lundi 17 novembre 2008

Gros bobos d'hiver

Mi-novembre. Ça tousse, ça renifle. Il y a des mouchoirs usagés qui traînent sous les lits et une odeur persistante de vomi autour de la cuvette: tiens, l'hiver est bel et bien arrivé!

Pour vous aider à passer à travers les mois de rhumes, grippes, otites, amygdalites et gastroentérites qui s'en viennent, les (Z)imparfaites vous présentent leur top 12 des produits miraculeux qu'une mère -aussi (z)imparfaite soit-elle!- se doit d'avoir à portée de main jusqu'au printemps.

PS.: Ces produits n'ont pas été testés sur les animaux... mais sur cinq petits (z)imparfaits (presque) consentants!

1. Danactive de Danone

Avant de soigner les bobos, on essaie de les prévenir. Depuis plus d'un an, les (Z)imparfaites sont accros aux Danactive. Un par jour, hiver comme été. Et nos petits (z)imparfaites n'ont eu que des p'tits rhumes ou des simili-gastro de quelques heures l'hiver dernier. Est-ce une illusion? On veut y croire, en tout cas!

2. ÉchinaPropo

Junior file moche? Un p'tit fond d'ÉchinaPropo dans son jus de pomme pour quelques jours et le voilà requinqué! Le mélange d'échinacée et de propolis donne un coup de fouet à son système immunitaire. Et ça marche aussi sur maman: il suffit de tripler la dose!

3. Bio-K

Ça coûte une fortune alors il faut le garder précieusement et l'utiliser qu'en cas d'ultime nécessité. Une gastro dans l'entourage? Vite, on fait boire la version liquide à toute la famille. Mieux: on vide une capsule dans un Danactive (parce qu'on a foi pour vrai en notre ami Danone!)

4. Bandes minces Triaminic

Fini le sirop recraché dans la face de maman! Ces bandelettes se placent sur la langue et fondent en moins de deux secondes. Même le rejeton le plus revanchard n'aura pas le temps de vous gratifier d'un crachat médicamenté! Il y a des bandelettes pour toutes les situations: toux, congestion, écoulement nasal, jour, nuit, alouette!

5. Immuno-fortifiants Les Zamis

Parce que la majorité des petits (z)imparfaits ont commencé l'école cette année, ensemble ils sont donc en contact quotidiennement avec plus de 80 autres enfants potentiellement porteurs de microbes divers. L'immuno-fortifiant promet de stimuler leurs défenses naturelles et d'améliorer la résistance de leur organisme. En plus, le produit est délicieux... les enfants en redemandent!


6. Bâtons glacés de Pediatrics Electrolyte

Avez-vous déjà essayé de donner cette infecte boisson réhydratante à vos enfants? Impossible de leur faire avaler plus d'une goutte! Alors, on joint l'utile à l'agréable avec ces faux Mr. Freeze. Pour les rendre encore plus alléchants, on se la joue «coupable» avant de les donner au petit malade. «Pas sûre, c'est un gros privilège d'avoir un popsicle le matin...» «Maman, dis-oui, dis oui!»

7. Atomiseur nasal Salinex

Parce qu'il faut ce qu'il faut parfois. Quand le «rhume» est bloqué dans le nez, faut bien l'évacuer de force. Un peu de Salinex et une poire «aspiratrice» et le tour est joué. On croit (encore) qu'on réduit les jours de virus.

8. Crème magique (Du bon vieux Vicks!)

Pour quoi chercher plus loin? La solution peut parfois être si simple! On badigeonne fiston et on le met au lit illico question de profiter pleinement des quelques heures de sommeil décongestionné qui suivront. On la qualifie de «magique» et l'effet bénéfique est soudainement décuplé, croyez-nous!

9. L'ourson Béké-Bobo

Il était trop mignon sur la tablette à la pharmacie! Heureusement, il n'est pas que mignon, il est efficace! Il a soigné des dizaines de maux de ventre après un passage de 45 secondes au micro-ondes. Soulageant et réconfortant!

10. Huile essentielle d'eucalyptus

Une goutte ou deux mélangées à l'eau de l'humidificateur et toute la famille a le nez débouché jusqu'en mai!

11. Sirop pour la toux - Les Zamis

MissLulus a la toux plutôt propice à revenir hanter ses nuits. Même si on fait fonctionner l'humidificateur, sa symphonie reprend chaque soir. Pour l'aider à chasser le chat dans sa gorge, on lui administre une cuillerée de ce sirop homéopathique qui calme son irritation en douceur.

12. Atchum! - Pissenlit & Coccinelle

Nez enchifronné ou bouché ou trop plein? Bref, vous savez de quoi on parle. Ce petit bâton astucieux à l'odeur de menthe et d'eucalyptus dégage les bronches et les poumons. Une légère application sur le torse ou encore une petite "snif" au bureau (si on ne veut pas traîner l'odeur sur soi toute la journée au bureau!) et le tour est joué.

Et vous, avez-vous des trouvailles à partager avec nous?

dimanche 16 novembre 2008

Décembre: déjà sold out!

On n'est qu'à la mi-novembre et la prochaine page de mon calendrier est déjà pleine. Archi pleine!

Entre les partys de bureau (à moi seule, j'en ai trois!!), les fêtes d'écoles, les spectacles de Noël et les soupers de famille qui s'accumulent, je me demande où je vais réussir à insérer le shopping des Fêtes, la confection de biscuits, la décoration du sapin, l'emballage des cadeaux, la visite au père Noël... tout ça avant le 25 décembre. Amputé d'une semaine, c'est le mois le plus court de l'année alors qu'il faudrait au moins deux fins de semaines de plus pour arriver à tout faire sans s'essouffler.

Et pourtant, année après année, on réussit à préparer un réveillon mémorable, on trouve un petit cadeau sympathique pour chacun des professeurs de nos enfants, on tourne à peine les coins ronds (les biscuits, on les achète et les emballages, on les fait à la va-vite!). Maudit qu'on est bonnes, les filles!

Et heureusement, après la frénésie de Noël et du Nouvel An, il y a le 2 janvier. MA journée. Mon Noël à moi. Au programme: pyjama, cheveux gras, pas de repas.

J'ai déjà hâte!

samedi 15 novembre 2008

Julie Snyder sans sa fille!

J'ai vu l’animatrice Julie Snyder le week-end dernier à une activité seule avec son fils Thomas. La petite Romy, âgée d’à peine 3 semaines étant probablement restée à la maison avec papa Pierre-Karl.

On aime bien quand une fille pro-allaitement comme elle se permet de sortir sans son bébé naissant. Vive les (Z)imparfaites!


(Z)imparfaite invitée : So

vendredi 14 novembre 2008

(Z)imparfaitement Zoe

J'ai une nouvelle amie. Elle habite Londres et elle est columnist au Guardian. Elle tient un blogue dont le titre m'a tout de suite interpellée: Anti-Natal.

Zoe vient d'avoir son premier enfant. Un choc pour cette BCBG qui aurait préféré avoir un enfant sans être obligée d'être un parent!

Et pour notre plus grand bonheur, elle nous gratifie de ses savoureuses réflexions sur sa vie de nouvelle mère -très!- (z)imparfaite.

On l'aime quand elle nous livre ses angoisses pré-maternelles: «Je bois du café et cela fait de moi une diabolique future maman, selon une nouvelle étude! N'avez-vous pas entendu parler de cette étude danoise, la plus vaste jamais menée, qui a démontré que boire 17 tasses de café par jour pouvait avoir une effet bénéfique sur la santé du foetus?»

Ou quand elle nous détaille sa journée-type de mère d'un nourrisson de trois semaines: Monte l'escalier, descends l'escalier, regarde bébé dormir, oh! il a bougé l'arcade sourcilière droite!... Remonte l'escalier, redescends l'escalier, pars une brassée...

Quand elle constate que ses seins sont en chute libre ou que son enfant a le bec constamment sale: «Tout le monde veut l'essuyer, mais à quoi bon? Il faudrait qu'il mange des aliments non juteux et non colorés pour rester propre. Du céleri? (...) Je crois que je vais mettre des chiffons J à la porte pour tous ceux que ça dérange!»

Lâche pas Zoe, on est avec toi!

jeudi 13 novembre 2008

Plus jamais de purée


L'idée n'est pas bête du tout. Et on l'explique de long en large ici. Les conseils vont même à l'encontre du sacro-saint Mieux Vivre avec son bébé. On nous pousse à ne pas trop couper les aliments ("Tiens fiston, ton chou-fleur!"), de considérer l'heure du repas comme une partie de plaisir et d'oublier les "Le p'tit train s'en vient!".

Joyeux incitatif à avoir un autre enfant (pour les autres, pas pour moi!)

mercredi 12 novembre 2008

Récupérer mon espace!

Voici un bref aperçu du "look" de ma maison:

Cuisine: Deux jeux aimantés (et bruyants!) sur le frigo pour amuser les petits. Des napperons de Dora sur la table. Des petits jouets sur l’îlot. Quelques autocollants de princesses apposés sur le micro-ondes.

Salon: Un bac de mégablocs sous l'aquarium, une boîte de perles à colliers emboîtables qui "traîne" là en quasi-permanence, des autocollants en cœur brillants dans les petites fenêtres des portes françaises et sur les contours du téléviseur.

Corridor: Un pupitre rempli de livres à colorier et d'exercices, un tableau et des craies, une table Ikea remplie de papier, crayons, pochoirs + un bac de pâte à modeler et ses accessoires. Des dessins d'enfants collés sur les murs et bien sûr, quelques autocollants en prime!

Salle de bain: Deux marche-pieds au lavabo, dans lesquels je bute immanquablement en allant aux toilettes. Le système de récompenses pour les pipis de PetitLoup (avec autocollants de bonhommes sourires bien sûr!).

Et là, je ne parle même pas de l'entrée, remplie de manteaux, chaussures et bottes pour toutes températures, de sacs d'école et de garderie. Ni du mur de l'escalier transformé en vernissage d'oeuvres d'art juvéniles. Ni du deuxième étage!

Mes questions sont les suivantes: Est-ce possible d'être heureux et comblé d’être parent, mais de tout de même avoir le goût d'un espace bien à soi (outre que la chambre à coucher où je passe, ma foi, très peu de temps éveillée)? Suis-je un parent dénaturé d'avoir envie de m'écraser sur le sofa en fin de journée sans avoir l'impression d'être dans un espace appartenant à mes enfants? Ou, comme Nadine, d’avoir envie de prendre un bain sans m’écraser sur un canard rempli d’eau froide? Et oui, je sais, je pourrais faire du ménage, rapatrier le tout dans leurs chambres et leur salle de jeux tous les soirs une fois les enfants couchés, mais vous connaissez ma passion pour le ménage!

(Z) Imparfaite invitée: So

mardi 11 novembre 2008

Une sortie en famille pour 473,02$!

J'ai eu la «brillante» idée de proposer aux enfants d'aller voir Cavalia et de leur montrer un extrait sur le web («génial, des acrobates!» «wow, des chevaux!»)... avant de jeter un oeil aux prix des billets!

Raisonnable, je choisis cinq billets dans la zone «moyenne» (deux autres choix moins chers s'offrent à moi: "dans le pit" ou "vue partiellement obstruée"...)

Prix des billets adultes: 85$ chacun
Prix des billets enfants (2 à 12 ans): 69$ chacun (à partir de 13 ans, c'est 6$ de plus par billet... que se passe-t-il entre 12 et 13 ans, dites-moi?!)
À cela il faut ajouter 9,50$ par billet pour les frais de service (quel service?)
Plus 7$ de frais de poste.
Grand total: 473,02$

Pour deux heures de show!! Qui peut se payer une telle sortie en famille? C'est rendu qu'il faut réhypothéquer sa maison quand on veut aller voir Disney on ice, Casse-Noisette ou Décembre.

Prix de consolation pour Cavalia: si on réserve les billets avant les Fêtes, on reçoit le DVD du spectacle en prime. Un DVD?! Vite, je vais aller le louer à la bibliothèque! Et voilà 1,50$ bien investis!

... et il me reste 471,52$ dans mes poches pour me payer un week-end, massages et souper cinq services inclus!

lundi 10 novembre 2008

Le mystère de la vie

Dimanche soir, brûlée par le week-end (deux jours qui en valent cinq!), je m'en allais m'écraser sur le sofa pour un gros 4 minutes entre deux pliages de brassées de lavage quand il a fallu que Lili me pose LA question: «Maman, j'étais où avant d'être dans ton ventre?»

Aaaarrrggghhh... Je ne filais pas du tout pour de l'existentiel mais j'ai quelques techniques éprouvées et je croyais m'en tirer vite fait...

- Tu étais dans mon coeur, ma Lili! (têteux mais imagé... faisait l'affaire jusqu'à maintenant...)

«Alors comment j'ai fait pour passer de ton coeur à ton ventre?»

- ... Parce qu'un médecin m'a aidé (judicieuse insertion ici du concept de procréation assistée)

«Comment il a fait ça?»

- Il m'a fait une surstimulation hormonale pour me permettre d'ovuler puis il a retiré les ovules et les a fécondé avec des spermatozoïdes à l'aide de la technique de micro-injection. Puis, deux jours plus tard, il a réimplanté les embryons de ta soeur, ton frère et toi et tadam! vous étiez tous les trois dans mon ventre! (exemple concret de ma méthode brevetée pour stopper les questionnements existentiels chez l'enfant -qui fonctionnait jusqu'à maintenant- et qui consiste à balancer rapidement tout une série de mots de vocabulaire inconnus et terminer l'explication par un tadam! sonore puis reformuler la question initiale en mode affirmatif.)

«Je ne te crois pas. On va regarder sur internet!», me lance ma micropuce de 5 ans!

- ... !

Et, par un malencontreux hasard, Google était down hier soir...

- Onnnh! Erreur 404! Ça ne marche pas Lili!
(héhéhé... High Five à moi-même! Elle est vraiment bouchée! Je suis pleine de ressources :-)

Mon truc pour en finir vite fait avec l'Internet: je tape http://www.google.ca/patate ou n'importe quoi d'autre. Tant qu'ils ne savent pas lire, on est en voiture!

***

P.S: Sur la photo: un embryon de 48 heures formé de quatre cellules, agrandi 260 fois. Pour la petite histoire, sachez que c'est la première image que j'ai vue de mes enfants, gros comme un 10 cents au microscope. Une image vaut mille mots! Merci Google!

dimanche 9 novembre 2008

Mesdames, c'est de notre faute!

La prochaine fois qu'un enfant roi frappera à votre porte, rappelez-vous ceci:

samedi 8 novembre 2008

Combien?

Il y aura de petits Barack au registre de la RRQ. Et de petites Michelle, Malia et Sasha? C'est déjà commencé en Sierra Leone, dites-moi pourquoi ne suivrions-nous pas la vague aussi?

Les paris sont ouverts.

vendredi 7 novembre 2008

Cinq minutes de gloire

C'est la fin de la semaine et que font vos (Z)imparfaites préférées? Elles savourent le titre du blogue «le moins politically correct» qu'elles se sont vues décerné dans le dernier numéro du magazine Clin d'oeil.

Comme c'est notre premier prix à vie, nous allons en profiter pour remercier ceux et celles qui nous inspirent:

Nancy remercie...

TriplePapa pour sa virilité et ses déplacements
Momo pour ses connaissances nutritionnelles et son vocabulaire
Lili pour être blonde
Lolo pour les moments embarrassants

Nadine remercie...

Papa (im)parfait pour ses élans à la Dr Nadia (surtout à 3h du matin)
MissLulus pour les sous épargnés pour une psychothérapie grâce à son incroyable effet miroir
JeuneHomme pour son interminable Terrible Two

Et on remercie nos deux (Z)imparfaites invitées So et Marie-Ève ainsi que les bébés laids, les papas niaiseux, les ti-vieux, René-Charles, Léonie, Sonia, Julia, Jennifer, Passe-Carreau, les autres mères accusatrices, les chipies, l'école, les services de garde... et le nombre grandissant d'Anonyme qui commentent nos coups de gueules!

jeudi 6 novembre 2008

Quand tu te crois trop fine...

Mercredi, il faisait beau et chaud. À son retour de l'école, j'ai demandé à MissLulus d'être la gentille G.O. de son frère et de jouer dehors. Un peu d'air frais leur feront du bien, me disais-je avec une idée derrière la tête. J'allais enfin pouvoir terminer mes corrections pour un contrat qui traîne et répondre à trois courriels urgents (vive le boulot à la maison!).

Portrait idyllique. J'entends les enfants jouer, rire et s'amuser. J'ai le temps de tout boucler mes trucs, lire trois pages du journal de l'avant-veille qui traîne sur la table de la cuisine, même flâner un peu en parcourant un certain magazine et préparer le souper. Je me trouvais efficace. Je me trouvais donc fine! J'avais même un peu la paix. Bonheur, croyais-je... à tort.

Quand les deux moineaux sont entrés, je ne me suis doutée de rien. Leurs petites joues étaient roses et ils avaient des regards complices. Tout semblait trop beau. Je remerciais encore l'été des indiens qui nous surprenait au début novembre. J'étais encore sous le charme. Ils ont continué à jouer aux grands magiciens. Du haut de mon chaudron, j'ai tout à coup humé une drôle d'odeur. J'ai fermé la porte patio. Qui nous empeste? Bahh j'ai dû rêver, me raisonnai-je. J'ai tout de même mis le nez au-dessus de la poubelle. Rien. Mon nez doute que ce ne soit qu'un rêve. Je tente de me persuader en vérifiant le sac d'oignon. Rien de suspect pourtant, mais au même moment, je frôle JeuneHomme en retenant un haut-le-coeur. "Ça pue" IL PUE!". Vite un changement de couche... pourtant rien!


Et puis, j'allume. La semelle de ses souliers de course antidérapantes (donc lisez pleines de fentes, de sillons et de cratères) est pleine de caca de chat (ou autre bête). Horreur! J'ai versé l'équivalent d'une bouteille de vinaigre, d'eau de javel et de savon à vaisselle sur les semelle. Mais avec quoi gratter les semelles? Je ne peux pas gaspiller ma brosse pour laver le plancher! Les deux mains dans le lavabo avec les deux horreurs puantes, je parcours mon horizon proche pour finalement "spotter" un pinceau au bout pointu. Hargneusement, je l'ai pété en deux et j'ai passé 15 minutes à récurer des bottines. "Merci beau temps!", me répétai-je en m'usant les doigts en réprimant une profonde envie de vomir. Merci beau temps... Je ne me ferai plus prendre.

Les deux mains dans la m****, j'ai commencé à rêver. C'est bientôt la neige qui gèle les crottes de chat?

mercredi 5 novembre 2008

À bas les jouets de bain

Non mais vraiment, les jouets de bain m'énervent. Pire, je les HAÏS! Comme tous les parents, je me suis attendri devant les ensembles de joujoux aquatiques, mais j'ai vite déchanté. Là, j'ai atteint le fond... de la baignoire. Je ne les supporte plus!

D'abord, aussi bizarre que cela puisse paraître, ces jouets se lavent mal. C'est vraiment une horreur de tordre le cou des canards, girafes, pirates, poissons et autres personnages pour les vider! Mais faut ce qu'il faut. On a tous déjà vu ce qu'on retrouve à l'intérieur quand on néglige la corvée... Dégueu! Et en plus, c'est tout un tour de force de les "squeezer" en tous les sens pour faire sortir l'eau. Quand on a 8 petits bonshommes, deux livres de bain et autres poissons et canne à pêche: ça n'en finit plus. Le temps de lavage des bébelles est plus longue que le bain des enfants!

Une autre exaspération: les livres. On devrait les interdire si notre baignoire n'a pas de large contour. Autrement, vous voulez me dire où on les range? Où on les fait sécher (pour ne pas qu'ils soient recouverts d'une couche visqueuse!)? Où, dites-moi? Ici, à mon grand désespoir, ils vivent sur mon plancher... vraiment peu hygiénique, je l'avoue.

Une dernière? La peinture pour le bain, les pastilles qui colorent l'eau (et le bain... sûrement un oubli du fabricant qui n'en fait pas mention!), les crayons, les collants de bain, les modules gigantesques pour le bain (qui a une piscine dans sa chambre de bain, dites-moi!) et les nouvelles arches de jeux pour le bain. Vraiment! On flirte avec le délire!

"Nooo c'est fini!", que je me suis dit hier soir quand je plongeais dans un bain (qui sera écourté - bien sûr! - par un "maman? Maman? Du lait! Maman? Flash tombé!", bref une panique de JeuneHomme) et que je tentais de me détendre le dos. C'est exactement à ce moment que le maudit-canard-cracheur-d'eau a planté son gros bec dur en plastique entre mes omoplates. La dernière fois, mon postérieur a accroché le bouton qui déclenche la fontaine d'eau et j'ai été aspergé par le reste de l'eau froide d'un bain de la veille resté pris dans la pompe. J'ai encore des frissons juste à le raconter! Je l'oublie ce canard-fontaine, car il s'accroche à la paroi du bain grâce à de puissantes ventouses. Oh! Je le trouvais mignon l'an dernier au magasin juste avant Noël. Mais là... là... j'ai lorgné la toilette. Ni vu ni connu, il pourrait se retrouver dans le fond du sac de vidange. Oh! Mieux encore! C'est les vidanges ce matin même. Et si je me précipitais pour le glisser dans la poubelle et feindre ensuite une évasion du canard vers un pays chaud?

À moins que je réussisse à persuader MissLulus que Affreux-Canard pourrait rendre une autre petite file qui a moins de chance qu'elle à Noël. Voilà un excellent moyen pour que la bête-sans-plume fasse un voyage express dans la boîte des jouets à donner. Et ma culpabilité serait presque sauve... (une si petite influence sur les dons de ma fille n'entâche pas ma culpabilité).

Pas encore convaincus? J'ai trouvé d'autres produits inutiles pour le bain. Comme un canard-boudda, un canard Moïse et même un canard lumineux-glow-in-the-dark!


En attendant, j'ai sorti deux pots de yogourts vide du dessous de l'armoire et je les déclare fièrement mes nouveaux jouets de bain. Au pire, je les passerai dans le lave-vaisselle!

Bulletin des médecins

On s'arrache le nom des pédiatres et des médecins compétents, efficaces et disponibles. Pour trouver ce qu'on dit sur le vôtre ou pour en dénicher un en se fiant aux commentaires des autres, on consulte la portion québécoise du site RateMds.com. Toujours intéressant de voir ce qu'on dit sur notre médecin, mais pas à quelques jours de notre accouchement, comme Marie-Ève, car la consultation virtuelle pourrait nous causer quelques maux de tête surtout quand on lit que celui qui nous auscultera est "le pire des incompétents", que "ses diagnostics laissent à désirer" ou qu'"il n'a aucune empathie".

Rechanter Passe-Partout

Les Denis Drolet, Gregory Charles, Éric Lapointe, Alfa Rococo et d'autres se préparent à faire un CD hommage à Passe-Partout.

Deux mots: au secours!

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Voici le lien vers la nouvelle. J'avais oublié The Lost Finger, Linda Thalie et Fred Pellerin. ;-)

mardi 4 novembre 2008

Je l'ai appris à l'école!

Depuis que les enfants ont commencé la maternelle, chaque soir au souper je sens une petite compétition entre eux. Qui a appris la chose la plus impressionnante aujourd'hui? Qui a fait l'activité la plus intéressante? Qui a fait le plus beau dessin? Qui s'est le plus amusé avec ses amis? Qui a été le plus tannant (...)?

La compétition ne s'exprime pas aussi ouvertement mais subtilement, dans ce qu'ils choisissent de raconter, je sens une pointe de comparaison. Lili fait l'envie de Momo car elle a déjà «appris» à lire. Lolo titille Lili avec les livres «trop cool» qu'il choisit à la bibliothèque. Et Momo se pense supérieure avec les apprentissages «uniques» qu'elle fait dans sa classe.

Dernier exemple en lice d'un de ces apprentissages spéciaux:

«Maman, arrête de couper ton chou-fleur et viens me donner la soie dentaire!», me lance Momo.

- Et pourquoi j'arrêterais de faire ce que je suis en train de faire pour aller t'aider? Pourquoi ne pourrais-tu pas attendre que j'aie terminé?

«Parce qu'à l'école, j'ai appris que notre maman doit immédiatement arrêter de faire ce qu'elle fait quand on a besoin d'elle!»

- «Aaaaahhh, je n'ai pas encore appris ça moi!», de répondre Lili, déçue.

L'école a le dos large!

lundi 3 novembre 2008

Quand j’aurai accouché je...


Depuis plus de huit mois que je suis enceinte. Jusqu’ici les petits compromis qui viennent avec ne m’ont pas trop dérangé.

De toute manière, ça aura pris assez de temps avant que ce bébé ne décide de se pointer que je n’allais pas me mettre à chialer un coup qu’il y était. Je me l’étais bien promis.

Mais quand même, l’accouchement approche et je compte bien me permettre quelques petits plaisirs une fois que bébé sera sorti.

- Je vais aller me chercher des sushis au thon rouge, au saumon et aux pétoncles! Finis les sushis-de-femme-enceinte aux crevettes cuites!

- Je vais bien entendu acheter la bouteille de vin blanc qui vient avec les sushis. Que personne d’autre que moi n’y touche, ce sera MA bouteille de vin.

- Je vais me pencher pour attacher mes souliers en savourant toute la facilité avec laquelle je le fais.

- Je vais me tourner dans mon lit la nuit sans souffler comme une baleine.

- Je vais lâcher les trois paires de pantalons de maternité et les cinq chandails que je porte en rotation depuis les derniers mois. Vivement des chandails normaux!

-Je vais boutonner mon manteau AU COMPLET.

Et que je n’entende pas un seul rabat-joie me dire que je ne pourrai pas trop boire parce que je vais allaiter, que je ne pourrai pas attacher mes souliers en paix parce que bébé va demander de l’attention et que je devrai garder mes pantalons après la naissance du bébé parce que mon ventre ne fondra pas comme neige au soleil.

Laissez-moi mes illusions!

(Z)imparfaite invitée: Marie-Ève

dimanche 2 novembre 2008

Faire de l'argent avec ses enfants

Trouvé sur le site québécois Sauterelles Coccinelles. On vote pour monter le prix du bisou surtout s'il provient d'une vieille tante apparaissant qu'une fois au 4 ans dans le décor familial ou pire d'un inconnu .... (sait-on jamais, après la passe du pédophile au bureau de vote!).

Je frémis encore juste à repenser au nombre de personnes qui ont embrassé mon premier bébé. On a le coeur tordu, on voudrait aller lui brosser la joue et - quelle horreur olfactive - quand ensuite il "sent" le parfum de la "matante". C'est pire je crois, au premier bébé, car au 2e-3e-etc. on la joue plus sauvage et on arrache bébé des griffes des donneurs de bisoux!

samedi 1 novembre 2008

Insultes d’enfants

Mieux vaut vous l’annoncer tout de suite, je ne suis pas folle pas des «mots d’enfants», ces petites citations (soi-disant) truculentes qu’on retrouve un peu partout dans les journaux ou sur le Web.

Elles arrivent rarement à me faire rire. En fait, je les trouve souvent insignifiantes voire pathétiques… Un exemple lu dans La Presse récemment : «Maman, regarde la pâtisserie!» (au lieu de la tapisserie). La petite avait 7 ans… Euh… c’est pas de l'humour, c’est de la dyslexie!

Mais je me suis récemment découvert un intérêt particulier pour les insultes que balancent les enfants.

En voici quelques-unes entendues récemment:

- À son frère qui n’avait pas bien compris: «Ouvre tes écailles!» (d’inspiration Nemo?)

- À papa qui ne trouvait pas un bidule: «Regarde avec ta loupe!» (Une pointe innocente sur son âge de plus en plus vénérable?)

- Pour se débarrasser d’un ami importun : «Vas jardiner dans ta cour!» (Variante post-moderne de la rétro «Vas péter dans les fleurs!»?)

Je garde les oreilles ouvertes… En avez-vous à partager avec moi?

vendredi 31 octobre 2008

Où passer l'Halloween?

C'est fini! Je ne passe plus l'Halloween dans mon quartier où une maison sur 25 se donne à peine la peine de placer une citrouille (même pas décorée) sur le perron. Ou se contente de déposer ça et là une horde de gros sacs oranges pleins de feuilles (c'est des vidanges, dois-je vous le rappeler?!)

Rien de plus déprimant que marcher dans le noir en scrutant l'horizon à la recherche d'une lumière, 200 mètres plus loin. Trop dur sur le moral des enfants!

Et quand on trouve enfin un logis allumé, c'est un air bête qui nous ouvre la porte ou une ado exaspérée. Trop dur sur le moral des parents!

Alors cette année, nous allons faire preuve de stratégie et nous allons embarquer toute la famiglia dans l'auto à la recherche des quartiers les plus Halloweenesques du 450.

Pas très écolo mais pas mal moins frustrant!

jeudi 30 octobre 2008

Histoire d'Halloween et de robes qui tournent...

Suite aux précieux conseils de l’intervenante consultée il y a quelque temps, mon conjoint et moi avions décidé que cette année, il n’y aurait pas de déguisement de princesse à l’Halloween. Ni pour Choupinette, ni pour Petit Loup. Ainsi notre fils ne percevrait pas que sa sœur détient un privilège sur lui d’être une fille. On était vraiment fiers de notre coup. Notre premier pas dans l'affirmation de nos limites face aux intérêts féminins de fiston.

Nous avons cherché avec PetitLoup le déguisement qui le ferait s’exclamer de bonheur : Spiderman? Non, trop gars. Citrouille? Sans intérêt… On s’était finalement presque entendus sur un déguisement de Peter Pan, androgyne à souhait, mais quand même pas trop "robe qui tourne". Choupinette de son côté avait choisi un déguisement de sorcière. Arrivés au magasin de déguisement, Ariane pointe celui qu’elle veut et PetitLoup nous sort son éternelle réplique :

- « Moi, je veux comme ça aussi! »
- « Mais chéri, c’est un déguisement de fille, on s’était entendus pour Peter Pan non? »
- « Moi je veux comme Choupinette! Et t’avais dit pas de princesse maman. Les sorcières, c’est pas des princesses, non? »

Essaie le costume, arrive devant le miroir avec fierté. Et bien sûr, arrive au même moment une dame qui se penche et dit : « Mais que tu es mignonne petite sorcière! »

Bon, je capitule… J’ai pas fini de voir tourner des robes semble-t-il! Même si ce sera celle d’une affreuse sorcière verreuse! Misère...

(Z) imparfaite invitée: So

mercredi 29 octobre 2008

Un (autre) délire des écoles...


Tiens tiens, un autre délire. À croire que le nouveau crédo des écoles est d'éduquer les enfants que sur la bonne alimentation. Après les délires des boîtes à lunch et des collations ultra santé, voilà que plusieurs écoles somment d'interdit les friandises sur leur territoirele jour même de l'Halloween.

N'a-t-on rien d'autre à faire que de priver les enfants de réels plaisirs liés à des fêtes magiques? Il n'y a pas 28 fêtes chouettes durant une année pour les enfants, 3-4 maximum. Peut-on les laisser fêter en paix? Peut-on les laisser "jouer" à compter, trier, échanger, distribuer et manger leurs bonbons tranquilles? Il y a des parents qui ne fêtent pas Noël? D'autres l'Halloween? Pas de problème: que leurs enfants ne les fêtent pas. Mais pourquoi priver la masse pour quelques trouble-fêtes? Et en plus, en voulant bannir les sucreries, les chips et les chocolats, ne va-t-on pas créer l'effet contraire? Pas besoin d'un grand psychologie pour savoir que tout ce qui est défendu devient doublement attrayant. On va faire quoi alors? Cuire des muffins à la citrouille? Griller des graines de citrouilles? Ouhhh! Comme on va s'amuser! Et à Noël, ce sera quoi? On regarde des films de neige (et non de Noël), on décore un arbre vert (et non un sapin de Noël), on parlera d'un calendrier "avant les vacances" (et non de l'Avent), etc.

Ridicule. Ça donne presque envie d'envoyer un sac plein de vraies bonnes cochonneries d'Halloween vendredi et lundi prochain dans le sac d'école des enfants...

mardi 28 octobre 2008

Trop fertiles

En tant que mère infertile, je suis sans doute plus sensible à la cause. Mais je ne peux m'empêcher de croire que plusieurs d'entre nous ne sont pas conscients de la chance qu'ils/elles ont de pouvoir procréer à leur gré. Et que que plusieurs devraient avoir un peu moins de faciliter à enfanter, juste pour se tester, juste pour voir s'ils y tiennent vraiment. Et que d'autres... euh... pourquoi ont-ils un système reproducteur déjà?

On a tous dans notre entourage ce couple d'individualistes-winners (fortement concentré sur leur bien-être personnel, le succès collé au cul, aucune épreuve dans leur vie) qui, dès le premier mois sans pilule vous annonce fièrement la bonne nouvelle. Trop facile. Habituellement, ce type de couple ne résiste pas aux nuits sans sommeil ou (ceux que je connais) mettent leur enfant à la garderie dès 6 mois, de 7h à 18h et prennent toutes leurs vacances sans leur enfant (unique, inutile de le rappeler!). «Il faut récupérer», plaident-ils. Ben oui! Vous vous donnez teeeellement pour votre enfant!

Ou cet autre couple typique dont la moitié féminine, composée exclusivement d'ovaires et d'utérus, rêve d'un autre bébé à allaiter dès que le p'tit dernier s'est mis aux purées.

Ou le modèle classique, celui du couple qui n'aurait jamais dû se mettre ensemble, qui est toujours au bord de la séparation et qui, chaque fois que ça va mal patche le vide avec un autre bébé. Sans se soucier que la pension alimentaire -inévitable!- n'en sera que plus imposante!

Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces couples. svp faites-vous (nous?) un cadeau et coupez le «canal famille». Vous avez assez donné. Merci.

lundi 27 octobre 2008

Cultures parentales


C'est décidé. Les enfants rouspètent. Les enfants chignent. Les enfants ne sont jamais contents. Et c'est la goutte qui a fait déborder le vase. Vraiment, il vous arrive de regarder vos enfants et de vous dire que ça n'a juste pas de bon sens? D'être dépassé par leur attitude? Et là, bien sûr, le sentiment de culpabilité nous attrape, car s'ils sont ainsi, c'est probablement parce qu'on les a "formé" ainsi. Papa (im)parfait et moi, on n'en pouvait plus! On les regardait et on prévoyait que d'ici peu, ils deviendraient les monstres qu'on ne supporte pas... Il n'en fallait pas plus pour qu'on décide de se lancer en cultures. De magnifiques cultures parentales.


D'abord, cette semaine on cultive l'ennui. Pas de télé le matin. Le soir? On verra bien! On ne dit pas non pour tout le temps. Mais fini l'époque où on déjeunait devant les petits bonhommes pour ensuite courir et être "rushé" à 845.


Ensuite, on commence à cultiver le désir. C'est bientôt l'heure de la liste de cadeaux de Noël. Pas question de plier et d'acheter le film Mammamia! même si MissLulus se meurent de le revoir. On ne le louera même pas.


On cultive le partage. Veut, veut pas, on va choisir 2 DVD, 2 toutous-poupées, 2 livres et 2 jeux vont disparaître de la maison pour offrir aux enfants dans le besoin.


On cultive la reconnaissance. Fini les commentaires poches du genre "On n'est pas resté assez longtemps"... on veut du positif! Ça suffit les airs blasés, les soupirs interminables et la mauvaise humeur.


Quelles autres cultures pourrait-on partir à la maison pour que les enfants ne deviennent pas des petits enfants rois? Dites-moi que ce n'est pas peine perdu? Au secours!



dimanche 26 octobre 2008

J'ai hâte au 1er novembre...

Détrompez-vous, je ne suis pas de ces (Z)imparfaites qui n'aiment pas l'Halloween... mais dès que cette fête est passée, toute la famille se met en mode Noël. Et qui dit Noël chez des triplés de 5 ans dit père Noël, et qui dit père Noël dit... enfants sages!

Eh oui! Dès le 1er novembre au matin, je peux enfin brandir la menace ultime (la seule qui marche vraiment, en fait!): «Les lutins du père Noël vous surveillent. Pas sages = pas de cadeaux!» Et pendant 54 jours, tous vivent dans la crainte de se faire stooler par les maudits lutins!

Conséquence: on vit dans un calme relatif jusqu'aux Fêtes... mais les enfants ont les lutins en horreur (au point où ils se cachent quand ils les voient passer au défilé du père Noël!)

Malheureusement le temps passe et il ne me reste qu'une année ou deux de répit avant qu'ils ne cessent de croire au gros bonhomme rouge... Dites-moi, qu'est-ce qu'on fera après? (angoisse!!!!!!)

samedi 25 octobre 2008

Le bonheur est dans les siestes



Il fait noir, il fait sombre, le temps est la pluie? Renouez avec le bonheur des siestes. Le bonheur est double pour les parents d'enfants siesteurs: on peut en profiter pour faire des trucs dans le silence (vous vous souvenez ce bruit étrange qu'on ne rencontre qu'en pleine nuit... et encore, trop souvent!) ou encore pour faire la sieste à notre tour.



Faire la sieste est même jugée une activité productive, relaxante et regénératrice. Avouez que c'est une trève délicieuse durant une longue journée. Les enfants dans leur lit - même s'ils ne dorment pas vraiment - se reposent et nous aussi... d'eux, en plus! Habitués à faire mille trucs à la fois, ce repos est salutaire... pour tous! Les enfants n'arrivent plus à dormir? Imposez le repos quand même. Tu restes dans ton lit, mais une heure d'ennui obligatoire. Qu'ils apprivoisent un peu le repos, qu'isl cultivent leur "intimité" et leur monde à soi loin enfin (ça arrive si rarement) des stimulations extérieures!

Si l'allaitement est suggéré jusqu'à un an, la sieste devrait l'être au moins jusqu'à 6 ans. Même en maternelle, les enfants auraient avantage à "siester". Une heure de sieste leur ferait le plus grand bien. Et pourquoi pas au-delà...

Faire la sieste en même temps que nos enfants est à peu près le conseil le plus commun qu'on se fait donner quand on attend notre premier bébé. Et celui qu'on refile ensuite aux copines bedonnantes même si on ne l'a pas vraiment toujours suivi. On suit les directives d'introduction des solides à la lettre, mais on ne dort pas quand on peut. On est drôlement fait, c'est indéniable! Surtout qu'on dit à l'amie enceinte de ne pas nécessairement donner carotte avant courgette, mais on va lui répéter (c'est certain!) de dormir en même temps que son enfant...

Allez hop! à la sieste! C'est aujourd'hui qu'on se reprend! Surtout en cet après-midi déprimant. Et si vous peinez à fermer l'oeil, voici une lecture fort intéressante sur le sommeil: Comment aider mon enfant à dormir par Brigitte Langevin. Autrement, il y a la programmation de TQS qui assomme à coup sûr! Le baseball à la télé. Les infos-pubs de TVA et plein d'autres trucs à la télé.

vendredi 24 octobre 2008

La pire menace?

«Tu n'auras pas de dessert!» «Je vais confisquer tes jouets!» Ces phrases qui nous faisaient trembler autrefois ne sont même plus menaçantes pour nos enfants. Du déjà-vu. Trop souvent répété. À jeter après usage.

Nous devons être beaucoup plus créatifs, imaginatifs voire carrément «sauvages» pour espérer leur donner une bonne frousse. Chez nous, il y a des lustres qu'on n'utilise plus le verbe «confisquer», trop gentil. On menace de «jeter dans la grosse poubelle extérieure qui pue», rien de moins!

Et comme les desserts ont bien changé (adieu gâteaux Vachon de notre jeunesse plein de gras trans et de sucre), ça ne dérange plus aucun enfant de passer son tour de compote ou de yogourt! Il y en aura dans la boîte à lunch du lendemain de toute façon...

Alors que reste-t-il? Quand la crise ultra aiguë augmente en intensité; quand le chignage bat un record mondial: quelle menace fait encore de l'effet chez vous?

Ici, il y en a quatre qui marchent très fort mais on ne les utilise qu'en dernier recours. Quand notre baromètre parental est dans le rouge et qu'on est sur le bord de confondre «infanticide» et «alternative»:

1. «Tu vas aller dans le garage avec les mulots!» (fonctionne encore mieux si c'est la nuit...)

2. «Je vais te laisser sur le trottoir/dans ce champ!» (avec arrêt de la voiture sur le bord de la rue ou de l'autoroute, selon le cas. Visez l'autoroute, c'est plus percutant.)

3. «Viens, on va aller voir le médecin des crises, il va te garder à l'hôpital pendant quelques jours!» (avec son manteau et sa carte d'assurance-maladie en mains si possible.)

4. «On va être obligé de te changer de famille, ça ne fonctionne plus avec la nôtre!» (la meilleure menace entre toutes, qui calme les deux autres en même temps.)

Ce ne sont évidemment pas des méthodes «psy-friendly» mais elles fonctionnent... On ne sait pas combien ces menaces ultimes vont coûter plus tard à nos enfants en psychanalyse, hypnose et nettoyage de chakras mais, pour l'instant, ça ne nous coûte qu'une bouteille de rouge à chaque fois! Pas cher pour déculpabiliser tranquille!

jeudi 23 octobre 2008

La haie de cèdres, ou la hantise d’une future mère


Une collègue de travail a pris soin de porter la nouvelle à mon attention : «Une gardienne cachait des enfants dans une haie de sa résidence».

En plein ce que j’avais envie de lire. Depuis un bon trois mois, je deviens nerveuse chaque fois que j’entends les mots CPE ou garderie.

Le bébé est maintenant à moins six semaines, et j’ai entrepris depuis un bon moment d’appeler dans les CPE pour l’inscrire sur les interminables listes d’attente. «Rappelez quand il sera né», nous dit-on. «On ne prend plus de noms sur la liste d’attente, elle en comprend déjà 579» a aussi été entendu.

Parfois, la secrétaire du CPE est conciliante et feint de prendre toutes les informations en note, comme s’il y avait de l’espoir. On y croit presque.

Mais au final, c’est décourageant. Devra-t-on vraiment se tourner vers une garderie privée qui demande le gros prix ou vers une madame qui garde 25 enfants dans un demi sous-sol?

Vous dire, j’ai même essayé de soudoyer un ami qui a conçu le système informatique d’un certain réseau qui regroupe plusieurs CPE. «Tu peux pas pirater ton propre système pour que je remonte dans les listes d’attente?», que je lui ai demandé.

Je lui ai offert un nouvel ordinateur en échange. «Mon système résiste à la corruption», m’a-t-il répondu. Monsieur est éthique.

C’est dans ce contexte de doutes intenses qu’est arrivée cette charmante nouvelle. La gardienne attentionnée de Deux-Montagnes plaçait des enfants dans sa haie de cèdres. C’est vrai que c’est plus pratique.

En attendant, je poursuis les appels dans les CPE. Je me console en me disant qu’au moins, la belle-maman n’est pas loin. Ce sera la solution temporaire dans un an, si rien d’autre n’a été trouvé pour faire garder le bébé. Elle n’est juste pas au courant encore. Menu détail.

Et elle n’a pas de haie de cèdres, c’est déjà ça de gagné.

(Z)imparfaite invitée: Marie-Ève

mercredi 22 octobre 2008

Amplifier la vie... tester ma patience!


Mauvaises influences télévisuelles...
J'ai beau avoir salué l'émission Toc Toc Toc, il faut quand même que je passe aux aveux. J'ai un "pas gentil" commentaire à glisser.

Les personnages sont-ils obligés de parler comme s'ils étaient tous sur le bord de s'évanouir? Ou sur un ton exagérément excité (déjà qu'ils le sont bien assez!). Le pire de la gang: Youï !
Dernièrement, j'ai décelé dans les excès de MissLulus des manières et des intonations pris directement dans l'émission. Plus moyen de lui la réprimander sans que MissDrama ne vienne les yeux plein d'eau! Heu désolée, MignonneStarlette, mais ça ne marche pas avec moi ces petits airs d'écureuil (euh de Grubule!) triste . En fait, les enfants de cinq ans devraient user d'autres ruses que les pleurs comme tactique de négociation... non?
Pareil pour l'incomparable Caillou qui a une manière bien à lui de crier "NAoooonn". Et voilà JeuneHomme qui fait la même chose. Chaque fois, la conséquence est la même: le poil me frise sur les bras! Ohhhhhhh que j'haïs cela. Et je songe, chaque fois, à vendre nos télés! Je me ravise bien sûr. Trop de fois, la boîte à images me sauve et m'offre du "break en cassette", mais quand même la tentation est là! Mais quelqu'un aurait-il un film muet pour enfants à me conseiller? Bambi? Dumbo? Et si j'essayais?

Halloween écolo...


Parce que je n'ai pas toujours envie de bricoler et d'aller dépenser une moitié de paye au Omer de Serres, alors je fais un tour sur le site Zetika.com. On y trouve pleins d'idées chouettes pour faire des décorations (lire aussi "tenir occupé les enfants pendant que je prends un bain") d'Halloween à partir de trucs qui remplissent mon bac de recyclage.

On y retrouvera même des idées pour Noël. À mettre dans nos favoris.

mardi 21 octobre 2008

Pousser ou être poussée?

«J'ai poussée une fille de ma classe aujourd'hui!», m'annonce Momo, presque fière.

Ma première réaction a été de m'énerver: «Voyons Momo! C'est pas gentil! On ne fait pas ça!»

«Mais maman, elle était assise sur le banc et elle avait fini de mettre ses souliers. Et moi j'avais besoin de m'asseoir pour mettre les miens. Je lui ai dit de se tasser, elle n'a pas bougé. Je l'ai poussé au bout du banc avec mes fesses.»

Bon.

Je lui répète les règles de base de la civilité pour énième fois.

Mais quand j'y repense, je suis assez fière de ma fille. Car pour chaque fille poussée, il y en a une qui pousse et, entre les deux, j'aime autant que Momo soit celle qui pousse plutôt que la poussée. Mieux vaut faire sa place -même maladroitement!- que subir son sort en silence. Et tant pis pour les conséquences!

lundi 20 octobre 2008

L'heure nous dit si on est parent (ou non!)


Tu sais que tu es un parent quand...


Tu te sens "pompette"; il est 19h15.

Tu ouvres le porto après un repas; il est 19h47.

Tu as l'impression d'avoir veillé toute la nuit; il est 22h10.

Tu fais la grasse matinée; il est 7h08.


Dure réalité!

dimanche 19 octobre 2008

J'exploite mes enfants, mais chut...

Je déteste faire du ménage. Profondément... viscéralement. Et mes enfants sont encore à l’âge où ils adorent m’aider. Je les utilise donc au maximum à grands coups de renforcement positif, en leur disant à quel point leur contribution m'est précieuse! J’ai même poussé un peu ma chance – question de les exploiter au maximum - en leur promettant une petite « paie » s’ils ramassent leur chambre et rangent leurs vêtements pliés le samedi matin. Et ça marche! En plus, ça me donne une bonne excuse pour ne plus me faire solliciter pour toutes les petites babioles qu’ils désirent. « Tu l’achèteras avec tes sous quand tu en auras assez. » Voilà!

C’est beau quand même de les voir vider leur banque, semaine après semaine pour compter avec nous combien de sous ils ont dans leurs économies. J’ai vraiment l’air de leur inculquer de belles valeurs. Mais dans le fond, le but ultime, c’est de me sauver du ménage et du ramassage! Vous le direz pas hein?
(Z)imparfaite invitée : So

samedi 18 octobre 2008

Vraiment malade?

Vous profitez de ces quelques précieuses minutes de sommeil qui restent avant la sonnerie du réveil quand vous entendez un gémissement familier: «Maman, je ne me sens pas bien...» (Remarque: ce n'est pas papa qui est appelé dans ces cas-là...)

Votre cerveau se met immédiatement en mode analyse: fièvre, grippe, gastro, rien pantoute?

Pour nous aider à poser un diagnostic éclairé, le pédiatre américain Jon Abramson partage quelques-uns de ses trucs sur ABC.com. D'abord, posez-vous ces questions, suggère-t-il:

- Votre enfant est-il seulement malade sur semaine?
- Votre enfant est compétitif: a-t-il un match important aujourd'hui?
- Votre enfant est gêné: a-t-il un événement intimidant au programme? (exposé oral, présentation d'un spectacle)
- Votre enfant est anxieux: a-t-il une activité nouvelle qui le rend inconfortable? (sortie, événement spécial)

Le plus important, souligne le médecin, est de rendre les journées passées à la maison confortables, mais sans plus. Idéalement, on va jusqu'à couper les activités les plus appréciées (télévision, jeux vidéo, ordinateur) pour s'assurer que Junior ne prenne pas goût à ce repos forcé. En clair, on s'organise pour qu'il s'emmerde. Et surtout, on ne lui donne aucun privilège, cadeau, récompense qui pourrait l'inciter à recommencer son petit manège... s'il s'avère infondé.

Ça peut sembler évident... mais un coeur de mère se réduit si facilement en purée! Une (Z)imparfaite avertie en vaut deux!

vendredi 17 octobre 2008

Quand Passe-Carreau nous donne des leçons...


on aurait intérêt à l'écouter! Claire Pimparé prône le retour du gros bon sens dans son livre Ces parents que tout enfant est en droit d'avoir... pour la vie. Elle y dit entre autres...

- que les parents ne donnent pas assez de responsabilités aux enfants. On les couve trop!

- qu'on est tellement "mêlé" d'être simplement "soi" qu'on en arrache à se définir comme parent!

- qu'on ne prend pas assez de recul avec nos enfants (devrait-on se prendre un weekend dans LeLoft pour y réfléchir... pourquoi pas?)...

- ... qu'on ne se donne même pas la possibilité de corriger notre tir!

- qu'on devrait savoir qui on est, cibler nos potentielles failles avant que nos enfants en profitent en les trouvant avant nous...

- qu'on n'ose pas assez dire "non" et qu'on applique rarement les conséquences qu'on brandit pourtant souvent au nez des enfants!

- qu'on passe trop de temps à se soucier des futurs-potentiels-hypothétiques problèmes que l'on pourrait avoir à l'adolescence pendant qu'on devrait plutôt prendre ce temps perdu pour instaurer une vraie discipline à 2 ans (qui sera aussi efficace à 15 ans!)

- que notre situation ne ressemble pas à celle de notre voisine, celle de nos parents ou de nos grands-parents et qu'il faudrait s'en détacher pour vivre selon nos propres valeurs et contraintes! Oui, parfois, on n'a pas le choix d'envoyer notre bébé de 8 mois à la garderie!

- qu'on devrait arrêter d'être des parents mous et se tenir debout et être fermes. On n'a pas à avertir nos enfants au moins 3 fois (ou 4 ou 5) avant de jeter la conséquence! Et on n'a pas à se justifier!

- qu'on devrait toutes être des fières (Z)imparfaites, fières de nos choix, constantes dans nos décisions et réalistes tout en mettant nos enfants au coeur de nos vies! (non, elle ne le dit pas, mais je pense que c'est un message subliminal que j'ai détecté dans sa voix dans une entrevue avec Isabelle Maréchal)

Rafraîchissant, son discours! Assurément, on a puisé notre désir d'être imparfaite, mais en accord avec soi, dans son discours subliminal probablement déjà présent au temps où elle enfilait le costume de Passe-Carreau. Elle raconte sans gêne qu'un jour, en route vers le cinéma avec sa marmaille, elle en a eu assez de répéter aux enfants qui se chamaillaient dans l'auto d'arrêter leurs singeries. Elle a non seulement rebroussé chemin, mais en entrant dans la maison, elle a appelé une gardienne et est allée au cinéma seule. On n'a pas à payer pour les conséquences des actes de nos enfants.

Et voilà! La vérité tombe: Passe-Carreau est une (Z)imparfaite démasquée!

jeudi 16 octobre 2008

Entendu dans un cours prénatal (2)


«Colostrum, il jouait pas pour les Penguins de Pittsburgh?»

- Le futur père qui a inventé l’analogie du hot-dog

(Z)imparfaite invitée: Marie-Ève

mercredi 15 octobre 2008

Comité de sélection pour amis de maternelle

Voir notre enfant entrer dans le monde scolaire, c’est aussi tout doucement accepter que les amis commenceront à avoir une plus grande influence sur notre rejeton que nous. C’est l’étape où l’on entendra avec exaspération pas mal de : « Oui, mais Annabelle, elle, sa maman veut! »

J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire de la prévention pendant que j’ai encore une certaine influence sur ma fille. Voici ma stratégie: depuis la rentrée, lorsqu’elle me parle d’un ou une nouvelle ami-e avec qui elle a joué, je lui pose des questions sur comment cet ami se comporte en classe et dans la cour d’école, s’il a souvent des « bonhommes baboune » dans son cahier, etc. Je lui demande aussi de me montrer ses parents sur le bord de la cour d’école le matin - et croyez moi, ça en dit beaucoup sur l'enfant ça…ouf! La première semaine d'école, un petit coco a fait une fugue de la cour d’école. Oui, oui, vous avez bien entendu, une fugue en maternelle! Et lorsque j’ai vu la mère arriver, en sacrant de sa bouche édentée que le « p’tit cr***, je le savais qu’ils en arracheraient à l’école avec lui! », c’est drôle, mais je n’étais pas du tout surprise du comportement de son enfant! En fait, à la place du petit, j’aurais probablement fait une fugue de la maison à 3 ans!

Donc, pour en revenir à ma prévention… Si, à la lumière de mes observations et des informations obtenues subtilement auprès de ma fille, je considère que l’ami en question pourrait être une mauvaise influence pour elle, j’utilise quelques bonnes vieilles techniques de persuasion pour la convaincre que tel autre ami semble TELLEMENT plus intéressant… Démoniaque? Oui! Mais efficace! Du moins pour le moment...

(Z)imparfaite invitée: So

mardi 14 octobre 2008

Combattre le mal par le mal?

Lolo a peur des mascottes depuis qu'il est tout petit. Et, comble de malheur, partout on l'on va, il faut toujours qu'on tombe face à face avec l'un de ces affreux personnages. La peur des mascottes -comme celle des clowns d'ailleurs- a beau être une phobie reconnue et documentée, je me dis qu'il faudrait un jour régler la question une fois pour toute. Du moins, avant d'aller à Walt Disney...!

J'étais donc ravie de tomber sur une chronique de Dre Nadia dans Le Soleil qui abordait le sujet. Une mère désespérée comme moi se demandait comment faire passer cette peur incontrôlée des mascottes chez son fils de 6 ans. Elle était même allée jusqu'à demander à une «mascotte professionnelle» d'enlever sa «tête» pour montrer à son fils qu'il y avait bien une «personne normale» en-dessous de tout ce faux poil.

Ce que propose Dre Nadia: «Vous pourriez louer un costume de mascotte afin de vous amuser en famille durant une fin de semaine.»

Euh?!?!

J'imagine trop bien la tête de TriplePapa: «Chéri, j'ai loué un costume de lapin pour la fin de semaine... C'est pour Lolo», devrais-je sans doute préciser...

Aussi bien aller faire un tour à la Fête des mascottes de Granby, un rassemblement de mascottes, toutes plus laides et insignifiantes les unes que les autres! Y a-t-il vraiment un enfant qui aime ça, cette fête-là?!

lundi 13 octobre 2008

Entendu dans un cours prénatal (1)


Un futur père à l’animatrice, en montrant du doigt sa conjointe :

«Pouvez-vous lui dire à elle, que moi quand je me fais un hot-dog au four micro-ondes, mon hot-dog, je ne l’aime pas pendant qu’il tourne dans le four. Je l’aime quand je le sors et que je peux le manger. Donc quand elle me dit "touche à mon ventre, le bébé bouge", moi je m’en fout, je ne sens presque rien.»

Si ça c’est pas la pire analogie pour décrire un bébé jamais utilisée, je ne sais pas ce que c’est.

Mon hot-dog se porte bien, merci. Et il tournera dans mon ventre encore pendant quelques semaines encore.

(Z)imparfaite invitée: Marie-Ève

dimanche 12 octobre 2008

Cueillir des courges: l'attrape-parents!

La Courgerie, le Centre d'interprétation de la courge... À chaque automne, je propose: «Et si on allait cueillir des courges?» Heureusement, on finit par ne jamais y aller. Soit il pleut, soit il a plu, soit on a autre chose à faire.

Et quand j'y repense, je me dis que c'est une bonne chose que ça ne se fasse jamais. Car, quand on y pense un peu, quel est l'intérêt d'aller cueillir des courges, ou même des citrouilles? Qui a besoin de plus de 5 cucurbitacées? Et si on s'y rend pour cueillir une courge poivrée, une butternut et deux citrouilles, on va avoir eu du fun pendant au moins 10 bonnes minutes!

On a beau vouloir faire durer le plaisir et remplir le coffre arrière de la voiture de courges de toutes sortes, il va falloir les cuisiner si on ne veut pas juste les regarder pourrir. Qui a envie de congeler 10 litres de soupe à la courge musquée? Qui a du plaisir à faire griller des centaines de graines de citrouilles?

Et puis, on ne peut pas prétendre qu'on va dans les champs plein de bouette pour admirer le paysage... C'est plutôt désolant comme vision...

Et si on allait cueillir des canneberges à la place? C'est plus spectaculaire, ça se congèle bien et ça se cuisine sans avoir besoin de sortir le couteau de tueur en série qui se cache au fond du tiroir!

samedi 11 octobre 2008

1ere école buissonnière

Le 10 octobre: c'est fait!

MissLulus a manqué à l'appel de son professeur hier matin quand celle-ci a regroupé ses moussaillons sur le tapis (Tout se déroule autour-sur-près-à côté- devant-derrière ce foutu tapis selon les dires de ma jeune écolière!). Première expérience d'école buissonnière pour s'évader avec ses grands-parents au chalet pour un weekend étiré.

Et je peux vous le confirmer, ce ne sera pas la dernière fois cette année (ce mois? cette étape?) que MissLulus profitera d'un peu de liberté pour rester à la maison ou faire une activité avec maman, ses amies (im)parfaites et leur enfant délinquants...de maternelle!

vendredi 10 octobre 2008

Je bouffe leurs vitamines

Je dois me confesser. Quand j'arrive du bureau et que j'ai une petite fringale, j'engloutis en cachette des dizaines d'oursons en gelée bourrés de vitamines et d'oméga-3-6-9 achetés spécialement par TriplePapa pour les enfants. Quel bonheur de se bourrer la face dans les jujubes sans culpabiliser!

De temps en temps, je me permets aussi une gourde de compote de fruits, un yogourt en tube congelé, une pâte de fruits ou un sachet de mini-pattes d'ours...

Manger les collations des enfants est l'une des compensations les plus jouissives de la parentalité. S'envoyer un mini-format dans leur dos après une dure journée d'impossible conciliation travail-famille, c'est du «comfort food» à l'envers!

Et bientôt viendra l'ultime compensation: l'Halloween! Quelle joie de piger dans le sac de bonbons des enfants quand ils sont au lit! Le petit manège peut durer plusieurs jours si on est rusée.

Règle numéro un: N'utilisez pas de sacs «bruyants».
Règle numéro deux: Mangez d'abord les bonbons qu'ils n'aiment pas.
Règle numéro trois: Manger ensuite ceux qu'ils ont en plusieurs exemplaires.
Règle numéro quatre: Cessez immédiatement s'ils jettent un regard intrigué à leur sac.

Et vous, que leur chipez-vous en cachette?

jeudi 9 octobre 2008

Un "Manny" pourquoi pas?

Juste pour rêver, un "Manny"... pourquoi pas? Un genre de Patrick Dempsey ou autres selon vos goûts qui s'occuperait des enfants pendant qu'on travaille l'esprit en paix au bureau (ou mieux: pendant qu'on "télé-travaille" de la maison question de pouvoir avoir l'oeil dessus!), qui cuisine, qui fait un peu de ménage, de lavage, etc . Avouez que ce serait plus réjouissant qu'une nanny venue des Philippines sur laquelle papa (im)parfait aurait toujours un oeil dessus.

C'est à nous de rêver... Alors, je prends donc Patrick Dempsey. Il est mignon, non, avec des bébés dans les bras? Bon! Bon! Je sais! Ce sont les siens, mais je suis capable de faire abstraction...

Qui choisiriez-vous comme Manny? Allez, il ne fait pas beau, le temps est poche, on feel un peu tout croche: rêvons! Qui? Qui?

Et si le temps gris vous fait rêver à une journée de lecture, il existe le livre "Le Nounou", écrit par Holly Peterson sur le sujet.

mercredi 8 octobre 2008

Quand démocratie rime avec... pédophilie!

Il y a des jours où on prend notre rôle de parents un peu plus au sérieux. Et pourtant...

Lundi soir, jour de vote par anticipation, c'est remplie de bonnes intentions que je lance l'invitation au souper: «Qui veut venir voter avec maman ce soir?» Momo, naturellement fascinée par tout ce qui n'est pas de son âge s'est mise à trépigner sur sa chaise. «OK, ma belle, ce soir tu vas ajouter un nouveau mot à ton vocabulaire: dé-mo-cra-tie!»

Pendant que TriplePapa s'embourbe dans sa définition confuse de la démocratie, j'attrape mes clés et mon manteau. «Viens Momo, ce soir on ne fait pas la vaisselle, on va faire notre devoir de citoyen!»

En chemin, j'ai la fabuleuse idée de lui montrer la pancarte de la candidate de mon choix. «Pourquoi elle? Parce qu'elle a les plus beaux cheveux?», s'enquiert Momo. Euh, oui, genre...

Passée le premier contrôle d'identité (!), je reste sans voix devant la file de voteurs anticipatifs. Si je suis là, c'est que je sais très bien que le mardi 14 octobre il sera impossible pour moi de concilier travail-famille-vote. Mais qui dans cette lignée de ti-vieux sera trop occupé pour se présenter ce jour-là? Au premier regard, tout ce qui me vient à l'esprit comme empêchements possibles c'est bowling, bingo ou mort subite. J'en suis là dans ma réflexion citoyenne quand une phrase, prononcée un peu trop fort, me ramène à la réalité: «Maman, nous on vote pour la madame qui a les cheveux frisés, hein?»

Cette subtile intervention attire l'attention du monsieur pas très propre devant nous. En moins de deux, il se retourne et s'adresse à ma fille: «Tiens, j'te donne deux piasses pour aller t'acheter des bonbons!» Momo a figé, m'a jeté un regard implorant et s'est mise à secouer la tête de gauche à droite (Soulagement! Elle ne succombe pas à l'équation inconnu + bonbons). J'ai moi-même mis quelques secondes à défiger, puis tout ce que j'ai trouvé à dire c'est: «Merci. Elle est gênée.» Alors que dans ma tête, une flopée de mots pas gentils défilaient...

Après 45 minutes d'attente (enlève le manteau, remet le manteau, détache les boutons, rattache les boutons..), c'était enfin notre tour! «On va faire la démocratie, maman!», s'excitait Momo en me suivant dans l'isoloir, trop fière d'avoir appris un mot savant. Mais quelle déception devant l'acte démocratique: «On a attendu longtemps comme ça juste pour que tu fasses un X ?!?!?!»

De retour à la maison, je résume l'épisode à TriplePapa en termes simples: «Y'a un pédophile qui lui a donné 2$ pour qu'elle s'achète des bonbons!»

Quelques secondes plus tard, j'entends Momo dire à sa soeur, toute fière: «Regarde, il y a un pédophile qui m'a donné des sous pour m'acheter des bonbons! Je vais les partager avec toi!»

Super! Lequel des deux nouveaux mots répètera-t-elle en premier à l'école...?!

mardi 7 octobre 2008

Des bébés laids: ça existe!

Le souvenir est intact. Une collègue ayant récemment accouché avait envoyé au bureau une petite carte ainsi qu'une photo de son bébé. Le tout était épinglé sur notre babillard. Attirée par la perspective d'une mignonne photo de bébé - j'étais aussi en phase "On en a un autre tout de suite ou pas?" - je me suis levée pour aller admirer la progéniture.

Brrrrrr!

Involontairement, j'ai reculé d'un pas. Immédiatement.

- Voyons, Nadine, me suis-je raisonnée. T'as mal vu! Recommence!

Timidement, je me ravancé. Prudemment. En fixant bien le haut de l'interminable front du poupon.

Même réaction. Brrrrrr!

J'ai craché le morceau: "Mon Dieu qu'il est laid!". Ok, j'étais seule dans le bureau. Mais ça soulage de ne pas garder cette révélation au fond de soi.

Laid. Frippé, maigrichon, mal photographié, un ensemble vert fade, un air de p'tit vieux et j'en passe. Et surtout, un grande question m'envahissait: "Était-ce vraiment la plus belle photo que les parents avaient de l'enfant?". C'était désolant. Et j'ai eu une maigre pensée pour la mère, probablement déjà en post-partum, avec un bébé si peu flatteur.

Non, mais c'est vrai. Quand on envoit les cartes de remerciement (après de longs mois, mais surtout avant que notre enfant ne marche, par crainte de passer pour une profiteuse qui ne daigne même pas remercier ceux qui ont célébré l'arrivée de notre héritier!), on choisit la plus belle photo de notre enfant. Celle dont on est le plus fière. Pas celle où il a l'air d'un pichou. Au pire, s'il est trop maigrichon, la peau toute plissée ou encore recouverte de l'affreux acné du nourrisson (ouache!!), on attend quelques semaines (mois?) pour envoyer nos remerciements. C'est la trace qui reste partout où on l'envoie et on n'est même pas là pour plaider en sa faveur. Même chose pour ceux qui envoient et paient pour mettre la photo de leur enfant dans le Cahier des bébés. De grâce, choisissez une photo qui a de l'allure. Chaque année, je dévisage une bonne dizaine d'enfants en me disant que ça doit être la photo qui ne les avantage pas et qu'ils ne peuvent pas être vraiment aussi laids!

Ayant travaillé au Salon Maternité Paternité Enfants quelques années, j'ai aussi eu droit au défilement des parents trop fiers qui sont prêts à tout pour "parader" avec leurs bébés. Et dans le lot, force est de constater qu'il y a des bébés laids. Beaucoup. Et au risque de plagier Patrick Huard, on est mieux de "fermer sa gueule" devant un bébé qui nous laisse de glace. Sauf quand on s'est pris, nous-même, dans notre piège.

Anecdote? Je suis du genre à m'extasier sur les minuscules pyjamas de couleurs pimpantes (orangé, vert lime, aqua, etc.). Sans me douter, je me penche sur une poussette d'où gigotaient des petites jambes aux innombrables rayures. Je n'avais pas appris ma leçon, encore, je suppose. Avant même d'apercevoir le minois de l'enfant, j'accroche une collègue et lui dit:
- "Ohh! Viens voir........"
Au même moment où j'allais dire "le beau ti-bébé", je découvre le-dit bébé.
- "euhhhhh le beau jouet qui s'accroche sur le siège. C'est-tu beau, hein? Je n'avais pas cela moi quand j'ai eu MissLulus...".

Quand on se raccroche à la splendeur du hochet pour éviter d'aborder la supposée beauté du bébé, c'est peu dire sur l'allure du bébé... Oh là là! Douloureux souvenir. Malaise flagrant. Ma collègue m'a sauvée - cela prouve ma juste opinion sur l'enfant, quand même!- ; elle ne trouvait pas de mot pour parler convenablement de l'enfant. On n'est toujours pas pour lui dire "bonne chance" et lui souhaiter que le temps améliore les choses.

Mais reste que ces deux expériences troublantes sont venues me hanter lorsque j'ai apprise que j'étais enceinte. Si à mon premier bébé, je ne souhaitais qu'un bébé en santé. Là, j'ai secrètement prié pour qu'il soit en santé et qu'il ne soit pas laid.J'ai passé neuf mois à angoisser sur la possible laideur de mon bébé. Sait-on jamais? On aurait pu me faire payer les mauvais commentaires passés. Peut-être qu'on ne sait pas que notre bébé est laid? Peut-être que le post-partum affecte notre vue et notre jugement. En tout cas, j'ai choisi avec soin et après au moins 12 regards extérieurs la photo envoyée dans mes cartes de remerciement, j'ai mis mon droit de regard sur celle que les grands-parents ont envoyé au journal et j'ai tendu l'oreille autour de moi quand je promenais JeuneHomme pour entendre si des gens louangeaient ses bébelles ou son hochet. Juste au cas...