samedi 10 janvier 2009

Allaiter... son chien!

Une Américaine de 27 ans aurait guéri son chien malade... en lui donnant le sein! La pauvre bête était affaiblie et refusait de se nourrir depuis octobre dernier. Le vétérinaire avait suggéré un lait en poudre mais le chien n'en n'avait pas voulu... Alors Janelle Williams a eu une idée de génie (!)

«Comme je donnais toujours le sein à mon fils de 2 ans, mon corps produisait toujours du lait. J'en ai mis un peu sur mon doigt et le chien l'a léché.» Le chien s'est alors installé sur son sein et a commencé à téter, rapporte Yahoo! Actualités.

Euh...

D'après les médecins, tant que le chien est en bonne santé et que les seins de Janelle Williams sont propres, cette pratique n'est pas risquée, bien qu'elle ne soit pas recommandée, peut-on lire dans la suite de la dépêche.

À toutes les mères qui allaitent: svp, ayez une pensée pour ce pauvre cabot lors de la prochaine tétée de bébé... et une aussi pour la pauvre mère, qui semble vraiment (trop) au bout du rouleau!

vendredi 9 janvier 2009

La Sainte Paix


J'ai toujours aimé la période des Fêtes et enceinte, je me réjouissais de passer celle de 2008 avec un bébé à montrer à toute la famille.

Erreur monumentale.

Depuis lundi, je me réjouis que les Fêtes soient passées. Merci bonsoir, on s'en reparle l'an prochain.

Comment avais-je pu sous-estimer à ce point le travail que représentent les sorties familiales avec un bébé d'un mois? L'hiver, en plus, avec de la famille à aller voir à Québec? Bébé adore mettre sa tuque, et je vous dis pas le plaisir qu'elle éprouve à mettre son habit d'hiver. Une fois qu'elle crie bien fort, c'est le temps de transporter la maudite poussette qui pèse trois tonnes. Le banc d'auto. Le sac à couches. Le parc. Il est où le temps où je voyageais léger?

Comment avais-je pu ne pas prévoir que toute la belle-famille débarquerait chez nous? J'ai la joie d'avoir mis au monde le premier petit-enfant de la famille de mon copain. La folie furieuse, je vous dit. Ma maison est devenue ces deux dernières semaines un véritable centre d'achats un 24 décembre. Il n'y a pas un oncle, tante, cousin, cousine, ami du père, amie de la mère qui ne soit pas venu chez nous voir le bébé. Pas un. Ils sont venus de Vancouver, de la rive-sud de Montréal, d'Ottawa, par beau temps, par tempête, par pluie verglaçante. Rien ne pouvait les arrêter. J'ai songé faire comme certains à l'Halloween: barrer la porte et fermer les lumières. Je me suis contentée de sourire bêtement et j'ai attendu que la tempête passe.

Comment aurais-je pu deviner que mon bébé reviendrait des party de Noël embaumant le parfum des matantes et mononcles? Certains, en plus d'être maladroits et de n'avoir tenu un bébé dans leurs bras depuis 35 ans, se sont sentis obligés de s'approcher au maximum de ma fille, question de lui refiler leur microbes et de lui faire sentir leur odeur de vin! Maman poule, moi? Nooooon. Je demande seulement à ce que mon bébé ne sente pas le Brut 33!

Mais voilà, les Fêtes sont enfin passées. Bientôt j'aurai tout oublié et en novembre je me réjouirai...de passer les Fêtes avec un bébé d'un an!

Les Fêtes, c'est comme un accouchement: on oublie vite que c'est douloureux!

(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

jeudi 8 janvier 2009

Bébé Académie


En lisant le journal en début d'année - de La Presse au maigre Courrier du Sud - on tombe inévitablement sur la photo du premier bébé de l'année. Chaque fois, j'ai un frisson. Je suis plongée quelques années en arrière alors que j'étais enceinte de MissLulus. Je me rappelle qu'après avoir fait le fameux "pipi-test", je me suis précipitée sur les sites web qui calculent en une fraction de seconde la date prévue d'accouchement. Je n'avais pas le temps de sortir l'équation algébrique qui ressemble à date du jour des dernières menstruations + 7 jours - 3 mois + 1 an...
"Il doit y avoir une erreur avec leur logiciel" que je tentais de me faire croire. J'ai recommencé. Et recommencé. Encore. Encore. J'ai mis la faute sur le calcul différent en Europe qu'ici. Mais non. J'étais bien sur un site canadien. Noooooooonnnnn! Le verdict: 31 décembre.
Pour moi qui suis née au début décembre et qui a eu une forte concentration de cadeaux durant cette période et une loooongue période d'attente de 11 mois ensuite, je ne voulais pas avoir un bébé durant le temps des Fêtes. Les pires dates auraient été le 24 ou le 25 décembre. Mais le 31 en est une autre quand même! Et si j'accouchais qu'à minuit le 31... ? La perspective de voir débarquer tout l'attirail des photographes et des journalistes dans ma chambre me donnait la nausée. Je ne voulais pas avoir LE bébé de l'année. Ma face post-accouchement dans le journal? Mon toupet collé par la sueur sur mon front en une? Mon sourire "fake" encore engourdi par la dernière contraction ressentie et mon bébé fraîchement libéré de mon utérus se promenant sur les jornaux? No way! Mes réactions à froid? Il n'en était pas question. Je l'ai même écrit dans mon plan de naissance pour être bien sûre de ne pas me faire achaler si jamais le destin s'acharnait sur moi.

Finalement, j'ai tellement espéré, prié, visualisé, projeté, etc. pour ne pas accoucher cette date que je me suis fait avoir quand même. J'ai accouché 8 jours APRÈS. J'étais au bord du désespoir. Je pleurais chaque maudit matin en voyant que j'avais dormi toute ma nuit (faut-tu être niaiseuse!!) et que des contractions ne m'avaient pas réveillé (faut être désespérée de rêver d'avoir des contractions!!). J'ai marché trois fois les Promenades St-Bruno, visité le Jardin Botanique et ses poinsettias flétris, l'Insectarium et ses bébittes laides, pris 12 marches par jour: rien n'y faisait. MissLulus finissait sa manucure avant de daigner sortir. Elle avait entendu mes incantations? Peut-être. Finalement, la journée où le verglas était partout sous 3 pouces de neige qu'elle s'est pointée le bout du nez, il y a 6 ans aujourd'hui. Je n'avais pas LE bébé de l'année. J'étais heureuse. J'avais MON bébé... et c'est tout ce qui comptait. Après 41 semaines, il était temps...


Bonne fête MissLulus! Première petite (Z)imparfaite!

mercredi 7 janvier 2009

Sommes-nous de bons parents?

"« Nos jeunes ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, ils sont des tyrans, ils répondent à leurs parents, ils sont impossibles. » Cette réflexion n’est pas le triste constat d’un directeur d’école, mais bien celui qu’a formulé Socrate, le philosophe de la Grèce antique, 400 ans avant Jésus-Christ. "

C’est par cette citation qu’est introduite la nouvelle émission de Télé-Québec, Sommes-nous ? ou plusieurs sujets seront abordés en lien avec la société québécoise d’aujourd’hui. Cette semaine, au menu, Sommes-nous de bons parents ? Les parents sont-ils plus mous qu’autrefois? Nos professeurs ont-ils l’impression que les parents ont démissionné et leur ont transféré la responsabilité d’éduquer nos enfants, notamment en ce qui concerne les règles de politesse et le respect envers les autres?

Et vous, quel est votre constat? Sommes-nous de bons parents à "notre époque"?

Fiston aux personnalités multiples

...ou l'art de tirer profit de tous les stades du développement 0-5 ans dans la même journée!

PetitLoup est l'enfant le plus cliniquement intéressant que j'aie eu à observer de toute ma vie, je vous le jure! Et je suis chanceuse car étant sa maman, j'ai le loisir de l'avoir en "laboratoire" 24 heures sur 24.

Voici une jounée type de mon fils à la maison:

C'est le matin et j'entends des pas feutrés trottiner vers la chambre. Deux petits bras se tendent vers le lit et je soulève fiston pour qu'il vienne se blottir entre son papa et moi. Ses petits yeux endormis me regardent avec intensité, il me caresse le visage en disant: "Maman... ma belle maman d'amour..." On se serre fort, on se donne des "bisous de nez", je me sens en symbiose totale avec mon grand "bébé" de 3 ans et demi...
(Note à moi-même: Garder ces émotions intenses bien présentes à mon esprit et dans mon coeur quand, dans quelques heures, j'aurai envie de l'échanger contre "deux d’une marque concurrente MD")

Quelques heures plus tard, il fait un soleil d'hiver magnifique... mais je sens que fiston a soudainement une passe nostalgique de son "Terrible two" (en passant mon chum a découvert que "Terrible two", ce n'est pas l'âge ou cette passe survient, mais bien la durée sur laquelle elle s'étire - soit près de 2 ans dans le cas de PetitLoup)

- Allez PetitLoup, il fait beau, on va jouer dehors!
- Non, je veux pas!
- Allez! Je vais t'aider à t'habiller et on va bien s'amuser.
- Non, pas m'aider, moi j'suis capable tout seul!
- Pas de problème, je te laisse aller...
(PetitLoup chigne, pleurniche, s'impatiente en essayant d'enfiler son manteau)
- Je ne suis pas capable!
- O.k., viens, je t'aide.
- Nooooooonnnnnnn! Moi tout seul!

Et PetitLoup poursuit son manège... Il ne veut pas mettre son pantalon de neige, ne pas mettre la tuque rayée verte et beige, mais plutôt la rayée verte et bleue... et il veut mettre ses nouveaux espadrilles pour aller jouer dans la neige! Pas de compromis possible pour le pantalon et les chaussures mais j'accepte qu'il prenne la tuque de son choix.
(Note à moi-même: Bon, je le sais que j'ai encore acheté la paix, mais faut choisir ses combats dit-on... Voilà, rien de plus à dire)

Fin de journée, c'est l'heure du bain. J'invite PetitLoup à venir pour son bain...

- Encore deux minutes de jeux maman, d'accord?
- D'accord, je te mets la minuterie du micro-ondes et tu t'en viens après.
Les deux minutes passent...
- Bon, PetitLoup, ça a sonné, tu t'en viens maintenant.
- Encore deux minutes maman? Je peux encore jouer avec mes bonhommes?
- Non, PetitLoup, tu as compris, j'avais dit deux minutes et c'est terminé.
PetitLoup s'approche de moi, prend son petit air charmeur et me dit:
- Est-ce que je peux apporter mes bonhommes dans le bain d'abord?
- Non, on s'en est déjà parlé, je ne veux pas que tu apportes tes bonhommes dans le bain.
- Pourquoi pas apporter mes bonhommes dans le bain?
- Parce qu'ils risquent de se briser...
- Pourquoi?
- Ben parce qu'ils ne sont pas faits pour le bain et quand l'eau entre dedans et je ne suis plus capable de la sortir ensuite et...
- Mais maman, j'vais faire très attention, promis.
- Non, PetitLoup, tu as compris.
- Ben juste UN bonhomme d'abord?
(Note à moi-même: Je peux pas croire que mon petit "f***ing four" en devenir a encore réussi à étirer le temps de pas mal plus que deux minutes juste en négociant! Ahhhhhhh! *Soupir*)

Vivement demain matin pour qu'on se colle en se donnant des bisous de nez!

(Z)Imparfaite invitée: So

mardi 6 janvier 2009

Allaiter ou montrer ses seins?

Message aux mères qui allaitent: «Non, je ne veux pas voir vos seins sur Facebook!» Ni dans mon salon d'ailleurs!

Vous avez beau commettre le geste le plus naturel et asexué de la Terre, je ne tiens pas à le voir.

C'est VOTRE moment intime, pas le mien! Prenez-vous en photos tant que vous le voulez, encadrez vos meilleurs clichés, disposez-les partout dans votre maison, affichez-les sur Flickr mais, de grâce, gardez-les pour vous! Ne vous affichez pas dans un moment intime (peu importe lequel!) sur votre profil public de Facebook! Vous avez beau être dans votre bulle de nouvelle maman au foyer pour l'année, vous avez beau trouver ce geste d'une infinie tendresse, vos collègues de bureau ne tiennent pas à voir vos immenses seins gorgés de lait (sauf 2-3 vieux cochons qui s'excitent pour un rien).

Dites-moi, vous afficheriez-vous sur Facebook, seins nus, si vous n'aviez pas un bébé collé aux mamelons? Ça ne me choque pas de voir à demi-dénudée, ça ne m'intéresse pas! Too much information, comme dirait l'autre!

Je ne compte plus le nombre de fois qu'une amie, amie d'une amie, cousine ou simple connaissance s'est relevé le chandail et fait apparaître ses seins sans aucune pudeur avant d'installer tranquillement son nourrisson tout chaud au bout d'un mamelon... (PS: il en reste un autre... et je ne veux pas le voir!) Il ne me viendrait pas à l'idée de donner le biberon topless alors vous serait-il possible d'allaiter sans dévoiler vos seins avec une fierté à peine dissimulée? Votre sensationnelle poitrine, énorme et ferme, va se dégonfler toute seule dans quelques mois, alors un peu de retenue SVP!

Il y a moyen d'allaiter en public sans en faire un show. Une p'tite couverture, un chemisier qui s'ouvre discrètement... Certaines y arrivent très bien, alors pourquoi pas vous?

P.S: En passant, je ne veux pas non plus voir la vidéo de votre accouchement...

lundi 5 janvier 2009

Bébé Sans Nom


Trouver LE bon prénom est toute une tâche, mais quand même! Dans Espace Parents, on apprend que Jean Airoldi et sa femme - qui en font la page couverture avec leurs deux filles - n'ont pas encore choisi le prénom de leur petite dernière... qui a maintenant deux mois et demi. C'est bien beau de vouloir ne pas figurer dans notre palmarès, être original à souhait, mais pas trop et que le 2e prénom "match" avec le premier, il ne faut pas exagérer....

"On fait quoi aujourd'huiiii?"

Les Fêtes sont finies... Au moins, on ne l'entendra plus celle-là!

Ainsi que... (variantes):

- C'est qui la visite aujourd'hui?
- Est-ce qu'on va avoir d'autres cadeaux?
- J'suis trop fatigué(e) pour me brosser les dents
- J'ai mal au ventre
- Pas encore de la dinde!
- J'ai fait un autre caca mou!

Toutes des phrases de circonstance en cette période d'overdose de réjouissances... Au moins, on a un an pour s'en remettre!

Bon retour au boulot!

dimanche 4 janvier 2009

Tuer ses enfants parce qu'on n'en peut plus...

C'est une des choses que j'arrive le plus difficilement à comprendre. Comment peut-on en venir à tuer ses propres enfants? Quels motifs peuvent être assez forts émotivement pour pousser un parent à commettre le pire? Même dans le pire des états dépressifs, pourquoi impliquer ses enfants dans un drame qui ne les concernent pas. Pas pur égoïsme? «Je veux mettre fin à mes jours mais je vais emporter mes enfants avec moi car ils ne se remettront pas de mon départ?»

Pire encore, comment deux parents peuvent-ils, de sang froid, échafauder un pacte de suicide collectif sans, un moment donné, avoir cet éclair de lucidité qui remettra tout en question et arrêtera cette mise en scène morbide.

Après avoir mis au monde, nourri, bercé, soigné un enfant, comment peut-on en venir à l'empoisonner? À le détruire?

Si ces deux parents du Saguenay avaient pris soin de trois enfants lourdement handicapés depuis leur naissance, s'ils avaient substitué leur vie pour celles de leurs enfants, s'ils avaient perdu tout espoir d'une vie meilleure, s'ils avaient été trop épuisés par cette prise en charge totale pour ne plus avoir le courage de résister et se laisser aspirer dans ce gouffre profond, j'aurais compris. Mais, de toute évidence, ça ne semblait pas être le cas de cette famille.

Heureusement, il y a des parents dont la vie est tout aussi sinon plus difficile et qui résistent. Je vous invite d'ailleurs à visionner ceci. Il y a de l'espoir.

samedi 3 janvier 2009

Comment faisaient-elles?

Les mères qui n'avaient pas ces biens et services essentiels...

- Le service à l'auto quand tu as 3 enfants derrière
- Les mini-carottes
- Les DVD qui recommencent tout seuls
- Les jus en tetra pak
- Les élastiques ajustables à la taille des vêtements
- Les boîtes à lunch dont la doublure s’enlève pour la laver
- Le service de garde quand l'école commence à 9h28

Que de belles inventions pour la mère moderne!!

jeudi 1 janvier 2009

Résolutions (z)imparfaites

Depuis que j'ai été happée de plein fouet par la maternité, mes résolutions du Nouvel An ont changé. Plus terre-à-terre, disons...

Pour 2009, je me souhaite de...

- Cultiver l'imperfection et propager la bonne nouvelle par tous les moyens possibles
- Laisser les enfants régler leurs chicanes par eux-mêmes
- Ne plus leur tenir la main sur le trottoir
- Ne plus laver mes enfants quitte à ce qu'ils aient de la crasse collée derrière les oreilles (je veux qu'ils se lavent entièrement par eux-mêmes!)
- Acheter un beurrier réservé aux enfants afin qu'ils triturent leur motte de beurre à leur guise quand ils tartinent leur pain
- Arrêter de dire «ARRÊTEZ DE CRIER» en criant!
- Faire mon lit tous les matins (pas encore réussi à mon âge vénérable!)
- Avoir le dessus sur ma commission scolaire et réussir à envoyer mon fils dysphasique dans une école spécialisée plutôt qu'à l'école «normale»
- Réussir à éviter le maximum de fêtes d'enfants que je ne connais pas (i.e. les amis d'école)
- Passer tous les jouets de bain dans le hachoir à viande
- Me procurer un hachoir à viande
- Perdre définitivement toutes les cassettes de Caillou et de Cornemuse
- Prendre un p'tit verre de rouge en compensation pour chaque mauvaise journée (c'est bon pour le coeur, non?)
- Obtenir des billets gratuits pour Cavalia (une fille s'essaye...)

Et vous, quelles sont vos résolutions pour la nouvelle année?

mardi 30 décembre 2008

L'imperfection de l'année

L'année 2008 tire à sa fin. L'heure est aux revues de fin d'année, qui se propagent comme la gastro après un party de famille.

Comme les (Z)imparfaites commencent à en avoir assez des bilans (et de l'année 2008 au grand complet!), nous vous proposons l'ultime top 10 visant à couronner l'imperfection de l'année parmi tous les droits inscrits dans la Charte des (Z)imparfaites.

Voici les 10 finalistes:

- Ne pas allaiter
- Vivre dangereusement son quotidien SANS le sacro-saint Mieux vivre donné à la sortie de l'hôpital!
- Utiliser des couches jetables
- Envoyer vos enfants à la garderie avant l'âge de 2 ans
- Récompenser vos enfants avec du McDo
- Cacher les jouets qu'on ne peut plus supporter, surtout ceux qui ont une musique «pas endurable»
- Lorsqu'on lit un livre à son enfant, passer des pages quand c'est plate ou trop long (et par la suite, «perdre» le livre!)
- Des céréales à 3 mois??? Non, ça ne tue pas!
- Stériliser les biberons à l'eau chaude... du robinet
- Allumer vous-même la télé dès l'arrivée des enfants après l'école

Alors, quelle est l'ultime imperfection d'une mère en 2008?

À vos votes, prêts... commentez!

... et revenez demain, pour notre très attendu Palmarès des prénoms, première édition!

lundi 29 décembre 2008

Album de bébé: de la pure fiction!

Petite, je dois avoir feuilleté mon album de bébé au moins 1000 fois. Et chaque fois, je m'émouvais de la précision chronologique avec laquelle était décrite ma petite évolution personnelle et je m'étonnais des riches détails que contenait chacune des rubriques. J'ai toujours été touchée par le soin maniaque dont a fait preuve ma mère pour remplir ce précieux livre, page après page.

Quand j'ai su que j'étais enceinte, je m'imaginais déjà décrire les premières années de mes héritiers dans ces petits albums roses et bleus... Pire, je me voyais déjà en train de les feuilleter avec mes enfants, comparant la longueur de leurs empreintes des pieds, effleurant leur première mèche de cheveux coupée...

J'ai déchanté dès le premier jour: «On ne fait plus ça des empreintes de pieds, madame!», me suis-je fait dire à l'hôpital...

Et, en moins de 48 heures, avec mes triplés fraîchement sortis de l'incubateur à la maison, j'avais déjà perdu le compte. Qui boit combien d'onces (ma mère avait commenté tous mes boires pendant 3 mois!)? Qui a ouvert les yeux après combien de jours? Qui a serré le petit doigt de papa? Qui a fait un sourire? Qui aime quel hochet, toutou, doudou? J'ai vite été dépassée par les événements et, même si j'ai pris la peine de noter quelques progrès sur des Post-it ici et là, je ne sais plus à quel bébé les attribuer!

Si bien que cinq ans plus tard, j'ai dû me résigner à appliquer l'équation suivante afin de pouvoir compléter mes trois albums de bébés: 10% de souvenirs et 90% de pure fiction!

Et heureusement... je ne suis pas la seule!!! Merci Anne Marie!

dimanche 28 décembre 2008

Notre hymne national!

Tout est dit (version avec sous-titres parce ça va vite!):

samedi 27 décembre 2008

Enfant de parents «trop imparfaits» cherche nouvelle famille...

Katia Gagnon est une journaliste de La Presse que j'admire beaucoup. Pour la passion et la rigueur qu'elle met à faire des reportages pas comme les autres, pour sa plume à la fois superbement touchante et réaliste. L'an dernier, elle est allée passée trois semaines dans une ressource un peu particulière, L'Escargot, où habitent une poignée de petits enfants au passé extrêmement lourd: sévices majeurs, négligence grave, abandon, bref, ils ont développé ce que dans le jargon des intervenants on appelle "un trouble de l'attachement". L'imperfection extrême de leurs parents les a marqué à jamais.

Simon fait partie de ces enfants... Katia Gagnon nous a donné de ses nouvelles récemment et a demandé aussi à son collègue Pierre Foglia de parler de son histoire dans un billet que voici, question d'atteindre l'objectif souhaité, soit de trouver une famille pour ce petit bonhomme qui recommence à peine à croire en la vie...

Les (Z)imparfaites se joignent donc à eux pour diffuser l'information afin que Simon ait, l'an prochain, un Noël plus doux pour son petit coeur d'enfant trop souvent meurtri...

(Z) Imparfaite invitée: So

vendredi 26 décembre 2008

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 5)

Tu surprends tes deux filles en train de jouer... aux (Z)imparfaites avec leurs nouveaux ordinateurs portables de Barbie et leurs faux cellulaires.

«Toi, tu fais Nadine et moi je fais Nancy, ok?»

Et elles se mettent à piocher sur leur clavier en papotant...

Il ne manquait que les sacs en papier brun!

jeudi 25 décembre 2008

À sept livres du bonheur


Cette année, j'ai reçu mon cadeau de Noël 25 jours l'avance. Il est arrivé sans emballage et dans une ambiance loin de celle des Fêtes, mais ce paquet est le seul que j'avais demandé.

Si on m'avait dit il y a deux ans que je recevrais ce cadeau un jour, je ne l'aurais pas cru.

En décembre 2006, alors que mon copain et moi étions au travail depuis quelques mois pour concevoir un bébé, est arrivé dans ma vie une nouvelle qu'on n'attend jamais: on m'avait trouvé un cancer. Du type qui peut être facilement guéri, mais qui peut aussi s'être répandu assez rapidement dans le corps pour vous tuer en quelques mois. Pour l'instant, on ne savait pas dans quelle catégorie je me situais. J'allais devoir attendre après les Fêtes pour le savoir.

Juste avant Noël, mon docteur m'a littéralement démolie. Ne réalisant pas très bien que j'étais dans une situation délicate, je lui ai demandé tout bonnement «puis-je continuer à essayer d'avoir un enfant?». Il m'a répondu d'un air qui ne laissait pas place à la discussion: «ce serait mieux d'attendre».

Je pense que ça a été pire que d'entendre le fameux mot en «C». Pas avoir d'enfant? Mon corps pourrait à ce point me trahir qu'il allait tomber malade avant même que je ne puisse être maman? Mon copain tentait avec peine de m'encourager.

À 27 ans, j'ai passé les pires «Fêtes» de ma vie.

Puis, janvier est arrivé. Les résultats de la biopsie aussi. Je l'avais échappé belle. Le cancer avait été trouvé suffisamment tôt, seule une chirurgie serait nécessaire.

J'ai reposé ma question au docteur. «Je peux tenter d'avoir un enfant maintenant?». Il a consulté sa collègue. J'étais jeune, ils n'allaient pas mettre ma vie sur «pause». Oui, le cancer pouvait revenir. Mais il était sans doute parti à jamais.

«Allez-y», qu'ils m'ont dit. Ils venaient de me redonner la vie.

Notre petite s'est faite attendre, et c'est deux ans plus tard qu'elle a vu le jour cette année. Son père et moi avons entre temps appris la patience (ça ne se commande pas un bébé!). Nous savons que nous pouvons passer à travers des tempêtes et en sortir plus fort. Et nous pensons humblement en savoir davantage sur la valeur de la vie.

Et cette année pour les Fêtes, nous nous promènerons avec notre cadeau dans les bras en sachant à quoi ressemble le bonheur: il arrive tout gluant, ne fait pas ses nuits, a des cheveux bien noirs, pèse un gros sept livres et sent bon le lait.

(Z)imparfaite invitée: Marie-Eve

mercredi 24 décembre 2008

Gobeur de cadeaux

Projection dans l'horreur. Le réveillon bat son plein. L'ambiance est joyeuse. Les enfants sont fébriles. Puis, l'heure des cadeaux arrivent. Et là, le petit neveu (cousin, fils d'un ami, petit-fils d'une tante éloignée: changez selon ce qui colle le plus à votre situation!) arrive. Il veut SES cadeaux. Tout de suite. Immédiatement. Pas capable d'attendre qu'un autre termine de déballer son cadeau pour s'attaquer au sien. Pas capable de regarder deux minutes son cadeau et l'apprécier un peu ou même projeter ce qu'il pourrait bien faire avec dans les jours qui viennent. Pas plus capable de regarder ce que les autres ont eu et d'être content pour eux. Il y va plutôt d'un commentaire nul du genre "C'est pour les bébés" ou le classique trop fendant "Je l'ai déjà mouaaaaaaaa". Pas capable de patienter: il en veut un autre. Un plus gros. Il déchire l'emballage, le réduit en miette et même la canne de Noël joliment installée près du chou doré "revole" jusque dans la tasse de thé de Mamie. Exit la magie du moment. Sa magie à lui réside dans la grosseur du présent... et dans le nombre de cadeaux qu'il triture! Parce que tout en s'affairant à déballer à la vitesse d'un éclair, il tient en forme ses notions de mathématiques. Il calcule non seulement le nombre de cadeaux qu'il a eux, mais aussi le nombre de tous les autres enfants. La déception est totale si une cousine a développé bien plus de cadeaux que lui! La baboune sera à l'honneur. Et il clamera tout haut cette profonde injustice! Et quand viendra l'air des remerciements - APRÈS bien sûr avoir déballé ses cadeaux - , il le dira du bout des lèvres, la voix faibles, les yeux fuyants, l'air blasé, persuadé qu'il MÉRITAIT qu'on pense à lui ainsi.

Dieu que ces enfants m'exaspèrent à Noël...

Bon réveillon!

mardi 23 décembre 2008

Pére Noël arrive ce soir (chez nous!)

C'est arrivé avec le Terrible Two (qui a duré 2 ans!). J'avais devant moi un trio de chigneurs et je me demandais comment ils allaient survivre au réveillon sans qu'ils n'aient mis la main sur leur cadeau tant souhaité, celui demandé au père Noël.

Alors j'ai eu l'idée de mettre les biscuits sous le sapin le 23 décembre au soir. Qui sait, le gros affamé viendrait peut-être plus vite chez nous? Ça a tellement bien marché que c'est devenu la tradition! Au matin de la vieille de Noël, mes enfants découvrent leurs cadeaux préférés, ceux pour lesquels ils ont été sages toute l'année... et ça a trois effets positifs:

1) Ça les met de bonne humeur pour la longue journée du réveillon (non négligeable!)
2) Ça les occupe pendant que je popote et qu'on termine les préparatifs du réveillon
3) Ils sont contents de recevoir les cadeaux de la parenté... Pas de déception possible, ils ont déjà déballé LE cadeau tant attendu, tous les autres sont en bonus!

Et le matin du 25 décembre, nous ne sommes pas ne reste car le père Noël, qui avait oublié de remplir nos bas de Noël, revient invariablement les bourrer de surprises pendant la nuit!

Youpi!

lundi 22 décembre 2008

Être imparfaite, c’est permis, voire même souhaitable!

Bruno Bettelheim, a publié un livre il y a longtemps, mais qui est encore une solide référence en la matière. Dans son ouvrage, Pour être des parents acceptables, M. Bettelheim, psychanalyste et pédagogue de formation (ça paraît bien dans une conversation avec un parent « parfaitement chiant »), affirme qu’il vaut mieux être des parents « assez bons » que de tenter d’être parfaits.

Il semblerait en effet que les parents désireux d'atteindre la perfection deviennent anxieux à l’idée de faire des erreurs dans leur rôle de parents, s’auto-analysent beaucoup trop, portant davantage d’attention aux techniques éducatives utilisées qu’à la qualité, la spontanéité et le plaisir de leurs relations avec leurs enfants. Bref, en s’accordant le droit à l’erreur humaine, nous parents imparfaits, faisons en sorte que nos enfants grandissent de façon beaucoup plus équilibrée. Si on peut se permettre d’être (z)imparfaits, tout en ayant la bénédiction d’un psychanalyste de renom, y’a de quoi se réjouir, non?

Et tiens, je vais trinquer à cela pour Noël!

(Z)imparfaite invitée: So

dimanche 21 décembre 2008

Pus capable (bis)!

Je cherchais autre chose à leur mettre sous la dent afin qu'ils oublient un peu leur maudite vidéo de père Noël et je suis tombée sur PIRE!!! Et voilà qu'ils sont déjà accros et que ça tourne à nouveau en boucle! Au secours!!

samedi 20 décembre 2008

Pus capable!

Pour une raison que j'ignore, les enfants se sont mis dans la tête que ce père Noël est le vrai et ils font jouer en bouche cette vidéo poche trouvée sur YouTube. Et comme je ne voudrais surtout pas vous priver de ce plaisir, la voici:

vendredi 19 décembre 2008

Argent virtuellement donné...


On a donné à l'école, à la porte, au bureau, à l'épicerie, à la pharmacie, au centre commercial, mais on avait oublié de donner via le web à la Guignolée du web. Avouez que l'idée est fort sympathique. Les (Z)imparfaites embarquent!

Dernière journée d’école (et de lunch) pour deux semaines, hourra!

Je dois avouer qu’une pause de boîtes à lunch fera du bien car je suis en panne d’inspiration…

J'ai commencé l'année scolaire avec dans mes favoris plein d'idées de lunchs gé-ni-a-les! Mais j'ai eu beau avoir consulté 101 idées pour les lunchs, Boîtes à lunch santé et compagnie, il y a un problème... Et quand bien même j’aurais la créativité d’un traiteur scolaire qui élabore des repas variés, santé et écolos, rien n’y fait! Dans ce qu’il est permis ou acceptable d’apporter à l’école, les seuls lunchs que Choupinette accepte de manger jusqu'à la dernière bouchée sont 1) des sandwiches au fromage en tranche jaune, 2) des tortillas au jambon haché, 3) des pâtes (pour les journées thermos).

Faut dire que ce n’est pas d’hier que notre fille nous en fait voir de toutes les couleurs côté bouffe. À 6 mois, elle nous crachait ses purées de viande au visage avec une moue de dégoût évidente, à 3 ans, elle n’avait toujours pas avalé « volontairement » un morceau de viande (et non, le tofu, le soya, le seitan et les légumineuses ne passent pas non plus pour celles qui souhaiteraient me convertir aux vertus du végétarisme!). Combien de fois ai-je lu dans son cahier de bord à la garderie qu’elle n’avait touché à rien de son dîner, se contentant de quelques tranches de melon au dessert. Étonnamment, ça ne l’a jamais empêché de bien fonctionner. Je pense en fait que, comme les écureuils, elle fait des réserves lorsqu’il y a au menu ses plats favoris!

Alors une pause de boîte à lunch sera plus que bienvenue! À la maison, ça semble toujours plus simple de trouver des trucs qu’elle mange bien.

Bonnes vacances des Fêtes à tous les petits (z) imparfaits d’âge scolaire (et aux parents qui n'ont plus à penser aux lunchs)!

(Z) Imparfaite invitée : So

jeudi 18 décembre 2008

Cadeaux (z)imparfaits

Les premiers ont fait leur apparition sous le sapin la semaine dernière. Petits, inégaux, surscotchtapés. D'autres viendront s'ajouter vendredi, à la première heure des vacances de Noël. Difformes, trop nombreux, annonciateurs de désastre.

Comme la varicelle et les dents qui percent, les cadeaux bricolés par les enfants sont un mal nécessaire pour tous les parents. Un incontournable de Noël à placer sur la même liste que la dinde trop sèche et les chocolats Pot of Gold.

Il y a bien quelque chose de touchant dans l'attention et l'application des enfants à vouloir nous faire plaisir mais plus souvent qu'autrement la chose qu'on finit par avoir entre les mains ne mérite pas tout cet empressement.

Je pense notamment à cette assiette peinte à la main par Momo, alors âgée de trois ans, dont le fond était composé d'un savant mélange de peinture verte, rouge et brune mal étendue en mottons. «Onnnhh, le vomi est inclus?», m'étais-je exclamée , troublée, sous le regard désapprobateur de la parenté.

Cette année, j'ai droit à une primeur puisqu'il y a sous le sapin un cadeau fort «prometteur»... non emballé. Ça m'a tout l'air d'un rouleau de papier de toilettes décoré de mottes de papier de soie gris chiffonné... Un bougeoir? Un centre de table? Un porte-crayons? Tout ça à la fois?!

Il ne me reste qu'une semaine avant de percer le mystère...

Et jouer la dure... car c'est la gorge serrée et les yeux mouillés que je vais déballer, cette année encore, les cadeaux-surprises de mes bricoleurs (z)imparfaits.

mercredi 17 décembre 2008

Uniques? Bien sûr!


Sur les quatre adultes des (Z)imparfaites, on compte 3 (z) enfants uniques. Et puis? Et puis, nos partys de famille ne sont pas très gros, on le concède. Mais après... ? Comme si faire obligatoirement le plus d'enfants possible était gage d'une réussite, d'une vie de famille unie et heureuse, etc. M'enfin. Je m'égare de ce que je voulais discuter. Être enfant unique me confronte depuis deux ans presque et demi à ma non-connaissance de l'esprit de fratrie et de la (saine) gestion des chicanes. C'est le pire contre-coup d'être un enfant unique! Je ne comprends pas la relation frère-soeur. Je ne saisis pas la subtilité de leurs échanges. Je ne sais pas. Je ne saurai JAMAIS.

Je l'avoue. À la place de MissLulus, il y a bien des fois, j'aurais balancé une réplique exaspérée face au chignage de son frère. À la place de JeuneHomme, j'aurais déclaré la guerre à ma grande soeur exaspérante qui viendrait me dire à deux pouces du nez "T'es fâché, hein? T'es fâché?" (J'en aurais profiter pour lui donner une baffe sur le pif!).

N'avoir eu ni frère ni soeur ne m'a pas manqué, jeune. Jamais. J'avais mon monde imaginaire et je ne me suis jamais ennuyée. Mais là, des fois maintenant maman d'une mini fratrie, je me sens incapable de gérer leurs petites chicanes. Les gérer individuellement: pas de problème. Mais leur confrontation: non! Je suis beaucoup du style "Trouvez une solution sinon j'enlève le jeu pour les deux. Hop à la trappe!". Pas de discussion. Je ne veux ni connaître qui a commencé, ni qui a fait quoi, etc. Ou sinon, "séparez-vous immédiatement et allez jouer dans des territoires opposés". Interdiction formelle de se regarder. Mais ça ne marche pas comme cela un frère et une soeur. Ça s'aime, mais ça s'agace. Ça tombe sur les nerfs, on veut s'en éloigner, mais on y revient toujours. C'est comme plus fort qu'eux. Bref, je n'y comprends rien.

MissLulus et JeuneHomme ayant 3 ans et demi de différence, il y en a une qui a une longueur d'avance, disons. Je ne veux prendre pour aucun des deux, mais des fois, MissLulus fait des entourloupettes à son frère qui bientôt ne fonctionneront plus. Il va les comprendre et s'outrer! Et JeuneHomme a compris qu'il est le plus petit et qu'on ferme parfois les yeux sur certains comportements.

Petit signe encourageant: JeuneHomme commence à s'affirmer. Il a appris de nouveaux mots exprimant un message clair. Depuis quelques temps, il prend un air menaçant en fronçant les sourcils en disant: "Lâchhhhhhhhe", "Tranquille!" (pour laisse-moi tranquille!) et "va-t-en!". Bon bien, j'ai compris le message. Je les laisse gérer le tout! Ou j'envoie papa (im)parfait! C'est lui qui a une soeur... à lui de se débrouiller avec la gestion de la fratrie. Let's go papa (im)parfait: t'es le meilleur G.O. Nous, on va jaser entre semblables au salon pendant que tu gères les crises des 5 petits (z)imparfaits réunis!

mardi 16 décembre 2008

Et si le père Noël ne trouvait pas notre maison?

À quelques jours de Noël, l'angoisse est à son comble sous mon toit.

«Et si je n'avais pas été assez gentille?», se demande Momo.
«Et si je n'avais pas mangé assez de légumes?», doute Lili.
«Et si je n'avais pas assez partagé avec mes soeurs?», s'inquiète Lolo.

Plus on s'approche du Jour N et plus l'allégresse cède place à la panique.

À trois ans, Lolo avait réalisé le pire: «On n'a pas de cheminée, il va passer où le père Noël?» Heureusement, on sait tous que le père Noël a une clé magique (hum-hum) qui lui permet d'ouvrir toutes les portes... Mais cette année, Lolo est revenu à la charge avec cette question non moins existentielle: «Et si le père Noël ne trouvait pas notre maison?».

On a beau multiplier les réponses rassurantes: «Il connaît notre adresse puisqu'il a répondu à nos lettres» ou «On a mis plein de lumières dehors, il va nous voir de loin», Lolo ne démord pas et son délire a fini par contaminer ses soeurs.

Si bien qu'il a fallu prendre les grands moyens pour convaincre notre trio que le gros barbu avait tout ça sous contrôle. Installé devant l'ordi, TriplePapa y est allé d'une formule magique de son cru (http://www...) et a fait apparaître le système informatique hautement sophistiqué du père Noël: Google Earth.

Après leur avoir montré les maisons d'à peu près tout ce que compte leur cercle de connaissances (encore restreint, heureusement!), les enfants ont -enfin!- compris qu'ils n'avaient plus rien à craindre... à condition de se tenir tranquilles pour une autre longue semaine, bien sûr!

lundi 15 décembre 2008

La liste noire de Noël

Je ne peux pas croire que ces trucs se vendent encore. Et (pire) que certains les achètent, les emballent et les offrent en cadeau.

Pas besoin du palmarès des jouets de Protégez-vous pour savoir quel jouet est totalement inutile, étrange ou inadapté.

- Un dinosaure de 150$ télécommandé. Avis à tous: il en existe plus d'un modèle. Hallucinant!

- Une mini-auto téléguidée Zero Gravity capable de rouler sur le plancher, le sable, les murs et même à l'envers! Le mur!! a-u-s-e-c-o-u-r-s! Nos murs au-dessus de leur tête étaient les seuls endroits ne nécessitant pas de plâtrage... svp! pas une auto qui va les saboter!



- L'Autocar de tourisme Bratz Girlz Really Rock. Un 6 en 1 qui fait un peu sourciller. Imaginez les scénarios des affreuses poupées Bratz au bar de lait fouetté, dans la cabine du chauffeur (!!!!), le salon de détente, le spa, la loge et le chill-out loft. 100$ à investir et 9 piles à acheter (et à renouveler!).


- L'aberration la plus totale: 300$ pour un bébé dinosaure animé qui gronde et bouge. Mieux: ce tricetaptor Kota chante (grand chanteur les dinos, c'est évident!). À part y grimper dessus, prendre trop de place dans une chambre et manger des piles, je ne vois pas l'utilité. Peu friands de la préhistoire, sachez qu'il existe un cheval aux mêmes propriétés.

- Les mini-fours Barbie (ou autres). Je pense qu'ils coûtent plus chers que ceux en vente chez Canadian Tire. On ne peut y faire cuire que des mélanges à gâteau à 7$ chacun. On va chez Tim Horton chaque fois que l'envie lui prend ou on fait nos recettes directement dans notre four. Ou on déclare que notre mini-four est le sien quitte à lui mettre une feuille d'autocollants de princesses dessus! 1$ et le tour est joué!

- Une machine à substances graisseuses et collantes: il y a du monde qui paie pour cela? 40$ pour faire de la "glue"? Et qui dit machine à substances graisseuses et collantes, dit matières graisseuses et collantes à gérer!

- Un jeu de simulation de combat "Wipe Out" qui offre deux pistolets, des fléchettes et des lunettes (déjà c'est rassurant: les lunettes!) et des craies!! Parce que cette nouvelle technologie laissent des traces de craie faciles à nettoyer. Moi, des jouets qui disent que c'est "facile à nettoyer", ça me sonne une cloche qui dit "bordel à prévoir, dégât en vue et autres messages similaires". (40$)


- Les petits bonshommes de guerre qui semblent tout droits sortis des boîtes de nos pères ou grands-pères sont encore sur les tablettes des magasins. Avec les armes et tout! Ceux qui les achètent sont sûrement ceux qui se pâment le plus sur Happy Xmas de John Lennon. C'est sûr que 100 pièces pour 35$, ce n'est pas cher, mais bon...

On en a oublié? Écrivez-nous!

dimanche 14 décembre 2008

Transformation extrême… entre le premier et le deuxième enfant

Parfois je me demande ce qu’il s’est passé dans mon cerveau entre ma première et ma deuxième expérience de nouvelle maman…

Quand Choupinette était toute petite, je paniquais quand ma mère partait prendre une marche avec sa poussette et qu’elle revenait 3 minutes, 21 secondes en retard sur l’heure prévue.

À PetitLoup, c’est moi qui étirais le temps avant d’aller le rechercher chez sa mamie. Une allée de plus à fouiner chez Jean-Coutu? Après tout, je trouverai certainement quelque chose d’absolument essentiel à acheter (on trouve de tout, même un ami!). Ça me fera une bonne excuse à donner à ma mère pour justifier mon retard.

Quand on a introduit les purées avec Choupinette, je suivais religieusement le guide remis par la nutritionniste du CLSC. Trois jours par type de purée avant de passer à la variété suivante, et honte à mon chum qui voulait lui faire goûter deux trucs différents le midi et le soir sous prétexte que nous on a pas toujours le goût de manger la même chose!

À PetitLoup, les purées ont duré, hum-hum… un bon trois semaines (faut dire qu’il a commencé à plus de 6 mois). Et après, il s’est mis au pâté chinois, au bouilli de légumes et au spaghetti pas trop épicé avec nous. Tellement plus simple!

Choupinette a porté des cache-couches sous ses vêtements trois saisons par année jusqu’à… ce que je n’en trouve plus de sa taille (c'est-à-dire, plus de 2 ans)! Si j’en avais trouvé de plus grands pour l’automne suivant, je suis convaincue que j’aurai continué!

PetitLoup en a porté son premier hiver puis ensuite… quand j’en avais de propre ou quand j’en trouvais un de la bonne taille (je n’avais pas eu le temps de faire le tri des vêtements dans ses tiroirs depuis sa naissance!). Jusqu’à ce que je me dise que finalement, c’était un peu hystérique de lui mettre cela au mois de mai, à 18 degrés celcius à l’extérieur.

Bref, je pourrais poursuivre dans la même veine à l'infini à l'aide d'exemples que j'aurais cru tous plus improbables les uns que les autres.

Et en me lisant, je suis certaine que les mamans qui ont plus d’un enfant ont des souvenirs en tête de leur « transformation extrême » entre leur premier et leur deuxième rejeton (et que dire de celles qui en ont 3, 4 ou plus!). Je suis bien curieuse de savoir sous quels aspects de votre maternité avez-vous vu le plus de changement en vous.

(Z) Imparfaite invitée: So

samedi 13 décembre 2008

Tu te sens vraiment imparfaite quand... (prise 4)

Tu emmènes ta fille handicapée au centre commercial un samedi par moins 15 degrés Celsius juste pour profiter de la place réservée dans le stationnement bondé d'avant-Noël...

(et ça ne m'a coûté qu'un chocolat chaud!!!!!)

Épouvantables!

Je ne comprendrai jamais. Voir des enfants avec un visage si triste et si éteint est d'une tristesse sans nom.



Mais voir leurs stupides parents, c'est d'une cruauté!

vendredi 12 décembre 2008

Avoir un orgasme en accouchant


Si la nouvelle est vraie, c'est sûrement le secret le mieux gardé. Le documentaire Orgasmic Birth dit qu'en plus d'être une expérience enrichissante et spirituelle, accoucher se rapproche d'un orgasme.


Durant mes deux accouchements, je n'ai jamais ressenti d'orgasme. Je n'ai jamais entendu une amie me raconter une chose semblable. Pas une femme de ma famille non plus. Ni aucune voisine ou cousine éloignée de la caissière remplaçante à l'épicerie. Serions-nous tous des oubliées?


Accoucher est une libération, oui! Une profonde exaltation, aussi! Un grand bonheur (yé! Les douleurs sont finies!), certainement. Mais un orgasme? Faudrait pas charrier. Accoucher est probablement un des actes les plus intimes et profonds. Bien sûr, on peut évacuer les douleurs de mille et une façons sans même avoir la péridurale. Même accoucher sous hypnose ou tout en se faisant traiter par acupuncture. Non, l'accouchement n'est pas qu'une douleur atroce. Certaines arrivent même à trouver un "sens" à la douleur. Ça, je le crois! Mais ce n'est pas une partie de plaisir, non plus!


Oui, ça se parle entre copines, un orgasme peut "provoquer" naturellement l'accouchement, mais le contraire ne tient pas la route. Désolée.


On peut aimer accoucher. En retirer une certaine expérience personnelle. Mais de là à clamer qu'accoucher est orgasmique, il y a un pas. Ou deux.


À méditer ce week-end!


Autorité paternelle...

TriplePapa a le «non» facile. À chaque demande légèrement incongrue, à chaque supplication futile, à chaque essai de rallonge (cinq minutes de plus avant le dodo, une deuxième histoire), sa réponse est prévisible: c'est non!

Et comme je ne vois généralement rien de mal dans la plupart de ces demandes anodines, je suis toujours étonnée de sa réaction et je me range plus souvent qu'autrement... du bord des enfants!

«Allez, papa, juste une petite histoire de plus!» Devant notre chantage, il finit souvent (mais pas toujours!) par baisser les bras. Mais il impose ses conditions («OK, pour ce soir mais demain matin, tu devras faire ton lit»).

Je me suis poser la question: pourquoi dit-il toujours «non»? J'ai eu beau creuser, remonter à son enfance et à sa vie intra-utérine, je n'ai trouvé qu'une seule explication.

À mon avis, il gagne du temps!

En disant «non» systématiquement, il établit son autorité sans avoir besoin de réfléchir sur-le-champ à toutes les implications. Et la période de négociation qui s'ensuit lui laisse le temps de peser le pour et le contre, lui permettant ainsi de valider ou de réajuster sa réponse au besoin. Bref, son «non» lui donne les quelques minutes supplémentaires requises pour le fonctionnement de son cerveau... masculin! (je le dis avec le sourire, calmez votre testostérone les papas (z)imparfaits!)

Quand ses filles auront compris qu'il vient de Mars, elles auront le gros bout du bâton. En attendant, je suis seule de la famille à connaître son secret... et j'en profite largement!

jeudi 11 décembre 2008

Les origines de l'imperfection

En vérité, je vous le dis, je suis presque parfaite: j'ai eu un accouchement sans épidurale il y a une semaine.

Oui, oui. Parfaite je vous dis. Je me demande ce que je fais sur ce blogue.

Je m'étais préparée à recevoir la fameuse injection comme pas une. Il n'était pas question que je passe à côté, je ne voyais pas pourquoi je devrais souffrir si on offrait de me soulager. Mais voilà. Tout s'est passé tellement vite que j'ai même pas eu le temps de la demander. Première chose que je savais, je devais commencer à pousser. Le bébé est sorti, tout rose et tout en santé. Mon accouchement avait été parfait.

Moi: 1
Imperfection: 0

Puis la première nuit à l'hôpital est arrivée. Bébé dormait depuis dix minutes, une infirmière entrait dans ma chambre pour prendre ma pression. Je me rendormais, bébé se réveillait pour boire.

Moi: 0
Manque de sommeil: 1

Le lendemain, je me couche en même temps que le bébé sur l'heure du dîner pour récupérer un peu. On cogne à la porte de la chambre, de la belle-famille entre en troupeau, toute énervée de voir la nouvelle Chose.

Moi: 0
Manque de sommeil: 2

Le match s'est poursuivi ainsi. Le manque de sommeil a continué de compter dans mon filet désert.

Puis c'est arrivé. La première nuit à la maison, après avoir fait boire bébé vers 3 heures du matin, impossible de le rendormir. Dans les bras il dort, mais dès qu'on le pose dans son lit il se met à crier.

L'imperfection est entrée à pas de loup dans la chambre à coucher. Elle a pris la forme d'un bébé couché entre son père et sa mère, malgré les avertissements du sacro-saint «Mieux Vivre avec son enfant» sur les dangers de la pratique.

Oui, nous avons dormi au risque d'écraser bébé sous notre poids. Mais nous avons dormi.

J'ai trouvé les origines de l'imperfection, elles prennent leur source dans le manque de sommeil.

Je vous laisse, j'ai du sommeil à rattraper.

(Z)imparfaite invitée: Marie-Ève

mercredi 10 décembre 2008

La neige selon les (Z)imparfaites...


... c'est le plus chouette prétexte pour garder MissLulus et JeuneHomme à la maison... même si la Commission scolaire n'a pas ordonné la fermeture de l'école.


Café à la maison, enveloppée dans ma veste-doudou, les enfants domant encore et papa (im)parfait suant à gratter le verglas de la nuit sur nos voitures, j'ai pris la décision qu'on restait à la maison. Tant pis pour l'école! Tant pis pour la garderie! Tant pis même pour ma journée de boulot que je voulais doublement productive. Tant pis! MissLulus ne remets pas une thèse de doctorat aujourd'hui quand même. Le nez devant la fenêtre grivrée, j'ai flanché. J'ai décrété qu'il n'y avait pas d'école aujourd'hui. Point à la ligne. Aucune envie de m'aventurer dehors. Aucune envie de faire un petit détour par la garderie pour chercher JeuneHomme à 16h. On reste tous ici. MissLulus était bien heureuse de ce congé fait de promesses de films, confection de biscuits et séance intensive de bricolage. Je n'ai eu qu'à l'aider pour les biscuits.


Et le nez collé contre la vitre un peu moins givrée et plutôt enneigée ce midi alors que mes deux monstres des neiges cueillaient des morceaux de neige et de glace, j'ai pris un deuxième café. J'ai resserré un peu ma veste-doudou et me suis dit que j'avais pris la plus merveilleuse décision... Et depuis qu'ils dorment comme des bûches, exténués par leur aventure nordique dans la cour, je ne suis que plus convaincue que faire l'école buissonnière, c'est drôlement imparfait et drôlement chouette! Comme la neige!


Un autre café?

Noël chic sans se compliquer la vie… possible?

J’adore Noël! J’aime la fébrilité qu’elle apporte chez les petits et les grands les semaines qui précèdent le grand jour. J'aime voir l’émerveillement dans les yeux de PetitLoup et Choupinette qui croient encore dur comme fer au Père Noël. J’aime recevoir, profiter d’une bonne bouffe entre amis ou en famille, encore plus que d’être reçue je crois.

Mais, décembre c’est aussi un mois très intense pour moi à mon travail depuis quelques années... J'enseigne. C'est donc le dernier grand droit avant de me mettre sur « pause » pour quelques semaines. Alors si je veux garder au moins quelques moments libres pour décorer le sapin, faire nos traditionnelles décos en pâte à sel avec les enfants, emballer les cadeaux, je dois faire le deuil des journées de popote intense avec le Egg Nogg dans les mains (alcoolisé s.v.p.!) et la musique de Noël en toile de fond…

Je suis donc à la recherche d’idées (ou de recettes) afin de me simplifier la vie lors que je recevrai la famille et les amis dans la période des fêtes. J'attends avec impatience vos suggestions à mettre dans le « guide de la parfaite hôtesse (z) imparfaite»!

(Z) Imparfaite invitée : So

mardi 9 décembre 2008

Du foie gras, mon canard?

Toujours à la recherche de restos «familiaux» sans croquettes (merci pour vos suggestions!), je suis tombée sur le guide Solutions restos et sa rubrique dédiée aux enfants. Premier resto suggéré: Au Pied de cochon.

Quoi?!!!

Au menu: La célèbre poutine au fois gras à 21$, le hamburger au foie gras à 23$ et -pourquoi pas!- la pizza aux tripes à 25$.

Je ne vois qu'un seul but derrière cette suggestion farfelue: faire de mes enfants des végétariens! Car devant une assiettes de tripes ou de boudin, je ne vois aucune autre option (et j'y songerais moi-même!)

Autre suggestion incongrue de cette liste: Les Cons servent, resto urbain et branché du Plateau, où j'aurais une petite faiblesse si j'en venais à commander la cuisse de lapin braisée, avec gnocchi aux patates douces et sauce au foie gras (25$) afin de sustenter mon fils de 5 ans et demi... aussi carnivore soit-il!

______________
Sur la photo: la poutine au foie gras de Martin Picard, le chef du Pied de cochon, gracieuseté de www.foodtv.ca. Vous voulez la recette?

lundi 8 décembre 2008

Jour d'élection aussi chez les (Z)imparfaites

Le Québec tout entier ira affronter la petite neige pour aller voter.
Mais le plus chouette, c'est que vous pouvez voter de chez vous avec votre doudou et votre tasse de café ou au bureau entre deux réunions! Votez pour les (Z)imparfaites présentes sur le top 20 des blog Maman du Elle.fr-Wikio. On s'y retrouve parmi les blogs les plus influents!

À quand notre soirée d'élection... euh de dévoilement du classement final?

Bon vote!

dimanche 7 décembre 2008

Lolo: 1 Mascottes: 0

Je vous avais déjà raconté la phobie maladive de Lolo pour les mascottes. Mon fils a depuis toujours en horreur ces grosses bêtes à poils qui ont le malheur de surgir partout où l'on va.

Et comme on n'y échappe jamais, elles étaient trois à sévir à la fête de Noël à laquelle nous avons participé hier: un renne au nez rouge surdimensionné, le dragon de Danone (il faut le subir pour pouvoir trinquer gratos aux Danino) et Boule de Neige, l'ours polaire très très poilu de la Fête des Neiges.

Lolo a bien failli tourner de l'oeil à la vue du trio. Mais comme l'espace était vaste, il a plutôt choisi de se tenir à distance, voire à l'opposé complet des infâmes bêtes poilues. Ce manège a duré deux heures (oui, 2 heures!!!) sur un total de quatre. Deux heures pendant lesquelles Lolo étaient aux aguets, le petit coeur battant la chamade, les larmes aux bords des yeux.

Un supplice... payant!

Car à force de voir ses soeurs multiplier les «colleux» et les rires avec les mascottes, Lolo s'est avancé, par derrière, puis par devant. Il a tenté un timide high five, puis un subtil «tirage de queue de dragon»... pour finalement finir englouti sous la touffe de poils! Et ne plus vouloir quitter ses nouveaux amis!

Avons-nous vaincu définitivement sa phobie des mascottes? J'ose espérer que oui!! Maintenant, on peut s'attaquer à sa peur panique des clowns... C'est quand le prochain spectacle des Clowns du Carrousel?

... euh... À bien y penser, j'aime autant qu'il continue à se tenir loin des clowns... et de ceux-là en particulier!

samedi 6 décembre 2008

L'homme du mois

donne rendez-vous aux enfants sur le Web. Effet monstre sur MissLulus! À essayer sans tarder avec les vôtres.

Vive Noël!

vendredi 5 décembre 2008

Croquettes maléfiques

À la maison, ils mangent des pâtes de toutes sortes, des sautés asiatiques, des crevettes en quantité industrielle, des saucisses de gibier... Alors, dites-moi, pourquoi les enfants devraient se contenter des sempiternelles croquettes et frites au restaurant?

Tous les menus pour enfants présentent ce «combo maléfique» qui les attire tel un amant. Je ne sais pas ce qu'ils mettent dans la panure de ces croquettes, mais ça crée une dépendance, c'est sûr! On a beau essayer d'attirer leur attention sur les brochettes ou les pâtes... une fois que les enfants ont vu l'assiette de croquettes et frites sur le menu, plus moyen de leur commander autre chose.

Que faire quand on a une surdose de St-Hubert, Scores et autres royaumes de la croquettes?

Si on se rend dans un resto certifié «sans croquettes», on court le risque de passer pour des extraterrestres fraîchement débarqués sur une autre planète. Au moins, j'en suis consciente! Il n'y a rien qui m'agresse plus que d'entendre des cris d'enfants au resto quand je sors en tête-à-tête avec TriplePapa, alors je m'abstiens d'emmener mes enfants dans de tels restos par respect pour les autres parents en break.

Alors, où trouver le bon rapport bouffe de qualité/ambiance familiale?

Mes suggestions «sans croquettes» dans le 450: Arahova, Pacini, Lulu Bistro, Hot & Spicy, les restos vietnamiens et italiens qui n'ont pas de nappes blanches.

Avez-vous de bonnes adresses pour les (Z)imparfaites gourmandes?

jeudi 4 décembre 2008

Message aux parents de mini-adultes

Choupinette a perdu sa première dent la semaine dernière. Toute heureuse, elle me dit qu'ENFIN la fée des dents passera chez elle!

On prend un petit moment pour écrire un mot à la fée des dents. Choupinette, fébrile, dépose le tout sous son oreiller dans la hâte du lendemain.

Premiers rayons du soleil, on entend un cri de joie dans la chambre à côté de la nôtre. "Maman, la fée des dents est passée!" Choupinette est aux anges. Elle veut montrer sa surprise à ses amis. Elle revient de l'école avec un petit air songeur cet après-midi-là. "Mathis dit qu'il le sait c'est qui la fée des dents. Il dit que c'est ma maman". Je rage intérieurement. Comment un petit coco de 5 ans peut-il enlever ses illusions d'enfant à ma fille?

"Et toi, qu'est-ce que tu en penses?" que je lui demande. "Ben moi je pense que non, tu peux pas être la fée des dents, tu dormais cette nuit, comment tu aurais pu mettre la surprise sous mon oreiller?" Tu as bien raison Choupinette...

Maintenant, j'aimerais bien profiter de cette tribune qui m'est offerte pour transmettre un message. À vous, parents de petits Mathis et autres mini-adultes à qui, sous prétexte de ne pas sous-estimer leur jugement et leur intelligence, on dit TOUTE LA VÉRITÉ sur le Père Noël, la fée des dents et autres inventions fantastiques de parents que vous jugez déconnectés de la réalité.

J'ai attendu longtemps avant d'avoir des enfants. J'ai eu le temps d'en rêver amplement, d'imaginer ma vie de famille. Et ce à quoi je rêvais le plus quand je m'imaginais avec mes enfants plus tard, c'était de voir la magie dans leurs yeux devant des biscuits aux pépites de chocolat entamés sous l'arbre de Noël, devant une surprise sous l'oreiller le lendemain d'une dent perdue, durant une chasse aux cocos imaginée par le Lapin de Pâques. Et maintenant que je le vis, ça reste mon plaisir le plus intense comme parent. J'en suis toute émue à chaque fois de voir leurs regards pétiller d'émerveillement. Si vous saviez tout ce qu'on déploie d'efforts ici pour alimenter la magie des Fêtes et d'autres petits événements du quotidien. Et on aime ça! O.k.?

Si vous ne voulez pas raconter d'histoires parce que vous considérez vos rejetons suffisamment allumés pour tout comprendre de la vie sans ces trucs imaginaires, je n'y vois pas de problème, chacun mène sa vie comme il l'entend. Mais pouvez-vous s'il-vous plait leur passer aussi le mot (ils devraient comprendre, étant si matures!) que ça ne démontrera aucunement la supériorité de leur intelligence que d'enlever les illusions des autres enfants avec leurs commentaires plates et rationnels? Parce qu'on s'entend que c'est pas mal toujours par la bouche d'autres enfants que le doute se sème dans leur esprit...

Une petite lecture pour vous convaincre des bienfaits de l'imaginaire chez l'enfant?
Laissez-les croire au Père Noël!


(Z) Imparfaite invitée: So

mercredi 3 décembre 2008

Marie-France Bazzo a parlé de nous...

C'est ici. (Cliquez sur la chronique du 3 décembre)



Vive les (Z)imparfaites!

Ça n'a pas de prix!

Emmener son enfant à la bibliothèque, aller glisser ou patiner, faire un bonhomme de neige ou voir le père Noël, ça n'a pas de prix. Littéralement, ça ne coûte rien! Ça ne demande qu'un effort de l'adulte. Mais pour plusieurs, c'est déjà trop!

Je ne compte plus les parents autour de moi qui s'inventent toute sorte d'excuses plates pour éviter ce genre d'activités. Parce qu'ils sont fatigués, parce qu'ils sont blasés, parce qu'ils ont du ménage à faire, une manucure ou un 5 à 7.

Et pas question d'envoyer Junior à un cours de musique, de danse, de théâtre, ni de l'inscrire au hockey ou au soccer. «Trop de bonne heure le samedi matin!» «Ça demande un trop grand engagement.» «On n'aura plus le temps de rien faire!»

Et s'ils doivent débourser quelques dollars, l'excuse suprême leur est servie sur un plateau d'argent! Pas question de cracher du cash pour un spectacle de marionnettes!

Alors ils se contentent d'emmener leurs enfants au Costco, au Réno-Dépot ou au Loblaws. «Ils aiment ça faire l'épicerie!» Sans doute! Une fois de temps en temps, ça peut être rigolo. Mais est-ce suffisant pour lui donner le goût de l'aventure, de la nouveauté et de la découverte? Est-ce que ça nourrit un tant soit peu son imaginaire?

Quand je vois des enfants aux yeux curieux, avides de découvertes, se faire éteindre à petit feu par leurs propres parents, j'enrage!

Je déprime en imaginant l'adolescent totalement blasé qui émergera dans quelques années et je désespère en songeant au futur adulte qui inventera à son tour tout plein d'excuses pour ne pas se faire «déranger» par ses enfants.

mardi 2 décembre 2008

Mon enfant dans une bulle

Si je le pouvais, je me transformerais en superhéros bien spécial. J'aurais dans ma manche un bidule fabuleux qui me permettrait en pesant sur un bouton magique de créer une bulle inatteignable et impénétrable (et invisible) autour de mes enfants pour délimiter un champ de protection contre l'influence néfaste des autres enfants sur eux! Effet courte durée mais déployable à tout moment sans le moindre avertissement que le bruissement de mes antennes de maman. Et vlan! JeuneHomme serait dans sa bulle à son cours de musique pour ne pas qu'il soit tenté d'imiter le petit énervé qui sautille partout, scande qu'il a faim, court chercher son manteau ou joue du xylophone avec la délicatesse d'un rhinocéros quand on essaie de montrer une chansonnette au micro-groupe d'enfants. Ou encore. Et vlan! Pour ne pas que MissLulus ne copie pas la petite peste qui escalade les décors à l'heure du conte. Et vlan! Pour ne pas que mes deux petits (z)imparfaits croient que faire la crise en se tordant par terre comme ce petit inconnu au centre d'achat me fasse plier pour acheter une figurine Winnie à 4$ dans une machine.

Quels supers pouvoirs vous aimeriez avoir?

lundi 1 décembre 2008

À bas les Grincheux!

Nous voilà enfin au 1er décembre, premier jour du calendrier de l'Avent et des petits chocolats quotidiens. L'excitation est palpable dans la maison. Les bricolages de Noël couvrent déjà les murs. Les lettres ont été postées au père Noël. Les chansons de Noël rythment l'heure du bain. On a déjà des papillons dans le ventre à l'évocation du réveillon, des journées-pyjamas et des sorties qui vont rendre nos vacances des Fêtes inoubliables. On peut allumer les lumières de Noël sans se sentir mal.

Euh non... pas tout à fait!

Car depuis quelques années, les Grincheux s'efforcent de rendre Noël désagréable. De la fête familiale et rassembleuse qu'elle était il y a à peine quelques années, Noël est devenue le symbole de la surconsommation et du gaspillage d'énergie à cause d'une bande de Grincheux esclaves de leurs convictions.

Pas de lumières, pas trop de papier d'emballage, pas de vrai sapin (et surtout pas de faux!), pas de cadeaux made in China, pas de sucreries, pas de gras trans, pas de déplacements inutiles en voiture, pas de chansons de Noël (trop quétaine!). Juste de la culpabilité, pas de PLAISIR.

Les Grincheux sont tellement frustrés qu'ils ne ne donnent même plus la permission de s'amuser et s'efforcent de rendre suspect tout débordement de plaisir autour d'eux. S'amuser est devenu tabou. Ce n'est plus in d'avoir du plaisir. La mode est à la morosité. Plus on boude son plaisir, plus on en est fier et on le dit haut et fort!

Pour suivre la tendance, il faut haïr Noël. Se tenir loin des centres commerciaux. Refuser tout échange de cadeaux et boucher ses oreilles aux premiers accords de Jingle Bells.

Eh bien moi, je fais mon coming out. J'AIME NOËL! J'aime offrir et déballer des cadeaux. J'aime les maisons illuminées. J'aime trouver des petits cadeaux pour remplir les bas de Noël. J'aime les Toffifee. J'aime les premiers flocons de neige qui nous mettent dans l'ambiance des Fêtes. J'aime l'odeur du sapin. J'aime les films de Noël (même celui de Caillou!). J'aime les chansons de Noël qui tournent en boucle à la radio et dans les magasins. J'aime vider le fond de la bouteille de Bailey's dans mon café le 25 décembre au matin. J'aime croire au père Noël. Et personne ne pourra jamais m'enlever ce plaisir. Point.