jeudi 9 mars 2017

À boutte... du monde à boutte!

On est en mars. Peut-être que c’est la météo qui joue contre notre humeur, mais là, on vous le dit, on est à veille de pogner les nerfs.

Vous êtes averties.

On est à boutte.

Contre qui? Contre le monde à boutte! Vous avez besoin d’exemples? L’amie qui se plaint tout le temps, la collègue qui peste jour après jour après le trafic (change de job/déménage!), l’autre qui se dit toujours cassé, la belle-mère frustrée par la météo et/ou les bobos (on.ne.peut.rien.y.faire!), le prof qui a l’air bête à chaque matin, l’éducatrice qui a les pieds mouillés et qui a froid, la voisine qui s’insurge contre la ville qui ne ramasse pas les vidanges assez tôt (non, mais on s’en fout!), la madame dans la file à l’épicerie qui chiale contre la caissière qui fait son possible, la copine qui râle contre son chum qui ne fait rien (mais c’est juste pas fait à son goût!), la maman au service de garde qui ne sourit jamais et qui se plaint toujours de ses enfants, le collègue célibataire qui se dit (toujours) si fatigué et qui a donc toujours des mauvaises nuits (euh…?), l’inconnu dans le métro qui essaie d’entamer une conversation avec des « C’est-tu pas effrayant... », la belle-sœur qui chigne contre tout ce qu’elle lu/vu/entendu dans les médias,  etc.

Ok! On peut être à boutte. Ça arrive, c’est sain et il faut en parler. Mais il faut aussi en revenir. Une fois, on est une oreille attentive, on écoute, on remonte le moral. Deux fois, ça passe encore. On compatit même (oui, on est capable!). Trois fois, on commence à se poser des questions, mais on comprend qu’il faut parfois vider notre caca. Mais continuellement, jour après jour? O.N. N’E.N. P.E.U.T. P.U. Pu capable! Pu d’énergie! Pu d’oreilles!

Et ce n’est pas de vivre avec des œillères et refuser de voir la vie telle qu’elle est. Mais on refuse de la voir aussi PIRE qu’elle est.

À trop côtoyer les gens constamment à boutte et négatifs, ça vient évidemment jouer sur notre propre taux d’à bouttisme personnel. Et ça ne nous intéresse pas.

Désolées, mais on s’est fait des barricades. On ne se laisse plus drainer notre énergie avec cela. Mieux encore, nous aussi on a « THE Secret » (Hollywood, on peut vendre nos droits d’adaptation pour un film?) pour combattre l’à bouttisme ambiant! La solution? Un joyeux pied de nez. On déstabilise les as de la baboune et des sourcils froncés par une perspective positive. On leur montre que ça ne nous dérange pas. Il y a toujours une autre façon de voir les choses. Voir le positif avant le négatif.

Oui, il nous arrive d’être à boutte, de chialer, de taper du pied et de pester, mais notre crise finit par passer. Elle est momentanée. Et puis, il y a un paquet de trucs sur lesquels on n’a pas de contrôle. Donc c’est inutile de dépenser de l’énergie à chialer là-dessus.

De plus, il est prouvé que c’est l’influence des parents et leur capacité à être optimiste qui aident les enfants à développer une vision positive dans la vie. Devant un coup dur, une embûche ou un problème, les enfants vont réagir en suivant l’exemple de leurs parents. Si les parents pestent, les enfants vont pester. Si les parents mettent constamment la faute sur les autres, les enfants vont faire comme eux. 

C’est vraiment ce qu’on veut? Pas nous! On a pris le pari de s’amuser! D’avoir du plaisir! De passer par-dessus. De focusser sur tout ce qui va bien dans notre vie. Et d’en profiter... au maximum!!

  • On fait la file à l’épicerie. C’est long? Ouin, pis? On feuillette un magazine ou en planifie dans notre tête notre voyage de rêve.
  • La collègue râle contre le trafic? On lui dit qu’on a découvert un nouvel album de musique formidable. Ça lui aiderait à profiter de ce temps libre.
  • Trop de factures? Ça doit quand même vouloir dire qu’on a les moyens de se gâter (y’a personne qui nous oblige à avoir deux enregistreurs numériques dans la maison!).
  • Notre patron nous énerve? Ça arrive (mais il reste au bureau!) Mais avec notre salaire, on sait qu’on part en vacances chaque été et qu’on peut l’oublier tous les weekends.

 

mercredi 8 mars 2017

Bonne journée de la femme...(Z)imparfaite!




À toutes celles qui ont «crissé» la culpabilité à la poubelle 
 À toutes celles qui sont capables de se dire «à boutte»
À toutes celles qui ne prennent pas le chemin habituel
À toutes celles qui ont pris des détours pour se trouver
À toutes celles qui vont à contre-courant
À toutes celles qui tournent les coins ronds pour avoir plus de temps pour elle
À toutes celles qui refusent de faire pitié
À toutes celles qui avancent
À toutes celles qui ont une repousse, des cernes, mais un sourire
À toutes celles qui ont des rêves
À toutes celles qui font quelque chose pour les réaliser
À toutes celles qui mettent leur switch à off parfois
À toutes celles qui parlent sans gêne
À toutes celles qui gueulent fort des fois
À toutes celles qui pensent tout bas aussi  
À toutes celles qui ont décidé de ranger la balance dans le fin fond du garage pour ne plus qu’un chiffre leur dise si elles sont belles
À toutes celles qui osent
À toutes celles qui se trompent

À toutes elles qui recommencent
À toutes celles qui  tombent, mais qui se relèvent
À toutes celles qui ont décidé de lâcher prise sur un aspect de leur vie
À toutes celles qui ont du «guts», du chien et du caractère (et qui ne s'en excusent pas!)
À toutes celles qui nous bottent le cul quand on est un peu à terre
À toutes celles qui délèguent
À toutes celles qui ne se croient pas indispensables
À toutes celles qui ne sont pas dupes et savent allumer leur détecteur de bullshit
À toutes celles qui ont arrêté d’être gentilles envers tout le monde parce qu’un moment donné, ça va faire!
À toutes celles qui agissent (et non pas besoin de l’avis de 12 personnes différentes avant de prendre une décision)
À toutes celles qui ont comme nouveau mantra « Fuck le ménage, vive la vie»
À toutes celles qui n’ont pas de temps, mais qui en trouvent quand même
À toutes celles qui suivent le gros bon sens plus que les théories trouvées dans les livres
À toutes celles qui se font confiance
À toutes celles qui s’assument (et ne recherchent pas nécessairement les félicitations!)
À toutes celles qui dédramatisent à coups de «Ouain, pis?», «Tant pis» ou de «Pis après?»
À toutes celles qui rient d’elles-mêmes
À toutes celles  qui n'acceptent pas n'importe quoi!  
À toutes celles qui se foutent du jugement des autres (au final, l’essentiel se passe entre nous, notre conscience et notre reflet dans le miroir chaque matin!)
À toutes celles qui ont une longue liste de choses dont elles se contre-foutent
À toutes celles qui savent qu’un verre de vin ne règle pas tout (le lait et l’eau non plus!), mais que ça aide par bout! 
À toutes celles qui disent «non» (sans rien ajouter au bout).
À toutes celles qui se choisissent et qui s'aiment avec douceur...
À toutes celles qui ne lâchent pas.
Mais aussi à celles qui lâchent, parce que... (
complétez avec le titre d'une chanson de Lisa Leblanc ou ce que vous voulez)

Bref à toutes celles qui nous aident à être des (Z)imparfaites assumées et heureuses: merci!

lundi 6 mars 2017

La compétition parentale du «Qui en a fait le plus durant la relâche?»

- Qu'est-ce que vous avez fait durant la relâche?

C'est la question qui sera sur toutes les lèvres ce matin (ou lundi prochain pour ceux qui viennent de débuter la relâche!). Et pas seulement à l'école, mais (surtout) au bureau!

Étonnament, c'est souvent plus les adultes qui ont hâte de pouvoir exhiber ce qu'ils ont fait durant cette semaine de congé. Leur relâche de rêve, leur relâche ultra-pleine, leur relâche productive, leur relâche bien occupée!

  • Qui aura le courage de dire qu'ils n'ont rien fait?
  • Que les enfants ont dormi tard (et qu'eux aussi!). 
  • Qu'on est restés en pyjama au moins pendant 2 jours sans même prendre de douche? 
  • Qu'on a regardé film après film en mangeant des chips? 
  • Qu'on a joué à des jeux niaiseux non éducatifs? 
  • Qu'on a laissé le sac d'école loin de notre vue (et les boîtes à lunch, donc!)? 
  • Qu'on est allé au restaurant parce qu'on n'avait pas envie de cuisiner les 10 plats les plus réconfortants pour la relâche? 
  • Qu'on a même poussé l'audace jusqu'à manger dans des assiettes jetables pour limiter la corvée de vaisselle? 
  • Qu'on n'a pas dépensé un sou parce qu'on a emprunté un tas de livres à la bibli et qu'on s'est échangé des films entre amis? 
  • Qu'on a volontairement refusé des invitations parce que la perspective de se bouger ne nous tentait pas? 
  • Qu'on n'a même pas joué dehors et qu'on n'a pas forcé les enfants à le faire non plus parce que justement, ça ne leur tentait pas! 
  • Qu'on a levé les interdictions? 
  • Qu'on a dit «oui» à un paquet de choses auxquelles on dirait non habituellement? 
  • Qu'on a ouvert une deuxième bouteille de vin le mercredi soir? 
  • Qu'on a versé de la grenadine au fond d'une limonade pour faire des cocktails aux enfants et qu'avec un plat de natchos, on s'est fait croire qu'on était au Mexique (surtout qu'on les dégustait dans un rayon de soleil qui plombait à travers la porte-patio)?

Qui va dire «Bahh! On n'a pas fait grand chose, la semaine passée!» sans éprouver une once d'honte ou de malaise?

Nous!

Et vous, qu'avez-vous fait de votre relâche? Ou plutôt qu'est-ce que vous n'avez PAS fait durant la relâche?