vendredi 27 février 2015

Relâche scolaire: mini-guide de survie pour parents avertis

Yééééééé! C'est la semaine de relâche! Mais pour en profiter pleinement (et se reposer! C'est ça le but après tout!), il faut savoir déjouer les grandes questions existentielles que vous risquez d'entendre plus d'une fois au cours des prochains jours. Mini-guide de survie pour parents avertis.

Question existentielle no1: «Qu’est-ce qu’on fait?» 

À prime abord, on ne fait rien. On n'a rien prévu. On va le décider ensemble. On n’a pas à être des G.O. alors que c'est la relâche (le mot le dit: relâche!!!)

Pendant une semaine, on va se poser une question qu’on ne se pose plus de nos jours: «Qu’est-ce qu’on ferait bien aujourd’hui?». (c’est-tu assez rare les journées où on ne sait pas ce qu’on va faire?)
C’est le temps de vivre dans la spontanéité, l’improvisation, le désordre même! Et on oublie les règles et les listes. C’est le temps de vivre nos journées sans horaire ou, mieux, complètement «à l’envers » : on déjeune pour souper, par exemple. On désorganise nos journées habituelles. Ça donne le ton : la relâche, c’est justement pour faire les choses autrement.

Des idées pour «rien faire» ensemble:
- On s’installe pour lire tous ensemble sous la même couverture
- On se fait un festival de films des années 80 (pas besoin d’être une excellente comédie, juste à voir le linge et les cheveux des acteurs, nos enfants rient tout le long!)
- On se fait un tournoi de jeux de société
- On organise un karaoké avec les vidéos sur Youtube
- On essaie de construire des chaises en neige pour y prendre un chocolat chaud…
 
Question existentielle no2: «Qu’est-ce qu’on fait après?»

Les enfants ont de la misère à vivre le moment présent! (ils ne retiennent pas du voisin!) Notre réponse préférée : « on verra! » Ça reste flou et ça donne tout plein de possibilités!

D’abord, on peut étirer tellement ce qu’on est en train de faire qu’on n’aura pas besoin de faire quelque chose d’autre après.

Si on est en manque d’idées, on peut toujours sortir un jeu reçu à Noël et dont on n’a pas encore eu le temps de lire les règlements. Ou un ensemble de bricolage même pas déballé.

Question existentielle no3: «Qu’est-ce qu’on mange?»

On est content de prendre un break des lunchs mais en même temps, il faut faire les soupers ET les dîners! (c’est pas tellement ça qu’on appelle un break!) Sauf qu’il y a moyen de se nourrir pendant une semaine sans cuisiner! Oui, oui! Surtout si on adopte la très tendance méthode DIY : faites-le vous-mêmes.

Donc : c’est le temps des raclettes et des fondues et on sort tous les ingrédients sur le comptoir et on propose un « bar à » : grilled cheese, salades, sandwichs, gaufres, céréales, jus. Si les enfants ont envie de se faire un grilled cheese banane, salsa et fromage orange, c’est leur choix! C’est pas nous

BONUS (question piège!): «Est-ce que je peux inviter des amis à la maison?»

La sous-question à poser c'est combien? Parce qu’on ne veut pas se retrouver à être le camp de jour non-officiel du quartier non plus. Mais plus ils sont nombreux, plus ils s’auto-divertissent. Donc, si on invite des amis à la maison, on n’en invinte pas un seul à la fois parce qu’ils vont être deux à vous demander « Qu’est-ce qu’on fait? ». Le chiffre magique, c’est TROIS. Pas deux, parce qu’en étant trois, il y a un trop grand risque de rejet et là, vous allez devoir gérer un trop grand lot de chicanes. Si on invite des amis à la maison, c’est parce qu’on veut avancer la lecture de notre roman, pas faire de la médiation toute la journée! 

Le top 5 des choses qu’on ne fera pas durant la relâche :

1.    S’en mettre trop sur les épaules
2.    Un horaire
3.    Des choses dont on n’a pas envie
4.    Du ménage
5.    Visiter un endroit trop bondé (on a le droit de ne pas avoir envie de bain de foule)


mercredi 25 février 2015

Les ados à un bras

J'ai une annonce à faire. Je fais une Charles Darwin de moi-même: j'ai observé l'évolution d'une nouvelle espèce - les ados - et j'ai une hypothèse à soumettre. 

Je crois que si la tendance se maintient dans quelques années les ados n'auront qu'un seul bras.  Pourquoi l'espèce garderait-elle un bras dont elle ne se sert pas? (Toutefois, il y aura une nette augmentation des greffes de bras une fois à l'âge adulte. Qui sait si on pourra choisir le nombre voulu? Peut-être qu'ils pourront être amovible... On pourra brancher un 3e bras pour les moments de rush où on a besoin de plus que deux mains! Mais je divague...) Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu un ado (la mienne en particulier) essayer de faire quelque chose avec un seul bras. Par chance, s'il est droitier, il utilise le droit et s'il est gaucher, il utilise le gauche. Ne riez pas. Ça semble si évident, mais avec des ados, on n'est jamais sûrs de rien! «L'autre» bras leur semble tellement inutile qu'il ne le mobilise même pas: muscles au repos, il pend sur le côté de leur corps.

Des exemples:
  • faire ses devoirs en essayant d'écrire correctement, en pestant parce que le cahier ne tient pas en place... sans penser que «l'autre» bras pourrait servir.
  • faire la vaisselle (c'est-à-dire bourrer un lave-vaisselle) d'une seule main... «l'autre» bras n'aidant même pas à rapprocher une assiette. 
  • se brosser les cheveux sans imaginer que «l'autre» bras pourrait ramener les longs cheveux d'un côté.
Il y a quand même quelques exceptions - les jeux vidéo, les textos, à l'ordi, etc. - mais c'est hallucinant le nombre de fois où je dois dire à mes enfants qu'il est possible d'utiliser leur «autre» bras que la nature leur a si gentiment donné non pas comme simple parure...

Chaque fois que je vois les publicités de l'Ordre des chiropraticiens du Québec, je souris...  Surtout dans celle où une femme tente de tartiner une rôtie d'une seule main. Pour réussir, faut demander à un ado: promis, ils sont champions.  



lundi 23 février 2015

La persévérance scolaire, l'Adogotchi et moi

J'approuve généralement toutes les démarches pour promouvoir la persévérance scolaire. Les Allo-Prof et cie ont prouvé leur utilité depuis longtemps. D'un strict point de vue académique, c'est quand on est bloqué dans nos apprentissages qu'on se démotive. Bien sûr, le décrochage scolaire n'est pas causé que par l'académique -tout une gamme de problèmes personnels et familiaux s'y rattache-, mais les difficultés d'apprentissage sont souvent la bougie d'allumage du désintérêt.

Pour les parents également. Ce qui me retient de ne pas "décrocher" (lire: pogner les nerfs et tout sacrer ça là) quand j'aide deux de mes enfants à faire leurs devoirs de maths (car ils ont d'importantes difficultés d'apprentissage dans cette matière), c'est mon verre de gin tonic qui me permet de rendre ces dimanches après-midi de devoirs plus agréables. Je suis plus relaxe, je pogne moins les nerfs, je perçois moins les devoirs de maths comme une punition et mes enfants aussi (avec leur chocolat chaud extra crème fouettée). Depuis qu'on a transformé ce moment pénible en moment (quasi) agréable, on s'en porte tous mieux et ils ont "débloqué" en maths. J'ai bien essayé de mettre à profit leur soeur qui excelle en maths en la nommant "mini-prof privée" mais elle était à la veille de me demander de lui faire un gin tonic pour passer à travers elle aussi. À 11 ans, j'ai préféré la libérer de sa nouvelle fonction et m'en faire un (ou deux) chaque dimanche.

Bref, la persévérance scolaire, ce n'est pas que l'affaire des jeunes, mais des parents également et voilà justement que pour aider les parents, on nous propose une nouvelle application gratuite (j'espère! Qui paierait pour ça!), l'Adogotchi. À la manière des Tamagotchi, on se choisit un ado virtuel et on doit en prendre soin au quotidien sous peine de recevoir des alertes sur son téléphone. En contrepartie, on reçoit des conseils à mettre en pratique avec son propre ado et on a accès à un forum en ligne avec d'autres parents désespérés et sans ressources (faut l'être pour croire que celle-ci en est une!).

On perd déjà assez de temps avec vos téléphones, nos apps et nos gogosses, on peut-tu garder celui qui nous reste pour le consacrer à nos "vrais" enfants? Pourquoi perdre son temps à "communiquer" avec un faux ado quand c'est avec le nôtre qu'il faut le faire? Peut-on juste avoir la liste des 50 conseils pour les mettre en pratique le plus rapidement possible au lieu de devoir "jouer" à flatter l'ego d'un ado virtuel pour les "gagner"?

Ma question: Sommes-nous rendus si stupides comme parents? (ou nous prend-on pour des cons?)

Puisqu'on ne bénéficiera pas de ces précieux conseils sans devoir "entretenir" un ado de plus, n'hésitez pas à partager les vôtres ici! Que faites-vous, en tant que parents, pour persévérer et suivre  l'apprentissage de vos enfants?



vendredi 20 février 2015

(dés)organiser la relâche!

Le mot le dit: relâche. Comme dans relâcher. Vous voulez la définition du dictionnaire? « Diminuer la tension de, rendre plus lâche./ Remettre en liberté./Rendre moins sévère, plus mou.» Je n'invente rien.

Les magazines, les sites web, les journaux et les émissions de radio comme de télé vont vous donner des suggestions de sorties à la tonne. Je n'ai rien contre. J'en écris et j'en lis. Mais il ne faut pas oublier que ce sont des «suggestions», pas des obligations! Il y a une différence.

Je les consulte jamais avec l'idée de TOUT faire ce qui est écrit (anyway, moi l'escalade de glace, ça ne me tente pas pantoute!!), mais plutôt dans le but qu'une chose  me pousse à lancer au reste de la famille «Heille vous savez quoi? Il y a tel truc qu'on pourrait aller faire...»

Habituellement, je me fais replacer assez vite: «Ouin...» qu'on me répond. Et là, j'allume. C'est moi qui veut faire quelque chose ou c'est eux? J'entends souvent, autour de moi, des parents dire: «Faut faire quelque chose durant la relâche sinon les enfants vont trouver que c'est plate». Ça se peux-tu que ce soit nous, les parents, qui avons peur de n'avoir rien à dire au retour de la relâche? Avouer qu'on a rien fait, c'est plus gênant que de dire qu'on a visité trois musées, fait 14 bricolages, 3 nouvelles recettes, 8 km de patin et 2 jours de ski?

Donc, durant la relâche, on peut justement... relâcher! Prendre ça mollo! Se calmer le gros nerf. Si on peut prendre quelques jours de congé, tant mieux! On en profitera pour ne rien faire justement. Ou faire «pas grand chose». Souffler un peu ensemble, ça nous arrive si peu souvent. Retrouver le plaisir de relaxer en famille. Prendre son temps (quand est-ce qu'on fait ça, autrement?). On ne va pas s'organiser ça au quart de tour avec un horaire, des règles pis toutte? On vient de sortir de Noël où on n'a fait que ça se courir d'un bord et de l'autre pour voir toute la parenté et les amis, faudrait pas recommencer à la relâche.

Aussi, la relâche c'est parfait pour se désorganiser un peu. On est tellement toujours coincé dans des horaires serrés qu'on pourrait prendre cette semaine-là pour réapprendre à improviser. À aller avec les envies du moment sans essayer de les prévoir. À flirter avec l'ennui parce qu'il nous pousse à redécouvrir des plaisirs simples qu'on avait oublié. À se laisser porter par la spontanéité au lieu par notre tendance à l'organisation extrême. À abolir les limites, les cadres et tous les «y faudrait bien que» pour vivre dans le désordre, dans le flou et dans le moment présent. À se demander «Qu'est-ce qu'on aime faire en famille et qu'on a jamais le temps d'habitude?».

Finalement, il faut arrêter de s'en faire avec la relâche! Ne plus vouloir la contrôle, la gérer, la budgéter, la planifier ou l'encadrer pour justement faire en sorte qu'elle soit une semaine où on lâche prise et qu'on mette le cap sur les petits plaisirs en famille. Et comme ça, on va commencer à l'aimer cette relâche parce qu'on aura arrêté de s'en mettre plus sur le dos et de la voir comme une semaine qu'on est obligé de remplir.

Avoir du temps ensemble en même temps: c'est pas mal ça l'essentiel. Le reste, c'est du superflu. Alors, pratiquez-vous à répondre à vos collègues, les autres parents du service de garde ou ceux que vous croisez à l'épicerie quand ils vous demanderont ce que vous comptez faire à la relâche: «Nous, pas grand chose... enfin!».

Pssst! On sera à l'émission Ça commence bien, à V,  mercredi prochain, le 25 février, pour proposer des trucs pour arrêter de s'en faire à la relâche.


mercredi 18 février 2015

50 phrases que les enfants disent tout le temps

Si en devenant parent, on répète 1000 fois les mêmes phrases, on n'est pas à l'abri des phrases que répètent sans cesse nos enfants. En voici 50 que vous avez sûrement déjà entendues (au moins une fois!).

  1. Nooooooooon!
  2. J'aime pas ça!
  3. J'ai faim... 
  4. J'ai pas faim!
  5. C'est pas de ma faute!
  6. C'est de SA faute!
  7. Ben là!
  8. Pas dodo!
  9. Je veux du jus!
  10. J'suis pas fatigué!
  11. On arrive?
  12. C'est long!
  13. C'est déjà fini?
  14. J'ai chaud!
  15. Je veux le faire tout seul!
  16. C'est pas moi!
  17. Je ne m'endors pas!
  18. Qu'est-ce qu'on mange?
  19. Je suis obligé de mettre ma tuque?
  20. Les autres ne mettent pas leur pantalon de neige.
  21. C'est trop bébé!
  22. Qu'est-ce qu'on fait? 
  23. Qu'est-ce qu'on fait après?
  24. Qu'est-ce qu'on fait demain?
  25. C'est elle (ou lui) qui a commencé!
  26. Arrête!
  27. C'est plate!
  28. Quand est-ce qu'on s'en va?
  29. Avoue!
  30. Ça pue!
  31. Yark!
  32. C'est nul! 
  33. J'ai envie de pipi!
  34. J'ai envie de caca!
  35. J'ai envie de vomir!
  36. Je veux un câlin...
  37. S'il-vous-plaîîîît (en réponse à la question "Qu'est-ce qu'on dit?")
  38. Merciiii (en réponse à la question "Qu'est-ce qu'on dit?")
  39. Encore!!
  40. Pas encore?!
  41. C'est poche!
  42. C'est pas juuuuste!
  43. Pourquoi il (ou elle) en a plus que moi?
  44. C'est jamais mon tour!
  45. En tout cas, j'me comprends! 
  46. Quuuuuoooooi? 
  47.  J'suis pas fatigué! 
  48. C'est pas vrai! 
  49. J'capote! 
  50. Pourquoi?
  51. Je t'aime...







lundi 16 février 2015

Assez du drame!

J'en ai marre du drame. À la télé, dans les films, aux nouvelles, les scénarios-catastrophes se multiplient et je n'en peux juste plus. Je suis tannée de la lourdeur ambiante. Juste à la télé: 19-2, Unité 9, Nouvelle adresse (une fille qui a un cancer incurable! Qui veut se détendre devant ça?! Pas moi!!): au secours! Je décroche! Emmenez-moi une bonne vieille sitcom avec des rires en canne, un Éric Salvail chaudaille, n'importe quoi pour m'alléger ou lieu de m'alourdir.

Et quand il n'y a pas de drames, on s'en invente!! On peut tu avoir du fun? Arrêter de se crinquer pour des riens et monter des peccadilles en épingle? (pourquoi faites-vous ça les stressés du web?). On peut tu jaser sans grimper dans les rideaux? On peut tu des fois pas avoir raison et abdiquer pareil, sans même défendre son point de vue, parce que c'est juste pas si important que ça, quand on y pense plus que deux secondes?

Le gros drame, lourd, qui te donne un point dans le dos, pus capable! Les cas lourds, sans espoir, j'évite! Et les faux drames amplifiés sur les réseaux sociaux pour gagner le concours de celui ou celle qui fait le plus pitié, je fuis!

J'ai eu mon lot de trucs éprouvants dans ma vie -même dans la dernière année- et mon seul but est que ça devienne chose du passé. Au plus vite. Car si le drame des autres m'énerve, le mien m'énerve encore plus! Je ne veux qu'une chose: qu'il disparaisse, qu'il devienne flou dans mes souvenirs. Passer à autre chose.

Je ne comprends pas ceux qui ramène sans cesse leurs drames à l'avant-plan, qui s'en enorgueillissent au lieu de regarder vers l'avant. Je ne me complais pas dans le drame, aucun, vrai ou fictif. Ça suffit! Je change de poste.


vendredi 13 février 2015

Chercher le "mais si" à tout prix

Des fois, j'ai l'impression qu'on court après le trouble. Comme si la vie n'en apportait pas assez, on gratte les fonds de tiroir pour en trouver quand tout va bien. Le plus souvent, ça commence par un "Mais si...".

Le début de la phrase va rondement et là, bang! un "Mais si" qu'on n'avait pas vu venir.

Exemple classique de la nouvelle maman: "mais si mon bébé ne se réveillait pas pour boire / mais si je ne l'avais pas assez stimulé aujourd'hui / mais si mon enfant développait des malades parce que je ne l'ai pas allaité assez longtemps (insérer ici l'angoisse irrationnelle qui vous vient à l'esprit).

Non. Bébé va bien. Il va juste bien. C'est juste normal. Tout roule mais voilà qu'on cherche le "mais si". On ne va quand même pas accepter de tout aille bien. (Heille! Ça se peut pas!)

On n'a rien trouvé? On se met alors à se poser de plus grandes questions (beaucoup trop!) existentielles : mais si, un jour, il était influencé par des amis violents / mais si, à l'école, il était intimidé (ou pire, un intimidateur!) / mais si mes commentaires parfois négatifs lui scrapait l'estime de soi / mais si, un jour, il devenait un député conservateur ?! Faut bien essayer d'en rire car certaines personnes sont réellement tourmentées par de telles questions angoissantes, parfois des années avant que ça ait une (infime) probabilité de se produire.

Pourquoi se pose-t-on toutes ces questions? Pourquoi creuse-t-on si loin pour récupérer toutes les angoisses possibles et (profondément) inutiles? Pourquoi ne saisit-on juste pas les bons moments quand ils passent?

On a bien assez de soucis comme ça dans la vraie vie, est-ce qu'on peut arrêter de s'en inventer?

mercredi 11 février 2015

50 phrases qu'on répète en devenant parents


  1. Arrête!
  2. Va prendre ton bain!
  3. Tout de suite!
  4. As-tu ta boîte à lunch?
  5. Ferme ta bouche quand tu manges!
  6. Mange!
  7. Lâche ton nez!
  8. Va te moucher! 
  9. Ferme la télé!
  10. Ramasse tes jouets!
  11. As-tu compris ce que je viens de te dire ? - ou la variante «M'écoutes-tu quand je parle?»
  12. Qu'est-ce que je viens JUSTE de dire? 
  13. Moins fort! 
  14. Tout doux!
  15. Calme-toi! 
  16. Touche pas!
  17. Descends de là! 
  18. Mange, tu parleras après! 
  19. Assis! Sur tes fesses! 
  20. As-tu envie de pipi? T'es certain? 
  21. As-tu flushé? 
  22. Lâche ça! - ou la variante «Lâche ta soeur/ton frère/le chat/le chien!»
  23. Retourne te coucher! 
  24. Oui, il faut attacher tes cheveux!
  25. As-tu toutes tes affaires pour l'école?
  26. Allllôôô! J'te parle!!
  27. Prêtes-y donc! 
  28. Arrête de crier! 
  29. Cours pas dans l'escalier!
  30. Regarde où tu marches! 
  31. Ne parlez pas tous en même temps! 
  32. Mets pas ça dans ta bouche! 
  33. Va te laver les mains! 
  34. Profites-en pour brosser tes dents! 
  35. Éteins la lumière  - ou la variante ado «Ferme ton iPad!»
  36. Allez, on s'habille! 
  37. J'ai dit «On s'habille!» 
  38. Arrête de pleurer pour rien! 
  39. Claque pas la porte! 
  40. On regarde des deux côtés avant de traverser! 
  41. Donne-moi la main
  42. Non!
  43. Tu peux te rouler par terre, c'est «non» quand même!
  44. Je vais faire comme si je n'avais rien entendu! 
  45. Ne joue pas avec ta bouffe/la fourchette/ton verre/ton assiette! 
  46. Peut-être plus tard... 
  47. Hummm humm
  48. Qu'est-ce que tu fais là? 
  49. Franchement! 
  50. Attends, une minute! 
Et une bonus! #51: Je t'aime

lundi 9 février 2015

Les questions, les réponses, les photos et nos sourcils

Hier, en faisant le ménage de mon téléphone, je suis tombée sur des photos de moi prises par d'autres à mon insu.

J'ai eu un choc. 

Qu'est-ce que ces sourcils froncés? Et cet air sérieux? Et ses interrogations dans le regard? Et cette noirceur dans les yeux? J'ai donc bien l'air soucieuse. Ailleurs.

J'ai eu envie d'apostropher ceux qui avaient pris ces photos sans me le dire. Non, mais quelle idée d'immortaliser ces moments...

Puis, j'ai regardé à nouveau les photos. Mais qu'est-ce qui m'arrivait ce jour-là ?

Évidemment, vous le comprenez, j'ai regardé des photos jamais publiées sur Instagram ou sur Facebook. Je ne les aurais pas choisies pour les exposer à tous. Tout ce qu'on retrouve sur ces médias sociaux ne sont que nous en version correcte ou "améliorée". Rarement, on veut vraiment s'exposer sur notre moins bon jour.

Pourtant, ces photos douteuses sont celles qui nous ramènent dans la vraie vie. Dans la réalité. Rien n'est stagé, rien n'est planifié et on n'a pas eu le temps de choisir son meilleur profil.

J'ai longtemps examiné ces photos et un élément m'a tout à coup sauté aux yeux: mes sourcils. Mes sourcils froncés. Même si je suis figée sur une photo, les deux pieds dans ce souvenir, j'ai l'air ailleurs qu'où on m'a réellement photographié. Me suivez-vous toujours?

Je ne sais pas à quoi je pensais. Je ne me rappelle plus ce qui me chicotait. Je devais me poser une question, réarranger ma semaine dans ma tête, faire une liste des trucs à faire ou des comptes à payer, je ne sais pas. Mais mes sourcils me trahissent. Sur chacun de ces clichés relégués aux oubliettes.

J'ai décidé de faire attention. Non pas que je vais afficher un sourire préfabriqué (toujours le même!) en permanence au cas où on me prendrais en photo. Non, merci! Le fake, ça ne m'intéresse pas. Cependant, j'ai décidé de porter une attention particulière aux mouvements de mes sourcils. Allez-y, faites-le: froncez vos sourcils. Vous sentez les muscles qui se tendent. On les sent facilement.Alors, le froncement de sourcils peut devenir un signal d'alarme comme lorsqu'on s'entend prononcer un "faucon". Quand on fait ce mouvement, on doit se demander qu'est-ce qui se passe, comment on se sent, qu'est-ce qui vient perturber notre journée, où sommes-nous au lieu d'être dans le présent, etc. La réelle réponse n'est pas si importante; on doit au moins observer la question qui vient et réajuster les sourcils au besoin. En fait, l'exercice est simplement de prendre conscience de nos pensées, du fait qu'on est ailleurs et qu'on est peut-être en train de se laisser envahir par du superflu. Ensuite, à nous d'évaluer si on lâche prise, si on rabaisse nos sourcils ou si c'est nécessaire qu'on les garde ainsi arqués. Je suis prête à parier que je fronce les sourcils pour trop de petits riens. Je testerai la véracité de mon hypothèse dans les jours qui viennent.

Finalement, au lieu d'enguirlander ceux qui me prenaient en photo sans me le dire, j'ai eu envie de leur dire de continuer. Pour mesurer les changements.

Ça vous tente d'essayer aussi d'être attentives à vos sourcils? (En plus, il parait que si on fronce moins les sourcils, ça nous coûtera moins cher d'anti-rides plus tard...)

vendredi 6 février 2015

Hôtel sans enfants: paradis ou aberration?

Samedi dernier, avant de prendre la route avec MissPuDeLulus pour notre week-end de filles pour souligner sa fête, j'ai lu le dossier Hébergement: les enfants, persona non grata dans La Presse. On y apprend que  43% des adultes Québécois seraient favorables à l'existence d'hôtels réservés aux adultes tandis que 50% sont contre. Certains disent que les enfants ne sont pas les plus dérangeants dans les hôtels, d'autres suggèrent de cibler le positionnement à un tel point que les familles n'aient pas envie d'y aller, d'autres pensent que chacun - et surtout en vacances - a droit de se faire vraiment plaisir et de s'éviter le plus possible les potentiels désagréments.

Je n'ai pas hurlé au scandale. Je suis même plutôt d'accord avec l'idée que certains hôtels s'affichent clairement pour les familles et que d'autres interdisent même le séjour aux enfants ou selon différents âges. Peut-être que la plupart ouvriraient leurs portes à tous... comme maintenant.

Quand je voyage, je veux le mieux. Si la vocation de chaque établissement était plus clair, on éviterait de se retrouver dans un tout-inclus avec les enfants où une bande de cégepiens saoul-en-quasi-permanence feraient des concours douteux dans les piscines à côté des petits! Expérience subie par un couple d'amis qui ont dû aborder une série de sujets et faire un cours d'éducation sexuelles avec leurs enfants alors qu'ils étaient tous en vacances (sans compter leur sommeil perturbé par les ivrognes sur le party jusqu'aux petites heures!). Ils auraient aimé mieux savoir avant de partir. Et on les comprend.

Et puis, je m'imagine bien partir en amoureux en vacances sans vouloir avoir à dealer avec les enfants des autres couples autour. Normal? Discriminatoire? Je penche plus sur la première réponse. On doit pouvoir choisir. On économise quand même pour se payer ces petits luxes alors go pour le libre choix.

Quand vient le temps de voyager avec les enfants, j'aime bien mieux voyager dans un endroit où je sentirai qu'ils sont les bienvenus et à l'aise et où les installations seront adéquates.

J'ai réfléchi à tout ça, samedi, sur la route. En débarquant nos valises et en récupérant la clé à l'entrée, nous avons zyeuté sur le bain tourbillon. Ahhh! Le bonheur! Puis, la réalité s'est imposée à nous. Dans cet hôtel séjournait... une équipe de hockey. Des jeunes joueurs de 10 ans maximum et toute la ribambelle de parents qui va avec. Des enfants. Des enfants grouillants et bruyants qui ressemblaient plutôt à un troupeau d'éléphants peu discrets qui gambadaient dans le corridor jusqu'à minuit. Qui parlaient très fort aussi. Tout le temps.

Je me suis surprise à me dire «Ah si c'était un hôtel sans enfants!», mais j'ai stoppé ma réflexion: on n'aurait pas pu y séjourner nous non plus. Mais j'ai fait ricocher ma réflexion en m'imaginant être allée dans cet hôtel en couple, pour un séjour romantique. De quoi déchanter quand tu partages le corridor avec toute une équipe d'hockey!

Mais (puisque je ne dormais plus!), je me suis aussi dit que les vacances, ça commence aussi dans la tête. Il faut te mettre dans le mood "décrochage" et te créer une bulle. Et espérer qu'elle soit assez étanche pour ne pas trop te perturber.

Quoiqu'on manque tellement de temps et qu'on n'a pas assez de semaines de vacances pour se les gâcher... 

Vous en pensez quoi? (on se rappelle, on jaaaase!)





mercredi 4 février 2015

Un enfant c'est bien, deux c'est mieux, trois c'est beaucoup... à combien c'est trop?

Quand vient le temps de réserver un voyage ou un hôtel, j'ai parfois le goût de cacher mon 3e enfant dans mes bagages. La définition rigide de la famille (2 adultes, 2 enfants) est bien réductrice dans plusieurs situations, mais particulièrement dans les loisirs.

En préparatif d'un voyage en famille, j'ai trouvé la solution lorsque l'hôtel reste incontournable: un matelas de sol gonflable. Le "5 élément" s'y couchera car on n'a pas l'intention de se plier à la règle du "maximum 2 adultes, 2 enfants" par "suite familiale" à l'hôtel, qui nous oblige à louer 2 chambres et, surtout, de devoir se séparer en 2 groupes en vacances (alors que le but premier des vacances, c'est d'être ensemble!).

Quand les enfants étaient plus petits, on les couchait dans l'autre sens du second lit et ils avaient amplement de place pour s'y loger tous les trois. Mais maintenant qu'ils nous rejoignent en taille et que leurs pieds sont plus grands que les nôtres, cette solution n'en est plus une...

Pour cette raison (et bien d'autres!), je me dit que j'ai bel et bien atteint mon quota avec un total de 3 enfants. À 4 ou 5, non seulement nos déplacements seraient plus complexes, mais je ne suis pas sûre que j'arriverais à leur accorder autant d'attention individuelle (devoirs, soucis, projets, activités, "jasage"...). Je trouve d'ailleurs, parfois, que j'y arrive tout juste avec 3 enfants.

Avoir un plus grand nombre d'enfants ne correspond pas nécessairement à une plus forte dose d'amour et de joie comme parents. Il faut trouver son équilibre entre l'amour à recevoir Vs l'amour qu'on peut donner (qui se calcule aussi en temps, en disponibilité, en patience, en qualité d'écoute...).

La frontière entre le bon nombre et un trop-plein d'enfants est mince. Comment avez-vous su que vous n'alliez pas la franchir? Ou... l'avez-vous franchi?

lundi 2 février 2015

Accepter que tout ne soit pas toujours rose

Des fois, ça va mal. Et quand ça va mal, vouloir à tout prix que ça aille bien, c'est précisément ce qui nous rend malheureux.

J'en discutais récemment avec des amis qui ont des enfants en bas âge. Être pris dans le tourbillon avec des enfants de 2, 3, 4 ans, ce n'est pas toujours rose. Les réactions non rationnelles à des situations insignifiantes, la bataille quasi quotidienne pour le sommeil (sieste ou dodo),
les refus catégoriques de manger tel aliment une journée et tel autre le lendemain, la fatigue accumulée et le manque de patience qui en résulte, le sentiment de ne plus avoir de temps pour soi, et la tension que tout cela crée dans le couple, ce n'est pas rose. C'est même (osons le dire!) difficile. Ça nous met carrément à l'épreuve.

Malgré les moments de bonheur et les sursauts de joie qui se faufilent à travers cette période chaotique, il faut bien admettre que ce n'est pas la plus agréable de notre vie de parents. Mais ça finit par finir.

Rien de sert de se battre contre la réalité ni de se comparer avec ceux qui semblent vivre cela dans la légèreté et la sérénité. Parfois, il faut juste tenir bon et attendre que ça passe. Chercher le bonheur à tout prix est parfois plus stressant que de vivre la période difficile.

Car tout finit par se tasser. Puis on met ça derrière soi -on parvient même à en rire!- et on profite encore plus pleinement de bons moments qui se présentent ensuite.

vendredi 30 janvier 2015

Les questions, les doutes, le ménage et nous

On a le don de se poser des questions. Trop de questions. Habituellement, dans les pires moments de notre journée. Le tourbillon de questions part souvent quand on essaie de s'endormir. C'est ce qui m'est arrivé hier soir. Mais dans le bon sens. Un article lu dans le magazine Oprah durant la journée m'est revenu en tête. On y recensait les 20 questions que les femmes devraient se poser, mais aussi une des chroniques rassemblaient les questions qu'on ne devrait PLUS se poser. Ces dernières m'ont davantage intéressées.

En fait, il n'y a pas de mal à se poser des questions dans la vie. C'est ainsi qu'on arrive à se positionner, à prendre des décisions (pour soi et non suivre la décision des autres!), à avancer, à se connaître, à mettre nos limites ou même à amorcer un changement. Mais des fois, on se pose les mauvaises questions. Celles qui ne font qu'augmenter nos doutes, favoriser notre culpabilité, briser nos élans, nous empêcher de dormir, etc. Certaines questions sont parfaites pour faire le ménage en nous, d'autres nous entraînent (nous enchainent même!) dans des patterns négatifs.

Voici une liste des questions à ne plus se poser. J'espère que vous en rajouterez d'autres. Parce qu'en s'empêchant de perdre du temps à chercher des réponses à ces questions impossibles, on récupérera du temps pour soi, pour ce qui compte vraiment et même juste pour rien faire (et mieux dormir!). On en a bien besoin. Donc, les voici:

- Qu'est-ce qui ne va pas avec moi? (Issh! Comme si on présumait que tout ce qui arrive est  de notre faute!)

- Quand est-ce que mon tour va venir? (Il ne viendra pas comme ça, il faut passer en action!)

- Qui va me compléter? (Personne! C'est mettre des attentes hautes!) 

- Qu'est-ce que les gens vont penser? (On s'en fout! Osez!) 

- Est-ce que je parais grosse là-dedans? (La vraie question devrait être «Est-ce que je me sens belle/bien là-dedans?»)

- Pourquoi ça m'arrive à moi? (Trouvez les raisons du pourquoi du comment, c'est perdre beaucoup d'énergie. En plus, on truove rarement la réponse. Ce serait mieux de focusser sur le comment je réagis à ce qui m'arrive!)

- Comment convaincre les autres que j'ai raison ? (On n'a pas à rallier l'opinion de tous. On peut penser différement et ce n'est pas grave! On ne fera jamais l'unanimité qu'on se le dise!)

Vous en avez d'autres?


mercredi 28 janvier 2015

Partir en voyage sur le sofa

L'hiver est dur (long, froid, glacial - insérer le qualificatif qui convient le mieux ici) et chaque année, à ce temps-ci de l'année, je suis en mode vacances. Rien de mieux pour se remonter quand on est dans la période creuse de l'année avec son manque de clarté (rhumes, bronchites, toux - insérer le désagrément qui convient le mieux ici).

Heureusement, pour remettre du pep dans tout ça, il y a la télé. Et plus encore, les émissions de voyage! Avec les enfants, on est scotchés ces temps-ci devant le canal Évasion (enfouis sous des tonnes de couvertures avec nos boites de kleenex tout autour).

On planifie notre futur voyage au Royaume-Uni avec Tamy@UK. On suit avec passion les pérégrinations des concurrents de Pékin Express (même si nos binômes préférés ne se sont pas rendus en finale). On trippe avec les gars trop cool de OuiSurf. On se régale des aventures de Monsieur Bruno en Asie. On découvre tout ce qu'il y a À faire en Grèce en se promettant d'y aller un jour pour vrai.

Je surprends ensuite les enfants à faire des recherche plus poussées sur le Street Art à Londres, le Sri Lanka ou les îles grecques en me disant que la télé a du bon. Qu'elle ouvre nos horizons et nous donne le goût de voir le monde, assis bien au chaud sur le sofa... avant de boucler nos valises et partir à notre tour dans quelques mois.
 

lundi 26 janvier 2015

Arrêter de lutter contre ce qu'on est

Y a-t-il des choses pour lesquelles vous luttez et qui ne changent jamais?  

Y a-t-il des choses pour lesquelles vous prenez des résolutions que vous ne gardez jamais? 

Y a-t-il des choses que vous essayez, qui ne vous disent strictement rien au fond de vous, mais pour lesquelles vous réessayez encore (et encore, et encore, et...)? 

Y a-t-il des choses que vos voisins (amis, parenté, entourage proche ou éloigné, collègues, "les gens", etc.) font et pour lesquelles vous vous dites «Faudrait bien que je fasse comme eux...» sans réussir? 

Y a-t-il des choses que vous faites et pour lesquelles vous perdez trop de temps? 

Y a-t-il des choses que vous tentez d'aimer sans succès? 

Toutes ces «choses» nous définissent. Toutes ces «choses» ne sont pas nous. Mais comme on a la tête dure et la fibre persévérante, on essaie, on réessaie, on se dresse des plans d'action, on suit des cours, on lit des livres, on se donne des trucs, on cherche des conseils, bref... on lutte! On lutte pour changer qui on est au lieu d'arrêter et de juste accepter notre «particularité».

Une amie me faisait part récemment d'une phrase qu'elle se dit maintenant pour stopper l'engrenage de cette lutte à ne plus finir qui gruge notre énergie, contrecarre nos élans et essaie d'aller contre nature... la nôtre.

Voici le début de sa phrase : « À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait que...». Ensuite, on n'a qu'à compléter par les trucs pour lesquels on lutte, mais qui sont simplement des p'tits défauts, des travers, des goûts, des préférences ou juste des états de fait qui font de nous ce qu'on est. Peut-être qu'on n'est pas tout à fait à l'aise avec eux? Si c'était facile, on le changerait volontiers? Dans un monde idéal, cette «donnée» sera effacée de nos vies? Probablement, mais la magie, ça n'existe pas. Donc des fois, lâcher-prise, c'est arrêter de lutter contre ça, de l'accepter et... de passer à un autre appel. Pour concentrer nos énergies sur ce qu'on peut changer vraiment. En fait, cet exercice permet de faire le ménage dans ce qu'on n'aime pas, l'étaler au grand jour et l'accepter.

Des exemples?

« À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait que j'haïs faire le lit et que je vais vivre dans une maison où les lits sont défaits. Je les ferai quand de la visite s'annonce!»

« À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait que je suis de nature traîneuse... et que mes enfants m'imitent joyeusement!»

« À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait que je n'aime pas la course et que même si tout le monde semble faire du jogging, moi je n'aime pas ça!»

« À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait que mon garde-robe aura toujours l'air d'un fouillis indescriptible.»

« À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait queje suis une matinale et que le soir à 22h, je pique du nez, que je dors devant un film, même au cinéma, etc.»

« À 37 ans, il est grand temps que j'accepte le fait que la patience ne fait pas partie de mes gênes.»


Et vous, qu'est-ce qu'il est grand temps que vous acceptiez? Écrivez-nous! Et promis, l'exercice fait du bien! On pousse comme un grand soupir de soulagement en faisant notre coming-out! 


vendredi 23 janvier 2015

Toutes ces choses faussement indispensables pour les parents

Cette semaine, je me suis surprise à repenser à toutes ces choses supposément si utiles pour les nouveaux parents (ce groupe de consommateurs si vulnérables...): les thermomètres pour le bain, les chauffe-lingettes, la poubelle à couches, le stérilisateur de bouteilles, le chauffe-bouteille, le moniteur vidéo, le mobile avec télécommande...

Qu'est-ce qui a été vraiment indispensables pour vous? La chaise vibrante? La balançoire? Le porte-bébé (de dos, de face, sur le côté?)?

Alors que pour certains, c'est inutile, je n'aurais pas pu survivre (ou manger tranquille 2 minutes) sans mes deux balançoires qui fonctionnaient à plein régime et j'ai bien apprécié toutes les petites gogosses en plastique qui empêchaient l'ouverture des armoires de même que les fausses poignées qui ont évité que mes tout-petits ouvrent la porte de la cave (et déboulent sans retenue l'escalier à pic et sans rampe!).

Mais à part ça, j'aurais très bien pu nourrir, endormir, promener et laver mes bébés (sans les brûler!) sans avoir besoin de mettre les pieds chez Babies R Us.

Et vous? Parmi tout l'attirail soi-disant indispensable aux nouveaux parents, qu'est-ce qui s'est avéré utile ou... complètement superflu? (tsé, le truc pour lequel vous vous êtes dit: "là, j'me suis fait avoir!")


mercredi 21 janvier 2015

Avez-vous encore du temps pour... des niaiseries?

À Noël, JeuneHomme a reçu des ensembles d'expériences. Des trucs faciles à mélanger qui le rendent absolument heureux. Il se croit un grand scientifique parce qu'il manipule les petites éprouvettes, la loupe et les fines pinces.

Samedi, je me suis installée avec lui et on a fabriqué de la neige et observé l'évolution de petites billes qu'on laissait dans l'eau. Pendant qu'on faisait ces expériences, je me suis surprise à me dire «Oh wow! Ça fait vraiment longtemps qu'on a pas fait un truc comme ça! Juste comme ça pour le plaisir, pour le fun... ». En fait, cette réflexion, je l'ai réellement eue quand j'ai pris une photo et que je l'ai mise sur Instagram. Puis, j'y ai repensé toute la journée. Des fois, trop souvent même, on ne prend pas le temps pour les p'tites niaiseries de la vie. Je sais bien que pour JeuneHomme, faire des expériences, c'est bien sérieux et que ce n'est pas une «niaiserie». Mais je voulais ainsi englober sous ce terme les petites choses futiles, non-productives et superflues. Toutes ces trucs qu'on repousse trop souvent en disant «Je n'ai pas le temps!», «Plus tard...», «Fais-le tout seul!», «Il faut que je fasse la vaisselle avant!».

J'ai supprimé ensuite ma photo sur Instagram. Ça suffit! Ces petits moments, je veux les garder pour moi. Ils sont trop précieux.  Je ne veux pas leur accorder de l'importance à ces «niaiseries» parce que je les expose aux yeux des autres. C'est à mes yeux qu'ils sont spéciaux. Je continue de prendre des photos. Mais ces photos iront dans mon album perso. Je me suis promis de prendre plus de temps pour ces petits riens au courant de l'année. Il n'est pas trop tard le 21 janvier pour prendre une résolution. Et vous ne les verrez pas sur Instagram. Je vais les vivre juste pour moi.

lundi 19 janvier 2015

Quand la vie est un drame

Y-a-t-il autour de vous des gens pour qui chaque obstacle est un drame?

La semaine dernière j'avais l'impression qu'à quelques exceptions près, toute la ville faisait partie de cette catégorie.

Oui, je faisais partie des SINISTRÉS SANS EAU POTABLE de la rive-sud. Une nouvelle que j'ai accueillie avec un haussement d'épaules en vidant le réservoir de la machine à café et le bol d'eau du chien pour la remplacer par de l'eau de source et en plaçant une bouteille d'eau de source en évidence sur le lavabo de la salle de bain.

Et puis voilà. C'était ça qui était ça.

La congestion des rues autour des points de distribution d'eau, les heures d'attente en file, la frustration et le stress de manquer d'eau pour faire cuire mes patates, j'ai rien senti de tout ça.

Les patates, ça se cuit aussi au four (c'est même meilleur!) et c'est pas comme si on ne mangeait pas assez de riz et de pâtes comme ça qu'on ne pouvait pas s'en passer pour une couple de jours!

Pas d'eau du tout, je l'aurais trouvé moins drôle! Mais là, même si les stocks d'eau était vides dans toutes les épiceries la ville, il suffisait de se rendre à la ville voisine (moins long que de faire la file pour avoir un 2L gratis) pour s'en procurer pour combler ses besoins de base. Aucun stress, aucun drame. À cinq plus un chien, on a survécu avec 4L sur 3 jours. Tsé. Rien pour mourir de déshydratation.

Mais en lisant les commentaires de mes concitoyens sur les réseaux sociaux ou (pire!) en les entendant dans les vox-pop et les lignes ouvertes, j'avais l'impression de vivre en zone de guerre. Impressionnant comme une situation tout à fait gérable peut s'enfler et prendre des proportions dramatiques. La propension à vouloir faire pitié et à jouer à "mon drame est pire que le tien" s'est accrue ces dernières années. Que voulez-vous, ça attire plus de "J'aime" que d'affirmer que la vie continue et que "c'est pas si pire que ça", et risquer de passer sous le radar.

Et puis l'eau est redevenue potable. Et puis on a annoncé qu'en fait, elle l'avait toujours été.

Mais non. La finale n'est pas assez dramatique. Ce matin, place au recours collectif! (non merci, je passe).

vendredi 16 janvier 2015

Tout ce qu’il faut savoir sur les enfants de 0 à 7 ans

Oubliez les guides sur l’éducation des enfants de 489 pages (qui a vraiment le temps de lire tout cela? Qui?!?)! En plus, ils sont bourrés d’infos peu pratiques (les 8 phases de développement du cerveau… zzzzzz!!), de conseils gnan-gnan («Apprenez à discuter efficacement avec votre enfant de 2 ans» : beeeeeeeen oui!!!) et de chapitres inutiles («Comment stériliser les biberons»… On a la recette: avec de l’eau chaude!). Fini! Jetez tout dans les poubelles, au feu ou à la récup! On a résumé TOUT ce que vous devez savoir sur votre enfant à différents âges en quelques points rapides. On vous fait sauver du précieux temps, garanti!

a)      Principale caractéristique de l’enfant
b)      Comment reconnaître ses parents
c)       Son occupation principale
d)      Ce qu’il aime
e)      Ce qu’il déteste
f)       Il est particulièrement un pro pour…
g)      Son repas favori
h)      Le plus grand souhait de ses parents

Les 0 – 1 an
On les appelle aussi « Régurgit-Man » ou « Colique-Woman».
a) Petit, grouillant (et glissant dans le bain!) et doté d’une grande capacité à hurler
b) Ils sont cernés et souffrent de malnutrition
c) Boire du lait, dormir (mais pas nécessairement dans cet ordre…)
d) Sa suce! (Dieu merci pour cette invention!)
e) Se faire habiller
f) Nous régurgiter dessus quand on vient de réussir à aller prendre une douche
g) Tout, même des haricots jaunes en purée! (c’est une phase exceptionnelle, profitez-en!)
h) Qu’il dorme!

Les 2 ans
On les appelle aussi les « Terrible Two ».
a) Perpétuellement frustré
b) Ils manquent de patience
c) Dire non
d) Faire les choses tout seul (pus capable de la phase de « ze suis capap »)
e) À peu près tout
f) Faire le bacon à l’épicerie (ou tout autre lieu public!)
g) RIEN!
h) Qu’il dise oui!

Les 3 ans
On les appelle aussi les « Horrible Three ».
a) Il parle (Trop! Tout le temps!)
b) Ils n’ont plus de patience
c) Poser des ?&%!& de questions
d) Regarder le même film ou écouter la même histoire 10 fois (ça nous rend fou!)
e) Se faire aider
f) Sacrer pour tester notre réaction (de qui a-t-il pu apprendre cela?)
g) Les croquettes du McDo
h) Qu’il se taise!

Les 4 ans
On les appelle aussi les « F...cking Four» ou les «Double Terrible Two».
a) Il croit dur comme fer qu’il est une princesse, un dinosaure, un superhéros...
b) Ils sont essoufflés
c) Tester ses limites (et les nôtres) et bouger
d) Essayer de voler en sautant des marches
e) Qu’on lui dise non (Phase persistante…)
f) Échapper à notre attention et s’enfuir
g) Les croquettes du St-Hubert
h) Qu’il reste concentré sur un truc plus de 10 minutes!

Les 5 ans
On les appelle aussi les « Frustrated Five».
a) Il est persuadé d’être au top de son évolution
b) Ils sont soulagés (vive l’école!)
c) Vouloir être le meilleur
d) Gagner
e) Perdre
f)  Faire pitié
g) Les croquettes de la Cage aux sports
h) Qu’il arrête de se penser bon!

Les 6 ans
Période ambigüe où l’enfant fait la consolidation de tous les acquis dans un joyeux désordre! Devant une situation, il peut tout aussi bien réagir avec l’émotion d’un 2 ans ou la pseudo-maturité d’un 5 ans. Chaque fois, c’est le hasard! Phase troublante pour les parents où ils sont constamment déstabilisés et en viennent à regretter la phase du non (rassurante en un sens car constante!). 

Les 7 ans
On l’appelle « l’âge de raison », mais c’est faux!
a) Il a 14 ans dans sa tête
b) Ils sont à boutte!
c) Avoir une pseudo-attitude d’ado («beeen quoi!?»)
d) Tenir tête, s’obstiner, négocier
e) Sa fratrie (surtout les plus jeunes!)
f) Monopoliser le téléphone (déjà!) avec des conversations monosyllabiques
g) Les filets de poulet (tiens, une évolution!)
h) Qu’il se fasse des ti-namis qui ont de l’allure (pas évident!)

mercredi 14 janvier 2015

Ne sois pas téteuse!

Au retour de l'école, ma fille est grognonne. Ah non! Pas un (autre) SPM dans la maison! Mais non, je finis par apprendre qu'elle est simplement exaspérée. "UneTelle est super téteuse dans la classe. Elle va voir le prof 10 fois juste pour avoir une meilleure note, genre gagner un point. Elle dit plein de trucs juste pour faire plaisir aux autres, mais on finit par ne plus savoir ce qu'elle pense vraiment. C'est poche!"

Oh les déceptions d'amitié. Le jour où la réalité te frappe fort. Que tu t'aperçois que les autres peuvent jouer des games. Ishhh! Ce n'est pas facile. Parce que toi, si t'es franc, eh bien tu récoltes toujours un peu moins qu'eux, les téteux. Et c'est vrai que ça peut sembler poche. Mais ça ne l'est pas tant que ça.


Je lui ai dit de ne pas être téteuse. De ne pas tomber dans le jeu. Même si c'est la voie facile. Les téteux et les téteuses, il n'y en a pas seulement en 6e année. Il y en a de tous les âges. Partout. C'est plate de même!Je ne lui ai pas caché la vérité ça servirait à quoi. Les téteux, c'est lourd, ça nous énerve, mais, au fond, on n'a rien à leur envier. Voici ce que je lui ai dit à ma MissLulusPuDeLulus.. 

Oh, c'est sûr, les téteux ont sûrement beaucoup plus d'amis. Mais la vraie valeur de l'amitié ne se compte pas sur Facebook. Ça se vit autrement.

Oh, c'est sûr, les téteux réussissent à embobiner bien du monde qui se laisse amadouer par leurs faux compliments, leurs flatteries, leurs sens inouïs du "lichage", etc. Mais est-ce vraiment sincère?

Oh, c'est sûr, les téteux avancent parfois plus vite et c'est fâchant. Mais souvent, ils finissent par se péter le nez plus fort.

Oh, c'est sûr, les téteux ont l'air beeeeeeeeeeen heureux. Mais comme tout le reste, leur sourire et leur bonheur préfabriqué sous la forme d'un millier de photos Facebook (parce que je sais que ça viendra et que ça va bouleverser ta conception des autres!) est souvent aussi faux que tout le reste.

Oh, c'est sûr, les téteux nous énervent. Mais c'est bon signe. Ça veut dire que tu as un bon jugement,  un flair pour détecter le faux (en langage d'adulte, on appelle ça un détecteur de bullshit!) et la jugeotte nécessaire pour ne pas t'en laisser passer. Tu es critique et ça va t'en prendre tellement dans la vie pour définir tes limites et non laisser les autres te les dicter.

Oh, c'est sûr, les téteux font souvent l'unanimité. Mais dans la vie, c'est correct de déranger, d'être en désaccord, de prendre un autre chemin que les autres ou même de déranger. Ça m'a rappelé une phrase que j'ai écrit en exergue d'un de mes romans de la série Les secrets du divan rose: "Si on ne dérange pas, c'est qu'on ne respire pas".

Bref, j'ai essayé de faire comprendre à ma fille qu'être téteuse, ce n'est rarement payant. Surtout pour soi. Parce que le soir, face à son miroir, les téteux n'ont pas l'esprit libre. Non. Ils ont l'esprit occupé à trouver ce qu'ils pourraient bien faire pour que les autres continuent à les aimer et à les trouver fins, pour ne pas que leur univers bâti sur le faux s'écroule. Et pendant qu'ils s'affairent à paraître que sur leurs plus beaux jours, pendant qu'ils font semblant d'aimer tout le monde, pendant qu'ils se préoccupent de leur image, eh bien ils ne s'occupent pas d'eux, s'éloignent de ce qu'ils aiment pour vrai et ne vivent pas les deux pieds dans leur vie. Et ça, c'est plate en maudit.

Donc, ma fille, s'il-te-plaît, ne deviens pas téteuse. Tu ne serais pas toi.

lundi 12 janvier 2015

Les beaux malaises... des pré-ados!

L'autre soir, pendant les Fêtes, on met la musique à plein volume (jusque là tout va bien), on ferme les lumières, on part le stroboscope cheap qu'on utilise depuis des années pour faire des partys maison avec les enfants et on se met à danser (ça fait donc du bien de lâcher son fou quand on ne sort plus dans les clubs depuis 15 ans!) et là: malaise!

Les enfants ne sont tout à coup plus capables de bouger, ça se met à se figer... «euh, qu'est-ce qui se passe?»

- C'est comme trop poche de danser avec ses parents.

«Ben voyons, on a toujours fait ça! Je me rappelle de la même période l'an passée, on avait dansé sur des bancs tous ensemble!»

- Mais c'était l'an passé. Là, on ne peut plus faire ça.

Et là, devant notre air de parents piteux, ils se sont mis à nous «rassurer»: «On a aimé ça pendant notre enfance mais là, on a comme un malaise de vous voir danser (ben, fermez vos yeux d'abord!). C'est pas de notre faute, c'est notre âge! Ça le dit dans nos livres sur l'adolescence que nos parents vont nous gêner. C'est normal!»

On est donc bel et bien rendu à l'âge des beaux malaises. Nos blagues sont devenues douteuses, nos idées sont un peu moins géniales, on doit faire attention de ne pas leur fait honte devant leurs amis et c'est définitivement moins tripant qu'avant d'avoir du fun avec nous (et je me rappelle parfaitement de cette époque avec mes propres parents...)

«Mais on vous aime pareil! Vous êtes cool comme parents!» (nous voilà rassurés!)


vendredi 9 janvier 2015

Donner le refus de la culpabilité en cadeau

MissLulusPuDeLulus a eu 12 ans. 12 ans.

Quand un anniversaire est si proche de Noël, laissez-moi vous dire qu'on se creuse la tête pour trouver un cadeau.

Cette année, on lui a offert une leçon, celle d'apprendre à s'occuper de soi. C'est tout un cadeau à faire, je crois. Et ça n'a rien à voir avec l'égoïsme ou l'individualisme. Non, c'est la base pour se sentir bien et ensuite, pouvoir mieux aimer les autres, les aider, bâtir des relations, etc. 

On s'en va, entre filles, l'espace d'une escapade d'une nuit à l'hôtel avec, au menu, restaurant, ski de fond, massage, soin du visage, spa, boutiques, lectures, flânage, etc. Que des trucs qu'elle aime! Non, on ne part pas en famille. On part en duo mère-fille... s'occuper de nous.

À travers ce cadeau, on voulait aussi lui montrer qu'elle ne vient pas toujours en "package deal" avec son frère ou qu'on a besoin de sortir "tous les quatre ensemble".  Parfois, on a besoin de se retrouver, entre filles, avec un seul de tes parents, entre amis, entre frère et sœur (j'imagine... J'en ai pas!), etc. Des fois, juste toute seule. Et que c'est correct. Les enfants font souvent partie de groupe - à l'école, dans leur classe, avec leurs amis, dans les cours parascolaires, etc - et ils oublient qu'ils peuvent faire des trucs juste par eux-mêmes, sans tous les autres. Ils sont conditionnés depuis l'époque de la garderie où il fallait que "tous les petits amis" fassent tout en groupe, en même temps ou presque. C'est important d'apprendre à suivre le groupe, d'y faire sa place, mais apprendre ensuite à s'en distancer peut être difficile.

Les autres, on en a besoin, c'est certain. Mais il faut être capable de se choisir aussi dans la vie. Ne pas attendre que les autres prennent soin de nous et prendre, nous-mêmes, les choses en main. Et on n'a pas à se sentir coupable de le faire. Ça, c'est le noyau du "penser à soi". Bang! La culpabilité peut nous rentrer dedans. Combien, encore, de femmes partent pour une soirée de filles en ayant préparé le souper pour son chum et les enfants, les lunchs du lendemain, fait faire les devoirs et qui appelle pour vérifier si tout va bien.... Elle se sent coupable de laisser son chum et ses enfants sans elle. Pourtant, c'est un cadeau pour tout le monde: le chum a toute la place pour faire les choses à sa façon, les enfants apprennent donc une autre façon de faire, les enfants et lui ont du temps ensemble en cocon, elle voit ses amies, etc.

Je veux montrer que c'est important de prendre du temps pour soi et que ça ne veut pas dire qu'on est égoïste et qu'on n'a pas à se sentir coupable. On a tellement peur de passer pour un être qui ne pense qu'à lui. Dans une société qu'on dit individualiste, ne pas être altruiste, un aidant, un "donner au suivant", un bénévole de tous les instants, un sacrifié pour les autres - du moins, en surface, ce n'est pas facile. Pourtant, je trouve que, souvent, on pense beaucoup aux autres (et trop aussi à ce que les autres vont penser) et on se fait passer en dernier, toujours en se sentant coupable.

En fait, non, je ne lui en parlerai même pas de culpabilité et d'égoïsme. Je n'utiliserai pas ces deux mots-là parce que, pour le moment encore, elle trouve ça normal de prendre du temps pour soi et je voudrais que ça reste ainsi. Pour elle, c'est normal que je sorte au restaurant sans elle, que mon chum aille voir ses amis pour jouer de la musique, que je parte en vacances un week-end avec mes amies, que je m'enferme dans mon bureau pour faire du yoga en plein milieu d'une journée, etc. Jamais, elle ne trouve ça injuste ou "poche". Jamais, elle s'est sentie "exclue". Pour elle, c'est dans la normalité et je souhaite que ça reste ainsi. Pour que jamais elle ne se sente coupable de s'éclipser par moment pour se retrouver seule ou en mini groupe, pour se retrouver, se ressourcer ou juste se sentir bien. Ce besoin est trop nécessaire pour le bâcler et l'obscurcir avec la culpabilité.

À l'aube de l'adolescence, je trouvais que c'était un bon cadeau à lui offrir... le refus de la culpabilité.

mercredi 7 janvier 2015

Rire de soi et (surtout!) de ses différences

Mes trois enfants ont chacun un handicap. À divers niveaux. C'est ce qui arrive quand on naît trois à la fois, à 29 semaines.

Lili est en fauteuil roulant et elle pourrait vous raconter -entre deux fous rires et trois OMG!- la fois où elle est restée prise les culottes baissées dans toilettes de l'école en train de glisser au sol pendant un transfert plutôt raté entre son fauteuil et la toilette.

Momo a une diplégie qui lui donne un équilibre précaire. En termes simples, elle tombe sur le cul en toutes circonstances. Elle en rit tellement qu'elle a parfois du mal à se relever. Et ceux qui rient avec elle l'aident à se remettre sur pieds sans en faire de cas. Les trottoirs sont son pire cauchemar cette semaine et elle marchera quand même pour aller à l'école.

Lolo est TED. Pas facile de rire de soi pour quiconque est pris dans les pièges du "grand spectre de l'autisme". Eh bien, à force d'en rire avec lui, il est arrivé à développer son sens de l'humour et à rire de ses tics et tocs de TED. Ce qui permet souvent de détendre l'atmosphère que cet handicap suscite autour de lui (ou à augmenter le malaise et... nos fous rires!).

Avec leurs différences, mes enfants ont affronté maintes fois les regards interrogateurs (ou désapprobateurs), les rires (parce que oui, il y a un fond de drôlerie en toutes choses!) et les moqueries. Leur meilleure arme: l'AUTODÉRISION. Ils ont 11 ans et la maîtrise mieux que plusieurs adultes qui croient qu'on ne peut pas rire des différences et qui font grand cas de situations qui ne sont pas dramatiques... du moins dans la grande échelle des drames (celle qu'on enseigne aux TED pour que leur réaction soit proportionnelle à la situation).

Savoir rire de ses faiblesses et de ses différences est la base même de l'acceptation. C'est un antidote à la pitié et à l'apitoiement. C'est aussi un fichue bonne façon d'être heureux (et beaucoup moins frustré) dans la vie.

J'dis juste ça de même...

lundi 5 janvier 2015

Les plus et les moins de 2015

De quoi voulez plus (dans le sens de +) en 2015? Et de quoi voulez-vous moins?

Deux questions, une façon simple de commencer une nouvelle année. Parce que même si on ne veut pas embarquer dans la game des résolutions, le timing est bon en maudit en début d'année pour faire le point et se réenligner (et tout le monde a besoin d'un p'tit réenlignement!). Pour changer ses façons de faire (les alléger!), s'améliorer (sans viser la perfection!) et se donner un coup de pied aux fesses (parce qu'on n'en a jamais assez!) pour se bouger, avancer et profiter encore plus pleinement de l'année.

Voici les plus et les moins des (Z)imparfaites pour 2015:

Plus rien faire

Les projets, le boulot, les activités, les sorties, c'est enivrant mais en 2015, on veut retrouver le plaisir de ne rien faire. Et avoir le temps de se demander "Qu'est-ce que je/qu'on ferait bien là?". Alors on va se planifier des trous, juste pour être sûre de le pas les remplir!

Moins s'en faire avec des riens

On l'avoue, on s'énerve un peu trop pour des riens. Alors on va mieux doser notre tempérament, nos inquiétudes et nos attentes en 2015. "Moins, c'est mieux." On l'oublie trop souvent!

Et vous? Quels sont vos plus et moins pour 2015?

vendredi 2 janvier 2015

Alléger 2015 en 5 résolutions


Enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin 2015!

Et qui dit «nouvel an», dit «résolutions»! Cette année, on a décidé d'alléger 2015. L'austérité, la lourdeur ambiante, le premier degré, les mauvaises nouvelles, etc. : on n'en peut plus! Alors, voici comment être plus calme, remettre le plai(Z)ir au menu et lâcher prise en 2015... bref ce dont on a discuté le 29 décembre à l'émission Ça commence bien à V.

1. On se calme le gros nerf!
On prend un peu de distance et on arrête de se crêper le chignon pour des riens. On ne prend pas tout au premier degré ! Des fois, on fait juste jaser et ça fait du bien! On ne s'attaque pas à ton intégrité, ta mère et tes enfants! On n'a pas besoin d'être d'accord avec tout le monde (et vice versa!) et ce n'est pas grave du tout!

2. On élimine!
Le superflu, ça suffit!  Cette année, on épure! Autant les trucs qui nous encombrent, les soucis qui nous pèsent que les amis qui nous énervent. Moins c'est mieux! Peu importe la façon qu'on prend pour y arriver:  recycler, trier, choisir, donner, jeter, etc. Bref on se met en mode débarras pour 2015. En fait, on choisit ce qui va rester dans nos vies. Le reste? Basta!

3. On prend des raccourcis!
Ils vendent des légumes déjà coupés à l'épicerie, on peut-tu faire autre chose de notre temps?! On devient maître dans l'art de tourner les coins ronds. Et on se trouve bonne même si c'est fait un peu tout croche.

4. On arrête de se comparer!
C'est mortel de toujours être en mode comparaison. On s'en sort rarement gagnant. Et pour y arriver, on réduit notre utilisation des médias sociaux! Ils ont un effet pervers. La vie des autres (et la nôtre!) ne contient que leurs meilleurs coups. Difficile de se comparer à ça tout le temps. En 2015, on retrouve notre sens critique et on pense/agi par soi-même!! On met le focus sur soi plutôt que sur les autres. Et surtout, on arrête de leur demande leur avis sur tout (et surtout sur des riens!). Depuis quand c'est les autres qui nous connaissent mieux que nous-mêmes? On peut décider toute seule de s’habiller ou de changer de couleur de teinture. Pas besoin de demander l’avis de nos 249 amis Facebook. Go, on est capable!

5. On prend une résolution facile
Juste pour pouvoir être totalement fière en la réussissant haut la main. Par exemple: en 2015, on va juste bitcher sur ses collègues le vendredi, on va recommencer le gym juste en février, etc. On va pas commencer l’année en culpabilisant parce qu’on n’est pas capable de tenir nos résolutions ! 

Vous avez d'autres idées? 


lundi 29 décembre 2014

Pas sages... mais inspirantes!

Vous avez été des centaines (plus de 350!) à nous confesser vos (z)imperfections, vos faiblesses, vos secrets, bref tout ce qui fait de vous une mère pas sage lors de notre Grand concours de l'Avent.

Plusieurs de vos réponses nous ont fait rire (on s’est reconnues!) et plusieurs nous ont inspirées! Comme on n’est jamais trop (z)imparfaite, on vous les partage! (y’a matière à prendre un lot de résolutions (Z) là-dedans!)

Voici vos meilleures (z)imperfections ou -comme l’a souligné une lectrice- le « dark side of the mom ». À vous la parole!

« Personnellement, j’admets tourner les coins ronds bien des fois, cacher mon lavage derrière mon divan et régulièrement fermer les portes de la maison entière quand j’ai de la visite (oui oui! Même celle de la salle de bain!! Chez nous, la visite n’a qu’à bien se RETENIR!!) »

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« Je suis définitivement une (Z) maintenant! J'étais sage auparavant, mais depuis que je vous ai découvert j'applique un peu plus chaque jour la technique du "ouain pis!!" et je procrastine un peu plus!! Par contre, un bon verre de Woodbridge ou de Ménage à trois un mardi soir (même si j'allaite...) me fait parfois le plus grand bien!! De plus, ma pré-ado vient d'entrer au secondaire, donc j'ai décidé d'arrêter de faire ses lunchs et je ne fais plus de vaisselle... Elle est assez grande pour m'aider! »

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« Je laisse mes enfants manger de la neige avec de la poudre Jell-O. On se fait des soupes aux glaçons l'hiver (pour refroidir la soupe aux légumes). On fait des pique-nique dehors À -20 degrés (ils mangent ben plus vite!!). On se fait des fêtes improvisées avec des tites lumières à doigt pis la musique dans le tapis! (ok, c'est mes enfants qui chialent quand je mets ça trop fort!!). On a été faire du vélo sous la pluie... tsé un moment donné, mouille-mouille pas, on a besoin de grouiller!! Je fais un minimum de ménage la semaine, et puisque mon ex a la garde des enfants le weekend, je fais mon ménage le vendredi... Et ça reste propre 2 jours (même le miroir de la salle de bain!!)! »

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« J'ai été une mère indigne envers ma plus jeune fille.

Mes 2 filles pratiquent le cheerleading 2 fois chacune par semaine. Donc Maman beaucoup plus que papa doit devenir Taxi Mom plusieurs fois par semaines pour leurs pratiques (et dire que nous ne sommes pas encore dans la période des compétitions à tous les fins de semaine.)

Donc l'entraineur a décidé de faire une activité d'équipe un samedi. On participe à la parade du père Noël dans la région d'Ottawa. Cette parade est une tradition familiale d'y assister en tant que spectateur (pas chez nous) car c'est un très gros évènement très attendu.

J'ai décidé sans consulter ma plus jeune fille (elle aurait adoré y être) que nous (fille et maman) ne participerions pas à cette parade faute de temps.

Non mais, je ne voulais vraiment pas me taper une marche de 3 heures habillé en bonhomme Michelin à envoyer la main à de purs étrangers. 

Je préférais me taper la première du film Hunger Games 3.

Le lendemain de la parade, ma fille a vu défiler sur les réseaux sociaux des photos de ses amies qui s'amusaient à la parade avec des mamans fières d'en faire partie et les jeunes athlètes ont tous reçu un cadeau de participation.

Eh bien moi, j'ai adoré mon film :) »

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« Chez moi, les jouets traînent partout, tout le temps! Il n'y a pas de salle de jeux, donc les jouets sont surtout dans mon salon (quel salon que je me demande des fois, parce qu'on s'entend qu'avec 3 enfants (et un 4e en route :), les jouets sont PARTOUT!). Après leur avoir dit 156 423 fois: « RAMASSE TES JOUETS!!! » et que soudain je réalise que j'ai des enfants sourds, je me sors un bon Ménage à trois Folie à 2 (rouge svp!) et... ouf! Au diable le ménage, on mettra tout ça en dessous des lits... avec 4 lits dans maison, ça se range bien après tout!! »

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« D’habitude, souper en famille est quelque chose à laquelle je tiens beaucoup. Mais le week-end... quand y’a un bon film à la télé, on s’installe dans le salon, devant la télé! Les cocos assis à la table basse avec leurs p’tites chaises de camping et les parents sur le divan (avec une bière ou une p’tite coupe de vino). Y’a du spagat sur la table basse?? J’m’en fous, ça se lave!! Pareil pour le linge!! »

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« Comme mère imparfaite, il m'arrive de péter ma coche sans me sentir coupable car avouons-le, les enfants sont des experts pour tester nos limites. Il m'arrive aussi de les coucher 30 minutes plus tôt quand je suis à bout. »

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« Pour cacher les traces de doigts et les lichettes de fenêtres, rien de mieux que les autocollants repositionnables (collés par les enfants dans tous les sens pour que ce soit plus beau!). Noël, Saint-Valentin, Pâques, Halloween... Chaque fête s'affiche trop longtemps à l'avance et tarde à disparaître, mais les fenêtres sont si jolies! »

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« Je suis une mère qui tourne les coins ronds lorsque je me rends compte au moment de coucher ma fille qu’il y a une substance non identifiée sur les draps de ma fille et qui au lieu de changer le lit, mets un piqué par-dessus et dis bonne nuit! »

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« J'aime pouvoir m'asseoir sur le sofa avec un bon café, mon ordinateur et la télévision qui joue une de mes émissions favorites au lieu de laver la vaisselle du déjeuner, laver la doudou car petite cocotte a renversé du jus dessus.

J'aime me dire, ce soir on fait une activité improvisée au lieu d'aller au cours de judo, faire les devoirs (que l'on peut bien sûr faire le lendemain) ou laver la salle de bain.

J'aime rester au lit le dimanche matin en ayant prévu le déjeuner la veille et dire au cocottes de laisser maman dormir une petite demi-heure et d'écouter les dessins animés. »

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« Je ne suis pas sage lorsque je vais jouer au poker (4 fois dans l'année) chez mon frère et que j'abandonne mes enfants à leur père! Je ne suis pas sage lorsque j'étire mon temps de commissions pour éviter leur du bain!! Je ne suis pas sage lorsque je sers des collations rapides au lieu d'un diner lorsqu'on veut partir rapidement à une activité!! Je ne suis pas sage lorsque j'écoute mon Dr Grey dans mon après-midi de congé au lieu de faire mon ménage! »

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« Maman de 3 mecs de 1 an, 3½ et 5 ans à temps plein à la maison. Parfois, ils me rendent dingue!! Mais ils restent ma priorité alors j'essaie de lâcher prise sur plusieurs petites choses pour passer le plus de temps avec eux. Des fois, on peut faire des bonhommes dans la poussière sur le meuble de TV ! Et certaines journées pluvieuses, on reste en pyjama ! Pourquoi salir du linge si on ne sort pas, hein ? »

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« Cette année, j’ai découvert qu’il existe de bien bons Big House Red en vinier qui permettent de se servir un verre de vin tous les soirs au retour du bureau (et reste pas mal meilleur qu’une bouteille qu’on étire sur plusieurs jours… beurk!) Beaucoup plus relaxe pour faire les devoirs, faire le souper, partir un lavage, ramasser la cuisine, écouter les histoires de tout le monde sur l’événement de leur journée… Tout ça en même temps, évidemment. Quand même, c’est bien plus difficile de pogner les nerfs avec un verre de vin à la main. »

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« Ce qui fait de moi une maman qui n'est pas sage? Servir du Kraft Dinner une fois par semaine à mes enfants (mais ça leur fait si plaisir), leur faire manger du chocolat avant de les envoyer à la garderie (chuuuut) et aussi de leur avoir installé une télévision chacun dans leur chambre. »

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« Je refuse de faire les petits sacs cadeaux à toute les fêtes (Noël, la St-Valentin, Pâques) pour 34 petits amis de la garderie !

Pour éviter que mes filles mangent trop de cochonneries,  je dis qu’il a des arachides même si ce n’est pas vrai (ma plus jeune est allergique).

Ça arrive qu’on mange des céréales ou des toasts pour souper… ou une boîte quelconque de congelé.
Et le lave-vaisselle est souvent parti à moitié vide. »

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« Je fais un souper très simple pour mes filles (genre sandwichs) et quand elles sont au lit, on se commande du resto en prenant une bouteille de vino. Je mets 1 film ou 2… ou 3 le weekend pour en profiter pour être tranquille pour faire mes choses. Je mets les enfants au lit plus tôt et on se clenche des téléséries en boucle. »

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« Mes parfaites imperfections :

1.  Mes enfants capotent sur le ménage (ils sont jeunes et pensent que c’est un privilège) alors j’en profite.  Ils veulent laver les toilettes, ou passer l’aspirateur?  Parfait!  Ils reçoivent une allocation hebdomadaire sur leur attitude générale et non sur les tâches complétées.  Alors tout le monde est de bonne humeur la plupart du temps…
2.  Enregistrer les ciné-cadeaux et les repasser à volonté pendant l’année (je commence à avoir hâte à la prochaine batch!).  Très utile quand tu as engendré des lève-tôt de compétition et que tu veux te réveiller plus lentement.
3.  Mettre les 2 plus jeunes devant la télé pendant que j’aide le plus vieux avec leçons et devoirs (avec un verre de vin).
4.  Inspecter les vêtements le soir avant de les mettre au lavage.  Un chandail ou un pantalon non sali peut être reporté une 2e fois.  Moins de lavage et moins de pliage…  Passer la journée en pyjama le weekend.  Parce qu’eux aussi ont besoin d’une pause.
5.  Tout laisser en plan et m’installer dans mon lit avec mon iPad et Netflix dans la seconde où ils se couchent (ça fait 6 mois que je leur cache que j’ai une tablette ;)
6.  Payer une gardienne pour une heure (elles sont souvent disponible en fin d’avant-midi ou en début d’après-midi) et aller courir dehors tranquille avec mon moi-même.  Revenir de bonne humeur et être accueillie comme une championne olympique ;) »

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« Je cultive mon imperfection :
- en faisant semblant de dormir quand ma fille m'appelle la nuit, jusqu'à ce qu'elle se rendorme ou que papa se lève.
- en laissant parfois la vaisselle sale dans l'évier jusqu'au moment où j'en ai besoin pour cuisiner.
- en prenant le temps d'avoir quelques minutes de fun avec ma famille même (surtout!) si je suis en train de rusher le soir pour tout ranger, cuisiner, préparer pour le lendemain, etc. argh!
- en repoussant au lendemain tout ce que je peux! »

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« Je suis une maman pas toujours sage quand je me dépêche un peu le matin pour aller conduire ma gang (de 3) à la garderie un peu plus tôt pour avoir le temps de faire un petit jogging avant de commencer à travailler. Je ne suis pas très bonne sur la balayeuse, non plus... J'achète des meubles pâles pour pas que la poussière paraisse trop! Oh, et ça m'arrive de coucher les enfants un peu plus tôt pour avoir du temps juste pour moi. J'avais aussi pensé montrer à mon fils de 4 ans qu'il ne peut pas se lever avant de voir le 6 comme premier chiffre sur son réveil... puis de reculer son réveil d'une heure… sans reculer l'heure! »

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« Pour décompresser, on passe la journée en pyjama, on skip le bain et on mange devant les bonhommes toute la journée. Peut-être pas bon pour le développement global, mais bon pour la santé mentale de ne pas avoir besoin de se battre pour tout! »

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« Je m'arrange pour avoir des commissions à faire ou un des enfants à raccompagner à un cours le soir quand c'est l'heure de ramasser la vaisselle et de donner les bains aux autres. Délégation subtile de tâche... »

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« Quand les enfants étaient plus petits, je les couchais très tôt quelques journées en décembre en leur faisant croire que c'était leur heure de dodo normale pour me laisser souffler un peu le temps d'une soirée!  Maintenant, les grandes savent lire l'heure, ça fonctionne moins bien :) Je fais parfois des soupers-déjeuners, mais pas crêpes, pains dorés ou autres. Non juste des céréales devant un film, parce que y’en a marre de faire le souper des fois. Et les enfants sont super contents de cette occasion spéciale. »

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« Un truc: on se sauve en famille à l'hôtel pour être ensemble sans dérangement. On se baigne et on se fait livrer de la bonne pizza bien grasse... avec of course un verre de rosée! »

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« Je suis maman d'un garçon de 4 ans et d'une fille de 3 mois.... Je suis une maman contrôle freak qui apprend (lire: apprécie) de plus en plus tourner les coins ronds et voir que la vie continue malgré tout, que tout le monde est heureux et que je me suis évité un peu de job!  Ça m'aura coûté trois ans de psy qui me répétait "le ménage sera encore là demain"... Chacun son rythme faut croire!

Bref, voici mes p'tits secrets:

- J'ai déjà acheté un macaroni fait maison au métro, jeté l'emballage et présenté ça au souper comme si c'était moi qui l'avait cuisiné...
- Je ne change pas la couche de la petite la nuit même si elle risque de déborder... Toutes les heures de sommeil comptent... Je préfère avoir des draps en quantité et changer le lit au complet le lendemain matin (je la changerais si elle en souffrait, quand même!....  Mais comme elle conserve malgré toutes ses belles p'tites fesses roses....)!
- J'ai engagé une femme de ménage.... Même si je suis en congé de maternité et donc à la maison à tous les jours... Meilleur investissement ever!
- Je retarde le moment où mon fils apprendra à lire l'heure pour être en mesure de jouer sur "la noirceur" afin de déterminer l'heure du couché.... L'hiver m'offre un bel éventail....
- Ma fille a passé ses trois premiers mois en pyjama.... Moi aussi...  On est maintenant rendu au linge mou et aux tailles élastiques... »

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« Comment ça je suis une maman pas sage? Voici quelques exemples :

- Des soirées chargées, quand papa travail à l'extérieur de la ville pour la semaine et que je suis au bout du rouleau et bien je saute le bain des enfants... un petit coup de débarbouillette, on change de bobette, on met un beau pyjama propre et voilà!!! Le lendemain soir on frotte un peu plus ;).

- Vive la coupe de vin un soir de semaine pour se détendre pendant un 5 @ 7 familial!!! Les devoirs sont moins pénibles et la maman beaucoup moins pressée de coucher les 2 petits monstres.

- Mes gars ADORENT les oeufs, alors les soirs pressés, on déjeune pour souper!

- Par un petit samedi matin tranquille au lieu de me lancer dans le ménage de la maison, j'ai laissé mon conjoint avec les gars et je suis allé lire un bon livre dans mon bain (la porte barrée) ;) »

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« Je ne suis pas sage lorsque tout à coup l'horloge marque 30 minutes de plus et que soudainement c'est l'heure des dodos. (Il faut que j'en profite pendant que ça fonctionne encore!) »

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« Je ne me cache plus d'être lamentablement lâche (heureuse) à mes heures. Oui parfois je mets épisode par-dessus épisode d' 1, 2, 3, Géant à ma fille de 3 ans simplement pour dormir quelques heures de plus, je lui propose parfois (souvent) des céréales pour souper lorsque nous sommes seules toutes les deux (paresse réconfortante..!?) et OUI, j'aime utiliser des couverts jetables en l'absence de mon conjoint (militaire) simplement pour me sauver d'une vaisselle sur deux.

- Enceinte de maintenant 23 semaines je cris haut et fort que NON je n'allaiterai pas et que OUI j'ai brûlé mon Mieux-Vivre (bible satanique du nouveau parent) et ce, avec fierté.

- Je n'utiliserai PAS de couches lavables et...

- Du McDo en famille on dira ce qu'on voudra, c'est BON!! »


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« Pourquoi je ne suis pas sage ?

1.    Je ne fais JAMAIS de pâtisserie et même pas les gâteaux de fête (je dois avoir une douzaine de bananes dans mon congélateur qui doit servir à faire des pains aux bananes et qui attend que je fasse les pains en question !)

2.    Mon beau-fils mange au moins une fois par semaine un sandwich aux tranches de fromage jaune dans son lunch (parce que quand il n’y a plus de restants du souper, ce n’est pas vrai que je vais passer une partie de la soirée à cuisiner autre chose. J’ai besoin aussi de temps pour moi !)

3.    Quand j’ai oublié de sortir quelque chose pour le souper, on commande une pizza ou on ouvre une boîte de soupe (fini de culpabiliser parce qu’un soir ils ne mangent pas de légumes!)

4.    Il y a toujours une bouteille de rouge à portée de la main au cas où mes nerfs seraient sur le point de me lâcher ! »

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« Je suis une mère "pas sage" parce que chez nous le bain des enfants c'est aux 2 jours. C'est pas vrai que je vais courir comme une débile tous les soirs et empêcher mes enfants de relaxer et moi aussi par la même occasion... Je suis aussi "pas sage" parce qu'à 5 ans et 3 ans je les laisse maintenant jouer dehors toutes seules et je les surveille par la fenêtre...  J'ai pas envie moi d'aller me rouler dans la neige et de geler parce que je les regarde glisser. »

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« Certains matins, au lieu de me lever lorsque le cadran sonne, je préfère appuyer sur ''snooze''. Des fois, un peu trop. Résultat, il faut se dépêcher pour s'habiller, se brosser les dents, etc. Je me fais chicaner par mes enfants: "Maman, pourquoi tu ne nous as pas réveillé avant?" Parce que maman avait envie de dormir un peu, elle aussi! Parce que maman ne peut jamais dormir! Parce que la fin de semaine, vous vous lever quand même à 6h45, même s'il n'y pas d'école... Parce que maman a décidé de lire plus longtemps hier soir car c'est le seul moment où je peux être tranquille... Pas tout à fait. Il m'arrive aussi de lire quand les enfants courent partout. J'ai cette capacité à me construire une bulle pour m'isoler dans mon monde. »

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« Eh bien au risque de faire faire une crise cardiaque à ma belle-mère et à ma mère, je suis à la recherche d’une femme de ménage malgré le fait que je suis en "congé" de maternité pour notre troisième enfant. Pire encore (!!!), mes deux enfants plus vieux fréquentent la garderie pendant que je suis en "congé" de maternité... Nos moments en famille le soir sont ainsi bien agréables pour tout le monde, étant bien contents de se retrouver! »

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« Le moment pas sage que les enfants préfèrent le plus, c'est lorsque nous sautons un cours ou une activité inscrite à l'horaire le weekend, pour rester collés à la maison, en pyjama, pour la journée! »

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« À tous les derniers vendredis du mois, j'ai abandonné mari et enfants pour un souper de filles bien arrosé. J'ai mangé des bonbons d'Halloween des enfants en cachette pendant qu'ils étaient à l'école et qu'ils n'ont pas le droit d'en manger. J'ai aussi attendu qu'ils soient couchés pour manger des chips, sans devoir les partager. (Mon Dieu ! Je pense que j'ai un problème de bouffe finalement, tous mes actes pas-fins sont reliés à la nourriture!). Sans compter que j'ai sauté ma coche à plus d'une reprise durant l'année et que j'ai tellement fait les coins ronds pendant mon ménage qu'il y a seulement un beau cercle parfait au centre de la pièce qui a l'air propre. »

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« Cette année, je n'ai pas été sage car: j'ai parfois lavé mon bébé aux 3 jours; j'ai pris à quelques reprises une coupe de vin (ou deux) durant la sieste du samedi après-midi; j'ai mangé les meilleurs bonbons d'Halloween. »

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« Courir avec les enfants dans la maison et les laisser crier pendant quelques minutes. Ça libère beaucoup d'énergie en peu de temps les enfants deviennent plus facilement "couchables" le soir même!

Mettre tout, tout, tout dans le lave-vaisselle, même les chaudrons qui prennent presque toute la place pour ne pas faire la vaisselle...

Utiliser le garage pour faire des parties de soccer, de hockey ou toute autre activité qui font dépenser l'énergie des enfants. »

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« J’opte pour un poulet tout prêt de l’épicerie, avec des frites svp, une ou deux fois par mois, en plein milieu de la semaine,  pour ne pas à avoir à faire le souper, question de sauver la vaisselle et la préparation du repas (et j’envoie même mon chum le chercher pour ne plus avoir à sortir après mon retour à la maison). »

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« Mon fils saute le bain un soir sur deux l’hiver et je donne la raison suivante « il a la peau sèche, ce n’est pas bon l’hiver qu’il prenne trop de bains ». C’est vrai qu’il a la peau sèche, mais pas tant que ça maintenant qu’il est plus grand, mais je m’en fous, il n’est pas sale et ça nous laisse plus de temps pour jouer ensemble! »

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« Souvent, le samedi matin, puisque papa travaille, on déjeune avec des croissants et des gros smoothies, dans le salon, sans faire attention aux miettes et aux dégâts, juste tous les deux fils et moi, en écoutant les bonshommes! Et je laisse même papa passer l’aspirateur durant la semaine pour ramasser nos traces! »

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« Comme mère pas sage, je laisse parfois un gros tas de linge propre dans un coin de la maison et on se sert à même le tas pour s’habiller le matin. Je me suis déjà permis ainsi de ne pas faire le pliage pendant près de deux semaines… On l’appelle affectueusement le « Mont Lavage ». Ça me permet de passer plus de temps pour jouer avec les enfants le soir! »

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« Alors, ce qui fait de moi une mère imparfaite, c'est lorsque je n'ai pas le goût de cuisiner le soir et qu'on mange des restes ou ce qui traîne dans le frigo et que le lendemain pour les lunchs, je leur donne un plat surgelé (en prenant soin de le transférer d'abord dans un Tupperware pour donner l'impression que c'est fait maison et pour ne pas faire râler les responsables du lunch de l'école!). Et comme ça ça laisse plus de temps pour jouer au soccer avec mon fiston ou danser du Just Dance avec ma fille. »
   
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« Donner le bain aux enfants aux deux jours parce que je manque de temps... Ok je n'ai pas toujours envie de prendre le temps mais même après 45 min dans le bain et des orteils ratatinés, mes deux enfants trouvent le moyen de se coucher sales... »

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« Comment être une mère pas sage? Se permettre d'étirer un souper au resto juste pour être sûre de ne pas avoir à se taper les bains en rentrant, ouvrir une bouteille de vin le dimanche soir pour qu'il en reste un peu pour le lundi et le mardi, question d'étirer le week-end... Pour le ménage, c'est un étage par semaine, ainsi la maison est à moitié propre la moitié du temps! »

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« Je suis une mère pas sage, pas sage parce que… les soirs où mon conjoint est absent pour une réunion de travail sont des soirs sans devoirs et leçons, et tant pis pour les contrôles! À la place, on se colle sur le sofa, en pyjama, avec une grosse doudou et on écoute des émissions ensemble. »

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« Je traîne au bureau après avoir fini ma job quand c'est pas moi qui va chercher mes enfants. Je ne me presse pas d'aller les rejoindre à la maison, le temps sans eux est plus relaxe. »

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« Oh que je n'ai pas été parfaite cette année! Il m'est arrivé souvent de mettre le DVD préféré de ma petite fille de 20 mois et de l'installer devant la télé pendant une bonne heure pendant que maman décompressait en écoutant de la musique (et en sirotant un petit drink). Mon conjoint travaille chaque jeudi soir, alors je prends ça cool avec les enfants: on mange du fast-food et congé de devoirs pour le plus grand, exit le stress! Mais ce dont je suis le plus fière, c'est d'avoir lâcher-prise sur ce que la famille de mon chum pense de moi. Fini de m'en faire avec la belle-soeur qui me regarde de haut, et si je n'ai pas envie de faire 8 heures de route aller-retour en une fin de semaine pour assister à la fête d'un oncle que je ne connais même pas, eh bien je n'y vais pas! »

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« Je l'avoue, je n'ai pas été une maman très sage cette année! J'ai à quelques reprises demandé à mon ado de vider et remplir le lave-vaisselle... juste parce que je n'avais pas envie de le faire! Et bon yenne que j'avais du plaisir à le regarder faire tout en jouant à Candy Crush! Et je ne me sentais même pas coupable! »


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« Je remets dans les tiroirs ou fait faire un petit tour dans la sécheuse les vêtements de mes grandes parce que je trouve qu'ils ne sont pas sales. »

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« Je suis la championne des coins ronds, la vaisselle sale dans le four pour bien paraître aux yeux de la visite express, le tiroir de linge propre dans la salle de bain (lire ici: la sécheuse), faire son lit c'est une perte de temps, juste bien placer le couvre-lit ! Ma grande chum Mijo-Teuse pour la majorité de mes repas et, chut ne le dites pas trop fort, mon p'tit plaisir, faire mon épicerie seule le samedi ou le dimanche matin à l'ouverture avec mon grand café CHAUD ! De vraies vacances ! »

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« Je suis une mère pas sage car je m'amuse à faire honte à ma fille de 10 ans tout à fait volontairement! (mais elle aime quand même un petit peu ça ! ;) et quand je suis trop claquée un soir pour accompagner un de mes enfants à son activité, je lui dis que j'ai eu un appel et que c'est annulé ! »

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« En bonne imparfaite, ici les bains se donnent un jour sur deux. Et on brosse les dents des enfants deux fois par jour et comme ils les brossent une fois à la garderie... On saute le brossage du matin assez souvent!

On mange du resto au moins une fois par semaine.

Et le soir je saute des pages de l'histoire au moins 2-3 fois par semaine! Ha! Et ma menace préférée c'est de retirer des toutous de son lit! C'est chien mais c'est la conséquence qui a le plus d'effet sur son bonheur et le mois d'effet sur le mien! »

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« Je suis une maman (z)imparfaite pour plusieurs raisons!! J'achète mon garçon à coup de (2!!!) bonbons pour qu'il aille sur le pot (ça marche!), je couche laisse ma pitoune manger ce qu'elle trouve par terre (j'essaie de lui enlever, mais si elle ne veut pas, bin qu'elle s'arrange avec ça!!), je laisse mes enfants en couches ou en pyjamas toute la journée la fin de semaine, etc. Mais on s'amuse, on sort jouer et marcher dehors tous les jours (fuck le ménage!!!), on reste dans le lit presque 1 heure le matin à se coller et à faire des montagnes de coussins et d'oreillers, on se fait des chocolats chauds qu'on boit coller ensemble sur le divan en mangeant des collations. Et, bien sûr, Papa et Maman boivent une coupe (bouteille!) de vin lorsque les cocos sont couchés ou maman fait sa sage et boit un thé latté (lait de poule de Davids Tea avec un doigt de cognac ou de brandy, c'est délicieux!!!). »

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« Mes coins ronds, ça dépend des fois mais ça inclut:

- Faire du lavage le mercredi mais attendre le dimanche pour tout plier et ranger (et piger dans la pile si nécessaire)

- Faire des excuses pour expliquer que mon fils termine son cours d'escrime en novembre plutôt qu'en décembre (c'est trop loin et on haït ça tous les 2)

- Inscrire mes 2 garçons au même cours parce que c'est moins compliqué pour moi en logistique. »

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« Moi j'ai lâché prise sur les lunchs ! Ma grande ne veut que manger des sandwichs ! Alors elle est heureuse! J'ai quand même précisé à son éducatrice que nous avions autre chose à manger chez nous! »

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« Ma grande fille a commencé la maternelle 4 ans en septembre. Grosse journée et plus de sieste = de belles crises de nerfs en soirée. Comme elle ne sait pas lire l'heure, mais qu'elle sait que la grande aiguille est en bas lorsqu'elle va se coucher (7h30), j'ai subtilement devancé l'heure du coucher à 7h00 en lui montrant l'horloge à 6h30 et en lui faisant croire que je la laissais veiller plus tard. La demi-heure de sommeil qu'elle a gagné chaque jour et la demi-heure de tranquillité que j'ai gagné nous font le plus grand bien à toutes les deux! »

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« Une mère pas très sage... en fait, je suis trop sage. Je me cache du chocolat que je ne partage PAS, en aucune circonstance et je disparais devant l'ordi à écouter des balados en négligeant le souper... qui est servi tard. Le ménage est une cause perdue, personne ne pourrait manger sur les planchers qui, incidemment et fort heureusement, n'ont pas été conçus pour cette fonction. Faque. Je préfère de loin rêvasser sans autre but sur n'importe quelle surface qui offre un minimum de confort. Ça me met en retard sur tout mais au moins je sais pourquoi. »

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« Je suis la maman qui menace ses enfants de ne plus les aider dans leur devoirs quand ils ne sont pas à leur affaires (mais bon je recommence le lendemain... quoique ma fille a dû subir de faire ses devoirs avec papa quelques jours avant de me supplier de recommencer avec elle!). »

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« Je suis le genre de mère imparfaite qui lorsque son enfant chiale sur le morceau de vêtement qu'il ne veut pas porter (tuque, bottes de pluie...) je prends ledit vêtement et je vais le mettre à la poubelle en disant "parfait ça va faire plus de place dans le garde-robe!". Bizarrement, les bottes, tuques et compagnie reviennent comme par magie dans le garde-robe et se retrouve sur les pieds ou les oreilles de leur propriétaire! »

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« Je traîne ma fille partout, au grand désespoir des plus vieux et sous l'admiration du monde de mon âge...  Je l'amène tellement partout, jusque sur mon chantier de maison neuve pendant qu'on pose du plancher! J'ai mangé de la poutine en l'allaitant et j'en ai échappé sur elle... Je l'ai laissée brailler à plein poumons parce que j'avais tellement besoin d'une douche. Et je l'ai fait garder en disant que j'allais faire des commissions... mais je suis allée au cinéma en paix à la place! »

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« Moi et mon amie on se réunit tous les vendredi soirs, on laisse les enfants jouer ensemble pendant qu'on jase devant une bonne bouffe dans la cuisine. Surveillance minimale devant un bon verre de vin et les enfants s'amusent comme des fous. Belle manière de décompresser de la semaine. »

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« Parfois, mon fils de 2 ans me demande certains jouets bruyants et je lui dis que je ne sais pas où ils sont. En réalité, c'est moi qui les ai cachés pour avoir une petite pause. Les premières fois, mes cachettes n'étaient pas assez bonnes et il finissait par les trouver. Maintenant, j'ai trouvé de bons endroits. »

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« Ce sont juste de petites choses mais qui me donnent un répit : laisser le linge dans la sécheuse (personne le voit, il est propre mais pas envie de le plier et je me sers allégrement dans le tas le matin pour habiller fiston), servir à fiston des chips en accompagnement pour éviter une crise le midi (j’aime pas les tomates, j’aime pas les carottes, j’aime pas etc., tiens voilà une poignée de chips et au moins il mange !), acheter un méga gros bac pour les jouets... au lieu de tout placer parfaitement, on garroche les bébelles là-dedans, on cache ça en arrière du sofa et voilà!! Je m’évite ainsi des heures de ramassage! »
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« Je pars le soir pour faire des commissions et pour ventiler seule avec moi-même et j'en profite pour manger de la crème glacée sans la partager avec les enfants. Moment de plaisir coupable! »

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« Ces temps-ci, mais plus grande folie de mère pas sage est de laver ma fille de 11 mois aux deux jours! Non, mais sérieusement, à moins qu'elle passe une journée vraiment dirty, on s'entend qu'elle ne sent pas le swing! »


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« Je ne réveille pas mon bébé pour l’allaiter la nuit. Je le laisse dormir et on se reprend dans les boires durant le jour. Mes enfants ne sont inscrit à aucune activité, parce qu’ils bougent suffisamment à l’école, à la garderie et à la maison. Je donne régulièrement un bain un jour sur deux. Kraft Dinner, grilled cheese et chips font partie de notre guide alimentaire. »