mercredi 10 août 2011

Souvenirs de vacances












La prochaine fois, rappelez-moi de ne pas confier à Momo la tâche de prendre les photos de vacances...!

lundi 8 août 2011

Vivons «Right fucking now»


Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Patrick Dion qui le fait dans sa Chronique du temps qui passe. Et il le dit clairement très bien. Percutant. Simple. Efficace. Il tape dans le mille comme on dit!

Dans cette chronique, il dit un paquet de choses qui résonnent et qui font du sens. «La présence d’un enfant nous donne toujours un regard particulier sur le temps qui passe.» C'est vrai, non? Il n'y a pas une journée que je n'ai pas le souffle coupé en trouvant que ça passe trop vite. C'est fou! J'ai peur de rater quelque chose. J'ai peur de ne pas savourer assez. J'ai peur de me réveiller demain et que tout cela n'existe plus. Et c'est pire depuis que je ne suis physiquement là avec les enfants que la moitié du temps. Je sais! Je sais! J'en entends plein de commentaire: "L'autre semaine, prends soin de toi!" Bullshit! Tu ne veux pas prendre soin de toi. Tu ne sais plus trop comment faire vraiment. Ce que tu veux, c'est qu'ils soient là. Que le temps ne te bouffe pas une moitié de leur vie. Je sors le boulier de ma vie et je freake souvent. Je l'avoue. Je ne me guérirai jamais, je pense bien. «Je sors à tous les jours le boulier de ma vie, tentant de me faire croire qu’il m’en reste plus devant que derrière, du temps, espérant surtout ne pas l’avoir gaspillé à le perdre.»

Avoir des enfants, c'est cela. C'est savoir que tout passe trop vite et faire tout ce qu'on peut pour réajuster le tir au besoin et ne plus "perdre" contre le maudit temps. C'est vivre à fond. Montrer à ses enfants de goûter aux petits bonheurs au lieu d'attendre une vie durant un gros et extravagant bonheur. C'est comprendre qu'on a une «autre chance». Qu'on a le devoir de montrer à ses enfants qu'il faut foncer, vivre là, suivre son instinct, se faire confiance, rester intègre, pas demain, ni la semaine prochaine et encore moins le mois prochain. C'est là. Maintenant. On le sait trop bien quand un ou des enfants évoluent autour de nous, le temps passe à travers la pile des souvenirs qui devient vertigineuse, qui se compte en nombre de rentrées scolaires qu'on a vécu, de paires de souliers achetés, de vacances planifiées, etc.

«Quand les années s’accumulent, on se rend bien vite compte qu’il nous narguait, qu’il nous offrait hypocritement un doigt d’honneur ou une pomme empoisonnée. Plus on est jeune, moins les choses pressent. On remet au lendemain, on ferme les yeux. Sur nos rêves et nos aspirations, parfois même sur les êtres qui nous accompagnent. Mais la vie est si fragile, si courte. On peut à tout âge perdre pied dans l’existence.»

Mais bon... plus que cela Patrick Dion rappelle qu'on a toujours le choix. Toujours. On doit saisir nos chances qui n'en sont pas vraiment. C'est plutôt des occasions. De changer, de plonger, de battre en retraite, de faire une folie, d'essayer, etc. «Tout dans la vie est une satanée question de timing et de chance. Toujours. Qu’on soit jeune ou vieux, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. Celle de changer sa vie lorsqu’elle nous rend malheureux, celle de réaliser ses rêves les plus fous, celle de foutre le camp à l’autre bout du système solaire pour aller à l’encontre de l’autre, celle de dire aux gens qu’on les aime. Pas demain, dans toute l’insouciance de la jeunesse. Là, tout de suite, right fucking now. Parce que demain n’existe jamais.»

Oui, avec les enfants, «demain n'existe pas» ou du moins on a peur que demain n'existe jamais. Et qui sait s'il existera ou pas, qui?? Alors, oui moi aussi, j'ai envie de vivre "right fucking now" et entraîner mes enfants là-dedans. J'en ai assez de soupeser à l'infini nos actions, d'anticiper une baisse de contrats (et de salaire), de craindre le pire. Je veux profiter d'aujourd'hui. Là. Mon bonheur, c'est ma responsabilité. Le leur, c'est une grande part leur responsabilité. J'ai envie de leur dire de suivre leur envie. Oh! Ça ne fait pas l'affaire de tout le monde, mais on s'en fout! On s'en fout tellement. Quand on vit comme on l'entend, quand ça fait du sens pour nous, quand on ne complique pas la vie, on la trouve mille fois plus belle notre vie! Parce qu'on la vit «right fucking now». Suivre ma petite voix, je l'ai fait. Je n'ai jamais regretté. Et c'est ce que je veux que mes enfants fassent.

On jase là... «right fucking now» êtes-vous là vous voulez être? Les deux pieds dans la vie dont vous rêvez? Êtes-vous l'exemple que vous voulez être pour vos enfants? Si oui, tout est beau. Bah! On a toujours quelques attentes et désirs (c'est normal! On ne peut pas selon moi vivre dans un état de parfait bonheur total), mais sont-ils plus grands que tout le reste? L'essentiel, ça va?

Si non, qu'attendez-vous?

À go, on vit un peu plus, chacune, là tout de suite, maintenant.

P.S. Un petit vidéo sur comment vivre le moment présent... signé Mr. Ramesh (alias André Sauvé). Un délice1

vendredi 5 août 2011

La mort expliquée aux enfants (version Zimparfaites)

Depuis environ un an, mes enfants m'achalent avec la mort. Le déclencheur? Harry Potter et la Coupe de feu! Rappelez-vous: J.K. Rowlings a eu la brillante idée de faire mourir Cédric Diggory dans le cimetière à la fin de ce tome alors que c'est un ''Bon''. Jusqu'à ce moment, mes enfants croyaient dur comme fer qu'il n'y avaient que les ''Méchants'' qui pouvaient mourir. Jusqu'à la dernière seconde de film, ils croyaient qu'il allait ressusciter... ben non! Y'é juste mort.

''Mais c'était pas un méchaaaaant!!!''

Vous dire les sanglots qu'on a dû gérer après cela!

On a donc passé les derniers mois à répondre à 100 000 questions sur la mort... toutes des questions auxquelles, franchement, on n'a pas de maudites réponses!

Premier drame: les enfants ont dû se rendre à l'évidence qu'ils n'étaient pas éternels (et nous, non plus). Ils ont réalisé que ce n'est pas seulement quand on est vieux et malade qu'on meurt.

Deuxième drame: ils ont entendu à la radio qu'un père avait tué ses enfants (malgré tous mes efforts pour qu'ils n'entendent jamais cela...) ''J'ai bien entendu maman? Un père a tué ses enfants? Mais pourquoiiiii?''

Ensuite, une fois qu'ils en sont venus à ''accepter'' qu'un jour on meurt est venue l'angoisse ''post-mortem''.

- On va où quand on est mort?

En pragmatique que je suis: ''Ben... au cimetière'' (que voulez-vous, je crois qu'il n'y a rien après la mort. C'est la fin, finito, ciao! Mais je ne suis quand même pas pour leur dire cela!)

- C'est donc ben plate! J'veux pas être toute seule dans un cimetière! (sanglots et re-sanglots)

Quelques mois plus tard:

- Pour vrai, on va où quand on est mort?

''Ben... au ciel'' (j'ai appris ma leçon, hein!)

- Ben voyons donc, quand on a pris l'avion, on a ben vu qu'ils n'y avait pas de morts au ciel! Tout le monde me dit ça, mais c'est un mensonge d'adultes! (frustration de l'enfant qui est tanné de s'en faire passer des p'tites vites)

Les mois ont passé et je pensais qu'ils avaient abandonné l'idée quand, il y a quelques semaines:

- Maman, là, je veux savoir la vraie de vraie réponse: on fait quoi quand on est mort?

Et là, du tac au tac, instinctivement, avec la même voix que je prends pour leur expliquer comment la Fée des dents fait pour transporter les dents sur son dos, j'ai dit:

''Ok, je pense que vous êtes assez grands maintenant pour le savoir. On va rejoindre tous ceux qu'on aime et on fait un méchant gros party.''

Eh bien, cette réponse a enfin su les satisfaire!

- Mais c'est donc ben cooool!!!!!!!!!!!! On va pouvoir faire le party avec Papi! Mamie va tellement être contente de nous le présenter!

Ensuite sont venues les questions plus ''pratico-pratiques'':

- Est-ce qu'on porte les mêmes vêtements que le jour qu'on est mort? Ça va être important que je mette une robe parce que j'aime ça danser avec une robe.

- Est-ce qu'on a encore un corps ou on est plus transparent, genre fantôme?

- Est-ce qu'on a encore besoin de manger et de faire pipi?

Et à toutes leurs questions, je peux maintenant répondre: ''Tout ce que je sais, c'est qu'on voit de la lumière au bout d'un tunnel, et c'est là que serait le party. Mais personne ne peut nous dire ce qui se passe vraiment car ceux qui le savent sont tous morts...''

Et maintenant, ils n'ont plus peurs d'être tout seuls, parce que là, ''au moins, il y a déjà Papi!''

Devant leur enthousiasme, j'ai eu un peu peur. Je ne voudrais pas qu'au coeur de leur déprime adolescente, ils choisissent délibérément d'aller au party... Mais j'ai encore quelques années pour raffiner mon histoire et la rendre moins ''alléchante''.

Mais, pour le moment, ça semble avoir calmé toutes leurs angoisses d'enfants de 8 ans. Après un an de ''Maman, je ne m'endors pas... je pense à la mort'', ça fait du bien!

Et c'est rendu qu'ils discutent entre eux de qui se passe peut-être après. Si bien que l'autre jour, ils sont venus me voir à trois, sérieux comme des papes, pour m'expliquer une nouvelle théorie:

- Si les êtres vivants meurent, peut-être que les êtres non-vivants vivent au party. Donc Mignon, Bonbon et tous nos autres toutous vont peut-être devenir vivants! Ce sera g.é.n.i.a.l. hein, maman?!

Et, savez-vous quoi, l'idée du party me ravit, moi aussi. Depuis que je leur ai sorti cela, je me sens plus légère. Et, même si c'est complètement hypothétique, je me plais à y croire. Et moi aussi, ça me réconforte de penser qu'à la fin, on se retrouvera tous pour l'éternité et que je pourrai aller faire la fête avec mon papa.

mercredi 3 août 2011

Mon bonheur dans un cube


Quand on dit que le bonheur est partout... j'en ai eu encore la preuve avant-hier. Ayant gagné des sous durant notre vente de garage du weekend dernier, MissLulus a décidé de partir en expédition de magasinage au WalMart. Heureuse de pouvoir le dépenser comme elle le désirait. Je m'étais promis - lire juré - de ne pas passer de commentaires sur ses achats (j'ai prié intérieurement pour ne pas qu'elle remplisse aussitôt sa chambre avec d'autres bébelles inutiles et minuscules). Elle s'est choisi un jeu de DS et deux chandails. Puis, la voilà en pâmoison (le mot est faible) devant le jouet dont elle «rêve depuis toujours d'avoir». Et j'ai nommé.... un cube Rubik!! Oui, oui, le casse-tête qui a envahi la planète dans les années 80. Plus de 30 ans plus tard, il est encore populaire et est même désiré plus que tout (plus qu'un CD de Justin Bieber ou de MixMania!). J'en revenais pas. J'étais bouchée bée (et un peu découragée qu'elle dépense presque 10$ pour cela, mais j'avais promis de me taire, alors je me suis tu): ce cube qui m'a fait damner petite (et que je n'ai jamais réussi d'ailleurs) et que j'ai jeté dans le fin fond de mon garde-robe car je trouvais cela assez plate merci finalement, c'était ce que MissLulus voulait. Eh ben... Arrêtons le progrès! Retournons à nos vieux jouets!

Sauf que j'étais loin de m'imaginer toute la portée de ce cube. Dans l'auto, tout de suite après l'achat, elle a ouvert le paquet et a commencé à faire ce précieux casse-tête. Et là, la magie a débuté. Le silence. Pas un mot. Rien. MissLulus, concentrée, nous a épargné l'énumération de tout ce qui lui passe par la tête et l'enchaînement de mille (et un!) commentaires sur tout (et surtout sur rien!). Le silence. Je pensais que c'était qu'un feu de paille. Mais non, le lendemain, tout à coup, elle s'éclipse et retourne dans sa chambre. Je la retrouve étendue sur son lit, son cube Rubik à bout de bras. En silence.

Croyez-moi si j'avais su que ce vieux cube Rubik avait des vertus aussi calmantes, il y a longtemps que je lui aurais acheté. Mais au moins, je peux vous refiler mon tuyau. Ainsi, vous pourrez courir acheter ce jouet vintage pour pouvoir bénéficier de précieuses minutes de silence. Un vrai bonheur à 9,95$.

lundi 1 août 2011

15 trucs chouettes au Zoo de Granby

On aime les zoos! Les enfants aussi! En fait, pour eux, tout ce qui vient avec « animaux » est une sortie gagnante! Alors voici 15 trucs chouettes à savoir sur le zoo de Granby. Pour nous, c’est un «3 pour 1» (animaux, jeux d’eau et manèges) plus qu’intéressant!

1. Le nouveau pavillon Odyssée Pacifique Sud, où on explore les espèces marines. Plus besoin d’aller à un aquarium! Les enfants ont trippé de voir vraiment réunis dans le même aquarium nuls autres que Doris et Nemo. On y a flatté une raie et on y a appris ce qui a tué Steve The Crocodile Hunter!

2. Le nouveau spectacle multimédia Kaïla, réalisé, entre autres, par une firme ayant travaillé sur des productions du Cirque du Soleil.

3. Les enfants sont ravis de pouvoir «jouer» avec les animaux surtout avec les chiens de prairie. Dire le nombre de photos qu’on a prises là… floues pour la plupart, mais pour avoir des enfants heureux, y’a pas de prix (et surtout, vive les caméras numériques… on effacera plus tard!).

4. La piscine à vagues! On n’a pas eu la chance d’aller à la plage cette année, alors voilà le compromis! J’avoue, c’est mon faible à moi!

5. L’attraction aquatique Hurakan, une piscine à vagues en l’honneur du dieu du vent, des tempêtes et du feu qui se déchaîne avec des jets d’eau et des éruptions en plus d’être doublé par une bande sonore et d’un décor exotique. Les enfants en redemandent!! (et moi aussi!)

6. Le bassin Booshike, un module de jeux dans l’eau! Un véritable parc, aux allures d’un pavillon issu d’un safari, dans lequel les enfants courent d’un bord à l’autre. Seul souci : on ne court pas aussi vite qu’eux et on a peur de les perdre!

7. La rivière Cuncunoma, longue de près d’un kilomètre, que l’on parcourt bien assise sur une bouée… le luxe. Une quinzaine de minutes de tranquillité (et le triple pour attendre dans la file, mais bon!) pour reprendre ses esprits à moins d’être pris sous une chute d’eau ou dans un remous…

8. Les gentils guides accompagnés d’un animal que l’on retrouve un peu partout sur les parcours du site. Ils nous offrent de courts exposés sur un animal, nous invitent à poser des questions et nous laissent parfois s’en approcher!

9. Dans la volière avec les loris, ayez votre appareil-photo prêt! Ici, on peut attirer ces petits perroquets d’Océanie sur notre main avec un peu de nectar (1$ pour un petit plat) et les nourrir. Clic! Clic!

10. Les tigres! Préférés de JeuneHomme! Celui-ci se promenait d’une vitrine à l’autre pour suivre son nouvel ami! Vraiment impressionnant!

11. Le fameux passeport! À l’entrée, on remet un passeport aux enfants pour qu’ils l’estampillent aux divers postes de douanes aménagés sur les sentiers de l’Afrique. On ne s’en sort pas! Il faut les faire tous!

12. Les flamands roses, préférés de moi… Il y a dans le paysage où ils se faufilent un air exotique qui me plait. J’ai instantanément envie de me glisser entre eux et d’être aussi calme et gracieuse et tout simplement profiter de la vie (visiteurs qui m’observent exclus, bien sûr!)

13. Les manèges! Pour la plupart gratuits (ça tombe bien, les montagnes russes et le bateau pirate n’intéressaient pas mes petits peureux!), ils ont fait le bonheur des enfants pendant qu’on pouvait attendre à l’ombre sur un banc. «Vous voulez faire d’autres tours, les enfants?». De plus, les jeux d’adresse ne sont que 2$, soit plus que la moitié du prix que La Ronde, alors ça nous dérange un peu moins de sortir notre portefeuille pour un autre toutou. Il y a aussi un jeu où il faut atttraper des canards en plastique avec une canne à pêche où les enfants repartent à tout coup avec un toutou. Minuscule, peut-être, mais pour eux, ils ont gagné!

14. La proximité des animaux : JeuneHomme a vu un rhinocéros faire une crotte (impressionnant!), MissLulus a pratiquemment marché sur une plume du paon en liberté dans le zoo, ils ont fait un tour de poney et de chameau, on a flatté des raies, on aurait dit que le léonard d’amour nous attendait (peu rassurant, en fait!), les petits singes nous faisaient une parade, etc. Tout est proche, on voit bien et les enfants ont pris des tonnes de (mauvaises) photos, mais pour eux c’était un safari!

15. Saviez-vous qu’on peut désormais organiser une fête d’enfants au zoo? C’est une bonne idée! Vous pouvez aussi vous y marier…

Conseils (Z)imparfaits
- Apportez de vieilles vieilles serviettes de plage et dès votre arrivée, allez les déposer sur des chaises longues près de la piscine à vague. Autrement, si vous attendez à midi, tout sera pris…
- Apportez-vous des gourdes d’eau pour les remplir un peu partout dans les abreuvoirs!
- Oubliez votre grosse poussette ou le charriot qui encombre votre valise. Louez-en un sur place. 9 ou 10$ (selon les modèles!) bien investis puisque vous ne ressemblerez pas à un sherpa!

Retour vers le futur

Depuis quelque temps, Momo ne veut plus jouer avec sa soeur ou son frère quand des amies à moi viennent en visite à la maison. Elle colle autour de nous, écoute les conversations et pense qu'elle fait partie de la gang. Et je ne sais pas quoi faire pour la décoller.

Jusqu'à tout récemment, elle restait plutôt silencieuse et emmagasinait de l'information de ''grande''. Mais, depuis quelque temps, telle une future Paul Arcand, elle pose les ''vraies questions''.

Si bien que l'autre jour, elle a pris le contrôle de la conversation. C'est parti comme suit avec un de mes amies:

- Tu as quel âge, toi?

''41 ans''

- iiiiiiiiiii, tu es plus vieille que papa!!!

''Oui, mais juste d'une année...''

- Mais quand même! C'est vieux pour une fille!

''Si tu le dis!''

- Est-ce que tu as un amoureux?

''Non, pas présentement...''

- Tu as 41 ans et tu n'as pas d'amoureux?!!!

''Ben non...''

- Ça fait combien de temps que tu n'as pas d'amoureux?

''Ça va faire 4 ans...''

- Hein?!!!!!!!!!!! Quand j'avais 4 ans tu n'avais pas d'amoureux? Mais ça fait teeelllllement longtemps que j'avais 4 ans! J'en reviens pas! Tu es comme ma Mamie! Elle non plus, elle n'a pas d'amoureux...

''C'est encourageant...''

Moi: Ok, ok! On change de sujet!

Deux secondes plus tard:

- C'est quoi ta sorte de pâtes préféré?

Et là, Momo est partie dans un interrogatoire surréaliste que j'ai encore dû stopper avant de savoir si mon amie se levait ou non la nuit pour aller faire pipi (mais j'ai quand même appris qu'elle avait le même 2e prénom que moi, une information fondamentale que j'ignorais! ;-)

Le pire dans tout ça, c'est que je me vois totalement en ma fille et ses questions. Je faisais tellement la même chose à son âge que ça en est épeurant! Je voulais à tout prix m'intégrer aux ''grands'' et je croyais que le meilleur moyen était de leur poser des questions et de commenter leur vie dans les limites de mes capacités d'enfant. Et pour moi aussi les ''grandes questions'' se tournaient autour des mets et des couleurs préférées!

Comment réprimer chez son enfant une réaction qu'on a eu soi-même? Plus les enfants grandissent et plus ils me rattrapent. Tout à coup, je retrouve une sensation que j'ai eu lorsque j'étais enfant: la frustration de ne pas grandir assez vite, le stress caractéristique d'une veille d'exposé oral... Tout me revient en tête tellement clairement! C'est comme si j'avais cet âge à nouveau!

Plus les enfants vieillissent et plus je suis propulsée dans le passé. Des trucs oubliés ressurgissent, je suis en rebirth constant! Et ça commence à être fatigant! Vais-je revivre les peines et les angoisses de mon adolescence? J'en ai bien peur! Freakant, hein?