lundi 24 novembre 2014

Grand concours de l'Avent des (Z)imparfaites

Vous n'avez pas été sages cette année?

Ça tombe bien... nous, non plus!

Et vous savez quoi? Vous n'avez pas à vous cacher. Le père Noël comprend ça. Tellement!  Mais ça, chuuuuuuut!, il ne le dit pas trop. Mais il accepte vraiment que les mamans ne soient pas toujours sages (pas les enfants, par exemple! Donc gardez votre menace d'appeler le père Noël pour stooler votre enfant pas sage!). Il comprend très bien votre crise «Personne ne m'aide dans cette maison!» ou vos «J'suis tellement à boutte aujourd'hui!». Il vous donnerait une p'tite tape d'encouragement sur l'épaule quand il vous voit  rhabiller les enfants (les habits de neige par-dessus les pyjamas!) et ressortir jusqu'à la SAQ parce que vous avez eu une journée de merde et que votre réserve de vin est vide (mais il vous en faut!). Il sourit quand il vous observe tourner enfin quelques coins ronds et quand vous dites enfin un «non» à  une énième fête d'enfants où votre enfant est invité. Il vous trouve brillante quand vous mettez le plaisir à l'avant dans votre vie au lieu de vous priver dans l'espoir de mieux paraître aux yeux des autres (ahhh les autres!) et quand vous déclarez que plus jamais vous ne faites des devoirs de mathématiques avec votre plus jeune sans un bon gin tonic. Bref, le père Noël est un (Z)imparfait et il veut vous gâter.

Alors, participez à notre grand concours en nous envoyant un courriel (lesimparfaites@hotmail.com) d'ici le dimanche 30 novembre 23h59. Dans celui-ci- en plus d'avoir toutes vos coordonnées postales (tout d'un coup que vous gagnez!!) racontez-nous ce qui fait de vous une mère «pas sage» qui ose quelques folies, qui tourne des coins ronds, mais qui assurément remet le plaisir et le lâcher-prise dans sa vie.

Ensuite, nous ferons un tirage par jour (parfois deux!) tous les jours du 1er au 24 décembre. Le nom de la gagnante du jour sera annoncé sur le blogue chaque matin. À vous de venir vérifier si vous avez gagné! Partagez le concours sur vos réseaux sociaux #concoursdenoeldesZ

1er décembre
Une machine Tassimo T65 pour préparer vos boissons chaudes préférées. (valeur de 80$)
La gagnante est: Natacha Gaucher, de Sainte-Hélène-de-Breakeyville



2 décembre
Un rasoir Fusion ProGlide de Gillette avec un paquet de piles. (valeur de 30$)
La gagnante est: Isabelle Plourde, de Montréal
3 décembre
Une carte cadeau de 25$ pour Le Magasin général de Saint-Lambert. (valeur de 25$, achats en ligne possibles)
La gagnante est: Anik Labonté, de Québec


4 décembre
Un sac cadeau comprenant un assortiment de chocolats Ferrero Rocher. (valeur de 28$)
La gagnante est: Geneviève Shink, de Laval









5 décembre
La collection de bas de compression Sheer Energy de Secret. (valeur de 52$) 
La gagnante est: Claudia Karine Girard, de Sainte-Catherine







6 décembre
Un livre Assez, c'est assez! Le seul vrai guide du lâcher-prise des (Z)imparfaites, dédicacé et avec des petites surprises... (valeur: 45$)
La gagnante est: Andrée-Anne Nadeau, de Montréal

vendredi 21 novembre 2014

5 activités de Noël gratuites!

Comment se mettre dans l'ambiance des Fêtes sans dépenser un sou (et s'en garder plus pour les cadeaux ou le bon vin!)?

1. Défilé du père Noël
Demain, malgré le froid, la neige et/ou le vent, emmenez-vous au défilé du père Noël au centre-ville de Montréal! C'est notre moment en famille préféré des Fêtes depuis 10 ans et le signal de départ qui lance la saison des festivité! Faites-en une tradition! Et lancez-vous des défis: celui qui touche à la dinde (oui, oui, il y a bel et bien une dinde, une seule!) choisit le resto pour dîner! D'autres défilés à venir à Granby et Saint-Sauveur.

2. Les pères Noël débarquent au Musée Stewart
Jusqu'au 4 janvier, une exposition gratuite présente de nombreuses figurines de pères Noël au Musée Stewart, sur l'île Sainte-Hélène à Montréal. Un atelier de bricolage, un jeu de piste et une projection de courts-métrages y sont aussi présentés.

3. Aller voir les lumières de Noël
Partez en voiture ou à pieds et aller à la découverte des plus beaux décors des Fêtes. À Montréal, la rue McGill College est un incontournable. Il y a sûrement dans votre coin LA maison la plus décorée: dites-nous où c'est, on veut aller la voir nous aussi!

4. Les marchés de Noël
Pour l'ambiance et la musique (qui n'aime pas entendre une chorale chanter des airs de Noël?), les marchés de Noël sont difficiles à battre en terme de gratuité... si vous arrivez à vous retenir d'y acheter des cadeaux! À Longueuil, L'Assomption, Terrebonne, Val-David et plus encore!

5. Les plus beaux arbres de Noël au Musée des Beaux-Arts de Montréal
Du 4 décembre au 6 janvier, une trentaine de sapins décorés selon différentes traditions sont exposés au MBAM dans la promenade du pavillon Jean-Noël Desmarais. Une agréable sortie en famille avant une pause chocolat chaud!


Avez-vous d'autres activités de Noël gratuites (ou pas chères) à partager?


mercredi 19 novembre 2014

Les résolutions de novembre

L'autre jour, j'ai entendu à la radio un médecin parler des troubles anxieux. Elle racontait que oui, ça se traitait, mais que surtout SURTOUT les gens devaient se poser une question. Une seule. «Qu'est-ce que je suis prêt à changer dans ma vie?». Autrement, tout sera à recommencer.

Cette phrase m'est resté en tête. (C'est notre semaine de partage de phrases qui restent en tête et que l'on pique un peu partout!)

Je ne souffre pas de troubles anxieux, mais comme probablement tout le monde, j'angoisse, je stresse, je panique, j'anticipe trop, j'insomnise, je me ronge les sangs, etc. Je me suis dit qu'une partie de la solution des troubles anxieux pouvait me servir.

La question revenait sans cesse cogner dans mon esprit. «Qu'est-ce que je suis prêt à changer?» pour que la vie soit plus facile, que l'hiver soit moins dur, que mon moral reste bon malgré la noirceur qui s'infiltre, que mon énergie tienne le coup, que j'arrive en mars pas trop amochée, etc.

Ce n'est pas une question banale, car elle ne dit pas «Qu'est-ce que je veux changer dans ma vie?», mais bien «ce que je suis prêt à changer». Ce n'est pas pareil. Du tout. La première formulation peut rester un souhait vague, la deuxième invite vraiment à l'action. La première annonce la possibilité éventuelle d'un changement; la seconde insiste sur le "ici maintenant".

J'ai trouvé. J'ai fait le ménage. J'ai choisi. Finalement, c'est comme si j'avais pris des résolutions en novembre. Peut-être seront-elles plus vraies que celles que l'on prend en janvier parce qu'il le faut bien, parce que c'est la tradition, parce que tout le monde le fait, etc.

J'ai décidé d'arrêter de vivre dans l'urgence. C'est insoutenable.
J'ai décidé de fermer davantage Facebook. C'est incontrôlable tout ce qu'on y trouve. Un truc merveilleux: "cacher" les actualités de certaines personnes envahissantes qui publient au moins 7 fois par jour (sans compter ses photos!). Vous ne la bloquez pas, mais n'êtes plus obligée de voir le fil de sa vie en temps réel.
J'ai décidé de remettre du sommeil dans ma vie. Réveillée à 4h, j'essayais de "toffer" ma journée. Désormais, je ne me bats pas pour dormir plus le matin, mais il se peut que je dorme entre 13h et 15h. J'ai modifié mon horaire de travail, voilà tout. Je me donne le droit. Ça semble facile, mais ça rejoint le point 1 de mes résolutions, des fois, je ne m'accordais même pas cette possibilité et je devenais un monstre d'impatience et une vraie boule de stress.

Je n'ai pas terminé. J'ai envie de passer un bel hiver alors je vais miser un peu sur mes résolutions qui sont en fait des décisions. Des pas en avant. Du gros ménage.

Dites-moi ce que vous êtes prêtes à changer dans votre vie, ça va sûrement m'inspirer.


lundi 17 novembre 2014

Parent ou créateur de souvenirs?

Quand on s'arrête à penser aux multiples rôles qu'on endosse en devenant parent, il y a de quoi s'affoler: sécurité, amour, soins, développement de l'enfant, éducation, autonomie... la liste est infinie!

Au delà de ça, il faudra aussi cajoler, réconforter, consoler, motiver, enseigner, calmer, encourager... la liste est encore plus longue!

Mais il y a un rôle plus abstrait, auquel on pense moins souvent quand on se démène avec le quotidien, celui de créateur de souvenirs aux enfants.

C'est une phrase du film Interstellaire qui me l'a rappelé: «Les parents sont là pour laisser des souvenirs à leurs enfants.» De cette complexe et ambitieuse épopée scientifico-intergalactique, voilà ce qui m'a marqué. Et cette phrase me trotte dans la tête depuis.

Car, au fond, n'est-ce pas notre plus grand rôle? S'assurer d'avoir laissé assez de souvenirs à nos enfants pour continuer à vivre à travers eux quand nous aurons disparus?

Et dans la course folle du quotidien, de la routine qui prend toute la place, on laisse peu de place aux moments magiques. Prendre le temps de jaser, rire, partager un moment, sans se presser, malgré l'heure qui avance et les bains qui ne sont pas encore pris.

Faire une folie en pleine semaine (aller voir un spectacle, sortir prendre une longue marche la nuit tombée, aller jouer dehors avec ses enfants au lieu de faire la vaisselle ou plier du linge...), créer un moment qui deviendra une anecdote puis un souvenir précieux.

Tout ça dans le but de vivre pleinement au présent mais aussi d'être un générateur de «Tu te rappelles quand... ?» et de «Te souviens-tu de la fois que... ?».

Car c'est aussi ça, être un parent.

vendredi 14 novembre 2014

Des publicités (Z)imparfaites

Enfiiiiiiin! Des pubs vraies! Ou du moins des pubs qui ne montrent pas la perfection!

Dans cette première pub, on voit des parents qui essaient des activités pour leur garçon, mais qui finissent par lâcher-prise. Je m'y reconnais, c'est tellement l'histoire de JeuneHomme.


Ensuite, une pub qui incite les parents à mentir à leurs enfants, car ceux-ci leur mentent joyeusement sans complexe. Excellent! Une pub lucide qui montre des parents qui savent bien que leurs enfants leur en passent  des bonnes, mais qui leur rendent la pareille! Oh yeah!  J'adore aussi le fait que le parent ne s'enfarge pas dans des explications pas possibles. «Non, c'est du pâté au poulet!».  That's it!




Finalement, la nouvelle campagne de publicité de Naître et grandir qui dit aux parents qu'il faut apprendre aux enfants à être doux, à attendre, à partager et à communiquer. On voit en images que la patience, la générosité, les comportements non violents, la politesse, etc., ça s'apprend dès le jeune âge... pas quand l'enfant a 4 ans!  C'est une campagne nécessaire, je crois.Mais en même temps, est-ce qu'on est à ce point des parents qui ignore ça? Est-ce parce qu'on a évacué le gros bon sens qu'on en vient à faire une campagne de pub qui revient à la base, aux trucs "ordinaires" de même?



Il y a des pubs que vous aimez et qui se démarquent des autres?


mercredi 12 novembre 2014

Je veux des écouteurs...

À voir aller mes pré-ados ces temps-ci, je me dis qu'il manque sans doute quelque chose à ma vie: des écouteurs.

Je leur parle: pas de réaction. Ah oui, les écouteurs! Je les touche pour leur signaler ma présence (pourtant je fais le pied de grue devant eux depuis 5 minutes) et ils émergent, full calmes (alors que moi, je suis full énervée!).

Je leur demande de faire une tâche: vider la boite de récup, aller jouer avec le chien dehors, vider la lave-vaisselle, ils s'y emploient sans rechigner... mais pas savoir avoir mis leurs écouteurs!

Je leur parle dans l'auto: aucune réponse. Ah oui, les écouteurs! "C'est drôle maman, on écoutait la même toune!". Ben oui, très drôle... légèrement pathétique plutôt...!

Mais ils semblent tous les trois avoir besoin de se raccrocher à leurs écouteurs pour passer à travers leurs journées. Sommes-nous rendus si plates? (on faisait pareil à leur âge, direz-vous... Non moi, à leur âge, je ne l'avais toujours pas eu mon walkman jaune!)

À voir leur air full zen, je me demande si ce n'est pas ce qu'il me manque pour l'être moi aussi. "Maman, qu'est-ce qu'on mange pour souper? Qu'est-ce qu'on fait demain? À quelle heure je peux aller chez Unetelle"

- Hein, quoi, tu me parlais?! (fantasme)

lundi 10 novembre 2014

Le syndrome du poisson rouge (ou de la truite argentée!)

J'essaie de lâcher-prise avec les devoirs. J'essaie, je vous le jure.

J'essaie de ne pas pogner les nerfs en aidant de temps en temps les enfants dans leurs devoirs. J'essaie, je vous le jure.

J'essaie de ne pas élever le ton; je sais que c'est pédagogiquement non-recommandé. J'essaie, je vous le jure.

J'essaie vraiment de ne pas m'énerver. J'essaie, je vous le jure.

Mais je n'y arrive pas. Ou du moins pas aussi souvent que je le souhaiterais.

Le pire qui puisse arriver, c'est de me buter à un air de poisson rouge, la bouche ouverte, les yeux limite vitreux, l'air totalement à boutte. Vous savez quand rien ne se passe volontairement dans les yeux. Quand il n'y a pas de «Ah ben voyons donc! Je n'y avais pas pensé!», «Oups! Me suis encore trompée!» ou «Euhh, je ne suis pas sûre de comprendre...». Non, l'air de truite argentée (je change la sorte de poisson pour essayer de mettre un peu d'humour question de dédramatiser la situation quand elle chaque fois qu'elle arrive... mais ça aussi, je n'essaie pas assez fort, je crois bien, car ça ne marche pas pantoute!) de MissPuDeLulus me fait totalement sortir de mes gonds. Je le connais cet air-là. C'était le mien que j'offrais à mes propres parents quand ils voulaient m'expliquer un truc, quand ils me montraient quelque chose que j'aurais voulu comprendre du premier coup sans m'éterniser avec les explications... Ça me rendait folle de les voir s'évertuer à tenter de m'apprendre quelque chose. Moi, je voulais que ça aille vite. Pas de temps à perdre. Je ne le savais pas, mais je devais leur présenter le plus bel air de truite aussi.

Bref, la non-réaction me fait capoter. À la fois, l'immobilisme envoie une panoplie de messages contradictoires: c'est idiot ce que je dis (son prof ne l'a pas dit ainsi!), ma méthode semble tellement désuète, je lui fais perdre son temps, je ne vais pas assez vite (ou trop, allez savoir!) ou «Cause toujours, je vais avoir oublier dans deux minutes!». Chaque fois, je sens une boule se former au fond de mon ventre et ça grossit à vue d'oeil. En moins de temps qu'il faut, je suis sur le bord d'exploser et je fantasme à l'idée d'envoyer valser le manuel de maths en plein milieu de la rue. Je vous le jure, je ne me possède plus. Bien souvent, je finis par balancer un «Tu le sais que je fais ça pour t'aider... Moi, je l'ai déjà passé ma sixième année!» avant de tourner les talons. Je sais, je sais. On ne peut pas dire ça, mais ça sort pareil à l'occasion.

Puis, je finis la soirée à me morfondre en me disant que je n'aurais pas dû réagir ainsi. Alors, hier soir, j'ai décidé de changer de tactique et j'ai tout avoué «Bon, bien là, puisque je ne vois rien d'autre que ton air de saumon des îles, je vais aller faire mes trucs.». That's it! Tu veux que je t'aide, pas de problème. Mais je désire au minimum une petite manifestation, un micro-signe que je ne suis pas en train de perdre patience pour rien, quelque chose, un geste n'importe quoi.

Une fois, isolée, toute seule, je me dis que j'ai déjà été un poisson rouge aussi. Pour d'autres. Je reçois certainement le juste retour du balancier. J'essaie de ne pas trop y penser et de ne pas avoir de remords. J'essaie, je vous le jure. Et je me dis qu'un jour, ma fille enfantera à son tour d'un enfant qui sera lui-aussi atteint momentanément du syndrome du poisson rouge.


vendredi 7 novembre 2014

L'automne, saison idéale pour lâcher prise

Le cabanon est rangé tout croche. Ouain, pis?
Vous n'êtes pas allé aux pommes. Ouain, pis?
Il reste encore du linge d'été dans les tiroirs. Ouain, pis?
Vous n'avez pas fait les retouches de peinture dans la cuisine? Ouain, pis? 

L'automne, c'est la saison idéale pour lâcher prise. Oh oui, il y a certainement eu des weekends pluvieux où vous auriez pu clancher du ménage dans la maison. Sûrement... Mais peut-être avez-vous préféré vous reposer en enfilant - dans l'ordre et le désordre - sieste, film, lecture, jeux et bouffe.
Et c'est tant mieux! Peut-être aussi vous avez pu planifier deux soupers avec des amis que vous n'avez pas vu depuis longtemps. Vous êtes allés vous promener pour voir les couleurs? Vous êtes allés au cinéma? C'est tellement parfait!

L'automne, c'est la saison idéale pour lâcher prise. On a besoin de se faire plaisir. On sait qu'on s'enligne pour des mois de froidure, de journées blanches, de verglas, etc.On pourrait dire qu'on emmagasine notre énergie pour mieux hiberner, mais j'aime mieux dire qu'on se pratique. Car, cet hiver aussi, on aura envie de remettre le plaisir au menu. Les «entre saison» - l'automne et le printemps - sont riches en «faucons» divers qu'il faut se débarrasser. 

Donc, pratiquez-vous à planifier plein de petits (et gros, pourquoi pas?) plaisirs. Parce que l'hiver approche (ici à Rimouski où on est pour le Salon du livre, on a vu de la neige!!), qu'il sera sûrement long et qu'on aura bien plus besoin de notre nouvelle habitude de s'asseoir avec une doudou sur les genoux pour lire (avec un verre de vin?) que d'un cabanon tout bien rangé.

Quelle sera votre «nouvelle habitude» que vous répéterez cet hiver et qui vous fera du bien? On veut s'inspirer aussi.


mercredi 5 novembre 2014

Manquer l'école pour être ensemble

Ces derniers temps, je ne compte plus les fois où j'ai signalé l'absence des enfants à l'école. Chose que je n'avais pratiquement jamais fait pendant tout leur parcours au primaire.

C'est plus fort que moi, j'ai toujours filé cheap quand j'entendais la secrétaire me demander de "motiver l'absence" de mes enfants alors que je n'avais pas de motif aussi valable qu'une gastro ou une grippe H1N1.

Et ces temps-ci, ils n'étaient pas plus malades alors mes motivations officielles restaient un peu floues. Leur mamie était en fin de vie chez nous, ce qui nous a incité à "motiver" leur absence à plusieurs reprises. Tantôt c'est parce qu'une de mes filles sentait le besoin de rester à la maison pour "jaser des vraies affaires" ou préférait passer sa journée à jouer aux cartes avec sa mamie ou bien c'est parce qu'on a eu besoin de se retrouver tous ensemble en famille après ces durs moments ou aller prendre l'air pour un weekend prolongé.

Peut-être aussi parce que les enfants sont en 6e année (et qu'on a déjà reçu les réponses des écoles secondaires...) mais à force de "motiver" l'absence de mes enfants à l'école, je me suis désensibilisée, il faut croire.

Parce qu'avoir besoin d'être ensemble, de se coller, c'est un bon motif pour s'absenter, finalement. Et parce que des fois, on n'a pas toujours le temps d'attendre au prochain weekend ni à la prochaine pédago.

lundi 3 novembre 2014

Dure nuit: comment survivre quand même

Pffft! Le changement d'heure! On nous promet une heure de plus. Plusieurs se disent heureux de pouvoir dormir une heure de plus. «On gagne une heure! Je vais enfin dormir!». Eh bien, pas ici (je me réveille tellement tôt qu'il est indécent d'envoyer un courriel à cette heure!).
Chez des amis avec de jeunes enfants, non plus. Les enfants se "savent" pas (et s'en foutent!) du changement d'heure. Habituellement, leurs yeux s'ouvrent automatiquement à 5h. Alors à 4h, c'est ce qui arrive... Vous voyez le scénario. Aujourd'hui, autour de vous, vous allez voir les dommages collatéraux du changement d'heure aussi supposément positif soit-il.

Mais, comme l'écrivait l'autre jour une nouvelle maman «Je ne me souvenais pas qu'on pouvait survivre avec si peu de sommeil». Eh oui, il est possible de fonctionner presque normalement avec un déficit de sommeil. Voici des trucs pour passer à travers de votre journée.

Pas de souper! Pas de lunch! Ce n'est pas la journée pour cuisiner. Déjà que la journée va vous sembler interminable, ne vous achevez pas avec la préparation d'un souper. Gardez vos énergies et composez le numéro de la pizzéria du coin.

Le plus mou possible. Habillez avec vos vêtements mous les plus décents selon vos activités du jour. Grosse veste (parce que la fatigue fait que vous aurez froid!) et jeans confos, c'est l'idéal.

Oubliez vos verres de contact. Pas question d'essayer de mettre vos verres de contact aujourd'hui, vos yeux ne vous le pardonneront pas.

Sortez! Si vous êtes à la maison avec les enfants, essayez de sortir dehors un peu. Parce que la simple vue de votre lit et l'impossibilité de vous y glisser peut raviver chez vous une colère sourde. Au travail, prenez l'air durant une pause. Pas besoin de prendre une marche: écrasez-vous sur un banc. Être dehors permet de chasser (un peu!) la fatigue et d'arrêter d'halluciner que la table de réunion est devenue une immense lit king size.

Visez le minimum! Ah! Sûrement que votre to-do list était grande. C'est certain! Vous l'avez préparé la veille alors que vous n'aviez pas encore passé cette nuit d'enfer. Ce matin, biffez un paquet de trucs qui peuvent attendre à demain (plus tard!). Faut pas s'en demander trop. Acceptez de lâcher-prise!

Ne vous promettez pas de dormir 12 heures la nuit prochaine. C'est tellement improbable que vous risquez d'être déçue. Mais essayez de vous glisser au lit dès que possible ou somnolez en vous blottissant avec les enfants sous la doudou pendant qu'ils écoutent pour la 865e fois La Reine des Neiges.

Et vous, quels sont vos trucs pour passer à travers une dure nuit?


vendredi 31 octobre 2014

L'Halloween «over the top»

OUF! Il ne pleuvra pas pour la soirée de l'Halloween.

L'an dernier, l'investissement de mes voisins en structures gonflables géantes a été peu rentable sous la flotte. Heureusement, ils se reprendront année et, si la tendance se maintient, ils fermeront leurs lumières à 19h car ils auront distribué tous leurs bonbons.

Avez-vous fait cette équation vous aussi: généralement, le budget déco est inversement proportionnel au budget bonbons.

Je suis toujours étonnée, année après année, de tous ces efforts déployés pour une seule journée. Les gros magasins d'Halloween qui ouvrent leurs portes pour 3 semaines, les costumes à 50$, avec maquillage, coiffure, ongles, fausses dents, sacs, toutous, bricolage et vaisselle d'Halloween en sus.

Je n'y échappe pas, remarquez. Même le chien aura son costume pour faire la tournée du quartier avec nous. Mais il m'arrive parfois de me demander pourquoi on fait tout ça. Pourquoi cette surenchère sur tout, tout le temps? Aurait-on moins de fun avec un costume à 20$? La récolte serait-elle moins bonne si les gens se contentaient de placer une bonne vieille citrouille plutôt que tout un cimetière sur leur perron?

À la base, l'Halloween est la fête des enfants, pas celle des parents. Mais dans la course au "toujours plus" qui semble venir avec la parentalité, elle ne fait pas exception.

Pourquoi on en fait tant que ça, dites-moi? Des explications?




mercredi 29 octobre 2014

Avez-vous un budget... de temps?

Plusieurs tiennent peut-être un budget de leurs finances: bravo! Vraiment! Car je n'y suis jamais arrivé. Bon, il faut dire que je ne me suis jamais forcé à en faire un. Je suis assez zéro avec les prévisions qui riment trop souvent avec privations, à mon goût. Je planifie, bien sûr (un peu!) mais sans être assidue ni sage. Pourtant, je n'ai ni gagné à la loto ni même un salaire stable. Quand il faut faire des coupures, je coupe. Quand je suis plus lousse, je dépense.

Mais j'ai un autre genre de budget. Et celui-ci me tient encore plus à coeur. C'est un budget temps. Et celui-là, je suis bonne pour le fractionner, le prévoir, le diviser ou l'optimiser. Chaque semaine, j'ai différents dépenses de temps. Il y a le boulot,  le dodo, les tâches et tout ce qui touche les enfants. Dans ce premier lot, je suis passée maître dans l'art de réduire le budget alloué aux tâches  en tournant les coins ronds, en déléguant ou en éliminant le superflu. Une vraie pro, je vous dis. Parce que ça m'emmerde royalement et que je préfère mille fois plus svoir du temps pour autre chose. Au fond, c'est comme dans un budget financier: on coupe où ça nous dérange moins pour se garder des sous pour des trucs importants. Il y a le temps en amoureux, le bénévolat (que je choisis!), les amis, la lecture, l'effouérage devant la télé, un peu d'entrainement, les sorties de filles et les escapades imprévus ("Hey, j'ai des courses au jean-Coutu, viens-tu?" lancé par une amie et on revient deux heures plus tard après avoir ouvert tous les petits pots de crème de tous les testers dispnibles!). Il y a le temps productif, le temps passif, le temps en cocon, le temps pour la santé, le temps en duo, le temps des obligations,  le temps entre amies, le temps rien que pour soi, etc. Différents temps qu'il faut caser dans notre budget de 168 heures par semaine. Pas facile... D'où la nécessité de se faire un budget "temps". Non pas parce qu'on ne veut pas le gaspiller. Non, il faut arrêter de le voir comme une denrée rare qu'il faut en tout point optimiser. Non, mais en le séparant en portions, on se donne la chance de le vivre selon différents points de vue et de différentes façons. Et c'est tant mieux. On peut prendre le temps de consoler une pré-ado en pré-peine-d'amour pendant une heure sans se dire qu'on n'a donc pas avancé notre dernier contrat. Non, c'était du temps nécessaire, du temps d'amour et de réconfort. On l'apprécie plus ce temps. 

Depuis presqu'un an, chaque dimanche soir, on se réunit quelques amies ensemble.C'est du temps précieux. Du temps qui fait du bien. Du temps pour décrocher. Et quand on a fait une pause cet été, parce qu'on était toutes parties en vacances, eh bien on s'est ennuyées. Pour vrai. Chacun de nos "temps" nourrit les autres temps de notre vie. D'où l'importance de ne pas tout mettre dans le même paquet comme un bloc homogène. Se donner du temps différents, c'est mieux équilibrer nos vies. 

Et vous, budgetez-vous votre temps? Avez-vous envie de le faire? Et en passant, dans la nuit de samedi à dimanche prochain, vous aurez une heure de plus (car on recule l'heure!). Que ferez-vous de cette heure supplémentaire accordée à votre budget du jour?

lundi 27 octobre 2014

Ëtes-vous gentille.... avec vous?

La gentillesse a mauvaise presse. D'emblée, on pense à la phrase "Elle est fine!". Quand la première qualité qui te vient en tête en pensant à une personne, c'est qu'elle est gentille, on se dit que cette personne doit donc être plate, un peu beige, naïve et sans caractère. C'est souvent celle qui se fait piler sur les pieds, qui dit toujours "oui", la bouche-trou même parfois. C'est sûr qu'il y en a qui font trop pour passer pour des "gentils" et on se dit que c'est nécessairement "fake". Ou fait dans le but de se faire voir par les autres. Ça, c'est décevant et surtout un peu triste pour eux, ces faux-gentils. Vous ne remarquez pas qu'on veut parfois exposer (un peu trop!) notre gentillesse, avec photo à l'appui sur Facebook, sur Instagram, Twitter, etc. On est gentil parce que c'est "in" d'être gentil. Nooon! Ce n'est pas ça la vraie gentillesse, non?

En fait, on ne sait plus dans quel camp on veut être. De nombreux livres de psycho-pop nous invite autant à ne pas être gentilles que d'autres nous disent de l'être. Il y a Nice Girl Don't Get The Corner Office et Cessez d'être gentils, soyez vrais!, mais aussi Petite philosophie de la gentillesse et Cahier d'exercices pour oser la gentillesse. Si on est trop gentil, est-ce que ça se peut qu'on n'exprime pas ce qu'on ressent? Est-ce que ça peut nous coûter cher à nous, dans notre vie personnelle ou professionnelle? Est-ce qu'on veut trop plaire aux autres et pas assez à nous? Peut-être.

Pourtant, on ne reste pas de glace devant de petits gestes de gentillesse au quotidien surtout quand ils viennent d'inconnus: quelqu'un qui nous tient la porte, un sourire échangé entre conducteur quand on est pris sur le pont, quelqu'un qui ramasse un de vos gants tombés par terre à l'épicerie, etc. Ça nous réchauffe le cœur pendant un instant et ça nous met en position de vouloir être gentil aussi. Même que la gentillesse a de nombreux bienfaits sur la santé, le moral et notre vie professionnel. Encore faut-il doser la gentillesse...  

En attendant la journée de la gentillesse - le 13 novembre - essayez d'être gentille pour vrai... pour VOUS! Parce qu'on s'oublie trop. Planifiez-vous quelque chose de gentil pour vous cette journée-là. Pas pour faire plaisir à Pierre-Jean-Jacques. Juste à vous! Parce que pour être gentille avec les autres (des fois, pas tout le temps!), il faut que vous soyez d'abord gentille envers vous. 

vendredi 24 octobre 2014

Les (Z) adorent l'Halloween

On ne s'en est jamais cachées: on aime l'Halloween. Une fête totalement (Z)imparfaite et festive qui permet aux enfants de surpasser plusieurs interdits habituels.

Cette année, on vous propose des recettes (Z)imparfaites (donc faciles et rapides, mais qui font de l'effet!) pour le week-end de l'Halloween. Eh oui, puisque la fête tombe un vendredi, on en aura pour le week-end à manger des bonbons! Vous trouverez, encore cette année, les barres épeurantes de Nestlé Canada, en édition limitée. Quatre maques populaires - et parmi nos préférées! -  et se prêtent au jeu pour l’occasion: Scaries, ScAero, Coffin Crisp et KIT KAT. Pour encore plus de plaisir (parce que vous pouvez aussi juste les déguster comme ça!), voici 3 recettes à essayer.

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Momies Coffin Crisp

Vous avez besoin :
  • 20 p’tites gâteries Coffin Crisp de Nestlé
  • 1 emballage (225g) de pépites de chocolat blanc, fondues
  • 40 pépites de chocolat noir miniatures

Instructions


Placer les P’tites gâteries Coffin Crisp sur une plaque à cuisson tapissée de papier sulfurisé à 5 cm de distance les une des autres.

Laisser refroidir les pépites de chocolat blanc fondues légèrement. À l’aide d’une cuillère, les mettre dans un sac refermable de grosseur moyenne et couper un coin. Dessiner deux petits points sur chaque P’tite gâterie Coffin Crisp pour faire les yeux de la momie. Coller ensuite une pépite de chocolat noir miniature sur chaque œil.

Verser le reste du chocolat blanc en filet sur les P’tites gâteries Coffin Crisp pour produire un effet de momie «enveloppée».

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Pizza-brownie ScAERO aux araignées

Vous avez besoin :
  • 12 P’tites gâteries ScAERO de Nestlé
  • 1 emballage (450g) de mélange à brownies
  • 1 tasse (250 ml) de glaçage au fromage à la crème
  • 1/3 tasse (75 ml) de glaçage au chocolat
  • ¼ tasse (60 ml) de glaçage de couleur, pour décorer

Instructions

Tapisser une plaque à pizza (ronde) à rebords de 30 cm de papier sulfurisé; réserver. Préparer le mélange à brownies selon les directives de l’emballage, étendre la préparation sur la plaque et cuire de 15 à 18 minutes ou jusqu’à ce qu’une tige insérée dans le brownie à 2,5 cm du pourtour en ressorte propre.

Laisser refroidir le brownie complètement. Recouvrir de glaçage au fromage à la crème. Disposer 12 P’tites gâteries ScAERO sur le dessus.

Mettre le glaçage au chocolat dans un petit sac refermable; couper un coin. Dessiner 8 pattes en glaçage autour de chaque barre. Dessiner deux petits points sur chaque araignée pour faire les yeux.

***** 


Biscuits SCARIES aux insectes horrifiant

Vous avez besoin :

  • 24 emballages de P’tites gâteries SCARIES de Nestlé
  • 1 emballage (496 g) de mélange à biscuits au sucre
  • 1 tasse ( 250 ml) de glaçage au chocolat
  • 2 c. à soupe (30 ml) de glaçage à la vanille
  • ¾ tasse (175 ml) de miettes de biscuits au chocolat
Instructions

Préparer les biscuits au sucre selon les directives de l’emballage pour des biscuits découpés à l’emporte-pièce; couper les biscuits à l’aide d’un emporte-pièce rond de 6,5 cm (2,5 pouces).

Laisser refroidir les biscuits complètement. Étendre 2 c. à thé (10 ml) de glaçage au chocolat sur chaque biscuit. Parsemer de ½ c. à thé (2 ml) de miettes de biscuits pour créer un effet de saleté. Disposer le contenu de 1 paquet de P’tites gâteries SCARIES sur chaque biscuit, à la verticale et en les faisant se chevaucher légèrement pour créer un effet de ver de terre, en alternant les couleurs.

Mettre le glaçage à la vanille dans un petit sac refermable; couper un coin. Dessiner 2 yeux et un sourire sur la première friandise SCARIES de chaque biscuit pour faire le visage du ver de terre.

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Partagez vos créations de recettes #déguisées avec nous sur Twitter ou Instagram. Amusez-vous bien... et dégustez ces gâteries. La salade peut attendre à lundi... (ou plus tard!)


mercredi 22 octobre 2014

«C'est comme ça!» - Leçon anti-fatalité

Ma vie va mal. « C'est comme ça!»
Je cours tout le temps. « C'est comme ça!»
Je travaille trop. « C'est comme ça!»  
Je n'ai jamais le temps pour moi. « C'est comme ça!»


Osez-vous demander? Changer? Ou même juste penser changer?

Aimez-vous mieux réfléchir ou agir? Ou un peu des deux?

Est-il plus facile de vous plaindre ou de mettre en place des changement?

Bref, êtes-vous fataliste? Acceptez-vous ce qui vous arrive comme le simple coup du destin ou êtes-vous pleinement la metteur en scène de votre vie? Grattez-vous votre bobo jusqu'à ce que ça fasse affreusement mal ou vous le pansez tout en trouvant des nouvelles façons de faire les choses pour éviter de rouvrir la plaie?

Ça suffit! La fatalité, c'est comme l'abandon. Faut pas glisser là. Faut continuer à espérer et à agir, non?

Hier, pendant que je pensais à ce sujet, j'ai eu deux exemples d'«anti-fatalité». D'abord, MissPuDeLulus qui m'appelle pour me dire qu'elle a eu 100% dans un examen de maths. «Tu t'imagines! Si je calcule tous mes examens, je devrais avoir autour de 80% dans mon bulletin!», me dit-elle. Tape là, ma grande! Parce que pour MissPuDeLulus, les maths c'est compliqué! Et l'an passé, elle en a bavé. Mais au lieu d'accepter la fatalité en se disant «Je ne suis pas bonne en maths. C'est comme ça!» et s'asseoir sur son steak. Elle est allé à la récupération sur l'heure du dîner, elle a créé un cahier de notes avec différentes notions, elle a fait des exercices durant l'été, elle a repris la récupération dès la première semaine en septembre, etc. Elle n'a pas eu des notes exceptionnelles dès le départ, mais là, elle a compris la valeur de ses efforts et les fruits de sa persévérance.

Puis, l'autre déclencheur a été le texte Autodestruction en cours - tome 2 dans lequel l'auteure lance un message claire à une amie qui n'écoute pas son instinct : «Change de « tale » de bleuet Fille. Au plus sacrant.» C'est ça aussi déjouer la fatalité: changer de chemin, changer de cercles d'amis, changer de job, changer notre point de vue... changer, bref. Mais surtout ne pas rester les deux pieds pris dans un destin qui ne nous ressemble pas.

Il y a des changements drastiques que l'on peut faire. Mais souvent, de simples petits gestes peuvent déjà influencer positivement notre destin. Ça n'ira pas vite. C'est long. C'est difficile. C'est inconfortable pour un temps. Mais au bout, on finit toujours par être un peu gagnant.


lundi 20 octobre 2014

Quelle sorte de « non » dites-vous?

Pas facile de dire non, tout le monde s'entend là-dessus. J'ai pourtant un plus grande propension à dire non que oui. Parfois ça m'empêche de faire des choses qui auraient pu valoir la peine d'être essayées, mais plus souvent ça m'évite de m'en mettre plus sur les épaules (que je trouve déjà bien garnies, merci!).

Quand on commence à dire non, on ne peut plus s'en passer. Ça m'a pris du temps à intégrer ce concept mais une fois qu'on y prend goût, difficile de s'en passer.

Ne pensez pas que je sois que négative. J'accepte et j'embarque dans pleins de trucs mais je fais rapidement l'équation Plaisir Vs Emmerde dans ma tête. Et si le second me semble gagner sur le premier, je dis non.

Mais je varie mes «non» non, car il y a plusieurs sortes de «non»:

- le « nnnoui »
C’est le non auquel on donne une chance. Parfois, on s'en veut, parfois, ça a valu la peine d'essayer.

- le «..... mmm... non »
C'est celui pour lequel on n'était pas convaincue mais dont l'emmerde a supplanté le plaisir dans la fraction seconde qu'a duré notre équation mentale.

-  le « non… »
C'est celui pour lequel on culpabilise. Le non avec hésitation post-non est le pire. Un fois qu'on a dit non, il faut effacer les points de suspension.

-  le « non »
Juste non: petit, court, sans raison, sans justification. Le meilleur. Vite fait, bien fait!

- le « NE-NON »
C'est le non sans équivoque des situations « sans bon sens » (et l'un des plus satisfaisants!)

- le « neeeooo »
Le non auquel on a déjà dit oui mais pour lequel on ne nous reprendra plus.

Bref, il y a un « non » pour chaque situation! Servez-vous!

vendredi 17 octobre 2014

Pétez-vous des coches?

La question est claire. Un peu brusque, même.

Ma réponse? Oui. Souvent même.

Je suis plus du type «J'explose». Oh, bien sûr, je rumine. Mais de moins en moins. J'essaie de dire (ou du moins, me défouler sur papier... Oui, oui, dans un bon vieux journal intime qui n'est pas réservée qu'aux ados tourmentées) ce qui se passe en moi.

Dire ce qu'on pense reste tout de même tout un défi. Il y a mille situations, mille tons, mille façons de faire.

Péter sa coche, ce n'est pas mal. C'est même plutôt sain. Un couple sans chicane aurait même un avenir plus incertain que ceux qui se «pognent» de temps en temps.

Je pète aussi ma coche avec mes enfants. Ils ont un don inouï pour nous faire sortir de nos gonds, avouez.

Et puis, il y a tout le reste aussi, tout ce qui nous stresse, nous angoisse, nous énaaarve, nous exaspère, etc.


Fini le silence! On le dit, maintenant. Et ça fait du bien. Voilà que même dans l'émission Format familial on a créé un segment dédié aux pétages de coche. Quand on écoute ces «montées de lait», je vous jure qu'on a envie d'embrasser notre écran de télé (ou d'ordi). Leurs mots trouvent un écho fort en nous. C'est vraiment du bonheur!

Ma préférée?



Et vous, quelle montée de lait vous feriez? Moi, je crois avoir trouvé: les projets scolaires... à faire à la maison (ce qui inclut les exposés oraux... et leur pratique!).

Vous? Allez, c'est le moment: on pète notre coche!

mercredi 15 octobre 2014

Facebook nous rend niaiseux

L'omniprésence des médias sociaux dans les moindres parcelles de nos vies entraîne toutes sortes de réflexions. Tant mieux. Parce que parfois notre jugement personnel est laissé de côté, notre gros bon sens signe trop souvent "absent". Tant mieux, si on s'arrête pour réfléchir à l'importance que l'on accorde à Facebook ou Instagram (ou autres!). L'équipe de Coup de pouce s'est demandé si Facebook nous rendait méchant. Bien sûr que les commentaires s'écrivent souvent trop vite ou sur le coup de l'émotion. Qu'il y a des mauvaises langues pour dire tout haut (euh par écrit!) ce qu'elles n'oseraient jamais dire ailleurs que devant son écran. Bien sûr. Mais c'est à nous de reprendre le contrôle, non? C'est à nous de faire des choix. Et surtout, surtout, ne pas oublier que Facebook est un outil parmi tant d'autres dans notre nouvelle vie numérique.

Si je dis que Facebook nous rend niaiseux, c'est que je trouve que les gens s'y sentent rapidement attaqués, visés, interpellés, jugés, etc. Hey! Ça suffit! Tout ce qui se passe sur notre fil d'actualité personnel, on n'a pas à le prendre sur ses épaules. Une "amie" montre les photos de la fête de son fils? BANG! On se dit qu'on devrait faire comme elle (ou mieux!). Une autre affirme avoir commencé le jogging et note quotidiennement les détails de ses courses? BANG! On se met à la course. On regarde les photos de voyage dans le sud d'une obscure connaissance? On se dit qu'avec notre emploi misérable, on ne pourra jamais se payer ça. Une mère vante le succès scolaire de son enfant? On double la période des leçons ce soir-là pour pouvoir écrire un statut semblable bientôt.

Vous comprenez le pattern? On ramène tout à soi ou à une partie de notre vie. On s'en sert pour mesurer, pour quantifier (notre bonheur, souvent!), pour juger, pour comparer (désavantageusement!), pour se laisser impressioner (berner?), pour se mettre une autre couche de pression sur le dos, bref pour se sentir comme de la marde parce que notre vie n'a pas l'air aussi parfaite que celles de nos 429 amis.

Woooooooooo! Leur vie n'est pas parfaite. Ils exposent que ce qu'ils veulent. Ils ne montrent souvent que le bon côté. Ils embellissent peut-être des bouts. Bref, ce n'est pas toujours la vraie vie et surtout leur vie, leurs exploits, leurs statuts de fierté, leurs peines comme leurs petits et gros bonheurs ne devraient pas vous atteindre ainsi. C'est pour ça que je dis souvent que Facebook nous rend niaiseux. On oublie de faire un pas de côté et prendre ce qu'on lit sur Facebook que pour ce que c'est. Sans que ce soit des flèches lancées vers nous. On n'a pas à réagir sur tout, émettre notre opinion sur tout, faire comme tout le monde, cocher "J'aime" sur tout, etc. Facebook a plein de bons côtés si on sait les utiliser avec notre jugement, notre esprit critique et notre gros bon sens. Je n'en peux plus de voir qu'on l'accuse de tous les maux. C'est notre utilisation qui doit être analysée. Et ce, chaque personne devrait le faire. Ce n'est pas un truc collectif. C'est du cas par cas. Un "réveil" qu'on doit faire, chacun pour soi.

Finalement, je comprends très bien qu'on interdise Facebook au moins de 13 ans. Un paquet d'adultes y naviguent sans être bien et y broient une partie de leur temps/vie/énergie/motivation/estime d'eux sans réaliser qu'ils laissent un truc extérieur autant les atteindre. Des jeunes, même à 13 ans, auront de la difficulté à saisir les subtilités de Facebook. Il faudra être là, pas très loin, pour les guider. Réveiller leur esprit critique. Discuter avec eux. Et c'est ce qu'une maman a fait. Elle a préparé un contrat (rien de moins!) d'utilisation de Facebook pour son fils de 13 ans comptant 5 pages et 24 clauses. On l'aime, cette femme! Lisez le texte Cher ado, voici ton ««contrat Facebook» dans le dernier numéro de L'actualité (celui sur Réussir sa vie numérique). Dans le même genre, une autre mère (futée!) a fait signer un contrat à son fils en lui remettant un iPhone.

lundi 13 octobre 2014

Les notes scolaires: faut pas virer fou!

Je n'aurais jamais cru dire ça un jour: les notes, c'est pas tout dans la vie.

Pourquoi? Parce que j'aimais performer, je m'en confesse. J'aimais avoir de bonnes notes, les meilleures. C'est en moi, j'imagine, car mes parents ne m'ont jamais poussé à récolter les plus hauts résultats. Et je n'avais pas difficulté donc les bonnes notes, c'était normal.

Maintenant, devenue maman, l'éducation a encore une grande importance pour moi. C'est inné, peut-être.

Mais les notes, je m'en fous beaucoup plus qu'avant (Coup de Pouce se demande la même chose: accorde-t-on trop d'importance aux notes) . J'ai compris qu'il y a plus que les simples résultats. Il y a la curiosité et le désir d'apprendre, les bases, je crois. Ça, ça ne se mesure pas vraiment sur un bulletin. On le voit plutôt au fond des yeux des enfants.

Il y a la capacité de s'exprimer, de confronter notre opinion, l'effort, la débrouillardise, l'autonomie, la capacité de s'exprimer, d'avoir des idées, d'imaginer et... le plaisir.

Le plaisir... on l'oublie donc souvent! Le plaisir d'apprendre, de se creuser la tête, de poser des questions, de faire des liens, etc. Trop souvent, on veut mesurer, quantifier, noter, évaluer, etc. Pourtant, les notes, ça ne donne pas grand chose. Surtout au primaire (faut-il le rappeler!). Qui va ressortir (ou même garder!) ses bulletins du primaire? Qu'est-ce que ça va donner quand dans 15 ans notre enfant voudra se trouver une job? Faut se calmer! L'an passé, alors que ma fille était en 5e année, je suis tombée en bas de ma chaise quand j'ai compris qu'il aurait fallu que je m'énerve pour les écoles secondaires. (Lire: 85%? C'est pas assez! Ou la folie des écoles secondaires). Euh? Non, merci! On exagère, franchement. Et c'est dans cette folie qu'on voit combien les parents ont eux-mêmes tassé le plaisir dans l'éducation au profit de la performance! C'est à les voir aller que j'ai décroché encore plus des notes. C'est à la limite épeurant de voir combien ils s’enorgueillissent du si beau bulletin de leur progéniture sans jamais s'interroger sur leurs désirs et leurs motivations. Combien de fois, j'ai entendu MissPuDeLulus me dire «Mon amie voudrait aller à la même école que moi, mais ses parents veulent qu'elle aille à telle autre». Eh bien...

Aller à l'école sans plaisir, mais avec des notes magistrales, je ne trouve pas ça remarquable. Il faut que le plaisir soit là. L'envie de retrouver sa classe, ses amis, son prof, son école, ses projets, ses défis, etc. Le plaisir, c'est aussi croire qu'on a encore à apprendre, c'est être curieux, c'est aller devant, c'est être allumé par l'équipe de basket-ball, par la chorale, par les défis sportifs, par l'harmonie, par la troupe de théâtre, etc. Il faut que quelque chose te fasse vibrer pour aimer l'école. C'est le plus bel héritage à donner aux enfants: aimer ce qu'ils font.

Bref, j'ai appris à regarder les notes autrement. Oui, je suis bien fière quand je vois un 90%. Oui, je leur dis qu'ils peuvent sûrement faire mieux quand ils ont 67%. Oui, je les aide dans leurs études. Oui, je les encourage à persévérer. Oui, je valorise beaucoup les efforts (la paresse me pue au nez, je l'avoue!). Oui, je mise sur la progression et l'amélioration. Oui, je ne supporte mal les échecs. Oui, je relativise. Oui, j'exige que les enfants fassent leurs devoirs et leurs leçons. Oui, je veux qu'ils mettent des efforts. Oui, bien sûr!

Mais je ne regarde plus juste les notes.

Ça a été un apprentissage pour moi. Mais ma plus belle récompense, c'est que je vois mes enfants "aimer" l'école et aimer apprendre. Ils partent pour l'école sans jamais rechigner, heureux, contents. Et dans ce temps-là, je sais que ça vaut plus que tous les 99% du monde.
 

vendredi 10 octobre 2014

Des plans pour le grand weekend?

C'est le dernier grand weekend de l'année, qu'allez-vous faire?

Faut qu'on ramasse les feuilles
Faut qu'on range le patio
Faut qu'on range le garage pour pouvoir y ranger le patio
Faut que range le cabanon
Faut qu'on cuisine de quoi avec nos centaines de pommes
Faut qu'on tonde le gazon une dernière fois
Faut qu'on aille cueillir des courges
Faut qu'on décore pour l'Halloween
Faut qu'on sorte le linge d'hiver
Faut qu'on aille magasiner par ce que linge d'hiver de l'an passé est donc ben rendu petit
Faut qu'on lave tout ce linge-là
Faut qu'on fasse un grand ménage

Mais qu'est-ce qui vous tente vraiment là-dedans?

J'ai besoin de rattraper des heures de sommeil
J'ai le goût d'aller voir les couleurs, de prendre de l'air
Je veux voir des amis, faire un souper pas compliqué
Je veux jouer dans les feuilles avec les enfants
Je veux cuisiner tranquillement des trucs réconfortants
J'ai besoin de décrocher et ne pas lire mes courriels de tout le weekend
Je veux sortir bruncher entre copines
J'ai envie d'aller au musée
Je veux aller magasiner pour moi, seule

On vous lance un défi pour le weekend:

Prenez un avant-midi (ou un après-midi si, dans la deuxième liste, vous avez "faut qu'on fasse la grasse matinée"!) pour faire le maximum de la première liste en appliquant deux principes (Z):

1. Faire des passes (déléguer une tâche -un gentil geste!- à chaque membre de la famille et ne pas critiquer sur la manière dont ça a été fait)

2. Tourner les coins ronds (non, votre kit de patio n'a pas besoin d'étinceler avant d'être rangé pour l'hiver)

Et prenez le reste du temps de ce long weekend (ce qui devrait correspondre à plus ou moins 37 heures - une semaine de travail!!!) pour faire ce qui vous tente, ce que vous avez envie de faire depuis un bon moment et que vous reporter sans cesse, ce qui vous détendra, vous reposera, vous ressourcera, vous fera sourire, rire, vous fera du bien.

Alors, je vous re-pose la question:

C'est le dernier grand weekend de l'année, qu'allez-vous faire?



mercredi 8 octobre 2014

Place au lâcher-prise!

Voici, en vrac, des photos du lancement de notre nouveau livre Assez, c'est assez!.

Merci à toutes et à tous d'être venus en si grand nombre pour trinquer et lâcher prise collectivement!








 


 
 









lundi 6 octobre 2014

Abolissons les tâches!

Alors que je leur expliquais le déroulement du lancement du nouveau livre des (Z)imparfaites demain -vous y êtes invitées!- mes enfants ont eu une question, quasiment tous en même temps: c'est quoi ma tâche?

À force de déléguer et de distribuer des tâches, c'est rendu "normal" qu'ils en aient une, peu importe la situation. Oh que j'aime ça! Tenir ses enfants occupés (surtout ses pré-ados!), c'est la clé contre le veggage et les sales plans.

Bon, dans ce cas précis, je n'avais pas vraiment de tâche en tête... mais avec un peu d'imagination, une tâche, ça se crée! Ils seront donc bien occupés demain, chacun affairé à sa tâche.

Le seul hic, c'est le mot tâche. Eh que c'est laid! Ça sonne "ça me tente pas". On le dit et on a le goût de se traîner les pieds. On associe automatiquement les tâches à des affaires plates et aux maudits faucons. Faut qu'on fasse ceci, cela... Bref, une tâche, c'est souvent synonyme de "ça m'tente pas".

Alors, on le remplace par quoi?

Pas par ses synonymes: Besogne, Labeur, Ouvrage, Corvée, Travail. Ne-Non!!!

Activité? Ça sonne trop garderie. (Voici vos activités du jour les enfants!)

Action? Ça sonne trop livre-de croissance-personne-qui-se-prend-au-sérieux (Quelle est mon action du jour?)

B.A.? Ça sonne trop catéchèse et comme ils n'en font pas, va falloir leur expliquer. Non, trop 1988.

Oeuvre? Ça sonne un ti-peu trop pompeux... (Viens accomplir ton oeuvre... et vide les poubelles!)

Aventure? Péripétie? Ça commence à me parler! Ça a l'air trippant, excitant! Mais c'est peut-être un ti-peu trop positif quand on l'associe à "vider le lave-vaisselle"...

Initiative? C'est tout de même un peu trop demander là... 

Geste? Pas mal! Ça sent bon la gentillesse. Tiens, on l'a! Un gentil geste!


Ça me donne le goût d'accomplir un gentil geste et d'aller laver la salle de bain! (bon, pas tant que ça, mais plus que tâche!)


vendredi 3 octobre 2014

Le «gros bon sens» n'est pas à la mode!

Non, le gros bon sens n'est pas in. Les recherches, oui. Même si elles proviennent d'un obscur pédiatre hongrois de 82 ans. Les sondages, oui. Même s'ils se contredisent tout le temps. Les statistiques, oui. Même si on peut les interpréter de mille et une façon. Les lois, les mesures de répression, les règlementations, les directives, les normes et toutes les autres structures, oui.

Le gros bon sens, il n'a pas la cote!

Une preuve encore: pour faire baisser le nombre de fumeurs, en France, le gouvernement a décidé de mettre en place des mesures plus sévères encore. Il sera désormais interdit de fumer en voiture en présence d’un enfant de moins de 12 ans.

Ah?

Je ne fume pas. Mais si je le faisais, il me semble que je me servirais de mon gros bon sens pour ne pas emboucanner mes enfants. Si c'était un plaisir (un vice, une soupape, peu importe!) de fumer, je serais capable d'user de ma jugeotte pour le faire sans déranger les autres.

Est-ce qu'on va interdire aux adultes de boire en présence d'enfants de peur qu'ils ne sachent pas s'arrêter et qu'ils fassent des niaiseries? Va-t-on interdire que les parents aient un téléphone intelligent parce que peut-être ne s'occupent-ils pas assez de leur progéniture quand ils ont ce bidule entre les mains? J'exagère. Mais si peu. Si peu.

Quand on applique des lois et des réglementations comme celle-là, ça me rend triste. Je me rends compte que le gouvernement sent le besoin de nous gérer et que (PIRE!) on se laisse faire. On devrait être assez fort pour dire qu'on n'en a pas besoin. On est capable de penser par nous-mêmes, non?

Parfois, je me demande où le gros bon sens a foutu le camp et pourquoi on ne se fie plus sur lui. Et c'est complètement fou parce qu'on a perdu le réflexe même de se poser des questions. En face à face avec nous-mêmes. Et de se trouver des réponses. Pour nous. Trop souvent, on se tourne vers les autres pour valider la moindre de nos actions, le moindre geste, la moindre décision. Combien de fois avez-vous vu sur Facebook des personnes demander, avec photo à l'appui: «Selon vous, je me fais couper les cheveux ou je les garde comme ça?». Je le sais: ce n'est pas bien grave ni bien méchant. Mais on peut penser par soi-même. Et ensuite, ça devient des «Mon gars fait de la fièvre, je lui donne du Tempra ou non?», «Mon boss m'énerve, je fais quoi?», etc.

L'avis des autres peut être éclairant, je le concède. Ça peut être un beau côté du web et des réseaux sociaux. Mais il peut aussi finir par étioler notre réflexe de se fier à notre gros bon sens et à notre instinct.

Va falloir réapprendre ce réflexe. Et vite. Autrement, on risque de se perdre.

mercredi 1 octobre 2014

À chacune ses bibittes!


«Je ne peux pas faire ça! Qu'est-ce que les gens vont penser?»

« Je suis à la maison avec les enfants, mais je suis certaine que mon chum pense que je ne fais rien de ma journée.»

«Je dois rester tard au bureau. C'est mon chum qui va devoir aller chercher les enfants au service de garde à 18h pile! On va passer pour des parents pas d'allure!»

«Je ne suis pas pour mettre une robe sans manche; on va voir mes bras!»

« Ce week-end, on a juste écouté la télé. On n'est même pas allé dehors même s'il faisait beau. Mais je ne le dirai pas à mes collègues, ils vont trouver que je n'ai pas profité de ma fin de semaine!»

« Quand je suis retournée travailler, mes beaux-parents ont tellement passé de commentaires! Je me demande si j'ai pris la bonne décision!»

« Quand ma mère vient chez nous, elle fait 10 000 remarques sur mon ménage non-fait! Je me force avant qu'elle arrive maintenant, car je n'en peux plus de l'entendre chialer!»

Le point commun avec toutes ces remarques que j'ai entendues autour de moi - provenant tous de la bouche d'une femme - est qu'il y a un mélange des "bibittes". Pourtant, dans la vie, on ne peut pas vivre toujours en fonction des bibittes des autres. Il faut s'en départir (comme on fait avec les poux!).

Si votre mère trippe sur le ménage, c'est sa bibitte à elle. Pas la vôtre.
Si vos beaux-parents pensent que rester à la maison est la solution idéale, c'est leur bibitte à eux. Pas la vôtre.
Si vos collègues organisent leur week-end à la minute près, c'est leur bibitte à eux. Pas la vôtre.
Et ainsi de suite!

Et le jugement que peut-être les autres portent sur vous ne devrait pas vous atteindre. En tout cas, pas de plein fouet si vous êtes en paix avec votre décision et que vous avez délibérément chasser cette bibitte de votre vie.

On est rapidement conditionné par l'avis de tout un chacun. Trop même! Tellement qu'on en vient convaincu qu'on a raison de penser comme ça. Et ce même si la personne qui juge supposément n'a émis aucun commentaire. Va pour la fille qui reste à la maison et qui a peur que son chum pense qu'elle ne fait rien. Probablement que son chum n'a jamais eu cette idée-là. Même pas l'ombre de la moindre parcelle de cette idée. Mais elle s'est d'abord convaincue qu'il pourrait avoir cette perception d'elle à un tel point que là, elle est persuadé qu'il pense ceci.  Fou de même! Pourtant, la vraie bibitte est probablement en fait une alarme interne lui signifiant qu'elle n'est pas bien dans cette situation.

Ça suffit! 

Il faut donc faire le ménage dans nos bibittes et surtout refuser de s'occuper de ceux des autres qui viennent ruiner certains pans de notre vie. Ça suffit de tout prendre sur nos épaules... on n'est pas des charriots à bibittes!