des gadgets et trucs inutiles qu'on essaie de vendre aux parents en leur faisant croire que c'est totalement indispensable ou follement ingénieux ou - encore - qu'il serait complètement fou de s'en passer.

Ma plus récente découverte: le Kitchen Helper. Sérieusement quand j'ai vu la pub dans un magazine, j'ai d'abord cru que c'était une joke!   Vraiment. C'est tellement exagéré. Alors voici la bébelle:


150$.... 150$!!!! Pour un Kitchen Helper Safety Tour !! Vraiment? Ça a l'air d'une bassinnette comprimée ou d'un enclos à roulette! Un «Kitchen Helper»... Tout le coup marketing est dans le choix des termes dans le nom du produit: «helper» «Safety», etc. Pffft! Je n'en reviens toujours pas: inventer un truc de même! Il faut en avoir de la place de trop dans sa cuisine (qui a vraiment de la place de trop dans sa cuisine!!) pour acheter ce truc! Parce qu'on s'entend que c'est assez inutile! Un Kitchen Helper, c'est juste parce que je ne savais pas que c'était un synonyme, mais j'en ai 6 dans ma cuisine et ça s'appelle... des chaises! Voyons!!

(Et pour rajouter à mon hallucination, j'ai découvert qu'il n'existe pas qu'un seul modèle de Kitchen Helper. La preuve est ici.)

Un autre? Le iPotty est la toute dernière innovation technologique pour inciter votre enfant à devenir propre.

Un dernier? Le Kickbee qui est un capteur de mouvement du bébé qui enregistre les coups de pieds de bébés et envoie une tweet au papa pas toujours présent à côté de la bédaine de sa blonde... ou même la mère qui propage la bonne nouvelle à tous ses abonnés Twitter (vraiment, on ne veut pas le savoir chaque fois que votre bébé bouge!!)


Au secours!

Faites-nous découvrir les gadgets inutiles que vous avez vu?

mercredi 16 janvier 2013

Les sujets de Momo

Je contemple l'ordi depuis déjà 10 minutes et je me demande sur quoi écrire ce soir (ben, ce matin, pour vous).

Des fois (comme celle-ci), avec la fatigue post-temps des Fêtes qui ne veut pas disparaître et la grippe imminente (je la sens, elle est là, tout près mais ne me happe pas, elle me torture à petites touches, juste pour que je me sente mal mais n'éclate pas assez pour que je call malade et reste couchée toute une journée...), j'ai l'esprit en compote et rien, mais alors là rien du tout ne sort de mon cerveau. Bouillie!

Momo (en grande forme, elle!) me tourne autour et me bombarde de sujets.

- Si j'avais un blogue, je parlerais des petits trucs de vinaigrette que tu mets dans mes lunchs! Je leur dirais de ne pas les ouvrir par en haut sinon ça va tout leur sploutcher dans la face!

« Ouain... Ben... ouvrez ça vers le bas en visant votre salade »:




- Je leur dirais comment c'est bon des churros!


« Pas besoin de leur dire, juste à les voir, on voit bien que c'est bon des churros! »

- Oooohhh! Je raconterais qu'on a trouvé notre chien et qu'on l'aura en septembre. Qu'on est super excités, tsé, comme si on adoptait une petite Chinoise!


« Notre futur chien, du moins, son cousin... »:


 - Je leur parlerais de notre heure de lecture du dimanche! C'est tellement cooool!

« Ben, on ferme tout et on lit chacun notre livre sur le sofa, en famille, pendant une heure le dimanche. Et on aime ça! » Tu vois, ça tient dans une phrase, Momo, c'est pas très long, ça ne mérite pas un post!

- Je leur dirais que tu es fatiguée et que tu devrais te coucher plus tôt!

« Bonne idée! C'est sur ça que je veux écrire! Maudit que je ne dors pas assez! Je ne dois pas être la seule! »

- Ben... maman, va te coucher à la place!

Vu de même... On s'en reparle alors!

lundi 14 janvier 2013

Merci monsieur Hallmark et Jésus

C'est toujours quand on n'a pas le temps que survient des moments où les enfants ont mille questions et où il faut s'étendre en grandes explications.

Dernière expérience vécue: lors de l'achat de la carte de fête de MissLulus. Devant les dizaines de cartes alignées, j'essaie d'en trouver une ni trop bébé, ni trop vieille, ni trop cher (Hey! C'est quoi payer 6,99$ pour une carte qu'elle va prendre 7 secondes à lire!), ni trop «coincée», ni trop fille ni trop gars, etc. JeuneHomme m'accompage. Il me montre une carte avec «10 ans», fier de l'avoir trouvé avant moi. Je suis sûre que ça va clore ma recherche de carte assez rapidement (c'est habituellement tellement long, trouver une carte!).

MOI - Euhhhh! Il y a une grenouille dessus!
JEUNEHOMME - Ben, elle aime un peu les grenouilles...
MOI - Non! C'est trop bébé Oublie ça! On laisse faire!
MOI DANS MA TÊTE: C'est quoi l'idée de mettre une petite grenouille, probablement la même que sur les cartes de 3 ans! Franchement.


Je replonge dans ma recherche de cartes sans me doute que je venais de lancer la base d'une grande discussion. «Trop bébé? Tu m'as dit qu'on pouvait jouer avec nos jouets de petits si on voulait!». Bon, c'est vrai! Mais c'est pas ce qu'on choisit pour MissLulus. «Il faut que ce soit quelque chose qu'elle aime vraiment! Il faut penser à elle».

Après devant une carte que je jugée «Trop gars et tout au masculin», JeuneHomme a démoli ma réflexion «J'ai déjà joué à la poupée et tu dis que les filles et les gars peuvent faire tout ce qu'ils veulent!». Oui, oui... mais «Tu es génial» sans le «e» à la fin, c'est une faute si on donne la carte à sa soeur!

Est venue ensuite une carte «10 ans... de mariage» et les questions sous-jacentes. «Qui est marié? Pourquoi tu ne l'es pas?»

Et une carte «trop vieille» et une explication sur le fait que l'utilisation du «vous» pour sa soeur n'était pas approprié et une réflexion sur qui on vouvoie. Même constat de «trop vieille» avec une carte agrémentée d'une joke sur le difficile passage de l'âge ou la callage de bière.


Je suis sortie épuisée. On allait quand même juste chercher une carte de fête.



Le soir, JeuneHomme et moi allons à notre cours de danse. Un peu de calme dans l'auto. Juste de la musique. Et puis, «paf»: la question qui tue.



«Le père de Jésus, lui, là, est-ce qu'il est mort?»

Et c'est reparti... mais après le cours. Après.

Il aura peut-être oublié...

Quelles sont les «grandes questions» ou «grandes discussions» que vous avez eu récemment à aborder?

vendredi 11 janvier 2013

Les projets scolaires... des parents!

La mode est aux projets scolaires avec des objets recyclés. Je suis sûre que c'est le cas aussi chez vous. Quand un de nos enfants nous arrive avec un excitant projet, TriplePapa et moi ne pouvons nous empêcher de jouer aux devins: «Dis-moi pas que c'est avec des objets recyclés?!»

- Ben oui, comment tu le sais?!

Chaque année scolaire amène son lot de bidules à construire avec tout ce qu'on peut retrouver dans notre bac vert. Si bien que notre maison a parfois l'air d'un repère de ramasseux avec ses piles de boîtes de céréales dans un coin (Lolo doit construire un robot), ses boîtes de conserve bien lavées dans l'autre (Lili doit inventer un instrument de musique) et ses boîtes de lait, cartons surdimensionnés et boîtes de clémentines empilées (Momo doit construire un machin qui glisse dans la neige, elle n'a aucune idée comment faire alors elle garde tout au cas!) et ce, sans compter les languettes de canettes et les attaches de sacs de pain qu'on ramasse dans des petits pots pour des bonnes causes.

Bref, tels des hoarders, on devient vite ensevelis par les trucs recyclés à conserver pour les projets scolaires des enfants... qui finissent plus souvent qu'autrement par être finalisés par les parents. «Maman! Ça ne tient pas!» «Papa, ça décolle!» Et nous voilà tous les deux en train de bidouiller un robot ou de bricoler un instrument de musique prêt à s'éventrer alors que les enfants ont profité de notre air perdu devant ce casse-tête pour s'éclipser.

Finalement, les enfants s'en vont à l'école avec un truc affreux, qui tient à peine ensemble... qui a pourtant l'air d'avoir été fait par eux mais qui ont tout de même été assemblés par des parents sans aucun talent manuel.

Et, lors de la journée portes ouvertes, quand tous ces projets scolaires sont exposés, on se rend vite compte que d'autres parents -euh, je veux dire, enfants- ont réellement du talent. Les robots ont les yeux qui s'allument (wow!!!), les instruments de musique sont en bois bien rabotés (notre boîte de Pringles remplie de riz et recouverte de papier aluminium avec une poignée en cure-pipes fait dure en maudit à côté!) et les trucs qui glissent ont des rebords de métal soudés (Ayoye! T'aurais dû te mettre dans cette équipe, Momo!). On voit tout de suite qui a un papa menuisier, mécanicien, électricien ou soudeur.

Bref, ces projets scolaires sont en fait une compétition pour parents patenteux et nous ne sommes pas de calibre. Désolés pour le C, les enfants! Au moins, on n'a pas perdu notre temps pour un cossin qui va finir... dans le bac vert!

mercredi 9 janvier 2013

Je chante mal et je m'en fous

Hier soir, je ne sais pas si c'était parce que j'étais nostalgique (c'était l'anniversaire de MissLulu-pu-de-lulus: 10 ans!), mais en regardant Unité 9 quand Elise a chanté une berceuse, j'ai eu un grand frisson d'émotions.

J'avais "oublié".

Je chantais cette même berceuse-là (Partons la mer est belle) et plusieurs autres à mes enfants en les bordant. MissLulu avait besoin qu'on chante longtemps et en lui flattant le dos. Je m'endormais presqu'avec elle tellement elle en redemandait une dernière et une autre dernière. JeuneHomme aussi a eu ses préférées. J'ai à peu près quatre ou cinq tounes dans mon répertoire de berceuses, toujours les mêmes, probablement rassurantes par l'usure.

Il y a longtemps que je n'ai pas chanté pour eux. Mais ça arrive encore de temps en temps. Vraiment très rarement. Quand ils ont un intense besoin de se faire calmer. Parce que c'est ça au fond: chanter, ça nous calme.

J'ai beau chanter comme une casserole, ils aiment ça quand même. C'est un moment de pause dans nos vies. On ne peut pas chanter de façon expéditive (bon! ça m'est déjà arrivé de bâcler la maudite poulette brune/jaune/verte/orange/bleu poudre/rouge foncé/noire/crème/pêche/saumon/violette parce qu'un moment donné, on n'en peut plus!!) et vraiment créer une routine agréable. Parce que même si j'ai parfois râlé sur le long processus du dodo, je me rends compte aujourd'hui qu'on se créait au fond un mini cocon. Je le sais parce que quand on entend une chanson puisée dans notre petit répertoire de berceuses, on a subitement envie de se coller et de fredonner ensemble. JeuneHomme fait ça avec une vieille chanson de Marcel Martel reprise par Mara Tremblay, Un coin du ciel.

Aussi, on est devenu maître dans l'art de changer les paroles de chansons pour y inclure des '"insides" familiales. Avec les enfants, en voiture, on adore inventer des mini-chorégraphies ou tout simplement chanter à tue-tête. Notre coup de coeur familial: les albums des Trois Accords. Un must! Aussi, quand (Z)amoureux et moi partons loin de la maison pour plusieurs jours, on peut mesurer notre degré d'ennuyance des enfants par la vitesse à laquelle on se met à inventer des nouvelles chansons folles avec leurs noms. Un vrai beau délire... qu'on leur fait écouter à notre retour!

Et puis, durant les Fêtes, on a fait un karaoké où on s'est époumoné sur plein de chansons et j'ai même chanté en duo avec MissLulu une chanson d'ABBA, connue grâce à Mamma Mia! Un moment complice dans un parfait non-accord de nos voix. Eh oui! Que voulez-vous, on fausse! Mais on s'en fout. On s'en fout tellement. Chanter, c'est pas juste avoir la bonne note et le parfait accord. Non, pour nous, c'est encore un paquet de souvenirs passés... et en devenir! Des souvenirs de nous. Alors attention à vos oreilles, on va continuer de chanter.  Et plus tard, dans dix, quinze ou vingt-cinq ans, quand on entendra nos "classiques" familiaux, je penserai à eux... et eux à moi!

Vous avez des "classiques" familiaux?

lundi 7 janvier 2013

Ma résolution en 2013? Être bête!

Je ne suis pas du genre à prendre des résolutions et encore moins à les tenir. Par souci d'autoprovocation, je suis plus du genre à ne pas les tenir «par exprès». Bref, je suis un cas désespéré.

Mais j'en ai vraiment assez des airs bêtes et des gens qui manquent de courtoisie. Alors, cette année, j'ai décidé de vaincre le mal par le mal.

Mise en situation:

En fin de semaine, je tiens la porte d'un resto ouverte à la sortie car TriplePapa s'en vient avec Lili dans son fauteuil roulant. Devant eux, une dame et sa fille adulte profitent de la porte ouverte -ce qui me fait tout à fait plaisir- et j'entends la dame dire à sa fille: «Aie! On est chanceuses, on nous ouvre la porte!» Mais cela, sans m'adresser un seul regard et sans me dire un petit merci du coin de la bouche.

Je l'ai bel et bien entendue être contente et apprécier mon geste mais elle l'a fait en m'ignorant totalement, comme si la porte tenait toute seule et/ou un tas de marde la maintenait ouverte. Le pire c'est que je me serais contentée d'un coup d'oeil complice ou d'un hochement de tête entendu. Mais non. Elle m'a ignorée totalement.

Eh bien, ce petit événement (anodin pour certains) a été ma goutte qui a fait déborder mon vase. Je suis tannée des gens qui se foutent des autres! Pus capable du chacun pour soi, du manque de politesse, de l'inconsidération et de l'indifférence. À BOUTTE!|

En 2013, je serai bête avec le monde bête, ingrate avec le monde ingrat et je ne dirai plus merci à ceux qui font comme si je n'existais pas. Vous n'avez pas de classe, j'en n'aurai pas plus que vous!

J'arrête d'être gentille avec ceux qui ne le méritent pas. Et j'en aurai que plus encore pour ceux qui le méritent.

Et ça me semble une résolution juste assez (z)imparfaite pour moi!

Des résolutions -(z)imparfaites ou pas- de votre côté? À quoi dites-vous «ça, c'est F.I.N.I.» en 2013?