vendredi 13 février 2009

Le petit garçon qui ne voulait pas dormir

1h du matin, j'ouvre l'oeil. Et j'aperçois une lueur suspecte sous ma porte de chambre. Je me lève. La lumière est allumée dans la chambre de Lolo. Son lit est fait, ses toutous bien classés sur la couette. La chambre est vide. Où est-il? J'entends la télé dans le salon. Et j'y retrouve Lolo, assis sur le sofa en train de regarder des infopubs nocturnes. DE QUECÉ?!?!

Depuis quelques semaines, Lolo semble être entré dans une phase de terreurs nocturnes. Il prétend qu'il a y des choses bizarres dans sa chambre et qu'il préfère désormais dormir les «yeux ouverts». Mais de là à se lever en pleine nuit...! Depuis, je suis que le qui-vive nuit après nuit, anticipant toujours de retrouver un zombie devant la télé. Et, surtout, de devoir supporter pendant toute une journée un garçon boudeur, renfrogné et frustré parce que surfatigué.

Mais Lolo n'a jamais été un grand dormeur. Trop curieux, attentif au moindre bruit, nerveux, anxieux. Dès ses premiers jours, alors qu'il pesait à peine deux livres dans son incubateur, il réussissait à se tourner la tête et à ouvrir un oeil pour tenter de voir qui venaient d'entrer ses mains par les trous de son cocon tout chaud. Il a fallu multiplier les astuces pour l'endormir et ce jusqu'à au moins 2 ans et demi. Nous l'avons plus d'une fois couché dans la salle de bains en laissant couler de l'eau du robinet. Et fait jouer toutes les nuits en mode «repeat» le premier CD de Pierre Lapointe... qui réussissait à l'endormir à tous coups! Et pour qu'il arrive à faire une sieste, il fallait lui mettre une couverture sur la tête comme à un oiseau et le laisser osciller dans sa balançoire jusqu'au réveil (non, ça je ne l'avais pas lu dans le Mieux vivre...!)

Mais ce n'est rien comparé à Rhett Lamb, un petit garçon de 3 ans qui n'avait jamais fermé l'oeil (quelques minutes de sommeil par jour, imaginez !!!), jusqu'à ce qu'il subisse dernièrement une opération risquée pour régler ce problème médical. Conséquence de cette maladie neurologique rare: le petit était toujours de mauvaise humeur et n'arrivait plus à communiquer tellement il était à boutte. Toutes mes sympathies à sa mère... Madame, vous venez de sortir de l'enfer!

jeudi 12 février 2009

Délicieuses irrévérencieuses... c'est nous!


Ici, sur Châtelaine, sous la plume de Josée Blanchette.


Merci !

Le bonheur du joyeux bordel


C'est moi où il y a des maisons dans lesquelles on entre et où on ne pourrait jamais deviné que des enfants y habitent tellement tout est trop parfait et immaculé. Aucun jouet ne traîne. Aucun dessin sur le frigo. Aucune voiture dans le corridor. Aucun crayon de cire sur le comptoir de cuisine.


C'est un peu l'effet de cette maison. On déclarait que tout dans cette "luxueuse maison de Carignan a été pensée pour combler les rêves les plus fous de deux petites filles". J'imaginais un décor complètement flyé. Des jouets partout. Des piles de livres, un coin de déguisement avec une pôle remplie de costumes, des cachettes secrètes, des coussins, des divans poilus rose fushia, des couleurs vives, des tables à dessin avec mille boîtes de trucs achetés chez Omer deSerres, etc. Déception. Même leur théâtre (voir la 14e photo) est terne. Plate. Le nôtre, acheté pour moins de 20$ dans une vente de garage et peint selon les élans artistiques du moment des enfants est plus attrayant. Un "royaume pour enfant"? Réellement. J'aime mieux mon joyeux bordel. Ici pas d'étages consacrées aux adultes et d'autres aux enfants. On cohabite dans un espace où chacun est le bienvenue. Où on peut construire une maison en drap ou faire du bricolage sans avoir besoin de zones délimitées. C'est sûr que ma maison ne sera jamais l'objet d'un reportage grandiloquent comme celle-ci, mais j'y sens les enfants... bien!
Et de toutes façons, mon banquier s'évanouirait si j'arrivais avec une demande d'hypothèque de presque 1,4 million. Faut être fou... Croire que le bonheur s'achète en coup de 100 000$, de fresques peintes à la main... mais dépourvues de fraîcheur enfantine.

mercredi 11 février 2009

Au rayon des céréales...

Il avait tout du père parfait et son panier d'épicerie en faisait foi, débordant de légumes bio, de pains complets et de jus additionnés de toutes les vitamines, calcium, oméga-3-alléluia!

Je l'ai croisé au rayon des céréales avec sa petite qui le suppliait de choisir elle-même sa boîte. Avisé, le bon père la dirigea tout droit vers l'étalage de muesli et lui donna le choix (la bonne vieille méthode!): amandes et canneberges ou raisins secs. La petite se mit aussitôt à chialer. «Non papa, je ne les aime pas celles-là! Je veux choisir papa, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît...»

Captivée par la scène qui se jouait devant moi, je prenais tout mon temps, jaugeant les innombrables sortes, des plus sucrées aux plus fibreuses... Jusqu'à ce que le père patient, qui multipliait les arguments pro-muesli, jette un regard outré sur la boîte de «Squares à l'avoine à saveur d'érable» que je venais de déposer dans mon panier.

J'entrepris donc de poursuivre ma croisade alimentaire, tout de même déçue de rater l'issue du mélodrame...

Mais qu'elle ne fut pas ma surprise de croiser à nouveau le duo et d'apercevoir, coincée entre la boîte de riz brun et le lait écrémé, une belle grosse boîte de Lucky Charms! Y a-t-il pire, dites-moi, au rayon des céréales?

Bizarre, il ne m'a pas rendu mon sourire...

mardi 10 février 2009

Caillou pourrait-il aller se perdre chez les Innus?


Alléluia! Caillou part dimanche! Et on souhaite qu'il ait en mains un aller simple vers les îles Mouk-Mouk. Car Caillou et ses Innus, on n'en peut plus!

Depuis au moins cinq ans (si notre mémoire est bonne), chaque hiver, Caillou revient hanter le Biodôme. Euh!?! Au Biodôme, personne n'a flashé que leur public cible grandit et que si l'exposition ne se renouvelle pas, ça devient comment dire... redondant?

Et c'est de la mauvaise publicité. Sur les affiches et dans les pubs, on voit Caillou dans son petit habit blanc de Bonhomme Pillsbury. Cette promesse d'exotisme (!) s'évanouit d'un seul coup quand on le croise enfin dans un des écosystèmes bourrés de poussettes et de bébés chigneux et qu'on retrouve... l'affreuse vieille mascotte toute peluchée. Mauvais choix: la moitié des enfants de 2 ans ont peur des mascottes. Et ceux qui le tolèrent le trouvent franchement has been (nous inclus!)

Et puis quoi? Le faux tipi doit être payé depuis le temps, le livre géant aussi et l'exposition a sûrement été rentable... Alors qu'on passe à autre chose! Au pire, il doit y avoir un moyen de le modifier un peu? Caillou chez les Mohawks? On colle une couple de paquets de cigarettes sur le tipi et c'est un tout autre monde qui s'ouvre aux gamins (bon, pas très politically correct, on en convient, mais ça vaudrait le détour cette fois!)

Un spectacle marche bien? On reprend la même formule année après année! Le Planétarium fait la même chose avec Draco. Quand tu l'as vu une fois, quel est l'intérêt d'y retourner? La formule est peut-être économique mais, franchement, très nulle! Et après on dira qu'on n'amène pas assez les enfants dans les musées. À quand un musée comme le Please Touche Museum de Philadelphie... ici!

En attendant, si le Biodôme lançait l'invitation à Toupie et Binou question de jeter un zeste de folie dans cet univers un peu trop statique, à Monsieur Craquepoutte ou à Diego l'ami des animaux, on serait prêtes à faire un effort et à retourner scruter le plafond à la recherche du damné paresseux (existe-t-il vraiment celui-là?) et même consentir à s'asseoir plus de trois minutes devant l'habitat surgelé des pingouins (à moins que ce ne soit des manchots?).

Mais de grâce qu'on nous débarrasse de Caillou! Qu'il prenne la route de Québec, de Sherbrooke ou de Natasquan et qu'il aille exaspérer d'autres enfants... et d'autres parents!

dimanche 8 février 2009

Trois petits pets et puis s'en vont

On adore fouiller dans les bibliothèques de notre "grande" ville fusionnée pour découvrir des petits bijoux de livres irrévérencieux qui font crouler de rire les enfants (et arracher bien des cheveux aux bibliothèques scolaires à cause de parents trop frileux!). Mais pour aimer la lecture, encore faut-il montrer aux enfants que la lecture peut être amusante. À force de vouloir "sacraliser" la lecture, faire attention aux si précieux livres (que l'enfant n'a même plus envie d'y toucher!) et délimiter ce qui est de la bonne ou de la mauvaise lecture, on bâcle dans le réel plaisir de lire qui se transformera ensuite en amour de la lecture... Et ceux qui râlent le plus devant des livres irrévérencieux mais adorés des enfants sont les parents les plus "wanna-be" sérieux, coincés dans des apparences lourdes et ennuyeuses... Il serait temps de leur administrer une bonne dose de dérision et de folie.

Donc, voici quelques petites lectures rigolotes pour ensoleiller votre dimanche après-midi. Des livres qui - c'est garanti - feront naître des gloussements chez les petits. Dieu que ça fait du bien de constater que de tels livres existent... Ça décoince, autant les petits que les grands...


- Pétunia, la princesse des pets. Parlant de "coincés", voici une princesse constipée par son rythme de vie ennuyeux et statique qui "explose" en différents sortes de pets. Ses parents, le roi et la reine, sont catastrophés du défaut odorant de leur fille unique. C'est le fils du jardinier qui viendra à bout de cet odieux inconvénient! PÉTUNIA, LA PRINCESSE DES PETS. Par Dominique Demers, illustrations de Catherine Lepage, Dominique et compagnie.

- De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête. Pauvre petite taupe! Se réveiller avec un caca sur la caboche, ce n'est pas la joie. Elle fait le tour de la ferme pour savoir qui a eu le culot de lui faire caca dessus. Elle examine donc toutes les crottes de ses amis pour trouver le coupable et se venger de façon terrible!
DE LA PETITE TAUPE QUI VOULAIT SAVOIR QUI LUI AVAIT FAIT SUR LA TÊTE. Par Wermer Holzwarth et Wolf Elbruch, Milan.




- Crotte de nez. Jules est un petit cochon... très cochon, disons! Et Julie, une précieuse brebis qui lève le nez sur son copain (trop sale à son goût!). Jules est amoureux de la belle qui ne veut rien savoir d'un dégoûtant cochon. Un jour, le grand méchant loup ultra-propre attrape les deux enfants et les jettent dans un sac. Jules est trop heureux d'être enfin près de sa douce. Le loup voulant les manger, Jules lui propose de commencer par lui. Le loup sort le cochon du sac. Mais au moment où il veut le croquer, Jules se met un doigt dans le nez, en ressort une énorme crotte de nez et... la mange! Le loup change de couleur. Jules continue et part à l'exploration de son autre narine et en ressort une autre crotte de nez encore plus gluante. Il la mâchouille comme il faut. Et pour achever le loup, il fait un énorme pet puant. Le loup s'enfuit. Le petit cochon, rusé, prend d'abord un long bain parfumé avant d'aller délivrer sa belle Julie.
CROTTE DE NEZ. Par Alan Mets, L'école des loisirs.
Bonne lecture...!

samedi 7 février 2009

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 6)

Tu achètes un jeu de quilles en plastique tout neuf. Tu l'installes au bout du couloir. Les enfants jouent. Quinze minutes plus tard, ils ont déserté l'endroit. Tu te résignes à ramasser le tout et... tu te rends compte qu'il manque une quille. Puis, tu passes plus de 15 minutes à la chercher et... tu ne la retrouves pas!

Le syndrome des jouets perdus reste un mystère irrésolu...!

Vivement le début de l'été!

Nous voilà au début de février et à quoi pense une mère (z)imparfaite comme moi? Je réfléchis à la thématique «géniale» qui animera l'anniversaire de mes triplés qui auront 6 ans le... 19 juin prochain! (Ben oui, imparfaite comme dans: «chus folle de même!»)

Que voulez-vous, la fête des enfants est le prétexte parfait pour le rassemblement annuel combinant famille et amis. C'est le début de l'été, la fin des classes, on prend notre premier rosé, on échafaude plein de projets estivaux (dont la moitié ne se réaliseront pas) et on fait habituellement notre première saucette dans la piscine.

Et comme c'est la seule fête de l'année (un avantageux 3 pour 1 !), j'essaie d'en faire un (petit) happening!

L'an dernier, ma thématique était toute trouvée dès la fin janvier: une fête de pirates et de sirènes (combo gars/filles oblige!) Tout l'hiver, j'ai fouillé les confins du web pour dénicher des idées de décor, de jeux, de surprises. Les enfants ont été mis à contribution et la planification de la fête a alimenté bien des discussions alors que l'hiver s'étirait. Si bien qu'à la mi-mai, j'avais déjà imprimé les cartes pour la chasse au trésor. J'étais fin prête pour le Jour J, plus excitée encore que mes propres enfants (qui l'étaient déjà pas mal)!

Folle? Sans doute un peu (beaucoup!) mais pas besoin d'une psychanalyse: j'ai toujours eu des anniversaires poches! J'efface ces horribles souvenirs de ma mémoire année après année à mesure que mes enfants fêtent leur anniversaire! Et ça réchauffe nos soirées d'hiver de planifier un jour de fête associé au début de l'été.

Alors, cette année, qu'est-ce que ce sera? Une symbolique de chiffres: 6 ans, 6 amis, 6 cadeaux à 1$? Non... 666, ça ne fait pas trop winner pour une fête d'enfants!

Une fête «poils et plumes» avec tout plein d'animaux à flatter? J'en rêve! Mais je ne suis pas cinglée non plus! Pas question de monter un chapiteau et d'accueillir un zoo dans ma cour! Deux chats, deux chiens, un cochon d'Inde, un hamster et une perruche feraient l'affaire...

Un «beach party»? On vide le bac à sable autour de la piscine et on se lance des ballounes d'eau? Pas très original... Mais c'est toujours amusant de viser grand-maman par «erreur»!

Une fête de «princesses et chevaliers»? On transforme le patio en château-fort et on enferme les tannants aux oubliettes? Pas bête!

Il me reste quelques semaines (!) pour me décider mais je m'enligne pour une thématique «fête foraine»: coupons à l'entrée, pop corn, slush maison pour petits et grands (extra rhum!) et vraie machine à barbe à papa (pour les papas soucieux de montrer leur savoir-faire en toutes occasions), des jeux d'adresse, un concours d'hommes forts et un clown pour «twister» nos demandes spéciales en ballounes. Il ne manquera que le lancer de l'homme-canon! Et si on le remplaçait par le lancer des enfants tout habillés dans la piscine? Succès assuré!

Bon, ça y est! J'ai déjà hâte à l'été!

vendredi 6 février 2009

À bas les s'il vous plaît!

Assise tranquille dans la salle d'attente du dentiste pendant que MissLulus se fait réparer une molaire, je savoure ce temps béni pour me plonger dans le même roman que je traîne depuis des mois.

Humm! La paix. Tout le monde chuchotte. Je me surprends à espérer que l'"opération" soit longue.

Puis, tout à coup: cris, chignage et voix étranges. "Ahhhhhhhhhhh c'est maaaaaaaaa catapulteeeeeeeee! Wouaaaahhhh! Au secourrrrrrs!" et "Brrrrrrrr! Paf! Sclak! Je vais te tuerrrrrrr!". Auditivement, je reconnais un enfant qui exagère les actions de personnages fictifs comme un mauvais épisode de Maya l'Abeille ou tout le monde crie, hurle et se lamente en boucle. Je me dis que le parent va intervenir dans la nano-seconde qui suit. Je lève les yeux. La mère ne bronche pas. Elle-aussi plonger dans son roman! Euh? Juste le temps de me questionner que je la vois relever sa tête. "Ahh elle va intervenir! Servir un puissant "tais-toi" ou "baisse le ton" à son fils!" que je me dis, trop optimiste. Elle dépose son livre sur ses genoux, se penche vers l'avant en croisant ses mains sur ses cuisses et prend une petite voix gnan gnan pour s'adresser à son garçon d'au moins 8 ans sur le même ton que si elle parlait à un nouveau-né: "Marc-Alexandre, mon chéri, pourrais-tu s'il te plaît parler un peu plus bas?"

"Mon chéri" ??
"pourrais-tu" ??
"un peu" ??
"plus bas" ??

J'ai failli m'évanouir. Depuis quand on dit "mon chéri" quand on veut lancer un message clair? Depuis quand on ajoute un "svp" quand on chicane notre enfant? Qui suggère à son enfant qu'il peut y avoir plus d'une réponse possible avec un "pourrais-tu"? Dire "plus bas" est-ce une pseudo tactique pour ne pas entacher son estime de soi?


Voyons donc! Les parents qui ajoutent des "svp" à leur demande comme ceux qui en plus réprimandent leurs enfants à coup de "mon poussin", "mon amour" ou autres dérivés mielleux m'exaspèrent. Ça anéantit toute tentative d'asseoir une portion d'autorité. Et surtout, le tout ouvre une porte à la négociation. Et quand on veut vraiment se faire écouter, la dernière chose qu'on veut c'est se mettre à négocier... (en passant, on a emmagasiné une super tactique dans Les Parent il y a quelques semaines où à chaque mot prononcé l'heure du retour de l'ado diminuait d'un quart d'heure... Génial! Avant même de partir, à cause de sa volonté de négocier, il était déjà en retard de 30 minutes!).
Servir des "SVP", c'est quémander leur participation, espérer que pour une fois ils daignent nous écouter, s'interroger s'ils ont le temps et le désir de bien vouloir (si cela ne les embête pas trop) de se plier à notre douce demande, etc. C'est être mou, voilà tout! Ou vouloir à tout prix élever notre enfant à titre de "Petit Roi" à qui on doit envoyer des requêtes dûment remplies sous peine que le souverain ne changera pas d'un iota. Bref, comme parents, c'est d'emblée s'assurer d'une défaite. La preuve: Marc-Alexandre n'a pas bronché et il a continué à faire hurler ses personnages.
La prochaine fois, la mère devrait lui servr un clair "Baisse le ton". Marc-Alexandre n'aurait pas été traumatisé pour les années à venir et j'aurais pu finir ma lecture tranquille.

jeudi 5 février 2009

Interprétation biaisée...

Voici la preuve que les enfants exposent notre vie - à leur façon - à l'école!

"Bonjour madame Marie-Claude! Une simple précision pour ne pas que le devoir de MissLulus porte à confusion. J'aimerais clarifier un point sur son dessin. Il ne s'agit pas de moi qui effectue une danse autour d'un poteau dans un bar miteux. Je travaille chez Home Depot et j'ai expliqué à ma fille qu'on avait fait beaucoup d'argent durant la dernière tempête. Cette photo me représente lors de la vente de la dernière pelle qui restait en magasin. Merci! "

(reçu par courriel de notre amie Sonia)

Mangez des céréales et vous aurez un garçon!

Avis aux futurs papas qui souhaitent un descendant mâle: une diète riche en céréales, potassium et sel aiderait les femmes à engendrer des garçons, selon une nouvelle étude menée par des biologistes (je me permets de ne pas fournir d'efforts pour vulgariser l'étude car tout est dit ici.)

Avis aux futures mamans: si votre homme devient tout à coup attentionné et vous sert chaque matin un petit-déjeuner composé de céréales et de bananes saupoudrées de sel, vous aurez été averties par les (Z)imparfaites!

Comme moi, vous êtes sceptiques? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seules! Un statisticien britannique remet l'étude en question et l'auteur de l'étude elle-même a admis que plusieurs autres facteurs pourraient déterminer le sexe du bébé à naître (noooonnnn?)

Mais si ça peut donner de l'espoir pendant quelques mois à un futur père en quête de testostérone, pourquoi pas? Après tout, mesdames, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour un petit-déjeuner au lit?!

mercredi 4 février 2009

Le « syndrome » de la maternité tardive

Il y a plusieurs années, une collègue et moi avions développé un programme d’intervention précoce parents-poupons. Notre objectif premier était de rejoindre les jeunes mamans, souvent isolées et peu outillées dans leur nouveau rôle de parent. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir devant nous, lors de notre première couvée du programme, une majorité de participantes âgée de plus de 35 ans, pourtant bien outillées et entourées – elles avaient tout lu, s’étaient préparées depuis le jour du test de grossesse à l’arrivée de ce poupon dans leur vie – mais finalement totalement paniquées par la maternité. Leur bébé ne se retourne pas du dos au ventre à 4 mois? Elles sont prêtes à consulter un ergothérapeute pour le stimuler. À dix mois, il ne fait que du babillage? Elles ont déjà pris rendez-vous avez une orthophoniste. Et elles sont en démarche pour une évaluation du développement de la motricité globale parce que leur bébé n'a toujours pas fait ses premiers pas à un an. En six semaines avec elles, nous avions l'incroyable défi, non pas de les aider à stimuler leur enfant, mais plutôt à les accompagner pour qu'elles se mettent au diapason de leur tout-petit.

Non, ce ne sont pas toutes les mamans plus âgées qui vivent ce « syndrome » de la maternité tardive comme je l'ai affectueusement baptisé, et oui, on peut bien sûr retrouver ce phénomène chez des mamans plus jeunes. Il reste que c’est tout de même dans ce groupe d’âge, les 35 ans et plus, qu’on retrouve le plus de parents totalement hystériques face au développement et aux performances de leurs enfants. Et je suis certaine que ce sont en majorité les enfants de ces parents qui remplissent ces « fabriques des surdoués » malheureusement de plus en plus en demande dans les milieux de garde. La proportion des nouvelles mamans de plus de 35 ans est de plus en plus élevée, leur nombre ayant triplé entre 1987 et 2005. C'est donc dire qu'on en croise de plus en plus dans notre quotidien. Et j'avoue que l'impact chez les enfants concernés me fait peur...

Heureusement, malgré l’arrivée de la maternité tardivement dans ma vie (je suis devenue maman pour la première fois à 35 ans, j'ai eu le deuxième à 37), je n’ai pas été atteinte de ce syndrome et j’en suis bien soulagée. Pour mes enfants surtout. Oui, j’ai vécu de l’insécurité les premières semaines, les premiers mois, surtout à ma première, mais tout de même, j’ai toujours eu à cœur de les laisser se développer à leur propre rythme. Et surtout de ne pas vouloir en faire de petites machines plus performantes que celle du voisin…

Aux yeux de ces mamans de ma "tranche d'âge", je dois passer pour une mère dénaturée et totalement insouciante du développement optimal de ses enfants. Mais je m'en fous! Parce je trouve cela drôlement plus enrichissant de ralentir le rythme pour me mettre au niveau de mes enfants plutôt que d'accélérer le leur pour les faire grandir trop vite. Et je pense sincèrement que bien des parents auraient avantage en faire autant, tant pour leur propre équilibre mental que celui de leur progéniture!


(Z) Imparfaite invitée : So

mardi 3 février 2009

Dans tes rêves, oui!

Lu aujourd'hui sur le blogue de Sophie Durocher:

«A-t-on vraiment besoin de réduire du brocoli en purée pour le cacher dans des muffins pour réussir faire manger des légumes aux enfants?

Des légumes avec de l’huile de l’olive, passés au four. Des légumes gratinés. Des légumes rôtis avec du thym et du romarin. Des soupes minestrone avec des gros morceaux rigolos. Il me semble que les possibilités sont infinies de faire manger des légumes aux enfants sans que ça soit une punition.»

«Des soupes minestrone avec des gros morceaux rigolos»? Ai-je bien lu? Qui a déjà fait des soupes avec des morceaux de légumes rigolos? Je ne sais pas pour vos enfants, mais les miens ont peu d'humour en ce qui concerne les légumes crucifères. Et pourquoi perdrait-on notre temps à couper des morceaux de légumes «rigolos» pour faire une soupe quand on peut tout réduire en purée et faire un beau potage contenant la même quantité de légumes? Et quel est le problème avec la purée de légumes dans les muffins? Est-ce vraiment une punition? À mes yeux, c'est plutôt de la fine stratégie de mères d'expérience!

Personnellement, j'aurais beau arroser le plus beau brocoli bio à l'huile de truffe et le découper en forme de Dora l'exploratrice, je n'arriverais pas à le faire avaler à Lili alors que Momo peut manger une casserole complète de brocoli sans beurre sans sel ni rien tel qu'elle le préfère (la preuve a encore été faite hier soir au souper!). Mes enfants mangeaient des épinards et du foie de veau et en redemandaient avidement avant que se pointe leur Terrible Two mais ce temps est révolu! Il vient un âge où refuser des légumes est une manière de s'affirmer, c'est un passage obligé.

De toute évidence, Madame Durocher n'a pas reçu sa première bouchée de chou de Bruxelles au visage!

Overdose de casse-têtes!

Voilà une semaine que Lili a commencé sa convalescence à la maison. Plâtrée du torse à la cheville, ma cocotte peut enfin se laisser aller à son passe-temps préféré: faire des maudits casse-têtes! Mais comme elle est couchée sur le dos dans une improbable position pour puzzler, qui doit faire les %*%$?$% de casse-têtes à sa place? Qui doit trouver où va le %*&*% de morceau qu'elle me tend innocemment de sa petite main? Qui doit recommencer jour après jour les mêmes 16 maudits casse-têtes?

M-O-I !

Parce que tout le monde sait que Lili aime les casse-têtes, tout le monde a eu la brillante idée d'en apporter un (ou deux... ou trois!) à la petite convalescente. Et même si ma haine des casse-têtes est de notoriété publique, ça, de toute évidence, tout le monde s'en fout!

Et chaque fois que Lili me supplie de faire un casse-tête avec elle, je me demande qui peut bien prendre son pied en puzzlant?! Quel est le profil génétique des adultes consentants à faire des puzzles? Quel plaisir retire-t-on à reconstruire une image insignifiante découpée en petits morceaux? QUI a inventé ces objets de torture? Et quand je vois des boîtes de 1000 pièces et plus au magasin, je manque à tout coup de défaillir!

Alors quand elle voit que je deviens livide et amorphe à force de refaire les mêmes casse-têtes, Lili me propose son autre activité préférée: faire de la pâte à modeler!

Le problème: j'haïs tout autant faire de la pâte à modeler! Et je me retrouve toujours avec une motte collée sous ma chaussette... Et, dites-moi, c'est quoi l'idée de faire de faux biscuits quand on peut en faire des vrais... qui se mangent en plus?!

Du coloriage alors? Ahhhh! Vade retro les crayons de cire!! Ça pue et je suis toujours pognée pour gosser avec le ti-maudit papier. J'en retire toujours trop et le crayon se retrouve tout nu et casse en 30 secondes, immanquablement!

Le jeu des abeilles? Noooonnnnn! Ça prend un temps fou pour aligner les feuilles dans les petits trous alors que le but c'est de les enlever rapidement ensuite... et c'est sans cesse à recommencer!

Les minuscules perles à enfiler, la peinture au doigt, les modèles à coller, les jeux de mémoire, l'interminable Monopoly... Quelle activité insupportable classez-vous dans la catégorie «don de soi» quand vous offrez du «temps de qualité» (!) à vos enfants?

lundi 2 février 2009

SOS Sujets


J'ai tout prévu: j'ai stocké du lait dans le congélateur, je me suis assurée que mon chum allait rester à la maison, j'ai envoyé le courriel aux amis, j'ai même pensé à ce que je pourrais porter. Mon premier 5 à 7 - avec alcool s'il vous plaît - depuis mon accouchement a été minutieusement planifié.

À un détail près.

Je ne sais pas de quoi je vais parler.

Dans mon cercle d'amis, personne n'a d'enfants. Je suis la première à procréer. Impossible d'avoir une conversation bébé-fait-ses-nuits-elle-fait-des-sourires-depuis-deux-semaines-et-toi-ça-se-passe-comment avec quiconque. De toute manière, je sors pour décrocher, je vais tenter de ne pas parler bébé.

Mais je vais parler de quoi alors? Ça fait deux mois que ma vie tourne autour de ma fille. Je sors, je ne m'ennuie pas, mais tout converge vers ce centre d'attraction.

Parler d'actualité? Je sais qu'Obama est président, mais sinon, niet. La Presse du samedi me dure toute une semaine, c'est vous dire. Et c'est pas Salut Bonjour qui m'informe.

Pas de potins de travail à rapporter, pas de sorties dans les bars à raconter, pas de film vu au cinéma à critiquer, pas de nouveau resto à recommander.

De quoi vais-je parler?

Au fait, je vous ai dit que mon bébé a dormi 8 heures de suite la semaine dernière?

dimanche 1 février 2009

Merde, c'est de l'art!

«C'est l'événement "artistique" de la rentrée», pouvait-on lire il y a quelques semaines dans La Presse. La Galerie de l'UQAM a mis la main sur Cloaca No. 5, une création de l'artiste belge multidisciplinaire Wim Delvoye. L'«oeuvre» a même attiré 650 personnes lors du vernissage! Pour une expo «marginale» en arts visuels, ça fait beaucoup de monde!

Qu'est-ce que Cloaca No. 5? Il s'agit d'une machine reproduisant notre système digestif. En clair: une «machine à caca»! On la bourre de nourriture et celle-ci ressort à l'autre bout sous forme d'excréments, odeur incluse!

Impressionnant, n'est-ce pas? Pas vraiment!

Quiconque a une table à langer a déjà vu une «machine à caca» à l'oeuvre!

Avoir su que la merde attirait autant l'intelligentsia montréalaise, on aurait organisé des visites guidées... et déposé une demande de bourse au Conseil des arts!

***

P.S: Pour ceux et celles qui n'ont jamais mis les mains dedans, la machine est en fonction jusqu'au 14 février.

La maternité simplifiée

Quel blogue le chroniqueur techno Pascal Forget du Journal de Montréal suggérait-il hier pour relaxer? Quel blogue trouve-t-il rigolo, sympathique et rafraîchissant? Quel blogue trouve-t-il absurde et déculpabilisant, même pour lui qui n'a pas d'enfant?

Ben oui, vos (Z)imparfaites préférées!


C'est bien la seule chose qui nous ferait acheter le Journal de Montréal en période de lock-out! (... et ce n'est surtout pas Richard Martineau qui va réussir à nous convaincre!)

samedi 31 janvier 2009

Période sombre la grossesse?

Ça existe! Ça arrive! Les neuf mois de la grossesse ne sont pas qu'un gros nuage rose. Parfois, on subit la grossesse comme un mal nécessaire pour devenir maman. Le rêve devient un cauchemar et on n'a vite personne à qui en parler.

On a chacune nos histoires à raconter là-dessus. Mais ce qui fait du bien, c'est qu'on note un mouvement au Québec où on semble enfin ne pas constamment jeter du rose sur les sujets touchant la maternité. Dire "J'ai détesté être enceinte" relève d'un aussi grand défi que d'avouer ne pas avoir allaité ou avoir planifié l'épidurale. Être (Z)imparfaite, c'est refuser de se mettre la tête dans le sable et arrêter d'avoir honte ou se sentir coupable! Il n'y aura jamais trop de messages en ce sens!

Chapeau au Elle Québec!

vendredi 30 janvier 2009

TAG! Espace de travail

Nous avons été taguées par Anne Marie et puisqu'elle a fait preuve d'une humilité sans nom en dévoilant son espace de travail, nous avons décidé de nous plier à sa demande.

Voici donc nos «inspirants» espaces de travail, dans l'état où il se trouvaient lorsque nous avons pris connaissance du tag.

Chez Nancy:




Chez Nadine:
On n'est pas des (Z) imparfaites pour rien... Et ce n'est rien comparé aux portes surencombrées de nos frigos respectifs!

«Élever un enfant, mais combien haut?»

C'est la question que se pose la chroniqueure Josée Blanchette aujourd'hui dans Le Devoir. Et sa réponse mérite qu'on s'y attarde.

Comme nous, elle a décidé de lâcher prise devant l'inatteignable perfection maternelle et son seul but: modeler de petits génies. «J'ai lu tous les maudits spécialistes, les super nanies et les psys sur la question de son délicat développement moteur, cognitif et affectif. Jusqu'au jour où j'ai balancé mon «projet». Basta! J'étais à deux doigts de me bouffer les huit autres.», dit-elle, se posant mille questions sur cette génération surstimulée, surprotégée, surcontrôlée et poussée dès la naissance au maximum de ses capacités.

À vouloir faire de nos enfants des génies à tout prix, ne risque-t-on pas d'en faire des angoissés chroniques? «Ce surinvestissement parental en dit long surtout sur la vanité des parents, justement, qui ont placé les enfants au centre de leur vie, de leur nombril, et qui s'attendent à être récompensés pour les lourds sacrifices qu'ils concèdent.», dit-elle.

Et si on en profitait pour se rappeler quelques mots-clés liés à l'enfance: jeu, découvertes, curiosité, plaisir, essais/erreurs et apprentissage. À chacun son rythme et à chacun ses limites!

De toute évidence, «elle est des nôôôtres!» (air connu)

jeudi 29 janvier 2009

Au chocolat, bien sûr!


MissLulus a une fixation sur le chocolat dans les muffins. TOUT muffin doit contenir du chocolat autrement, elle lève le nez. Ou encore elle invoque un léger mal de ventre soudain (et très très passager!). Les muffins chez "grand-mère" sont toujours meilleurs. POurtant, on a la même foutue recette de muffins aux bananes. Alors où est la différence? Les pépites de chocolat! On ne parle pas ici de bourrer les muffins de choco. Non, quelques petites pépites suffisent!


Tu veux du chocolat, ma MissLulus... tu en auras!


Gnac gnac gnac! Ma solution? Sur n'importe quel muffin, je dispose minutieusement quelques "chipits" surle chapeau du muffin avant la cuisson. L'illusion est parfaite. Comme elle connaît aussi la boîte de cacao, je la sors invariablement chaque fois que je cuisine des gâteaux ou muffins. Et quand MissLulus a le dos tourné, je troque le cacao contre une bonne 1/2 tasse de graines de lin moulues qui sont (oh!) de la même couleur! Avec quelques pépites ou une pastille sur le dessus, elle n'y voit que du feu. Je peux même lui refiler sans sourcillement des muffins avec de la purée de carottes!


Alors, qu'est-ce qui cuit dans mon four? On répète toutes: des muffins au CHOCOLAT!

mercredi 28 janvier 2009

Pas sept, huit d'un coup!

Je n'ose imaginer le tour de taille ni l'étendue des vergetures que gardera en souvenir cette courageuse maman californienne qui pensait en porter sept, jusqu'à ce que huit bébés se pointent le nez, lundi, après une césarienne (bien sûr!) réalisée devant 46 personnes. Les octuplés sont nés à 30 semaines de grossesse. Wow! Et moi qui n'ai pas pu faire mieux que 29 semaines avec des triplés... Et devant seulement 27 membres du personnel médical de l'hôpital Sainte-Justine...

Alors je salue bien bas la future imparfaite. Eh oui! Même si la nouvelle maman semble remplie de bonnes intentions (croyez-le ou non, elle souhaite allaiter!), elle va rapidement se rendre compte qu'il est humainement impossible de s'occuper de huit poupons tout chauds en respectant à la lettre son «Mieux vivre» version US.

J'espère seulement qu'elle ne tombera pas sur une militante pro-allaitement sans jugement qui lui dira qu'allaiter est le mieux qu'elle puisse faire pour ses bébés qu'elle n'a pas pu «rendre à terme». On me l'a répété à quelques reprises celle-là! Vérification faite, c'est bel et bien inscrit dans le Mieux vivre, au chapitre «Chantage émotif pour nouvelles mères éprouvant de la culpabilité».

Et j'espère qu'on ne lui collera pas une «marraine d'allaitement d'octuplés» (4 marraines d'allaitement de jumeaux?) aux fesses. S'il y a des marraines d'allaitement de triplés et de quadruplés pour soutenir les nouvelles mères face au «défi de l'allaitement d'enfants multiples», pourquoi pas? (S'cusez mais j'en reviens toujours pas, 5 ans plus tard, que des mères de triplés se tuent à allaiter puis à convaincre les autres d'allaiter alors qu'il y a tant d'heures de sommeil à rattraper!)

Pour l'instant, la portée de six garçons et deux filles a été prénommée A, B, C, D, E, F, G et H, les parents n'ayant pas encore trouvé les prénoms. Auraient-ils besoin de nos suggestions?

Et avec six garçons affamés (ça n'est jamais rassasié un gars, non?) une chose est sûre: si elle ne se trouve pas sept autres paires de bras pour l'aider 24 heures sur 24, ça va brailler en continue dans la chaumière! Je lui refile mon truc: collectionner les toutous de toutes tailles afin d'en avoir assez pour les empiler de manière à ce qu'ils servent de nounous et tiennent les biberons des nourrissons. (Il faut bien avoir les mains libres pour leur faire faire leurs rots à tour de rôle à ces petits!) Et écouter de la musique classique à plein volume nuit et jour. Ça enterre les pleurs et ça aide à rester zen!

Et pour avoir une idée de ce qui l'attend dans quelques années, je lui souhaite de trouver le temps de suivre attentivement la série-culte de tout parent de multiples: Jon & Kate Plus 8 sur TLC (ou en ligne). Cette série suit les tribulations d'une famille qui cumule les imperfections et cultive l'humour en toutes situations depuis la naissance de leurs sextuplés... venus s'ajouter à des jumelles à peine plus âgées.

Jetez-y un oeil! Ça va devrait vous requinquer si vous réussissez à vous plaindre avec seulement un... ou deux enfants sur les bras!

mardi 27 janvier 2009

Conseils de soeur


Ma soeur est passée par les affres de la maternité avant moi. Grâce à ses judicieux conseils, elle a fait de moi une maman beaucoup plus avertie. En voici trois. Sentez-vous bien libre de les propager aux nouvelles mamans...

#1: «Ne jamais espérer qu'un bébé dorme»

Celui-là, je l'ai entendu maintes fois de la bouche de ma soeur à propos de ses deux fils. Je constate aujourd'hui toute la véracité de cette phrase. C'est un après-midi gris, bébé tombe endormi dans mes bras. Je la dépose tranquillement dans son lit, puis je vais m'étendre sur le mien. Ahhhhhh. Je sombre lentement dans le sommeil.

Cinq petite minutes plus tard, des pleurs retentissent. La voix de ma soeur résonne dans ma tête. «Ne jamais espérer qu'un bébé dorme.» Si on n'oublie pas cette phrase, on s'évite beaucoup de déceptions.

#2: «Fourre-lui dans la bouche»

Ce conseil s'applique aussi bien au sein qu'à la suce. Avant d'accoucher, alors que je partageais avec ma soeur mes craintes face à l'allaitement, elle m'a expliqué qu'il ne fallait pas «offrir» le sein au bébé, mais bien lui «fourrer dans la bouche» pour qu'il le prenne. Et vous savez quoi? Ça marche.

Même chose pour la suce. Bébé fait une face de dégoût et repousse l'objet avec sa langue? «N'aie pas peur de lui fourrer dans la bouche», m'a dit ma soeur. Et vous savez quoi? Ça marche.

#3: «Couche-moi ça sur le ventre»

À elle-seule, ma soeur est en train de défaire des années de prévention faites par les médecins. Alors qu'ils s'époumonent à dire aux nouvelles mamans de NE PAS coucher les bébés sur le ventre, sous peine de mort subite du nourrisson, ma soeur passe derrière eux et conseille à toutes les nouvelles mamans de coucher leurs bébés sur le ventre. «Ça dort ben mieux de même.» Et toute nouvelle maman le sait, le sommeil, ça n'a pas de prix.

Et vous, quels précieux conseils avez-vous à partager?


(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

lundi 26 janvier 2009

Et maintenant, je souffre de nanophobie!

Me voici de retour après une semaine dans mon tout-inclus chez les Shriners. Surprise! La bouffe était meilleure que prévu (un chef méditerranéen, rien de moins!). Je finissais tous les plats de Lili rendue nauséeuse par une épidurale de 3 jours. «Peut-on la prolonger d'une journée, y'a de la ratatouille au menu demain?», me suis-je tout de même abstenue de dire non sans y avoir pensé...

Cet hôpital est vraiment génial! Ça vaut quasiment la peine de subir de multiples fractures ouvertes juste pour aller y faire un tour! Pensez-y la prochaine fois que Junior sera trop téméraire dans les modules de jeux au parc...

Et il y a plus d'éducatrices au pied carré pour distraire les enfants qu'il y a d'infirmières. Tout le plaisir d'une halte-garderie mais avec des enfants immobilisés par leur plâtre! Un fantasme absolu!

Mais, comme rien n'est jamais parfait en ce bas monde, il a fallu que ce séjour prolongé soit marqué par la présence surréaliste d'une petite naine fatigante qui, par une série de malencontreux hasards, se retrouvaient partout où Lili et moi mettions les pieds/roues. Tel le mystérieux nain dans Twin Peaks, la petite naine (ce n'est pas un pléonasme, je parle ici d'une enfant naine) m'apparaissait partout et surtout, venait roder autour du poste des infirmières (devant notre chambre) à partir de 21h et parlait, riait, criait, chialait et monologuait à tue-tête (en anglais) jusqu'à 23 heures. Elle menait chaque soir un boucan inversement proportionnel à sa taille. Je vous épargne les injures et tous les mauvais jeux de mots «nanistes» qui me venaient à l'esprit quand je tentais de m'endormir dans mon «confortable» fauteuil-lit trop court pour mes 5 pieds 6 pouces...

J'étais déjà une gérontophobe assumée, me voilà maintenant nanophobe! Enfin, j'imagine que ça s'appelle ainsi. Je n'ai pas le courage de Googler ça... au cas où je tomberais encore sur elle!

***

En prime, voici deux embarrassantes citations post-opératoires:

> En salle de réveil, TriplePapa, ému, est penché sur Lili qui ouvre les yeux tranquillement. La petite marmonne ses premiers mots -malheureusement- suffisamment audibles pour que l'infirmière les comprennent: «Papa, tu pues de la bouche!»

> L'infirmière préférée de Lili vient nous annoncer que nous pouvons sortir de l'hôpital le lendemain. Je dis à Lili que c'est donc la dernière fois qu'elle va voir sa Loulou adorée et la petite répond, cinglante: «Bonne affaire! J'suis tannée qu'elle me touche celle-là!» Devant la-dite infirmière, bien sûr...

dimanche 25 janvier 2009

On est quelques millions, faut se parler!

Avis aux publicitaires, le jingle de la Labatt 50 pourrait être repris presqu'intégralement pour une campagne visant à combattre la dépression post-partum. En effet, il parait que les mères qui discutent entre elles sont moins susceptibles de sombrer dans un baby-clash.

Chantons en choeur! Euh... parlons en coeur! Et entre (Z)imparfaites, c'est encore mieux! Au fait, on en profite pour vous dire que vos commentaires et vos imparfaititudes partagés sont bien appréciés! Nous aussi on se sent moins seules!

samedi 24 janvier 2009

Quand je serai grande, je veux être...

Au souper, l'autre soir, Lolo nous fait part de ses acquis géopolitiques de niveau maternelle: «L'Italie, c'est le pays de la pizza!»

Momo: «Aaahh, j'aime pas ça, moi la pizza... J'aime mieux les pâtes!»

- Ça tombe bien! C'est aussi le pays des pâtes, que je réponds à ma pasta girl. Et le pays des gelato, que j'ajoute à l'intention de Lili, fana de crème glacée.

Lolo: «Alors on peut y aller en vacances l'été prochain? Ça c'est une bonne idée, hein maman?»

- Euh.. Il faut beaucoup de sous pour aller en Italie. Et si vous voulez allez à Walt Disney avant votre puberté, il faudrait aller moins loin en vacances l'été prochain...

Momo: «Aaahh, on n'a jamais assez de sous!! Chus tannée d'être pauvre! Moi, plus tard, je sais que ce je vais faire... je vais être riche!»

- Ah oui?!! Et qu'est-ce que tu comptes faire comme travail pour être riche, jeune fille?

«Pas journaliste, en tout cas!», m'a répondu ma fille (de 5 ans pas 12!) avec un petit air de dédain condescendant en ma direction.

Et vlan dans les dents de maman la pôvre-journaliste-sans-le-sou!

vendredi 23 janvier 2009

Le film culte d'hier... demain!


Même s'il n'avait rien de politically correct - et c'est probablement pourquoi on l'a tant aimé - avec la construction d'un fort ("Oh il pourrait s'écrouler sur les enfants"), l'affrontement entre deux clans ("les bons et les méchants: voyons on ne dit pas cela ainsi"), la persécution des petits ("Injustice!") ou du Chinois ("Raciste!"), la violence ("La guerre, la guerre: c'est pas une raison pour se faire mal"), la mort du gros chien gentil ("Je le savais que ce n'était pas une bonne idée un fort. C'est dangereux!") et les nombreuse mauvaises idées ("Voyons! Où t'as pris l'idée de mettre de la peinture dans les boules de neige), La Guerre des tuques est un classique de bon nombre de (Z)imparfaites. Qui n'a pas pleuré? Avouez! Qui a le coeur en jello quand les répliques "T'as de la neige sur l'épaule, t'as un trou dans ta mitaine"? C'est le temps des aveux juste avant le weekend!


Trop nostalgiques? Vous pouvez aller louer le film ou encore courir sur le Mont-Royal demain et sauter les deux pieds dans votre film culte.


Et question wuizz pour les fans: comment a-t-on traduit le titre du film en anglais? On s'en reparle demain. Bon weekend!


Gens bien intentionnés : s.v.p. s'abstenir!

Je lisais dans la chronique Coin de paradis du dernier magazine Enfants Québec, l'histoire d'une toute nouvelle maman, dont le petit s'était mis à chigner sur les genoux de sa grand-maman durant une fête de famille. Lorsqu'elle s'était levée pour le prendre des bras de sa belle-mère en disant qu'elle tenterait de l'endormir, la grand-maman s'est détournée en affirmant haut et fort que ce bébé-là n'avait pas l'air fatigué du tout.

Combien d'histoires semblables ai-je entendues de la bouche de nouvelles mamans, qui avait besoin de tout sauf de se faire sentir incompétentes à décoder les besoins de leur enfant? Beaucoup! Et pourtant, si on avait questionné les personnes qui les ont remis en question, aucune d'entre elles n'était mal intentionnée, j'en suis certaine.

Mais ce sont ces petits commentaires, ces "Laisse, je vais le calmer moi..." ou encore "Tu devrais le mettre au coin!" entendus au fil des premiers mois et premières années comme parent qui nous démoralisent. Qui nous font sentir mauvaises mamans, minent notre confiance, nous font nous questionner sur nos façons de faire. De là survient le besoin de consulter une quantité incroyable de bouquins pour tenter de valider ce que nous croyions être la bonne chose pour notre enfant au départ. Et c'est là malheureusement qu'on perd peu à peu contact avec notre instinct de maman... qu'on croyait pourtant si fort. Et c'est dommage...

Alors mamans d'expérience, grands-parents bien intentionnés, voisins ou inconnus croisés sur la rue au moment d'une crise monumentale d'un petit bébé incapable de s'endormir ou un plus vieux en pleine phase d'affirmation, s.v.p., abstenez-vous de commenter et d'intervenir (à moins qu'on vous sollicite, bien sûr!). C'est pour la préservation de l'instinct maternel qu'on vous le demande!

p.s.: Oui, oui, on apprend par essais-erreurs, on le sait! Et c'est très bien ainsi!

(Z) Imparfaite invitée: So

jeudi 22 janvier 2009

Bébé câblé


La scène se passe un vendredi soir. Mon chum est sorti, j'allaite bébé sur le divan en pitonnant à la télé. Radio-Canada passe un film que j'ai déjà vu, je me retrouve à TVA et commence à regarder un reportage à J.E. Ce n'est pas passionnant, mais c'est mieux que rien.

Dix minutes plus tard, J.E. passe soudainement au noir et blanc. Je change de poste, reviens à TVA. Rien à faire. Michel Jean est toujours noir et blanc. J'endure, jusqu'à ce que ça empire quelques minutes plus tard. NO SIGNAL, me dit ma télé, qui refuse de retransmettre quoi que ce soit provenant de TVA. Black out total.

Bon, c'est quoi le problème? Je me résigne à aller voir ce qui passe à Télé-Québec. Au programme en ce vendredi soir: de la neige avec des voix que l'on discerne à peine.

Bébé tête toujours avec un bonheur évident, moi j'enrage. Il faudrait aller bouger l'antenne de télé pour que je puisse capter TVA comme il faut et avoir espoir de voir ce que diffuse Télé-Québec. Pourtant, je n'habite pas au fin fond d'un rang de campagne. Je suis à Montréal, sur l'île, à moins de dix kilomètres des antennes des principaux diffuseurs. Et mes oreilles de lapin ne suffisent pas!

Je dois me rendre à l'évidence: même si je vis en appartement depuis neuf ans sans le câble et que je m'en portais très bien jusqu'ici, cette époque est finie. Vidéotron pourra très bientôt me compter au nombre de ses clientes.

Mais je ne rends pas les armes pour autant. Je m'engage à militer pour que les femmes en congé de maternité obtiennent gratuitement un abonnement au câble. Parce que laisser une mère confinée à la maison par -30 degrés celsius regarder Shopping TVA, ce n'est pas humain.

Un bébé, ça doit être câblé. Tous avec moi: so, so, so, solidarité!

(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

mercredi 21 janvier 2009

J'haïs les piscines


J'haïs les piscines. Et j'en ai une dans ma cour. Elle était là avant mon arrivée autrement elle n'aurait jamais poussé, je vous le jure. J'ai la phobie que les enfants y tombent... malgré les deux barrières réelles et celle psychologique (une jardinière de fleurs "ô combien piquantes, carnivores - et ayant un goût féroce pour la chair fraîche d'enfant - et vénéneuses!" que je répète aux enfants dès les premiers beaux jours d'été!). J'essaie de les convaincre que la mini-piscine en forme de tortue est tout aussi intérssante... sans grand succès! Et puis, j'haïs les piscines car c'est un endroit de plus où faire le ménage et le nettoyage.


Pour ajouter à mon angoisse, mes enfants aiment l'eau. Ils n'auraient pas pu ne pas tolérer y mettre le pied... comme moi? Mais non! "On peut se baigner?" est leur ritournelle estivale! Même JeuneHomme pratique ses plongeons durant l'hiver dans notre baignoire. La tête sous l'eau, les yeux grands ouverts: j'ai engendré un émule de Jacques Cousteau.


Bref, j'haïs les piscines. Mais pour me rassurer, je fais prendre aux petits dès leurs premiers mois des cours de natation (pour lesquels je fais le pied de grue à la piscine municipale pour m'assurer qu'ils aient une place). Peut-être que s'ils savent bien nager, ça va éliminer quelques uns de mes cauchemars. Reste que même devant ce bébé qui se sauve lui-même de la noyade je reste méfiante. Je continue de rêver de perforer incognito le fond de la piscine question de dormir en paix... dans un sous-sol complètement innondé. Que faire? Il faut que je vous laisse... c'est le cours de natation!

mardi 20 janvier 2009

Une semaine dans un tout-inclus

C'est la saison du tout-inclus et, pour une fois, moi aussi j'en profite!

Une semaine à me plonger dans un bon livre, à lire les journaux et les revues, à me taper les deux premières saisons de Six Feet Under... Wow! Ça fait 6 ans que je n'ai pas eu autant de temps pour moi!

Mais bon, ce n'est pas tout à fait le paradis non plus. Je ne serai pas dans le sud au bord de la mer mais dans la neige et le froid à la montagne. Et, comme dans tout bon tout-inclus, la bouffe risque d'être fade. Et puis je vais sans doute devoir jaser avec quelques voisins fatigants et trouver que les activités sont un peu en-deça de mes attentes...

Normal, je passe la semaine à l'hôpital. Au Shriners, sur le mont Royal. Le top du top hospitalier, semble-t-il. Lili a été appelée pour sa chirurgie à la hanche. Pour ma puce, c'est au moins six semaines de convalescence, plâtrée des aisselles jusqu'aux chevilles. Pour moi, c'est des heures de silence, des siestes et, surtout, du temps! J'ai beau avoir le coeur serré pour ma fille, je ne peux m'empêcher d'être heureuse de prendre ce temps d'arrêt après six ans d'essoufflement depuis la naissance de mes triplés.

Et un jour, je me retrouverai dans un vrai tout-inclus avec ma Lili et... on en profitera pleinement!

lundi 19 janvier 2009

Et quoi encore?


Hier matin, j'ai retrouvé MissLulus assise devant la télé en train de visionner le DVD de l'échographie 3D que j'avais fait alors enceinte de son frère. Le même malaise m'envahit.


Je n'ai pas aimé l'expérience. Oui! J'ai pu voir mon petit bonhomme avant son arrivée dans le monde! Oui! J'ai pu voir son profil et même imaginé ses futures ressemblances. Oui! La science fait de beaux progrès. Mais pendant qu'on promenait la sonde graisseuse sur mon ventre, un malaise m'avait assomé. Je dérangeais peut-être JeuneHomme? Et pourquoi j'avais besoin de le voir tandis que je le sentais si bien bouger? C'était presque du délire. J'avais eu mon écho de mi-grossesse m'assurant que JeuneHomme allait bien. J'avais même eu deux autres échos au tout début de ma grossesse pour suivre l'évolution d'un décollement placentaire qui m'avait fait craindre le pire.

Pourquoi une écho 3D? Parce qu'on veut satisfaire notre côté voyeur? Parce qu'on n'est plus capable d'attendre? Parce qu'on veut s'assurer qu'on peut peinturer la chambre en rose sans avoir à repeindre en bleu à la naissance? Je ne le referais pas. On devient fous avec ces gadgets qui nous permet de sonder les profondeurs de notre utérus. Certaines vont même jusqu'à s'acheter un doppler pour écouter, comme une berceuse, le coeur de leur enfant... (ça se vend chez Toysrus à 30$). Et là, sachez que l'échographie 4D fait son apparition! 4 dimensions??!? Euh....

Si on se gardait ces neuf mois de grossesse pour imaginer tranquillement notre bébé sans pousser trop loin notre curiosité?


dimanche 18 janvier 2009

C'est qui la dinde?

Voici une mère parfaite comme il ne s'en fait plus! Une Britannique de 36 ans a donné naissance à son fils à 7h43 le matin de Noël et cinq heures plus tard, elle préparait le souper du réveillon!

Même si son mari et ses deux filles avaient proposé de reporter le souper familial au Boxing Day, Karen Holmes (appelons-la gentiment «la folle») a décidé de tout prendre en main et de se mettre aux fourneaux.

Pire, elle a même fait part de son «exploit» au Daily Mail, photos (et cernes!) à l'appui!

«J e l'ai aidé un ti-peu», confesse le père à la toute fin de l'article. Bravo! Et bonne chance! La vie ne doit pas être de tout repos avec cette douce moitié (trop) motivée!

samedi 17 janvier 2009

La fin d'une belle amitié

La semaine s'est terminée sur une note moins angoissante qu'elle a débuté: Momo s'est chicanée avec C. son amie-chipie-voisine! Onnnnhhhh.....

Voici ses explications (mot-à-mot):

«Je l'aime plus. C'est plus mon amie. William (son ex-amoureux) l'a trouve plus belle que moi. Voyons donc, ses cheveux sont laids! Elle a l'air d'avoir une perruque! En plus, elle a des petits boutons rouges sur les joues et son nez est blanc! Pis elle veut toujours jouer aux poupées et elle veut toujours que je joue avec elle. Moi, je veux faire d'autres ateliers alors je lui ai dit: "C'est mon corps, je fais ce que je veux!"»

- Ok, ok! C'est bon! (plus de doutes, j'ai définitivement engendré une mini-bitch...)

«En plus, C. m'a dit que quand elle va chez des amis, elle vole toujours un petit quelque chose!», a-t-elle cru bon d'ajouter pour l'achever.

Momo et C. vont sans doute redevenir les meilleures amies du monde dans une semaine mais en attendant... qui va plier mes débarbouillettes?!

vendredi 16 janvier 2009

Mon amie la télé


Il s'agit qu'on interdise pour que l'effet d'attraction s'opère à plein régime. Enceinte de MissLulus, je nous imaginais une vie sans télé (si dommageable pour ses yeux et son cerveau, son développement et son imaginaire, et quoi encore...). On irait jouer dehors, on lirait des tas de livres, on ferait des murales, on aurait un musée de nos bricolages, etc. La vie idyllique, quoi! Pareille comme dans les magazines.


Puis, un vent de lucidité m'a fouetté. La télé? Ouain pis? Elle est ouverte en quasi permanence chez nous. On regarde les nouvelles, un téléroman, une télé-réalité, on s'époumonne devant un quizz, on suit le hockey. Mais on l'éteint facilement aussi. On évolue autour sans qu'elle prenne toute la place. Pourquoi changer? Bien sûr, je ne parle pas de stationner les enfants jour et nuit devant le petit écran. Mais à force d'interdire, d'éteindre le monstre (euh la télé) ou de nous donner un mode d'emploi en 8 étapes pour en retirer que les bienfaits éducatifs, on finit par créer l'effet inverse. Quand on l'ouvre, les enfants restent collés après sans mince possibilité de les faire décrocher. Et puis, comme l'a déjà si bien résumé Jean-René Dufort, alors qu'il était nouvellement papa: "Nemo, c'est du break en cassette!". Comme BabyEinstein qui m'a permis de prendre ma douche tous les jours alors que les enfants étaient petits! Et même si des pédiatres américains pensent que les montages rapides et les enchaînements de couleurs, de sons et delumières clignotantes qui ont fait la renommée de BabyEinstein stimulerait beaucoup trop les tout-petits, je continuerai à vanter les mérites de ces émission. Et du coup faudrait voir ce qu'on veut. "Trop stimulés": est-ce qu'on serait mieux de leur montrer des insipides Télétubbies, passés maîtres en radotage, réveiller le vieux Saturnin, Kiri le Clown, l'affreux Barney? Non vraiment, je ne pense pas que regarder un dragon gigoter sur un écran va abîmer les yeux et le cerveau de mon poupon de 9 mois. Et du coup, je peux me laver la tignasse! Comment aurais-je pu m'en passer?


On interdit tellement (sur tout et sur rien) qu'on leur donne l'impression que c'est absolument extraordinaire. Comme le plat de chip. Ou le chocolat. Une connaissance refusait net toutes formes de "cochonneries" à ses enfants. Rien. Niet. Pire, les parents s'empiffraient, mais interdisaient la sucrerie aux petits. Quand ces enfants le pouvaient (en visite ou pour une occasion très très très spéciale), ils en mangeaient à se rendre malade. Des goinfres sans fond. Et quand ils ont enfin pu se rendre au dépanneur, ils dépensaient leurs maigres sous en "cochonneries". Si on ne s'évanouit pas devant une poignée de chips ou si on ne part pas dans un laïus épouvantable sur la nocivité des jujubes, on "banalise" le tout et les enfants y sont spontanément moins intéressés. Lois étranges quand même: "plus on leur donne le droit, moins ils sont intéressés" ou "plus on interdit, plus ils sont intéressés".


MissLulus? JeuneHomme? Comprenez-moi bien: je vous INTERDIS de venir plier du linge, de faire votre lit et de ranger votre vaisselle. C'est bien compris? (et si ça marchait?)

jeudi 15 janvier 2009

Maman perroquet


Je ne sais pas vous, mais je répète constamment. Répéter ce que je dis (As-tu brossé tes dents? T'as oublié tes dents? Youhouuu tes dents?) . Répéter ce que je fais (Le matin: je range des autos. Le midi: Je ramasse des autos. Le soir: Je garoche les autos dans leur bac.). À longueur de journée. Si je ne répète pas ce que je dis, je dois répéter ce que je fais. L'un ne va pas sans l'autre.

Un peu comme le traduit si justement The Mom Song. Mais en attendant de virer complètement folle, j'essaie de trouver une solution saine. Et paraît-il que la solution s'appelle: la conséquence. Alléluia! Mais question... et s'il faut que je la répète cette conséquence, que se passe-t-il?

Au secours! (Je l'ai déjà dit?)

mercredi 14 janvier 2009

Voisine indésirable

J'ai découvert cette semaine que l'amie-chipie préférée de Momo habite... sur notre rue!!!!!!!!!! Mes jambes ont failli flancher quand j'ai appris la terrible nouvelle de la bouche de la chipie en question (appelons-là C.)

Sous le choc, la seule chose que j'ai trouvé à lui dire (d'un ton menaçant) c'est:

- Ah oui, t'es sûre? Donne-moi ton adresse pour voir?

Et elle m'a confirmé le pire! Elle habite de l'autre côté de la rue. Juste assez loin pour ne pas voir sa maison de notre salon. Depuis, la question revient, incessante, comme dans un mauvais rêve: «C. pourra-t-elle venir jouer à la maison ce soir, demain, la fin de semaine prochaine, pendant la relâche, pendant les vacances?»

Ce à quoi je réponds:

- Il faut demander à sa mère d'abord.

Ou encore:

- Il faudrait qu'elle te donne son numéro de téléphone...

Et éventuellement (quand je serai à bout d'arguments valables):

- Il faudrait que tu plies toutes les débarbouillettes qu'il y a dans la maison avant...

D'ici à ce que l'irréversible se produise, je tente en effet de gagner du temps. Car quand C. aura mis les pieds une fois -une seule!- dans notre maison, je sais que je serai foutue et qu'elle sera toujours rendue dans mes plates-bandes.

Mais ça pourrait être pire: Momo pourrait vouloir aller chez elle!!! Quand j'y pense, j'aime mieux les avoir à l'oeil plutôt qu'imaginer les pires coups pendables qui pourraient les rendre tétraplégiques!

Bon, ok, Momo quand tu auras plié toutes les débarbouillettes, ce sera oui...!

mardi 13 janvier 2009

Pousser ou être poussée… l’autre côté du miroir

Je partage de plus en plus l’opinion de Nancy quand elle parle de Momo qui a la capacité de pousser plutôt que d’être poussée. Ici j’ai le modèle contraire. Une petite fille toute douce et docile, qui s’est fait, à quelques reprises déjà, poussée ou agressée à l’école. Sa professeure me rassure en me disant qu'elle est loin d'être une souffre-douleur. Bien au contraire, elle est très appréciée des amis. Mais dans certaines circonstances, elle semble une proie facile pour quelques petites têtes fortes, peut-être parce qu’elle ne riposte jamais aux attaques. Et malgré le fait que je la trouve tellement belle et pure, avec sa naïveté et son idéalisme dans son approche du monde, j’avoue que dans la jungle scolaire, je préférerais qu’elle soit davantage capable de s’affirmer et de se défendre.

Aux trois épisodes d’agression qu'elle m'a raconté, mon cœur de mère est devenu celui d’une louve voulant la protéger, et parfois même celui d’une lionne voulant la défendre. Je voudrais tellement lui donner ce qu’il faut pour qu’elle fasse son chemin dans la vie. On a commencé à pratiquer ensemble des répliques cinglantes afin de l’aider à mettre ses limites, mais sa personnalité douce prend vite le dessus et elle me dit combien cet enfant, qui ne la lâche pas, peut être tellement gentil parfois… Ou combien le câlin d’un autre ami lui a fait du bien pour la consoler. Je l'imagine déjà à quinze ans me revenir à la maison avec le pire p'tit bum du coin en me disant: 'Dis m'man, on peut l'héberger? Sa mère l'a mis à la porte, mais il peut être tellement fin des fois!"

Momo serait-elle disponible pour des cours privés avec Choupinette avant qu'elle ne fasse une Mère Theresa d'elle-même?

(Z) Imparfaite invitée: So

lundi 12 janvier 2009

Un congé de maternité de 5 jours

Scandale en France! La ministre de la Justice Rachida Dati est revenue au travail, talons hauts et ventre plat, cinq jours après avoir mis au monde par césarienne son premier enfant (pour les potineuses dont je suis: le père est inconnu, la ministre étant «officiellement» célibataire).

Le choix (personnel, faut-il le rappeler?) de la ministre âgée de 43 ans a fait couler beaucoup d'encre en France et partout ailleurs depuis la semaine dernière. J'ai suivi le procès qu'on a fait de la dame sur le web toute la fin de semaine et j'ai tenté par tous les moyens de me scandaliser. Mais je n'y arrive pas.

Pourquoi ne suis-je pas outrée? D'abord, parce que la nouvelle maman est une grande fille (à 43 ans, elle doit assumer ses choix quand même!) et surtout en raison de cette photo, diffusée notamment sur le site Plurielles.fr. On y voit la ministre transportant sa petite Zohra à sa sortie du palais de l'Élysée, accompagnée de sa nounou.

Pour moi, cette photo envoie un message positif à toutes les femmes de carrière qui hésitent à devenir mères. Elle prouve qu'on peut occuper un poste de pouvoir et avoir un bébé. Qu'on peut avoir des ambitions, s'accomplir professionnellement et -quand même!- être mère.

La vie ne s'arrête pas parce qu'on devient mère, elle change, c'est tout! Et on n'a pas besoin d'avoir la maternité parfaite pour être une bonne mère. Il n'y a pas qu'un modèle maternel, il y a en a des centaines, autant qu'il y a de situations particulières (mères monoparentales, travailleuses de soir, de nuit, familles recomposées, mères adoptives, familles d'accueil...).

L'autre point positif dans cette photo: elle suffit à déculpabiliser toutes les mères qui ont dû laisser bébé à la garderie avant l'âge d'un an. Et ce message déculpabilisant, je le trouve rafraîchissant après tout ce récent brainwashing médiatico-pédiatrique qui s'efforçait de nous faire sentir coupables de laisser bébé à la garderie avant l'âge de 2 ans (allo? le congé de maternité ne dure qu'un an!)

Le congé de maternité dont nous bénéficions au Québec est une mesure sociale extraordinaire que peu de mères auraient le luxe de se payer s'il n'était pas soutenu par l'État. En France, ce congé est limité à 16 semaines (6 prénatales et 10 postnatales). Quatre petits mois!!! Avant la première cuillérée de céréales, c'est le retour au travail!

S'il y a un message négatif qu'envoie la ministre Dati en revenant si tôt au boulot, c'est que ce court congé de maternité est suffisant voire superflu. Alors oui, ça, c'est scandalisant! Bonne chance aux mères françaises! Ce n'est pas demain la veille qu'elles bénéficieront d'une année de répit financée par l'État!

dimanche 11 janvier 2009

Débat sain d'une (Z)imparfaite démasquée


Dans le tout dernier Châtelaine, on peut lire les propos de l'auteure et illustratrice Élise Gravel (Elle a notamment signé les décapants Nunuche Magazine, Le catalogue des gaspilleurs et Bienvenue chez Bigburp, livres dont on a déjà hâte de glisser dans les mains - ou la conscience- de nos petits (Z)imparfaits qui aiment déjà J'élève mon monstre) qui fait une montée de lait contre l'allaitement.


Elle raconte comment les diktats culpabilisants des "gourouses" et autres ayatollahs de l'allaitement imposent leur vue stricte de l'allaitement aux futures mamans québécoises. Elle note leurs commentaires immondes lancés à ses amies comme "L'allaitement, c'est une question de volonté" ou "Un allaitement qui ne réussit pas, ça n'existe pas", "Vous n'êtes pas en paix avec les cinq phases de votre sexualité féminine!" ou "Vous n'avez pas peur que votre enfant soit moins intelligent que les autres?".


Dans cet engrenage malsain activé par ces intégristes qui font pousser les cliniques et les haltes d'allaitement aux quatre coins de la province, martelant leur "bonne nouvelle" comme des preachers en plein délire, Élise Gravel démontre que personne n'est gagnant. D'un côté, les mamans qui allaitent avec peine sont malheureuses. De l'autre, celles qui donnent le biberon le font presque dans la honte.


Elle écrit : "Plusieurs amies, épuisées d'avoir constamment leur bébé au sein, jour et nuit, ont développé une quasi-aversion envers lui et entretiennent le fantasme de le jeter par la fenêtre." Et elle poursuit: "Je connais des filles qui, lorsqu'elles doivent nourrir leur bébé en public, cachent leur biberon sous une couverture comme si elles étaient en train de lui offrir de la vodka."


Elise Gravel convient que dans l'absolu l'allaitement est ce qu'il y a de mieux. Mais que l'intégrisme et le lavage de cerveau... jamais!


De la plume d'une maman de deux enfants qui a allaité pendant plus de deux ans (et le fait encore!), ce discours est encourageant!