vendredi 7 juillet 2017

12 choses dont les enfants ont besoin cet été


Enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin (je sais, je frôle l'hystérie!), l'été! Tout le monde a hâte aux vacances, mais beaucoup de parents se demandent comment passer un été fantastique avec les enfants. De quoi les enfants ont-ils besoin durant l'été? D'un nouveau module de jeux? D'une hélicoptère téléguidée? Nooo way! Voici la liste des 12 choses dont les enfants ont vraiment besoin cet été.

1) La liberté
C'est le temps d'arrêter d'être mère poule et de les laisser jouer au parc seul avec leurs amis, faire du vélo sans nous, aller au dépanneur à pied, etc. Avouez qu'à leur âge, ça faisait bien 3-4 ans que vous y alliez toute seule...

2) L’ennui
Rien faire est un art qui se perd. Parce qu'on a - comme adulte - beaucoup de mal à ne rien faire, on fatigue quand on voit nos enfants tourner en rond en ne sachant pas quoi faire. On redoute le moment fatidique où ils nous diront «C'est plate! Je ne sais pas quoi faire!!». Résistons et répondons simplement «Cherche, tu vas trouver!» et laissons-les se débrouiller. Ils vont trouver. Souvent, au lieu de les laisser s'ennuyer un brin, on les organise... ça suffit!

3) Le choix
L'ennui amène le choix. En pouvant faire des choix (au lieu de subir les nôtres!), les enfants se (re)découvrent. Ils vont retrouver ce qu'ils aiment vraiment faire. Bon, parce qu'il reste encore des trucs à faire dans la maison, on peut leur faire une liste de leur tâche, mais on les laisse décider de quand ils les feront (et nous, on n'a pas le droit de se/les stresser avec ça, à moins qu'on ait mis une heure limite!).

4) Du temps
Du temps en famille... mais pas nécessairement en train de faire la super sortie combo zoo/manège/randonnée pédestre/musée/visite de ferme/vélo (toute dans une journée!). Parfois, juste faire un feu dans la cour, c'est ben correct! Les enfants n'ont jamais le temps de faire ce qu'ils aiment vraiment, alors, si on leur donnait ce cadeau cet été! 

5) La nature 
Les enfants sont en manque de «dehors»: alors, on les met sur la galerie et on ferme la porte-patio. Bon, on peut sortir nous aussi, mais on n'a pas à tout le temps à être autour d'eux à rôder (et potentiellement les entertainer ou les coacher!). On sort prendre l'air aussi. Pas besoin de faire 6 heures de route pour trouver un bout de nature! Et ce, sans techno!

6) Du plaisir  
Du vrai gros fun! Des jeux niaiseux (ça suffit de sortir les maudits jeux éducatifs à tout prix... la seule règle de l'été devrait être: d'avoir du fun!), des concours de grimaces, des journées qu'on étire parce qu'on sent qu'on décroche, etc.

7)La nouveauté   
Rien d'extravagant, juste des trucs nouveaux qu'on ne s'autorise rarement durant le reste de l'année. On essaie une nouvelle crèmerie, un nouveau parc, une nouvelle recette, un nouveau vin (ahh!! Yé!), un nouveau hamac (pourquoi pas!), etc. La nouveauté, c'est pouvoir emprunter 10 nouveaux livres, bandes dessinées ou revues chaque semaine, c'est faire un switch de jeux de société entre deux familles, c'est coucher dehors dans une tente dans la cour, etc.

8) Du repos
Ça suffit les horaires de fou! Dès qu'on peut, on leur permet de se lever plus tard (et de se coucher plus tard!), de faire des siestes, de fouérrer sans gêne, de s'écraser avec un livre ou même de regarder deux films de suite. Ouain pis? Ils ne feront pas que ça de leur été. Les enfants ont besoin de décrocher, de se vider le cerveau, etc.

9) Du silence
De temps en temps, on habitue les enfants au silence: pas de jeux vidéo en sourdine ni de musique (même pas dans leurs écouteurs) ni la télé ouverte en permanence: juste... rien!

10) Des permissions
C'est tellement le temps de déroger de la routine. De dire «oui» quand, habituellement, on dit non. De faire des folies! D'oublier d'être sérieux. En fait, c'est mettre le plaisir au premier rang! Et cette règle est tout aussi bonne pour nous: on dit «oui» à une 2e bouteille de rosé un mardi soir après avoir commandé une pizza chez des amis où on était arrêté «juste deux minutes» pour déposer le chandail qu'un de leur enfant a oublié chez nous, à un après-midi sur la chaise longue au lieu de repeinturer la galerie comme prévu, à un souper au resto, à une invitation spontanée, etc.

11) De l'espace
On arrête d'être des hélicoptères qui tournent autour des enfants et qui surveillent s'ils font quelque chose. On devrait leur laisser du lousse un peu (beaucoup?). On déclare que leur chambre peut ressembler à ce qu'ils veulent pour l'été. Qu'ils y fassent (ou non) le ménage, on s'en balance. Du coup, ils vont se réapproprier cet espace, s'inventer plus de jeux et nous, on ne s'en fera pas avec l'allure de leur antre.

12) La paix
La sainte paix! Ça ne veut pas dire de ne rien faire avec eux, mais seulement de juste être là pour les écouter et de les regarder aller au lieu d'être au devant à les tirer d'un bord et de l'autre. Faire le plein de souvenirs en les regardant s'amuser, embarquer dans leurs jeux, mais pas prendre le contrôle. Juste être là.

** Ceci est un texte originalement publié en juin 2015. Mais il est toujours aussi pertinent. 

mardi 18 avril 2017

La chasse aux «faucons»: notre (seul) sport préféré

Ahhh la chasse aux faucons! Quelle activité plaisante! En fait, c'est notre (seul) sport préféré.

Aaaaah les listes de choses à faire! Vous en avez, on est certaines. Sans elles, on serait plus que perdues  (désorganisées, Alzheimer, dans un trou noir…) mais le problème, c’est qu’elles ne viennent jamais seules. Non, elles se déclinent en un paquet de listes d’obligations plates... Attendez, prenez une gorgée et lisez. Vous allez comprendre qu’elles sont les listes nocives qu’on doit éliminer de nos vies…

--- Il y a la liste des choses qu’il faut qu’on fasse absolument cette année (généralement, elle contient la moitié des choses qu’on a finies par ne pas faire l’année précédente).
--- Il y a la liste de choses qu’il faut qu’on fasse durant la semaine (faut qu’on aille à la rencontre de parents, faut qu’on aille faire le changement d’huile au garage, faut qu’on emmène le plus petit chez le coiffeur).
--- Celle des choses à faire le weekend (nos deux seuls mini-jours de «congé »!) qui contient toujours quelques transferts de la semaine (faut qu’on aille au cours de natation, faut qu’on aille à la pharmacie, faut qu’on fasse une grosse épicerie avec plein de collations en réserve, faut qu’on aille acheter des nouveaux souliers pour l’édu, faut qu’on passe voir les beaux-parents, faut qu’on emmène vraiment le plus petit chez le dentiste).
On est tellement occupés avec les obligations de gestion de la vie quotidienne qu’on finit par se sentir coupables de faillir à nos obligations de base en tant que parent et là, ça repart : faut qu’on lise plus souvent d’histoires au plus petit, faut qu’on fasse plus de sport avec le plus grand, faut qu’on apprenne à cuisiner aux enfants, faut qu’on arrête d’être trop parents-poules, faut qu’on inscrive les enfants à des cours de skis/danse/théâtre/piano/natation, faut qu’on pratique plus souvent les tables de multiplication, faut qu’on bricole plus avec les enfants (la liste est in-fi-nie!).

Sans compter les obligations domestiques… Faut qu’on lave les fenêtres, faut qu’on repeinture le salon, faut qu’on transfert le plus petit dans un lit, faut qu’on répare la clôture, faut qu’on achète un deuxième frigo, faut qu’on débouche le bain (la liste est encore plus infinie!).
Tous ces «faucons» nous créent des stress inutiles et font spinner notre hamster jour et nuit. On reporte nos tâches imposées de liste en liste et on vit de la frustration à force de ne rien rayer. Faut qu’on passe à travers notre liste! (et un stress de plus!) Mais ce n’est pas tant la liste le problème (sans elle, on n’en finirait plus de se répéter nos «faucons» pour ne rien oublier), le vrai problème, c’est le manque de temps. Celui qu’on se crée nous-mêmes en surchargeant notre agenda à la limite de l’humainement possible. Et puis, quand on dit un «faucon», on est bien loin de «j'ai envie de...». On se crée des obligations, on se rajoute des trucs sur notre liste, on se stresse. Bien sûr, certains faucons sont inévitables. Mais on s'en débarrasse le plus vite possible. On trouve des façons de tourner quelques coins ronds (oui, c'est possible!). On délègue (sans jeter un oeil sur la manière que c'est fait!). On se donne une limite: on fait un blitz de ménage entre 10h et 11h samedi matin et on n'en parle plus après (autrement, on laisse le faucon trainé et il perturbe tout notre weekend! Vaut mieux circonscrire notre faucon dans un temps limité!). On le double d'un bonheur bien mérité («On va à ce rendez-vous à la banque qui ne nous tente pas, mais au retour, on arrête se chercher un bon café!». Eh oui, les récompenses, ça marche aussi pour nous!!). 
On se crée des obligations: faut qu’on mange deux sortes de légumes à chaque repas, faut qu’on fasse des purées maison, faut qu’on joue à des jeux éducatifs avec les enfants, faut qu’on fasse une longue promenade chaque jour en poussette, faut qu’on habille les enfants avec des kits différents ET qui matchent chaque jour pour la garderie… Mais tout ça, est-ce vraiment indispensable quand ça déborde de tous bords tous côtés? On voudrait tout faire alors qu’au contraire il faudrait chercher à éliminer le superflu (et c’était une belle liste de superflu ça!).
On a des enfants, normal qu’on n’arrive plus à tout faire aussi bien, rapidement, parfaitement qu’avant. Mais c’est désormais ça notre plus grande obligation. Le reste, c’est… le reste! Concentrons-nous sur l’essentiel et rayons définitivement de la liste ce qu’on n’arrive jamais à faire (c’est  la technique dite du blocage mental. Ça existe? Non? Inventons-la!).
On se met tellement de pression! Ce n’est pas pour rien qu’il faut qu’on pense à soi, faut qu’on se trouve une gardienne fiable, faut qu’on passe plus de temps en couple, faut qu’on trouve le moyen de décrocher, faut qu’on inscrive déjà les enfants au camp de jour, faut qu’on réserve les vacances d’été !
Ah oui, des vacances… parce qu’il faut qu’on relaxe, un jour!

(Z)e liste des oiseaux de malheur à chasser :
Faut qu’on stimule son enfant à chaque seconde.
Faut qu’on fasse du jogging, tout le monde en fait.
Faut qu’on soit des parents patients qui ne perdent jamais leur calme.
Faut qu’on regarde moins la télé.
Faut qu’on soit des amants passionnés tous les jours avec une vie sexuelle torride.
Faut qu’on soit toujours disponibles pour le travail.
Faut qu’on cuisine des repas sains et équilibrés chaque jour.
Faut qu’on visite la famille plus souvent.
Faut qu’on lave le frigo/le four/les fenêtres/les draps…
Faut qu’on coupe le gazon/les fleurs/les cheveux des enfants…
Faut qu’on ramasse le garage.
Faut qu’on organise une fête pour la simili-ado avec ses 8 amies.
Faut qu’on court les « spéciaux » à l’épicerie.
Faut qu’on essaie une nouvelle recette chaque semaine.
Faut qu’on redécore la cour.